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Les avocats de Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, ont annoncé, ce samedi 8 août dans un communiqué adressé à BFMTV, que le patron du parti Renaissance avait porté plainte pour ingérence étrangère russe.
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00:00On vous en parlait donc cette semaine, les soupçons d'ingérence russe qui s'invitent une nouvelle fois dans la
00:05politique française.
00:05Cette fois, c'est Gabriel Attal qui porte plainte.
00:07Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle affirme avoir été visé par une opération de désinformation, selon ses avocats.
00:15À quelques mois de la présidentielle, cette affaire pose forcément plusieurs questions.
00:19Jusqu'où la Russie cherche-t-elle à peser sur le débat politique française ?
00:23On va en débattre justement dans un instant, mais d'abord je vous propose d'écouter Gabriel Attal
00:26qui était sur notre antenne il y a quelques jours et qui expliquait qu'il s'attendait à ce genre
00:31de situation.
00:33Ce n'est pas une surprise pour moi. On s'y attendait.
00:36On a fait un audit de sécurité au sein de mes équipes.
00:38On a complètement changé nos processus.
00:41On a changé de messagerie interne.
00:43On a pris des mesures pour se protéger.
00:45Mais enfin, on sait qu'il va y avoir ce type d'opération de déstabilisation tout au long de la
00:49campagne.
00:50Parce qu'encore une fois, il s'agit tout simplement de permettre aux Français de savoir que leur voix,
00:55ça sera une voix pour l'élection.
00:57Et que si jamais il y a de l'ingérence, leur voix vaudra moins parce que c'est d'autres
01:00qui décideront à leur place.
01:01Et c'est ça qu'il faut empêcher.
01:03Cette plainte de Gabriel Attal qui fait suite à une première série d'ingérences russes
01:07visant plusieurs personnalités politiques françaises à l'approche, donc je vous le disais, de la présidentielle.
01:11On va justement faire le point avec Fanny Vekscheder.
01:14Fanny, les dernières opérations visent donc directement le candidat à la présidentielle
01:19et le secrétaire général du parti Renaissance.
01:25– Bonjour. – Bonjour Fanny.
01:27– Alors l'effet qui a été confirmé par les avocats de Gabriel Attal,
01:32il concerne cette nouvelle campagne de désinformation des services de l'État
01:35qui évoque notamment une opération d'ingérence jeudi, il y a à peine deux jours,
01:40et un précédent signalement la veille, le 5 août, pour une ingérence numérique provenant de Russie.
01:46Une opération, vous allez voir, dénommée Sirius Siloc, anciennement Matryoshka,
01:51imputée à un réseau piloté directement par le gouvernement russe.
01:55Alors il s'agit de deux types de contenus, on aurait dû le voir, il y avait une dizaine de
02:00fausses unes de presse
02:01avec des titres bien connus comme Libération Le Monde, RFI, BFM TV, Ouest France,
02:06ou encore France 24 avec des informations erronées.
02:10Alors on aura des problèmes techniques pour vous informer là-dessus.
02:13Des tweets également erronés ont été diffusés, des messages de désinformation
02:17qui portent notamment sur l'orientation sexuelle présumée du candidat,
02:22ou encore sur sa haine supposée des femmes, notamment musulmanes.
02:27Il serait l'héritier également, disent-ils, d'un empire de la drogue.
02:30Son père serait mort d'une overdose.
02:32Voilà autant de fausses informations grotesques et grossières qui ont été publiées.
02:37Il serait atteint de la maladie de Parkinson également.
02:39Il y a deux jours, Gabriel Attal avait sur X fustigé également Marion Maréchal
02:45qui avait soutenu que cette actualité autour de Gabriel Attal,
02:50il en profitait pour dénigrer sa tante, candidate à la présidentielle, Marine Le Pen,
02:56pour, dit-elle, être accusée d'en être la principale bénéficiaire par Gabriel Attal,
03:03ce qu'il a démenti sur les réseaux sociaux.
03:05Merci beaucoup Fanny, on verra un peu plus tard effectivement ces différentes unes,
03:10accusées donc de fausses informations et d'ingérences.
03:12On continue justement d'en parler avec nos différents invités.
03:15Aurore Malval, grand reporter au service politique de Marianne, bonjour, merci d'être avec nous.
03:19Carlos Martins-Bilango, député La France Insoumise du Val d'Oise.
