Au nord de la zone sinistrée, au Porge, en Gironde, où le feu est reparti dans la nuit, une équipe de pompiers de Charente-Maritime arrose les lisières de la forêt.
« Dans un espace de ce type, on peut laisser brûler : on pratique ce que l'on appelle une défense passive. En revanche, si nous avions eu une plantation de pins maritimes de production, nous aurions mis en œuvre une défense active, c'est-à-dire que nous aurions attaqué directement le feu pour tenter de l'éteindre », explique le lieutenant-colonel Éric Pitault, du SDIS de la Gironde.
Cette différence d'approche illustre le compromis permanent auquel sont confrontés les pompiers : concentrer leurs moyens là où des vies humaines et des habitations sont menacées, tout en acceptant, lorsque le contexte le permet, de laisser brûler des espaces naturels afin de préserver les ressources nécessaires pour les secteurs les plus sensibles.
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