- il y a 2 mois
Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle et ancien Premier ministre, était l’invité du Face à face sur BFMV et RMC.
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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RNC et BFM TV. Bonjour Gabriel Attal.
00:03Bonjour Apolline de Malherbe.
00:04Merci de répondre à mes questions. Vous avez été Premier ministre, vous êtes désormais candidat à l'élection présidentielle.
00:10De très nombreuses questions à vous poser.
00:12Ça y est, le coup d'envoi de la campagne est véritablement donné, avec notamment des questions économiques.
00:18Pouvoir d'achat, éducation, faut-il interdire les milliardaires, faut-il augmenter les droits de succession ou au contraire les
00:23baisser la question du chômage ?
00:27Économiquement, vous serez cet après-midi face au patron, au MEDEF.
00:31Vous répondrez aux questions de 5 patrons qui ont été choisis par le MEDEF.
00:35Est-ce que vous êtes de droite ou de gauche sur les questions économiques ?
00:37Mais ça c'est typiquement le genre de clivage dont je considère qu'on doit sortir.
00:42Tout le monde a intérêt, qu'on soit de gauche ou de droite, à avoir une économie qui fonctionne.
00:46Parce qu'une économie qui fonctionne, c'est des Français qui ont un travail et c'est des recettes pour
00:50financer un modèle social et des services publics.
00:52Donc je crois qu'il faut sortir de ces clivages-là.
00:54Mais il y a des marqueurs de gauche, il y a des marqueurs de droite ?
00:57Je passe mon temps avec les chefs d'entreprise.
00:59J'étais encore hier en Mayenne où j'ai vu plein de chefs d'entreprise, des plombiers chauffagistes, des patrons
01:04de PME, d'ETI et même de grands groupes.
01:06Je veux dire, ils vous disent tous la même chose qu'ils soient de gauche ou de droite.
01:09Ils disent qu'on veut de la visibilité et de la stabilité.
01:12On en a marre chaque année et c'est le cas malheureusement depuis la dissolution.
01:16Vous ne serez pas en désaccord avec eux ?
01:18Vous-même, la dissolution, vous n'avez pas forcément trouvé que c'était une très bonne nouvelle ?
01:21Je vous confirme, tous les Français en ont été victimes, moi compris, et beaucoup des difficultés qu'on a aujourd
01:26'hui dans le pays, notamment économiques,
01:27sont liées à ce choix de dissoudre l'Assemblée nationale à l'époque et à l'instabilité qu'il y
01:31a depuis.
01:32Donc il faut redonner de la visibilité, être très clair avec eux dès 2027.
01:35C'est pour ça que je veux voter une loi dès 2027 de programmation économique et fiscale sur le fait
01:40que la fiscalité ne bougera pas dans les années qui suivent.
01:43Deux, ils veulent qu'on leur redonne de l'air, en fait, du répit.
01:46Vous savez, hier, j'avais un chef d'entreprise, un patron de PME qui me disait, j'ai eu sur
01:50une année un contrôle fiscal, un contrôle URSAF, un contrôle de la DRETS, un contrôle de la DGCCRF.
01:57En fait, quand est-ce qu'on peut faire notre travail sans avoir en permanence à devoir répondre à des
02:00contrôles ?
02:00Non, par contre, on peut trouver une organisation pour une forme de droit au répit de contrôle.
02:05Ça veut dire quoi ?
02:05Ça veut dire par exemple que...
02:06Pendant deux ans, vous pouvez faire ce que vous voulez ?
02:08Non, pas du tout. Ça veut dire par exemple, notamment quand vous êtes une petite entreprise, un contrôle fiscal ou
02:12des contrôles au mois d'août,
02:14je veux dire, qui est peut-être le seul moment où vous prenez un peu de temps avec votre famille
02:16et où vous n'avez pas des collaborateurs qui, eux, sont au travail,
02:19qui peuvent répondre à des contrôles, on peut dire que ça n'a pas lieu.
02:23Deux, organiser les services de l'État pour qu'il n'y ait pas des contrôles de différentes administrations en
02:27même temps ou la même année.
02:28Ça, c'est une mesure importante.
02:29Oui, bien sûr.
02:30Et puis, trois, ce qu'ils demandent, c'est qu'on rehausse la valeur travail, que travailler soit toujours plus
02:36valorisé que ne pas travailler,
02:37et que donc, sur l'assurance chômage, sur les arrêts maladie, sur un certain nombre de politiques sociales,
02:42on ait un modèle qui soit davantage tourné vers le travail et vers l'activité.
02:45Je le disais...
02:46Ce qui est ce que je propose depuis deux ans, j'avais pris des mesures et engagé des réformes...
02:50Que le travail paye davantage.
02:51Quand j'étais Premier ministre, que le travail paye davantage, et aussi que le modèle social incite davantage à travailler.
02:55Exemple, assurance chômage.
