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Transcription
00:02Musique
00:26Et là je me tiens aux côtés de Niawa Josué,
00:28promoteur culturel, premier manager d'artistes en Côte d'Ivoire,
00:33propriétaire de grands établissements, on va dire, de divertissements en Côte d'Ivoire,
00:39maquis, boîtes de nuit et tout.
00:41Et ce n'est pas tout, il y a aussi le président de la plateforme des propriétaires de maquis,
00:46bars, restaurants de Côte d'Ivoire, la PPMBRCI.
00:51Il n'est pas seul, il est aux côtés des membres de l'association, de la plateforme.
00:56Bonjour.
00:57Bonjour.
00:57C'est un plaisir d'être à vos côtés.
00:59Moi aussi, c'est un plaisir pour moi de vous recevoir aujourd'hui.
01:02On parlera de belles choses, on parlera de vous, on parlera de la plateforme,
01:07on parlera aussi de votre expérience en tant qu'homme de culture,
01:11on parlera de Yopougon et tout ce qu'il y a à Yopougon,
01:14tout ce qui est culturel.
01:17Et vous allez nous présenter déjà les membres de votre plateforme.
01:22Merci beaucoup.
01:23Je rends grâce à Dieu pour votre arrivée.
01:26J'aime aussi un beau village, Yopougon, la plus grande des communes,
01:32et le plus beau des quartiers de Yopougon qui est Toirouge.
01:35Donc je dis merci à Dieu pour ça.
01:37Bonne arrivée.
01:38Merci.
01:39Je suis à votre disposition.
01:41Alors, je l'ai dit à un instant, il y a des personnes autour de vous,
01:44des membres de la plateforme.
01:46Oui.
01:46Pouvez-vous nous les présenter ?
01:48Merci beaucoup.
01:48C'est la plateforme nationale.
01:51C'est une association nationale qui appartient à la Côte d'Ivoire
01:55et qui appartient à tous les propriétaires de maquis.
01:58Je suis assis avec le bureau national.
02:00En Côte d'Ivoire, on a, je crois, 12 ou 13 communes, je crois,
02:04et le plus, ils sont tous représentés ici.
02:08Président d'Adjamé, président d'Atecoubé, président de Yopougon,
02:14président d'Oumassi, Portboué,
02:17toutes les communes sont représentées ici autour de moi.
02:19C'est tous des propriétaires de maquis.
02:21Et puis, il y a des femmes battantes aussi,
02:23parce que dans l'association des propriétaires de maquis dont vous parliez,
02:27il y a des femmes battantes, des femmes qui ne donnent pas,
02:30des femmes qui travaillent,
02:31des femmes qui sont au service de la culture de notre pays.
02:33Donc, tous ceux-là sont autour de moi.
02:35Je veux vous les nommer, noms par noms,
02:37si vous le désirez bien, si le temps ne vous permet.
02:40Donc, je suis juste derrière vous,
02:42celui qui porte les lunettes,
02:44c'est le président d'Adjamé qui s'appelle M. Fischer.
02:46D'accord.
02:47À côté de vous, il y a la présidente des Trois-Rouges,
02:50Mme Suzanne, qui est la femme battante aussi,
02:53elle est la vice-présidente.
02:55À côté, derrière vous, sur votre gauche,
02:57suite à gauche, ici, on peut se permettre de se tutoyer.
03:00Oui.
03:00Voilà, c'est une femme bêtée.
03:04Estelle Bailly,
03:05qui est la présidente aussi des femmes,
03:07de l'autre côté, derrière le collège,
03:08au Foumou,
03:09qui gère aussi un grand capital.
03:11Aussi, ça, Yvette,
03:13ainsi de suite.
03:14Juste à ma droite,
03:15là,
03:16c'est mon premier conseiller,
03:19premier vice-président
03:19de la plateforme nationale des propriétaires de Maki,
03:22qui, lui, qui gère de Sipores,
03:24d'Abredga,
03:25jusqu'à,
03:28à chose,
03:30à Naniré,
03:31Niagon,
03:32Palmyré,
03:33tout ça, c'est lui.
03:35Donc, vous voyez qu'on a circonscrit,
03:36tout autour,
03:37dans la commune de Yopougan.
03:38À ma gauche,
03:39il y a le secrétaire national,
03:42il y a, là,
03:44la présidente de Kouët,
03:45Agbayate,
03:46jusqu'à Sikasso.
