00:00Pendant des années, on nous a expliqué que les retraites, c'était l'alpha et l'oméga de la politique
00:04sociale,
00:05qu'il ne fallait surtout pas y toucher, et que si jamais le gouvernement Lecornu osait toucher aux retraites,
00:11on allait le censurer.
00:12Je rappelle quand même que la discussion budgétaire de l'année dernière a été basée sur cette question-là,
00:17que le totem, le scalp de la gauche, c'était de dire, on a réussi à faire suspendre la réforme
00:22des retraites,
00:23et là on vient nous expliquer, finalement, c'était peut-être pas si mal, cette histoire de capitalisation,
00:28mais que de temps perdu, que de temps perdu en France sur des débats rhétoriques, confisqués,
00:34et c'est assez fort de votre part, je ne dis pas Philippe Brun, mais le Parti Socialiste en général,
00:39qui pèse plus grand-chose dans l'opinion publique et qui arrive à faire des bras de fer,
00:44des bras de fer insensés avec un gouvernement qui, à l'époque, s'est dit,
00:49finalement, pour faire passer un budget, j'ai besoin de faire passer ça.
00:52Moi, ce que je dis, peut-être que les vacances ont fait du bien à tout le monde,
00:55et que dans ce cadre-là, à la rentrée, on peut se dire une chose,
00:57c'est qu'effectivement, enfin, on prend en compte la question de la potentielle fracture générationnelle,
01:03et que dans ce cadre-là, il faut que tout le monde soit mis à contribution.
01:07Mais, vous avez remarqué, les socialistes ne sont pas allés au bout de l'exercice.
01:11Nous, ce qu'on dit aussi, peut-être que l'année prochaine, vous viendrez après vos vacances,
01:15et vous nous direz, c'est vrai, ils avaient peut-être raison aussi.
01:18Il y a d'autres personnes aussi qui doivent être mis à contribution.
01:21Je vais vous donner d'autres exemples.
01:22Il y a un certain nombre de dépenses d'assistants.
01:25– Par exemple, quand vous annoncez ce matin que vous êtes favorable à la capitalisation,
01:29vous faites sauter un tabou de gauche.
01:31– Je vais vous donner d'autres tabous de gauche à faire sauter.
01:39Par exemple, si vous voulez produire plus dans l'industrie,
01:41vous pouvez faire sauter la CVE qui est un impôt qui est stupide.
01:44Par exemple, demain, vous pouvez réformer la ME qui aide des immigrés
01:47qui sont en situation illégale, ce qui n'est pas normal dans notre pays.
01:50Je vais vous donner plein de propositions,
01:51mais ce que je regrette, c'est qu'en attendant, on a perdu beaucoup de temps.
01:55Et ce soir, on est face à un mur parce qu'on a quand même 4% pour des taux
02:01d'intérêt
02:01sur 10 ans pour de l'emprunt.
02:03Vous en avez parlé, Jean-Hervé, je vous en remercie.
02:05Et deuxièmement, on a un record de faillite.
02:07Ça veut dire que la potion, le cocktail socialo-macroniste
02:11qu'on nous a fait avaler...
02:12– C'est vous qui êtes au gouvernement, M. Adam.
02:14C'est plutôt LR-macroniste.
02:15Jusqu'à preuve du contraire, je ne suis pas au gouvernement.
02:17Vos amis le sont.
02:18Mme Genevard, elle n'est pas LR.
02:19– Bruno Retailleau n'était plus au gouvernement.
02:21– Mme Genevard, elle n'est pas membre de LR.
02:22– Le cocktail socialo-macroniste a produit cet été...
02:25– M. Retailleau n'était pas membre du gouvernement.
02:26– Donc je cite, record de faillite, augmentation du chômage
02:29et un taux d'intérêt record.
02:31Donc moi, je veux bien, on peut se retrouver l'année prochaine,
02:33mais je dis juste, gagnons un an.
02:34Venez, on fait vite, quoi. Ça ne sert à rien.
02:36– Alors, qu'est-ce que cette dose de capitalisation
02:38où on a fait un recrétement, ce tabou que vous brisez ?