02:57Quand j'étais Premier ministre, on avait travaillé avec Catherine Vautrin à l'époque à une réforme de l'assurance
03:01chômage,
03:02pour qu'elle incite davantage à reprendre une activité.
03:04Elle devait rentrer en vigueur au 1er juillet 2024, la dissolution a interrompu cette réforme,
03:09ça fait deux ans que je dis, appliquons cette réforme.
03:11Edouard Philippe, ce matin d'ailleurs, à propos des allocations chômage, dit qu'il faut les toucher un an maximum.
03:16Ça va dans le sens de ce que je propose depuis deux ans.
03:18Vous êtes d'accord ?
03:19Moi, ce que j'ai proposé à l'époque, c'était qu'on passe à 15 mois d'indemnisation,
03:23et qu'on augmente la durée qu'il faut avoir travaillée pour pouvoir bénéficier du chômage.
03:27On passe à 8 mois sur les 20 derniers mois.
03:29Voilà, ça va dans ce sens-là.
03:30Donc vous êtes d'accord, 12 mois max ?
03:32Ça fait deux ans que je propose une réforme qui va dans ce sens-là.
03:35Donc évidemment, sur les arrêts maladie, de la même manière,
03:37on voit qu'on a aujourd'hui à la fois une dépense qui est hors de contrôle,
03:40et puis une forme de rapport de force, parfois un peu malsain, qui s'est installée.
03:45Vous avez des collaborateurs qui peuvent dire, moi je demande ça,
03:48si je ne l'ai pas et si vous n'êtes pas d'accord au chef d'entreprise, je me
03:51mets en arrêt.
03:52Il faut sortir de cette situation-là.
03:54Comment on fait pour sortir de cette situation-là ?
03:56Il y a plusieurs pistes possibles, et notamment...
03:57Là, pour le coup, c'est l'inverse du droit au répit, c'est qu'il faudrait quand même plus
04:00de contrôle ?
04:01Non, il y a les contrôles, mais on ne va pas recruter des fonctionnaires
04:03pour mettre un contrôleur derrière chaque personne qui est en arrêt maladie.
04:06Pauline de Malherbe, ça je pense que personne n'y croit.
04:08En revanche, c'est sur l'indemnisation que vous touchez quand vous êtes en arrêt maladie.
04:13J'avais pris une décision pour la fonction publique quand j'étais Premier ministre.
04:16On a réduit l'indemnisation dont vous bénéficiez quand vous êtes en arrêt maladie.
04:20Résultat des courses, qu'est-ce qui s'est passé ?
04:22L'absentéisme dans la fonction publique a brisé.
04:25Il faut mettre fin à l'open bar des arrêts maladie ?
04:28Il faut proposer des mesures, surtout concrètes.
04:31Vous êtes souvent d'accord ?
04:31Là, on est au tout début de cet entretien, de cette interview.
04:35Déjà sur ces deux points, la question de l'assurance chômage,
04:39la question des arrêts maladie, au fond, vous pensez pareil.
04:42Mais moi, plus il y a de personnes...
04:43Qu'est-ce qui vous distingue ?
04:44Plus il y a de personnes qui sont d'accord avec des choses que je propose,
04:46parfois depuis deux ans, mieux c'est, Apolline de Malherbe.
04:49Après, on a des lignes politiques qui sont différentes.
04:51Mais est-ce que ça veut dire que la seule différence, ça va être de dire
04:53« Moi, j'étais Prums, je l'ai dit d'abord, et toi, tu l'as dit après ? »
04:56Non, pas du tout. On a fait des propositions tous les deux sur l'école cette semaine.
04:59Il y a des choses sur lesquelles on se rejoint.
05:00Il y a d'autres choses que moi, je propose, que je n'ai pas entendu Edor Philippe évoquer.
05:03Par exemple, la question du remplacement des professeurs absents.
05:07C'est un vrai problème pour beaucoup de familles.
05:08Vous avez des gens qui vous disent « Mon fils n'a pas eu de prof de maths pendant huit
05:11mois. »
05:12Ou alors il y a des absences de courte durée régulièrement.
05:14J'ai fait des propositions en ce sens.
05:15Je n'en ai pas vu dans son plan.
05:17De la même manière, sur l'école inclusive,
05:19le fait que les élèves en situation de handicap puissent être mieux accueillis à l'école,
05:22c'est une priorité pour moi.
05:24Ça ne l'est pas dans les propositions qu'il a faites.
05:26Donc, vous pouvez avoir des différences de mesure.
05:28Et puis après, vous avez des lignes politiques qui sont différentes.
05:30Moi, ce que je pense...
05:31J'ai du mal à les voir.
05:32Ce que je pense, c'est que notre système est à bout de souffle.
05:34Je pense que jouer sur des paramètres ne suffit plus.
05:38Et donc, je pense qu'il faut changer assez profondément notre modèle social,
05:41politique, institutionnel, éducatif, régalien.
05:44Je peux vous donner plein d'exemples.
05:45Les retraites.
