- il y a 13 heures
Le 13 décembre 2017, L’Heure des Pros sur CNEWS revient sur l’inhumation de Johnny Hallyday à Saint-Barthélemy. Les chroniqueurs évoquent ce choix et la déception de nombreux fans, pour qui la distance rend désormais plus difficile le recueillement sur la tombe de leur idole. Un débat autour des dernières volontés de Johnny et de la relation particulière qu’il entretenait avec son public.
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00:00On parle de Johnny Hallyday, exceptionnellement, si j'ose dire.
00:02Moi, personnellement, je n'arrive pas à tourner la page de Johnny Hallyday.
00:05Tous les jours, on en parle, parce qu'on est encore dans l'émotion.
00:10Notre question ce matin, c'est l'ultime adieu à Johnny.
00:12Mais est-ce que c'est dommage pour les fans ?
00:14Parce que vous avez vu ces images très émouvantes de Johnny Hallyday dans le petit cimetière de Lorient, à Saint
00:22-Barthes.
00:23Je pense qu'on va les voir, d'ailleurs, ces images.
00:25On a vu toute la famille et les amis.
00:27Le Jojo Burger exige déjà ou pas ?
00:29Jojo Burger a passé la postérité, puisque ça a été très souvent cité, que Johnny Hallyday allait régulièrement dans ce...
00:40Si on n'est pas ému, on est exclu, déchu de la citoyenneté française ?
00:44Non, si vous n'êtes pas ému, ça montre simplement à mes yeux que vous ne partagez pas une émotion
00:51collective, ni plus ni moins.
00:52Mais vous avez le droit de ne pas être en empathie.
00:56D'ailleurs, pour tout vous dire, il y a des moments où je le regrette.
01:00Franchement, on pouvait être en empathie, ou en tous les cas, voir les fans, il y avait quelque chose d
01:06'énormément touchant.
01:07Hier, le cirque sur, il est dans le deuxième avion, pas dans le troisième, etc.
01:11Il y a un moment, ça suffit, quoi.
01:14Ça, ça aurait dû être peut-être le temps simplement de l'intimité, si vous voulez.
01:17Mais c'est le temps de l'intimité, là.
01:19C'est le temps de l'intimité, pardonnez-moi.
01:20Là, c'est le temps de l'intimité.
01:22Vous voyez, il y avait très peu de personnes et il y a des images parce que les journalistes sont
01:24là.
01:25Mais je ne pense pas que c'est la famille qui réclame ça.
01:26Si il y a des journalistes, ce n'est pas l'intimité.
01:29Vous ne pouvez pas mettre une intimité, comment dire, dans un lieu ouvert comme le petit cimetière de Lorient à
01:35Saint-Barthes.
01:35Mais ce n'est pas ma question ce matin.
01:37Ma question, est-ce que vous regrettez pour les fans, parce que manifestement, les fans regrettent que Johnny Hallyday soit
01:42enterré.
01:43Certains fans, en tout cas, regrettent que Johnny Hallyday soit enterré à Saint-Barthes.
01:47Sophie Obadière.
01:48Écoutez, j'en ai entendu beaucoup s'exprimer.
01:50Je comprends ce qu'ils disent.
01:51Je comprends qu'effectivement, il y en a un notamment qui disait qu'on aurait dû faire un sondage.
01:54Et qu'ici, il aurait dû faire un sondage pour savoir si nous étions d'accord ou pas.
01:58Je crois qu'on ne peut pas mesurer l'énorme affection que cet homme a suscité chez des gens.
02:03Et si on la mesure ?
02:04Eh bien oui, donc ils veulent aller jusque par-delà la mort.
02:08Ils veulent continuer à le visiter d'une certaine manière.
02:10Ce phénomène a toujours existé.
02:12Et je comprends très bien leur impatience d'y retourner, d'aller le voir.
02:16Et certains pourront s'offrir le voyage, peut-être.
02:19Jean-Louis Lurgard.
02:20La plupart des grands hommes ont choisi l'endroit où ils aimaient se faire enterrer.
02:24J'avais beaucoup Michel Rocard, il est allé se faire enterrer en Corse.
02:27Enfin bref, on trouve des exemples partout.
