00:00C'est ce qu'il faut comprendre pour vous expliquer en une phrase.
00:08Nous avons un peuple qui a été pris en otage par un groupe extrémiste terroriste.
00:14Et ça fait 47 ans que ça dure, au vu et au su du monde entier,
00:18dont les démocraties du monde entier,
00:20qui trouvent que des petits arrangements avec le diable
00:26sont toujours plus intéressants que se relever et combattre
00:30avec les mêmes valeurs qu'on défend chez nous,
00:33avec les valeurs, par exemple, de la liberté.
00:36Dans liberté, égalité, fraternité, laïcité, c'est magnifique.
00:39Ça, c'est la France.
00:40Et quand un pays comme la France, qui est aussi mon pays,
00:43n'est pas du côté du peuple iranien,
00:45vous voyez, c'est un coup au cœur terrible pour moi.
00:48Ils ne font pas assez, la France ne fait pas assez.
00:50Bien sûr, moi, quand j'entends le président Macron
00:53inviter en permanence à la table des négociations
00:56ces monstres, ces barbares-là,
00:58je veux dire, c'est inviter à une table de négociations
01:01de tels barbares, c'est une telle gifle
01:04dans le visage du peuple iranien
01:07qui est insoutenable.
01:10Soit vous êtes du côté du peuple iranien,
01:12soit vous êtes du côté du régime.
01:13Donc, une fois que vous avez l'expression,
01:15parce que là, il n'y a plus de doute.
01:16Avant, vous savez, on disait, c'est plus compliqué que ça,
01:19ce n'est pas les images, vous ne les avez pas,
01:21on ne sait pas ce qui se passe.
01:22Il n'y avait que des images de la télé d'État.
01:24Mais bon sang, maintenant, il y a les réseaux sociaux.
01:27Vous voyez bien ce qui se passe.
01:28Je veux dire, on a vu les images.
01:30Donc, il n'y a plus de doute.
01:31Vous avez un peuple qui, à 85, entre 85 et 90 %,
01:37qui n'en peut plus, qui le hurre,
01:39qui meurt pour cette liberté-là
01:40et qui demande au reste du monde,
01:43si vous ne nous aidez pas, s'il vous plaît,
01:46ne les aidez pas.
01:47Voilà ce qu'il demande.
01:48Je suis très heureuse.
01:49Évidemment, c'est du Beethoven à mes oreilles
01:52quand vous me lisez ce communiqué,
01:53vous me parlez de ce communiqué,
01:54où ça y est, enfin, ces 32 pays ont fini par condamner
02:00les faits et gestes et crimes abjects.
02:05Il n'y a pas de mots, en fait.
02:06Il faudra inventer d'autres mots.
02:08Et pour le courage du peuple iranien,
02:09courage ne suffira pas.
02:10Et pour les crimes abominables du régime islamique.
02:14Les condamnés, c'est formidable.
02:16Mais vous savez depuis combien de temps on entend
02:17« nous condamnons », « nous sommes horrifiés »,
02:21« nous nous opposons », « nous dirons bien ».
02:24Et alors ? Tant mieux.
02:26Très bien.
02:26Merci de condamner.
02:27Maintenant, il faut vraiment agir en conséquence.
02:30C'est-à-dire, par exemple,
02:31quand vous avez les gardiens de la Révolution
02:33qui sont enfin mis sur la liste
02:35des organisations terroristes,
02:37notamment en Europe,
02:39eh bien, l'ambassadeur iranien et son numéro 2,
02:42ils sont affiliés directement aux gardiens de la Révolution.
02:45Qu'est-ce qu'on fait ?
02:46On attend toujours au cas où on pourrait négocier.
02:49Non, ça suffit maintenant.
02:50Le temps de la négociation est terminé.
02:52On sait que ce sont des barbares,
02:54des criminels de guerre,
02:56des crimes contre l'humanité ont été commis.
02:58Maintenant, il faut agir en conséquence
03:00et d'être du côté du peuple iranien.
03:01Une théorie churchillienne.