05:46Edouard Philippe, il propose de passer l'âge de départ à la retraite à 66, 67 ans.
05:52Je ne sais pas exactement.
05:53Moi, je pense que jouer sur l'âge légal de départ ne suffit plus pour notre système de retraite.
05:58Et donc, je propose qu'on change de système de retraite.
06:01Qu'on ait un système universel.
06:02Capitalisation ?
06:02Système universel.
06:03Les mêmes règles pour tout le monde.
06:04On supprime l'âge légal de départ.
06:06On ne garde que la durée de cotisation.
06:08Vous partez très tôt, vous avez très peu.
06:10Vous partez plus tard, vous avez plus.
06:12Vous travaillez très tard, vous voulez dire ?
06:14Et trois, la capitalisation dans notre système de retraite,
06:16qui serait bonne pour les dépenses publiques,
06:18mais aussi pour les pensions des retraités.
06:19Donc, vous voyez, c'est une différence assez profonde.
06:21Je propose un changement de modèle structurant,
06:23là où, parfois, c'est plutôt des paramètres qui sont évoqués.
06:25J'ai eu tout à l'heure des questions d'auditeurs sur RMC.
06:28Gaspard, par exemple, qui disait, est-ce que vous pouvez demander à Gabriel Attal
06:30s'il accepterait d'être Premier ministre d'Édouard Philippe ?
06:32Non, mais moi, je suis candidat à l'élection présidentielle.
06:35Je me bats pour que le projet que je présente devant les Français,
06:38qui vise à ce que les Français se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants
06:41auront une meilleure vie que la leur, à ce qu'on redevienne la première puissance d'Europe
06:44en dix ans, en réussissant sur quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontière, IA,
06:49je me bats pour que ce projet-là soit choisi par les Français.
06:52J'ai bien compris, mais vous voyez bien, et d'ailleurs, dans la question que Gaspard
06:55m'envoyait sur le groupe WhatsApp d'RMC, il y avait aussi cette idée qu'au fond,
06:59en ce moment, Édouard Philippe est devant, vous êtes derrière,
07:01mais il n'y a pas grand-chose qui vous distingue.
07:03Est-ce que finalement, vous pourriez bosser ensemble ?
07:05Et dans ces cas-là, en toute logique, ce serait Édouard Philippe le Président
07:07et vous le Premier ministre ?
07:08Deux choses. Ce que disent les sondages, les derniers sondages,
07:10c'est qu'il y a une dynamique pour le Rassemblement National et la France Insoumise,
07:13et qu'entre les deux, il n'y a plus de favoris et qu'on est globalement dans la marge
07:16d'erreur.
07:17Ensuite, la deuxième chose...
07:18Il n'y a plus de favoris. Vous estimez qu'Édouard Philippe n'est pas favori par rapport à vous
07:20?
07:21Je regarde les sondages.
07:21Il est quand même devant vous.
07:22Je regarde les sondages. Je regarde ce que disent un certain nombre d'observateurs
07:25qui ont l'habitude de commenter les sondages. Ce que disent des responsables politiques,
07:28ils disent, à juste titre, je crois, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, une dynamique.
07:32Entre les deux, vous avez des candidats qui sont globalement dans la marge d'erreur.
07:35Il n'y a pas de favoris. Vous en avez même certains.
07:36J'ai vu Hervé Morin ce matin avec plusieurs centaines d'élus locaux.
07:39Qui demandent une primaire.
07:42C'est bien la preuve. Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux qui demandent une primaire,
07:45c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat qui se distingue, naturel ou favori.
07:48Est-ce qu'il faut la faire, cette primaire ?
07:49Moi, je ne l'ai jamais écartée.
07:50Moi, je considère qu'on ne peut pas avoir peur d'une primaire.
07:52Sinon, il ne faut pas se présenter à l'élection présidentielle.
07:53Donc ce matin, vous dites, chiche ?
07:54Je n'ai jamais exclu cette possibilité-là.
07:56Ce que je sais, c'est qu'il faudra...
07:58Entre exclure, pardon Gabriel Attal, mais entre dire, non, non, mais je n'exclus pas,
08:01et dire, ok, moi je propose, allons-y, on organise.
08:04Vous verrez Edouard Philippe, ça fait le milieu MEDEF.
08:06Est-ce que vous allez lui dire, Edouard, viens, on y va ?
08:08J'ai fait à travers mes équipes, une proposition à celle d'Edouard Philippe,
08:11dans le cadre d'un comité de liaison qui se réunit tous les mois avec nos équipes,
08:15la proposition qu'on anticipe la possibilité qu'il n'y ait pas de favoris.
08:18Mais alors, qui refuse ? C'est lui ?
08:18Et qu'on fasse un vote de départage.
08:19Je sais dire quoi ?
08:20À ce stade, il ne le souhaite pas.
08:22Mais encore une fois, l'important, c'est qu'on se...
08:24Pardon, mais comment vous ferez ?
