- il y a 6 heures
Avec Philippe ARLIN, sexologue et sexothérapeute
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00:00:04Bonjour à tous, nous allons passer ces deux heures ensemble sur Sud Radio et c'est peut-être avec un
00:00:11peu d'émotion, en tout cas un peu d'émotion pour moi puisque c'est notre dernière émission de la
00:00:17saison mais bien sûr on aura tous et toutes le plaisir de se retrouver le 31 août.
00:00:23En tout cas je voulais toutes vous remercier parce que je suis heureuse de vous écouter tous les jours et
00:00:29je remercie ceux qui osent prendre la parole pour me raconter parfois des choses qui n'étaient peut-être pas
00:00:35si simples à confier.
00:00:37Merci à toutes et à tous et merci à tous ceux qui me suivent en podcast parce que je sais
00:00:41que vous êtes également de plus en plus nombreux.
00:00:44Alors j'ai réfléchi qu'est-ce qu'on pourrait faire pour terminer cette saison et bien sûr j'ai
00:00:50choisi d'avoir à mes côtés Philippe Harlin d'abord parce que c'est un excellent sexothérapeute mais aussi parce
00:00:55que c'est avec lui que j'avais fait ma première émission il y a 25 ans, bientôt 26 presque,
00:01:04je ne sais plus.
00:01:04Enfin bref c'était le 13 août 2001 vous vous rendez compte et depuis j'en ai entendu des témoignages
00:01:11et j'en ai tellement entendu que je peux vraiment affirmer que la sexualité est importante, elle est essentielle, elle
00:01:18est même parfois thérapeutique.
00:01:20Et pour fêter justement la sexualité dans cette dernière émission, je vous invite à nous rejoindre pour me raconter votre
00:01:26moment d'amour d'été le plus torride et puis peut-être aussi un petit peu de nostalgie, pourquoi pas
00:01:33votre grand chagrin d'amour parce que les amours d'été sont parfois très douloureux également.
00:01:40Donc si vous avez envie de participer à cette émission vous nous appelez au 0 826 300 300 Philippe Harlin,
00:01:47merci de partager ces deux heures avec nous, bonjour.
00:01:50Bonjour Brigitte.
00:01:51Vous êtes sexothérapeute, vous avez écrit différents livres notamment Libérez votre désir en poche à la musardine.
00:02:01Oui je disais la sexualité c'est essentiel, c'est même parfois thérapeutique.
00:02:08De plus en plus je découvre à quel point notre sexualité elle est influencée par notre enfance, par nos expériences,
00:02:16par notre parcours.
00:02:18Et puis elle nous fait aider à devenir l'homme ou la femme qu'on a envie d'être, elle
00:02:23nous aide à grandir.
00:02:25Qu'est-ce que vous avez envie de dire vous ?
00:02:26Moi j'ai l'impression parce que si effectivement vous vous rappelez que ça fait si longtemps qu'on partage
00:02:33de temps en temps, j'ai le plaisir d'être avec vous sur cette antenne.
00:02:36J'ai encore plus d'années à mon cabinet à entendre des gens qui me parlent de leur sexualité.
00:02:46C'est pas pour rien de l'intime, je pense que ce moment de vérité que j'ai avec mes
00:02:52patients, il est d'autant plus fort qu'il touche à cette partie de nous qui ne se dit pas
00:02:59justement.
00:03:00Trop souvent qui ne se dit pas et c'est pour ça que c'est important de mettre une parole
00:03:04dessus.
00:03:05Et moi je mesure la chance et le privilège que nous avons d'écouter la sexualité des gens parce que
00:03:11tout compte fait leur sexe est très près de leur cœur.
00:03:15Ah bah bien sûr.
00:03:16Et donc ils nous livrent les plus bons.
00:03:19Et si le cœur est fermé, le sexe est parfois trop ouvert.
00:03:22Voilà.
00:03:24On a accès à des choses précieuses.
00:03:29Plus je fais ce métier, plus je mesure l'importance de ces témoignages, du courage de cette parole qui m
00:03:40'est déposée à l'occasion d'une consultation.
00:03:42C'est vraiment un aspect, la sexualité qui parle de notre vie, maintenant que j'ai un peu appris à
00:03:52décoder, ça dit énormément de choses de nous.
00:03:56Mais évidemment, et je crois quand même, il y a beaucoup de gens qui ne parlent jamais de leur sexualité,
00:04:04ça veut pas dire qu'ils n'en ont pas.
00:04:05Non, non, mais ils n'en parlent pas.
00:04:07Ils n'en parlent à personne, évidemment pas à leur partenaire, mais de toute façon, ils n'iront jamais en
00:04:12parler à qui que ce soit.
00:04:13Et c'est pas anodin, parce que ne pas savoir parler de sa sexualité, c'est ne pas savoir parler
00:04:18de soi.
00:04:18Alors ça peut paraître un peu énorme ce que je dis, mais pourtant je le crois, je le crois sincèrement.
00:04:24J'ai envie de dire que c'est la part la plus cachée, la plus mystérieuse de soi, et que
00:04:31parfois on ne veut pas aller raconter parce qu'elle n'est pas tout à fait en phase avec notre
00:04:40vérité profonde.
00:04:42Et pourtant, il faudra y mettre des mots.
00:04:45Parce que tant qu'on ne peut pas mettre de mots, on ne laisse pas exister.
00:04:49On ne peut pas la libérer si c'est coincé.
00:04:52Elle n'existe pas tant qu'elle n'a pas de mots.
00:04:54Donc voilà, c'est important.
00:04:56Alors bien sûr, l'amour est largement plus important encore que la sexualité, mais est-ce que l'un va
00:05:02sans l'autre ?
00:05:03Est-ce qu'il n'y a pas toujours un peu de sexe dans l'amour et un peu d
00:05:06'amour dans la sexualité ?
00:05:07En tout cas, ils vont très bien ensemble.
00:05:09Oui, oui.
00:05:10S'ils savent se débrouiller chacun de leur côté, ils vont quand même merveilleusement bien ensemble.
00:05:14Mais ils ne vont pas toujours si bien que ça ensemble.
00:05:16Dans les couples.
00:05:17Dans les couples.
00:05:19On en connaît des couples qui s'aiment mais qui n'arrivent pas...
00:05:22Est-ce que couple n'est pas le troisième point du triangle qui pose problème, justement ?
00:05:27Oui, mais c'est toujours pareil.
00:05:30Pourquoi on a choisi tel ou tel partenaire ?
00:05:32Ça parle toujours de nous, finalement.
00:05:34On a beau dire que c'est la faute de l'autre, on l'a choisi.
00:05:38Oui, même si on n'a pas été conscient qu'on l'avait choisi, on l'a choisi.
00:05:41Et c'est pour ça que c'est parfois si compliqué.
00:05:45Puis on a...
00:05:46Oui, oui.
00:05:48Vraiment, cette intimité, elle...
00:05:51On va découvrir des choses, on va aussi projeter des choses.
00:05:54Parce qu'on rencontre beaucoup l'autre dans le sexe au début de la relation.
00:05:58Parce que ça fonctionne plutôt bien.
00:06:00Et donc, on commence à projeter, on imagine, on s'invente un avenir.
00:06:05Et souvent, la réalité n'est pas celle qu'on a pu projeter.
00:06:10Et là aussi, il y a des découvertes à faire.
00:06:12Et si on ne sait pas les faire, c'est pour ça que la sexualité va s'étouffer.
00:06:15C'est parce qu'on ne l'aura pas réinterrogée.
00:06:17On leur a laissé se rêver autour d'une réalité qui n'est que celle d'une rencontre.
00:06:23Oui, c'est comme un feu qu'on ne nourrit pas.
00:06:26À un moment donné, il va s'éteindre.
00:06:28Voilà.
00:06:28C'est-à-dire que si on n'essaye pas de voir ce dont il a besoin pour tenir,
00:06:33c'est pour ça qu'il faut interroger.
00:06:36Il faut laisser ce couple évoluer.
00:06:38Mais il faut faire évoluer la sexualité avec le couple.
00:06:41Et puis, on va parler donc des moments torrides de l'été.
00:06:45Parce que c'est vrai qu'on a...
00:06:46Enfin, souvent, on a eu une expérience un peu plus torride l'été.
00:06:51Parce que c'est les vacances.
00:06:52Parce que c'est quelqu'un qu'on rencontre et qu'on ne reverra peut-être jamais.
00:06:56Donc, on s'autorise...
00:06:56Les fameuses vacances à l'étranger ou très loin de chez soi.
00:07:00Oui, absolument.
00:07:01Et puis, il y a ces fameux amours d'été
00:07:05qui, parfois, laissent beaucoup de difficultés à reprendre le cours de sa vie.
00:07:13Parce que c'est parfois une relation extra-conjugale,
00:07:17mais qui a été une grande passion et qu'on doit...
00:07:21Apprendre à oublier.
00:07:22Ou pas ?
00:07:24Voilà.
00:07:25C'est aussi...
00:07:26Enfin, c'est pas rien l'été.
00:07:28Ça nous bouscule tous, de toute façon.
00:07:31Et on va essayer de voir qu'est-ce que vous avez à nous raconter.
00:07:35Si vous avez envie de prendre la parole.
00:07:37Si vous avez peut-être besoin d'un petit moment de nostalgie.
00:07:40C'est bien, parfois aussi de...
00:07:41Avant d'aller faire votre été à vous.
00:07:43...de se raconter quelque chose.
00:07:45Eh bien, vous pouvez nous rejoindre sur Sud Radio 0 826 300 300.
00:07:49On va commencer par Fabienne, qui nous racontera une histoire un peu curieuse,
00:07:55avec un homme un peu bizarre.
00:07:58Elle nous dit ça dans un instant.
00:08:0014h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:08:04Philippe Arlin est avec nous.
00:08:06Nous parlons des amours d'été.
00:08:08Et on va commencer avec vous, Fabienne.
00:08:10Bonjour, Fabienne.
00:08:12Bonjour, Brigitte.
00:08:13Bonjour, Philippe.
00:08:14Bonjour, Fabienne.
00:08:16Eh bien, oui, je vais vous raconter une histoire qui a eu lieu environ 5 ans,
00:08:21sur la plage des Sables d'Olonne.
00:08:24Voilà, il faisait beau, il faisait chaud.
00:08:27Et j'avais commencé à discuter avec une personne sur un site.
00:08:32Donc voilà, on se donne rendez-vous.
00:08:35Je suis sûre que quand je l'ai vue, beau, grand, charmant, sexy, tout allait bien.
00:08:42Donc, waouh.
00:08:45Et bon, c'est revu.
00:08:47On a passé, c'était vers 14 juillet,
00:08:50on a dû passer une dizaine de jours et de nuits ensemble.
00:08:54Et puis, un soir, je dormais chez lui,
00:08:57parce qu'un coup, c'était chez moi, un peu chez lui.
00:08:59Mais il était en location.
00:09:00Moi, j'étais chez moi, bref.
00:09:03Donc, vous n'étiez pas réellement en vacances.
00:09:06Donc, vous habitez dans la région.
00:09:08Ah, si, j'étais en vacances.
00:09:09À ce moment-là, j'étais en vacances.
00:09:10Mais voilà, c'était une petite résidence secondaire.
00:09:13D'accord.
00:09:13À l'époque, voilà.
00:09:15Et donc, une nuit, c'était très chaud.
00:09:19Et puis bon, sexuellement, donc, elle est très bien.
00:09:23Et il faisait très chaud.
00:09:24Donc, après, l'acte, nous sommes...
00:09:29On était chacun de notre côté du lit.
00:09:31Et je devais bouger un peu.
00:09:33Donc, elle me dit, oh, je ne vais pas aller dormir sur le canapé.
00:09:37J'avais chaud, moi aussi.
00:09:38Je me suis dit, finalement, je ne serai pas plus mal.
00:09:39J'y vais.
00:09:40D'accord, oui.
00:09:42Et quelques minutes après, je ne sais pas.
00:09:44Il y a quelque chose qui a dû me déranger.
00:09:45Elle me dit, oh, ce serait bien que tu rentres chez toi.
00:09:48C'est élégant.
00:09:50Très élégant.
00:09:52Donc, à une heure du matin, j'ai pris mon vélo.
00:09:55Je suis rentrée chez moi.
00:09:57Et je me suis dit, bon, mon petit coco, je ne suis pas sûre qu'on se revoit.
00:10:01Bon, bref.
00:10:03Mais tellement charmant, tellement...
00:10:06Bon, il a réussi à revenir.
00:10:09Et là, on a discuté un petit peu.
00:10:11Et en fait, il me dit, moi, j'ai besoin de beaucoup de sexe.
00:10:17Donc, moi, ce que je te propose, c'est que tu sois ma favorite et j'aurai d'autres personnes
00:10:21à côté.
00:10:22Je me dis, ah bon, je ne connais pas, mais bon, pourquoi pas découvrir ce système ?
00:10:28C'est ce qu'on appelle le polyamour, en fait.
00:10:30Oui, oui.
00:10:32Peut-être que ça me ira, je ne sais rien.
00:10:34Bon, bref.
00:10:35Mais vous étiez amoureuse de lui ou pas vraiment un petit peu ?
00:10:41Si, quand même, parce qu'il me plaisait beaucoup.
00:10:43D'accord, oui.
00:10:44Il me plaisait beaucoup.
00:10:45Mais bon, la fin des vacances est arrivée.
00:10:47Il est rentré chez lui.
00:10:49Donc, moi, je suis rentrée à Nantes.
00:10:51Il prenait l'avion à Nantes.
00:10:52Donc, il est passé de me voir chez moi, même si j'étais un peu fâchée,
00:10:55parce qu'il m'avait encore fait une entournoupe, je ne sais plus laquelle.
00:10:58Donc, il est venu à Nantes.
00:10:59Il est reparti chez lui.
00:11:00Et, enfin, oui, il me dit, ah, ce serait sympa que tu viennes me voir.
00:11:05Et bon, je me suis dit, bon, je fais quoi ?
00:11:06Je me suis dit, bon, j'y vais, j'y vais pas, bon.
00:11:08Et puis, je ne connais pas Antibes, je me suis dit, bon, finalement, je vais aller Antibes,
00:11:11c'est quelques jours, on fera bien.
00:11:14Donc, voilà, parti, je prends l'avion, il vient me chercher.
00:11:18Et là, le soir, je me suis été fatiguée.
00:11:21On dort chacun de notre côté.
00:11:22Je me suis dit, super pour un mec qui a été...
00:11:27Ok, on se réveillait le matin, il tombait des cordes, il pleuvait.
00:11:30Je me suis dit, bah, dis donc, il ne fait pas très beau dans le sud.
00:11:32C'était le début septembre.
00:11:33C'est pas grave, on en profite pour faire autre chose.
00:11:36Bah, ouais.
00:11:37Exactement, je me suis dit, c'est bien, on va rester sous la couette.
00:11:39Il me dit, oh non, non, je vais aller travailler.
00:11:42Ah bon ?
00:11:43Parce que les chauffeurs, Uber, donc il me dit, je vais aller bosser.
00:11:46Quand il pleut, il y a beaucoup de travail, les gens se baladent.
00:11:50Ok, donc, super cool.
00:11:52Bon, je m'en vais nager sous la pluie.
00:11:55Je me suis piquée par une méduse.
00:11:56En plus, je dis, super, la journée, ça commence bien.
00:12:00Je rentre le midi, et puis on se fait une petite balade à pied.
00:12:03Là, il pleut moins, et on voit un restaurant très sympa.
00:12:06Il me dit, tiens, on va réserver pour manger là ce soir.
00:12:08Ah bon, ça va, il repart qu'ils sont des meilleures bases.
00:12:11Et donc, il refait deux, trois courses dans l'après-midi.
00:12:13Moi, je repars boire un café, je ne sais pas où, là, il se met à repleuvoir.
00:12:16Je me rappelle de la temps abominable.
00:12:19Et je rentre le soir, je commence à me préparer.
00:12:21Il me dit, ah non, finalement, j'ai annulé le restaurant.
00:12:23On va manger ce qui me reste dans mon frégo.
00:12:26Je dis, écoute, je pense que là, je ne vais pas rentrer, je ne sais plus quel jour.
00:12:31Je vais rentrer, je vais prendre un avion dès demain, je vais rentrer chez moi.
00:12:35Parce que là, ça commençait un petit peu, j'ai bien la peine.
00:12:39Je n'ai rien compris.
00:12:41Et là, je suis partie vraiment fâchée.