03:47Sikasso,
03:48c'est une grande commune
03:49qui tend vers l'eau,
03:50à Bobodumé,
03:51que j'ai nommée ici,
03:53Madame Kone,
03:54Lynn Beugré,
03:55Kone, c'est madame Kone.
03:57Ok.
03:57Ok.
03:59Voilà son bureau.
04:01Le secrétaire chargé de communication
04:04de celui qui est à Sipores,
04:07moi, je l'appelle Rasta.
04:09Voilà.
04:10Maman Suzanne.
04:12Maman Céline.
04:12Maman Céline,
04:13je m'excuse,
04:13Maman Céline,
04:14il y a trop de Suzanne aussi en vigueur.
04:17Céline,
04:18qui est à Sainte-Mère,
04:20à Sainte-Mère,
04:22responsable,
04:22propriétaire de Maki,
04:23fait partie de la plateforme,
04:24c'est mon bureau.
04:26Donc, tous ici,
04:26soyez bénis.
04:28Rasta aussi,
04:28soyez bénis.
04:29Nous allons ensemble
04:30demander nouvelles
04:34à notre soeur,
04:37cette info.
04:37Oui.
04:38Si je le prononce bien,
04:39bien sûr.
04:40Soyez la bienvenue,
04:41c'est à cœur ouvert
04:42que nous vous recevons
04:43pour parler de ce qui nous appartient.
04:45Alors, je l'ai dit tantôt,
04:46on parlera de l'association,
04:48des membres de la création,
04:50vos objectifs,
04:51vos réalités.
04:52Et on parlera aussi
04:53de la vie culturelle,
04:55pas seulement de Yopougon,
04:57mais d'Abidjan.
04:57D'Abidjan,
04:58de la Côte d'Ivoire.
04:58Parce que ce sont des acteurs,
05:00vous êtes tous des acteurs.
05:01Culturels, oui.
05:01Et puis après,
05:02on mettra l'accent sur Yopougon
05:04particulièrement,
05:04qui va accueillir
05:05les festivités
05:06de l'événement,
05:07de l'indépendance.
05:08Vous, en tant qu'acteur culturel,
05:10qu'est-ce que vous prévoyez ?
05:12Comment vous vous organisez,
05:13vous préparez cet événement ?
05:15Entre-temps,
05:16on va mettre l'accent
05:16sur l'association.
05:18Comment elle voit le jour ?
05:20Ce jour-là,
05:21le jour de cette indépendance ?
05:26Comment elle est créée ?
05:28Comment est-ce qu'elle a été créée ?
05:29Comment elle voit le jour ?
05:30Comment elle est créée ?
05:31La sustentation a été créée
05:34au même jour
05:35que la naissance de la Covid.
05:38La Covid nous avait
05:40agressé notre pays.
05:41Et nous, opérateurs économiques
05:44de Côte d'Ivoire,
05:47nous sommes mis ensemble
05:48ces jours-là.
05:49Ça fait sept ans aujourd'hui.
05:51Nous sommes retrouvés
05:52à Benjerville.
05:54dans un espace
05:55parce qu'il fallait
05:58trouver quelque chose.
05:59Parce qu'on ne pouvait pas
06:00continuer à partir du moment
06:00où la Covid
06:01est venu en Côte d'Ivoire
06:03et que personne ne pouvait sortir,
06:05personne ne pouvait manger.
06:06Parce que nous,
06:07on n'avait que nos restaurants,
06:07on n'avait que nos maquis,
06:09on avait nos bars.
06:10On ne vit que de ça.
06:11Il n'y a pas de maçons
06:12parmi nous.
06:13Il n'y a pas de cultivateurs
06:14parmi nous.
06:15Nous sommes restaurateurs.
06:18Nous vivons de ça.
06:19Avec ça,
06:19nous mettons nos enfants
06:20à l'école.
06:22Notre gagne-pain,
06:23c'est notre vie.
06:24Nous sommes opérateurs
06:24économiques
06:25de notre pays.
06:27Donc cette agression
06:27nous permettait,
06:28nous,
06:29de nous rassembler
06:29d'abord
06:30et puis comment
06:32affronter.
06:33Et c'est comme ça que...
06:34C'était une phase
06:35compliquée,
06:36difficile.
06:37Très,
06:37très,
06:37très compliqué.
