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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, il s'intéresse à la responsabilité d'Emmanuel Macron dans le manque de moyens pour lutter contre les incendies.

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Transcription
00:00Gabriel Cluzel est toujours avec nous, Bertrand Cavalier, David Anotel, membre de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France,
00:06François Pirard, directeur de l'Observatoire Hexagone, et on va aller sur les moyens.
00:10Qu'est-ce qui a été fait ? Qu'est-ce qui a manqué ces dernières années ?
00:14Alexandre Devecchio, bien sûr, éditorialiste.
00:16Allons sur le terrain politique à présent, puisque hier Emmanuel Macron s'est rendu en Gironde,
00:23il est monté en quelque sorte en première ligne, alors que ce feu dit complexe,
00:29présenté comme un méga-feu par les médias, je dis feu complexe parce que vous, les sapeurs-pompiers,
00:36vous n'aimez pas le terme de méga-feu, c'est Éric Brocardi qui me l'a dit, ça ne
00:39veut rien dire, méga-feu.
00:40On estime que malheureusement il y a encore des étapes à franchir avant d'utiliser cette terminologie,
00:45et on est plutôt sur le cran juste inférieur.
00:48C'est pour ça que je n'utiliserai pas ce terme-là, et je vous fais entièrement confiance.
00:52Au-delà de, je n'ai jamais compris, méga-feu, ultra-feu, vous parlez d'un feu complexe,
00:57parce que, d'ailleurs, comment vous le définissez ?
01:01Parce qu'il impacte énormément de composantes, il y a le foyer en lui-même et son intensité,
01:05mais il y a également les impacts sur la vie économique, touristique,
01:08il y a sa durabilité et sa persistance dans le temps,
01:12donc c'est l'ensemble de ces éléments qui en font un feu plus difficile à combattre,
01:16avec des moyens massifs qu'il faut mettre en œuvre,
01:19des moyens aériens importants.
01:22Donc voilà, c'est toutes ces composantes qui en font un feu complexe.
01:24C'est intéressant le vocabulaire.
01:26Bien sûr, c'est la mauve langue.
01:28C'est le vocabulaire politique, le méga-feu.
01:30Si on affronte un méga-feu, ça veut dire que cette situation...
01:32On est méga-puissant, il n'y a pas de méga-feuille.
01:35Voilà, c'est qu'on n'a pas de feuille,
01:36et que la situation est tellement exceptionnelle
01:39qu'il n'y a pas de retour d'expérience, comme ils disent, à faire.
01:44Le retour d'expérience, c'est le fameux réflexe.
01:46Donc, le vocabulaire est très important.
01:48En fait, ce n'est pas un méga-feu, effectivement.
01:49C'est un feu complexe, dramatique, tragique,
01:51mais on devrait avoir les moyens d'y faire face,
01:54et les pompiers ne devraient pas mourir comme on l'a vu.
01:58Dans chaque crise, depuis dix ans, vous avez les mêmes composantes.
02:03C'est-à-dire, vous avez une neuve langue
02:05qui est à des années-lumière de ce que vivent les gens sur le terrain.
02:09Lorsque vous entendez les plus hauts responsables,
02:11vous ne comprenez rien.
02:13Lorsque vous avez les gens de terrain qui vous parlent,
02:15vous comprenez tout.
02:16Ce décalage-là est saisissant.
02:17Il y a l'irresponsabilité politique, c'est de la faute de personne.
02:21Ceux qui pilotent.
02:22Ce n'est pas nous, on a investi,
02:24il n'y a rien qui a été fait de mal.
02:26Et puis donc, dans cette irresponsabilité,
02:28ce n'est pas le moment.
02:29Oui, c'est l'injonction de se taire.
02:31L'injonction, ce n'est pas le moment.
02:32C'est indécent.
02:33Ce n'est pas le moment de parler.
02:34Ce n'est pas le moment de parler de ces sujets-là.
02:37Ce n'est pas le moment de se poser les bonnes questions.
02:39Ce n'est pas le moment de se dire
02:40mais comment se fait-il, par exemple,
02:42que les pompiers n'aient pas à disposition
02:45des moyens aériens nocturnes ?
02:48Regardez cette séquence.
02:50Elle veut tout dire, cette séquence.
02:51Et le rôle, par exemple, des journalistes,
02:54c'est là aussi de mettre en avant
02:56des éléments,
02:57non pas les éléments de langage de l'Elysée,
02:59mais les éléments qui se sont produits hier.
03:02Hier, vous avez Emmanuel Macron
03:04qui va en Gironde.
03:05Il se rend au fameux PC de sécurité girondin
03:08avec M. Vermelaine,
03:10qui est le patron du SDIS,
03:11donc en Gironde,
03:12qui va lui dire
03:13qu'on a besoin d'avions nocturnes
03:15pour pouvoir taper également la nuit.
03:17Et on a la sensation qu'il découvre
03:19qu'il n'y a pas d'avion
03:20qui peut se déplacer,
03:22être déployé la nuit.
03:23Regardez.
03:26En 2017,
03:28on n'avait pas commandé
03:29de DASH,
03:30qui sont, vous savez,
03:30ces avions
03:32qui permettent justement
03:33d'agir,
03:34depuis 10 ans.
03:35On n'avait pas commandé
03:35de Canadair depuis 15 ans
03:36et d'ailleurs,
03:37on n'en produisait plus.
03:38Je me félicite
03:39de ne pas avoir attendu ces feux
03:40et d'avoir,
03:41dès 2017, 2018,
03:42pris les premières décisions.
