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Cette vidéo fait partie du Corner Football
C’est donc l’Espagne qui se trouve nouveau Champion du Monde pour 4 ans, ils ajoutent Ă  l’Euro ce nouveau titre Ă  dĂ©fendre et ils le prennent en plus au tenant en titre, l’Argentine, qu’ils affrontaient durant la finale. A ce niveau lĂ , on ne peut que dire chapeau Ă  Luis De La Fuente et ses joueurs.

Avec Anne de LeFootEnCuisine nous debriefons la rencontre oĂč elle aura tout de mĂȘme senti le but de Ferran Torres pour donner la victoire Ă  l’Espagne : un Ă©norme respect pour Madame s’il-vous-plaĂźt. Au programme : le sentiment global sur la rencontre, les joueurs clefs du match et aussi une petite projection sur l’avenir de ces deux sĂ©lections.

En bons français, nous n’avons Ă©videmment pas pu rĂ©sister Ă  faire de nombreuses digressions et parallĂšles avec l’équipe de France donc vous ĂȘtes prĂ©venus : nous parlerons Ă©galement pas mal des Bleus.

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00:00 Introduction
01:41 Ferran Torres : un but qui change le mercato ?
03:28 Notre sentiment général sur Espagne - Argentine
24:36 Les joueurs que l’on retient de cette finale de Coupe du Monde
40:24 Quelques points globaux qu’il restait Ă  Ă©voquer
46:21 Quid de l’avenir ? (Espagne, Argentine, France)
01:01:51 Outro

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Sport
Transcription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue pour le grand débrief de cette finale Espagne-Argentine.
00:00:04Je suis accompagné d'une supportrice espagnole, Anne.
00:00:07TrĂšs heureuse.
00:00:08Let's go !
00:00:10TrÚs heureuse, d'autant plus que je vais commencer la vidéo, et ça on ne l'a pas redit en
00:00:14off.
00:00:14Mais je l'ai dit en journal ce midi pour te dire.
00:00:16En te rendant hommage, parce que je me suis foutu de ta gueule en disant
00:00:19« C'est bien un exemple de l'arrogance espagnole. »
00:00:22Quand tu nous as dit « Ouais, non, victoire espagnole, j'aimerais bien un but de Ferran Torres. »
00:00:27Le but de la victoire pour Ferran Torres.
00:00:30Et Dieu sait, je le dis, qu'en plus on s'est échangé des vannes là-dessus
00:00:34et aussi des propos trÚs sérieux sur la carriÚre de Ferran Torres en MP
00:00:38en parlant du fait que ce but pourrait ĂȘtre libĂ©rateur pour lui.
00:00:42Donc en fait, toi, t'as eu le scĂ©nario rĂȘvĂ©, quoi.
00:00:45Ouais, de ouf.
00:00:46Non, en vrai, je suis juste...
00:00:47Alors, trĂšs honnĂȘtement, je ne pense pas que ça va ĂȘtre game changer pour la suite de sa carriĂšre.
00:00:53Mais moi, au niveau santé mentale, pour les joueurs, c'est un truc qui m'a toujours un peu touchée,
00:00:58intéressée.
00:00:59Et je trouve que c'est trÚs dommage de passer par le prisme de « Il gagne beaucoup d'argent,
00:01:03donc on s'en fout de ce qu'il pense à l'intérieur ».
00:01:06Ce n'est pas du tout ma façon de penser.
00:01:08Et de le voir aussi atteint en début de tournoi, dans un match anecdotique,
00:01:13oĂč c'Ă©tait le cinquiĂšme potentiel but, on s'en foutait de ce but-lĂ .
00:01:17Et de le voir aussi atteint Ă  ce moment-lĂ , ça m'est vraiment restĂ© en tĂȘte au long de
00:01:21la compétition.
00:01:22Et à chaque fois qu'il rentrait, ça ne voulait pas, ça ne voulait pas.
00:01:25Et de voir qu'au final, c'est lui qui offre le titre Ă  son pays, c'est exceptionnel.
00:01:30Je suis trop contente pour lui.
00:01:32Et d'ailleurs, je vais tout de suite détruire le conducteur qu'on a soigneusement élaboré juste avant.
00:01:37Non, mais c'est parce que tu me fais penser à un truc super intéressant que tu m'as dit.
00:01:41On sait qu'il y a les rumeurs, Paris Saint-Germain, Félérane Torres, le fait qu'ils lùchent.
00:01:46Moi, je te disais en plus que je m'étonnais qu'on ne parle pas plus de la clause
00:01:50qui fait que le FC Barcelone doit donner grosso modo 8 millions d'euros Ă  City
00:01:55s'il prolonge Félérane Torres.
00:01:56Et comme tu le disais, ça se trouve, ce but, ça a changé l'avenir Mercato pour le PSG et
00:02:01le Barça.
00:02:02Fort possible.
00:02:03On verra dans les jours qui viennent si ça se confirme, ce petit changement de direction
00:02:09ou si au contraire, c'était juste un petit mouvement de panique post-mondial.