06:38Je ne pourrais pas
06:39vous dire mieux,
06:40mais c'était très compliqué.
06:42Et donc,
06:42on a choisi là
06:43un président
06:44qui devait
06:46gérer
06:46cette crise.
06:48Et comment parler
06:49au propriétaire de maquis ?
06:51C'était ça la solution.
06:52Dans un premier temps,
06:53qu'est-ce qu'on fait ?
06:54Parler à l'État
06:55des Côtes d'Ivoire.
06:56Mais par la grâce de Dieu,
06:57nous nous sommes mis ensemble
06:58et puis,
06:59les propôtres de maquis
07:00ont choisi,
07:01ont décidé
07:02que ce soit moi
07:04qui soit le meneur,
07:05qui soit,
07:05qui porte la parole
07:06auprès de notre État.
07:08On a eu
07:09une grande brasserie
07:11qui nous a accompagnés,
07:12avec qui nous avons fait
07:13les ML2D,
07:14c'est-à-dire les mesures
07:15de barrière,
07:15les mesures de sécurité,
07:16pour qu'on puisse vendre
07:18un maquis qui a 100 personnes.
07:20Comment il peut vivre ?
07:21Si on lui propose
07:2320 personnes,
07:2330 personnes,
07:25zéro n'est pas bon.
07:26Et c'est à cela
07:27que nous sommes mis ensemble
07:28et que cette grande brasserie-là,
07:30elle nous a aidés
07:32moralement,
07:33physiquement,
07:35financièrement
07:35et spirituellement.
07:37parce que si tout ça
07:39n'est pas réuni
07:40l'homme derrière,
07:42donc nous avons fait
07:43un bon chemin ensemble
07:43et ils nous ont aidés
07:45à apporter
07:46la bonne nouvelle
07:47à tous les propitaires
07:49de maquis
07:49pour créer
07:50le concept d'abord
07:51du ML2D,
07:52les mesures de sécurité.
07:54Donc nous avons parcouru
07:55toute la Côte d'Ivoire
07:56avec cette brasserie
07:57qui nous a aidés
07:58à sionner
08:00tout à Bigan.
08:01J'étais au devant
08:02avec tout ce que vous voyez là.
08:04Il n'y a pas eu d'exception.
08:06Et ça s'est bien passé.
08:08Et vous l'avez dit,
08:08ça s'est bien passé.
08:10Et aujourd'hui,
08:12on ne parle plus de Covid.
08:13On ne parle plus de Covid.
08:14Mais l'association,
08:14la plateforme
08:15est toujours là.
08:16Oui.
08:16Il y a de nouveaux objectifs.
08:18Tout à fait.
08:19Parlez-nous brièvement
08:21de ces objectifs-là.
08:22Nos objectifs,
08:24c'est...
08:24j'ai demandé à l'État,
08:25je les ai tous d'abord croisés,
08:27avec le bureau,
08:28pour parler
08:30de ce que nous appelons
08:31la modernisation.
08:33Comment quitter
08:34dans le côté informel
08:35ou être formel.
08:37C'est ça.
08:40Quand je crois
08:41à mon ministère
08:41des tutelles,
08:42je lui dis,
08:42aidez-moi
08:43à vous aider
08:43pour que tous ceux
08:45que vous voyez là
08:45qui sont les représentants
08:46de la plateforme,
08:48qui sont des hommes
08:50de la culture,
08:51de la restauration,
08:53les amener à bon port.
08:54C'est-à-dire
08:56quitter dans l'informel.
08:57C'est ça.
08:58Dans ce premier temps.
09:00Quand je crois
09:01madame la ministre
09:02de tous les ministres
09:03de l'État de Côte d'Ivoire,
09:04dans la sécurité,
09:06dans la salubrité,
09:08dans l'avancement
09:10de notre pays,
09:10notre culture.
09:11On a un seul pays
09:11sur la Côte d'Ivoire,
09:12je ne suis pas ailleurs.
09:13Je suis ici.
09:14Donc comment
09:15on peut avancer,
09:16comment on peut éduquer
09:17tous ces propriétaires-là ?
09:19C'est ça notre souci,
09:20c'est ça notre premier problème.
09:22Donc nous avons parlé.
09:23Donc nous voulons avancer
09:25dans ce système.
09:28D'accord.
09:29Alors entre-temps,
09:30vous êtes combien
09:30au sein de la plateforme ?