03:43Je me félicite ensuite
03:44qu'on ait pu commander
03:47justement ces nouvelles capacités,
03:49y compris hélicoptères,
03:50qu'on ait changé notre organisation
03:51parce qu'on devait répondre
03:52au drame qui était advenu
03:54quelques mois plus tard
03:55avec nos trackers
03:55et des pilotes
03:56qui étaient tombés
03:57parce que ces trackers
03:57étaient trop vieux.
03:58Et donc,
03:59on n'a jamais attendu.
04:00On a été là en avance,
04:01on a investi.
04:02Et vous savez,
04:03durant ces 10 dernières années,
04:04on a quasiment doublé
04:06le budget de la sécurité civile.
04:08Doublé.
04:09Donc,
04:09j'entends beaucoup de gens
04:10qui sont là à commenter,
04:11mais on n'a pas attendu.
04:12Ici même en 2022,
04:14vous vous en souvenez peut-être,
04:15on a décidé un pacte capacitaire
04:16et il a été respecté.
04:18La nation a réinvesti.
04:20On a fait un beau veau
04:21de la sécurité civile
04:22et on a décliné les choses.
04:23Et puis,
04:23on a complètement changé
04:24notre organisation
04:25sous le pilotage
04:26du ministre,
04:27du directeur général.
04:29C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
04:30on a d'abord redoté la nation.
04:33On a des 10 aussi
04:34qui se dotent
04:35et qui empruntent
04:36durant les saisons.
04:37Ce qui fait qu'au moment
04:38où je vous parle,
04:39on a 67 aéronefs
04:41qui sont mobilisés en France.
04:4267.
04:43C'est un record historique.
04:44C'est ce qu'on a,
04:4738 en propre,
04:48puis c'est ce qu'on loue
04:49pendant la saison
04:50et qu'on mobilise.
04:51Ce qui est d'ailleurs
04:51exactement ce qu'il faut faire
04:53et ce qui est le fruit
04:53des travaux des dernières années.
04:55Il n'y a pas de rupture
04:56à cet égard.
04:57Le taux de disponibilité
04:58était de 90%
04:59en début de saison.
05:00Il est de 70%
05:01et c'est bien normal
05:02parce qu'on les fait
05:02contribuer au feu.
05:03Et on continue
05:04les innovations
05:05comme ce que vous avez vu
05:06avec la 400M
05:07pour justement
05:08épandre du retardant.
05:09L'auto satisfait site,
05:11sauf que quelques minutes
05:11plus tôt,
05:12lorsqu'il échange
05:13avec les pompiers,
05:15voilà ce que
05:15le responsable
05:17du SDIS,
05:17Gironde,
05:17lui demande.
05:20Le sujet,
05:21c'est d'à un moment donné
05:23de pouvoir continuer
05:24la lutte aérienne
05:25la nuit.
05:25Parce qu'à la différence
05:27de ce qu'on faisait
05:30auparavant,
05:30on arrivait à prendre
05:32le dessus,
05:34en tout cas à travailler
05:35la nuit.
05:36Là, on voit
05:37qu'on a des phénomènes
05:38explosifs
05:38et qu'on n'a que
05:40les moyens au sol.
05:41Donc effectivement,
05:42si on pouvait avoir
05:43un appui aérien
05:46complémentaire la nuit,
05:47ce serait...
05:48Et là-dessus,
05:48à lui.
05:49Alors,
05:49au niveau des avions,
05:50pour l'instant,
05:52en métropole,
05:53il n'y a pas
05:54d'intervention de nuit.
05:55Et pourquoi,
05:56en fait ?
05:57Pour des questions
05:58de sécurité.
05:59Ça se fait,
06:01les Anglo-Saxons
06:02le font en hélicoptère
06:04de nuit,
06:05on s'en rapproche,
06:06la sécurité civile
06:06se rapproche
06:07de cette faisabilité.
06:09D'accord.
06:10On est en train
06:10d'examiner,
06:11M. le Président,
06:11des offres,
06:12maintenant,
06:13de partenaires privés
06:14qui nous proposent
06:15des appareils
06:15pouvant voler la nuit.
06:16Donc on est en train
06:18de voir ce qu'on peut mobiliser.
06:19Parce que nous,
06:19avec nos appareils,
06:20Dash, Canadair,
06:22les conditions de sécurité
06:24ne sont pas remplies
06:25pour les pilotes.
06:25Ce sont les machines
06:26qui ne volent pas la nuit.
06:27C'est la nuit aéronautique.
06:29Et donc vous,
06:29vous n'avez jamais fait
06:30de mission de nuit ?
06:32Moi, je comprends
06:32des hélicoptères,
06:33je suis le chef
06:33de la base de hélicoptères.
06:35Des missions de nuit,
06:36bien sûr.
06:37Mais voilà,
06:38un avion,
06:39c'est pas...
06:40Donc il faudrait
06:40des hélicos,
06:41mais pas ce qu'on a forcément
06:42et avec un autre cadre opérationnel.
06:43Des avions qui peuvent voler la nuit,
06:45il y a des certains modèles.
06:46Donc on est en train
06:47d'étudier ça.
06:48Le CC100,
06:49on est en train d'étudier.
06:51Vous pourrez l'avoir.
06:53Il y a une offre
06:53qu'on est en train d'examiner
06:55possiblement dans les prochains jours.
06:57Donc dès que les contacts
06:58sont noués,
06:58au moment où on se part.