08:25S'il n'y a pas de primaire, c'est quoi ?
08:27C'est à qui craquera le premier ?
08:28L'important, c'est qu'on se rassemble le moment venu
08:30pour éviter un deuxième tour entre LFI et le RN.
08:32Mais ce n'est pas suffisant, à Pauline de Malherbe,
08:34de viser simplement un rassemblement des appareils politiques.
08:37On doit parler de fond.
08:38Pourquoi est-ce que LFI et le RN sont en dynamique dans les sondages ?
08:41Parce qu'ils ont un récit, ils ont une vision.
08:43Je suis en désaccord total avec leur vision et leur récit.
08:46Mais le fait est qu'il y en a un,
08:47et que ça convainc une partie des Français.
08:48C'est à nous d'avoir un récit et une vision
08:51qui convainc une majorité de Français.
08:53Et il y a des points sur lesquels j'aimerais bien vous entendre.
08:55Cette histoire que l'amitié devrait avoir plus de droits.
08:58Mais d'abord, les milliardaires.
08:59LFI dit qu'il faut interdire les milliardaires.
09:02Je me souviens très bien qu'Emmanuel Macron,
09:04avant même d'être président, alors qu'il était encore ministre,
09:08disait qu'il faut plus de milliardaires.
09:10Il faut plus de jeunes Français qui souhaitent être milliardaires.
09:12Vous, vous êtes où par rapport à cette question des milliardaires ?
09:14Moi, je pense que si la France avait plus de milliardaires,
09:17elle se porterait mieux économiquement.
09:18Bien sûr, on parle souvent de Bernard Arnault.
09:21Vous voyez que vous êtes de droite, c'est un marqueur de droite.
09:23Mais pourquoi, Pauline de Malherbe ?
09:24Parce qu'on parle souvent, Bernard Arnault, LVMH, c'est quoi ?
09:27C'est 150 000 emplois directs et indirects, je crois, en France.
09:29En tout cas, 150 000 personnes qui bossent, qui peuvent nourrir leur famille.
09:32Est-ce que c'est de droite ?
09:33Mais est-ce que c'est un tabou ? Est-ce que c'est un gros mot de droite ?
09:36Non, mais je vais vous dire, moi, ce qui me frappe dans le débat public ces derniers jours, c'est
09:38quoi ?
09:38On parle de milliardaires qu'il faudrait interdire.
09:40On parle d'héritage qu'il faudrait tout prendre à partir de 12 millions d'euros.
09:43À partir de 12 millions, je comprends tout, c'est ce que Mathilde Panot disait à mon micro.
09:47On parle de retraités qu'il faudrait taxer à partir de 2 000 euros parce qu'ils seraient riches.
09:50On parle de gens qui seraient riches à partir de 4 000 euros, un foyer à 4 000 euros, qu
09:53'il faudrait taxer aussi.
09:54Alors ça, pardon, c'est Roland Lescure qui a évoqué les 2 000 euros.
09:57Donc, c'est pas franchement, elle est filière.
09:58Moi, je vous parle du débat public.
09:59Quand est-ce qu'on parle de sortir les gens de la pauvreté ?
10:02Quand est-ce qu'on parle de permettre aux gens d'avoir un travail ?
10:04Quand est-ce qu'on parle de permettre à un couple de jeunes actifs qui sont en CDI
10:07de pouvoir devenir à nouveau propriétaires en empruntant sans avoir à apporter un apport absolument colossal ?
10:12C'est fou que le débat public parte comme ça uniquement sur des sujets de taxation, d'interdiction toujours supplémentaires
10:19sans qu'on se pose la vraie question qui est celle, moi, que me posent les Français quand je me
10:22déplace sur le terrain.
10:24Comment vous faites pour sortir les gens de la pauvreté, pour qu'ils aient un boulot
10:26et pour qu'on puisse à nouveau devenir propriétaire quand on est un jeune couple de pauvres ?
10:29Le groupe de Retailleau dit l'inverse.
10:30Lui, il dit qu'il faut baisser les taxes sur les héritages.
10:33Et ce matin, Franck Alizio, qui répondait à mes questions sur RMC du RN, disait
10:38la taxe sur les successions, c'est une taxe immorale.
10:40Donc, il y en a qui veulent les baisser.
10:42Il y a probablement des gens qui veulent les baisser et tant mieux.
10:44Et vous ?
10:44Sur le sujet des successions, ce que je pense surtout, c'est qu'on doit faire en sorte
10:48que l'argent puisse circuler plus rapidement.
10:50Vous avez aujourd'hui des personnes qui héritent en étant très âgées.
10:53Ce que je souhaite, par exemple, c'est que des personnes qui souhaitent que ce soit
10:56leurs petits-enfants qui héritent davantage, ça soit possible.
10:59Puissent transmettre plus facilement ?
11:00Puissent transmettre plus facilement et que ça soit moins taxé.