00:12:43Et là, je me dis, non, tu me laisses tranquille, je n'ai plus de nouvelles de tout.
00:12:46Il a continué à m'envoyer des messages.
00:12:48Encore l'année dernière, il me dit, comment ça va, ma chérie ?
00:12:51J'ai au chat de Nolonne, je peux venir te voir.
00:12:52J'ai dit, non, merci, ce n'est pas la peine.
00:12:53Au revoir.
00:12:56C'est terrible, parce qu'en fait, au début, sans doute qu'il était sous le charme,
00:13:01comme début de rencontre, et puis très vite.
00:13:04Mais c'est un manque de délicatesse.
00:13:07Il n'a pas été sous le charme longtemps, puisqu'il l'a quand même renvoyé sur le canapé en
00:13:11cinq minutes.
00:13:12Oui, mais enfin, il y a eu quand même dix jours de bien.
00:13:16Non, mais ce que je trouve fou, c'est qu'à la limite, il a tout à fait le droit,
00:13:20mais quel manque de délicatesse, quoi.
00:13:23Et pourquoi vous faire venir à Antibes pour...
00:13:26Je l'ai bien compris.
00:13:28Pourquoi tu fais venir ?
00:13:30Pour aller travailler.
00:13:33Franchement, ça ne me disait vraiment rien.
00:13:35Vous savez, il y a une catégorie de personnes,
00:13:38ce n'est pas plus hommes que femmes,
00:13:40qui ont du désir dans l'absence.
00:13:45Donc, qui se fantasment en se disant
00:13:46« Oh, bah tiens, je vais la faire venir, ça va être sympa. »
00:13:49Et puis, hop, vous arrivez et tout retombe.
00:13:51Comme la pluie.
00:13:52Oui.
00:13:53Mais vraiment.
00:13:55Et tout compte fait.
00:13:57Donc, il ne sait pas quoi en faire, du coup,
00:13:59parce qu'il vous a fait venir, il est un peu emmerdé.
00:14:01Il essaye de relancer le truc avec le ressort.
00:14:03Puis, ça ne prend pas.
00:14:05Son désir n'est pas là.
00:14:06Donc, en gros, vous l'avez dépanné en annulant.
00:14:08Et à chaque fois, il se fait un rêve en se disant
00:14:11« Oh, bah non, ça serait peut-être bien.
00:14:12Je vais la voir. »
00:14:14Et puis, « Bah non. »
00:14:16Et quand on vous baladait dans la rue,
00:14:17il me dit « Ah, bah, c'est une de mes ex.
00:14:19Moi, c'est une de mes ex.
00:14:20Non, j'ai vu le Québec. »
00:14:22Super.
00:14:23Passionnant.
00:14:24Non, non.
00:14:25Et puis, c'est quelqu'un qui est très égocentré.
00:14:28C'est certainement quelqu'un aussi
00:14:30qui a besoin de se raconter des histoires
00:14:32pour trouver qu'il est un séducteur.
00:14:35Et puis, je pense aussi que sur le plan matériel,
00:14:38il ne doit pas être très à l'aise non plus.
00:14:40En fait, il avait vécu avec une femme
00:14:42beaucoup plus âgée que lui
00:14:43qui avait des gros moyens.
00:14:44Il était dans une maison avec ses fils.
00:14:46Et à côté, il avait le droit de voir des histoires.
00:14:48C'est peut-être qu'il attendait un petit peu de vous aussi.
00:14:50Oui, oui.
00:14:51Parce qu'il attendait peut-être un peu
00:14:53que vous soyez...
00:14:55C'est possible.
00:14:55Que vous l'invitiez au restaurant.
00:14:57Si c'était vous qui avez payé,
00:14:59peut-être qu'il vous aurait invité au restaurant.
00:15:01Oui, c'est possible.
00:15:02C'est possible.
00:15:02Il était un peu radin, oui.
00:15:03Oui, il me semble.
00:15:06Donc, je me suis dit...
00:15:08Pourquoi je me suis embarquée dans une histoire pareille ?
00:15:10Qu'est-ce que ça dit de moi ?
00:15:11Si, si.
00:15:12Non, mais ça ne dit rien de vous.
00:15:13Vous l'avez donné sa chance.
00:15:14C'est plutôt sympa.
00:15:16Ça dit du bien de vous.
00:15:17Vous l'aviez trouvé très séduisant au départ.
00:15:20Vous avez passé d'un bon moment.
00:15:22Quand il vous appelle à Antibes,
00:15:24quand même,
00:15:25vous aviez la nostalgie des bons moments.
00:15:28Bon, certes,
00:15:29vous aviez un petit peu oublié la fin.
00:15:31Mais vous êtes partie en vous disant
00:15:34peut-être qu'on va revivre quelque chose de chouette.
00:15:36Et il faisait toujours des compliments en plus.
00:15:38Bien sûr.
00:15:38Il s'est fait.
00:15:39Il a toujours droit à un compliment.
00:15:40C'est charmant.
00:15:41Vraiment, c'est charmant.
00:15:42Toutes les femmes tombaient raides devant lui.
00:15:44Donc, évidemment, il était habité.
00:15:46Oui, mais je pense qu'il a...
00:15:48Enfin, vous avez...
00:15:50J'ai souvenir de cet amour d'été.
00:15:52Voilà, c'était bien.
00:15:52Mais en même temps, quand j'y pense,
00:15:54je me dis, bah oui, quand même, c'est bien.
00:15:56Mais voilà.
00:15:57Ce n'est pas la peine qu'il revienne.
00:15:59Non.
00:16:00C'était il y a longtemps ?
00:16:01Il y a cinq ans.
00:16:02Il y a cinq ans.
00:16:03Il y a cinq ans, environ.
00:16:04Oui, d'accord.
00:16:05Bon.
00:16:06Quelque chose comme ça.
00:16:07Je sortais d'une rupture.
00:16:08Donc, moi, je me suis dit,
00:16:09oh, bah tiens.
00:16:09Un peu de fraîcheur.
00:16:10Super.
00:16:12Un peu de fraîcheur.
00:16:14Pas des vrais longtemps.
00:16:16Non, mais en même temps...
00:16:17Les sujets du jour, les amours d'été.
00:16:20En même temps, il a assez vite montré son jeu.
00:16:24Donc, vous n'avez pas...
00:16:26Enfin, je veux dire, vous n'y avez rien laissé de grave.
00:16:31C'est toujours le problème.
00:16:33On ne peut pas trop deviner à qui on a affaire dans les premiers temps.
00:16:38Il n'y a rien à faire.
00:16:39Non, non, bah non.
00:16:39Il m'a raconté un peu sa vie.
00:16:41C'est vrai que j'ai compris des choses après.
00:16:44Il a appris à 40 ans que son père n'était pas son père.
00:16:48Il y avait des choses.
00:16:51Il n'a jamais eu d'enfant.
00:16:53Je pense que ça devait lui avoir peur d'avoir un enfant qui n'était pas le chien.
00:16:57Ça n'empêche pas le respect, exactement.
00:16:59Oui, parce que franchement, allez vous faire dormir sur le canapé, il peut y aller lui-même.
00:17:05C'est toujours la même chose.
00:17:06Oui, il rentrait chez moi après.
00:17:07Oui, oui, franchement.
00:17:09Bon, enfin.
00:17:10Mais écoutez, merci Fabienne de ce petit moment d'égarement.
00:17:15Et puis, on va continuer bien sûr dans un instant avec le Love Conseil.
00:17:20Comment se retrouver quand la communication n'est pas là ?
00:17:23C'est un vrai sujet aussi qu'il faut peut-être aborder.
00:17:32Eh bien Philippe Arlin, on va parler de communication.
00:17:35Mais comment se retrouver quand il n'y a pas de communication justement ?
00:17:38Parce que ce n'est pas toujours facile.
00:17:41Il y a des gens qui ont vraiment du mal à communiquer depuis toujours, souvent d'ailleurs.
00:17:47Ce n'est pas vous qui empêchez l'autre de communiquer.
00:17:50C'est quelqu'un qui ne sait pas communiquer.
00:17:54Mais je voulais rappeler que la communication n'est pas uniquement verbale.
00:17:59Et on peut se retrouver dans des communications qui ne sont pas verbales.
00:18:02Par exemple, des exercices de respiration ensemble.
00:18:09On inspire, on expire en cœur.
00:18:11Ça permet parfois de créer du lien entre deux personnes.
00:18:16Alors, il faut se mettre face à face.
00:18:18Ou alors dos à dos, si vous avez du mal dans le face à face.
00:18:21Parce que c'est peut-être trop intimidant.
00:18:25Il y a peut-être trop d'intimité.
00:18:27Et dos à dos, je trouve que ce n'est pas inintéressant
00:18:30pour des personnes qui sont justement dans la difficulté de la communication.
00:18:33Parce qu'on est dos à l'autre et on sent sa présence.
00:18:37Et en même temps, on apprend à ressentir ce qu'on ressent de ressentir la présence de l'autre.
00:18:43Je ne sais pas si je m'explique.
00:18:44Et puis on sent bien sa respiration.
00:18:46Ça peut vraiment aussi aider sur l'exercice.
00:18:48Et donc, l'intérêt de cet exercice, c'est justement de ressentir mieux votre corps.
00:18:53Et justement, les zones de tension et les émotions qui vous traversent.
00:18:58Parce que si vous êtes avec quelqu'un, vous avez envie que votre histoire continue,
00:19:04il est important de faire tomber ces blocages qui, quelque part,
00:19:09empêchent évidemment la relation de s'épanouir.
00:19:12Alors, il y a d'autres choses qui marchent aussi.
00:19:15Marcher ensemble, en silence, dans la nature, en se tenant la main,
00:19:18c'est aussi une manière de se reconnecter.
00:19:20On l'oublie un petit peu, mais c'est quand même pas mal.
00:19:24Et puis, se regarder les yeux dans les yeux, sans rien dire,
00:19:28sans chercher à dire quoi que ce soit.
00:19:30C'est très, très, très compliqué.
00:19:32Mais pourtant, c'est très efficace.
00:19:35Je rappelle que les yeux sont les fenêtres de l'âme.
00:19:37Voilà.
00:19:38Donc, il y a des moyens de maintenir la communication qui est indispensable.
00:19:44Encore une fois, je le répète, dans le couple.
00:19:47Mais je crois que, derrière, il faut cette volonté.
00:19:53On ne le dira jamais assez.
00:19:54Il faut y penser, il faut le vouloir,
00:19:57et il faut que les deux acceptent de jouer le jeu.
00:19:59Parce que c'est des choses simples,
00:20:01qui peuvent vraiment modifier énormément de choses,
00:20:04mais il faut arriver à jouer le jeu.
00:20:07Il faut, je ne vais pas dire l'imposer,
00:20:11parce qu'on n'impose pas quelque chose à quelqu'un,
00:20:13mais il faut se le programmer.
00:20:16Et c'est très, très important.
00:20:18Si vous n'avez aucun moment où, vraiment,
00:20:20vous êtes en communion l'un avec l'autre,
00:20:24votre couple est forcément en danger.
00:20:25À un moment ou à un autre,
00:20:26vous allez devenir deux cohabitants,
00:20:29mais vous n'aurez plus ce lien d'intimité
00:20:33qui est réuni et qui fait qu'un couple
00:20:35continue à aller ensemble dans la même direction.
00:20:39Alors, c'est la fin de la semaine,
00:20:42mais il y a encore les loups à gagner,
00:20:46ce vibromasseur monatwist avec dix modèles de vibrations.
00:20:50Et si vous avez envie de le gagner,
00:20:52vous connaissez le principe,
00:20:53vous envoyez Brigitte par SMS au 7-20-18.
00:20:57Bonjour Charlène.
00:20:58Bonjour Brigitte.
00:20:59Bonjour Philippe.
00:21:00Bonjour Charlène.
00:21:02Bonjour.
00:21:03Alors vous aussi, c'est sur une appli
00:21:05que vous avez rencontré quelqu'un
00:21:06pendant vos vacances.
00:21:07Oui, exactement.
00:21:09En fait, c'était il y a une dizaine d'années.
00:21:11Je suis partie en vacances en Islande,
00:21:13toute seule, pendant dix jours.
00:21:16C'était vraiment un rêve de plusieurs années
00:21:19d'aller là-bas.
00:21:20Et en fait, c'est vrai qu'au bout de deux jours,
00:21:22je me suis dit, bon,
00:21:24ça serait bien que je rencontre un peu des gens,
00:21:25peut-être des locaux qui pourraient m'aider,
00:21:27parce que c'est pas très évident de se repérer là-bas.
00:21:32Voilà, donc,
00:21:33bon, par chance,
00:21:34beaucoup de monde parle anglais quasiment là-bas.
00:21:36Oui, oui.
00:21:37Et qu'est-ce que vous avez donné envie d'aller en Islande ?
00:21:41Parce que c'est quand même un lieu assez perdu.
00:21:44Enfin, c'est beau.
00:21:46Bah, c'est très beau, en fait.
00:21:48Il y a beaucoup, il y a des geysers,
00:21:51des baleines,
00:21:54des montagnes,
00:21:55enfin, des trucs de fous.
00:21:56Et en fait,
00:21:58je regarde beaucoup de séries,
00:21:59comme Game of Thrones,
00:22:00Vikings, voilà.
00:22:01Et c'est des décors
00:22:04qui sont de l'Islande,
00:22:05des plages de sable noir.
00:22:06Enfin, voilà, c'est vraiment magnifique.
00:22:08Et donc,
00:22:10j'installe une application de rencontre
00:22:12et je matche avec un monsieur
00:22:14qui est israélien.
00:22:16Et lui, il vit,
00:22:17il est parti un an en Islande, en fait.
00:22:19Il a dit, je vais vivre un an là-bas.
00:22:20Donc, ça faisait quelques mois
00:22:22qu'il était là-bas déjà.
00:22:23Et on s'est donné rendez-vous dans un bar.
00:22:26Le feeling est vraiment très bien passé,
00:22:28et tout ça.
00:22:29Et moi, j'avais prévu,
00:22:30dès le lendemain,
00:22:31j'avais loué une voiture
00:22:32et de partir faire le tour de l'Islande.
00:22:36Et donc, je lui ai dit,
00:22:38bah, écoute, c'est un peu fou,
00:22:39mais t'as l'air de bien connaître l'île
00:22:42et tout.
00:22:42Moi, je suis toute seule.
00:22:44Est-ce que ça dit de venir avec moi ?
00:22:46Vous avez besoin d'un guide, hein ?
00:22:47Oui, super.
00:22:50On a discuté toute la nuit, en fait.
00:22:52Et le matin, j'ai dit,
00:22:54bah, voilà, si tu veux venir avec moi,
00:22:55bah, viens.
00:22:56Donc, j'avais loué la voiture.
00:22:57Et on est restés huit jours ensemble, en fait.
00:23:00On a découvert,
00:23:02enfin, il m'a fait découvrir
00:23:03plein de choses
00:23:04hors des circuits un peu touristiques de l'Ile.
00:23:07Et c'était vraiment incroyable.
00:23:09On était dans une petite bulle,
00:23:10comme ça, pendant huit jours,
00:23:11où on savait probablement
00:23:13qu'on n'allait pas se revoir.
00:23:16Mais, voilà.
00:23:17Mais vous avez fait l'amour ensemble, vous êtes...
00:23:21Oui, oui, oui.
00:23:22Voilà, moi, j'avais loué un logement et tout.
00:23:25Mais finalement,
00:23:25je suis restée le reste du séjour chez lui.
00:23:29Et, ouais,
00:23:30c'était comme une petite relation.
00:23:33Mais, enfin,
00:23:33comme si on se connaissait déjà.
00:23:35C'est vraiment...
00:23:35Non, non, c'est pas une petite relation.
00:23:38C'est pas une petite relation.
00:23:38C'est pas une histoire d'amour, là.
00:23:39Oui, oui.
00:23:40C'est une belle histoire.
00:23:42Moi, j'aime, justement,
00:23:43c'est ça l'été.
00:23:45C'est parfois des histoires
00:23:46où on sait que
00:23:48on vit ça entre parenthèses.
00:23:50Mais, en même temps,
00:23:51on y va à fond, quoi.
00:23:53On y va intensément.
00:23:54En plus, ce qui est intéressant,
00:23:56parce que, malgré tout,
00:23:57ce que vous avez dit,
00:23:57c'est que la première nuit,
00:23:58vous avez discuté toute la nuit.
00:24:00Oui.
00:24:00Ouais, comme si on se connaissait depuis...