06:59Vous pensez qu'on peut le faire
07:00dans les prochaines années ?
07:04Le plus vite possible.
07:05C'est clair.
07:07Il y a un petit malaise là.
07:08Il y a un petit malaise
07:09pour nous expliquer
07:10pourquoi les anglo-saxons
07:12sont susceptibles
07:13d'utiliser des avions la nuit
07:15et pas nos forces
07:18de sécurité civile.
07:19On est en direct
07:21avec Rémi Chabou.
07:23Merci d'être avec nous.
07:24Vous êtes pompier,
07:24porte-parole du syndicat Sud.
07:27Est-ce qu'Emmanuel Macron
07:28vous a convaincu hier,
07:30Rémi Chabou ?
07:31Parce que si moi je dis
07:32que c'était plutôt laborieux,
07:36cette autosatisfait,
07:37si tu es permanent,
07:38on va hurler au populisme,
07:39on va dire
07:40que c'est les journalistes
07:41qui essayent de danser
07:42sur les braises,
07:43alors que ce n'est pas du tout le cas.
07:45L'idée, ce n'est pas du tout ça.
07:46C'est que de rendre hommage
07:47aux policiers,
07:47on est bien conscients,
07:48aux pompiers,
07:49bien conscients
07:49qu'ils font un travail admirable.
07:51La seule question qui vaille,
07:52c'est est-ce qu'on vous donne
07:53les moyens ?
07:54Donc est-ce que vous avez été convaincu,
07:55Rémi Chabou ?
07:57Absolument pas,
07:58M. Daval,
07:59Daval, pardon.
08:00Ce n'est absolument pas le cas
08:02puisque déjà,
08:02vous parlez d'hier,
08:03mais on peut parler même
08:04du 16 juillet
08:05lorsque le président de la République
08:06s'est rendu à Fontainebleau.
08:08Souvenez-vous,
08:09devant l'ensemble de nos collègues
08:10qui étaient en attente.
08:11Déjà, à ce moment-là,
08:12on a été surpris
08:13parce que la seule annonce
08:14qui a été effectuée,
08:15je vais jeter un pavé dans la mare,
08:16c'est le lancement d'une cagnotte
08:17et je peux vous assurer
08:18que c'est resté en travers
08:19de la gorge
08:19de tous les pompiers
08:20qui étaient sur le terrain.
08:21Lancement d'une cagnotte
08:22pour reboiser Fontainebleau,
08:23ce qui est quelque chose
08:24de très louable,
08:25mais ce n'était pas à la hauteur
08:26de ce que nous attendions.
08:27Alors, pour revenir à la séquence
08:28que vous évoquez hier,
08:30oui, c'est une séquence en fait
08:31lorsque vous prenez la peine
08:32de parler avec les pompiers
08:33qui sont sur le terrain.
08:34Effectivement,
08:35vous pouvez découvrir
08:35énormément de pépites comme ça
08:37sur lesquelles les moyens
08:39qu'on nous dit suffisants
08:40depuis des années,
08:42manifestement,
08:43ce n'est pas du tout le cas.
08:44Si vous me permettez,
08:45je vais développer.
08:46Hier, il a fait un point de situation.
08:48Donc, on a eu sur le terrain
08:50un commentateur supplémentaire
08:53qui nous a expliqué
08:54qu'il y avait 115 000 hectares
08:55qui ont brûlé,
08:5513 000 départs de feu,
08:5742 000 en Gironde,
09:002750 sapeurs-pompiers
09:01engagés sur le terrain.
09:02Voilà, on a un commentateur de plus.
09:03On a eu également
09:04un présentateur météo en plus
09:07qui nous a expliqué
09:07comment fonctionnaient
09:08les nuages, etc.,
09:10que c'était bien compliqué.
09:12Et ensuite,
09:13on a eu la manifestation
09:14d'un soutien de l'État
09:16aux secours et à la population.
09:18Donc, on nous pose la question,
09:20c'est quoi quand on nous manifeste
09:21notre soutien ?
09:22C'est quoi concrètement ?
09:23Parce que dire qu'on vous soutient,
09:24OK, mais c'est quoi
09:25concrètement sur le terrain ?
09:26Et puis, écoutez,
09:28la réalité,
09:29c'est qu'il annonce une crise
09:31pour les jours à venir.
09:32Et ça, c'est peut-être
09:33la seule chose
09:33qui est réelle.
09:36Voilà la situation
09:36telle qu'elle se présente.
09:37Il y a un mensonge quand même
09:39qu'il faut absolument dénoncer
09:40dans les propos
09:41qui ont été tenus hier.
09:41Nous étions tous pendus
09:42aux lèvres du président
09:43de la République
09:44après la réunion
09:46interministérielle
09:46de crise à 10 heures.
09:48Il a annoncé,
09:50là,
09:50ça vient de passer
09:50sur vos écrans,
09:52le BSC,
09:53donc c'est le Beauvau
09:53de la sécurité civile
09:54qui avait été initié
09:55en 2022
09:56par Gérald Darmanin.
09:56et le rapport
09:58est sur la table
09:59des ministres successifs.
10:01Le rapport final
10:02a été présenté
10:03par François-Noël Buffet,
10:05le ministre de l'Intérieur,
10:07délégué,
10:07pas plus tard
10:08que septembre 2025.
10:10Aujourd'hui,
10:11ça ne s'est toujours pas traduit
10:12par des décisions politiques
10:13et des financements.