11:02Voilà, pour que des jeunes qui cherchent à devenir propriétaires,
11:06qui ont besoin d'un apport pour acheter un logement, puissent le faire plus facilement.
11:09Est-ce qu'il faut faire hériter, y compris parfois ses amis ?
11:12La proposition a été faite par Cécile Duflo, qui chaque jour fait une proposition
11:16en alternance avec Charles Consigny sur RMC, proposition de droite, proposition de gauche.
11:20Ce matin, elle disait, si votre marraine a mis de côté un petit pécule
11:24et veut pouvoir vous le donner, aujourd'hui, c'est taxé à 60%.
11:28Est-ce qu'il faut pouvoir aussi donner plus largement, pas seulement, à ses descendants, ses ascensants ?
11:33Moi, je viens de vous le dire, pour les petits-enfants, on peut s'interroger,
11:35petits-neveux, petites-nièces, etc., pour des personnes, par ailleurs, qui parfois n'ont pas d'enfants.
11:40Ensuite, je pense que ces propositions-là, elles reviennent à dire qu'il n'y a plus vraiment
11:42de droit de succession, parce que si je veux léguer à quelqu'un, je déclare que c'est un ami.
11:46Alors, à l'inverse, Cécile Duflo, elle dit, dans ces cas-là, il faut taxer davantage
11:49les plus gros héritages pour retrouver l'argent quelque part.
11:51Mais ça veut dire, je déclare que quelqu'un est un ami, je ne vois pas comment on le vérifie,
11:54et puis je fais en sorte qu'il n'y ait pas de droit.
11:55Alors, on peut faire un pacte d'amitié, c'est la nouvelle idée de la France Insoumise,
11:59par la voix de Clémence Guettet, députée LFI, qui voudrait des nouveaux droits pour l'amitié,
12:05notamment un pacte d'amitié. Elle dit, par exemple, quand vous perdez un ami,
12:08vous ne pouvez pas forcément vous rendre, vous n'avez pas de jour officiel de congé
12:12pour vous rendre aux obsèques, à l'inverse de votre belle-mère ou votre oncle.
12:17Qu'est-ce que vous en pensez ?
12:18Mais moi, je pense qu'il n'y a pas forcément besoin de créer de nouvelles lois sur ces sujets
12:21-là.
12:22Encore une fois, je me déplace beaucoup en France, j'échange avec des chefs d'entreprise, des salariés.
12:27Vous avez aussi un climat dans l'entreprise, heureusement, qui le plus souvent fonctionne,
12:32et des chefs d'entreprise, des managers, qui sont aussi sensibles à ce qui peut arriver
12:36dans la vie d'une personne. Et je pense qu'il y a des choses qui peuvent aussi, quand même,
12:39s'organiser sans qu'on ait besoin de créer de nouvelles lois et de nouveaux droits.
12:42Est-ce que l'amitié, ce serait révolutionnaire et anticapitaliste, là où le couple, la famille,
12:48le couple hétérosexuel avec enfants, défendu par la droite et l'extrême droite,
12:51voilà ce que dit Clémence Guettet, qui affirme d'ailleurs que quand Emmanuel Macron a appelé
12:55au réarmement démographique, il participait, je cite, à l'extrême droitisation du pays.
12:59Non mais, enfin, c'est des propos de gens qui passent leur temps à vouloir fracturer la France
13:03et diviser les Français. Dans quel monde on se dit que, ce que vous disiez à l'instant,
13:08un couple hétérosexuel avec des enfants, ça serait d'être de droite ou d'extrême droite ?
13:12C'est défendu par la droite et l'extrême droite.
13:14Mais c'est lunaire, je veux dire, il faut sortir de ça. Il faut arrêter de chercher en permanence
13:18à renvoyer les gens à ce qu'ils sont plutôt qu'à ce qu'ils font,
13:22à les renvoyer à ce qu'ils ont de plus particulier plutôt qu'à ce qu'ils nous rassemblent.
13:24Et il faut un moment qu'on se dise comment est-ce qu'on sort le pays des difficultés
13:27dans lesquels il est aujourd'hui, sans en rajouter, en opposant les uns aux autres ?
13:30Ça vous choque ?
13:31Je trouve que c'est totalement à côté de ce qu'on a besoin aujourd'hui dans le débat public.
13:34Une question d'ailleurs sur les divisions.
13:36Si Marine Le Pen est élue, Marine Tondelier dit qu'elle appellera à la désobéissance.
13:41Je posais la question aussi à Mathilde Panot qui dit
13:43j'appellerai au minimum à la résistance.
13:45Est-ce que ça, ça vous paraît être une menace sur la démocratie ?
13:49Ou est-ce que vous comprenez et vous-même vous dites
13:51si Marine Le Pen arrive, non, je ne respecterai pas son arrivée
13:55et j'appellerai aussi à la désobéissance ?
13:57Le fonctionnement de la démocratie, c'est que vous acceptez le résultat des urnes.