00:24:03Ouais, tout était fluide.
00:24:05Eh ben, voilà.
00:24:06Ça, ça parle pas d'un petit coup de cœur.
00:24:08Ça parle vraiment d'une complicité
00:24:11entre deux individus
00:24:12qui se retrouvent un peu.
00:24:14Oui, c'est ça.
00:24:16Et je sais pas si c'est le fait
00:24:17de savoir que ça n'allait durer ou quoi,
00:24:20mais qu'on ne se reverrait peut-être pas.
00:24:22Mais je sais pas,
00:24:22j'ai complètement lâché prise
00:24:24dans cette relation.
00:24:25Et ça aide.
00:24:26Oui, mais il y a quelque chose,
00:24:27quand même,
00:24:28qui était un signe
00:24:30très, très positif.
00:24:32Parce que vous aviez envie
00:24:33d'aller en Islande,
00:24:34c'était pas un hasard.
00:24:35Lui, il habitait...
00:24:37Il était venu habiter un an en Islande.
00:24:39Vous voyez, il y a l'Islande
00:24:40qui vous rapproche.
00:24:42Et moi, j'aime bien dire
00:24:44qu'on a tous des pays
00:24:45dans lesquels on se sent bien.
00:24:48Alors, certains disent
00:24:49que c'est parce qu'on a vécu
00:24:50dans des vies antérieures.
00:24:51Moi, je crois pas beaucoup
00:24:52aux vies antérieures.
00:24:53Mais on a des endroits
00:24:55où on se trouve...
00:24:56Des énergies qui nous correspondent.
00:24:58Et je pense qu'il y a eu ça,
00:25:00certainement, entre vous,
00:25:01qui fait que quand vous vous êtes
00:25:03retrouvés dans le café,
00:25:05ça a fait tilt.
00:25:06Alors, comment ça se termine ?
00:25:08C'est pas trop dur, malgré tout ?
00:25:13Je détaille un petit peu,
00:25:14mais c'est vrai que moi,
00:25:15j'avais le rêve d'aller voir
00:25:16des aurores boréales.
00:25:17Et il m'a dit que je connais
00:25:18un super spot et tout.
00:25:19Donc, on est partis.
00:25:20Et puis, c'est vrai que
00:25:21il m'a pris des photos et tout.
00:25:23Puis, on s'est regardés
00:25:24et on était vraiment dans un truc
00:25:25un peu suspendu, hors du temps.
00:25:27C'est vrai que c'est...
00:25:28Enfin, c'est fou.
00:25:30Et donc, je me rappelle
00:25:32de la dernière soirée
00:25:34où on a été manger
00:25:35dans un petit resto local.
00:25:38Et il donnait des petites pièces dorées
00:25:43en souvenir, en fait, du lieu.
00:25:45Je ne sais plus ce que c'était exactement,
00:25:46mais des petites pièces dorées.
00:25:47Et il m'a donné cette pièce
00:25:49et il m'a dit,
00:25:50garde cette petite pièce
00:25:51et à chaque fois que tu la verras,
00:25:53tu penseras à moi.
00:25:54Et en fait, quelques années après,
00:25:57j'avais déménagé et tout.
00:25:59Donc, je rangeais un peu chez moi
00:26:01et je tombe sur cette petite pièce.
00:26:04Et je me dis,
00:26:04mais c'est fou, quoi.
00:26:06Donc, comme j'avais gardé son contact,
00:26:08je lui envoie un petit message
00:26:09avec la pièce.
00:26:10Je lui montre.
00:26:11Je lui dis,
00:26:11tu te rappelles de ça ?
00:26:13Et il me dit,
00:26:14ben oui, évidemment,
00:26:15je me rappelle.
00:26:15Je te l'ai donné et tout.
00:26:17Donc, j'ai pris un petit peu
00:26:18des nouvelles de lui et tout.
00:26:20Donc, lui, il est rentré en Israël
00:26:21et il m'a dit,
00:26:22il faut que je te dise quelque chose.
00:26:26je suis avec quelqu'un
00:26:27et je vais être papa.
00:26:29Et j'ai dit,
00:26:30ben moi, je vais être maman.
00:26:31Du coup, c'est marrant.
00:26:34Je trouvais que c'était quand même
00:26:35un petit peu lié.
00:26:37Non, non, mais bien sûr.
00:26:39Et vous voyez,
00:26:39ça confirme ce que je disais.
00:26:41Vous étiez tous les deux
00:26:43pour l'Islande.
00:26:44C'est vrai.
00:26:44Et vous avez été parents
00:26:46pratiquement en même temps.
00:26:47Donc, il y a vraiment
00:26:48une synchronicité entre vous
00:26:50qui est loin d'être anodine.
00:26:53Oui, et c'est vrai
00:26:54qu'au début,
00:26:55c'est un petit peu dur
00:26:55de se dire,
00:26:56est-ce que je ne devrais pas
00:26:58peut-être essayer
00:26:59de reprendre contact
00:26:59parce que je sais
00:27:00qu'il n'est plus avec la maman.
00:27:01Moi, je ne suis plus
00:27:02avec le papa de mon fils.
00:27:04Mais je pense qu'il faut
00:27:06que ça reste dans ce souvenir.
00:27:08Et pas forcément...
00:27:09Alors, si vous pensez
00:27:10que ça doit rester dans ce souvenir,
00:27:12gardez-le dans ce souvenir
00:27:13parce que, de toute façon,
00:27:15je pense que votre voyage
00:27:16en Islande a été quelque chose
00:27:18de très initiatique pour vous.
00:27:20C'est-à-dire qu'il y a eu
00:27:20un avant et un après.
00:27:22Vous n'étiez pas la même
00:27:23en revenant ?
00:27:24Non, non, complètement.
00:27:26Il y a quelque chose
00:27:27qui s'est...
00:27:29Pardon ?
00:27:30Je vous conseille l'Islande,
00:27:31si jamais.
00:27:32Non, mais les aurores boréales,
00:27:34j'avoue que ça me tente assez.
00:27:36Oui, ça doit quand même
00:27:37être un moment extraordinaire.
00:27:38Les paysages glacés,
00:27:40volcans au même endroit,
00:27:41c'est quand même assez incroyable.
00:27:42C'est incroyable.
00:27:43On est hors du temps, en fait.
00:27:44On a l'impression
00:27:45de ne pas être sur Terre.
00:27:46Ce n'est pas un paysage habituel.
00:27:48Et voilà, je pense
00:27:50que ça va participer aussi
00:27:51à ce que ça reste
00:27:52dans cette petite bulle
00:27:54et hors du temps
00:27:55et que ça doit rester
00:27:56en Islande, je pense.
00:27:58Le problème,
00:27:59d'abord, c'est ce que vous ressentez.
00:28:01Donc, il faut écouter
00:28:02votre intuition.
00:28:04Et puis, le problème,
00:28:05c'est que ce que vous avez vécu
00:28:06en Islande,
00:28:07dans un moment particulier,
00:28:10ça va être...
00:28:11Enfin, je veux dire,
00:28:12c'est un petit peu...
00:28:13Vous savez,
00:28:13quand on rencontre
00:28:15quelqu'un en vacances,
00:28:16si on le revoit plus bronzé,
00:28:20le charme tombe, quoi.
00:28:22Donc, je pense que oui,
00:28:24c'est peut-être mieux
00:28:24de ne pas essayer de le revoir.
00:28:27Maintenant, rien ne vous empêche...
00:28:29On ne peut pas s'interdire non plus.
00:28:30Voilà.
00:28:31Moi, je pense que
00:28:32si vous avez envie éventuellement
00:28:34de...
00:28:34Revoyez-vous pour prendre un café
00:28:36pour évoquer ce magnifique souvenir
00:28:39et vous verrez bien
00:28:40ce qui vibre en vous.
00:28:42Si vous sentez que ça vibre
00:28:43ou si finalement...
00:28:45parce que ça fait combien d'années
00:28:48cette...
00:28:48Oh là !
00:28:49Ça doit faire
00:28:51une dizaine d'années
00:28:52que je ne l'ai pas revue.
00:28:53Donc, il a forcément évolué,
00:28:55vous aussi ?
00:28:56Vous aussi.
00:28:56Bien sûr, oui.
00:28:57Mais après tout,
00:28:59pourquoi pas ?
00:29:00Parfois, il vaut mieux...
00:29:02Ça peut être une manière
00:29:02de finir
00:29:04ou de faire une autre étape
00:29:05ou de...
00:29:07Il ne faut pas se revoir
00:29:08dans le but
00:29:09de refaire quelque chose.
00:29:10Il faut juste se revoir
00:29:12parce que votre histoire
00:29:13justifie largement
00:29:14de se revoir
00:29:15et d'échanger.
00:29:16Si c'est possible
00:29:17parce que si là,
00:29:18on Israël et vous...
00:29:19Oui, c'est quand même
00:29:21assez loin.
00:29:22Non, mais vous pouvez
00:29:23vous faire une vision
00:29:23en attendant.
00:29:24Oui, bien sûr.
00:29:26Mais j'ai l'impression
00:29:27plutôt que cette grossesse,
00:29:29enfin,
00:29:30cette future
00:29:32parentalité commune
00:29:32a un petit peu
00:29:33clôturé ça.
00:29:34Je ne sais pas.
00:29:37je me suis dit
00:29:38ben voilà,
00:29:38nos destins ont été liés
00:29:39et je n'ai pas forcément
00:29:41le besoin
00:29:42de le revoir.
00:29:44Lui, je ne sais pas.
00:29:45On n'en a pas reparlé
00:29:46du tout,
00:29:47mais on se suit
00:29:48un petit peu
00:29:48sur les réseaux.
00:29:49Donc des fois,
00:29:49je vois qu'il like
00:29:50un peu mes photos
00:29:50de paysages
00:29:51quand je voyage,
00:29:52etc.
00:29:52Moi, c'est pareil,
00:29:53mais il n'y a pas vraiment
00:29:55de volonté de...
00:29:56Alors, je vais vous dire,
00:29:58moi, ce qui me paraît
00:29:59très intéressant,
00:30:00c'est que vous demandiez
00:30:01son thème astral
00:30:03et que vous fassiez le vôtre
00:30:05et que vous demandiez
00:30:06à un astrologue
00:30:07de regarder
00:30:07dans vos deux thèmes
00:30:09qu'est-ce que ça signifie.
00:30:10Parce qu'il doit y avoir
00:30:11vraiment quelque chose.
00:30:12Et là, vous aurez
00:30:13une réponse intéressante
00:30:15qui vous...
00:30:16Parce qu'à mon avis,
00:30:17il y a quelque chose
00:30:18qui vous relie quand même.
00:30:20Oui, je pense
00:30:21qu'il y a quelque chose,
00:30:22mais pour moi,
00:30:23ça reste une petite parenthèse.
00:30:25Mais oui, effectivement,
00:30:26je pourrais peut-être creuser.
00:30:28C'est marrant de voir, oui.
00:30:29Parce que c'est assez simple,
00:30:30ça maintenant,
00:30:32de faire cette comparaison
00:30:33de thèmes
00:30:34et on voit
00:30:37où est-ce que ça s'est joué,
00:30:39cette rencontre.
00:30:40Qu'est-ce qui est joué
00:30:40dans la rencontre ?
00:30:41Dans quel domaine
00:30:42ça se jouait vraiment ?
00:30:44D'accord, oui, je vois.
00:30:45Et à ce moment-là,
00:30:46vous aurez la réponse,
00:30:48vous saurez ce qui s'est joué
00:30:49et vous verrez
00:30:50si ça a encore du sens
00:30:52pour vous aujourd'hui
00:30:53ou si ça n'a plus de sens.
00:30:55Ok, oui.
00:30:56Je lui demanderai à ce moment-là,
00:30:58ce sera l'occasion
00:30:59de voyer un petit détail.
00:31:02Oui, il n'y a pas de raison,
00:31:03on n'a pas été brouillé,
00:31:04donc je pense qu'il n'y a pas de raison.
00:31:06Je peux me toujours demander.
00:31:07Non, puis en plus,
00:31:08vous pouvez lui dire pourquoi.
00:31:09Vous lui dites,
00:31:10j'ai envie de comprendre
00:31:11ce qui s'est joué entre nous.
00:31:12Oui, ce qui s'est joué,
00:31:13à quel moment ça a...
00:31:14Oui, quel sens ça a...
00:31:16Voilà.
00:31:16Oui, je pense que ça a du sens,
00:31:18effectivement.
00:31:19Ah, ça c'est sûr.
00:31:21C'est sûr.
00:31:21Ah, c'en aura, oui, bien sûr.
00:31:22Là, c'est pas une rencontre au hasard.
00:31:26Voilà.
00:31:27C'est vrai.
00:31:28Et une rencontre que vous avez eu envie
00:31:29de nous raconter dix ans plus tard,
00:31:31c'est pas rien.
00:31:32Elle compte toujours.
00:31:33Oui, ça m'a marquée,
00:31:34oui, c'est vrai.
00:31:34Mais ça me paraît évident.
00:31:37Merci beaucoup pour cette belle histoire
00:31:39que vous nous avez racontée, Charlène.
00:31:40Merci, vraiment.
00:31:41Merci, Charlène.
00:31:42Merci beaucoup et bonnes vacances.
00:31:44Merci.
00:31:44Merci, Charlène.
00:31:46Dans un instant, c'est Marjolaine
00:31:47qui va nous raconter son premier amour.
00:31:50C'était en vacances, justement.
00:31:5314h-16h, Brigitte Lae, Sud Radio.
00:31:56Philippe Arlin est avec nous
00:31:59et on parle de ce qui se passe
00:32:01durant l'été.
00:32:02Évidemment, c'est souvent les vacances.
00:32:04L'été, il y a des drames aussi
00:32:07qui se passent.
00:32:08Il y a des ruptures aussi l'été.
00:32:12Parce que, justement, pendant les vacances...
00:32:14Les vacances peuvent être l'objet de clash
00:32:16parce qu'on montre un aspect de nous
00:32:18et puis il y a des gens
00:32:20qui ne peuvent pas être en vacances ensemble
00:32:21parce qu'ils sont sur des biorhythmes
00:32:24totalement différents.
00:32:25Ceux qui veulent se reposer et pas bouger.
00:32:27Ceux qui veulent à tout prix
00:32:28tout visiter, tout consommer, tout découvrir.
00:32:31Oui, il y a l'hyperactif
00:32:33et puis il y a l'autre
00:32:34qui veut au contraire profiter des vacances
00:32:36pour faire le lézard.
00:32:37Et c'est très conflictuel, souvent.
00:32:39Là, ça peut être très conflictuel, oui.
00:32:41Donc, pensez bien
00:32:43à communiquer
00:32:44sur ce que vous attendez
00:32:46de ces vacances
00:32:47avant de partir, peut-être.
00:32:48Ce serait pas mal
00:32:49pour pas que ça fasse le clash
00:32:51dès le premier jour.
00:32:52Marjolaine, merci d'être avec nous.
00:32:54Bonjour.
00:32:55Bonjour, Philippe.
00:32:56Bonjour, Philippe.
00:32:57Bonjour, Marjolaine.
00:32:58Ravie d'être avec vous.
00:33:00Mais nous aussi.
00:33:00Mais nous aussi.
00:33:01Alors, qu'est-ce que...
00:33:02C'est votre premier amour ?
00:33:04Vous l'avez rencontré en vacances, c'est ça ?
00:33:06Oui, en fait.
00:33:08Alors, premier amour réel, on va dire,
00:33:10où c'est resté très longtemps.
00:33:13Et oui, j'avais 19 ans.
00:33:15Je partais pour la deuxième fois
00:33:16dans le même camping
00:33:18pour faire un stage de danse.
00:33:20Donc, je partais vraiment
00:33:21pas pour me reposer.
00:33:22En fait, c'était vraiment
00:33:23pour performer ma danse.
00:33:27Donc, j'avais une semaine
00:33:29qui allait être très, très active.
00:33:31Et je pensais pas du tout, du tout
00:33:33à me laisser du temps
00:33:35pour une conquête.
00:33:37Et j'étais partie avec mon sac de rando,
00:33:40ma toile de tente.
00:33:41Et j'avais pris un camping
00:33:44qui était pas très loin
00:33:45du lieu où j'allais faire le stage
00:33:47parce que j'allais commencer
00:33:48à 8h le matin
00:33:48et j'allais finir à 22h.
00:33:50Donc, c'était pas du tout
00:33:54l'endroit pour...
00:33:55J'avais pas prévu ça, en tout cas.