10:15Donc,
10:15quand il dit
10:15qu'il y a eu
10:16une concertation,
10:17oui,
10:18effectivement,
10:18une concertation
10:19qui a débuté
10:19depuis 2022,
10:20mais qui ne s'est pas traduit
10:21par des actes.
10:22Si vous me permettez,
10:24M. Deval,
10:25j'ai un point également.
10:26Lorsque tout à l'heure,
10:26vous avez abordé
10:27le bilan humain
10:28qui était nul,
10:29alors non,
10:30vraiment,
10:30je m'inscris en faux,
10:31ce n'est absolument pas le cas.
10:32On a quand même
10:32quatre sapeurs-pompiers
10:33qui sont morts.
10:34Je pense que c'est peut-être
10:35une erreur d'interprétation
10:37ou de formulation.
10:38Quatre sapeurs-pompiers
10:39qui sont morts.
10:39On a 97 sapeurs-pompiers
10:41qui sont blessés,
10:42plus d'une quarantaine
10:43qui sont intoxiqués,
10:44dont un qui est en caisson hyperbarre.
10:46Donc non,
10:46le bilan humain,
10:47il n'est pas tout à fait nul.
10:48Je pense que peut-être
10:48que vous parliez
10:49de mon collègue
10:50qui est sur le plateau,
10:51parler peut-être
10:52de la population.
10:54C'est peut-être
10:54dans ce cas-là que...
10:55Rémi,
10:55Rémi, s'il vous plaît,
10:56pardonnez-moi,
10:57je me permets,
10:58vous êtes, je rappelle,
10:59pompier et porte-parole
11:00du syndicat Sud.
11:01Je pense que vous n'avez pas
11:02entendu le début
11:02de notre émission
11:03puisqu'on a commencé
11:04par rendre hommage
11:05aux pompiers
11:06des Bouches-du-Rhône
11:06qui est décédés.
11:07On a commencé
11:08pendant une quinzaine de minutes
11:09à parler de ces quatre
11:10sapeurs-pompiers
11:10qui étaient décédés
11:11pour nous sauver
11:13et on a parlé
11:14des pompiers
11:15qui étaient également blessés
11:16et ce que nous disions,
11:18c'est l'héroïsme
11:19de ces pompiers
11:20qui sont prêts à tout
11:21jusqu'au péril de leur vie
11:23pour sauver
11:24des vies civiles,
11:26d'autres vies humaines,
11:27c'est-à-dire des gens
11:28qui ne sont pas habilités
11:29à lutter contre les flammes
11:30puisque sur les 220 000 évacués,
11:32on ne recense pas
11:33pour l'instant
11:34de civils morts.
11:35C'est ça qui a été dit
11:35pendant plus d'une quinzaine
11:36de minutes
11:37et peut-être que vous n'aviez
11:38pas entendu le début
11:38de notre émission,
11:40cher ami.
11:40– Ok, et un autre point,
11:44si vous me permettez,
11:45vous avez évoqué
11:46les agriculteurs
11:47et la population
11:47qui est venue en soutien
11:48et c'est fantastique
11:50ce qui se passe,
11:51c'était de l'en solidarité,
11:52je salue exactement
11:53comme vous
11:53avec les mêmes termes
11:54ce qui se passe,
11:55je mets en garde quand même,
11:57c'est que lorsque la population
11:58s'organise d'elle-même,
12:00c'est qu'elle a perdu confiance
12:01en l'État
12:02et ça c'est un signal
12:05que les besoins
12:08qu'on a sur le terrain
12:09aujourd'hui
12:09sont devenus criants.
12:10On a des gros problèmes
12:12d'effectifs,
12:13on a des gros problèmes
12:14de matériel,
12:15je ne vais pas revenir
12:15sur le matériel,
12:16vous l'avez évoqué
12:17de façon parfaite,
12:18je reviens également
12:19sur ce qu'a dit tout à l'heure
12:19votre collègue Gabriel Cluzel
12:21et je la remercie
12:22d'avoir pointé du doigt
12:23cela depuis 2017
12:25et même plutôt,
12:27disons,
12:272022,
12:28c'était peut-être
12:29les points
12:29les majeurs,
12:31vous avez sur l'ensemble
12:31du territoire national
12:32des sapeurs-pompiers
12:33qui se sont plaints
12:34de la situation
12:34au plus haut niveau
12:35de l'État
12:35en interpellant
12:36le président de la République
12:37en disant qu'on manquait
12:39de matériel,
12:39on manquait d'effectifs
12:40et la seule réponse
12:42qu'on a eue à ce moment-là
12:43c'est de se faire tabasser
12:44et effectivement,
12:44donc je vous remercie
12:45Madame Cluzel
12:45d'avoir signalé ça
12:46parce que les vidéos
12:47elles tournent sur les réseaux
12:48parce que la qualité
12:49qu'on a aujourd'hui
12:50avec les réseaux sociaux
12:52c'est que ça reste
12:52à la postérité.
12:53Et il y a des promesses
12:55qui avaient été faites
12:55par les plus hauts responsables
12:57de ce pays
12:58et je me souviens aussi
12:59de cette conférence
13:00qui avait été faite
13:01par Emmanuel Macron
13:02en octobre 2022
13:03où il promettait
13:05un renouvellement complet
13:06de la flotte de Canadair.
13:08Donc là où vous avez raison
13:09c'est que effectivement
13:11les paroles restent
13:15et elles restent notamment
13:16sur les réseaux sociaux
13:17et il y a une veille
13:18qui est faite parfois
13:19par des lanceurs d'alerte
13:20qui n'ont pas la mémoire courte.
