- il y a 7 minutes
Débutant sur le PGA Tour cette saison et freiné par une hernie discale depuis deux mois, Adrien Saddier risque de perdre ses droits de jeu sur le circuit américain. Depuis son QG d'Ésery, le Haut-Savoyard fait le point sur sa situation à deux tournois de la fin de la saison régulière.
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00:03Adrien la dernière fois que tu nous avais reçu c'était il y a un an juste avant de gagner
00:07sur
00:07le DP World Tour c'était la victoire en Italie suivie d'une place de numéro 1 français d'un
00:14play-off à Wentworth, une super saison en 2026. À froid qu'est-ce que tu retiens de ta meilleure
00:20année pour l'instant ? Que de bon souvenir quoi, il n'y a pas grand chose à jeter l
00:25'an dernier honnêtement.
00:28C'était une saison quasi parfaite, on n'est pas top 10 de la réaction de Dubaï sur un coup
00:33de champ je pense donc c'est une très belle année qui s'est
00:38procurée d'une bonne façon à la Dubaï. Il y a eu un certain soulagement de se dire ça y
00:44est enfin ça paye ?
00:46Une sorte de soulagement pas vraiment puisqu'on travaille pour ça, on travaille pour vivre ces moments là et une
00:53fois qu'on a goûté on veut travailler encore plus pour y regoûter plus.
00:57C'est quoi le meilleur souvenir de cette année de 2026 ? On a tendance à dire la victoire en
01:03Italie parce que c'est la première mais être en play-off à Wentworth
01:07sur le plus grand tournoi régulier c'est aussi un sommet. Mais de toi dans ton cœur, qu'est-ce
01:12que tu garderas comme souvenir ?
01:14Il y en a plein, forcément la victoire était un peu au-dessus parce qu'il a fallu quand même
01:20200 tournois pour en arriver là. Et après je pense juste que la soirée de Dubaï, célébrer ça avec les
01:28amis, vraiment mes amis proches, mon cercle un peu vraiment enfermé. Je pense que c'était quelque chose de spécial
01:33de partager ça avec eux, de les avoir avec moi à Dubaï sur toute la semaine. En plus c'était
01:38l'anniversaire de mon fils donc on va dire que cette semaine-là était très spéciale à partager avec eux.
01:43Est-ce qu'on peut revenir sur le play-off de Wentworth ? C'est la première fois qu'un
01:46joueur français a joué vraiment aussi loin la gagne sur ce tournoi. On le répète, il y a un sommet
01:52du DP World Tour.
01:54Quand tu y repenses toi à ce tournoi, tu retiens quoi ? La belle deuxième place ? La pièce en
02:01l'air au play-off s'aurait pu tourner en ta faveur ? Qu'est-ce que tu retiens ?
02:04C'est facile à dire que j'étais proche de gagner, mais j'ai quand même eu deux coups de
02:09chance sur la partie la dimanche où par exemple au nœud je mets un drive à droite,
02:14je tape un spectateur et je reviens faire ouais. Ou cette balle dans la capuche au 15 ou s'il
02:20n'y a personne je dois faire 6 au minimum.
02:22Donc j'étais très proche, mais d'un côté j'ai eu pas mal de choses en ma faveur.
02:28Mais je retiens juste qu'en final on a fait, ce qui m'a marqué c'est qu'on a
02:33joué ce dimanche avec Aton et Noraine comme si c'était une partie entre copains quoi.
02:39Je veux dire Aton était super ouvert, Noraine aussi et au final on a tous parlé les 3-18 trous
02:45de tout et de rien et au final c'est un peu plus ça qui m'a marqué.
02:51Parce qu'au final on jouait juste une partie de golf. Il n'y avait pas réellement, forcément sur les
02:55derniers trous aussi, mais on ne se disait pas réellement tiens on joue quand même le trophée de points de
03:03force quoi.
03:04Et c'est surtout ça qui m'a marqué parce que même quand on dit qu'Aton est détestable alors
03:09que pas du tout, c'était vraiment un mec super ce jour-là et Noraine aussi.
03:14Et juste d'avoir ce sentiment-là de se dire qu'on a juste joué une partie tous les 3
03:19ensemble, c'était top.