00:33:57Et en fait, j'arrive.
00:33:59Et comme j'avais demandé...
00:34:00Je connaissais le camping.
00:34:01J'avais demandé d'être au tout début
00:34:02pour pouvoir partir tôt le matin
00:34:04et pas traverser tout le campier.
00:34:06Et donc, j'étais au milieu
00:34:07de gens en vacances
00:34:11et avec des familles,
00:34:12avec tout ce que ça comporte.
00:34:14Donc, c'était des mobilhommes
00:34:15qui étaient autour de moi.
00:34:16Et moi, j'étais avec ma petite
00:34:17toite de tente
00:34:18et mon pied réchaud.
00:34:20Et du coup, quand je suis arrivée,
00:34:21j'ai demandé de l'aide.
00:34:23J'ai vu qu'il y avait quand même
00:34:23pas mal d'hommes autour.
00:34:26Donc, voilà, j'ai dit
00:34:27« Il n'y a pas quelqu'un
00:34:27qui pourrait m'aider. »
00:34:28Alors, il y avait une voiture
00:34:29qui était sur ma petite parcelle.
00:34:32J'ai dit « Je veux bien
00:34:33que ma voiture reste,
00:34:34mais par contre,
00:34:35m'aider à monter
00:34:35ma toile de tente. »
00:34:37Et c'est quand les choses
00:34:38ont commencé.
00:34:39Et donc, ils m'ont dit
00:34:40« On a l'homme
00:34:42qu'il vous faut. »
00:34:45Dès le premier soir,
00:34:46ça a commencé, en fait.
00:34:48Et donc, c'était...
00:34:49C'était le seul homme
00:34:51qui était célibataire.
00:34:54Et du coup,
00:34:55il est venu monter la tente
00:34:56avec les amis.
00:34:57Le soir, j'ai été invitée
00:34:58à manger avec eux.
00:35:02Et puis, tout doucement,
00:35:03toute la semaine,
00:35:04ça a monté, ça a monté.
00:35:05Et je ne le voyais que très peu
00:35:07parce que je rentrais très tard
00:35:08vers 22h.
00:35:10Et je le voyais
00:35:11pendant jusqu'à 23h30.
00:35:13Alors que vous vous leviez
00:35:15tôt le matin.
00:35:16Et vous deviez avoir le corps
00:35:18quand même un petit peu...
00:35:20Fatigué.
00:35:20Ah, j'avais mal partout.
00:35:22Oui, j'avais mal partout.
00:35:23Parce que déjà,
00:35:24il y avait des courbatures
00:35:25qui arrivaient.
00:35:25Parce que je prenais
00:35:26trois cours de danse par jour.
00:35:28Et j'en surveillais trois autres.
00:35:30Et c'était pour payer mes stages.
00:35:33Et le soir, après,
00:35:35on faisait des petites animations
00:35:36qui finissaient à 22h.
00:35:37Donc, je ne rentrais pas avant.
00:35:39Et moi, j'avais hâte de rentrer.
00:35:41J'en parlais même
00:35:42pendant que je faisais
00:35:43des pointages de cours.
00:35:44J'en parlais à des amis.
00:35:48J'ai envie de rentrer.
00:35:49Mais vous vous rendiez compte
00:35:50que vous étiez en train
00:35:51de tomber sous le charme ?
00:35:52Je ne savais pas
00:35:53si c'était du raisonnable
00:35:55ou du déraisonnable.
00:35:57Oui, oui, oui.
00:35:5820 ans d'écart.
00:36:01Il avait 20 ans de plus,
00:36:03de plus, j'imagine.
00:36:04Parce que vu votre âge,
00:36:0520 ans de moins,
00:36:06ce serait un petit peu difficile.
00:36:08Il avait 20 ans de plus.
00:36:09Voilà, c'est ça.
00:36:09Exactement, j'avais 19 ans.
00:36:10Il avait 19 ans de plus que moi.
00:36:12On avait presque 20 ans.
00:36:16Et oui, c'était rigolo.
00:36:18Mais dans ma tête,
00:36:19ça tournait
00:36:20parce que j'étais déjà
00:36:21en couple juste avant
00:36:22avec quelqu'un
00:36:23qui avait 9 ans de plus que moi.
00:36:24et je voyais
00:36:25qu'il n'y avait pas de différence.
00:36:29C'est juste l'âge,
00:36:30le corps qui change.
00:36:31Mais autrement,
00:36:32le reste,
00:36:33le cerveau,
00:36:34il n'est pas plus évolué.
00:36:36À cet âge-là, en tout cas.
00:36:38Oui, en tout cas,
00:36:39je n'avais pas ce problème-là.
00:36:40Et je me suis dit
00:36:40que pour une fois,
00:36:41peut-être que ce n'est pas moi
00:36:43qui m'aiderai
00:36:44et que ce serait peut-être
00:36:45lui qui m'aidera.
00:36:46Donc, j'avais senti quand même
00:36:47le côté homme fort,
00:36:50homme de la situation.
00:36:51Mais est-ce qu'il vous séduise
00:36:54un peu ou bien...
00:36:56Oui, oui.
00:36:56En plus, je ne vous ai pas dit
00:36:58mais t'es pompier.
00:37:01Oui, il y avait quand même
00:37:02ce côté homme fort
00:37:04et homme avec un beau corps bien étudié.
00:37:07C'est fou ce que les femmes
00:37:09aiment les pompiers.
00:37:10Ah oui ?
00:37:10Ça fait partie des...
00:37:12Parce que les pompiers aiment les femmes ?
00:37:13Oui, non, mais ça...
00:37:14Tous les hommes aiment les femmes.
00:37:16Enfin, à part ceux qui sont gays, évidemment.
00:37:18Oui, mais ça ne peut dire
00:37:19qu'ils n'aiment pas les femmes non plus.
00:37:21Oui.
00:37:22Mais non, non, c'est vrai
00:37:24que c'est une symbolique, en fait.
00:37:28Parce que c'est l'homme
00:37:29qui peut sauver, en fait.
00:37:31Oui, il y a le côté protecteur,
00:37:33sauveur.
00:37:34Oui, c'est sécurisant.
00:37:36Et alors ?
00:37:37Comme dit May Gamer, en fait.
00:37:38Et alors ?
00:37:39Dans son sac.
00:37:40Bah oui, c'était quelqu'un de super.
00:37:43Et donc...
00:37:44Mais lui, il ne sentait pas que j'étais attirée par lui
00:37:48ou alors il ne voulait pas le voir
00:37:49parce qu'il avait peur de faire le premier pas.
00:37:51Donc je savais que c'était à moi de le faire.
00:37:53Et ça a été un petit peu compliqué.
00:37:55Je ne savais pas comment réussir
00:37:56en si peu de temps devant tout le monde.
00:37:58C'était compliqué.
00:37:58Donc il y avait des allusions
00:38:00parce qu'il y avait plein de femmes maries
00:38:01avec des enfants
00:38:02et donc les tables étaient remplies.
00:38:05Ils étaient à vin.
00:38:06Donc en fait, à chaque fois,
00:38:07il y a des allusions.
00:38:08À chaque fois, il me mettait à côté.
00:38:09Il me disait,
00:38:09ah bah, il n'y a plus de chaise.
00:38:10Dommage.
00:38:11Alors, ça fait avoir sur ses genoux.
00:38:13Il y a des trucs comme ça.
00:38:14Donc ça aidait.
00:38:15Et puis un soir,
00:38:16il m'a quand même demandé
00:38:17si on pouvait aller faire un petit tour
00:38:19au bord du port.
00:38:21Et c'est là où ça...
00:38:22Oh, c'est mignon.
00:38:23Oh, c'est mignon.
00:38:24C'était trop mignon.
00:38:26Et du coup, le soir même,
00:38:28je dormais avec lui.
00:38:29Ma tante, qui me l'avait démonté.
00:38:30Et je dis, bah, je dors où ?
00:38:32Et je dis, bah, tu pars demain matin.
00:38:33Je t'emmènerai.
00:38:34Ah oui, c'est vrai.
00:38:35C'est une possibilité.
00:38:37Donc c'est le dernier soir.
00:38:39Il était temps.
00:38:40Tout s'est fait.
00:38:41Oui, voilà.
00:38:41Mais il n'y a qu'une semaine.
00:38:43Ça va vite, une semaine.
00:38:44Ah oui, c'est vrai.
00:38:45Bien sûr.
00:38:46Une semaine, c'est...
00:38:47Bon, ça va aller le coup.
00:38:47Et puis bon, j'étais très occupée.
00:38:49Ah bah, on est restés suivants ensemble, oui.
00:38:51Ah, pardon.
00:38:53Oui, oui.
00:38:54Belle histoire.
00:38:54C'est quelqu'un qui était...
00:38:58Qui avait été militaire, pompier.
00:39:00Médler.
00:39:01Oui.
00:39:01Et moi, je l'ai rencontré où il venait d'apprendre que sa maman avait un cancer.
00:39:05Donc je n'étais pas bien.
00:39:06Donc ça lui a fait trop du bien, en fait, de rencontrer quelqu'un.
00:39:10Et du coup, il était entre le sud et le nord.
00:39:13Parce que sa mère était la Normandie.
00:39:15Moi, je l'ai rencontré dans le sud et il n'habitait pas trop loin.
00:39:17Il avait des amis de confiance qui le sortaient un petit peu l'aéré.
00:39:21Et donc, il avait dit merci aux ses amis.
00:39:25Et du coup, ils montaient entre les deux à Paris pour finir l'été.
00:39:31Et du coup, tout de suite, il est remonté.
00:39:34Moi, je travaillais dans une boutique de lingerie.
00:39:37À ce moment-là, je n'avais pas de patron.
00:39:39Parce que les patrons étaient en vacances.
00:39:41Donc du coup, c'est lui qui est venu.
00:39:42Il était à la caisse.
00:39:43Il surveillait.
00:39:44Mais en fait, il jouait.
00:39:46Mais moi, du coup, je n'étais pas toute seule pour travailler.
00:39:48Donc c'était trop bien.
00:39:49Dès le début, en fait, on a réussi à vivre très ensemble.
00:39:51C'est mignon parce qu'on a l'impression que vous avez 19 ans, là,
00:39:54quand vous êtes en train de nous...
00:39:55Alors que c'était...
00:39:57Je crois que c'est une histoire qui a été importante
00:40:00et qui vous a beaucoup permise de vous construire en tant que femme, je pense.
00:40:06Ah oui, complètement.
00:40:08Complètement, complètement, complètement.
00:40:10Ça a été un peu comme aussi un père.
00:40:13Parce que j'ai un père absent.
00:40:15Un père qui n'était pas du tout présent.
00:40:18Et du coup, c'est vrai, ça a été quelqu'un d'éducateur.
00:40:23Il m'a vraiment bien formée dans la vie.
00:40:25Il m'a même ouvert la liberté.
00:40:28Ce qui a été dommage, parce que c'est pour ça qu'on s'est séparés.
00:40:30Mais d'un autre côté, c'est parce qu'on avait 20 ans d'écart.
00:40:32Il voulait aussi ne pas m'emprisonner.
00:40:36En tout cas, c'était sympa aussi de savoir.
00:40:38C'était chouette aussi de vous écouter, Marjolaine.
00:40:41Parce qu'on entend tout ce que vous avez vécu
00:40:43tout en nous racontant cette rencontre pendant vos vacances.
00:40:47Vous gardez des liens malgré la séparation ?
00:40:50Alors, j'ai longtemps gardé des liens.
00:40:54Pendant mes 13 ans, après notre séparation,
00:40:56il y a eu des gros, gros problèmes
00:41:00que j'ai suivis, que j'ai aidés.
00:41:02Donc, on ne les a pas un lien.
00:41:04J'ai mis ma vie, j'ai eu des enfants.
00:41:06Donc là, je vais présenter mes enfants.
00:41:10Et après, ça s'est arrêté parce que je suis en fait
00:41:13que mon mari, c'est pas top.
00:41:14Il n'y a pas le courant qu'il va faire.
00:41:16Bien sûr.
00:41:17Et du coup, là, je suis en plein divorce.
00:41:19Donc, je ne sais pas, j'ai repris contact avec lui.
00:41:21Il n'y a pas très longtemps.
00:41:22Tiens, tiens.
00:41:23Eh bien, à suivre, comme on dit, n'est-ce pas Marjolaine ?
00:41:26Voilà, c'est ça.
00:41:27Merci, en tout cas.
00:41:29Merci de ce témoignage.
00:41:30Bonne vacance.
00:41:31Et on va conclure avec la devinette du jour, bien sûr.
00:41:35Pourquoi le lézard est supérieur à l'homme ?
00:41:38Vous avez le temps des infos pour me trouver la réponse.
00:41:42Et alors, autre histoire assez étonnante,
00:41:44c'est Valéria qui nous raconte ça dans un instant.
00:41:4714h-16h, Brigitte Laé, Sud Radio.
00:41:51Nous sommes avec Philippe Harlin
00:41:53et on parle des amours de vacances,
00:41:56des belles histoires ou des histoires plus tristes.
00:41:59Enfin, de toute façon, on l'a vu dans cette première heure.
00:42:03Il n'y a rien à dire.
00:42:04L'été, c'est une période particulière.
00:42:08Ah oui, oui, oui.
00:42:09Et puis, ces moments un peu hors du temps
00:42:13où, en tout cas, les deux auditrices qu'on a eues
00:42:16se sont laissées séduire, surprendre,
00:42:19ont accepté de jouer le jeu
00:42:21parce qu'il n'y avait rien qui garantissait quoi que ce soit.
00:42:25mais elles ont joué le jeu et puis ça a payé.
00:42:29Comme quoi...
00:42:31Il faut s'ouvrir, il faut accepter.
00:42:35Oui, il faut se laisser aller un peu.
00:42:38Alors, petite devinette,
00:42:40pourquoi le lézard est supérieur à l'homme ?
00:42:42Parce que lui, au moins, il a la queue qui repousse.
00:42:45Oui, et il est prêt à la sacrifier pour sauver sa peau.
00:42:48Oui.
00:42:49Tandis que vous, pas sûr.
00:42:51C'est pas sûr.
00:42:52Bonjour Valéria.
00:42:55Bonjour Brigitte.
00:42:57Bonjour Valéria.
00:42:57Bonjour Philippe.
00:42:59Bonjour Philippe.
00:43:00Enchantée.
00:43:01Eh bien, racontez-nous, qu'est-ce qui vous est arrivé à vous ?
00:43:07Alors, moi, c'est vraiment l'histoire de ma vie.
00:43:12J'ai rencontré cette personne, cet homme, il y a déjà un long temps.
00:43:17Au pied d'un escalier, c'est tout à fait simple,
00:43:20mais très romantique quand même.
00:43:22C'était vraiment comme ça que ça s'est passé.
00:43:24On s'est rencontrés aussi dans un cadre un peu traditionnel,
00:43:27mais ça s'est pas manifesté de manière traditionnelle,
00:43:31à savoir que j'avais à l'époque besoin d'évoluer dans ma profession.
00:43:37Et j'avais un collègue qui m'avait dit,
00:43:40enfin, quelqu'un qui me dirigeait en fait à l'époque,
00:43:42qui m'avait dit, on va te faire rencontrer cette personne, cet homme.
00:43:47Il va t'aider, il va trop se voir, il va t'aider, etc.
00:43:50Et donc, je suis allée le rencontrer professionnellement en fait,
00:43:54vraiment à la base, mais ne m'attendant pas du tout à quoi que ce soit.
00:43:59Et en fait, à partir de ce jour, ça a été pour moi d'abord une immense amitié.
00:44:07C'est des années après que je l'ai réalisée.
00:44:09Et puis, on a eu des débuts, j'allais dire, coup de foudre,
00:44:16mais avec des nuances assez extraordinaires.
00:44:20Moi, non, que je vis comme ça en fait.
00:44:23Et on a fini par avoir un enfant ensemble, ce qui n'était pas du tout gagné,
00:44:29parce qu'on n'était pas dans un process classique, je dirais.
00:44:34Vraiment, on a pris le temps de se connaître,
00:44:37on a pris le temps de comprendre pourquoi on avait...
00:44:41Mais c'était une décision d'avoir cet enfant ou pas ?
00:44:47C'était une vraie décision dans la mesure où, c'est pour ça que je vous dis que ce n
00:44:50'est pas classique,
00:44:51c'est qu'en fait, cet homme, il aurait à la base voulu adopter un enfant.
