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  • il y a 3 mois
Dans l'After Foot ce lundi sur RMC, Gilbert Brisbois, Walid Acherchour, Kevin Diaz et Cherif Guemmour, journaliste SO FOOT, ont évoqué la carrière du double Ballon d'or Kevin Keegan, décédé ce lundi à l'âge de 75 ans. L'occasion pour Kevin Diaz de faire une révélation sur l'origine de son prénom.  

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Transcription
00:00Pour parler de la disparition d'une légende du football anglais,
00:04Kevin Keegan est décédé aujourd'hui à l'âge de 75 ans,
00:08deux ballons d'or, une grosse carrière de joueur d'entraîneur aussi,
00:12et puis une empreinte importante laissée sur le football anglais.
00:15Il y a quelques jours de cela, on s'amusait à faire notable
00:18les fameuses tables des meilleurs joueurs par nation.
00:20Je pense qu'il a incontestablement, lui, à la table anglaise,
00:25avec les Bobby Moore, Beckham et compagnie.
00:27Bobby Charlton.
00:28Charlton.
00:28Dude Bélingham.
00:30Peut-être, on va savoir.
00:32En tout cas, on va en parler avec Sheriff Guémour,
00:36qui connaît bien Kevin Keegan.
00:37Si Sheriff n'est pas spécialisé qu'en football néerlandais, il faut le savoir.
00:40Oh Sheriff, plaisir de l'entendre.
00:41Salut Elche.
00:42Salut Gilbert, salut Walid, salut Kevin.
00:45Salut à tous.
00:46Alors là, on parle d'un temps que certains auditeurs de l'after n'ont pas connu.
00:52Parce qu'on parle d'un joueur qui a brillé, années 70, années 80.
00:59Oui, je l'ai vu en plus, je l'ai vu en vrai.
01:01Il était venu jouer avec Hambourg contre une équipe portugaise, je crois que c'était le Sporting Lisbonne.
01:08Parce qu'il y avait des associations, les Portugais de Paris,
01:11qui chaque année organisaient toujours un match au stade de Colombes, où j'habite.
01:13Et il y avait invité, c'était un match Sporting contre Hambourg en 78.
01:22Et donc je l'avais rencontré, j'étais jeune, j'étais un gamin,
01:27et j'étais tout content parce que c'est une idole de jeunesse.
01:29Avec Kreuth, Gert Müller et Kevin Keegan.
01:34Alors quel type de joueur c'était ?
01:35C'était un attaquant, Kevin Keegan ?
01:37Si tu devais le décrire, essayer peut-être de le comparer avec des mecs d'aujourd'hui,
01:40ce serait... Qu'est-ce que tu pourrais me dire ?
01:43Alors d'abord, il n'était pas grand, il était petit, il était 1,73 m.
01:47C'était un mec très tonique, très dynamique, attaquant.
01:53Je réfléchissais justement à un peu le profil qu'il avait, je dirais,
01:58entre Wayne Rooney et Michael Owen.
02:00Tu vois, un peu deuxième attaquant.
02:04Alors ce qu'il y a de marquant avec Kevin Keegan,
02:07c'est qu'il a marqué l'ADN du foot anglais des années 70-80,
02:13c'est-à-dire un gros 4-4-2 à plat,
02:17deux attaquants, c'est-à-dire un grand balègue
02:19et un petit ou un moyen qui tourne autour.
02:22Et à Liverpool, le grand balègue, c'était John Toshak, un gallois,
02:26et Kevin Keegan tournait autour.
02:28Et il s'entendait super bien.
02:30Alors sur le terrain, dans la vie, il ne s'entendait pas du tout,
02:32mais ça, c'est, ça ne nous regarde pas.
02:35Et en fait, Kevin Keegan, c'est ça, c'est le 4-4-2 à l'anglaise,
02:39qui a inspiré après le tourisme scandinave, l'Afrique du Sud.
02:44Et ça marchait du tonnerre de Dieu,
02:45parce qu'il s'est révélé avec le grand Liverpool des années 70,
02:49qui a éliminé…
02:50Liverpool, c'est son club.
02:52C'est le club où il a le plus joué,
02:55auquel il est le plus identifié.
02:56C'est là qu'il est devenu super star.
02:58Alors, bizarrement, ces deux ballons d'or, il les a eus avec Hambourg,
03:01et non pas avec Liverpool.