03:21Au-delà du score, qu'est-ce que tu retiens de ton attitude, de ton attitude sous pression sur l
03:26'un des plus gros tournois de la planète ?
03:28En fait ce qui est marrant c'est qu'il y a tout le monde qui dit que j'ai
03:30eu quand même un mois de chauffe avec Kran où j'étais en tête, Irlande, pas loin et World Force
03:37et même les deux premiers joueurs européens de France.
03:40Mais ce qui est marrant c'est que c'était peut-être une des mauvaises périodes d'olfique de ma
03:47carrière où je trouvais que je tapais vraiment horrible et au final chaque semaine j'avais toujours un mec de
03:54mon équipe avec qui parler,
03:55à qui trouver on va dire comme dirait ma kiss d'avoir un os à ranger et au final à
04:03chaque fois je m'en suis sorti et c'est vraiment ça parce que quand j'arrive en Irlande ou
04:08à OneSport je ne suis pas à 100% golfiquement.
04:12Mais au final j'avais dans ma boîte à outils de quoi faire, de quoi lutter et c'est surtout
04:19ça qui est encore mieux c'est de se dire qu'on peut performer sur les tournois entre guillemets en
04:23jouant mal en fait.
04:24Et ça on imagine que ça doit être hyper rassurant, c'est une arme en plus que tu as dans
04:28le sac depuis on va dire 18 mois ?
04:31Ouais bah c'est ça il suffit de voir aussi j'en ai parlé avec lui quand on a joué
04:36Rory Augusta, il est dernier sur les fairways quand même donc et malgré ça c'est lui qui a la
04:45veste verte donc savoir c'est ce qu'on essaye depuis ma kiss de mettre en place c'est savoir
04:51bien mal jouer en fait et quand on commence à performer avec un jeu de moins bonne qualité
04:58et bien on se dit qu'on a les bonnes armes en fait.
05:02Quand tu as été sûr de monter sur le PGA Tour, quand ça a été validé l'ok, comment tu
05:07as réagi intérieurement ?
05:09Bah c'était à Dubaï quoi parce qu'il y avait toujours, quand je suis arrivé au Play-Off, c
05:15'est ce que j'en avais parlé avec Santer, c'est qu'il y avait quand même un scénario catastrophe
05:20qui pouvait se passer donc je suis resté assez sérieux jusqu'à la fin de l'année
05:24et c'est vrai que quand on fait cette journée de classe PGA Tour le lundi après Dubaï, c'est
05:31assez exceptionnel, on a tous les yeux en X, on se regarde tous, on a tous la gueule de travers
05:36mais au final c'est une belle journée, on nous rend cette fameuse carte métallique là et c'est là
05:42où on dit qu'une année d'après ça va être costaud quoi.
05:46Donc là ça fait déjà 7 mois que tu es sur le PGA Tour, il y a eu 7 cut
05:51passées, à peu près 200 000 $ de marqué, quel bilan a mis par cours tu tiens ?
05:58On sait que ça n'a pas été simple, ça n'a pas été d'un été simple, tu as
06:00eu aussi mal au dos, on va en reparler.
06:02Ce qui est vraiment dur là-bas c'est que le niveau est très élevé, tous les leaderboards sont serrés,
06:09je trouve de finir dans le top 10 d'un PGA Tour c'est plus compliqué que dans le top
06:1410 d'un PGA Tour.
06:15J'ai essayé d'être beaucoup en communication avec Benoît ou Macky, d'être sûr d'être sur les bonnes
06:21bases, d'essayer de modifier 2-3 trucs, j'ai par exemple rallongé mon driver en début d'année pour
06:27gagner un peu de distance,
06:29parce que quand je joue avec des gamins à la date de 22 ans comme celui qui m'a plus
06:33choqué c'est Gordon, c'est une petite servente, et qui me met 30 mètres dans la vie à chaleur
06:38et en sifflant, et ils sont tous comme ça en fait.
06:41C'est culturel, tu as fait fort.
06:43Ouais, donc du coup j'ai rallongé mon driver pour ça, et ça ne m'a pas trop permis de
06:47perdre en dispersion, donc c'était bien.