00:44:56C'était curieux, puisque moi, j'étais en capacité d'avoir un enfant naturellement.
00:45:01Et donc, on a eu des grands échanges aussi pour pouvoir concevoir cet enfant.
00:45:07Et cet enfant, il existe aujourd'hui, puisqu'elle a déjà un certain âge, pour même dire.
00:45:13Et ça a été très beau, parce qu'en fait, il a accepté de faire entrer dans sa propre vie
00:45:19d'une manière naturelle,
00:45:21cet enfant qui est une fille.
00:45:24Et ils ont appris aussi tous les deux à s'aimer très fort.
00:45:27Et vous savez pourquoi il avait le projet d'adopter et non pas d'avoir un enfant naturel ?
00:45:34Oui, c'était quelqu'un de très original, de très affirmé, de très singulier et de très sensible.
00:45:40En fait, il suivait souvent ses instincts.
00:45:43Mais de part sa rencontre avec moi, et je pense qu'il a accepté de changer en lui aussi à
00:45:48ce moment-là.
00:45:49Il a, d'une manière naturelle, il a fait thérapie à l'époque,
00:45:53mais il a accepté de remettre en cause tout ça.
00:45:55Et d'avoir cet enfant, on va dire, en commun, ça a été un chemin.
00:46:00Mais vous ne savez pas pourquoi, pour lui, c'était pas envisageable au départ d'avoir un enfant de sa
00:46:06propre chère ?
00:46:08C'était pour moi, dans ce que j'ai compris de lui, c'était une enfance très difficile en fait.
00:46:13Vraiment difficile.
00:46:14C'est ça, oui.
00:46:15Il ne voulait pas répéter quelque chose.
00:46:18Voilà.
00:46:19C'est pour ça que c'est...
00:46:19Non, mais c'est beau, parce que ça prouve qu'il vous a fait confiance.
00:46:23Oui, c'est ça.
00:46:24C'est ça.
00:46:25C'est ça, et c'était un vrai cadeau, parce que c'était pas...
00:46:28Bien sûr.
00:46:28Vous savez, quand on se laisse toucher dans sa propre histoire, c'est pas si simple de faire ça par
00:46:38amour.
00:46:38C'est pour ça que, pour moi, en tout cas, moi, je le vis comme ça aujourd'hui.
00:46:43Et en plus, c'est effectivement quelqu'un de très singulier.
00:46:46Je n'ai pas du tout...
00:46:48Quand j'ai cherché dans mon esprit, en fait, une belle rencontre, il y en avait beaucoup d'autres.
00:46:54Mais de cette nature-là, non.
00:46:57Et en fait, c'est un peu un hommage aussi que je lui rends.
00:47:00On n'est plus ensemble aujourd'hui.
00:47:05C'est une personne, en fait, qui est décédée il y a quelques années, brutalement.
00:47:09Mais on avait vécu un divorce, donc c'était...
00:47:12Voilà, c'était les aléas vraiment de la vie.
00:47:14C'est pour ça que j'ai dit qu'il y avait aussi eu des déboires.
00:47:16Bien sûr, mais ça a été...
00:47:17Mais vous êtes restés combien de temps ensemble ?
00:47:21Entre le moment...
00:47:21On est restés 18 ans.
00:47:24Ah oui ?
00:47:2418 ans.
00:47:24C'est une vraie histoire, quand même.
00:47:26Oui, oui.
00:47:26C'est ça.
00:47:27C'est ça.
00:47:27C'est ça.
00:47:29Oui, voilà.
00:47:30Le divorce n'a pas été marrant sur le moment, mais on est restés amis.
00:47:34C'est-à-dire qu'on s'est vraiment retrouvés, grâce à cet enfant, à notre fille, on va dire.
00:47:38Et c'est elle, je pense, qui a créé le lien aussi, plus ou moins consciemment à l'époque.
00:47:44Mais on n'était pas...
00:47:45En fait, on ne s'est jamais...
00:47:46On ne s'est jamais fâchés.
00:47:48Je vous parlais de l'amitié au départ.
00:47:49Vous savez, Valéria, on peut être en couple, divorcée, mais on ne coupe jamais le couple parental.
00:47:57Quoi qu'il en soit.
00:47:58Il y a des gens qui pensent l'avoir coupé, mais ce lien de parent...
00:48:04Il existe par l'enfant, déjà.
00:48:05Il existe par l'enfant, oui, bien sûr.
00:48:07Oui, c'est ça.
00:48:11Et votre fille, qu'est-ce qu'elle...
00:48:15Enfin, je veux dire, j'ai compris qu'elle avait perdu son père, puisque vous m'avez dit qu'il
00:48:18est...
00:48:18Comment elle va ?
00:48:22Elle va bien.
00:48:23Ça fait peu de temps qu'elle a...
00:48:25On va dire, elle crée à nouveau...
00:48:28On va rencontrer quelqu'un.
00:48:29Elle a mis un certain temps, je pense, aussi.
00:48:31Elle a dépassé aussi le départ de son père, le décès de son père.
00:48:34Elle est en couple depuis 4-5 ans maintenant.
00:48:39Elle vient d'avoir un enfant, enfin, elle est un petit.
00:48:42Elle est très reliée à son père d'une autre manière.
00:48:46Voilà.
00:48:47Et elle va se marier bientôt.
00:48:48Bon, c'est très...
00:48:48Ça fait très romantique et un petit peu bateau.
00:48:51Mais c'est quand même beau pour moi aussi, sa mère.
00:48:54Parce que je trouve qu'elle a bien dépassé aussi beaucoup de choses.
00:48:58Et elle sait, je pense, que...
00:49:00Comment dire ?
00:49:01Elle aimerait bien, je pense, que son père soit son mariage bientôt.
00:49:04Mais elle sait que, quelque part, voilà, on a constitué un couple un peu singulier.
00:49:11Qui ne s'est pas arrêté, même, on va dire, avec le décès, on va dire.
00:49:15Et c'est...
00:49:15C'est bon, je vous le dis avec un peu d'émotion, mais c'est un beau cadeau pour elle
00:49:21comme pour moi.
00:49:21Parce que ça fait une vraie histoire, un vrai vécu de femme très originale.
00:49:29Non, mais il me semble, Valéria, dans votre témoignage,
00:49:33que c'était certainement pas quelqu'un de très facile,
00:49:37de par, sans doute, son parcours difficile et son enfance difficile.
00:49:41Mais on sent que c'est une relation qui vous a beaucoup bousculée.
00:49:48Exactement.
00:49:48Oui, oui, c'est tout à fait ça.
00:49:49C'est pour ça que j'ai dit aussi qu'elle m'avait...
00:49:51Cette relation m'a enseignée.
00:49:53On se disait, quand il était encore vivant, parfaitement incompatible,
00:49:56parfois, parce qu'on était très vrais l'un avec l'autre, justement.
00:49:59Mais on était toujours dans cette...
00:50:01Comment dirais-je ?
00:50:02Cette proximité de cœur qui cherchait toujours à se dire le lien,
00:50:06de toute façon, se défra.
00:50:07Et c'est pour ça que je témoigne aujourd'hui de cette histoire
00:50:11qui est plus qu'une histoire pour moi,
00:50:12parce qu'elle se poursuit, en tout cas, dans mon cœur, au-delà du temps.
00:50:17Et je trouve que c'est aussi...
00:50:19Ça fait partie des histoires d'amour qui finissent pas toujours mal,
00:50:22comme je disais sur certaines chansons.
00:50:23Et moi, j'avais besoin de témoigner de ça.
00:50:26De lui rendre...
00:50:28De lui rendre cet hommage.
00:50:30Oui, vraiment.
00:50:31Je pense que...
00:50:31Bon, je ne sais pas.
00:50:33Moi, je suis un peu médium.
00:50:34Donc, je pense qu'il entend un certain niveau.
00:50:35En tout cas, il le sentira peut-être à travers ce que je délivre aujourd'hui.
00:50:39Je vous remercie beaucoup pour ça.
00:50:40Parce que, du coup, là, je suis vraiment moi-même.
00:50:42Et c'est un cadeau aussi que je me fais ou que vous me faites.
00:50:48Parce que si je n'avais pas eu cette possibilité de verbaliser,
00:50:51je ne pense pas que je l'aurais confié comme ça de n'importe quelle manière.
00:50:56C'est sûr.
00:50:56Eh bien, oui, parce que mettre des mots sur ce qu'on ressent,
00:51:01sur ce qu'on a vécu,
00:51:02sur ce qu'on garde parfois trop pour soi,
00:51:04c'est bien.
00:51:06C'est important.
00:51:08Et donc, merci aussi à vous de nous l'avoir confié.
00:51:11Merci.
00:51:12Et il doutait, si je peux me permettre.
00:51:14Bien sûr.
00:51:14Il doutait parfois de l'amour que j'avais pour lui.
00:51:18Et en fait, voilà.
00:51:20C'est ça que je voulais dire.
00:51:21C'est-à-dire que depuis qu'il est décédé,
00:51:23c'est con, hein.
00:51:24Excusez-moi d'être un peu cru aussi.
00:51:26Mais depuis qu'il est décédé, bon, je savais que je l'aimais.
00:51:28Mais je pense que c'est encore plus fort maintenant.
00:51:31Et là, je continue de ma vie.
00:51:33Et il faut bien.
00:51:34Mais voilà, ça se transforme au-delà de ce qu'on peut imaginer.
00:51:37Et je pense, la vie.
00:51:38Et c'est très beau.
00:51:40Je crois que j'ai juste envie de vous dire,
00:51:42parce que je crois avoir deviné deux, trois choses.
00:51:45Il était, je pense, très, très abîmé.
00:51:48Et les gens très, très abîmés doutent toujours qu'on puisse les aimer.
00:51:52C'est ça.
00:51:53C'est ça.
00:51:53Et vous aimez bien Brigitte Joutier,
00:51:55parce qu'en plus, c'est avec ma femme.
00:51:57Et c'est vrai, il est beaucoup, beaucoup de vous écouter.
00:51:59Donc, ça me fait sourire aussi.
00:52:01Merci beaucoup.
00:52:01Vraiment.
00:52:02Je vous en prie.
00:52:02Je vous en prie, Valéria.
00:52:03Merci beaucoup.
00:52:04Merci, Valéria.
00:52:05On fait une petite pause et on va retrouver Nicolas,
00:52:08qui, lui, n'a pas tellement eu de chance,
00:52:09mais il nous raconte ça dans un instant.
00:52:16Philippe Arlin est avec nous.
00:52:17Vous êtes sexothérapeute.
00:52:18Puis, c'est bien aujourd'hui.
00:52:20On écoute.
00:52:21On apprécie.
00:52:22Ça fait du bien.
00:52:22Puis, d'entendre parler d'amour,
00:52:24ça fait toujours du bien.
00:52:25On a besoin de se rappeler les belles histoires.
00:52:28Oui, et je crois qu'on ne peut grandir,
00:52:31on ne peut devenir ce qu'on est que par l'amour, quoi.
00:52:34Que par nos rencontres d'amour, finalement.
00:52:37Et ça nous transforme, ça nous...
00:52:40Voilà.
00:52:41Et parfois, malheureusement, ça ne marche pas très bien.
00:52:44Nicolas, bonjour.
00:52:46Bonjour Brigitte.
00:52:47Bonjour Philippe.
00:52:47Bonjour Nicolas.
00:52:50Donc, c'était il y a longtemps.
00:52:51Vous étiez en colo.
00:52:52Donc, quand je disais, c'était il y a longtemps,
00:52:54parce que même si vous êtes encore jeunes,
00:52:56la colo, c'est quand on est jeune.
00:52:59Tout à fait, Brigitte.
00:53:01Déjà, c'est un vrai plaisir de passer avec vous
00:53:04pour cette dernière émission avant vos vacances.
00:53:07Et je suis vraiment ravi de vous partager
00:53:09un petit souvenir de jeunesse.
00:53:11C'est vrai qu'avec le recul
00:53:12et toute votre expertise sur les relations humaines,
00:53:16c'était vraiment quelque chose d'important
00:53:18de vous en parler.
00:53:20Oui, oui.
00:53:21Et si possible, poser un diagnostic
00:53:25sur ce qui m'est arrivé.
00:53:27Eh bien, on vous écoute.
00:53:28Allez-y, Nicolas.
00:53:30Alors, j'ai 13 ans, à l'été 99.
00:53:33Donc, c'était du côté de Saint-Gervais-sur-Marc
00:53:35dans l'Hérault, donc à côté de Bédarieux,
00:53:37où on vous écoute vers chez nous.
00:53:43Et donc, le tube de l'été, je m'en rappelle,
00:53:45c'était Mambo No. 5 de Louvega.
00:53:47Et c'est cette année-là que je tombe éperdument amoureux
00:53:52d'une fille de la colo.
00:53:54Alors, le petit détail, ma chère Brigitte,
00:53:56c'est qu'elle avait 15 ans.
00:53:57Et à cet âge-là, deux ans d'écart, c'est un gouffre.
00:54:00Oui.
00:54:00Mais moi, du haut de mes 13 ans, je suis confiant.
00:54:07Parce que c'est vrai que sur le terrain,
00:54:09quelque part, tous les signaux étaient ouverts.
00:54:11Et c'est là où l'histoire, elle commence.
00:54:14C'est qu'elle me prenait tout le temps ma casquette
00:54:16et mon pull pour les porter.
00:54:18Pourtant, je n'ai rien de gênant en soi.
00:54:23Après, dès qu'il y avait un jeu d'équipe,
00:54:25une partie de cache-cache, faire un radeau, etc.
00:54:28Eh bien, elle voulait absolument être avec moi.
00:54:30Et là, ce qui est aussi marrant,
00:54:32c'est que quand j'étais en colonie vacances,
00:54:34parce qu'on restait pendant un mois,
00:54:37j'avais mes parents qui m'envoyaient des colis
00:54:39avec des bonbons, des gâteaux.
00:54:41Et je partageais ces bonbons, ces gâteaux avec elle.
00:54:45Et elle mangeait même dans mon assiette au réfectoiré.
00:54:49C'est vrai que dans ma tête d'ado,
00:54:50C'était bon signe.
00:54:51Ah bah ouais, ça y est.
00:54:53Voilà, c'est exactement ça.
00:54:55C'est bon signe.
00:54:57Et c'est vrai que je ne suis pas quelqu'un de mathématicien,
00:55:00mais je me dis, le calcul, c'est quand même limpide.
00:55:03Partage de frites plus prêt de vêtements
00:55:05égale amour éternel, quelque part.
00:55:08Mais bien sûr, vous étiez dans votre...
00:55:12Dans une vraie logique.
00:55:13Oui, oui, et puis c'était votre...
00:55:15Enfin, elle s'intéressait à vous.
00:55:17Et quand on a 13 ans,
00:55:18quelqu'un qui s'intéresse à nous,
00:55:19c'est bon, hein.
00:55:21C'est gagné.
00:55:23Oui, c'est sûr.
00:55:24Après, c'est vrai qu'on s'entendait vraiment merveilleusement bien.
00:55:27Parce qu'après, là où il y a aussi des signes à l'époque,
00:55:32c'est que j'ai eu quelques bisous sur la joue,
00:55:34mais rien de bien méchant.
00:55:36Et puis, on arrive le grand moment.
00:55:39Après un mois de colonie-vacances,
00:55:41il y a la fameuse boum de fin de colo.
00:55:44C'est vrai que c'est l'ambiance idéale
00:55:45pour concrétiser cette...
00:55:48Pour emballer.
00:55:49On va appeler ça comme ça.
00:55:49Parce qu'on disait que ça comme ça.
00:55:51C'est le moment d'emballer.
00:55:54Oui.
00:55:55Bon, Jean-Claude 10 aurait dit,
00:55:56je pourrais conclure, mais bon.
00:55:58Oui.
00:55:58C'est autre chose.
00:56:00Mais ce qui se passe,
00:56:01c'est qu'après, je prends quand même mon courage à deux mains.
00:56:04Je m'avance vers elle pour lui demander un slow.
00:56:06Et là, Brigitte, Philippe,
00:56:09cerise sur le gâteau,
00:56:10je dirais plutôt que c'est la douche froide.
00:56:12C'est un refus catégorique.
00:56:13Non seulement, elle ne veut pas danser,
00:56:15mais quand je lui parle de sortir ensemble,
00:56:18elle me répond simplement,
00:56:19non, jamais.
00:56:20C'est monumental.
00:56:22Alors, c'est vrai que quelque part...
00:56:24Oui, c'est terrible.
00:56:25Vous avez dû vous sentir...