03:02Et quelque part, ça correspond bien à l'esprit de Liverpool,
03:06où les individualités, les honneurs individuels,
03:10on n'aime pas trop ça.
03:12Alors, paradoxalement, c'est à Hambourg,
03:15où il est allé à partir de 77-78,
03:20c'est là qu'il y a eu ces deux ballons d'or.
03:22Et deux ballons d'or d'affilé,
03:23ça vous classe un personnage, quand même.
03:25Pour ceux qui ont posé des questions sur sa valeur,
03:29non, non, c'est un très grand attaque.
03:32Shérif, Gilbert et Walid,
03:34je l'ai déjà dit, mais je pense que vous ne le savez pas,
03:36c'est tellement un grand, grand joueur
03:38qui a quand même inspiré des familles d'amoureux du football
03:41pour le prénom de leurs enfants.
03:43Et donc, si Kevin Diaz s'appelle Kevin Diaz,
03:45c'est notamment parce que ma mère aimait bien Kevin Keegan.
03:48Ah oui ?
03:49Eh bien, voilà.
03:52Donc, mon père, tu te rappelles du défenseur arrière-gauche
03:55Roberto Carlos, le brésilien ?
03:56Je crois que c'était un central-gauche ou un arrière-gauche.
03:59Roberto Carlos.
04:00Le vrai Roberto Carlos ?
04:01Non, Roberto Carlos des années 80,
04:03Shérif, il y avait bien un Roberto Carlos, non ?
04:05Un Roberto Carlos ?
04:07Ou un Carlos Alberto.
04:09Non, Carlos Alberto, bien sûr.
04:12Excuse-moi, Carlos Alberto.
04:13Il va taper sur les doigts, ton père.
04:15Latéral droit.
04:16Voilà, latéral droit, je savais que c'était un latéral.
04:18Eh bien, lui, il voulait m'appeler Carlos Alberto,
04:20ma mère a dit non, non, ça fait trop portugais,
04:22on va l'appeler Kevin pour Kevin Keegan.
04:25Donc, il est fort fan de foot, à un moment ?
04:26Ah bah oui, là, c'est la famille de...
04:29Ça, c'est des familles de foot, là.
04:30Ah ouais ?
04:31C'est des grosses familles de foot.
04:34Bon, bah écoute, ça montre le joueur qu'il était, quoi.
04:36Ça montre le joueur qu'il était, quand même.
04:37Est-ce qu'il y aura des dudes ?
04:38Est-ce qu'il y aura des dudes dans les prochaines années ?
04:41Jude, c'est ton nouveau Neymar ou pas ?
04:42Ah, c'est pas loin d'être mon nouveau Neymar.
04:44Ah ouais, mais c'est moi, c'est moi, c'est moi, le spectacle.
04:48Mais c'est ton nouveau joueur où on peut pas aller chercher la suite ?
04:51Non, non, il y a eu Modric aussi, quand même.
04:52Oui, d'accord, mais là, c'est Jude, c'est le joueur Kevin Diaz, là.
04:56Ouais, Jude, c'est l'élégance, en même temps, le charisme.
04:58Je pensais que Mme Diaz était fan de Kevin Costner, moi.
05:02Kevin Keegan.
05:03Kevin Keegan.
05:04Alors, on va parler également de Kevin Keegan, coach,
05:08parce qu'il a eu une carrière de coach, notamment à Newcastle,
05:12où il a eu David Ginola comme joueur.
05:14Et David Ginola a été tout à l'heure sur RMC, on peut l'écouter.
05:17Keegan faisait partie des légendes du football,
05:21de par les épopées européennes.
05:24Ça a été un des rares joueurs anglais à cette époque-là,
05:28à s'expatrier, notamment en Allemagne, à Hambourg,
05:31où il a eu un parcours...
05:33Voilà, il n'était pas parti juste pour changer de pays,
05:37il est parti pour réussir avec un club allemand.
05:40Vous l'avez souligné, il a été double ballon d'or,
05:43donc c'est quelqu'un qui a marqué sa génération en tant que footballeur.
05:48Donc, oui, c'est une légende du jeu.