06:50Mais voilà, c'est un circuit très compliqué justement, sur le jeu ils sont tous très forts, les parcours sont
06:56très durs, l'erreur est très vite punie, en fait c'est ça que je trouve vraiment, entre guillemets, choquant.
07:04Ouais, Mathieu Pavon a tendance à dire que là-bas, sur le PJ Tour, tu ne rates pas short side,
07:08tu ne rates pas juste à gauche d'un drapeau ou…
07:34Il y a Rory, Ludwig, je trouve qu'ils ont un niveau de petit jeu irréel. Franchement, c'est ce
07:41qui m'asque le plus.
07:42Si on leur met 8 sur 10 au petit jeu, tu te mets combien toi, sur le PJ Tour ?
07:48Je suis à 5 comparé, mais après c'est pas un gros travail, mais c'est juste qu'en fait,
07:55eux ils ont un chiffre, ils vont toucher le trou quoi, quoi qu'il arrive en fait.
07:58Et c'est ça qui est hallucinant, c'est que c'est pour eux, c'est vraiment un atout quoi.
08:05Tous les clichés sur le PJ Tour, faut taper loin, faut taper haut, ça ne parle pas beaucoup, chacun de
08:11son côté, le soir, chacun reste en famille, ça se mélange beaucoup moins que sur l'European Tour, la nourriture
08:17c'est plus compliqué.
08:18Est-ce que tous ces clichés, ils sont confirmés ?
08:22Ouais, un peu, après il y a eu des bonnes surprises aussi, la nourriture par exemple dans les plaires en
08:29lounge est vraiment de qualité honnêtement, je m'attendais vraiment à ce que ce soit burger et hot dog toutes
08:33les semaines, mais en fait non.
08:36Fermés, oui et non, il y a des joueurs qui le sont, il y en a comme Ben Griffin qui
08:41sont vraiment adorables, donc tout dépend, taper loin, ouais, ils tapent tous très loin, parce que je crois qu'avec,
08:50vous l'avez vu il n'y a pas longtemps, avec 275, j'étais genre centième en distance, 300 yards,
08:56j'étais à centième en distance je crois, surtout le niveau qui est plus élevé, il y a des joueurs
09:01que je ne connaissais pas, que je ne connaissais pas et qui m'ont impressionné.
09:08Il y a eu quelques bonnes cartes, évidemment, je pense que niveau comptable, tu ne dois pas en être satisfait
09:14puisque tu es autour de la 180ème place de la FedEx, mais il y a eu des bonnes cartes, parfois
09:183 tours sur 4, qu'est-ce qui manque encore pour avoir Adrien Sadier du DP World Tour 2025 ?
09:25Je pense que ce qui m'a manqué, enfin ce qui me manque cette année et que c'est un
09:29truc qui me frustre, c'est que je n'ai pas réussi à tourner les parties dans le bon sens,
09:37il y a des séries de trous, quand je t'en avais parlé, je dois être moins 3, moins 4
09:42après 9,
09:43et souvent je suis dans le par-1 et au final derrière tu prends un boguet, un drive un peu
09:49moins bien et tu finis la journée à plus 1 au lieu de la finir à 3 en dessous, tu
09:54viens me dire que 4 coups c'est beaucoup,
09:56mais quand tu as un bon momentum comme j'ai eu l'an dernier, l'an dernier j'ai eu
10:01un très bon putting qui me sauvait, sur ce mois de septembre où je te dis que ce n'était
10:05pas la bonne partie de mon jeu, c'était tout mon putting qui me sauvait,
10:09donc choper les momentum c'est quelque chose que je n'ai pas réussi à faire cette année, après on
10:15est parti dans mon sens, et je cours encore après ça, mais c'est un truc, c'est un peu
10:22de la confiance, une fois que tu as un ou deux potes qui tombent,
10:25l'enchaînement de la partie est différent, donc c'est honnêtement sur la qualité de jeu, je ne suis pas
10:32très loin de l'an dernier, mais je n'arrive pas à être performant, à se courir.
10:36Là il faut pour garder la carte du PJ Tour, gagner à peu près 80 places, se rapprocher au maximum
10:41du top 100, voire même l'intégrer, c'est quoi le plan ?