00:02:14Mais ouais, c'est fort possible parce que c'est vrai que cÎté Barça,
00:02:18je pense qu'objectivement, ça ne devrait pas changer grand-chose.
00:02:21Mais je pense qu'aux yeux de certains décideurs, ça peut renvoyer une image assez dramatique
00:02:25de perdre le héros de la finale de Ligue des Champions-Bonds, pardon, de Coupe du Monde,
00:02:31surtout face à un PSG avec qui ça a été trÚs tendu pendant longtemps.
00:02:35Donc, Ă  voir.
00:02:36Alors qu'on sait en plus que buteur héroïque en finale de Coupe du Monde,
00:02:42moi, je me méfie pour l'avenir.
00:02:44Mario Godzé, on pense à toi.
00:02:46Oui, je te rejoins.
00:02:48Évidemment, schĂ©ma totalement diffĂ©rent.
00:02:51Mais voilà, c'était la petite interlude Ferran Torres et Barça.
00:02:54Bon, disons quand mĂȘme que l'autre grand gagnant, en plus de l'Espagne,
00:02:58c'est les Barcelonais qui ont bien mangé.
00:03:00Tu as du Olmo, tu as du Yamal, tu as du Coupe Arci.
00:03:04C'est une sĂ©lection espagnole qui Ă©tait quand mĂȘme beaucoup aux couleurs du Barça.
00:03:09Il y avait une grosse polémique sur le fait qu'il n'y ait pas de joueur du Real Madrid.
00:03:12Finalement, le Real a pu faire son petit poste avec Cucurilla.
00:03:15Cucurilla, mais qui n'est pas officiellement considéré comme joueur du Real sur ce tournoi.
00:03:20C'est vrai, mais ça leur fait un poste sur les réseaux sociaux et on sait qu'en 2026,
00:03:25c'est l'important.
00:03:26Ma chĂšre Anne, le pouls du match, comment tu as senti cette rencontre ?
00:03:31À quel point tu as eu peur, disons-le franchement, vu que toi, tu regardais avec l'affect ?
00:03:36Franchement, j'ai été sous respirateur artificiel de la premiÚre minute de jeu à la 120e.
00:03:43Je me suis liquéfiée à chaque seconde.
00:03:46J'ai fait une fusion avec les meubles qui m'entouraient Ă  chaque fois que l'Argentine avait le ballon.
00:03:54Horrible.
00:03:55Horrible.
00:03:56Tu avais un demi-arrĂȘt cardiaque Ă  chaque fois qu'ils ont tirĂ©.
00:04:00Heureusement, ils n'ont pas beaucoup tiré.
00:04:01Heureusement, du coup, le cƓur continue de battre.
00:04:03Non, lĂ  oĂč j'ai vraiment fait un arrĂȘt cardiaque,
00:04:05c'est la frappe qui passe au-dessus de la cage Ă  la toute fin du match.
00:04:09J'ai cru que c'était fini.
00:04:11Mais au-delà du cÎté émotionnel, on est d'accord.
00:04:15Moi, je le voyais sans peur.
00:04:17J'avais beau avoir eu un petit penchant pour l'Espagne,
00:04:20je ne regardais pas avec l'affect d'un supporter.
00:04:23Quand mĂȘme, trĂšs beau match de l'Espagne, trĂšs bien maĂźtrisĂ©.
00:04:27On avait parlé du fait de l'Argentine qui pouvait faire dégoupiller les adversaires.
00:04:33Espagne carré du début à la fin.
00:04:35C'est ça qui m'a peut-ĂȘtre le plus impressionnĂ© quand tu es espagnol.
00:04:38Tu as un groupe avec des cadres qui ont une trÚs belle maturité, mais tu as beaucoup de jeunes.
00:04:44Tu as beaucoup de jeunes et la maturité de ces jeunes-là sur le terrain en termes d'attitude.
00:04:50C'est-à-dire que non seulement tu n'es pas rentré dans le jeu des Argentins à t'énerver
00:04:54sur ce qu'ils disent, etc.
00:04:56Mais en plus de ça, tu as eu la justesse de ne mĂȘme pas essayer de les provoquer, eux,
00:05:01et de ne mĂȘme pas leur donner ses cartouches, ce que les Anglais avaient pu faire.
00:05:04Et je pense que les Argentins, ils se nourrissent de ça.
00:05:08Et tu as eu la luciditĂ© de ne mĂȘme pas rentrer lĂ -dedans, de les laisser parler, de t'Ă©loigner.
00:05:13Je repense Ă  une action oĂč c'est Yamal qui est un petit peu balancĂ© en touche
00:05:19et il se frustre un petit peu en se dégageant.
00:05:22et tout d'un coup, tu as une flopée d'Argentin qui lui arrive dessus
00:05:25et lui, il repasse sur le terrain et il se barre.
00:05:29Et ça a été à l'image de ce match-là, je trouve, dans cette justesse de comportement.
00:05:34Il y a peut-ĂȘtre un match qui a Ă©tĂ© fondateur et aidant pour ça.
00:05:38On en avait parlé, nous, mais pas en vidéo.