13:22C'est pour ça que certains
13:22se méfient des réseaux sociaux aussi.
13:24C'est pour ça qu'il va peut-être
13:25falloir les museler un peu plus
13:27ces réseaux sociaux.
13:28Monsieur Deval,
13:29permettez-moi aussi
13:30également signaler
13:31c'est que lorsque le président
13:33s'exprime
13:34et vous avez neuf organisations
13:36syndicales sur neuf,
13:37neuf sur neuf,
13:38vous avez les deux syndicats
13:40de pilotes de Canadair,
13:42enfin pilotes de moyens aériens
13:44français
13:45et vous avez les syndicats
13:46de sapeurs compévolontaires,
13:47oui il y a des syndicats
13:48de sapeurs compévolontaires
13:49qui dénoncent les propos
13:51qui ont été tenus
13:51par le président de la République
13:53en disant que les moyens
13:53étaient suffisants,
13:54c'est qu'il y a quand même
13:55un signal qui est envoyé.
13:57Et je voudrais rebondir
13:58sur ce que vous venez de dire
13:59à l'instant
13:59et c'est majeur.
14:01Oui, les promesses,
14:02aujourd'hui,
14:02on en a depuis 2017,
14:04on en a eu des majeures
14:05depuis 2022,
14:06elles n'ont jamais été suivies
14:06et comme disait mon prédécesseur,
14:09les flagorneurs d'aujourd'hui
14:11sont les amnésiques de demain
14:13et nous,
14:13il est hors de question
14:14d'attendre l'espèce de débriefing
14:17qu'on nous a annoncé
14:19pas plus tard que lundi dernier,
14:21en disant qu'il y aura
14:22nécessité de faire
14:22un grand débriefing en septembre.
14:24Non, non,
14:25c'est hors de question
14:25parce qu'en septembre,
14:26et vous l'avez parfaitement souligné,
14:28on va passer à un sujet suivant
14:30et on oubliera les pompiers
14:31jusqu'à l'année prochaine.
14:32Voilà,
14:32c'est exactement ce qui va se passer.
14:34Vous restez avec nous Rémi Chabou
14:35parce que vous avez une parole
14:37qui est libre,
14:38vous avez une parole aussi
14:39qui ne s'entend pas forcément partout,
14:43c'est souvent ce qu'on compare
14:45à la parole dite alternative
14:47et c'est loin,
14:49très loin du discours officiel
14:50qu'on peut entendre,
14:51notamment en ces heures-ci.
14:54Donc restez avec nous,
14:55s'il vous plaît,
14:56Rémi Chabou,
14:57sauf si vous êtes pressé par le temps,
14:59bien évidemment,
14:59je ne veux pas vous mettre
15:01en difficulté.
15:02Je rappelle que vous êtes
15:03porte-parole du syndicat Sud,
15:05je ne savais pas
15:05qu'après la locution
15:06du président de la République,
15:07les neuf syndicats
15:09avaient communiqué
15:10pour alerter
15:11en disant
15:11mais attendez,
15:12non,
15:13il n'y a pas de moyens
15:14qui sont suffisants aujourd'hui
15:15et vous rappelez
15:16quelque chose de très important
15:17qui avait été rappelé
15:19par David Anotel,
15:20membre de la Fédération nationale
15:21des sapeurs-pompiers de France,
15:22c'est que ce Beauvau
15:23de la sécurité civile,
15:24il y a eu un rapport final
15:26en septembre 2025,
15:29ce rapport,
15:30donc c'est un document,
15:31j'imagine,
15:31extrêmement complet,
15:33mais qui n'a amené
15:34à aucune direction législative,
15:39aucune loi.
15:39Non,
15:40c'est un travail très important,
15:41alors ce qu'expliquait Rémi,
15:442022,
15:45c'est un petit peu plus tardif,
15:46mais peu importe les dates,
15:47en tout cas,
15:47il y a eu plus d'un an et demi
15:48de travail,
15:49de concertation,
15:50de rencontres sur les territoires,
15:51d'échanges avec les organisations
15:52syndicales,
15:53un rapport qui est très complet,
15:54qui comporte des choses,
15:56des propositions plus ou moins
15:59de niveaux différents,
16:00mais globalement,
16:01qui posent les problèmes
16:02et qui posent des pistes
16:03d'amélioration
16:04et de renforcement des moyens,
16:07et pour l'instant,
16:08mais malheureusement,
16:09on le pressentait
16:10lorsque le rapport
16:10a été publié,
16:12les échéances électorales,
16:13le calendrier politique
16:15ne s'y prétend pas,
16:16aucune de ces propositions
16:18n'a fait l'objet
16:19du moindre petit début
16:21de construction,
16:22on l'a vu lors
16:23de la construction
16:25du budget de 2026
16:27avec le sujet TSCA
16:28qui a fait l'objet
16:29de plusieurs amendements
16:30rectificatifs
16:31pour au final
16:32être gentiment balayé
16:34d'un revers de la main
16:35par la ministre
16:35des Comptes publics,
16:37en considérant
16:38et la prise de parole
16:39également est restée
16:41dans les mémoires
16:41d'Internet,
16:42que les SDIS
16:43avaient globalement
16:44suffisamment de moyens,
16:46alors que le cœur
16:47de notre problématique
16:48apparaît sur les feux
16:49de forêt,
16:50c'est évident,
16:50mais il existe
16:52et il est prégnant
16:53au quotidien.