14:00Vous l'acceptez évidemment s'il vous fait plaisir et si vous gagnez,
14:04mais vous l'acceptez aussi si quelqu'un d'autre gagne,
14:06y compris quelqu'un avec qui vous êtes en radical désaccord.
14:09Donc évidemment que non, il n'y a pas question de désobéissance.
14:11Mais moi ce que je vois dans ces propos, vous savez,
14:14c'est des gens quelque part qui ont renoncé à empêcher le Rassemblement National de gagner.
14:18Moi je ne renonce pas.
14:20Des gens qui disent en permanence
14:21si le RN gagne ou quand le RN gagnera, je serai en désobéissance, etc.
14:24Vous avez vu quelqu'un qui le souhaite ?
14:26Pour certains, je pense, oui bien sûr.
14:28Moi ce que je pense, je vais vous dire,
14:29c'est que le RN et la France Insoumise,
14:32c'est des faux jumeaux, c'est les deux revers d'une même médaille
14:36et c'est des gens finalement qui s'auto-alimentent.
14:38La France Insoumise, finalement elle se dit que si le RN l'emporte,
14:42elle deviendra la première opposition parce qu'elle fera des manifestations
14:45tous les samedis dans la rue, etc.
14:46Et donc, moi je le dis aux Français,
14:48si le RN gagne, vous ne verrez pas moins de France Insoumise
14:51dans la vie politique française et en France,
14:53vous en verrez davantage parce qu'ils se serviront de cette victoire
14:56pour en faire plus.
14:57Donc les deux marchent ensemble pour vous ?
14:58Mais bien sûr, et le RN, à chaque fois qu'il y a des outrances
15:01de la France Insoumise, il cherche à engranger des voix
15:04en expliquant que c'est eux l'antidote face à la France Insoumise.
15:06Donc les deux avancent ensemble.
15:07Les deux votent par ailleurs très régulièrement ensemble
15:09à l'Assemblée Nationale, je le vois en tant que député.
15:12Donc moi je veux sortir de cette tenaille-là.
15:13Mais pour sortir de cette tenaille-là, il faut qu'on soit capable
15:16de présenter aux Français une vision, un vrai changement
15:19qui leur donne envie de venir voter pour nous.
15:20Un mot institutionnel ?
15:21Sur l'école, sur les salaires, sur les frontières, sur l'IA,
15:24j'ai des propositions extrêmement fortes, radicales,
15:26et je vais continuer à en faire.
15:27Un mot institutionnel aussi, avec quelle majorité vous travailleriez
15:31si vous êtes élu à l'élection présidentielle ?
15:35Et d'ailleurs, est-ce que vous dissous,
15:38je fais toujours énormément de mal avec ce mot,
15:39est-ce que vous procéderiez à une dissolution
15:42dès votre élection ?
15:43Oui, bien sûr, parce qu'il faut qu'on puisse avoir
15:45une majorité à l'Assemblée Nationale au service du projet
15:48que je porte, et qu'il faut qu'on puisse agir
15:50dès l'été 2027, et pour ça, il faudra dissous
15:53l'Assemblée Nationale.
15:53Et alors, est-ce que pour des législatives,
15:55vous pourriez à ce moment-là travailler avec
15:58les troupes d'Edouard Philippe,
16:00jusqu'aux troupes peut-être de Bruno Retailleau ?
16:02Moi je vais vous dire...
16:03Est-ce que vous pourriez créer une sorte de coalition ?
16:05Je vais vous dire ce qu'est mon espace politique aujourd'hui.
16:07Voire même de Raphaël Glucksmann,
16:08s'il était élu à la tête de la...
16:09Je vais vous dire l'espace politique
16:10avec lequel je pense qu'on peut travailler.
16:13Aujourd'hui, la France, elle est attaquée.
16:14Elle est attaquée indirectement par la Russie,
16:16qui s'en prend aux intérêts de l'Europe.
16:18Elle est attaquée industriellement par la Chine.
16:20Elle est attaquée moralement par les États-Unis.
16:22Et elle est attaquée, comme tous les pays du monde,
16:24par le dérèglement climatique.
16:25Je vais vous dire déjà,
16:26tous ceux qui sont d'accord avec l'intégralité de ce constat
16:29ont vocation à se parler et à travailler ensemble.
16:31Et ça fait du monde.
16:33Et donc, pour moi,
16:34ce n'est pas une question de polarisation gauche-droite.
16:35Je vois bien que tous les candidats dans cette élection,
16:38à l'exception de moi,
16:39sont dans une logique d'affrontement gauche-droite.
16:41Doir Philippe, il veut recréer l'UMP d'il y a 20 ans.
16:44Avec ceux d'il y a 20 ans,
16:45Raphaël Luxman, il veut recréer le Parti Socialiste.
16:48Et donc, un clivage entre la gauche et la droite.
16:49Moi, je vois l'Assemblée nationale,
16:51je suis député depuis deux ans maintenant,
16:53et la dissolution,
16:54que le retour du clivage gauche-droite,
16:56il apporte plus de division que de solution pour le pays.