09:33Combien de membres ?
09:35À peu près ?
09:36Du bureau ?
09:36Ou bien des restaurateurs
09:39de Côte d'Ivoire ?
09:39Toute personne
09:40qui fait partie
09:41de la plateforme ?
09:43Tous ceux qui font partie
09:44de la plateforme ?
09:45Oui.
09:46À peu près.
09:47À peu près,
09:48si je ne me trompe pas.
09:50Nous pouvons dépasser
09:512 millions
09:52de propriétaires
09:53de maquis
09:53situés au territoire
09:54ivoirien.
09:542 millions.
09:55Mais la Côte d'Ivoire
09:56fait 62 indignes.
09:57À Yopougon,
09:58il y a plus de 10 millions
10:00et il y a plus de 10 000 maquis.
10:02C'est la plus grande commune.
10:04On vit de ça.
10:06Nous faisons plus de 15 à 17 %
10:07de notre PIB.
10:09Tu tiens ce flambeau.
10:12C'est nous,
10:12les propriétaires de maquis.
10:14Nous sommes les plus gros
10:14employeurs en Côte d'Ivoire.
10:16Et c'est nous.
10:17Tu prends un tout petit maquis
10:19à au moins 5 personnes.
10:20Du gardien
10:22aux toilettes
10:23jusqu'aux serveuses,
10:24aux hôtesses
10:25que nous appelons
10:25hôtesses aujourd'hui.
10:27Nous sommes des millions,
10:29des milliers
10:30de propriétaires de maquis.
10:31Et comment se fait
10:32l'intégration ?
10:33Aujourd'hui,
10:34je crée mon maquis.
10:36Oui.
10:36Comment j'intègre
10:37la plateforme ?
10:38Maxime,
10:39c'est ce que nous avons dit
10:39en amont.
10:40Je vais demander à l'État
10:41des Côtes d'Ivoire
10:41de nous aider
10:43pour que nous aussi
10:44on puisse les aider
10:44pour faire la sensibilisation.
10:48pour organiser
10:48notre section d'activité.
10:50Moi,
10:50il faut organiser les maçons.
10:51Ce n'est pas possible.
10:52Même les carolèques,
10:52il ne peut pas.
10:54C'est où je suis,
10:55où je fais de la restauration.
10:58Comment organiser ?
10:59Parce qu'aujourd'hui,
10:59les gens s'installent
11:00en H.
11:00Comment ?
11:01On ne sait pas
11:02de quoi nous parlons.
11:03Mais nous,
11:04nous avons demandé ça.
11:05Mais quand tu arrives,
11:06il y a d'autres choses.
11:08Donc,
11:09c'est comme ça
11:09que nous nous organisons.
11:10quand tu veux faire un maquis,
11:11on dit,
11:11viens à Yopougon.
11:12Tu n'es pas venu à Yopougon
11:13que tu veux aller
11:14t'installer à Djamé.
11:16Il y a le président d'Adjamé.
11:18Ah,
11:18j'ai trouvé un espace.
11:19Je voulais faire un maquis ici.
11:21On dit,
11:21il y a une association
11:22qui existe
11:22qu'on appelle
11:22l'association
11:23des propriétaires de maquis.
11:24Mais qui vous parle
11:25de l'association
11:26des propriétaires de maquis ?
11:27Ce sont nos autorités
11:28qui sont la mairie,
11:30qui sont la génère de mairie.
11:33C'est nous
11:33qui nous donnons
11:34la documentation.
11:34Bon,
11:35vous êtes venus.
11:35Même si tu vas à la mairie,
11:36la mairie va te dire
11:38dans le syndicat
11:39ou dans l'association nationale
11:40des propriétaires de maquis.
11:41Va là-bas,
11:41t'inscris
11:42et puis tu reviens.
11:43Quand vous allez,
11:44il y a un fichier
11:46sur lequel vous êtes mentionné.
11:48Quand on doit vous inscrire
11:48et nous,
11:49on prend la documentation
11:50pour dire à la mairie
11:51pour dire que
11:52ce monsieur l'a vu faire maquis
11:53dans quel quartier.
11:55On a vu son espace.
11:56Nous avons visité.
11:58Nous,
11:59on trouve ça bien.
12:00Alors,
12:01la mairie nous délègue
12:02quelqu'un
12:02qui vient,
12:03qui regarde avec nous
12:03pour dire bon,
12:04il peut s'installer.