03:22Et puis par visioconférence, Patrick Martin-Genier, spécialiste des questions européennes
03:27et enseignant à Sciences Po.
03:29Et Jade Zahab, porte-parole et secrétaire national de Renaissance.
03:32D'abord pour vous, la première question, Jade Zahab.
03:36Gabriel Attal a eu raison de porter plainte, c'est ce qu'il fallait faire ?
03:40Écoutez, bonjour à tous.
03:41C'est la deuxième tentative d'ingérence en deux jours, depuis le 4 août et le 6 août en réalité.
03:46Si nous avons fait le choix de faire ce signalement au procureur de la République,
03:49c'est parce que c'est un phénomène qui désormais est répété et qui vise Gabriel Attal.
03:54Pourquoi nous faisons ce signalement ?
03:55Bien au-delà de la personne de Gabriel Attal ou de ses idées,
03:58ce qui est vidé, c'est la capacité de la démocratie française à fonctionner régulièrement
04:02et à ne pas être influencée, à ce que le scrutin l'année prochaine ne soit pas influencé
04:06par une puissance, en l'occurrence la Russie, qui maintenant, c'est très clair,
04:10a un agenda politique en France.
04:12Je vous mets au défi, toutes et tous, tous ceux qui nous regardent,
04:14de trouver une seule déclaration ambiguë de Gabriel Attal concernant son soutien à l'Ukraine.
04:19Gabriel Attal, il est président du groupe d'amitié France-Ukraine à l'Assemblée nationale.
04:24Il est, je crois, l'un des dirigeants, si ce n'est le dirigeant,
04:27qui s'est le plus souvent rendu en Ukraine depuis que la Russie a envahi ce pays.
04:33Et donc, en réalité, c'est très clair désormais, la Russie a un voix en Gabriel Attal,
04:39peut-être un ennemi, peut-être en tout cas quelqu'un qui pourrait déranger son agenda politique.
04:43Et donc, c'est la raison pour laquelle nous avons fait ce choix de signaler ces faits
04:47au procureur de la République, parce que ce sont les deuxièmes faits en deux jours.
04:51Et donc, c'est un enjeu démocratique qui concerne tous les Français, pour qui qu'ils votent d'ailleurs.
04:56Oui, justement, Oral Malval, il y a Gabriel Attal, on en parlait à l'instant,
04:59mais il y a d'autres candidats à l'élection présidentielle qui ont été visés un peu plus tôt.
05:03C'est le cas de Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe.
05:06À chaque fois, à des candidats à l'élection présidentielle,
05:09pourquoi en ce moment ces ingérences se sont multipliées ?
05:12Alors, il faut replacer peut-être dans le contexte, je dirais, de cette pré-campagne présidentielle.
05:18Pour l'instant, ce sont effectivement des ingérences, une communication, en tout cas une désinformation,
05:24qui paraît quand même assez invraisemblable et à très faible retentissement.
05:29Mais encore une fois, c'est pour l'instant.
05:31Donc, on voit qu'il y a ce désir, je dirais, à la fois global.
05:34D'ailleurs, les candidats de nombreux partis ont dénoncé des ingérences.
05:39D'ailleurs, certains parlent aussi de la Chine et des États-Unis.
05:43Et effectivement, il y a aussi le gouvernement qui avait alerté là-dessus,
05:46qui avait invité justement les représentants des différents partis politiques.
05:50En juin dernier, un projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 22 juillet dernier
05:55et il va être discuté à la rentrée.
05:57Donc, on voit bien que la question de l'ingérence, elle va être assez, en tout cas assez prédominante,
06:01mais même en termes de communication dans cette campagne électorale.
06:05D'ailleurs, Gabriel Attal, effectivement, n'a jamais eu de position ambiguë, évidemment, par rapport à l'Ukraine,
06:10mais il lui avait été reproché dernièrement de ne pas avoir,
06:14notamment lors d'une interview qu'il avait donnée au JDD,
06:16de ne pas avoir évoqué le cas de Ksenia Fedorova,
06:19donc cette propagandiste russe qui est visée par une mesure d'expulsion.
06:23Et donc, là, c'est aussi l'occasion, je dirais, en communiquant autour de ces ingérences,
06:28eh bien, pour Gabriel Attal, de réaffirmer qu'il est visé par la Russie pour son soutien à l'Ukraine
06:32et qu'il n'y a aucune ambiguïté sur ce sujet.