00:56:27Humilié, un peu.
00:56:29Tout petit.
00:56:30Oui.
00:56:31Oui, tout petit, c'est le cas de le dire.
00:56:33Oui, vous avez des monts qu'il faut.
00:56:34Et c'est vrai que...
00:56:35Mais vous savez, Nicolas,
00:56:38il y a une chose importante à comprendre.
00:56:40Vous avez 13 ans, elle a 15 ans.
00:56:42À 15 ans, les jeunes filles,
00:56:45qu'est-ce qu'elles veulent ?
00:56:46Elles veulent des hommes plus âgés.
00:56:48Et 13 ans, pour elles,
00:56:49vous êtes un tout petit garçon.
00:56:51Et alors, elle vous a certainement apprécié.
00:56:55Tout était sincère.
00:56:56Tout était sincère.
00:56:57Oui, oui, je crois que c'est important
00:56:59que vous ayez ce souvenir-là.
00:57:00Oui, regrettez pas.
00:57:01Elle vous a vraiment apprécié
00:57:02comme un petit frère.
00:57:05Mais...
00:57:05Mais elle ne pouvait pas.
00:57:06Mais c'était pas sa pro...
00:57:08Enfin, à 15 ans,
00:57:10une fille ne peut pas s'intéresser
00:57:11à un garçon de 13 ans.
00:57:13C'est pratiquement impossible.
00:57:15Donc, vous n'étiez pas
00:57:16sur la même longueur d'onde.
00:57:19C'est même à elle qu'elle disait non.
00:57:22C'est pas à vous qu'elle disait non.
00:57:24C'est à elle.
00:57:24C'est à l'aspect d'elle qui...
00:57:27Bah non, je ne peux pas sortir
00:57:28avec un gamin de 13 ans.
00:57:30C'était vraiment cette idée-là.
00:57:33Et dans l'idée de sortir,
00:57:35il n'y a pas de notion de sentiment.
00:57:39Il y a juste le faire,
00:57:42l'avoir fait,
00:57:42c'est se montrer vis-à-vis des autres,
00:57:44c'est afficher quelque chose.
00:57:47Et comme le dit Brigitte,
00:57:48quand on a 15 ans,
00:57:50il faut que ça soit...
00:57:52Il faut viser le garçon
00:57:54qu'à 16, 17.
00:57:57Oui.
00:57:59Et qu'elle ne peut pas...
00:58:00Vous étiez son bon copain,
00:58:02son petit frère,
00:58:03son tout ce que vous voulez.
00:58:04Elle vous aime beaucoup,
00:58:05mais pas pour ça.
00:58:08Oui, bon après,
00:58:09c'est vrai qu'en réalité,
00:58:11je m'étais complètement illusionné,
00:58:13on va appeler ça comme ça.
00:58:14C'est normal.
00:58:14C'est vrai que c'est...
00:58:15Voilà, c'est...
00:58:17C'est mieux, peut-être mieux
00:58:18que David Copperfield,
00:58:19bon, on ne sait pas,
00:58:20mais en tout cas,
00:58:21je dirais que ce n'était pas
00:58:22vraiment une romance.
00:58:23C'est vrai que c'était un braquage,
00:58:24maintenant, avec le recul...
00:58:25Mais est-ce que...
00:58:26Non, mais ce qui est important, Nicolas,
00:58:28c'est...
00:58:28Est-ce que ça vous a donné,
00:58:31après, du mal
00:58:32à aller séduire une femme,
00:58:34une jeune fille ?
00:58:36Pour répondre à votre question,
00:58:37ma chère Brigitte,
00:58:38oui, parce que...
00:58:41On va dire,
00:58:42mon premier grand amour,
00:58:44je l'ai découvert à 19 ans.
00:58:46Voilà.
00:58:46La même année,
00:58:48ma première fois,
00:58:49c'est tac-tac-badaboom,
00:58:51et voilà,
00:58:51et la relation sérieuse.
00:58:53Donc, c'est vrai que ça...
00:58:54Quelques temps après,
00:58:55j'ai plus pensé à ma mobilette,
00:58:57et le foot avec les copains...
00:58:59Voilà, c'est ça qu'il faut comprendre, Nicolas,
00:59:02c'est que ça a été quand même
00:59:03un petit trauma.
00:59:04Une douche froide
00:59:04qui vous a coupé
00:59:06de cette possibilité d'interagir.
00:59:08Là, en l'occurrence,
00:59:09on peut parler de trauma.
00:59:10C'est-à-dire que vous aviez
00:59:11mis beaucoup d'espoir
00:59:13dans cette rencontre
00:59:15avec cette femme,
00:59:16qui, en plus,
00:59:17vous avait donné
00:59:19toutes les preuves
00:59:20que vous étiez intéressant pour elle.
00:59:23Et là, tout d'un coup,
00:59:25au moment où vous vous déclarez,
00:59:27elle vous rejette.
00:59:29Donc ça,
00:59:29c'est certainement
00:59:32bloquer un petit peu ensuite
00:59:33votre capacité
00:59:35à aller vers des filles
00:59:38de votre âge,
00:59:38parce que vous pensiez
00:59:41que vous risquiez à nouveau
00:59:42de vous prendre une claque.
00:59:43Et à ces âges-là,
00:59:45c'est difficile.
00:59:47Ah oui, non,
00:59:48c'est exactement ça.
00:59:50Puis bon, c'est vrai que des fois,
00:59:51à un moment donné,
00:59:52je me suis aussi posé la question
00:59:53si elle n'avait pas juste trouvé
00:59:55le parfait vestiaire
00:59:56ambulant
00:59:57ou un fournisseur
00:59:58officiel de sucrerie.
00:59:59Non, non, non, non.
01:00:01Mais...
01:00:01Non, non.
01:00:02Elle a été sincère avec vous, ça,
01:00:04je...
01:00:05Je crois, oui.
01:00:06Oui, oui, oui.
01:00:07Mais...
01:00:09Mais pas pour sortir.
01:00:11Vous auriez pu être
01:00:12son très bon copain.
01:00:15Mais là,
01:00:15vous lui demandiez un truc.
01:00:17Ben non,
01:00:17je ne peux pas.
01:00:18Pas toi.
01:00:21Oui, bon.
01:00:23Il y a une différence fondamentale
01:00:25aussi, Nicolas,
01:00:26qu'il faut comprendre.
01:00:28Pour beaucoup de femmes,
01:00:29on peut être copine
01:00:30avec un garçon
01:00:31sans qu'il y ait pour autant
01:00:33un intérêt quelconque.
01:00:35Pour un garçon,
01:00:36quand on devient copain
01:00:37avec une fille,
01:00:38il y a souvent,
01:00:39pratiquement toujours,
01:00:40une arrière-pensée.
01:00:41Et ça,
01:00:41c'est une différence fondamentale
01:00:43entre les hommes et les femmes.
01:00:44Ils se font piéger.
01:00:44Et c'est là où vous vous faites piéger
01:00:46parce que quand vous invitez
01:00:47à dîner une femme,
01:00:49c'est toujours avec peut-être
01:00:50l'espoir qu'il y ait autre chose.
01:00:53Quand une femme invite un homme
01:00:54à dîner,
01:00:55ce n'est pas du tout forcément
01:00:57avec cet espoir-là.
01:00:58Et c'est une différence fondamentale.
01:01:00Nous, on a besoin
01:01:01d'échanger des émotions,
01:01:03d'échanger éventuellement
01:01:05des sentiments.
01:01:07Et vous, les hommes,
01:01:09vous avez quand même
01:01:09toujours l'objectif
01:01:11de conclure quelque chose.
01:01:13Vous voyez ?
01:01:13Et donc, je pense
01:01:14qu'elle a échangé avec vous
01:01:15des émotions,
01:01:17sincèrement,
01:01:18mais il n'y avait rien d'autre
01:01:19en vue.
01:01:20Vous comprenez ?
01:01:21Oui, oui, bien sûr,
01:01:22je comprends.
01:01:23Donc, ne vous dites surtout pas
01:01:26qu'elle a profité de vous.
01:01:27Ce n'est pas vrai.
01:01:28Elle a été sincère.
01:01:29Ça a été une bonne manière
01:01:32d'échanger avec vous.
01:01:35Mais il n'y avait pas
01:01:37d'autres intentions.
01:01:38Alors que vous,
01:01:38il y avait une autre intention.
01:01:40Voilà.
01:01:41Ah oui, parce que
01:01:43c'est ainsi.
01:01:44On ne pourra pas
01:01:45jamais refaire le passé.
01:01:47Après, la conclusion
01:01:48de cette histoire,
01:01:49c'est vrai qu'après
01:01:50un mois et demi
01:01:52dans cette colonie,
01:01:53c'est vrai que des fois,
01:01:54on se dit,
01:01:54tiens, on va s'écrire,
01:01:56on va récupérer
01:01:57les adresses, etc.
01:01:59J'ai discuté
01:01:59ce qu'a été fait
01:02:00avec les copains
01:02:01pendant quelques mois.
01:02:03Mais après,
01:02:04on ne s'est jamais revus.
01:02:05Et c'est vrai que,
01:02:06d'un côté,
01:02:06j'aimerais quand même
01:02:07me faire une petite souris,
01:02:09même si ça remonte
01:02:10il y a plus de 25 ans
01:02:11en arrière,
01:02:11quand même cette histoire,
01:02:13de savoir ce qu'elle est devenue,
01:02:15si elle est mariée,
01:02:16si elle a des gosses.
01:02:16Si ça se trouve,
01:02:17Nicolas,
01:02:19elle est devenue
01:02:19très très moche
01:02:21et vous ne la trouveriez
01:02:22même plus intéressante.
01:02:24Alors, vous savez,
01:02:25gardez ce souvenir,
01:02:26ce joli souvenir,
01:02:27c'est tout.
01:02:28Lâchez-la, Nicolas.
01:02:31Ah ben,
01:02:32j'ai lâché,
01:02:33mon chère.
01:02:34Oui, mais vous voulez encore
01:02:35savoir ce qu'elle est devenue.
01:02:38C'est une vraie souffrance.
01:02:39C'est une vraie souffrance.
01:02:41Oui, c'est un trauma.
01:02:42C'est un vrai trauma, Nicolas.
01:02:44Il y a quelque chose
01:02:46qui vous travaille encore.
01:02:48Quelque part,
01:02:48l'avoir,
01:02:49c'est pour se libérer
01:02:50de ce trauma.
01:02:50C'est pour se dire,
01:02:51bon,
01:02:53mais il n'y aurait pas
01:02:54de bonne réponse.
01:02:56Il faut faire,
01:02:58il faut tourner la page.
01:02:59Il faut faire le deuil.
01:03:00Et, ben, écoutez,
01:03:02vous savez ce que vous faites.
01:03:03Vous la visualisez
01:03:05et puis vous l'envoyez là-haut.
01:03:10Et puis si vous devez vous revoir,
01:03:12ben, vous la reverrez.
01:03:13Faites confiance à...
01:03:15À plus haut.
01:03:16À l'univers.
01:03:17Voilà.
01:03:18Merci Nicolas, en tout cas.
01:03:19Merci Nicolas.
01:03:19Merci beaucoup.
01:03:20On va faire une petite pause.
01:03:21On va se retrouver
01:03:22pour le sexo-conseil du jour
01:03:24et on va créer son fantasme de couple.
01:03:26Et ensuite,
01:03:26on va faire un peu d'humour
01:03:29avec un sexothérapeute
01:03:32qui est venu dans cette émission
01:03:35tout au début
01:03:35et que je suis ravie de retrouver.
01:03:37C'est Michel Schumann.
01:03:39Brigitte Laé, Sud Radio,
01:03:41le sexo-conseil.
01:03:43Alors, Philippe Arlin,
01:03:44je propose dans ce sexo-conseil
01:03:45de créer son fantasme de couple.
01:03:48C'est pas mal
01:03:50parce que ça permettrait déjà
01:03:51de communiquer un petit peu
01:03:52et donc de s'inventer un fantasme
01:03:54sous forme de jeu.
01:03:55Bien sûr, c'est plus intéressant.
01:03:57Et je pense qu'on peut en parler
01:04:01en dehors du moment
01:04:03où on fait l'amour, évidemment,
01:04:04en dehors du rapport sexuel.
01:04:06Et puis, plus vous êtes complice,
01:04:08plus le jeu va vous paraître simple.
01:04:11Donc, voilà.
01:04:12L'un commence un scénario.
01:04:14Vous imaginez que vous êtes,
01:04:17par exemple,
01:04:18tous les deux prisonniers
01:04:19dans un ascenseur.
01:04:20On est prisonniers,
01:04:21Philippe et moi,
01:04:22dans un ascenseur.
01:04:23Et l'autre continue son histoire.
01:04:26Qu'est-ce qu'on fait ?
01:04:26On ne sait pas
01:04:28combien de temps
01:04:28on va rester enfermé
01:04:29dans cet ascenseur
01:04:30avant qu'on vienne nous libérer.
01:04:32Donc, etc., etc.
01:04:34Voilà.
01:04:35Bon, là, je raconte quelque chose.
01:04:37Mais on peut partir
01:04:38sur tout à fait autre chose.
01:04:39Vous êtes tous les deux.
01:04:42Le bateau a coulé.
01:04:43Vous vous retrouvez
01:04:44dans une île déserte.
01:04:46Et l'idée de se raconter
01:04:48une histoire à deux,
01:04:51ça oblige déjà un petit peu
01:04:53à faire fonctionner son imaginaire.
01:04:55Et évidemment, le but,
01:04:57c'est qu'il faut à un moment donné
01:04:59que vous ayez envie
01:05:01de vous séduire.
01:05:02C'est quand même...
01:05:03L'idée, c'est quand même
01:05:04d'arriver à quelque chose.
01:05:05Mais vous êtes, au départ,
01:05:07deux étrangers.
01:05:09C'est ça, le but
01:05:10de ce fantasme à deux.
01:05:12Et puis,
01:05:14s'il y en a un des deux
01:05:15qui bloque,
01:05:16c'est à l'autre
01:05:17d'essayer de faire
01:05:19renouer quelque chose
01:05:20pour que l'histoire...
01:05:21Voilà.
01:05:22Alors, ça,
01:05:23c'est pas toujours facile
01:05:25pour les gens
01:05:25parce que je sais
01:05:26qu'ils ont parfois peur
01:05:28de se laisser aller
01:05:29à imaginer des choses.
01:05:32Ou à dire.
01:05:32Ou à dire.
01:05:33À dire à l'autre
01:05:34des choses
01:05:34qu'ils pourraient vouloir garder
01:05:36dans leur jardin secret.
01:05:38Donc, si vous avez
01:05:38vraiment du mal,
01:05:39ça peut se passer
01:05:40par l'écrit.
01:05:41À ce moment-là,
01:05:42il y en a un qui écrit
01:05:43la première page,
01:05:44ensuite l'autre écrit
01:05:45la deuxième page.
01:05:46Cette idée d'une histoire
01:05:47qui se continue
01:05:48de main en main,
01:05:49c'est assez intéressant.
01:05:50Voilà.
01:05:50Et parfois,
01:05:51par l'écrit,
01:05:52vous allez plus facilement
01:05:53pouvoir oser dire des choses.
01:05:55Et puis, à force,
01:05:57par exemple,
01:05:57vous décidez que vous écrivez
01:05:59pendant 15 jours.
01:06:01Et au bout de 15 jours,
01:06:03vous relisez ensemble
01:06:06ce que vous avez écrit.
01:06:07Et là,
01:06:08normalement,
01:06:09ça doit créer
01:06:09quand même
01:06:09une vraie complicité érotique.
01:06:11Normalement.
01:06:12C'est le but.
01:06:13Voilà.
01:06:13Mais c'est important
01:06:14de trouver des moments,
01:06:17des moyens,
01:06:17je veux dire,
01:06:18d'échanger ensemble
01:06:20pour vous libérer
01:06:22un petit peu
01:06:23du quotidien.
01:06:24On sait très bien
01:06:25que la sexualité,
01:06:26si elle est trop
01:06:26dans la routine,
01:06:28elle finit par s'essouffler.
01:06:29Il ne faut pas
01:06:29l'enfermer
01:06:30dans un ascenseur non plus.
01:06:31Ah, moi,
01:06:32j'aime bien l'idée
01:06:33de l'ascenseur.
01:06:33Moi, je trouve ça rigolo.
01:06:34Il faut interroger
01:06:35la claustrophobie
01:06:35de l'autre avant d'écrire.