12:06C'est ça que l'on appelle
12:07l'organisation,
12:08la modernisation,
12:10la sensibilisation.
12:12Quitter dans le côté informel
12:13pour être formel.
12:15Voici l'aide
12:15que nous apportons
12:16à notre État.
12:17C'est ce que nous voulons apporter.
12:18Mais nous parlons,
12:19nous parlons très fort
12:20même d'ailleurs
12:21pour qu'on nous écoute.
12:22Mais ce n'est pas écouter.
12:24Ça donne un résultat
12:25de ce que vous savez.
12:27Je vois.
12:28Mais déjà,
12:28quels sont les avantages
12:30de FEDE?
12:31Quand on est membre
12:32de la plateforme,
12:33il y a forcément
12:33des avantages.
12:34Bien sûr.
12:35Quels sont ces avantages ?
12:36Les avantages,
12:37c'est que déjà,
12:37quand tu viens
12:38à ton propriétaire
12:38de maquille,
12:39vous croisez
12:40les réseaux sociaux
12:41de la plateforme,
12:43on vous donne
12:43votre autorisation
12:43après avoir vu.
12:45D'abord,
12:45c'est un avantage.
12:46Le second avantage,
12:47c'est qu'on te permet
12:48de travailler
12:48avec toute organisation.
12:50C'est-à-dire la police,
12:51la gendarmerie,
12:52la mairie,
12:53tu payes tes taxes.
12:54Nous exigeons
12:56à ce que
12:56tout restaurateur,
12:58tout propriétaire
12:58de maquille
12:58paye ses taxes.
12:59C'est un avantage
13:00déjà pour toi.
13:00Parce que tu vas arriver
13:01à te soigner
13:01parce qu'on a une assurance
13:02pour la santé,
13:03maladie,
13:04pour nous permettre
13:04de nous soigner.
13:06Et puis,
13:06tu as la collaboration
13:07de tous tes amis
13:08et tes frères
13:08qui sont autour de toi.
13:09Voici l'avantage
13:10que tu gagnes.
13:11Et après,
13:11tu vis bien.
13:14Quand on parle
13:15d'avantages,
13:15il y a toujours
13:16des difficultés
13:17quelque part.
13:18Il y a toujours
13:18des réalités.
13:20il y a des lois,
13:23il y a le Burida,
13:24il y a eu même
13:25le côté cigarette,
13:27on parle de chicha
13:28interdite et tout
13:29en tant que ténancier
13:30ou membre de l'association.
13:31Comment vous avez vécu
13:33tous ces chamboulements-là ?
13:37Nous vivons ça difficilement.
13:39Vous avez vu que vous avez
13:40à fond de cité
13:41mais vous êtes étouffé
13:42parce que vous avez
13:43trop cité.
13:45C'est tout.
13:47C'est une grande difficulté,
13:49énorme.
13:50On ne peut pas
13:52imputer ça à quelqu'un.
13:55Tasse de jour
13:56parce que tu vois le jour
13:58et que tu travailles le jour.
14:00Tasse de nuit,
14:01tu travailles la nuit,
14:03tu dois payer.
14:03C'est-on des taxes ?
14:04Salubrité,
14:07patente,
14:09hygiène,
14:11Burida,
14:13ODP,
14:15impôts,
14:17brigade moderne,
14:20la dixième
14:20quand on vous donne
14:22avant d'avoir accès
14:24à ce qui est normal
14:25qui est
14:27autorisation
14:28des assiettes.
14:29C'est ce que je dis en amont.
14:31Je dis
14:32que quand je fais,
14:33quand tu veux faire ton restaurant
14:33ou ton maquis
14:34et que tu t'adresses
14:36au restaurateur,
14:37c'est nous que nous conduisons
14:38à la mairie pour dire
14:39qu'il va s'inscrire
14:40donc il faut l'inscrire.
14:42Quand il s'inscrit,
14:42il paye sa patente.
14:44Mais si je dois payer
14:46encore
14:48tout ce que j'ai cité,
14:49finalement,
14:49tu n'as rien.
14:51Et comment réussir
14:52à s'en sortir,
14:52à rentabiliser ?
14:53On ne s'en sort même pas.
14:55Si tu as venu jusqu'à moi
14:56pour poser toutes ces questions,
14:57c'est parce qu'on ne s'en sort pas.