02:29Moi, je voudrais simplement dire un petit quelque chose.
02:32Moi, j'ai été très triste.
02:33Je suis presque de la génération de Johnny.
02:36Complètement ?
02:37Pas loin en tout cas.
02:39Et quand je ne suis pas bien le matin, quand j'ai besoin d'un coup de boost,
02:43j'écoute soit du Johnny, soit du Django Reinhardt, soit éventuellement du Vivaldi.
02:48Donc, j'aime Johnny.
02:49Vraiment, je l'ai accompli.
02:51Mais, moi, je suis gêné par ceux qui ont dit que la France était rassemblée derrière le cercueil de Johnny.
02:59Je trouve, je vais même dire un truc, ce sont des imbéciles dangereux.
03:02Pourquoi ?
03:02Parce que la France n'était pas rassemblée derrière le...
03:05Ils insultent une partie de la population française.
03:09Non.
03:09Ils insultent une partie de la jeunesse.
03:11Ils insultent une partie des banlieues.
03:14Insulter, c'est peut-être examiné.
03:15Insulter, je maintiens le mot...
03:16C'est juste une mauvaise interprétation.
03:18Je maintiens le mot quand, pendant six heures, on a entendu des commentaires de journalistes
03:23qui disaient que la France entière était rassemblée sur les Champs-Élysées.
03:26C'est une formule, Jean-Louis.
03:26Non, ce n'est pas une formule.
03:28Non, non, pardon, excusez-moi si je vous permets.
03:30Non, non, non, je termine.
03:31Comment savez-vous que vous n'étiez pas là, toute la France, à regarder la télévision ?
03:34Après, après, j'ai assisté une petite scène devant la télé.
03:37Vous savez qui c'était devant la télévision ?
03:39On ne sait pas.
03:39Je n'en sais rien.
03:40Mais la France entière, c'est une représentation de tout à l'heure.
03:42Non, mais ce n'est pas tellement que c'est insultant.
03:44Excusez-moi de vous le dire.
03:45Ce n'est pas que c'est insultant, c'est qu'on se raconte des histoires.
03:48On se raconte des histoires.
03:49C'est fait refondre, on ne savait pas beaucoup plus.
03:50Pardon, on se raconte des histoires qu'on a besoin de se raconter.
03:54Même là-dessus, vous poléiquez.
03:55Mais vous êtes terrible, Elisabeth.
03:57Non, écoutez.
03:58Même là-dessus, vous arrivez à polémiquer.
04:00Moi, ce n'est pas là-dessus.
04:01Il y a autre chose.
04:02Moi, il y a quand même un certain nombre de superlatifs, si vous voulez.
04:04Je n'ai aucune, vraiment, j'ai été très touchée, en réalité, par le spectacle des fans, phénomène que je
04:10comprends mal.
04:11J'ai du mal à avoir de l'attachement réel pour quelqu'un que je ne connais pas.
04:16Je peux être admirative.
04:17Je veux dire, quand Jean Rochefort est mort, j'ai eu une pensée tout à fait émue.
04:22Mais être triste, comme je l'ai vu, ça ne m'arrive pas.
04:25Et je n'ai pas du tout...
04:26Je respecte cela.
04:28Je ne le comprends pas complètement, mais je le respecte.
04:30Ce qui m'a frappée, c'est que, d'abord,
04:33à une espèce de festival de superlatifs, si vous voulez.
04:37Quand on a vu...
04:37Moi, j'ai vu un peu à la télé, si vous voulez,
04:41l'événement n'était quand même pas...
04:43Excusez-moi, il se passe énormément de choses dans le monde.
04:46Entre 11h et 17h, il n'y a pas eu d'info sur autre chose.
04:50Là, ça me paraît quand même un peu...
04:52Oui, le temps s'est arrêté.
04:53Oui, il me paraît.
04:53Et par ailleurs, juste pour vous répondre,
04:55je pense qu'on a besoin de ces questions de rassemblement.
04:59Et ça, c'est intéressant de savoir qu'on se le raconte, que ce soit vrai ou pas.
05:02Alors, on a besoin de cette idée, si vous voulez, on se raconte ça.
05:04Je suis d'accord avec vous, vous avez besoin...