16:54Quand vous avez un système
16:55et je fais souvent
16:56le parler avec l'hôpital,
16:57quand vous avez un système
16:58qui au quotidien
16:59ne fonctionne pas,
17:00il ne peut pas fonctionner
17:01en période de crise,
17:01c'est impossible
17:02et l'épuisement des armes pieds
17:03et la perte de sens
17:04dans l'engagement,
17:05elle est avant tout
17:06à ce moment-là
17:06qu'elle existe.
17:07Une question très importante
17:09de David Anotel
17:09parce que hier,
17:11lorsqu'il était interpellé
17:13sur les moyens aériens
17:14et notamment
17:14les moyens nocturnes,
17:15dans la séquence
17:16que l'on l'a entendue,
17:19où il a l'impression
17:20qu'il découvre
17:20qu'on n'a pas de moyens
17:21d'avion aérien
17:22pour lutter contre les flammes...
17:24Je pense qu'il découvre
17:24que c'est une problématique
17:25surtout,
17:26je pense qu'au-delà
17:26de la problématique des moyens,
17:27c'est qu'il découvre
17:27c'est un problème.
17:28Pour le coup,
17:29ça peut arriver,
17:30c'est-à-dire qu'ensuite,
17:31lorsqu'il fait son allocution
17:32à 20h30,
17:33il dit pour la première fois,
17:34on me dit
17:35qu'on n'a pas de moyens
17:36aériens nocturnes
17:37pour lutter contre
17:38les flammes d'avion.
17:39Est-ce que c'est vrai ?
17:40Est-ce que jamais
17:40vous avez alerté
17:41en disant
17:41il faut une flottille
17:43et notamment
17:43une flottille de nuit
17:44pour lutter contre les flammes ?
17:45Alors,
17:46ce qui est vrai,
17:47c'est que ce type de feu
17:48est nouveau.
17:49Par contre,
17:49on l'a déjà approché
17:51et touché du doigt
17:52en 2025 avec Ribot
17:53et en 2022
17:54avec Landiras.
17:55Donc,
17:56c'est quelque chose
17:57qui a déjà été souligné.
17:58Mais au même titre
17:58que le secours
17:59du Jean-Sa-Personne,
18:00quand votre flotte
18:01est déjà limitée,
18:02en demander plus
18:04avec davantage
18:05de capacités techniques,
18:08ça semble illusoire.
18:09Là,
18:10dans les renforts européens,
18:12il y a des moyens,
18:12je crois,
18:13allemands,
18:13si je ne vous dis pas de bêtises,
18:14qui vont posséder,
18:15c'est en l'occurrence
18:16des hélicoptères,
18:16qui vont posséder
18:17un voire deux appareils,
18:19cette capacité
18:20de larguer la nuit.
18:21Mais on est sur le début
18:23de quelque chose,
18:24uniquement.
18:24Notre équipe,
18:25je le disais,
18:25sont sur le terrain.
18:26Il est 9h50.
18:27Marie-Victoire Dieudonné,
18:29vous êtes accompagnée
18:29d'un pompier,
18:31justement,
18:32qui s'occupe
18:32de la communication
18:33qui va peut-être
18:34pouvoir nous apporter
18:34tous les éléments.
18:35Vous êtes accompagnée
18:36également d'Axel Ribaud.
18:37Quelle est la situation
18:38sur place,
18:39Marie-Victoire Dieudonné ?
18:43Oui,
18:44bonjour Elliot,
18:44tout à fait,
18:45je suis avec le capitaine
18:46Wilfried Schneider.
18:47Ce dernier,
18:48nous expliquait
18:49qu'il était
18:49chef de secteur
18:50ici même,
18:51lorsque le feu
18:52s'est installé
18:53pour la première fois.
18:55Et nous y sommes
18:56ce matin,
18:56parce que la situation
18:58ici
18:59vous préoccupe,
19:00vous craignez
19:01une reprise de feu.
19:02est-ce que vous pourriez
19:02nous expliquer
19:03un petit peu
19:03les enjeux précis
19:05de cette zone
19:05et le pourquoi
19:06de cette inquiétude
19:07ce jour-là ?
19:09Oui,
19:09effectivement,
19:09ce week-end,
19:10nous avons réussi
19:11à stabiliser la situation
19:12en fait sur ce secteur-là.
19:14En revanche,
19:14c'est un secteur
19:15qui est très particulier
19:16puisqu'en fait,
19:16c'est un secteur d'une aire,
19:18donc difficile d'accès.
19:19On a,
19:20vous le voyez juste derrière moi,
19:21des pare-feux
19:22qui nous facilitent la tâche
19:23et qui évitent
19:24cette continuité
19:25du massif forestier
19:26qui nous permet justement
19:27de ralentir le feu
19:29et d'éventuelles reprises
19:30quand il arrive au contact
19:31de ces bandes
19:32à sable blanc.
19:33En revanche,
19:34avec les conditions météo
19:35du jour,
19:36contrairement aux deux jours précédents
19:37où on avait des conditions météo
19:38qui étaient favorables,
19:39là aujourd'hui,
19:40on a des conditions météo
19:41plutôt défavorables
19:42avec une température
19:43qui augmente,
19:44on a une vigilance canicule
19:45qui revient,
19:46on a un taux d'hygrométrie
19:47qui s'abaisse
19:49et on a un vent
19:50qui change d'orientation.
19:51On était sur un vent
19:52qui allait
19:53donc de l'ouest vers l'est
19:54et là,
19:55il change considérablement
19:56de direction
19:56puisqu'il va de l'est
19:58vers l'ouest.