16:58Pardon, la suppression du clivage gauche-droite
16:59qui était promis par Emmanuel Macron,
17:01ça a conduit à la catastrophe.
17:02Non, enfin, ce qui, je pense...
17:03Vous trouvez aujourd'hui que la classe politique,
17:05le fonctionnement de notre démocratie,
17:06Mais le problème, ce n'est pas le dépassement politique
17:08et le fait de travailler avec des personnes d'horizons différents.
17:10Le problème, c'est en même temps,
17:11sur certains sujets,
17:12qui a totalement brouillé les lignes
17:14et qui a, à raison parfois,
17:16donné le sentiment aux Français
17:16qu'on n'était pas assez...
17:18Comment vous allez faire pour vous débarrasser du macronisme ?
17:19Moi, je vous le dis, par exemple,
17:20je considère qu'il ne peut pas y avoir de en même temps
17:22sur les questions d'autorité,
17:24de sécurité,
17:25de justice,
17:26d'immigration.
17:26On doit avoir une ligne beaucoup plus claire.
17:28J'ai fait des propositions
17:29extrêmement claires,
17:30extrêmement fermes en ce sens,
17:31et je vais continuer à le faire.
17:32Vous l'avez dit,
17:33il y a des ingérences,
17:35il y a une puissance,
17:37la Russie,
17:38il y a la Chine,
17:39il y a les États-Unis.
17:40Aujourd'hui, nous sommes dans un pays
17:42où on est attaqué de toutes parts,
17:44dites-vous,
17:44et l'Europe est sans doute,
17:46j'ai l'impression,
17:46dans votre programme,
17:49une des réponses.
17:50D'ailleurs,
17:50Bruno Le Maire,
17:51qui était mon invité hier,
17:52lui, il veut revenir à six pays.
17:53Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
17:55Je trouve qu'il a fait des propositions
17:56très intéressantes
17:57et je veux les saluer.
17:58Moi, ce que je crois,
17:58c'est qu'on doit aller vers une Europe...
18:00Est-ce qu'on doit être moins nombreux,
18:01mais plus ensemble ?
18:03Alors, ça paraît un peu abstrait
18:05quand je le dis comme ça.
18:05On en parlait déjà
18:06quand j'étais élevé à Sciences Po.
18:06Oui, mais je pense qu'en fait,
18:08si vous figez quelque chose
18:09avec quelques pays,
18:10si ces pays ne sont pas d'accord
18:11entre eux sur certains sujets
18:12et on n'est pas d'accord entre nous
18:13sur certains sujets,
18:13ça bloque les choses.
18:14Il faut qu'on dise
18:15c'est quoi les chantiers prioritaires ?
18:16Se protéger face
18:17à la concurrence chinoise.
18:18Qui est d'accord
18:19pour prendre telle mesure ?
18:20On y va ensemble
18:21et les autres,
18:21si vous n'êtes pas d'accord,
18:22j'ai envie de dire,
18:23tant pis pour vous.
18:23Il faut bien se rendre compte,
18:24on parle beaucoup des États-Unis
18:25dans les médias en ce moment.
18:26Moi, ce qui m'empêche de dormir,
18:27Apolline de Malherbe,
18:28c'est la Chine.
18:29Les exportations chinoises
18:30en Europe ont augmenté
18:31de près de 40%
18:32depuis le début de l'année.
18:34Une entreprise chinoise
18:34sur quatre exporte
18:36à perte en Europe
18:37puisque l'objectif,
18:38c'est de couler
18:38une partie de nos industries
18:39pour nous rendre dépendants.
18:40La Chine et la Russie
18:41qui vous a personnellement visé.
18:43Et puis, il y a
18:43depuis quelques jours
18:44une vieille vidéo qui ressort
18:46avec plusieurs millions de vues
18:47sur les réseaux sociaux.
18:48C'est une mauvaise capture vidéo
18:49un peu floue de vous
18:51sur les bancs
18:51de l'Assemblée nationale.
18:52Vous vous penchez
18:52derrière votre pupitre.
18:53Elle est relayée
18:54par tous les sites complotistes,
18:55les mêmes qui relayaient
18:57l'idée que Brigitte Macron
18:58serait un homme
18:59ou qu'Emmanuel Macron
19:01se droguerait
19:01lorsqu'il prend un mouchoir.
19:04Quelle est votre défense ?
19:05Est-ce que vous portez plainte ?
19:06Est-ce que vous estimez
19:07qu'on a les moyens
19:07de se protéger ?
19:08Je suis un candidat sérieux
19:09dans cette élection présidentielle
19:10et ça m'expose à des attaques.
19:12Ça m'expose à des attaques,
19:13vous l'avez dit,
19:14d'ingérences étrangères
19:15et notamment de la Russie.
19:16Ça a été établi
19:17par les services français.
