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  • il y a 16 minutes
L'année 2025 a été celle d'une prise de conscience collective des dangers des réseaux sociaux, en particulier pour les plus jeunes. Leur accès sera d'ailleurs interdit aux mineurs de moins de 15 ans en France à partir de la rentrée de septembre 2026 pour les nouveaux comptes. Un collectif de parents, Algos victima, se mobilise pour alerter sur les conséquences de l'usage des réseaux sociaux par les plus jeunes. Laure Boutron-Marmion, avocate et fondatrice du collectif, est interrogée sur BFM2 par Amaury Tremblay.

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Transcription
00:00Retour sur l'actualité sur BFM2 avec ceux qui l'ont vécu au cœur ces derniers mois.
00:052025 a été en France sûrement l'année de la prise de conscience collective des dangers des réseaux sociaux,
00:13en particulier pour les plus jeunes, jusqu'à leur interdiction qui a été votée par les parlementaires ces derniers jours
00:21et qui s'appliquera normalement à partir de la rentrée pour les moins de 15 ans.
00:25On revient sur tout cela avec Maître Laure Boutron-Marmion.
00:30Bonjour, merci d'être avec nous sur BFM2.
00:33Vous êtes avocate pénaliste spécialisée dans la défense des mineurs et fondatrice du collectif Algos Victima.
00:41On voudrait d'abord vous entendre évidemment sur cette mesure la plus récente,
00:45l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
00:49Ça va dans le bon sens selon vous ?
00:52Ça va évidemment dans le bon sens.
00:54Il faut savoir que de toute façon, les familles d'Algos Victima appelaient vraiment de leur vœu
01:01cette prise de décision d'un part des législateurs,
01:05parce que tout bonnement, aujourd'hui, on a besoin d'un nouveau cap
01:09et surtout on a besoin de verbaliser le danger.
01:12Il ne faut quand même pas oublier qu'on vient de passer 10-15 ans de développement digital
01:17sans véritablement se poser la question des barrières.
01:22Et malheureusement, toutes ces familles d'Algos ont payé le prix fort de cette méconnaissance,
01:30puisqu'il ne faut quand même pas oublier que certains d'entre eux n'ont plus aujourd'hui leurs enfants.
01:34Ils se sont suicidés, ils ne sont plus là à cause de ce piège algorithmique que proposent les réseaux sociaux.
01:41Et puis les autres ont des enfants qui sont encore aujourd'hui dans un état d'extrême fragilité.
01:47Donc oui, pour vous répondre, évidemment qu'aujourd'hui, les familles se félicitent.
01:51Ça a été beaucoup d'émotion, d'ailleurs, mardi,
01:54que de réaliser cette loi définitivement adoptée.
02:00Et évidemment qu'elle va dans le bon sens parce qu'elle engage une nouvelle ère
02:06et l'ère de l'impunité des plateformes, si vous voulez, aujourd'hui, à mon sens, est révolue.
02:12Alors il y a le risque, on verra à partir de la rentrée,
02:15de voir peut-être certains jeunes essayer de contourner la loi, évidemment.
02:19Et donc là, il reste important, évidemment, de continuer à sensibiliser sur les dangers de ces réseaux sociaux,
02:25notamment TikTok, évidemment, on va y revenir.
02:28Mais là, il faut quand même, il y a tout un travail quand même à continuer de faire
02:31auprès des plus jeunes, auprès des familles, auprès de l'éducation nationale.
02:35C'est important.
02:38Bien sûr, de toute façon, la loi ne dit pas qu'on s'en arrête là et qu'on ne
02:42fait plus rien.
02:42Au contraire, c'est même, à mon sens, le point de départ
02:46pour s'autoriser des vraies politiques publiques de prévention.
02:49Et ce que vous dites aussi est très important sur le contournement de la loi.
02:53Alors d'abord, il me semble qu'on ne fait pas une loi pour ceux qui vont la contourner.