01:06:36C'est possible,
01:06:37c'est possible.
01:06:38Mais on peut lui faire
01:06:39du bouche à bouche
01:06:40si vraiment il suffoque.
01:06:42Ah, donc il s'est évanoui
01:06:43dans l'ascenseur.
01:06:44Voilà.
01:06:45Voyez,
01:06:45on va écrire, je crois.
01:06:47On va y arriver.
01:06:48Tous les deux,
01:06:48on va y arriver.
01:06:49Bon, en tout cas,
01:06:50il vous reste quelques minutes
01:06:51encore pour gagner
01:06:52ce lélo
01:06:53grâce à Sud Radio.
01:06:54C'est un vibromasseur
01:06:55monatwist
01:06:56avec 10 modules
01:06:58de vibration
01:06:59et vous pouvez,
01:07:01donc,
01:07:01pour le gagner,
01:07:02envoyer un SMS,
01:07:03vous envoyez Brigitte
01:07:04au 7-20-18.
01:07:06Et j'ai le plaisir
01:07:07d'accueillir
01:07:07Michel Schumann.
01:07:08Bonjour Michel.
01:07:09Bonjour Brigitte.
01:07:10Merci d'être avec nous
01:07:12très longtemps.
01:07:13vous veniez m'assister
01:07:15dans cette émission
01:07:16à mes débuts,
01:07:17surtout d'ailleurs.
01:07:18Et alors,
01:07:18je tiens d'abord,
01:07:20avant tout,
01:07:20et puis on va parler
01:07:21de votre livre,
01:07:22évidemment,
01:07:22Michel Schumann,
01:07:23mais je tiens
01:07:23à vous rendre hommage
01:07:24parce que Michel Schumann,
01:07:26c'est à vous
01:07:27que je dois énormément
01:07:28de personnes
01:07:29qui sont devenues
01:07:30ensuite des invités
01:07:32récurrents.
01:07:33C'est vous qui m'avez
01:07:34présenté beaucoup de gens.
01:07:35Je pense notamment
01:07:35à Marie-Laure Peretti
01:07:37qui est devenue
01:07:38une très très bonne amie
01:07:39et bien d'autres,
01:07:42Philippe Renaud,
01:07:44etc.
01:07:45Donc merci Michel Schumann.
01:07:46Vous avez contribué
01:07:47au succès
01:07:48de cette émission
01:07:49parce que c'est une émission
01:07:50qui tient aussi
01:07:52grâce à des invités
01:07:54prestigieux
01:07:55comme Philippe Arlin
01:07:56qui est là aujourd'hui
01:07:57et qui est sexothérapeute.
01:07:58Michel Schumann,
01:07:59vous avez été
01:08:01sexologue,
01:08:02urologue,
01:08:03vous avez opéré,
01:08:04vous avez même
01:08:04beaucoup travaillé
01:08:06sur la question de trans
01:08:07bien avant
01:08:08que ce soit
01:08:09à la mode.
01:08:11Absolument, oui.
01:08:12Qu'est-ce que vous auriez
01:08:13envie ?
01:08:14Et puis,
01:08:14on va parler
01:08:15d'autres livres
01:08:16parce que c'est pas...
01:08:17C'est tout à votre image.
01:08:18Ça s'appelle d'ailleurs
01:08:19Schumann-Ri
01:08:20parce que vous avez repris
01:08:23votre nom.
01:08:23C'est aux éditions
01:08:25Complicité
01:08:25et il y a beaucoup
01:08:26de phrases très drôles
01:08:27dont on va parler.
01:08:28Mais j'avais juste envie
01:08:29de votre avis.
01:08:31Qu'est-ce que vous pensez
01:08:32de l'évolution
01:08:33de la manière
01:08:33dont on parle
01:08:34de sexualité en France ?
01:08:36Ah, ça c'est
01:08:37une sacrée question.
01:08:41Je trouve
01:08:42qu'on en parle
01:08:43de façon un peu
01:08:44trop dogmatique.
01:08:46Il y a un peu...
01:08:47Je sais pas
01:08:48si mon confrère
01:08:49se confirmera.
01:08:52Mais je trouve
01:08:53qu'il y a d'une part
01:08:54quelque chose
01:08:55de très conventionnel
01:08:56d'une certaine façon
01:08:57et que dès qu'on veut
01:08:58sortir des clous,
01:09:00même les sexologues
01:09:02patentés,
01:09:02diplômés,
01:09:03etc.,
01:09:04ont beaucoup de mal
01:09:05à sortir des sentiers
01:09:06battus.
01:09:07Et ça,
01:09:07je l'ai toujours remarqué
01:09:08déjà avant
01:09:09quand j'étais en exercice,
01:09:10même maintenant
01:09:10que je ne suis plus
01:09:11en exercice,
01:09:12je n'ai jamais été
01:09:13sexothérapeute.
01:09:14Je suis sexologue,
01:09:14mais je n'ai jamais été
01:09:16sexothérapeute.
01:09:16C'est-à-dire que je vois
01:09:17les patients une fois,
01:09:18deux fois,
01:09:19et ensuite je les réfère
01:09:20à un sexothérapeute.
01:09:21Oui, oui, oui.
01:09:22Vous, vous avez
01:09:22beaucoup opéré.
01:09:23Oui, beaucoup.
01:09:24Moi, c'était pas, voilà.
01:09:25Mais on a beaucoup
01:09:25travaillé sur le genre.
01:09:27C'est vrai,
01:09:27on avait un groupe
01:09:27de travail sur le genre.
01:09:28et tous les gens
01:09:31qui sortaient
01:09:31du canal historique
01:09:35étaient mal vus.
01:09:36Alors, c'est ce qu'on retrouve
01:09:38un petit peu
01:09:39beaucoup dans les livres
01:09:41de Michel Maffé-Soli.
01:09:42Je ne sais pas
01:09:42si vous le connaissez,
01:09:43c'est un grand sociologue
01:09:46qui était prof
01:09:47au Collège de France,
01:09:49à la Sorbonne,
01:09:50etc.
01:09:50Et lui, c'est pareil.
01:09:52Il est défini
01:09:53comme un libertaire
01:09:54et traditionnaliste.
01:09:56Alors, donc,
01:09:56on a un petit peu,
01:09:57on a quitté les traditions
01:09:59pour créer
01:10:00de nouvelles traditions
01:10:01et on est passé
01:10:02d'une époque
01:10:02à une autre époque.
01:10:04Il y a des gens
01:10:04qui n'ont pas réussi
01:10:05à franchir le peuple.
01:10:06Mais est-ce que
01:10:07ce n'est pas finalement
01:10:08très compliqué
01:10:09d'être vraiment à l'aise
01:10:10dans toutes les sexualités ?
01:10:12Parce qu'au fond,
01:10:13moi, j'en ai rencontré
01:10:14beaucoup qui se disent
01:10:17sexothérapeutes.
01:10:17Il y en a beaucoup
01:10:18que je n'invite pas
01:10:18à l'émission.
01:10:19Justement,
01:10:19parce que dès que
01:10:20c'est une sexualité
01:10:22qui ne leur parle pas,
01:10:24ils s'éloignent du micro.
01:10:26Alors, moi,
01:10:27si j'ai un invité
01:10:27qui s'éloigne du micro,
01:10:28j'ai compris.
01:10:29Je me doute bien
01:10:31que parler de sexualité,
01:10:32ça va,
01:10:34mais il y a la sexualité
01:10:36qui est normale
01:10:36et les autres sexualités,
01:10:38c'est compliqué.
01:10:39Vous voyez,
01:10:40est-ce qu'au fond,
01:10:42il ne faut pas être
01:10:43un petit peu quand même
01:10:43aller beaucoup sur le terrain
01:10:45pour pouvoir parler
01:10:45de sexualité ?
01:10:46Ça dépend ce que vous appelez
01:10:47le terrain.
01:10:51Qui appelez-vous le terrain ?
01:10:53Vous avez très bien compris
01:10:54de quoi je parle,
01:10:55Michel Schumann.
01:10:59Le terrain,
01:11:00c'est d'avoir rencontré
01:11:00beaucoup de gens.
01:11:01Oui,
01:11:02bien sûr.
01:11:02beaucoup de patients.
01:11:05D'avoir beaucoup d'expériences.
01:11:07Alors après,
01:11:08on n'est pas obligé
01:11:09d'avoir eu une sexualité
01:11:11très très très riche,
01:11:13mais au moins,
01:11:13il a fallu s'ouvrir
01:11:14à beaucoup de choses.
01:11:15Sinon,
01:11:16on est très vite choqués.
01:11:17Absolument.
01:11:18Il faut savoir écouter,
01:11:19savoir comprendre,
01:11:21savoir admettre.
01:11:22c'est accueillir.
01:11:24Parce que dans la rencontre,
01:11:26il peut y avoir toujours
01:11:27mon,
01:11:27quant à moi,
01:11:28je garde ma théorie,
01:11:30j'ai rencontré l'autre,
01:11:31mais accueillir ce que donne
01:11:33l'autre
01:11:34et être capable
01:11:35de faire une place,
01:11:36accueillir,
01:11:36c'est faire une place,
01:11:37c'est ce qui peut éviter
01:11:39le dogmatisme.
01:11:40Oui,
01:11:40tout à fait.
01:11:41Ça va pouvoir se mettre
01:11:41à la place de l'autre
01:11:42pour essayer de comprendre.
01:11:45Eh oui,
01:11:46eh oui.
01:11:46Bon,
01:11:46alors,
01:11:47ce livre,
01:11:48Schumann-Rie
01:11:49aux éditions Complicité,
01:11:51alors déjà,
01:11:52vous avez choisi une photo
01:11:53où vous faites la grimace.
01:11:57On vous a reproché
01:11:58d'être impertinent ?
01:11:59Ah oui,
01:12:00beaucoup.
01:12:00Alors ça,
01:12:01c'est un hommage
01:12:02à ma belle-mère
01:12:03qui était extrêmement compétente
01:12:05dans un domaine
01:12:05très étroit
01:12:06qui était le droit social.
01:12:09Mais en dehors de ça,
01:12:10elle fonctionnait
01:12:10avec trois phrases
01:12:11et dès qu'on avait
01:12:13300 mots
01:12:13et dès qu'on sortait
01:12:14un tout petit peu
01:12:16justement du chemin,
01:12:18c'était
01:12:18«Michel,
01:12:19vous êtes impertinent ».
01:12:20Et ça m'a tellement marqué.
01:12:21Elle me détestait.
01:12:21C'est pour ça
01:12:22que vous l'avez mis
01:12:22sur la couverture ?
01:12:23Ah oui,
01:12:23tout à fait.
01:12:23Elle me détestait.
01:12:25Je le lui rendais bien
01:12:28et je le mettais en boîte.
01:12:29Je n'ai jamais été méchant.
01:12:31Je ne suis jamais méchant.
01:12:32Je l'ai beaucoup mis en boîte
01:12:34et à chaque fois,
01:12:34elle me répondait
01:12:35«Michel,
01:12:35vous êtes impertinent ».
01:12:36Et ça m'a tellement marqué,
01:12:38c'est tellement drôle
01:12:38et ça fera beaucoup rire
01:12:39mes enfants et mes petits-enfants
01:12:41qui l'ont connu.
01:12:42Oui, c'est une manière
01:12:42de lui rendre hommage.
01:12:43C'est un petit hommage aussi.
01:12:44Finalement.
01:12:45Alors dans ce livre
01:12:46très particulier,
01:12:48il y a à la fois
01:12:50des poèmes
01:12:51et parfois très jolis.
01:12:53J'ai beaucoup aimé
01:12:53par exemple celui
01:12:54« Sur le soleil et la lune ».
01:12:55C'est très joli.
01:12:56Il y a des poèmes,
01:12:58il y a des dessins.
01:12:59Bon, les dessins,
01:13:00c'est très impertinent
01:13:02et c'est vraiment...
01:13:04C'est parfois même débile.
01:13:08Excusez-moi.
01:13:08Oui, absolument.
01:13:12J'aime bien,
01:13:12il y en a un,
01:13:13par exemple,
01:13:13ça va faire rire
01:13:14parce qu'il y a un peu
01:13:15de politique.
01:13:15La République en mâche
01:13:17avec un panier à salade
01:13:19avec bleu-blanc-rouge
01:13:20et on nous raconte
01:13:21des salades.
01:13:23Voilà.
01:13:23C'est le genre...
01:13:24Mais c'est très drôle.
01:13:26Et alors,
01:13:26lâchez prise,
01:13:27j'ai beaucoup aimé aussi
01:13:28où c'est un mec
01:13:29qui tient une prise
01:13:31et qui est en train
01:13:31de se faire électrocuter.
01:13:33et vous dites...
01:13:34Bon, bref,
01:13:35il y a beaucoup d'humour.
01:13:36Et puis,
01:13:36il y a des phrases
01:13:37comme ça
01:13:38qui sont des phrases...
01:13:41Un hasard...
01:13:42Pardon.
01:13:42Un hasard n'arrive jamais seul,
01:13:44ça serait hasard 2.
01:13:47Alors,
01:13:49bon, évidemment,
01:13:50c'est votre humour
01:13:51que je connais bien.
01:13:52Si on vous traite
01:13:53de parvenu,
01:13:54c'est que vous y êtes arrivé.
01:13:57C'est des phrases
01:13:58qui...
01:13:58Ça vous fait toujours
01:13:59autant rire, je vois.
01:14:00Ah, moi,
01:14:00ça me fait toujours autant rire
01:14:01et j'ai toujours ça en tête.
01:14:02J'en ai d'autres,
01:14:03d'ailleurs, en stock.
01:14:04J'aurais pu continuer,
01:14:06mais à un moment,
01:14:06l'éditeur m'a dit
01:14:07bon, là, on arrête.
01:14:09Et j'ai...
01:14:09En fait,
01:14:09c'est quelque chose
01:14:11que j'ai colligé
01:14:11depuis 50 ans.
01:14:15Vous avez ça
01:14:16dans vos tiroirs.
01:14:17Le jeu avec les mots,
01:14:18j'avais ça sur des petits papiers,
01:14:19sur l'ordinateur, etc.
01:14:21Et puis,
01:14:21j'en faisais rien.
01:14:22Et j'ai dit,
01:14:23en fait,
01:14:23il faudrait le représenter,
01:14:24pouvoir le dessiner.
01:14:26J'ai cherché des illustrateurs,
01:14:27j'en ai trouvé aucun
01:14:28qui a voulu le faire.
01:14:29Et mon associé,
01:14:31dans une de mes activités,
01:14:32puisque par ailleurs,
01:14:33vous savez que je suis aussi
01:14:33un peu assureur et financier,
01:14:36m'a dit,
01:14:36mais dessine,
01:14:37j'ai vu des tableaux
01:14:38que tu as faits,
01:14:38je sais que tu sais dessiner,
01:14:39t'as qu'à les dessiner toi-même.
01:14:41Et l'an dernier,
01:14:42je m'y suis mis,
01:14:42je me suis mis
01:14:43à faire les dessins.
01:14:44Qui sont drôles d'ailleurs,
01:14:46qui a beaucoup de...
01:14:46Enfin, moi,
01:14:47je les trouve mignons.
01:14:48Alors,
01:14:49on va faire une petite pause,
01:14:50mais juste avant,
01:14:50je vais vous en lire une
01:14:52que je trouve très drôle.
01:14:53À 25 ans,
01:14:54raide amoureux.
01:14:55À 50 ans,
01:14:56amoureux.
01:14:56À 90 ans,
01:14:58raide.
01:14:59Allez,
01:15:00on se retrouve dans un instant
01:15:01avec Michel Schumann.
01:15:07Philippe Arlin est avec nous,
01:15:09sexothérapeute.
01:15:09Je rappelle que vous exercez
01:15:11également par Zoom,
01:15:12éventuellement,
01:15:13parce que je sais que...
01:15:16Et Michel Schumann
01:15:17est avec nous.
01:15:18Alors,
01:15:18vous l'avez dit,
01:15:19vous n'étiez pas
01:15:20sexothérapeute,
01:15:21mais vous étiez
01:15:22urologue.
01:15:24Andrologue,
01:15:24sexologue.
01:15:25Andrologue,
01:15:26sexologue.
01:15:26Et vous avez beaucoup
01:15:27œuvré pour la sexologie.
01:15:29J'étais administrateur
01:15:31du syndicat de...
01:15:33Comment ça s'appelait ?
01:15:34De la SFSC ?
01:15:35Société Française
01:15:36de Sexologie Clinique
01:15:37pendant un moment.