05:06C'est pas insultant, c'est pas insultant !
05:08Vous avez besoin de ça, mais vous n'avez pas le droit...
05:11C'est pas dit, vous, je dirais où ?
05:12Vous n'avez pas le droit de dire que la France entière était rassinée.
05:16C'est une force.
05:16C'est une force.
05:17Ce à quoi vous faites référence, ça a été la récupération faite par...
05:21Sandra rigole.
05:23Non, je voudrais juste une petite séquence que j'ai vue sous la Tour Eiffel.
05:25Je suis dans votre son.
05:25Une toute petite séquence que j'ai vue sous la Tour Eiffel, le soir des obsèques de Johnny,
05:29il y avait des jeunes, comme on dit, des jeunes de banlieue, qui hurlaient,
05:33mais taisez-vous, Johnny est mort, on n'a pas le droit de parler.
05:37Et ils étaient effectivement dans un registre un peu déchaîné,
05:42mais ils étaient vexés.
05:44Ils étaient vexés, et ils avaient raison.
05:46Mais ils avaient raison.
05:47Mais de quoi étaient-ils vexés ?
05:49Ils étaient vexés...
05:49Sandra Redol, je rappelle que vous êtes porte-parole de Europe Écologie, Les Verts.
05:54Je suis effondré par ce que j'entends, Sandra.
05:56C'était juste pour réagir à ces propos.
05:57Je comprends la réaction qu'il peut y avoir,
05:59puisque effectivement, il y a toute une partie de l'extrême droite
06:02qui a essayé d'instrumentaliser la mort et la célébration de l'huit.
06:07Mais non plus, mais c'est réel.
06:09Ce sont des choses qu'ils ont déclarées et écrites en déclarant.
06:11Personne n'a voulu, je vous assure, vous êtes à côté.
06:13Ceci représente...
06:14Ce n'est pas moi qui le dis, je ne dis pas que ce soit la réalité,
06:16je dis que c'est ce qui a été dit et que c'est ce qui peut provoquer cette réaction.
06:19Mais ce n'est pas parce que ça a été dit que c'est vrai.
06:20Mais je vais peut-être l'expliquer, parce que vos téléspectateurs
06:22ne sont pas forcément au courant de ce qui a été déclaré.
06:23Oh, ils sont au courant de tout, nos téléspectateurs.
06:26Vous savez, ils sont très intelligents et ils connaissent beaucoup de choses.
06:29Donc pas mal de personnes de la fachosphère ont déclaré
06:32qu'enfin, pour une fois, on voyait le vrai visage de la France
06:35avec que des Blancs et que c'était autour de Johnny que ça se faisait.
06:38Ce qui est un détournement complètement fallacieux de ce qui s'est passé.
06:41Parce que par ailleurs, la famille de Johnny a même refusé
06:45que Marine Le Pen puisse être présente pour que cette récupération ait jusqu'au bout.
06:49Par ailleurs, je comprends à la fois ce que vous dites l'un et l'autre.
06:51C'est-à-dire qu'il y a une ferveur populaire, certes, qui est peut-être un peu éloignée
06:55pour ma génération, un peu plus que pour la vôtre.
06:59Puisque c'est un peu la génération entre Dormeson, Johnny et puis...
07:03Et c'est le premier baby-boomer, Johnny !
07:05C'est le premier baby-boomer !
07:06C'est-à-dire que c'est un peu la fin des 30 Glorieuses.
07:09Oui, c'est ça.
07:10C'est ce que tout le monde a dit.
07:11Mais juste, puisque...
07:12C'est très ambivalent pour les jeunes dont on parlait, ou pour ma génération.
07:16Je ne sais pas.
07:16On n'a pas tout à fait la même relation à ce qu'était...
07:19J'entends bien, mais puisque vous parliez...
07:20Alors, on peut citer, parce qu'Alain Finkielkraut l'a dit précisément à vous,
07:24sur Radio-J, dimanche matin.
07:27RCJ.
07:27Voilà ce qu'a dit Alain Finkielkraut.
07:29On en a parlé hier, mais c'est vrai que ses propos ont...
07:32Non, mais je peux peut-être quand même, puisque je sais pas...