19:58Donc,
19:59on va devoir être vigilant
20:00sur cette partie-là
20:01dès ce matin
20:02et cet après-midi
20:03en prépositionnant
20:04des moyens
20:05et en travaillant
20:06conjointement
20:06avec nos collègues
20:07de la DFCI
20:09pour justement
20:10faire en sorte
20:11que le feu
20:12évite de passer
20:13ses bandes à sable blanc
20:14et de traiter
20:14au plus proche
20:15des foyers actifs
20:16les lisières
20:17qui sont encore,
20:18je le disais à l'instant,
20:20actives
20:21avec encore
20:22quelques flamèches
20:22et quelques fumerons.
20:24Donc,
20:25comme vous le voyez,
20:26la situation ici
20:27est encore
20:28fortement préoccupante.
20:29la vigilance
20:30est de mise
20:31évidemment.
20:32Pour rappel,
20:32ici en Gironde,
20:34le feu n'est pas fixé
20:35mais il a été stabilisé.
20:37Mais comme
20:37vous l'expliquez,
20:38le capitaine,
20:39les conditions
20:40météorologiques
20:41de la journée
20:42avec la hausse
20:42des températures
20:43en fin de matinée
20:45mais aussi
20:45la différence de vent
20:46vont évidemment
20:47compliquer les opérations.
20:49la vigilance
20:49est donc de mise
20:50ici.
20:51Merci Marie-Victoire
20:52Diodonnet.
20:52On reste sur votre image.
20:54Est-ce que vous pouvez
20:55demander au sapeur-pompier
20:56qui est avec vous,
20:57je ne sais pas
20:58s'il est encore présent
20:59puisqu'il nous parlait
21:00de ce pare-feu,
21:01cet immense couloir
21:02que l'on voit
21:03derrière vous,
21:05si ce pare-feu
21:06a été mis en place
21:08après l'incendie
21:09de 2022
21:10ou s'il était
21:11déjà existant.
21:12Est-ce qu'il faut
21:13multiplier ces routes-là
21:14pour éviter
21:15que le feu se propage ?
21:19Bien sûr,
21:20la question d'Eliott Deval
21:21concerne le pare-feu
21:22que l'on voit ici,
21:23cette longue zone.
21:25Était-il déjà disposé
21:26en 2022
21:27et s'agit-il
21:28d'une solution
21:30à long terme
21:31justement
21:31pour que ces situations
21:33ne se reposissent pas ?
21:34En 2022,
21:36j'étais chef de centre
21:36sur la commune
21:37de Lèche-Cap-Ferré.
21:38Ce pare-feu
21:38est existant
21:39depuis plusieurs années.
21:42Effectivement,
21:43il était bien présent
21:44c'est un pare-feu
21:45qui a été élargi
21:46quand même légèrement.
21:47Il faisait une cinquantaine
21:48de mètres,
21:48il a été élargi
21:49d'une dizaine de mètres
21:50de chaque côté
21:51justement pour encore
21:53davantage ralentir
21:53la progression du sinistre,
21:55nous permettre
21:55d'avoir cette action préventive
21:57parce qu'on parle du feu
21:57aujourd'hui
21:58mais en fait,
21:59le feu c'est un travail
21:59du quotidien.
22:00C'est un travail
22:01qu'on fait avec
22:01les associations syndicales
22:03autorisées de DFCI,
22:05avec les élus locaux
22:06sur la commune
22:06de Lèche-Cap-Ferré
22:07et ce travail,
22:08il est fait depuis
22:08de nombreuses années
22:09et là notamment,
22:10il a été relativement efficace
22:11puisqu'on parle
22:12du pare-feu central,
22:13celui-ci qui est orienté
22:14donc nord-sud
22:15sur une longueur
22:16de 25 kilomètres
22:17qui couvre
22:18toute la presqu'île
22:18mais on a également
22:19des garde-feu
22:20notamment le garde-feu 85
22:21qui est orienté
22:22lui est-ouest
22:23et qui nous a permis
22:24de stabiliser la situation
22:26je le disais tout à l'heure
22:27ce week-end.
22:28Et nous aurons
22:29l'opportunité
22:30tout au long
22:30de cette matinée
22:31de suivre justement
22:32les pompiers
22:32qui nous emmèneront
22:33sur des zones
22:34qui sont particulièrement
22:35concernées
22:36par des pare-feu
22:37des pare-feu
22:37qui cette fois
22:38ont été mis en place
22:38au cours des événements
22:39qui surviennent
22:40depuis ces six derniers jours.
22:42Merci beaucoup
22:43Marie-Victoire Diodonné
22:44et merci à Axel Rebeau
22:45qui est avec vous
22:46qui vous accompagne.
22:47Pourquoi je me suis arrêté
22:49sur les pare-feu ?
22:49Parce qu'autre séquence
22:51là aussi majeure
22:52avec le président
22:54de la Défense
22:54de la Forêt Française
22:55contre les incendies
22:56départementales
22:56de Gironde
22:57qui était présent
22:58au moment
22:58donc de cette communication
23:01du président de la République
23:02et de ce déplacement
23:03puis il y a un moment
23:04qui va être peut-être
23:06le temps de la journée
23:07il va lui dire
23:08vous voyez ces pare-feu
23:09c'est la croix
23:10et la bannière
23:10pour les mettre en place
23:11parce que vous avez
23:12des associations
23:13parce que vous avez
23:14des lobbies
23:15parce que vous avez
23:16des syndicats
23:17qui disent
23:17mais attention
23:17qu'est-ce que vous êtes
23:18en train de faire
23:18vous êtes en train
23:19de tuer nos forêts
23:20mais mieux vaut
23:21et c'est ce que dit
23:22le patron
23:23de la DFCI
23:24mieux vaut sécuriser
23:26avec ces pare-feu
23:26plutôt que la forêt
23:27un jour
23:28elle brûle complètement.