05:52Je disais récemment à quelqu'un,
05:55quand j'avais en 76 l'épopée de la SNT-Etienne,
05:59quand ils ont rencontré Liverpool,
06:03le Liverpool de Keegan, Thierry-Marc Dermott,
06:06c'est à ce moment-là, j'avais 9 ans,
06:08que c'est à ce moment-là que j'ai dit à mon père
06:10que je voulais être footballeur professionnel.
06:12Donc, c'est des joueurs qui m'ont donné envie de faire ce métier,
06:17parce que quand je les voyais jouer, je me disais,
06:20oui, non seulement je vais être footballeur professionnel,
06:23mais j'aimerais un jour fouler les pelouses de Première Ligue.
06:28Voilà, David Ginola qui a été entraîné ensuite par Kevin Keegan.
06:30Alors, est-ce qu'il était aussi bon entraîneur que joueur, Shérif ?
06:35Ça s'est joué à pas grand-chose, en fait.
06:38C'est la saison 95-96.
06:41Tadine Castle qui est en tête du championnat,
06:43je crois qu'ils ont 12 points d'avance sur le deuxième.
06:47et là, il y a un mind game, comme disent les Anglais,
06:52c'est-à-dire un combat psychologique très fort
06:56entre Keegan et Alex Ferguson.
07:01Et Alex Ferguson, c'est le roi du mind game.
07:04Donc, il a commencé à pourrir Newcastle en disant,
07:07vous allez voir, ils vont s'écrouler, ils vont s'écrouler,
07:09ils vont s'écrouler.
07:10Et Keegan a fait l'erreur de rentrer dans ce jeu-là.
07:15Et l'avance s'est considérablement réduite.
07:18Après, il s'est quasiment à égalité.
07:20Ferguson n'a pas arrêté de taper sur Keegan.
07:22Et Keegan a montré sa faiblesse, en fait.
07:25Et alors, est-ce que ça s'est reproduit sur ces joueurs ?
07:28On ne le sait pas.
07:29Mais à l'arrivée, c'est Manchester qui a gagné,
07:32qui a été champion d'Angleterre,
07:33avec un ou deux points d'avance sur Newcastle.
07:36Et ça a complètement changé la carrière de...
07:39Et le disait lui-même, Keegan,
07:41si Newcastle avait été champion d'Angleterre cette année-là,
07:46non seulement il aurait changé de statut, évidemment,
07:48mais surtout, il comptait, avec le titre de champion d'Angleterre,
07:51déjà jouer à l'été champion,
07:53et puis surtout, faire un méga recrutement.
07:55Alors, il avait déjà pris Ginola, Aspria.
07:58Et sinon, pour être franco-français,
08:00il avait fait venir aussi Anelka et Benardia
08:03à Manchester City au début des années 2000.
08:05Ah, il était coach de City, oui.
08:07Avant l'époque, évidemment, Emirati.
08:10Oui, et je voulais rajouter un mot.
08:12En fait, il y a, dans le côté un peu de sa destinée un peu sombre,
08:19Keegan a joué aussi en équipe d'Angleterre dans les années 70.
08:21Il a fait partie de l'équipe d'Angleterre
08:25qui ne s'est pas qualifiée à la Coupe du Monde 74 et 78.
08:28C'est pour ça que la postérité n'a pas retenu
08:33Kevin Keegan comme un très grand du football anglais.
08:35Alors qu'il l'est, mais comme il n'a pas retenu à cette génération,
08:39il a raté deux Coupes du Monde.
08:40Il a joué celle de 82, mais il était blessé.
08:43Et voilà, c'est le trou énorme du foot anglais
08:48de ne pas cette qualité en 74-78.
08:51Mais pour en venir à l'entraîneur,
08:53c'est un bon entraîneur à l'anglaise.
08:55Ce n'est pas non plus quelqu'un qui est allé révolutionner le foot.
08:59C'est un bon manager à l'anglaise,
09:01qui avait des bonnes idées,
09:03qui savait manager un groupe.
09:05Et puis comme je l'ai dit,
09:06malheureusement, il s'est affronté à l'expert du son.
09:10Et on sait que Duralex, c'est d'Alex.
09:14On va finir là-dessus.
09:15Merci, merci Tché.
09:16Ça va.
09:17À très bientôt dans l'after.
09:18Merci beaucoup, chérie.
09:19Salut les gars, bonne émission.
09:20Ciao, ciao.

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