07:35Attendez, je vous cite d'abord les propos d'Alain Finkielkraut.
07:37On va les voir.
07:38Le petit peuple des petits blancs est descendu dans la rue pour dire adieu à Johnny.
07:42Ils étaient nombreux, ils étaient seuls.
07:43Les non-sous-chiens, et c'est ce mot qui a posé problème, si j'ose dire.
07:47Les non-sous-chiens brillaient par leur absence.
07:49Le divertissement prend presque toute la place, mais il ne fait plus le lien.
07:52On en a parlé hier.
07:53Je ne voulais pas en reparler ce matin.
07:54Il se trouve qu'Alain Finkielkraut l'a dit à vous, décisément,
07:59dans le studio de radio de RCJ.
08:02C'est une émission qui s'appelle L'Esprit de l'Escalier
08:04et qu'on fait en partenariat avec Causeur.
08:07Alain Finkielkraut constate, si vous voulez,
08:09ce qu'a fait également Laurent Geoffrin
08:10et ce que j'ai entendu également sur France Culture,
08:12que la foule qui était là était assez blanche,
08:15n'était pas diverse.
08:17Alors, sur ce constat, à mon avis,
08:19il n'y a rien à dire.
08:20On a le droit de le faire.
08:21Il a le droit d'en tirer des conclusions.
08:22On peut les contester.
08:23Il a dit, même le divertissement
08:25qu'on pensait avoir tout envahi ne fait plus ce lien.
08:28Maintenant, l'expression non-sous-chiens.
08:30C'est ce qu'on appelle un retour à l'envoyeur ironique.
08:33Sous-chiens, je vous rappelle qu'Alain Finkielkraut,
08:35n'est pas lui-même ce qu'on appelle un Français de souche.
08:37C'est un fils de Polak, d'accord ?
08:39Comme on disait à l'époque.
08:41Et c'est un fils de survivants.
08:42Il n'est pas Français depuis des générations.
08:44Il est Français par la langue, par la littérature.
08:47Il dit, qu'est-ce qu'il dit ?
08:48Il dit non-sous-chiens parce qu'il déteste ce terme.
08:50C'est un terme de Ouria Boutelja.
08:52On ne peut pas soupçonner à la Finkielkraut
08:54d'approuver Ouria Boutelja.
08:56Il reprend un terme de l'adversaire
08:58de façon ironique.
08:59Ça n'a pas été pris comme ça.
09:00Eh bien, oui, mais c'est pas pris.
09:02Donc, ce qui me désole, Pascal,
09:05c'est que, un...
09:05Un académicien qui dit non-sous-chiens...
09:08Non, mais un académicien qui dit non-sous-chiens,
09:10c'est que c'est ironique.
09:11C'est que c'est une mauvaise formule.
09:12C'est pas du tout son vocabulaire.
09:13C'est que, peu importe, une mauvaise formule,
09:16j'en ai fait plein dans ma vie, si vous voulez.
09:17L'air du soupçon est tel
09:19qu'au lieu d'essayer de comprendre,
09:21si vous voulez, ce qu'il a dit,
09:23au lieu d'essayer d'entendre
09:24qu'il s'agit d'Alain Finkielkraut,
09:26qui n'est pas, effectivement,
09:27je vais dire, comme vous le dites,
09:28de la fachosphère,
09:29je suis navré de vous le dire,
09:30si vous voulez,
09:31et que, quand même,
09:32le soupçonné de racisme,
09:34l'auteur du Juif imaginaire
09:35et de tous ses livres,
09:35est vraiment bête, bête,
09:37et on est entré dans une ère
09:39où, au lieu, quelque chose vous choque,
09:41au lieu d'aller discuter,
09:42au lieu d'essayer de comprendre
09:43qu'est-ce qu'on fait,
09:44on tombe sur le mec
09:45et c'est un procès en sorcellerie.
09:47Moi, franchement,
09:48cette bataille,
09:50cette polémique...
09:50On referme la parenthèse,
09:52on est d'accord,
09:52on referme la parenthèse,
09:53on termine...
09:54Merci !
09:54Vous avez raison.