23:30Et il y a 30
23:30je dis là c'est ça
23:32vous avez noté
23:34parce que la mise en danger
23:35des pompiers
23:35c'est aussi
23:36toutes ces contraintes
23:37ces entraves
23:38au débroussaillage
23:39actuellement
23:40le code de l'environnement
23:41va contre le code forestier
23:42c'est-à-dire qu'on interdit
23:43aux forestiers
23:44de débroussailler
23:45au nom
23:45de principes d'environnement
23:47autre chose
23:48rapport du Sénat
23:49il n'y a que 30%
23:50des surfaces
23:50devront faire l'objet
23:52d'une obligation
23:52légale de débroussaillage
23:53qui le sera effectivement
23:54donc la réponse
23:56doit porter sur les moyens
23:57évidemment
23:58mais elle doit porter
23:59également sur la prévention
24:00et surtout sur la prévention
24:02parce que là
24:03on met en danger
24:04et là
24:06ils ont dû défendre
24:07les maisons
24:07donc ils n'ont pas défendu
24:09prioritairement
24:10le domaine forestier
24:11parce qu'il a évoqué
24:12également ce problème
24:13qui est fondamental
24:14de prévention.
24:15Qui vous limite
24:17David Anotel
24:18pour la mise en place
24:19de ces fameux pare-feux ?
24:20Alors vous l'avez
24:21parfaitement expliqué
24:22ces différents points
24:24différentes filières
24:25qui sont réticentes
24:27à la mise en place
24:27de ces pare-feux
24:28en particulier
24:29la filière
24:29la sylviculture
24:30qui voit
24:31à travers ces pare-feux
24:32une perte de revenu immédiate
24:34mais que l'on doit opposer
24:35avec
24:37ces 1000 hectares
24:38ou 2000 hectares
24:39qui sont supprimés
24:39et à l'inverse
24:40qui protègent
24:4110 000, 20 000
24:41ou 30 000 hectares
24:42donc il faut que
24:43cette évolution
24:44dans l'état d'esprit
24:45on comprend
24:46les conséquences économiques
24:48et l'importance
24:50de ces arbres
24:51et du revenu
24:52qu'ils représentent
24:53mais il faut que
24:53tout cela évolue
24:55c'est ce qui a été
24:56évoqué hier
24:57à travers une conception
24:58différente de la forêt
24:59mais il faudra
24:59que ça se traduise
25:00dans les actes
25:01après 2022
25:02ça a également été évoqué
25:03alors là les arbres
25:04que l'on voit
25:04c'est des arbres
25:05qui ont 25, 30 voire 50 ans
25:07donc ils n'ont pas été plantés
25:08hier
25:08mais il faut que ça évolue
25:10concrètement
25:11considérablement
25:11et on doit
25:13poursuivre
25:13ces adaptations du territoire
25:14on le voit
25:15sur la forêt
25:16landaise
25:16ou girondine
25:17et sur d'autres zones
25:18c'est un aménagement
25:19du territoire
25:20avec les agriculteurs
25:21en renforçant
25:23des zones
25:24cultivées
25:25de manière différente
25:26sans arbres
25:27en protégeant
25:28les villages
25:28en faisant des ceintures
25:29de protection autour
25:30c'est un ensemble
25:31de mesures
25:32qui doit permettre
25:33au-delà des dispositifs
25:34de lutte
25:35d'être plus efficace
25:36dans la prévention
25:37et lorsque l'incendie
25:38survient
25:39d'en diminuer
25:39son intensité
25:41François Pierrat
25:42on revient
25:43alors moi ce que je vous propose
25:44c'est qu'on écoute
25:45vous restez avec nous François
25:46parce qu'on va revenir
25:46sur tous les moyens
25:47et l'idée c'est aussi
25:48de se poser
25:49toutes les bonnes questions
25:49et de savoir
25:50non pas de faire
25:51un retour d'expérience
25:52comme j'ai pu entendre
25:53parce que c'est pas
25:54les pompiers
25:55ils demandent pas
25:55des retours d'expérience
25:56des ritex
25:57ils demandent
25:57c'est la formule
25:58pardonnez-moi
25:59c'est la formule consacrée
26:01visiblement par l'Elysée
26:02mais ils demandent
26:04surtout des moyens
26:04pour lutter contre ces flammes
26:06donc dans quelques instants
26:07vous entendrez Bruno Laffont
26:08qui a interpellé le président
26:09de la République
26:10en disant à un moment donné
26:11il va falloir changer
26:12notre manière de voir la forêt
26:13il va falloir arrêter de parler
26:15il faut arrêter de parler
26:16c'est la formule qu'il a employée
26:17et puis
26:19vous verrez également
26:21avec François Pierrat
26:22les moyens qui ont été alloués
26:24pour la sécurité civile
26:25et ce qui nous manque aujourd'hui
26:26ce qui a été promis
26:27ce qui n'a pas été fait
26:28on voit tout cela dans un instant
26:29il est 9h57
26:31je vais céder la place
26:33dans quelques instants
26:34à Europe 1
26:35c'est la passation de plateau
26:37normalement
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