06:34Patrick Martin-Jeunier, quel est l'objectif, finalement, de Moscou dans cette stratégie ?
06:40Déstabiliser, d'une certaine manière, le débat présidentiel, cette campagne qui ne fait que débuter ?
06:45Oui, bien sûr, il s'agit de déstabiliser, en fait, la démocratie, la démocratie française,
06:50mais au-delà de la démocratie française, c'est toute l'Europe.
06:53Le chancelier de Mers en Allemagne lui-même est visé par des mesures de désinformation,
06:59une propagande russe qui veut détruire l'ordre démocratique.
07:03C'est, effectivement, nuire aux intérêts fondamentaux de la nation.
07:08De la même façon, c'est le même fondement que celui qui a servi à l'expulsion de Ksenia Fedorova
07:13l'après des propagandistes russes du Kremlin.
07:16Donc, oui, l'objectif, c'est de déstabiliser.
07:18Et vous savez, lorsqu'il y a une élection, c'est très important.
07:20L'objectif, c'est de savoir, on l'a bien vu en Roumanie, est-ce que le scrutin est sincère
07:27?
07:27De la propagande, de la désinformation peut entacher la sincérité d'un scrutin.
07:33Et le scrutin présidentiel, c'est quand même le scrutin phare en France, élection présidentielle.
07:38Même si je pense personnellement que les électeurs, les électrices sont assez grands
07:41pour savoir pour qui ils vont voter, il faut en effet être extrêmement ferme
07:46sur cette tentative de déstabilisation, de façon à ce qu'on ne vienne pas reprocher ce scrutin.
07:52Alors, je voudrais dire une chose, parce que vous savez, les électeurs, c'est quand même des gens,
07:55ils sont conscients, mais ils sont fragiles également.
07:57Même moi, lorsque je vois un micro de BFM TV quelque part, lorsque je vois Libération,
08:03j'ai tendance à croire que ce sont des journalistes de BFM TV ou de Libération.
08:08Et en réalité, c'est un montage éhonté qui vise à faire une propagande.
08:11Donc, il faut l'arrêter tout de suite.
08:13Il faut faire preuve d'une grande fermeté sur ce point.
08:15Alors justement, Patrick Martin-Genier le disait à l'instant, il faut faire preuve d'une grande fermeté.
08:20Jean-Luc Mélenchon lui appelle les responsables politiques à s'unir pour lutter
08:23contre ces différentes campagnes de désinformation.
08:25Il faut s'unir pour lutter contre ça, parce que ça risque de se multiplier
08:29en pleine campagne présidentielle.
08:31Bien entendu, et ce n'est pas nouveau.
08:33Les gérants étrangers, on en avait déjà relevé en 2022,
08:35mais malheureusement, M. Attal était en exécutif pendant plus de dix ans,
08:39et même après 2022, mais ils n'ont rien fait.
08:42Et c'est un véritable problème, parce que l'ingérence étrangère,
08:45il ne faut pas les personnifier sur un ou deux ou trois candidats du bloc central.
08:48Elles sont assez générales, et lors des dernières élections, même municipales,
08:51c'était le cas à Toulouse avec François-Picmal,
08:53à Marseille avec Sébastien Delogu, et à Roubaix avec David Guéraud.
08:57Et aussi, il faut l'évoquer, après avoir critiqué la COP 28 en 2023,
09:04j'ai subi une ingérence étrangère.
09:05des Émirats Arabes Unis, et Traquefin a été infiltré,
09:12et c'est grâce à l'enquête de l'informé de la journaliste Aline Robert
09:15qui a pu révéler ces éléments-là.
09:18Mais quand tous ces épisodes passent, et qu'il n'y a pas d'action du gouvernement,
09:23il ne faut pas attendre uniquement l'élection présidentielle,
09:25qui est à huit mois, et ensuite les montages qui ont été ressortis,
09:28pour M. Guixman, c'est un montage de Blast, qui est assez grotesque,
09:33et vraiment, on peut identifier que c'est assez faux.
09:37Il faut que l'ensemble des parlementaires, des groupes politiques, puissent s'unir.
09:41Une réunion a eu lieu en juin dernier.
09:45M. Bompard a formulé différentes propositions
09:49pour renforcer les instances qui sont déjà présentes,
09:52ou pour en créer des nouvelles, et pour donner aussi des moyens aux juges des référés.