14:58Si on ne s'en sortait,
14:59personne n'allait venir ici.
15:00C'est parce que réellement,
15:01on ne s'en sort pas.
15:02Il est difficile.
15:04On aime ce métier.
15:06On aime ce métier,
15:06mais nous vivons difficilement.
15:09tous ces enfants
15:09que nous employons
15:10aujourd'hui
15:10ont vu le salaire au rabais.
15:12On a vu le salaire au rabais
15:14parce qu'on ne peut pas payer.
15:15Beaucoup de maquis
15:16ont disparu.
15:16Les gens sont obligés
15:17de frauder.
15:17Mais pourquoi
15:18vous allez frauder ?
15:20La loi reste la loi.
15:21Mais qu'elle est trop.
15:22Est-il la loi ?
15:25Tout ceci,
15:25nous payons nos taxes.
15:27Tout ceci,
15:28nous payons nos impôts.
15:30Vous savez, madame,
15:31je vous dis quelque chose.
15:33Le nom que je porte
15:34Niawa Jésus,
15:35je suis l'un des premiers
15:36inventeurs
15:38du travail
15:39qu'on appelle
15:39les travailleurs indépendants
15:40à la CNPS
15:43pour que nos employés
15:44que vous voyez,
15:45nous puissons
15:45les décalés
15:46mais à raison
15:46des 1 000 francs
15:47qu'ils gagnent
15:48ou 2 000 francs
15:48qu'ils gagnent par semaine.
15:51Vous comprenez ?
15:52Parce qu'on veut quitter
15:53le côté informel.
15:56La pauvre dame
15:57qui va des arrachis
15:58du bord de la route,
15:59c'est de la restauration.
16:01On est concurrencié,
16:02mais ceux ne payent pas
16:02la patente.
16:05Le boutiquier,
16:08le boutiquier,
16:10il n'a pas
16:10les mêmes tasques que moi.
16:12Il ne pèse pas
16:12tant que des jours.
16:13Il n'écoute pas
16:15de musique dans son coin.
16:16Le burga,
16:16oh, il y a la musique.
16:18Il va piment,
16:19il va tomate,
16:20il va spaghetti,
16:21il va du riz.
16:23C'est foutu,
16:23il n'a pas la banane
16:24parce qu'il ne peut pas pider.
16:24Et vous pouvez payer
16:26à peu près
16:26combien de francs
16:28par mois
16:28ou par an ?
16:29Asseillons-nous
16:31et discutons
16:32comme vous êtes assis
16:33avec moi.
16:35Asseillons-nous
16:35et discutons.
16:36On trouvera.
16:38On trouvera.
16:39Une idée,
16:39à peu près combien ?
16:41Non,
16:42assayons-nous
16:43et discutons
16:43parce que mon idée
16:44n'est pas forcément
16:45la meilleure,
16:45mais elle est écoutable.
16:47S'il me regarde,
16:48il m'écoute,
16:48il va m'écouter.
16:50Niawa,
16:50tu as dit ça,
16:50est-ce qu'on peut
16:51faire ça comme ça ?
16:52Oui,
16:52le président,
16:52c'est bon
16:53ou monsieur le ministre,
16:54c'est bon.
16:55Vous voyez ?
16:56Sa soirée discutée
16:57est la meilleure forme,
16:59est la meilleure âme
16:59pour l'oreille,
17:01la meilleure âme
17:01pour celui qui parle
17:03pour que tu puisses
17:04nous écouter,
17:04pour qu'on puisse
17:05nous comprenons.
17:06Si nous discutons,
17:07que nous essayons,
17:08que nous discutons,
17:09nous allons trouver
17:10la solution.
17:11Mais déjà,
17:11comment rentabiliser
17:12entre-temps
17:13parce qu'il y a
17:13toutes ces taxes-là,
17:14tout ce qu'il y a
17:15à payer et tout ?
17:16Mais quelle est votre
17:17formule pour vous
17:18en sortir ?
17:18On ne s'assure pas,
17:19nous sommes en dette.
17:22Nous sommes en dette.
17:26Nous sommes en dette.
17:28Aujourd'hui,
17:29c'est les petites
17:30micro-finances.
17:31Vers qui n'ont même
17:32pas envie d'aller
17:34qui nous aident.
17:38Les petites finances.
