00:00On est désarmé deux fois. On est désarmé au niveau létal, on remet en question nos techniques d'intervention professionnelles
00:06qui ont changé.
00:07J'ai 26 ans de police, 27 ans, un coup on fait des étranglements, un coup on n'en fait
00:11plus, un coup on est préparé ici, un coup on est préparé là.
00:14Un jour on fait des gestes techniques et puis finalement ça change au gré de la politique et au gré
00:18des incidents.
00:19Aujourd'hui, on ne fait plus peur à personne.
00:22Aujourd'hui, c'est les jeunes qui viennent à notre contact nous cracher dessus, nous provoquer.
00:26Et au niveau législatif, monsieur l'a si bien dit, la seule réponse qu'on trouve,
00:32et lors qu'il y a une violence légitime en adéquation avec une situation d'extrême urgence dans le cadre
00:40des fonctions,
00:40on ne demande jamais un permis de tuer, on ne demande pas à être au-dessus des lois, on demande
00:44juste à faire notre travail sereinement.
00:46Et aujourd'hui, on n'arrête pas des gens en balançant des bonbons à ribos, ce n'est pas vrai.
00:52On est filmé, on est sur les réseaux sociaux, on est critiqué par la France insoumise, on a des magistrats
00:58qui nous détestent.
00:59La vérité, c'est ça, pas tous, bien évidemment, il y a des magistrats qui sont très bien, moi-même
01:03j'ai été enquêteur des années,
01:04avec qui on travaillait en totale collaboration.
01:07Mais ce qu'il faut, j'excusez-moi de me répéter parce qu'on le répète chez Allianz depuis toujours,
01:13ce qu'il faut, c'est qu'on soit protégé administrativement et au niveau juridique.
01:17On ne demande pas d'être au-dessus des lois, on demande juste que notre spécificité et la violence dans
01:23laquelle nous exerçons
01:24depuis maintenant des dizaines et des dizaines d'années soient reconnues et qui nous permettent de travailler avec le plus
01:31de sécurité
01:31vu l'exposition que nous avons liée à notre métier.
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