09:55Parce que quand on a une élection, c'est souvent entre deux tours,
09:58à la veille de la fin de la propagande électorale,
10:00qu'il y a des annonces qui arrivent comme ça et qui peuvent déstabiliser.
10:03À huit mois d'une élection, c'est assez large.
10:06On a le temps de pouvoir démentir, de supprimer et de retirer,
10:09et de se préparer pour les élections à venir.
10:11Après, on a eu l'exemple avec les pays européens.
10:13Ça a été dit en Roumanie et dans d'autres pays, même en Angleterre,
10:16avec les ingérences aussi, il faut le rappeler,
10:17elles ne sont pas que russes, les États-Unis, d'Israël,
10:21et même l'ambassadeur d'Israël, dernièrement, a pris la parole
10:25pour dire qu'il ne souhaitait pas avoir Jean-Luc Mélenchon
10:27comme président de la République, et ça, c'est une ingérence étrangère.
10:29Et malheureusement, il n'y a pas eu un seul mot
10:32du ministère des Affaires étrangères français.
10:33Et ça, c'est regrettable.
10:35Et on en parlera de ces autres pays soupçonnés d'ingérence.
10:38Mais d'abord, Jad Zab, je voulais vous faire réagir
10:39sur ce que vient de dire Carlos Martens-Belango.
10:43Le gouvernement n'a rien fait.
10:45On n'a pas assez anticipé ce genre de situation,
10:48ces campagnes de désinformation.
10:50– Écoutez, je crois que le sujet est trop grave
10:52pour faire de la politique politicienne.
10:53Lorsque Gabriel Attal était Premier ministre,
10:55il a travaillé, entre autres choses, au renforcement du Viginum,
10:58qui permet justement de surveiller l'ensemble des tentatives d'ingérence.
11:01C'était le contexte des Jeux olympiques.
11:03Et donc, un travail extrêmement important avait été mené
11:05dans le cadre, justement, puisque les Jeux olympiques,
11:08comme événement à rayonnement mondial,
11:10étaient l'objet de la cible d'ingérence étrangère.
11:13Maintenant, le gouvernement a prévu un projet de loi
11:15dans les prochaines semaines.
11:17Et donc, nous serons, avec Gabriel Attal
11:19et avec les députés Renaissance, en soutien de ce texte.
11:21Mais permettez-moi de réagir à ce qui était dit
11:23ces dernières secondes en plateau.
11:25Ce qui a échoué en 2026 à quelques milliers de vues,
11:29en l'occurrence les ingérences dont on parle,
11:31pourrait, si on ne fait rien, en 2027,
11:33faire des millions de vues.
11:35Et donc, des millions de personnes
11:36qui seraient ciblées par une désinformation.
11:38L'enjeu pour nous est d'alerter les citoyennes
11:40et les citoyens sur le fait
11:42qu'il y a une puissance étrangère aujourd'hui,
11:44en l'occurrence la Russie, dont les intentions sont très claires.
11:47La Russie de Poutine veut voler l'élection présidentielle
11:50aux Françaises et aux Français.
11:51Et c'est la raison pour laquelle nous faisons le choix
11:52d'alerter les citoyens sur cette question.
11:55Notre objectif est que les Françaises et les Français
11:57choisissent en toute liberté.
11:59Ils ont le droit, et c'est heureux,
12:01nous sommes une démocratie,
12:02et nous y sommes attagés,
12:03de voter pour qui ils le souhaitent.
12:04En revanche, ils doivent pouvoir le faire
12:05sur la base d'informations,
12:08qu'ils soient des informations réelles,
12:09qu'ils ne soient pas manipulés par une puissance étrangère.
12:11Et donc, tout l'enjeu aujourd'hui,
12:13c'est que nous soyons toutes et tous,
12:16tous les dirigeants politiques,
12:17toute la classe politique,
12:18doit être unanime pour condamner
12:20ces tentatives d'ingérence étrangère,
12:21parce qu'en réalité, une seule voie
12:23qui serait volée ou manipulée l'année prochaine,
12:26ce serait la souveraineté, l'indépendance,
12:28la capacité du peuple français
12:29à choisir son avenir qui serait touché.
12:31Et donc, ce serait particulièrement grave.