02:57Et puis, deuxième chose, et ça, c'est très important parce que nous, on l'a vu avec toutes les
03:02familles
03:02et donc tous les drames qui ont pu se passer pour les familles que je représente,
03:07c'est que c'est très important de se dire qu'un jeune qui, demain, par VPN,
03:12essaiera de contourner la loi, il ne le fera pas avec le même état d'esprit
03:17que lorsque, aujourd'hui, il se biberonne à ses contenus,
03:21avec cette idée que la société valide ce système.
03:24Et c'est très frappant dans le cas des familles que je défends
03:30qui ont vécu un drame en 2021 ou 2022,
03:34à l'époque où cette voie, si vous voulez, sur les dangers des réseaux sociaux
03:38n'avait pas de place en France.
03:40Donc, les jeunes qui publiaient ou postaient des vidéos en disant
03:46« je veux en finir, j'en peux plus »
03:49et qui recevaient en retour des likes et une machine qui les inondait de ces images-là,
03:55elles se disaient « finalement, la société valide tout ça ».
03:59Donc, vous voyez, c'est très important de se dire que, bien sûr,
04:04qu'il va y avoir des questions sur la faisabilité, la mise en place,
04:07qu'est-ce que les plateformes vous proposer pour cette vérification d'âge, etc.
04:10Mais il n'empêche que ce ne sera plus le même état d'esprit
04:16sur la façon de voir et d'engager la discussion sur ces réseaux sociaux
04:21et l'utilisation des réseaux sociaux pour nous mineurs.
04:24Est-ce que, selon vous, TikTok peut prendre conscience,
04:28à nouveau avec cette étape supplémentaire franchie en France,
04:32d'un problème concernant son algorithme envers les plus jeunes
04:35où ça reste encore très compliqué, notamment en termes de modération,
04:40voire un manque de volonté de leur part,
04:42puisque c'est en partie leur business que de s'adresser aux plus jeunes ?
04:47Alors d'abord, et nous, on l'a fait valoir encore très récemment
04:50avec notre plainte collective, avec les 16 familles
04:53qui se sont mises dans cette initiative pénale
04:59et de participer à l'enquête qui a été ouverte par le parquet de Paris.
05:03On a déposé plainte pour abus de faiblesse avec cette idée aussi
05:07qu'aujourd'hui, nous avons suffisamment, en tout cas,
05:11de prise de parole de la part des représentants de TikTok
05:15qui nous montrent qu'ils ont parfaitement conscience de ce qu'ils font
05:19et ils ont parfaitement conscience des risques sur la santé
05:23qu'ils prennent aux utilisateurs mineurs.
05:25Donc, à mon sens, cette loi, est-ce que ça va leur faire changer complètement
05:30et virer de bord ? Je ne sais pas, mais en tout cas,
05:32elle va participer d'un ensemble d'initiatives.
05:36Il ne faut quand même pas oublier que nous sommes énormément regardés
05:39par les autres pays européens qui n'attendent que ça
05:42pour faire passer également leur loi d'interdiction d'âge
05:46avec ce go que Bruxelles a donné l'été dernier
05:49pour que les États membres le fassent.
05:51Donc, il y a une sorte d'initiative un peu globale
05:54sur le territoire européen que TikTok ne pourra pas de toute façon nier,
06:02ou en tout cas, ils ne pourront pas fermer les yeux sur la problématique.
06:05Par contre, la question de savoir si, aujourd'hui,
06:09ils vont avoir plus conscience qu'hier de ce qui se passe,
06:12la réponse est non, puisqu'ils le savent depuis déjà bien longtemps.
06:16Alors, vous le disiez, votre collectif, Algos Victima,
06:20a donc déposé un recours collectif contre TikTok,
06:24accusant notamment le réseau social de dégrader,
06:27on le disait, la santé mentale des enfants.
06:29Où en est cette procédure ?
06:31Est-ce qu'il y a des avancées récentes ?
