Je vais vous parler de Jean-François Grandin, le chanteur, le fils de l'industriel fondateur de la marque de téléviseurs Grandin. Le soliste des petits chanteurs à la croix de bois à la fin des années 50. Il est plus connu son le nom de Frank Alamo, vous savez, comme le film du même nom qui l’a inspiré dans le choix de son pseudonyme. Il se fait connaitre au début des sixties par ses adaptations françaises des chansons Américaines et Anglaises de cette époque. Son premier 45 tours est la version française de « Da Dou Ron Ron » en 64, Mais le succès qui le rendra célèbre est « biche, ho ma biche » (Sweets for My Sweet) composée par Mort Shuman. S’en suivront « Maillot 36-37 », « File, file, file », « Je veux prendre ta main » et « Le Chef de la bande ». Il se produit en première partie de la première tournée de Sheila nommée « La tournée du siècle » fin 63 début 64. A la rentrée 64 il est sur la scène à l'Olympia de Paris pour un gala consacré aux « idoles des jeunes ». Ce fils à Papa arrêtera sa carrière en même temps que la mode « Yéyé » à la fin des années 60. Une anecdote amusante, sauf pour lui, est qu’il ne figure pas sur la célèbre photo de « Salut les Copains » de Jean-Marie Perrier, faute d’avoir obtenu une permission militaire lors des prises de vue. Il exercera en suite divers métiers allant de la photographie à la direction de la concession Jaguar de Neuilly. Il devient PDG de l'entreprise automobile française « jeep Dallas », qu'il a racheté et rebaptise « Automobiles Grandin ». Près de 5 000 exemplaires de cette automobile seront construits entre 81 et 98. Nostalgique de la période yéyé, qui revient au goût du jour au milieu des années 90, il reprend ses tournées notamment avec Stone et Monty. Puis dans les années 2000, il revient à la chanson avec la tournée « Âge tendre et têtes de bois » et assure plus de deux cent galas malgré une sclérose latérale amyotrophique qui le ronge. Il mourra la veille de ses 71 ans le 11 octobre 2012.