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  • il y a 12 heures
L'Union européenne et une trentaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Canada, ont condamné mercredi les exécutions judiciaires de manifestants en Iran, qui se sont récemment multipliées. Pour Sarah Doraghi, journaliste, «le peuple iranien est pris en otage par un groupe terroriste depuis 47 ans».

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Transcription
00:00C'est ce qu'il faut comprendre pour vous expliquer en une phrase.
00:08Nous avons un peuple qui a été pris en otage par un groupe extrémiste terroriste.
00:14Et ça fait 47 ans que ça dure, au vu et au su du monde entier,
00:18dont les démocraties du monde entier,
00:20qui trouvent que des petits arrangements avec le diable
00:26sont toujours plus intéressants que se relever et combattre
00:30avec les mêmes valeurs qu'on défend chez nous,
00:33avec les valeurs, par exemple, de la liberté.
00:36Dans liberté, égalité, fraternité, laïcité, c'est magnifique.
00:39Ça, c'est la France.
00:40Et quand un pays comme la France, qui est aussi mon pays,
00:43n'est pas du côté du peuple iranien,
00:45vous voyez, c'est un coup au cœur terrible pour moi.
00:48Ils ne font pas assez, la France ne fait pas assez.
00:50Bien sûr, moi, quand j'entends le président Macron
00:53inviter en permanence à la table des négociations
00:56ces monstres, ces barbares-là,
00:58je veux dire, c'est inviter à une table de négociations
01:01de tels barbares, c'est une telle gifle
01:04dans le visage du peuple iranien
01:07qui est insoutenable.
01:10Soit vous êtes du côté du peuple iranien,
01:12soit vous êtes du côté du régime.
01:13Donc, une fois que vous avez l'expression,
01:15parce que là, il n'y a plus de doute.
01:16Avant, vous savez, on disait, c'est plus compliqué que ça,
01:19ce n'est pas les images, vous ne les avez pas,
01:21on ne sait pas ce qui se passe.
01:22Il n'y avait que des images de la télé d'État.
01:24Mais bon sang, maintenant, il y a les réseaux sociaux.
01:27Vous voyez bien ce qui se passe.
01:28Je veux dire, on a vu les images.
01:30Donc, il n'y a plus de doute.
01:31Vous avez un peuple qui, à 85, entre 85 et 90 %,
01:37qui n'en peut plus, qui le hurre,
01:39qui meurt pour cette liberté-là
01:40et qui demande au reste du monde,
01:43si vous ne nous aidez pas, s'il vous plaît,
01:46ne les aidez pas.
01:47Voilà ce qu'il demande.
01:48Je suis très heureuse.
01:49Évidemment, c'est du Beethoven à mes oreilles
01:52quand vous me lisez ce communiqué,
01:53vous me parlez de ce communiqué,
01:54où ça y est, enfin, ces 32 pays ont fini par condamner
02:00les faits et gestes et crimes abjects.
02:05Il n'y a pas de mots, en fait.
02:06Il faudra inventer d'autres mots.
02:08Et pour le courage du peuple iranien,
02:09courage ne suffira pas.
02:10Et pour les crimes abominables du régime islamique.
02:14Les condamnés, c'est formidable.
02:16Mais vous savez depuis combien de temps on entend
02:17« nous condamnons », « nous sommes horrifiés »,
02:21« nous nous opposons », « nous dirons bien ».
02:24Et alors ? Tant mieux.
02:26Très bien.
02:26Merci de condamner.
02:27Maintenant, il faut vraiment agir en conséquence.
02:30C'est-à-dire, par exemple,
02:31quand vous avez les gardiens de la Révolution
02:33qui sont enfin mis sur la liste
02:35des organisations terroristes,
02:37notamment en Europe,
02:39eh bien, l'ambassadeur iranien et son numéro 2,
02:42ils sont affiliés directement aux gardiens de la Révolution.
02:45Qu'est-ce qu'on fait ?
02:46On attend toujours au cas où on pourrait négocier.
02:49Non, ça suffit maintenant.
02:50Le temps de la négociation est terminé.
02:52On sait que ce sont des barbares,
02:54des criminels de guerre,
02:56des crimes contre l'humanité ont été commis.