06:34Alors, la procédure devant le tribunal de Créteil avance.
06:39On est au stade, en ce moment, de l'échange,
06:42des écritures et des conclusions.
06:44Donc, on aura, il me semble, une audience sur le fond,
06:49et donc une audience sur ce dossier courant 2027,
06:55certainement avant l'été 2027.
06:57Et puis, parallèlement, pour ce qui s'agit du pan pénal,
07:01l'enquête suit son cours.
07:03Et donc, nous, nous y participons.
07:05On a déposé plainte au mois de mai.
07:07Le parquet a accusé réception de notre plainte,
07:10l'a annexée à notre, en tout cas à l'enquête générale.
07:15Et ça, pareil, ça avance.
07:17Et le parquet a envie d'avancer dans les investigations.
07:20Donc, il me semble qu'en tout cas,
07:22on aborde aujourd'hui un temps,
07:26un temps législatif et judiciaire assez fort,
07:30et où il va y avoir aussi des pions
07:33qui vont bouger d'ici quelques mois,
07:37ou en tout cas dans l'année qui va arriver.
07:38Et donc, 16 familles qui sont derrière vous,
07:44en quelque sorte,
07:46comment vont-elles, comment vivent-elles aussi,
07:48évidemment, toute cette médiatisation
07:51qui a été faite ces derniers mois
07:52autour de la situation de TikTok,
07:55autour des dangers, on en a pas mal parlé,
07:57des dangers pour les adolescents,
07:59et des drames aussi, vous le disiez,
08:01auprès de plusieurs enfants.
08:03Alors, il faut savoir que Algos Victima
08:06comporte encore plus de familles.
08:09Simplement, il y a celles qui, aujourd'hui,
08:12on va dire, ont cette force
08:13de et prendre la parole,
08:16et aussi ont cette envie
08:19de l'initiative judiciaire,
08:21et puis elles le font aussi pour les autres
08:22qui travaillent avec nous,
08:24mais qui, aujourd'hui,
08:25n'ont pas encore cette force physique
08:28et mentale d'affronter tout ça,
08:31parce que c'est dur.
08:32Et effectivement, votre question,
08:35elle est très pertinente,
08:36parce que, à mon sens,
08:37c'est un mélange d'émotions.
08:39C'est-à-dire que toutes ces familles,
08:40elles ont abordé ce combat
08:43avec cette idée de se dire,
08:45on ne veut pas que notre souffrance
08:46soit vaine,
08:47on ne veut pas que le deuil
08:49de notre enfant s'en arrête là
08:52et n'aboutisse à rien d'autre,
08:55finalement, qu'à de la souffrance
08:57et de la peine.
08:58Donc, c'est la raison pour laquelle
08:59ils ont eu envie de faire bouger les lignes,
09:02et qu'au-delà, effectivement,
09:04d'une initiative judiciaire
09:06à laquelle on croit,
09:07et on a déposé nos doléances
09:10aux juges, aux juges français,
09:11et on est absolument persuadés
09:15que ce juge va effectivement
09:19écouter attentivement ce qui s'est passé,
09:21on a voulu accompagner
09:23cette parole judiciaire
09:25d'une parole publique
09:26pour aussi éveiller les consciences,
09:28parce qu'effectivement,
09:29ces parents,
09:30ce qui leur apparaît très important
09:32aujourd'hui,
09:33c'est qu'on lève le voile
09:35sur tout ça,
09:35on lève le voile
09:36sur cette idée,
09:39à mon sens,
09:40qui a trop duré,
09:41d'une vision angélique
09:44des réseaux sociaux.
09:45Donc, sans être taxé,
09:48même si on l'est souvent
09:49d'antiprogressiste,
09:52l'idée, c'est de dire,
09:53mais attendez,
09:54un développement digital,
09:55c'est très bien,
09:56mais il faut aussi avoir le courage
09:57de voir ce qui ne va pas
09:59et qu'en l'occurrence,
10:01les réseaux sociaux,
10:02en deçà d'un certain âge,
10:03ils n'en ont que des effets
10:04désastreux et catastrophiques.