10:45Le plan honnêtement là c'est de faire déjà deux semaines en essayant de retrouver un peu de plaisir quand
10:50même, puisque depuis deux mois, depuis ma blessure c'est un peu compliqué,
10:55donc juste déjà essayer de retrouver un peu de plaisir, parce qu'en deux mois, je n'ai pas pu
11:01m'entraîner comme je voulais, que ce soit golfiquement ou physiquement,
11:05j'ai eu des petites inquiétudes à la maison aussi, donc rien qui m'a aidé à performer, mais voilà,
11:13je pense que là je vais partir avec ma famille, donc je vais faire deux semaines en essayant de retrouver
11:16du plaisir,
11:18et après il y aura une coupure de trois semaines qui va faire du bien, je vais retourner à Tignes,
11:22un peu me poser, et pouvoir bien en faire du travail de fond on va dire,
11:27et après reprendre là où je vais aller au mur, reprendre à Cran en Europe.
11:31Au niveau du PJ Tour global, est-ce que c'est le rêve, enfin comme on a tendance à l
11:36'entendre, c'est le Graal absolu ?
11:38A quel point on s'occupe bien de vous sur ce circuit américain par rapport au DP World Tour qui
11:43est déjà très bien évidemment ?
11:44C'est 10 sur 10 quoi, tout est fait pour que ce soit facile déjà dans l'élaboration du calendrier,
11:52il y a beaucoup de tournois où on enchaîne sur des 30 minutes de route,
11:57voilà, le DP ils ont fait la Chine en février, la Chine en mars, c'est un peu un calvaire
12:03quand même, alors qu'on a eu 4 tournois en Texas, pas la même période,
12:09mais on a fait 2 et 2, à chaque fois 30 minutes de route, donc ça déjà c'est beaucoup
12:14plus facile à gérer.
12:16Et après, voilà, organisation, ben ouais, d'arriver à l'aéroport, on te donne ta voiture, les hôtels officiels, ils
12:21sont jamais à plus de 10 minutes du golf,
12:23alors que, par exemple, quand je suis revenu à Turin, c'était déjà 50 minutes, donc il y a beaucoup
12:29de problèmes de trafic sur le DP World Tour,
12:31et tout est plus simple en fait sur le PJ, donc il n'y a pas, une fois qu'on
12:37est sur le parcours, voilà, on a aussi un centre de récup de bain froid et de sauna,
12:42qu'il n'y a que sur les Rolex sur le DP World Tour par exemple, donc voilà, c'est
12:46un mélange de tout en fait.
12:48Quel conseil tu donneras à un jeune français qui montrait en novembre prochain sur le PG Tour maintenant que tu
12:54l'as vécu ?
12:55Je dirais de ne pas… si j'ai une petite erreur, c'est que j'ai un peu trop regardé
13:01en début de saison, un peu cherché ma place,
13:05à savoir si j'étais légitime d'être là, parce que forcément quand tu arrives à Hawaï et que devant
13:11toi c'est Bill Herschel,
13:12derrière toi c'est Bradley et Spice, ça fait un peu bizarre, donc je pense juste de rester sur sa
13:19route, de tracer sa route sans avoir peur en fait,
13:22en se disant qu'au final ça reste du golf, c'est difficile, c'est ce qu'on dit, c
13:26'est que c'est difficile mais c'est faire en fait,
13:28si tu joues bien, tu vas y arriver quoi, il n'y a pas de piège, donc voilà, trace ta
13:34route et enchaîne.
13:35Ce n'est pas évident pour les joueurs du DP qui montent sur le PG Tour depuis que le passage
13:40a été ouvert,
13:41depuis que les 10 meilleurs vont sur le PG Tour, est-ce que tu l'expliques cette difficulté des nouveaux
13:47venus européens ?