19:19Ça m'expose à des attaques
19:22quotidiennement
19:22où vous avez
19:23des fausses informations
19:24qui sont relayées
19:25qui expliquent
19:26que j'aurai la maladie
19:27de Parkinson,
19:28que je me droguerai,
19:29que mon père m'aurait
19:30légué un empire mafieux
19:32instrumentalisant
19:33de façon ignoble
19:33la mort de mon père.
19:35Est-ce que ça m'empêche
19:36de dormir ?
19:37La réponse est non
19:37parce que je me suis blindé
19:38sur ces sujets-là.
19:40Est-ce que ça renforce
19:40ma détermination
19:41à protéger le débat public français
19:42des fausses informations ?
19:44La réponse est oui.
19:44Donc j'ai déposé des plaintes,
19:45bien sûr.
19:46Est-ce qu'à l'inverse,
19:46il faut plus d'exemplarité ?
19:48Cet été,
19:49l'un de ceux qui fut
19:50votre proche conseiller
19:52en charge de la communication,
19:53Louis Jubelin,
19:54a raconté dans les colonnes
19:55d'un magazine
19:56avoir beaucoup consommé
19:57de cocaïne
19:58alors qu'il travaillait
19:58auprès de vous
19:59au moment où vous étiez
20:00à Bercy.
20:01Est-ce que vous le saviez ?
20:02Non, et c'est un sujet
20:02qui est très douloureux
20:03pour moi.
20:04Vous l'avez dit,
20:05c'est un ancien collaborateur,
20:06il ne travaille plus pour moi
20:07depuis plus de deux ans.
20:08Il a été un de mes collaborateurs
20:10pendant plusieurs années
20:11et j'ai su qu'il avait
20:12eu un moment
20:13une grande souffrance
20:14face à une annonce
20:15très difficile qu'il a eue.
20:16Mais je n'ai pas vu,
20:17je ne l'ai pas vu sombrer.
20:18Si vous l'aviez su,
20:19vous l'auriez gardé ?
20:19Bien sûr que non.
20:20Bien sûr que non.
20:21Je ne l'ai pas vu sombrer
20:22dans de telles turpitudes.
20:24Et vous savez,
20:25ça me dit deux choses.
20:26Un,
20:27le fléau de la drogue,
20:28il est partout.
20:29Vous avez eu d'ailleurs
20:29d'autres collaborateurs,
20:31y compris...
20:32Récemment,
20:33un des collaborateurs
20:34à Matignon
20:35de Sébastien Lecornu,
20:37le conseiller
20:38aux affaires agricoles
20:39et ça a conduit
20:40Sébastien Lecornu
20:41à l'idée de ces tests
20:42généralisés dans les ministères.
20:44Mais vous savez,
20:44ça montre que la drogue
20:46est un fléau
20:46qui concerne tous les milieux,
20:48tous les secteurs
20:49et que donc on doit agir partout
20:50et qu'on doit lutter résolument
20:51contre le narcotrafic.
20:52Et quand on est positif
20:53à ces tests,
20:54est-ce qu'il faut systématiquement
20:55être écarté
20:56dans le service public ?
20:57Frédéric Bec-Bédé,
20:58à propos de l'éviction
20:59d'Émilie Tranen-Guyen
21:00de France Télévisions,
21:01avant elle de De Chavane,
21:02dit
21:02« Les temps ont changé,
21:04de mon temps,
21:04c'était considéré
21:05comme un problème de vie privée.
21:06Est-ce que toute personne
21:07testée positive,
21:08que ce soit dans les ministères,
21:09que ce soit dans les services publics,
21:10doit être écartée ? »
21:12Oui, bien sûr,
21:12mais parce que le monde
21:13a changé aussi.
21:14Moi, j'entends ce que dit
21:15Frédéric Bec-Bédé,
21:16mais aujourd'hui,
21:17le narcotrafic,
21:17c'est un fléau
21:18qui pourrit la vie
21:19de territoires entiers en France.
21:20Regardez ce qui se passe à Marseille,
21:21regardez ce qui se passe.
21:22Je veux dire,
21:23c'est une organisation
21:24qui s'est installée
21:24dans notre pays
21:25qui vit de ça.
21:26Donc, évidemment
21:27qu'il faut prendre
21:27ces décisions-là.
21:28Et puis moi, vous savez,
21:28j'ai un rapport presque épidermique
21:30sur ces sujets-là
21:31parce que ça a pourri mon enfance
21:33et que ça a probablement
21:33contribué à la mort de mon père.
21:35J'ai eu l'occasion
21:35de m'exprimer sur ce sujet-là.
21:37Donc moi, je suis intraitable
21:38sur ces questions-là.
21:39Évidemment,
21:39je me mobiliserai toujours
21:40sur ce sujet.
21:41Merci beaucoup,
21:41Gabriel Attal,
21:42d'avoir répondu
21:42à mes questions ce matin.
21:44Candidat à l'élection présidentielle.