10:07Donc, ça ne veut pas dire
10:07qu'on ne peut pas vivre
10:08avec les réseaux sociaux demain,
10:10ça veut juste dire
10:11qu'avant une certaine date,
10:15eh bien, biologiquement,
10:16on n'est pas armé
10:17à aller sur ces réseaux
10:19parce que,
10:19tels qu'ils sont proposés aujourd'hui,
10:22leur dynamique algorithmique
10:24est telle
10:24qu'on va rentrer dans des pièges
10:27et dans un océan
10:28de contenu morbide
10:29auquel on ne pourra faire face.
10:31Et j'aimerais aussi dire
10:32que, de toute façon,
10:34aujourd'hui,
10:34ce qui est assez frappant,
10:35c'est que, quand même,
10:37la société se réveille
10:38et qu'effectivement,
10:40cette loi,
10:41comme nos actions judiciaires,
10:42elles ont permis
10:43de faire évoluer
10:45aussi les consciences.
10:46Et nous,
10:47on le voit tous les jours
10:48et on nous le dit
10:49sur le terrain,
10:50des familles
10:51qui nous remercient
10:52d'avoir pris la parole
10:53parce qu'ils ont pu dialoguer
10:54avec leur adolescent
10:57qui leur a parlé
10:58effectivement de ce qu'ils voyaient.
11:00Parce que c'est ça
11:01qui est très étonnant aussi,
11:02c'est que l'ado,
11:03si vous lui parlez,
11:04il va vous en parler.
11:05Sauf qu'il ne le fera pas
11:06de lui-même
11:06parce qu'il n'a qu'une seule peur,
11:07évidemment,
11:08c'est qu'on lui retire son téléphone.
11:09Et le problème,
11:10vous le disiez, Maître,
11:11c'est effectivement
11:12cette question des algorithmes
11:14qui sont très confidentiels
11:16et qui, d'un coup,
11:17on va passer d'une vidéo anodine
11:19jusqu'à une vidéo
11:20qui parle.
11:21et c'est le problème
11:22de suicide,
11:24d'automutilation
11:25et ensuite,
11:26parfois,
11:27ces vidéos vont revenir,
11:28vont s'enchaîner.
11:29C'est de s'entraîner
11:30comme ça
11:30dans un cercle
11:31de contenu proposé
11:32à des adolescents
11:34qui ne leur convient pas du tout
11:35et c'est de s'enfermer
11:36derrière
11:37dans ce que vous dites
11:38parfois de prison mentale.
11:40C'est aussi
11:40parfois votre expression
11:42que vous employez
11:43et c'est là
11:44qu'il faut alerter
11:45les plus jeunes
11:46sur cette question.
11:49Exactement.
11:49En fait,
11:51nous,
11:53on est heureux
11:54parce qu'on sent
11:55que ça commence
11:56à prendre.
11:57Ce qu'on a voulu,
11:59c'est que la société
12:00commence à se poser
12:01la question
12:02de
12:04dans quel univers
12:05on a envie
12:06que nos jeunes
12:08baignent
12:09et que si,
12:10évidemment,
12:12l'idée
12:12est qu'un jeune
12:13a envie
12:14de se mettre en contact
12:14avec d'autres
12:15et il vit
12:16pour l'interaction sociale
12:17et c'est bien normal,
12:20on ne peut pas
12:21bâtir
12:22sainement
12:24cet environnement-là
12:26si on ne lève
12:28pas le voile
12:28sur ce qu'il se passe
12:29aujourd'hui
12:30sur les réseaux sociaux
12:30et sincèrement,
12:31la situation
12:32est extrêmement grave.