09:55On referme la parenthèse,
09:56on termine,
09:57peut-être pour la dernière fois,
09:59même si je le dis,
10:00j'ai du mal à tourner la page
10:01Johnny, personnellement,
10:03je sais que Bernard Varniche
10:04connaissait bien Johnny Hallyday
10:06et Laetitia...
10:07Il est plus jeune que moi
10:08d'une année,
10:09il était plus jeune que moi
10:10d'une année,
10:11et j'ai commencé avec lui
10:12il y a très très longtemps
10:13dans un concept
10:15qui s'appelait
10:15le Star Racing Team
10:16où il y avait
10:17toutes les grandes vedettes
10:18de l'époque
10:19et qui sont toujours
10:20des grandes vedettes aujourd'hui,
10:21Jean-Louis Trintignan,
10:22Guy Marchand,
10:23Johnny Hallyday...
10:23Parce que vous êtes un pilote,
10:25évidemment...
10:26Oui, et ils étaient tous
10:26passionnés de compétition
10:27de l'île.
10:27Et lui, il l'était particulièrement.
10:28Il l'était particulièrement.
10:30Et on a tous fait,
10:31pendant des années,
10:32des courses de voitures
10:34où on prenait
10:35un plaisir fou
10:36et c'est là
10:37où j'ai commencé
10:37à le connaître.
10:38Mais pour en venir
10:39à cette espèce de...
10:41Vous savez,
10:42Johnny, c'est un homme
10:43avant tout.
10:44Moi, j'ai connu l'homme
10:45plus que l'artiste.
10:46Et je ne pouvais pas
10:47avoir une vie attachée
10:48à la sienne
10:49parce qu'au moment
10:49où il commençait sa journée,
10:51il y a bien longtemps
10:52que j'ai été couché, moi.
10:53Évidemment,
10:54on n'a pas du tout
10:56le même schéma de vie.
10:57Ça tombe bien
10:58parce que j'ai une chanson
10:59sur la nuit
11:00à vous proposer.
11:01Ça n'empêche pas.
11:01Ça n'empêche qu'on peut
11:02aimer profondément quelqu'un.
11:04Je sais qu'il avait
11:06une attirance
11:07pour ce que je faisais
11:07et qui j'étais.
11:09Moi, j'ai connu
11:10la Lorada
11:10avec tous ses débordements.
11:12La Lorada,
11:13c'est la maison
11:13de Johnny H.
11:14Saint-Tropez
11:15avec Laura et David.
11:17C'est pour ça qu'elle
11:17appelle Lorada,
11:18Laura Smith et David Alivet.
11:19C'est beaucoup de moments.
11:21Dans les amis de l'époque,
11:22il y avait le frère
11:23de Sylvie Vartan
11:24qui était un très grand musicien.
11:26Edi Vartan, non ?
11:27Edi Vartan.
11:28Je connais tout l'environnement,
11:29toute la famille.
11:30Et après,
11:31par conséquence,
11:32je suis devenu l'ami
11:33de son fils,
11:34de David,
11:35de Estelle.
11:36Et puis,
11:37par le plus grand des hasards...
11:38Estelle, c'est Estelle de Fébure
11:39qui a été la première femme de David.
11:40Et par le plus grand des hasards,
11:41la première fois
11:42où j'ai vu Laetitia,
11:45que je ne connaissais pas a priori,
11:47elle m'a sauté au cou
11:48en me disant
11:48« Papa,
11:49ne me parle que de toi
11:51depuis des années
11:52et tu m'as vue toute petite,
11:54etc. »
11:54Et c'était,
11:55évidemment,
11:56le papa de Laetitia,
11:57c'était un ancien pilote
11:59qui avait quitté la France.
12:00Donc,
12:01cet environnement
12:02m'a profondément
12:04touché.
12:05J'entends tout ce que j'entends
12:07autour de tout ça.
12:08ça ne me laisse pas indifférent
12:10et je trouve que c'est...
12:11Il y a beaucoup de paroles déplacées
12:13parce que les gens
12:13ne connaissent pas la famille
12:14et ne connaissent pas l'homme.
12:16Mais est-ce que la sanctification
12:17n'est pas un peu exagérée ?
12:18Oh, mais vous me fatiguez.
12:19Mais chacun...