03:02On ne négocie pas avec les dictateurs.
03:04Bien sûr.
03:04Sarah Dorégui, je rappelle,
03:05vous êtes franco-iranienne.
03:06Qu'est-ce que vous avez, vous,
03:07comme élément qui vous arrive du peuple iranien ?
03:11Comment ils arrivent à communiquer ?
03:13On imagine que c'est très, très, très compliqué en ce moment.
03:15Est-ce qu'ils arrivent néanmoins
03:16à vous faire part, certains, de leur quotidien ?
03:19Oui, parce qu'il n'y a plus de blackout,
03:21mais quand même, il faut payer le VPN,
03:24vous savez, pour détourner, en fait,
03:26les interdictions et les blocages d'Internet.
03:31On arrive à communiquer.
03:32Alors, évidemment, il y a des sources,
03:33il y a de la famille,
03:34il y a des amis qui sont là-bas
03:36et qui continuent à nous envoyer.
03:38Et puis, il y en a qui arrivent à voyager maintenant,
03:41donc qui nous racontent ce qu'ils ont vu,
03:44comment ça se passe.
03:45Le moral n'est pas génial.
03:48Les Iraniens sont dans une tristesse
03:50et dans une dépression terrible.
03:53Ils n'ont pas eu le temps encore de pleurer leur mort
03:56qu'on voit, qu'on nous a donné cette espèce d'espoir
04:01que peut-être, enfin, on était à ça que le régime tombe
04:04et tout d'un coup, tout l'espace médiatique est pollué par...
04:08Mais qu'est-ce qui se passe dans la tête de Trump ?
04:10Mais en fait, en vrai, qu'est-ce qu'il veut Trump ?
04:12Et Netanyahou, il veut quoi ?
04:14Et alors, lui, qu'est-ce qui...
04:15Mais on s'en fout.
04:17Tous ceux qui veulent aider le peuple iranien, merci.
04:21Tous ceux qui veulent aider le régime islamique,
04:24assumez.
04:25C'est déjà formidable.
04:26C'est déjà noble d'assumer.
04:28Positionnez-vous.
04:28Il n'y a aucun problème.
04:29Mais assumez.
04:31Mais ne venez pas critiquer Trump ou Netanyahou
04:34ou X ou Y
04:35parce qu'il n'a pas été très gentil
04:37avec le régime islamique
04:39ou il n'a pas été trop pour la table des négociations.
04:42On est dans une situation terrible.
04:45On n'est pas en train de dire
04:46Trump est formidable, Netanyahou est génial.
04:48On est en train de dire
04:49merci à tous ceux qui viennent nous aider.
04:51Trump n'a pas fini le boulot.
04:53Netanyahou n'a pas fini le job.
04:54Ce n'est pas leur job.
04:55Mais en revanche,
04:57nous avons des ennemis en commun.
04:59Ce sont les mêmes ennemis.
05:00Nous avons les mêmes bourreaux.
05:02Donc,
05:03il serait bien inspiré
05:05celui qui se dirait
05:07« Tiens,
05:08je vais aider le peuple iranien
05:10à se débarrasser
05:11de ces criminels,
05:13de ces terroristes
05:14parce que ces mêmes terroristes
05:15sont en train
05:16de viser Israël,
05:18de viser les États-Unis
05:19et de viser l'Europe. »
05:20Quand j'entends
05:22les politiques,
05:23notre gouvernement dire
05:25« Ce n'est pas notre guerre. »
05:26Mais il n'y a pas eu
05:28une bombe
05:29à rue de la Boétie.
05:31Il y a quelques mois,
05:32c'est le régime islamique.
05:34Donc,
05:34ce n'est pas notre guerre.
05:36Il n'y a pas eu des soldats
05:36qui sont morts,
05:37des soldats français.
05:38À partir de quand
05:40on estime que
05:42c'est notre guerre
05:43de combattre
05:44ou pas
05:45le régime islamique iranien
05:47et ses proxys ?
05:48Sous-titrage Société Radio-Canada
05:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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