12:34C'est-à-dire que
12:35chaque semaine,
12:36j'ai des familles
12:38qui me contactent,
12:39qui m'évoquent
12:40les tentatives
12:41de suicide
12:41de leurs enfants
12:42ou sinon,
12:43d'ailleurs,
12:44le décès
12:44de leur enfant
12:45à un âge
12:46de plus en plus tôt
12:47et donc,
12:48qu'est-ce que ça dit
12:48de notre société
12:49si ce n'est
12:51un réel problème
12:53que de voir
12:54des enfants
12:55qui tentent
12:56de se suicider
12:56à 10 ans,
12:5710 ans et demi
12:59ou qui se suicident
13:00à 12 ans ?
13:02Et la raison,
13:03elle est parfaitement
13:05claire et simple.
13:06À partir du moment
13:07où vous allez voir
13:09pas une vidéo,
13:11pas 10,
13:11pas 100,
13:12mais 200 ou 2000
13:15sur des audios
13:18de lettres d'adieu
13:19de suicide,
13:20des jeunes qui pleurent,
13:22des jeunes qui se scarifient,
13:24ça n'est pas anodin
13:25et ça n'est pas
13:26sans conséquence
13:27sur l'ado
13:28qui va être confronté
13:30à ces images-là.
13:31Et pour toutes
13:33les familles du recours,
13:35elles ont des histoires
13:36de vies différentes,
13:37elles viennent
13:38de villes différentes.
13:39Ce sont des jeunes
13:41qui ont aussi une façon
13:42d'aborder la vie
13:43différemment.
13:43Et pour autant,
13:44c'est toujours
13:45le même piège
13:45parce que personne
13:46n'est armé
13:47face à ces algorithmes.
13:49Si l'algorithme
13:52se mêle
13:52à finalement
13:53des contenus
13:54qui vont être
13:55anxiogènes,
13:56vous allez nécessairement
13:58tomber
13:59dans cette marmite
14:00dépressive.
14:01Vous n'en sortirez
14:02pas indemne.
14:03Donc,
14:03quel conseil
14:04on peut donner
14:04aux parents
14:05face à tout cela
14:07en attendant
14:08cette loi
14:09notamment
14:09d'interdiction
14:10des réseaux sociaux
14:11au moins de 15 ans,
14:13il faut rester
14:14derrière son ado,
14:15parler,
14:15regarder
14:16les réseaux sociaux,
14:18voir les lui interdire,
14:20mettre un contrôle parental
14:21sur les téléphones ?
14:24Oui,
14:24alors,
14:26les contrôles
14:27parentaux
14:28aujourd'hui
14:29qui sont proposés
14:30sont malheureusement
14:31un peu du vernis
14:32mais c'est déjà
14:34une idée
14:35évidemment.
14:36Moi,
14:36il me semble
14:36que le dialogue
14:38c'est la chose
14:39la plus importante,
14:40la communication,
14:41expliquer les raisons
14:42pour lesquelles
14:43il y a des règles,
14:44les raisons pour lesquelles
14:44aujourd'hui
14:45ce n'est pas quelque chose
14:48si vous voulez
14:49de suffisamment éthique,
14:51ce n'est pas un produit
14:52suffisamment éthique
14:53pour qu'on puisse
14:54sereinement
14:54le laisser
14:56à l'usage libre
14:57comme ça
14:58de l'adolescent.
14:59Donc,
14:59beaucoup de dialogue
15:00à mon sens.
15:01Il y a aujourd'hui
15:02de formidables documentaires,
15:04de formidables outils
15:05qui peuvent être aussi
15:06une amorce de dialogue
15:08à regarder
15:09avec son adolescent
15:11ou même d'ailleurs
15:13quelqu'un,
15:13un jeune
15:14qui sera en primaire
15:15et qui commencera
15:15à se poser la question
15:16de quick de la suite,
15:17est-ce que papa,
15:18maman,
15:19j'aurai les réseaux sociaux,
15:20etc.