01:15:38Oui,
01:15:39oui,
01:15:39tout à fait.
01:15:40Absolument.
01:15:40Et vous avez connu
01:15:41énormément
01:15:42de sexo.
01:15:44Vous en avez formé aussi,
01:15:45j'imagine,
01:15:45un peu.
01:15:45Oui,
01:15:46aussi.
01:15:46Bien sûr.
01:15:47Alors,
01:15:48aujourd'hui,
01:15:48vous avez un peu lâché
01:15:50parce que vous avez envie
01:15:51de profiter de la vie
01:15:52et vous avez bien raison.
01:15:54Vous habitez un petit peu
01:15:55aussi à la campagne,
01:15:57mais vous n'avez jamais
01:15:58perdu votre humour.
01:16:00Et non.
01:16:01C'est important,
01:16:01l'humour.
01:16:02C'est peut-être la chose
01:16:03essentielle de la vie.
01:16:05Oui,
01:16:05vous savez,
01:16:05je vous racontais ce livre-là
01:16:06qui est 50 ans
01:16:08de petits bouts de papier,
01:16:09de petits trucs.
01:16:09Il y a une belle schoumanerie
01:16:10aux éditions Complicité,
01:16:11on le trouve notamment
01:16:12à la FNAC.
01:16:13Il est à la FNAC,
01:16:14sur Amazon,
01:16:14il n'est pas cher.
01:16:14Bien sûr.
01:16:15Et il n'est pas cher.
01:16:17Mais ce qui est...
01:16:19Dedans,
01:16:20il y a de l'écrit
01:16:20et il y a des dessins.
01:16:21Alors évidemment,
01:16:22on ne peut pas parler
01:16:23des dessins
01:16:24beaucoup à la radio.
01:16:25Les écrits,
01:16:25on peut en parler
01:16:26si on veut.
01:16:27Mais il y avait
01:16:28tous ces jeux de mots
01:16:31que je voulais,
01:16:32que je les voyais en dessin
01:16:33et j'ai fini par les faire.
01:16:34Et par ailleurs,
01:16:36en parallèle,
01:16:36il y avait aussi,
01:16:37on avait un club de poètes
01:16:38où on était sept couples
01:16:39et on se réunissait
01:16:41pendant 25 ans
01:16:41et chaque mois,
01:16:43on avait un thème différent
01:16:44sur lequel on devait
01:16:45piocher dans la littérature
01:16:46ou écrire.
01:16:47Et il se trouve
01:16:48que j'en ai écrit quelques-uns
01:16:49et j'en ai gardé
01:16:49quelques-uns là-dedans.
01:16:51Et puis,
01:16:51il y avait quelques petites
01:16:52phrases clés comme ça
01:16:53à mes enfants
01:16:54pour leur expliquer
01:16:56« Mais t'arrêtes pas
01:16:57de répéter toujours
01:16:57la même chose. »
01:16:58Et je leur disais
01:16:59« Mais pour enfoncer un clou,
01:17:00il faut lui taper
01:17:00plusieurs fois sur la tête. »
01:17:02Mais ils l'ont retenu
01:17:02et ils l'ont retenu
01:17:03pour leurs propres enfants.
01:17:05Et c'est des petites choses
01:17:06drôles comme ça
01:17:07qui...
01:17:07Bon,
01:17:08et j'ai dit
01:17:09« Plutôt que de faire
01:17:10un testament,
01:17:11je vais faire un bouquin. »
01:17:13Vous avez raison,
01:17:13c'est plus drôle.
01:17:17Absolument.
01:17:18Vous y pensez
01:17:18à la mort ?
01:17:20Ah oui,
01:17:20bien sûr.
01:17:21Et alors ?
01:17:22Et alors ?
01:17:23Oui,
01:17:24c'est important
01:17:25parce que c'est un sujet
01:17:26aussi tabou
01:17:27que la sexualité.
01:17:28C'est pour ça
01:17:29que je me permets
01:17:30de vous poser la question.
01:17:31Vous êtes d'accord,
01:17:32Philippe ?
01:17:32Ah oui, oui.
01:17:33Parler de sa mort,
01:17:34c'est comme parler
01:17:35de sa sexualité.
01:17:36C'est parler
01:17:37de son intimité
01:17:38la plus profonde.
01:17:39Oui,
01:17:39la mort ne me fait pas peur
01:17:40du tout.
01:17:41La souffrance,
01:17:42oui,
01:17:42j'aimerais pas souffrir,
01:17:43mais la mort ne me fait pas peur.
01:17:45Il y a un moment,
01:17:45ça s'arrêtera,
01:17:46ça s'arrêtera.
01:17:46Et il y en aura toujours
01:17:47d'autres pour prendre le relais.
01:17:48Oui,
01:17:49et puis peut-être
01:17:49que quand on a vraiment vécu,
01:17:51on accepte plus facilement
01:17:53qu'à un moment,
01:17:54il faut laisser la place
01:17:55aux autres.
01:17:55C'est vrai que j'ai vécu
01:17:56trop ou quatre vies,
01:17:57donc...
01:17:57Oui.
01:17:58Il a quand même pris soin
01:17:59de poser sur le papier
01:18:00son testament
01:18:02avant de partir.
01:18:03Oui,
01:18:03ça c'est important.
01:18:04Il anticipe.
01:18:05Oui,
01:18:06parce qu'il y en a beaucoup
01:18:07qui...
01:18:08Et du coup,
01:18:09qui vont d'autant plus
01:18:10avoir un rapport douloureux
01:18:11à la mort
01:18:12parce qu'ils n'ont pas su
01:18:13transmettre avant.
01:18:16La mort est un état
01:18:17physiologique parmi d'autres,
01:18:19ça dure juste
01:18:19plus longtemps.
01:18:21Exactement.
01:18:21Voilà la phrase
01:18:22de Michel Schumann
01:18:23sur ce sujet.
01:18:26Et justement,
01:18:28qu'est-ce que vous pensez
01:18:29de les relations
01:18:31hommes-femmes
01:18:31aujourd'hui,
01:18:32vous ?
01:18:33Qu'est-ce que vous avez
01:18:34envie d'en dire ?
01:18:35Parce qu'on voit
01:18:35que c'est tendu.
01:18:36C'est très tendu
01:18:37et j'ai l'impression
01:18:38que les femmes
01:18:39se passent
01:18:39de plus en plus
01:18:40des hommes.
01:18:43Parfois,
01:18:44elles ont envie
01:18:46de faire
01:18:46comme si elles
01:18:47étaient des hommes
01:18:48et puis de moins en...
01:18:49et en fait,
01:18:50peut-être de moins en moins
01:18:51parce qu'elles se sont
01:18:51rendues compte
01:18:52qu'en étant simplement
01:18:53femmes,
01:18:53elles pouvaient vivre.
01:18:55Elles vivent leur vie,
01:18:56vivent leur sexualité,
01:18:57vivent leur couple,
01:18:58vivent leur maternité
01:19:00sans avoir besoin
01:19:01de se déguiser en hommes.
01:19:05Oui, enfin,
01:19:05c'est un peu politiquement
01:19:06correct ce que vous êtes
01:19:07en train de dire là.
01:19:08Ah non,
01:19:09c'est ce que j'observe.
01:19:09Oui, oui,
01:19:10non, mais bien sûr,
01:19:11mais est-ce que vous pensez
01:19:12que c'est la solution ?
01:19:14À terme,
01:19:15sûrement pas.
01:19:17À terme,
01:19:17sûrement pas.
01:19:18On va vers une dénatalité
01:19:19terrible,
01:19:19alors ça,
01:19:20pour le coup,
01:19:20c'est politique.
01:19:21Oui,
01:19:21mais ça,
01:19:22à la limite,
01:19:24l'individu,
01:19:25ça ne le concerne pas,
01:19:26c'est un problème
01:19:27de société.
01:19:27C'est un problème
01:19:28de société,
01:19:28absolument, oui.
01:19:30Mais,
01:19:31parce que moi,
01:19:32ce que j'entends
01:19:32quand même,
01:19:33c'est que beaucoup
01:19:34de femmes se plaignent
01:19:36parce que les hommes
01:19:36n'osent plus les séduire,
01:19:38n'osent plus aller vers elles
01:19:39et beaucoup d'hommes
01:19:40sont complètement coincés.
01:19:44Ils ne savent pas
01:19:45comment faire.
01:19:46Vous savez,
01:19:47cette histoire
01:19:48qui remonte déjà
01:19:49un certain temps
01:19:49aux Etats-Unis
01:19:50où un patron
01:19:51avait dit à sa secrétaire
01:19:52ce t-shirt vous va bien,
01:19:54elle lui a fait un procès
01:19:55pour harcèlement
01:19:56qu'elle a gagné,
01:19:57il aurait dû lui dire
01:19:58simplement
01:19:58vous avez un beau t-shirt.
01:20:00Le fait qu'il lui dise
01:20:00ce t-shirt vous va bien
01:20:02supposait qu'il y avait
01:20:03des formes,
01:20:03etc.
01:20:04Donc,
01:20:04les hommes n'osent plus
01:20:05parler aux femmes
01:20:06parce qu'on parle
01:20:08très très vite
01:20:09de harcèlement.
01:20:10Oui,
01:20:10mais c'est une petite
01:20:11catégorie de femmes
01:20:12en fait
01:20:13qui porte plainte,
01:20:14me semble-t-il.
01:20:15Oui,
01:20:16je pense qu'il faut...
01:20:17C'est ça aussi qui...
01:20:18C'est ça qui vient tout
01:20:19bousiller,
01:20:19justement.
01:20:20C'est toujours pareil.
01:20:21C'est les minorités
01:20:23qui crient.
01:20:24Oui,
01:20:25qui parlent très fort
01:20:25et c'est là
01:20:26où il faudrait peut-être
01:20:26que...
01:20:27Moi,
01:20:28j'ai l'impression
01:20:29en fait
01:20:30que les réseaux sociaux
01:20:33qui sont forcément
01:20:35ceux qui parlent
01:20:36le plus fort
01:20:37ont un peu tendance
01:20:38à faire la loi
01:20:39et ce serait bien
01:20:40qu'on prenne conscience
01:20:43que ce n'est pas
01:20:43la majorité.
01:20:44Et normalement,
01:20:46si on était en démocratie,
01:20:47ça doit être la majorité
01:20:48qui règne, quoi.
01:20:50Bien sûr,
01:20:51seulement la majorité,
01:20:51elle est heureuse
01:20:53et elle n'a pas de raison
01:20:54de...
01:20:55Je ne suis pas sûre, moi.
01:20:56Pour les écouter tous les jours,
01:20:58franchement, non.
01:20:58Je ne suis pas sûre.
01:20:59En tout cas,
01:20:59peut-être pas dans le domaine
01:21:00qui nous concerne ici
01:21:02qui est la sexualité.
01:21:03Je pense que...
01:21:04Et l'amour.
01:21:04Oui, et l'amour, non.
01:21:05Parce que je crois
01:21:06que les jeunes
01:21:07qui se retrouvent seuls,
01:21:08on n'a jamais vu
01:21:09autant d'anxiété.
01:21:11C'est vrai.
01:21:12C'est vrai.
01:21:12Mais ceux qui sont épanouis
01:21:13ne parlent pas.
01:21:14Ça, je suis d'accord.
01:21:16C'est vrai qu'on va
01:21:17plus facilement prendre la parole
01:21:19pour se plaindre
01:21:20que pour expliquer
01:21:21qu'on est épanouis.
01:21:22Mais pour autant,
01:21:23je reviens à Brigitte
01:21:24sur le fait que
01:21:25je ne pense pas
01:21:26que la majorité silencieuse
01:21:27soit une majorité heureuse.
01:21:29Non, non, non.
01:21:29Moi, je suis sûre que...
01:21:31Il y a une majorité en colère
01:21:32qui fait beaucoup de bruit
01:21:33qui n'est pas une majorité,
01:21:34qui est une minorité, pardon,
01:21:36en colère.
01:21:37Et on les retrouve
01:21:37comme les crieurs de journaux.
01:21:39On les appelait les crieurs.
01:21:40Donc, ils font beaucoup de bruit
01:21:42et ils prennent beaucoup de place,
01:21:44y compris dans les médias.
01:21:46Mais je pense que ceux
01:21:47qui ne disent rien
01:21:48ne disent pas rien
01:21:49parce qu'ils sont satisfaits.
01:21:50Je pense que...
01:21:52Je pense que c'est même bien.
01:21:54Ils sont désabusés
01:21:55et qu'ils n'osent plus dire
01:21:56parce qu'ils ont l'impression
01:21:57que de toute façon,
01:21:58il n'y a pas de solution.
01:21:59Et puis aussi,
01:21:59ils ne savent pas à qui le dire.
01:22:01C'est vrai aussi.
01:22:02Oui, puis aujourd'hui,
01:22:04dès qu'on dit quelque chose
01:22:06qui n'est pas politiquement correct,
01:22:07on se fait...
01:22:09On se fait tacler immédiatement.
01:22:10Donc, c'est compliqué aussi.
01:22:13Là, j'attends les réactions
01:22:14à mon bouquin.
01:22:15Je risque d'avoir quelqu'un
01:22:16sur les dessins.
01:22:18Non, parce que je pense que...
01:22:21Il n'y a rien d'agressif.
01:22:23Si, on pourrait...
01:22:25Si on veut, on trouve...
01:22:26Franchement, je pense qu'on pourrait
01:22:27trouver plein de choses
01:22:28très sexistes.
01:22:32Regardez Gap Pride, par exemple.
01:22:34Regardez Porte Maillot.
01:22:37Regardez La Barre d'Apapa.
01:22:41Mais ça, bon,
01:22:41il faudra le regarder.
01:22:44C'est le moment de dire.
01:22:44Je suis désolé,
01:22:44je fais de la pub.
01:22:45Il faut acheter le bouquin.
01:22:46Non, mais on a bien compris
01:22:50cette bonne guerre, comme on dit.
01:22:52Bon, en tout cas,
01:22:53c'est un livre
01:22:55qui peut vous amuser.
01:22:58Comme je dis,
01:22:59on le déguste.
01:23:00On ouvre une page.
01:23:01Moi, j'ai trouvé aussi beaucoup...
01:23:03Là, on n'en parle pas beaucoup
01:23:04parce que c'est compliqué
01:23:05de parler de poèmes
01:23:06à la radio,
01:23:07mais il y a des très jolis poèmes.
01:23:09Et c'est là où on voit aussi
01:23:11votre face cachée
01:23:12que vous n'aimez pas montrer,
01:23:13c'est-à-dire votre sensibilité,
01:23:15Michel Chouman.
01:23:16Moi, je vous connais bien.
01:23:17Voilà.
01:23:17En tout cas, j'étais ravie
01:23:19qu'on conclue cette saison
01:23:21avec vous, justement,
01:23:22Michel Chouman.
01:23:23et ça s'appelle Choumanerie
01:23:25aux éditions Complicité.
01:23:27Et puis, Philippe Arlin,
01:23:29merci aussi d'avoir partagé
01:23:31cette émission avec moi.
01:23:33On se retrouve évidemment
01:23:34à la rentrée.
01:23:36Juste votre petit message
01:23:37à tous ceux qui nous écoutent.
01:23:39Moi, je voulais les remercier
01:23:40des témoignages qu'on a eus aujourd'hui
01:23:42parce que ces histoires d'amour
01:23:44étaient...
01:23:45ça fait...
01:23:46ça donne envie.
01:23:47Oui, et c'est vrai que l'amour,
01:23:50c'est encore plus...
01:23:51Enfin, c'est la seule chose
01:23:52qui est essentielle.
01:23:53Oui, et le message,
01:23:55c'est quand même
01:23:55restez ouverts,
01:23:56ne refusez pas les opportunités,
01:23:58que ça soit à l'autre bout du monde
01:23:59pour huit jours ou...
01:24:02Ça a de l'importance.
01:24:03Ça ne vient jamais par hasard.
01:24:05Voilà.
01:24:06On a tous besoin d'amour.
01:24:08Voilà.
01:24:09Merci, Philippe Arlin.
01:24:11Tout de suite,
01:24:12vous retrouvez à Alexandre Delevan
01:24:13pour C'est votre avenir.
01:24:14Nous serons lundi
01:24:16avec Lucie Vincent
01:24:17et avec Lucie Vincent,
01:24:19on verra comment justement
01:24:21s'aimer et continuer
01:24:23à avoir de la sexualité
01:24:25dans le couple.
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