02:58Maintenant, il faut agir en conséquence
03:00et d'être du côté du peuple iranien.
03:01Une théorie churchillienne.
03:02On ne négocie pas avec les dictateurs.
03:04Bien sûr.
03:04Sarah Dorégui, je rappelle,
03:05vous êtes franco-iranienne.
03:06Qu'est-ce que vous avez, vous,
03:07comme élément qui vous arrive du peuple iranien ?
03:11Comment ils arrivent à communiquer ?
03:13On imagine que c'est très, très, très compliqué en ce moment.
03:15Est-ce qu'ils arrivent néanmoins
03:16à vous faire part, certains, de leur quotidien ?
03:19Oui, parce qu'il n'y a plus de blackout,
03:21mais quand même, il faut payer le VPN,
03:24vous savez, pour détourner, en fait,
03:26les interdictions et les blocages d'Internet.
03:31On arrive à communiquer.
03:32Alors, évidemment, il y a des sources,
03:33il y a de la famille,
03:34il y a des amis qui sont là-bas
03:36et qui continuent à nous envoyer.
03:38Et puis, il y en a qui arrivent à voyager maintenant,
03:41donc qui nous racontent ce qu'ils ont vu,
03:44comment ça se passe.
03:45Le moral n'est pas génial.
03:48Les Iraniens sont dans une tristesse
03:50et dans une dépression terrible.
03:53Ils n'ont pas eu le temps encore de pleurer leur mort
03:56qu'on voit, qu'on nous a donné cette espèce d'espoir
04:01que peut-être, enfin, on était à ça que le régime tombe
04:04et tout d'un coup, tout l'espace médiatique est pollué par...
04:08Mais qu'est-ce qui se passe dans la tête de Trump ?
04:10Mais en fait, en vrai, qu'est-ce qu'il veut Trump ?
04:12Et Netanyahou, il veut quoi ?
04:14Et alors, lui, qu'est-ce qui...
04:15Mais on s'en fout.
04:17Tous ceux qui veulent aider le peuple iranien, merci.
04:21Tous ceux qui veulent aider le régime islamique,
04:24assumez.
04:25C'est déjà formidable.
04:26C'est déjà noble d'assumer.
04:28Positionnez-vous.
04:28Il n'y a aucun problème.
04:29Mais assumez.
04:31Mais ne venez pas critiquer Trump ou Netanyahou
04:34ou X ou Y
04:35parce qu'il n'a pas été très gentil
04:37avec le régime islamique
04:39ou il n'a pas été trop pour la table des négociations.
04:42On est dans une situation terrible.
04:45On n'est pas en train de dire
04:46Trump est formidable, Netanyahou est génial.
04:48On est en train de dire
04:49merci à tous ceux qui viennent nous aider.
04:51Trump n'a pas fini le boulot.
04:53Netanyahou n'a pas fini le job.
04:54Ce n'est pas leur job.
04:55Mais en revanche,
04:57nous avons des ennemis en commun.
04:59Ce sont les mêmes ennemis.
05:00Nous avons les mêmes bourreaux.
05:02Donc,
05:03il serait bien inspiré
05:05celui qui se dirait
05:07« Tiens,
05:08je vais aider le peuple iranien
05:10à se débarrasser
05:11de ces criminels,
05:13de ces terroristes
05:14parce que ces mêmes terroristes
05:15sont en train
05:16de viser Israël,
05:18de viser les États-Unis
05:19et de viser l'Europe. »
05:20Quand j'entends
05:22les politiques,
05:23notre gouvernement dire
05:25« Ce n'est pas notre guerre. »
05:26Mais il n'y a pas eu
05:28une bombe
05:29à rue de la Boétie.
05:31Il y a quelques mois,
05:32c'est le régime islamique.
05:34Donc,
05:34ce n'est pas notre guerre.
05:36Il n'y a pas eu des soldats
05:36qui sont morts,
05:37des soldats français.
05:38À partir de quand
05:40on estime que
05:42c'est notre guerre
05:43de combattre
05:44ou pas
05:45le régime islamique iranien
05:47et ses proxys ?
05:48Sous-titrage Société Radio-Canada
05:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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