00:01Alors, vous êtes avocat comme moi, donc vous savez que tout dépend de l'interprétation qu'on en fait.
00:05En vérité, c'est une interprétation qui n'a pas été faite par des juristes,
00:10ni par des avocats, ni par des magistrats, mais ce sont les réseaux sociaux qui ont dit
00:13« puisque vous arrivez par la mer, vous ne pouvez pas être repoussé ».
00:16En vérité, ils sont arrivés par la terre, c'est-à-dire qu'ils sont arrivés de l'autre côté
00:20de l'enclave,
00:21et ils ont nagé jusqu'à Séouta.
00:25Donc, c'est parfaitement, si vous voulez, contestable.
00:27Mais le fond du problème, en vérité, n'est pas là.
00:30On a, et vous l'avez très bien dit, peut-être 10, 12 000 personnes qui sont dans une toute
00:35petite enclave
00:36où il n'y a absolument pas les capacités pour pouvoir les accueillir.
00:39Le CETI, donc, le centre d'hébergement temporaire, puisque c'est bien son nom des immigrés,
00:46a de la place pour 200 à 250 personnes ou plus.
00:50Et donc, aujourd'hui, si vous voulez, qu'ils soient arrivés par la terre ou par la mer,
00:53effectivement, la question se pose, et je pense que là, il y a une formidable méprise qui a été organisée,
00:57par les réseaux sociaux, sans doute alimentés par des organisations de passeurs,
01:03peut-être aussi avec la complicité, à tout le moins par l'absence d'intervention du gouvernement marocain,
01:10ont prêté à confusion.
01:11Mais en vérité, je pense que ces pauvres gens qui sont à Séouta aujourd'hui,
01:14d'abord, ne lisent certainement pas les arrêts du tribunal suprême espagnol,
01:18ne comprennent pour la plupart d'entre eux pas l'espagnol,
01:21et sont venus puisqu'on aura dit de venir.
01:24Donc, en fait, cet argumentaire juridique, si vous voulez, à mon sens,
01:27ne tient pas et n'est pas la raison pour laquelle ils sont là.
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