00:00Il n'y a plus rien. Tout allait tellement vite. On était évacués, on pensait que ça allait pour les
00:06fumer.
00:07On a pris deux, trois petites choses avec nous en voiture et puis à notre tour, on vient d'arriver,
00:14on découvre qu'il n'y a plus rien.
00:16Il n'y a plus de maison, il n'y a plus de jardin, il n'y a plus rien.
00:20Tout est parti en fumée.
00:21Vous êtes arrivé aujourd'hui chez vous ?
00:23On vient d'arriver il y a une demi-heure.
00:25Est-ce que vous aviez eu des nouvelles de votre domicile avant ?
00:28Non, non.
00:30Vous avez découvert aujourd'hui que votre domicile avait été détruit ?
00:33J'ai vu quelques images sur les chaînes d'info, mais on n'a pas vu exactement les dégâts causés
00:39par l'incendie.
00:40Vous avez des enfants, on les a vus devant la maison. Est-ce que vous avez une solution de logement,
00:45Marius ?
00:46Pour l'instant, je n'ai aucune solution. Non, je n'ai rien.
00:50Vous logez en ce moment ?
00:51Pour l'instant, j'ai été chez un ami à Blaille. Mais après, on va voir ce qu'on peut
00:58faire pour la rentrée scolaire, qui est bientôt dans un mois.
01:03Qu'est-ce qu'on ressent dans ce genre de situation ?
01:05Quand on comprend, vous êtes quand même resté douze jours, douze jours loin de votre commune.
01:10Je vous arrive aujourd'hui. Cette période difficile, malheureusement pour vous, elle continue.
01:17Comment vous vous sentez ?
01:18Tristesse, colère parfois. Pourquoi c'est arrivé ? Pourquoi ce désastre ? Pourquoi autant de maisons ?
01:26Il y a des questions qu'on se pose, évidemment.
01:31Et puis, oui, petit stress parce que c'est un petit camp de paradis qui s'est transformé en offert.
01:43On l'a vu sur la commune aussi. Il y a eu une grande solidarité de la part des habitants,
01:47des bénévoles. Est-ce qu'on a pu vous aider ?
01:50Pour l'instant, comme je vous ai dit, je viens juste d'arriver il y a une demi-heure.
01:54J'étais absent pendant douze jours. C'était impossible que je puisse rentrer au village pendant les douze jours.
02:00Aujourd'hui, ils ont fait l'ouverture des routes. Je suis rentré pour constater.
02:07Je pensais qu'il y aurait des choses à récupérer, des choses importantes qu'on avait laissées.
02:12Mais malheureusement, il n'y a plus rien.
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