15:20Donc,
15:20aujourd'hui,
15:21on a beaucoup
15:21de documentaires
15:22qui expliquent ça
15:23et qui peuvent permettre
15:24aussi aux parents
15:25d'amorcer le dialogue.
15:28Mais je crois que
15:30sincèrement,
15:31voilà,
15:32peut-être
15:33vous et moi,
15:33aujourd'hui,
15:34on parle entre convaincus
15:35parce qu'on a pu déjà,
15:38évidemment,
15:39moi,
15:39de par le terrain
15:40et puis vous,
15:41par les choses
15:41que vous avez pu lire,
15:42être un petit peu convaincus
15:43du sujet.
15:43Mais il faut vraiment
15:44se rendre compte
15:45qu'il y a déjà
15:46une vraie prise de conscience
15:47qu'il faut faire
15:47de façon générale
15:49dans la société
15:50et que je pense
15:50qu'encore,
15:51à date,
15:52on a encore
15:52beaucoup,
15:53beaucoup de Français
15:53qui ignorent
15:54ce dont on parle.
15:55Donc,
15:56en fait,
15:56c'est déjà
15:57alerter les parents
15:58pour qu'ensuite,
15:59ces parents puissent
16:00amorcer un dialogue
16:01dans leur foyer
16:02et que tout ça
16:04s'accompagne,
16:05effectivement,
16:05d'une prise de conscience
16:06un petit peu collective.
16:07Mais c'est vrai
16:08que la loi,
16:09du coup,
16:10participe
16:11à cet électrochoc
16:13de la société
16:14sur ce sujet-là
16:16et à mon sens,
16:18une fois qu'on dit
16:19à son enfant
16:21que l'idée,
16:22ce n'est pas
16:23de lui interdire
16:23les réseaux sociaux
16:24ad vitam aeternam,
16:26mais pendant un trait
16:27de temps
16:28pour qu'il privilégie
16:29l'interaction sociale
16:30physique
16:32avec ses amis,
16:33qu'il privilégie
16:34les loisirs,
16:36etc.,
16:36ça peut être un dialogue
16:37qui peut être tout à fait
16:38compris par les ados.
16:39N'oubliez pas
16:40que les chiffres
16:41sont assez éloquents
16:41sur le fait que
16:42si les ados,
16:43aujourd'hui,
16:44veulent les réseaux sociaux,
16:44c'est parce que tout le monde
16:46les a,
16:47mais ils sont quand même
16:48les premiers aussi
16:48à vouloir qu'on les protège
16:50d'eux-mêmes.
16:51Ils sont d'ailleurs
16:52souvent les premiers
16:53conscients
16:54de ces dangers-là
16:55et les premiers
16:56à demander
16:56à leurs députés
16:57dans leur région
16:58à ce que ces sujets-là
16:59soient évoqués.
17:01Donc,
17:01c'est,
17:02à mon sens,
17:03peut-être ce qu'on arrivera
17:04à rallier le mieux
17:06sur cette prise de conscience.
17:07Et rappelons que
17:08de nombreux établissements
17:09scolaires aussi
17:10interdisent de plus en plus
17:11le portable,
17:12évidemment,
17:13notamment dans la cour
17:14de récré
17:15pour éviter
17:16que les enfants
17:17ne passent trop de temps
17:18sur les écrans.
17:19Merci beaucoup,
17:20Maître Laure Boutron-Marmion,
17:22d'avoir été avec nous
17:22sur BFM2.
17:24Je rappelle que vous êtes
17:25avocate pénaliste
17:26spécialisée dans la défense
17:27des mineurs
17:28et fondatrice
17:28du collectif
17:29de parents
17:30Algos Victima.
17:31On suivra évidemment
17:32à partir de la rentrée
17:34cette mise en place
17:35de l'interdiction
17:37des réseaux sociaux
17:38aux mineurs
17:39de moins de 15 ans.
17:40En France,
17:41l'information continue
17:42sur BFM2.
17:43de moins de 15 ans.
17:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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