13:48Je dirais que c'est un peu comme les nouveaux qui viennent du PG Tour au DP en fait,
13:56quand tu es sur le DP World Tour comme moi depuis plus de 10 ans, ben en fait les parcours
14:00tu les connais quoi,
14:01je veux dire que le golf national au début il fait peur et puis quand tu l'as fait 3
14:05-4 fois, tu commences à savoir où faut rater,
14:08donc c'est un peu pareil en fait, c'est qu'on découvre des parcours qui sont plus durs,
14:13c'est des parcours quasiment fit pour des majeurs chaque semaine,
14:18donc voilà, c'est des parcours qu'on n'a pas non plus l'habitude de jouer sur le DP,
14:24quand je suis revenu en Italie, ben les fairways et les green étaient soft,
14:28donc c'est de la target golf et au final là-bas, tout est un peu ferme,
14:32les drapeaux sont un peu planqués, donc il y a une grosse partie stratégie, mais tout est plus dur en
14:37fait.
14:37Tu te vois t'intégrer au PG Tour à moyen, long terme et y performer, que ton jeu est taillé
14:44pour, que ta mentalité est taillée pour,
14:46est-ce que l'éloignement avec tes Alpes où tu nous reçois, ça peut fitter aussi ? Est-ce que
14:50tu te vois y percer là-bas ?
14:53Honnêtement ouais, après j'ai beaucoup de travail sur la dernière partie de saison, mais on ne sait jamais,
14:59le golf ça va vite des deux côtés, Alex Fitzpatrick il y a 6 mois il luttait pour sa carte
15:05en Europe,
15:05et puis là il est sur un tapis rouge sur PG Tour, donc ça peut aller vite, il suffit que
15:12j'ai un petit enchaînement qui arrive,
15:17une confiance qui revienne, et voilà, tout est possible quoi, tout est possible.
15:21Si tu m'avais dit, quand j'ai commencé à l'école de golf quand j'avais 15 ans, un
15:25jour tu vois le petit G Tour,
15:26ça n'a peut-être pas plu tu vois, mais au final je suis arrivé, tant que tu travailles et
15:30que tu te poses des bonnes questions,
15:32tout peut faire, mais ouais je pense que je peux durer là-bas, surtout avec ma mentalité de solitaire,
15:38parce que moi ça ne m'a pas trop pesé d'être seul là-bas, de faire ma vie, voilà,
15:43même d'aller dîner,
15:44tout seul, je ne sais pas quoi, après l'éloignement de la maison, ouais ça m'a, par moment ça
15:50peut peser,
15:51mais c'est malheureusement que je sois aux Etats-Unis ou à Singapour, on peut dire que c'est pareil,
15:58donc oui non, mais ouais j'aimais bien, je vais travailler encore plus dur ces derniers,
16:05ce prochain mois pour y rester.
16:07Tu as joué trois majeurs cette année sur quatre, évidemment les résultats n'étaient pas ce que,
16:12ce qui était forcément espéré de ton côté, mais on imagine qu'il y a de l'apprentissage,
16:18est-ce que d'abord il y a de l'apprentissage quand les résultats ne sont pas au point,
16:22même sur un grand tournoi qu'on ne connaissait pas avant ?
16:24Dans ces recos, dans les recos des majeurs, j'essaie surtout de me glisser avec des grands noms quoi,
16:30j'ai essayé, j'ai pas mal joué avec Rory, Didi Gaber, la semaine dernière j'étais avec Sheffler,
16:36et au final c'est ça aussi l'apprentissage, c'est de voir un peu ce qu'eux font un
16:40peu en termes de reconnaissance,
16:43comment ils travaillent cette partie-là, parce que c'est quand même une grosse partie des reconnaissances quoi,
16:48il faut savoir comment les aborder aussi, et donc j'ai pris des pistes là-dessus,
16:52et c'est surtout là d'où vient l'apprentissage, après les parcours,
16:57on joue des parcours top niveau, très durs, très exigeants, et donc voilà, il y a cet apprentissage golfique aussi.
17:07Est-ce que tu peux rentrer dans les détails de l'apprentissage avec ce que tu as vu avec Scottie
17:10Sheffler, Rory McIlroy,
17:12rentrer dans les petits détails de recos que tu faisais, des choses que tu faisais peut-être pas avant,
17:16ou pas autant, ou différemment, et que tu vas changer ?
17:20Honnêtement, il n'y a rien de révolutionnaire.