12:20Là, vous n'avez pas le droit.
12:21Vous ne pouvez pas une fois
12:22dans votre vie.
12:23Exactement.
12:23On est libre.
12:24Pardonnez-moi, Elisabeth.
12:25Est-ce qu'on peut avoir
12:26de temps en temps
12:28une âme d'enfant
12:29comme lorsque la France gagne
12:30la crise d'amour ?
12:31C'est amusé.
12:32Lorsqu'il y a un mort
12:33qui nous rassemble.
12:35Si je vous engueule
12:36avec tendresse et amour,
12:37je voudrais que vous veniez
12:39vers moi.
12:40Je voudrais que vous soyez
12:41tout amour.
12:42J'étais touchée par votre émotion.
12:43Mais le reste...
12:44Je voudrais...
12:45Voilà.
12:46Je voudrais que vous ayez un poil.
12:48Je voudrais qu'on a chanté
12:49avec Sophie tout à l'heure.
12:51Dans la foule.
12:51Dans la foule où j'étais.
12:52Oui.
12:53Bien sûr, j'étais samedi
12:54devant la matinée
12:55avec ma fille
12:56qui était très contente
12:57d'être avec moi.
12:57Mais bien sûr.
12:58Et nous avons vibré
12:59avec nous.
12:59Nous avons parlé avec les gens.
13:01Nous avons regardé
13:02des petites choses
13:03sur les portables.
13:03On a essayé
13:04d'entrepercevoir les...
13:05On était ensemble.
13:06C'est notre histoire commune,
13:07Elisabeth.
13:08Vous voulez parler des Français.
13:10Je vous ai dit
13:10que j'ai dit que j'allais
13:11même de ne pas en être.
13:12Elisabeth.
13:13Je ne peux pas forcément.
13:14Mais c'est une question...
13:14Non, mais quand même,
13:15de temps en temps...
13:15C'est une question de fond
13:16et je l'ai dit à Clément.
13:18Comment voulez-vous
13:18parler des Français
13:19de la société
13:20alors que vous êtes
13:21incapable de partager
13:22cette émotion
13:23avec les gens ?
13:23Mais on partage.
13:24Mais non !
13:25Vous êtes l'élite !
13:27Mais la notion de héros...
13:29Mais si !
13:29La notion de héros, enfin...
13:31Vous ne partagez pas !
13:33On peut répondre maintenant,
13:34je vais vous répondre.
13:35Je vais vous répondre.
13:36Je vous dis vraiment
13:36que là, je suis sincère.
13:38Là, moi aussi, je suis sincère.
13:39Je vous l'ai dit,
13:40j'ai été touchée.
13:41Non, vous l'êtes pas.
13:42Si !
13:42Si, si !
13:43J'ai été vraiment touchée.
13:44En revanche,
13:45j'ai été excédée, si vous voulez,
13:46par l'enflure.
13:47L'enflure verbale.
13:49L'enflure verbale
13:50de tout le monde,
13:51des politiques,
13:52avec tout le gouvernement...
13:53Mais c'est pas vrai
13:53ce que vous dites.
13:54Il n'y a pas d'enflure verbale.
13:55Justement, il n'y en avait pas.
13:56Ce que vous dites,
13:56c'est pas vrai.
13:57Le discours d'Emmanuel Macron,
13:58il n'y a pas d'enflure.
14:02Le seul bémol,
14:04c'était le discours
14:04d'Emmanuel Macron,
14:05selon moi.
14:05Il n'y a pas d'enflure.
14:06Non, mais il était mauvais.
14:07Il n'y a pas d'enflure verbale.
14:09Il était mauvais.
14:09Il reste une perte à la télé.
14:11Non, mais Pascal,
14:12Clément,
14:13je voudrais qu'on...
14:13On a 50 sujets ce matin.
14:15En l'occurrence,
14:16moi, je suis effectivement...
14:17On les entendait parler
14:17de la télévision.
14:18On a 50 sujets
14:19à parler ce matin.
14:20En une phrase,
14:20ça va être simple.
14:21Moi, je suis tout à fait
14:21d'accord avec Elisabeth.
14:22Comme elle,
14:22moi, je respecte
14:23l'émotion des fans.