12:33C'est la raison pour laquelle nous avons fait
12:35un signalement au procureur de la République,
12:37en ce qui concerne Gabriel Attal,
12:38puisqu'en deux jours, il fait l'objet
12:40de deux tentatives au moins d'ingérence
12:43de la part de la Russie, de Vladimir Poutine.
12:45Et donc, l'enjeu, et j'entends
12:46le député de la France insoumise dans le plateau
12:48alerter, j'espère que l'ensemble
12:50de la classe politique,
12:51l'ensemble de la classe politique,
12:53quels que soient nos désaccords,
12:54est unanime pour condamner
12:56toutes les ingérences, d'où qu'elles viennent,
12:58et contre tous les dirigeants politiques
13:00de tous bords, parce qu'en réalité,
13:01c'est bien la souveraineté du peuple français
13:03qui est attaquée quand la Russie
13:05fait une ingérence contre Gabriel Attal
13:06ou contre d'autres.
13:08Aurore Malval, il faut s'unir,
13:10parce qu'à huit mois de l'élection présidentielle,
13:13il va falloir s'attendre à la multiplication
13:15de ce genre d'ingérence,
13:17de ce mode opératoire.
13:18Oui, et puis peut-être même d'autres formes
13:21dont on n'a pas encore connaissance,
13:23parce que c'est vrai que, d'ailleurs,
13:24ce qui est intéressant, c'est que Viginum,
13:26justement, qui détecte régulièrement
13:29ce genre d'attaques,
13:30et bien généralement...
13:30Qui alerte justement de...
13:31Qui alerte les candidats très régulièrement.
13:36Et en fait, elle demande souvent, d'ailleurs,
13:38aux candidats de ne pas en faire publicité
13:40pour ne pas donner, en fait,
13:41plus de visibilité
13:43et de ne pas communiquer sur ses contenus.
13:45Donc, ce qui est intéressant,
13:46c'est que là, voilà,
13:47on est un peu dans une pré-campagne.
13:48Je pense que chaque candidat,
13:49même si certains s'en défendent,
13:51fait aussi un petit peu
13:52de politique politicienne autour de cela
13:54en disant, eh bien, voilà,
13:55si moi je suis visé,
13:57c'est aussi pour mes positions
13:58et ces attaques bénéficient
14:00à d'autres candidats.
14:01D'ailleurs, ça a été le cas
14:02de Gabriel Attal
14:03qui a directement ciblé l'ERN,
14:05en tout cas en disant
14:05que le Rassemblement national
14:07allait, eh bien,
14:08être le bénéficiaire, entre guillemets,
14:09de ces tentatives d'ingérence.
14:11Donc, on voit quand même
14:12qu'au-delà, je dirais,
14:15de l'unité nationale
14:16et de l'entente
14:17qui est demandée aux différents partis
14:18pour se mettre autour de la table
14:20et consolider le dispositif
14:22de répression de ces attaques,
14:24eh bien, il y a aussi
14:25des questions politiques
14:25qui ne vont pas manquer
14:26de faire jour pendant la campagne.
14:27Alors justement, vous en parliez,
14:28c'est la défense de Gabriel Attal
14:29qui explique que justement
14:30ces ingérences russes
14:32visent à favoriser
14:34une candidate en particulier,
14:35Marine Le Pen.
14:36C'était ce qu'il nous disait
14:37à notre antenne il y a deux jours.
14:38Écoutez-le.
14:39J'ai vu quand j'étais Premier ministre
14:41au moment des élections européennes
14:42que pendant la campagne
14:44des Européennes,
14:45le régime du Kremlin
14:46est intervenu
14:47contre certains candidats,
14:48mais aussi pour soutenir
14:50certains candidats,
14:51notamment le Rassemblement national.
14:52Et donc, je m'attends
14:53à ce que le régime du Kremlin
14:55continue les opérations
14:56d'ingérence contre
14:58des candidats comme moi,
14:59mais aussi pour soutenir
15:00Marine Le Pen
15:01puisque le Rassemblement national
15:02a toujours été
15:03en soutien de la Russie,
15:04notamment face à l'Ukraine.
15:06Patrick Martin-Jeunier,
15:07vous êtes toujours avec nous.
15:08Est-ce que ces opérations,
15:09effectivement,
15:10elles visent à affaiblir
15:11certains candidats,
15:13en favoriser d'autres
15:15plutôt proches de la Russie,
15:17plutôt favorables,
15:18en tout cas,
15:18à l'égard de Moscou ?