17:25Honnêtement, je ne suis pas dit, tiens, c'est vrai que c'est bien de faire ça au haut,
17:30mais ils passent énormément de temps en fait, c'est un peu le point noir des Etats-Unis,
17:36c'est que les recos durent longtemps, à 9 trous ça dure 3 heures sur le petit jetour,
17:40parce qu'en fait ils chippent tout autour du green, toutes les options qu'ils peuvent avoir sur un mauvais
17:46coup,
17:46ils vont la chipper en fait, donc sur chaque green ils vont faire 10-15 chips.
17:52Tu te vois le faire toi ?
17:54Oui et non, je pense qu'aux Etats-Unis je le fais parce que forcément j'attends derrière les autres,
18:01donc je suis un peu obligé de le faire, mais c'est vrai que ça a ses avantages et ses
18:06inconvénients,
18:06mais c'est surtout le gros truc où ils se préoccupent, c'est tout ce qu'il y a autour
18:11du green quoi,
18:12savoir où ils peuvent rater ou pas en fait.
18:14Sur les chiffres de Steamp Meter, de vitesse des green, DP World Tour, PGA Tour,
18:18est-ce que tu peux nous donner un ordre d'idée pour nous aider à réaliser la dureté et la
18:22vitesse des green là-bas ?
18:23La vitesse, ce n'est pas ce qui m'a honnêtement le plus choqué.
18:27Je ne me suis jamais dit, c'est hyper rapide en fait.
18:32Donc là-dessus non, mais après oui, c'est plus ferme.
18:35Un coup de wedge standard, un pitching wedge, je vais jouer 5 mètres avant le drapeau
18:40et pour faire 4, je vais 8-11 mètres devant quoi.
18:45Pour terminer, on va parler de ta santé.
18:48Tu as mal au dos depuis plus de deux mois.
18:50Qu'est-ce que tu as ? Est-ce que c'est grave ? Et quand est-ce que ça
18:54va être réglé ?
18:55Ce qui s'est passé, c'est que j'étais au Myrtle Beach avant de jouer le 3,
18:58mais j'ai eu sur un coup de drive en plus magnifique un spasme qui m'a pris de toute
19:03la fesse jusqu'au milieu du dos.
19:05Donc pendant deux jours, je n'ai pas marché. Impossible.
19:08En fait, c'est juste que j'avais une hernie discale depuis un moment et qui s'est un peu
19:11aggravée.
19:12Ça, tu le savais l'hernie ?
19:14Je le savais puisqu'elle était déjà diagnostiquée en mars l'an dernier
19:19puisque personne ne le sait, mais Singapour et Inde, quand je fais les deux top 5, j'ai très mal
19:24au dos aussi.
19:24J'ai eu une très grosse contracture. Pendant un mois, j'avais perdu en mobilité et tout.
19:31Et j'ai décidé quand même de jouer parce qu'arriver à un PGA et se dire de se retirer,
19:36je trouvais ça con.
19:38Peut-être que c'était con de le jouer aussi, mais j'avais vraiment envie de jouer.
19:42Et donc, j'ai eu deux mois un peu compliqué parce que US Open, pareil, je ne voulais pas mourir.
19:49Je voulais vraiment jouer. Et depuis, après l'Italie, je me suis fait une injection de corticoïdes.
19:56Tout a été traité avec l'agence anti-topage. Il n'y a pas de souci là-dessus quand même.
20:01Je tiens à le préciser, je n'ai pas des seringues dans mon frigo. Et depuis, là, ça va beaucoup
20:06mieux.
20:07Mais après, c'est juste un anti-douleur, ça ne soigne rien. Donc de là, je continue quand même mes
20:13séances de kiné.
20:15Tu as un médecin qui t'a parlé d'opération ou pas ? On n'en est pas là.
20:18Non, parce qu'elle n'était pas sortie, mon hernie. Mais je n'étais pas loin apparemment.
20:23Donc pour le moment, non. C'est pour ça qu'on n'a fait que l'injection.
20:27Et voilà, avec David, mon préparateur physique, on cherche, on tâtonne différentes façons de savoir comment renforcer sans se faire
20:38mal aux deux.
20:40Et on avance.
20:42Merci à toi, Adrien.
20:43Merci à toi.
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