00:00Quand j'ai parlé de chair, donc d'avortement, j'ai eu énormément, énormément de femmes qui sont venues se
00:05confier à moi, me raconter leurs histoires, etc.
00:08Et ce qui est difficile, c'est que moi, j'accueille ces histoires-là avec beaucoup de douceur, parce que
00:15je les comprends.
00:16Et en même temps, t'imagines de devenir l'espèce de déversoir de plein, plein de drames, en fait.
00:25C'est pas ma place.
00:26Oui, c'est vrai.
00:26Et donc, la mesure, c'est qu'il faut trouver le juste milieu entre accepter les histoires, avoir l'empathie
00:33pour ces histoires-là,
00:35parce que moi, j'ai eu besoin qu'on ait de l'empathie pour la mienne, donc je suis juste
00:38personne pour dire genre, non, je veux pas de ton histoire.
00:41Et faire en sorte, mais faire en sorte qu'elle ne rentre pas dans ton corps et qu'elle t
00:46'envahisse, tu vois ?
00:47Oui, non, le médecin.
00:48C'est comme un médecin, en fait.
00:49Un médecin qui est confronté à la mort tout le temps.
00:52Quand il rentre chez lui, il peut pas rentrer avec la mort des gens avec lui, tu vois ce que
00:57je veux dire ?
00:58Donc, t'apprends à mettre une forme de distance.
01:00Oui.
01:00Oui.
01:00Oui.
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