15:19Écoutez, c'est une évidence.
15:22Le Kremlin favorise
15:23tous les candidats
15:24d'extrême droite,
15:25j'allais dire
15:25les extrêmes droites
15:26françaises et européennes
15:28qui, effectivement,
15:30commencent à dire
15:31qu'il ne faut plus
15:31aider l'Ukraine.
15:32Donc, il y a des divisions.
15:34Le Kremlin, d'abord,
15:36déteste les valeurs occidentales,
15:38les valeurs démocratiques,
15:39les valeurs telles
15:41que nous les avons
15:41sur le plan de la société.
15:43Donc, ils veulent,
15:44effectivement,
15:45favoriser tous ces candidats.
15:47On le voit,
15:48Mme Le Pen,
15:49Vox,
15:50l'extrême droite en Espagne
15:51qui va profiter
15:52de la crise humanitaire
15:53à Ceuta
15:54et également Alice Weidel
15:56qui est la chef de l'AFD,
15:57le parti d'extrême droite allemand.
15:59Je rappellerai,
16:00regardez ce qui se passe
16:01en Allemagne aussi,
16:02l'éclairage européen
16:03est intéressant.
16:04Alice Weidel,
16:05la chef de l'AFD
16:05extrême droite
16:06est en tête
16:07de tous les sondages
16:08aujourd'hui
16:08dans beaucoup de régions.
16:10Il va y avoir
16:10des élections régionales
16:11en Allemagne.
16:12Donc, effectivement,
16:13c'est important.
16:14Ceci dit,
16:15il ne faut pas s'affoler
16:16parce que ce n'est pas
16:17parce qu'il y a
16:18des tentatives d'ingérence
16:19que cela va nécessairement
16:21avoir un impact
16:22sur le scrutin.
16:23Je rappellerai
16:24que si le Conseil constitutionnel
16:26devait se pencher
16:27sur la question,
16:28un scrutin ne peut être annulé
16:30que si sa sincérité
16:31a été altérée.
16:32En d'autres termes,
16:33il faudrait vraiment
16:34des ingérences répétées
16:36pour que cela
16:36ait une incidence
16:37sur le scrutin présidentiel.
16:39C'est très important.
16:40Il faudra y veiller.
16:41Mais attention,
16:42il n'y a pas
16:42que des ingérences russes.
16:44Cela a été dit
16:45en plateau.
16:46Regardez cette ingérence
16:47éhontée de la barre
16:48d'Elon Musk,
16:50de G.D. Vance,
16:51le vice-président américain
16:52qui n'en est pas
16:53à sa première
16:54depuis l'année dernière.
16:55Il demande à l'ensemble
16:56des électeurs
16:58en Allemagne
16:58et ailleurs
16:59de voter
17:00l'extrême droite allemande
17:01et de voter
17:02Marine Le Pen
17:03en France.
17:04Donc, il y a
17:04des ingérences multiples
17:05et en effet,
17:06il faut être extrêmement prudent.
17:07Mais attention,
17:08ce n'est pas pour cela
17:09que cela va altérer
17:11le scrutin,
17:12la sincérité du scrutin.
17:13Mais le débat,
17:14il est présent.
17:15il faut être extrêmement
17:15attentif.
17:17Alors justement,
17:17Carlos Bilingo,
17:19Patrick Martin-Jeunier
17:20le disait à l'instant,
17:21il n'y a pas seulement
17:21les ingérences russes,
17:22il y a d'autres pays
17:23qui sont soupçonnés
17:24d'avoir ces modes
17:27opératoires
17:27pour influer
17:28en tout cas
17:28d'une certaine manière
17:29dans l'élection présidentielle.
17:31Est-ce que vous craignez
17:31cette campagne
17:33qu'elle se fasse
17:35en lueur,
17:36en tout cas,
17:37dans l'ombre
17:38de ces différentes ingérences ?
17:39Oui, bien entendu.
17:40Après,
17:41ça va être
17:42aux médias français
17:43de ne pas reprendre.
17:44Parce que c'est ça,
17:45le flux,
17:45quand on a un flux
17:46de fausses informations,
17:47dès qu'il y a reprise
17:48et diffusion massive,
17:49ça peut créer
17:50une insincérité
17:51selon les électeurs
17:52et électrices
17:52de notre pays.