17:41Ils voient ton dos
17:42élargés,
17:42ils voient ton maquis.
17:43Ils voient un grand maquis.
17:44Mais tu ne sais pas
17:45comment je suis arrivé là.
17:47On n'a pas tout
17:47l'argent du pays.
17:49Les Ivoiriens ne sautent plus.
17:52On a force des maquis.
17:54La raison pour laquelle
17:55le maquis existe,
17:57c'est de déstresser
18:00l'individu qui est en face.
18:01Parce que le stress
18:02fait qu'aujourd'hui,
18:03nous ne pouvons pas travailler.
18:05Le stress fait qu'aujourd'hui,
18:06on rentre dans un maquis
18:07et puis on déstresse,
18:08on est content.
18:09Donc si tous ces taxes
18:10s'ajoutent,
18:12vous voyez,
18:14vous avez eu pour habitude
18:15de dire que le client est roi,
18:17aujourd'hui,
18:17il n'y a plus de client
18:19qui est roi.
18:20Le roi,
18:20c'est le propriétaire du maquis.
18:22Ça, c'est le nouveau slogan.
18:23Parce qu'on ne peut plus
18:24te rendre heureux.
18:27D'accord.
18:27Alors, c'est votre cri de cœur,
18:29déjà un appel à lancer
18:30et tout.
18:32Et puis,
18:32voilà.
18:34Mon cri de cœur,
18:35c'est,
18:36je le lance
18:37à nos autorités.
18:38Comme je l'ai dit,
18:39patron,
18:42de la même manière
18:43que le président
18:45de la République
18:45de Côte d'Ivoire
18:45a pris son temps sur lui
18:46pour nommer quelqu'un,
18:49de la même manière
18:50que les communes,
18:53dans chaque commune,
18:55ils ont pris sur eux
18:56cette décision
18:56pour nommer
18:58un chef
18:59qui est le maire.
19:03Vous voyez?
19:06La commune, là,
19:07dedans,
19:08il y a des associations,
19:09il y a des responsables.
19:11C'est ceux-là.
19:13Leur bouche, là,
19:14vous devez écouter.
19:16Évitez qu'on ne vous parlez à côté.
19:19Il y a le président national.
19:20On dit national.
19:22Moi, je fais le tour
19:22de toute la Côte d'Ivoire
19:23pour sensibiliser.
19:26Il n'y a pas eu un sentiment.
19:30Voilà ma mère de Géhi
19:31pour ne pas dire la mère de Nyaoua.
19:32Surtout, c'est témoin.
19:34Il y en a qui ont touché
19:35les moyens.
19:36Mais ce n'était pas eux
19:37à qui on devait donner.
19:38C'est un partage.
19:41Donc, moi,
19:42je dis que c'est
19:43qu'on nous aide
19:44à aider notre pays,
19:46notre car,
19:47notre culture.
19:48Il n'y a pas plus culturel
19:49que nous.
19:51C'est nous qui créons la culture.
19:53C'est nous qui prenons
19:55notre argent,
19:56notre organisation
19:57pour que notre pays
19:58soit le plus beau.
20:00On disait avant
20:02Abidjan le plus doux au monde.
20:04C'est vrai ?
20:05C'est faux ou c'est vrai ?
20:06C'est vrai.
20:07Merci de mes répondre.
20:09Maintenant,
20:09c'est la Côte d'Ivoire sublime.
20:11Oui.
20:13Vous voyez le nouveau slogan ?
20:14Oui.
20:14Nous, on veut l'aider.
20:16Donc, c'est à nous
20:16qu'on doit écouter.
20:17Merci Nyaoua.
20:18On ne l'écoute pas d'autre.
20:19Merci Nyaoua.
20:20Josué, président
20:21de la plateforme nationale
20:23des propriétaires
20:24de Maki,
20:25bars et restaurants
20:26de Côte d'Ivoire.
20:27Et aussi,
20:28promoteur culturel,
20:30premier producteur
20:31d'artistes.
20:32L'un des premiers.
20:35Parce qu'il y a eu...
20:35Je peux citer.
20:38Ténancier de Maki,
20:40de plusieurs espaces.
20:41Plusieurs espaces.
20:42Merci.
20:43Merci beaucoup.
20:44Et puis,
20:45merci de nous avoir suivis.
20:47Entre temps,
20:49bonne suite de programmes
20:50sur CETEINFO
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