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  • il y a 16 heures

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Transcription
00:00Cette pression, on se la met soi-même.
00:02C'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont absolument tout le succès du monde
00:06et qui ne sont pas heureux et pas épanouis et qui auront toujours besoin de plus.
00:09Et en fait, au fond, ça ne les rendra pas heureux.
00:11Moi, je pense que je suis très centré à ce niveau-là.
00:14Je suis juste extrêmement reconnaissant que le succès de mes spectacles
00:18me permettent de pouvoir à chaque fois en faire d'autres
00:20sans trop me soucier de « est-ce que je vais trouver les finances pour faire le prochain ? »
00:24et me donnent une sorte de pass bide.
00:26C'est-à-dire que si ça ne marche pas, j'ai un pass, ce n'est pas grave.
00:30J'en ferai un autre.
00:30Ce n'est pas mal, ce n'est pas mal.
00:31Donc, ça libère un peu.
00:33Mais la pression, je pense que je me la mets tout seul
00:35parce que je suis assez exigeant sur quand j'écris quelque chose.
00:38Je suis mon premier spectateur.
00:40Et ça me permet aussi de pouvoir faire des trucs très cools
00:43où il y a un peu moins de pression, comme d'aller jouer pour les autres.
00:46Moi, ce que j'apprécie beaucoup, en tout cas, je prêche pour ma paroisse,
00:49mais j'ai l'impression que de plus en plus, il y a des auteurs qui sont mis en avant
00:53et des autrices qui sont mis en avant dans le théâtre privé,
00:56puisque c'est là où je travaille,
00:57sur des sujets qui ne sont pas forcément de comédie ou des farces.
01:01Non, c'est des sujets de plus en plus sérieux.
01:03Quand on regarde « Made in France » de Sam Valenci, très politique.
01:08Quand on regarde la dernière pièce de Mélodie Mouret,
01:10où elle se permet de faire des thrillers d'anticipation écologique.
01:14Quand on regarde Aïda Asgarzadeh, le 7 du Liban.
01:18Quand on regarde tous ces jeunes auteurs qui émergent,
01:22je me dis que le spectacle vivant a des beaux jours devant lui.
01:25Merci.
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