17:53Alors,
17:54il a été dit,
17:55c'est les États-Unis,
17:56Elon Musk,
17:57l'international d'extrême droite,
17:58qui va à chaque fois
17:59avantager des candidats
18:00qu'il soutienne.
18:01On l'a vu en Europe,
18:02on l'a vu en Colombie
18:04récemment
18:04avec le nouveau président
18:05qui a été élu.
18:06Et il va nous falloir,
18:07nous,
18:09de l'intelligence,
18:10on va dire,
18:10et aussi des moyens
18:12pour la police judiciaire
18:13pour pouvoir directement
18:15interpeller les plateformes
18:16et pouvoir retirer
18:18les contenus
18:18qui sont illicites,
18:19illégaux
18:20ou les contenus
18:20qui sont faux.
18:22Mais,
18:23franchement,
18:23il faut sortir
18:24de la personification
18:25du sujet.
18:26Parce que Gabriel Attal,
18:27en se plaçant en disant
18:28je suis attaqué
18:28parce que je suis le seul,
18:30le meilleur
18:30qui défend l'Ukraine,
18:32ce n'est pas vrai,
18:32c'est l'ensemble du pays
18:34qui est attaqué
18:34et c'est chaque élection,
18:36ce n'est pas uniquement
18:36les élections présidentielles,
18:38c'est l'ensemble
18:39des scrutins,
18:40les initiatives
18:40qui arriveront juste après,
18:42c'est aussi les municipales
18:43qui sont passées
18:43et l'ensemble
18:44de notre pays
18:45qui est attaqué.
18:46Jad Zahab,
18:47on le disait,
18:48on a commencé
18:49à l'émission
18:50en expliquant
18:51que Gabriel Attal
18:51avait décidé
18:52de porter plainte.
18:53Qu'est-ce qu'on peut
18:54attendre justement
18:54de cette plainte ?
18:57Écoutez,
18:58l'objectif,
18:58c'est d'essayer
18:59d'objectiver
19:00la réalité
19:01de ces ingérences.
19:02Elles ont été signalées
19:03et donc,
19:03si vous voulez,
19:04nous,
19:04l'objet de cette plainte,
19:06de cette transmission
19:06au procureur de la République,
19:08c'était dit à l'instant,
19:09ce sont désormais
19:10des ingérences répétées
19:11en deux jours,
19:13le 4 août
19:13puis le 6 août.
19:14Donc,
19:14notre volonté
19:15est de transmettre
19:16aux autorités compétentes
19:18ces éléments
19:19dans l'objectif aussi
19:20de permettre
19:20que les Françaises
19:21et les Français
19:22soient informés.
19:23J'entendais
19:23et j'entends beaucoup
19:24la petite musique montée
19:25selon laquelle
19:26nous ferions
19:26de la communication.
19:27Enfin, pardon,
19:28mais quoi de plus direct,
19:30quoi de plus souverain
19:31que le vote
19:32des Françaises
19:33et des Français
19:33qui seraient attaqués ?
19:35Les Françaises
19:35et les Français,
19:36le pays tout tenté
19:37doit savoir
19:37qu'il est une cible
19:38et en l'occurrence,
19:39il est une cible
19:39de la Russie,
19:40de Poutine
19:41parce que nous défendons
19:42l'Union européenne,
19:43nous défendons l'Ukraine,
19:44Gabriel Attal et d'autres.
19:45Mais pardonnez-moi
19:45de dire que force est
19:47de constater que c'est
19:47seulement aujourd'hui
19:48certains dirigeants politiques
19:50qui sont attaqués,
19:50ceux qui ont un engagement
19:51européen extrêmement important,
19:53ceux qui ont toujours
19:54soutenu l'Ukraine,
19:55qui se sont rendus
19:56de très nombreuses fois
19:57en Ukraine.
19:57Donc la réalité,
19:58c'est que la Russie
19:59de Poutine,
19:59elle a un agenda politique,
20:01que cet agenda politique
20:02désormais,
20:03il est très clair,
20:03volé,
20:04confisqué,
20:05possé l'élection présidentielle
20:07de 2027.
20:07Et donc cette plainte
20:09au procureur de la République,
20:10elle intervient dans ce contexte,
20:12deux ingérences en deux jours.
20:13Et donc l'objectif,
20:14c'est vraiment que nous ayons
20:15un débat démocratique
20:16qui soit apaisé et sincère.
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