14:24Je respecte l'émotion
14:25des gens qui étaient dans la rue.
14:26Je n'y ai pas participé.
14:27Mais vous, Pascal,
14:28respectez notre émotion
14:29à tous les deux.
14:30Mais non, mais non.
14:31Je vous dis,
14:31vous prétendez expliquer
14:33la société française
14:34et vous ne partagez pas
14:35ce qu'elle ressent.
14:36Oui, donc vous ne respectez rien du tout
14:37en disant ça.
14:39Vous nous renvoyez du côté
14:40de ceux qui ne comprennent rien
14:41et qui sont à l'extérieur
14:41de la société.
14:42Je ne vous dis pas
14:42que vous comprenez rien.
14:43Je vous dis que vous ne partagez pas.
14:44On peut comprendre
14:45des affects qu'on ne partage pas.
14:46On a le droit
14:47de ne pas être touché.
14:48Je suis presque désolée
14:49de ne pas le ressentir.
14:50C'est difficile de comprendre
14:51la société française
14:52si vous ne comprenez pas
14:53ce qui l'anime.
14:54Vous voyez,
14:55ça, c'est quand même
14:56une sacrée mise en cause.
14:58Alors, je retire mon accusation.
15:00Peut-être que j'ai tort.
15:01Il me semble.
15:02Allez.
15:03Peut-être que j'ai tort.
15:04Mais, pour calmer tout le monde,
15:06voilà ce que je vous propose
15:08d'écouter.
15:09Après, on parle de Georges Tron.
15:10Écoutez deux secondes.
15:13Pourquoi vous riez ?
15:15On va essayer de le faire.
15:18On est sur des sujets...
15:19Mais c'est pas drôle, quoi.
15:20Mais c'est pas drôle.
15:21Mais ils sont connus
15:22pour faire le matin.
15:23C'est pas le théâtre de Bouvard.
15:25Non, mais aujourd'hui,
15:26il y a un grand sujet
15:27sur le climat.
15:27Mais là, on est sur
15:28des questions de fond.
15:29Mais la différence...
15:31Sur Georges Tron,
15:32on sera sur des questions de fond.
15:33C'est le coup de pied de l'âne,
15:33si je vous dis.
15:34Écoutez quelques notes de musique.
15:37Il faut mieux l'écouter
15:38qu'en parler, quand même.
15:40Tout ça, je m'en ai
15:42et si le temps
15:45n'en finit pas.
15:49Eh bien, moi, je dis
15:50que cette chanson,
15:52elle est sublime.
15:53Voilà.
15:54Tout le monde est d'accord avec vous.
15:56Tout le monde est d'accord avec vous.
15:57Et quand vous l'avez dans la tête,
15:58elle ne vous quitte pas.
15:59Je vous le dis
15:59et que je peux l'écouter en boucle
16:01et que je...
16:02Il ne l'a pas écrite.
16:03Et que...
16:03Il en a écrite certaines.
16:05Elisabeth, contrairement à ce qu'on dit,
16:07il en a écrite.
16:08C'est un énorme chanteur,
16:09mais ce n'est pas un héros.
16:10Non, mais ça n'est pas un héros.
16:11C'est ça.
16:12Ce n'est pas un héros.
16:12Qu'est-ce que c'est un héros,
16:13après ?
16:14Mais quand tu joues au lire,
16:15tu ne l'as pas écrit.
16:16C'est idiot ce que vous dites.
16:16Est-ce qu'il reste des héros ?
16:18Pardonnez-moi, Elisabeth.
16:19C'est un héros.
16:20Un héros, c'est un phénix.
16:22Un héros, c'est un phénix.
16:24Excusez-moi.
16:24Un héros, c'est-à-dire qu'effectivement,
16:25le mot héros m'a choqué
16:26et il nous choque.
16:27C'est pas vrai, je voulais conclure
16:30le débat par une chanson.
16:31Marine, remets la chanson.
16:33Je veux qu'on termine
16:34que le dernier mot de cette émission
16:36sera Johnny Hallyday.
16:37La parole est à la défense.
16:39Marine, et après on se tait.
16:41Quand revient la nuit,
16:45tout ça je m'ennuie.
16:48Autre sujet.
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