00:05:40C'est le prĂ©cĂ©dent face Ă  l'Uruguay, oĂč dĂ©jĂ , tu as mis tes nerfs Ă  rude Ă©preuve,
00:05:46qui n'a pas été un match facile, qui a été un match en plus,
00:05:48qui a été vu comme une des raisons de critiquer un peu l'Espagne pour certains,
00:05:53parce que l'Espagne n'était pas spécialement impressionnante.
00:05:56Mais c'est peut-ĂȘtre un des matchs les plus importants du parcours espagnol,
00:05:59quand tu vois la tĂȘte de la finale.
00:06:01Oui, ça a été fondateur, je pense, en tout cas sur la capacité à encaisser les coups.
00:06:05Je pense que l'Uruguay Ă©tait peut-ĂȘtre un peu moins vicieux.
00:06:09Je dis vicieux, je ne le dis pas méchamment, mais faute d'un autre mot.
00:06:14Ils ont peut-ĂȘtre Ă©tĂ© moins vicieux que ces Argentins dans la maniĂšre de se comporter au global.
00:06:21Mais par contre, sur la violence des coups, sur la dureté du jeu,
00:06:23ça a été une préparation assez importante, je pense.
00:06:29Sur le pouls de la rencontre, question de donner de mien en plus,
00:06:32je vais juste ajouter un truc que je regardais pendant que tu parlais.
00:06:35L'Espagne, moyenne d'ùge, 26,7 ans, on est à 29,8 du cÎté de l'Argentine.
00:06:42Donc effectivement, il y a une grosse, grosse différence.
00:06:45Moi, j'ai été hyper convaincu par les Espagnols,
00:06:48et ce que j'ai trouvé hyper satisfaisant, c'est qu'en fait,
00:06:53tu as des joueurs que tu peux ressortir dans des secteurs différents.
00:06:56On viendra sur les hommes de la rencontre,
00:06:57mais j'ai vraiment beaucoup aimé Kubarcy, j'ai vraiment beaucoup aimé Rodri.
00:07:03Je trouve que l'entrée de Ferran Torres, le but n'est pas dû au hasard,
00:07:07donc tu as un peu des satisfactions partout.
00:07:09Je trouve que c'est un peu la concrétisation de toutes les bonnes choses collectives
00:07:12qu'on a vues jusqu'à présent en termes d'identité de jeu de l'Espagne.
00:07:15Et je trouve que c'est une équipe, effectivement, qui a une maturité,
00:07:18qui est sûre de son foot.
00:07:19En fait, ça m'a un peu rappelé le Paris Saint-Germain.
00:07:23En l'occurrence, l'Espagne n'a pas été menée.
00:07:26C'était une de nos interrogations.
00:07:28Comment réagira cette Espagne si elle est menée ?
00:07:30Elle n'a jamais été menée, du coup.
00:07:32Mais moi, un truc que j'ai bien aimé avec le Paris Saint-Germain de Luis Enrique,
00:07:35c'Ă©tait ce cĂŽtĂ©, mĂȘme quand tu es en difficultĂ©,
00:07:38en l'occurrence que tu es mené, tu ne perds pas ton football.
00:07:41Tu es conscient de tes forces, tu restes droit dans tes bottes.
00:07:43Tu as une certaine maturité, malgré la jeunesse de l'équipe.
00:07:46Je retrouve ça dans l'Espagne oĂč je me dis,
00:07:48tu as un adversaire argentin qui, pour plein de raisons qu'on va évoquer au cours de la vidéo,
00:07:53peut te faire des goupilles Ă  mille moments.
00:07:55Tu peux perdre patience parce que tu as une domination.
00:07:59PremiĂšre mi-temps, tu as 65% de possession.
00:08:02Tu tires trois fois, mais tu te retrouves quand mĂȘme Ă  avoir une domination territoriale importante.
00:08:08DeuxiĂšme mi-temps, tu tires 12 fois.
00:08:11Tu n'arrives pas Ă  tuer le match.
00:08:13Tu peux vraiment Ă  un moment cĂąbler un petit peu.
00:08:15Tu n'as pas trop de syndrome du héros.
00:08:17Tu n'as pas de football qui change,
00:08:19mais pas dans le sens oĂč il n'y a pas de changement.
00:08:20Tu as eu des changements, mais tu restes fidÚle à ton identité de jeu.
00:08:26Je vois la victoire d'une Espagne qui, sur tous les domaines, regarde tout le monde de haut.
00:08:31Ça a Ă©tĂ© Ă  l'image du tournoi de l'Ă©quipe d'Espagne.
00:08:35Pour moi, le mot que je ressortirais en premier, je pense, c'est la patience.
00:08:38Tu as une équipe qui, comme tu le dis, est consciente de ses forces.
00:08:44Qui se dit, ça va passer.
00:08:46Tu ne sais pas quand, mais ça va passer.
00:08:48Alors, quand tu es supporter, tu es lĂ , tu trembles un petit peu.
00:08:52Mais sur le sentiment que ça donne sur le terrain, c'est une sérénité absolue.
00:08:57Et c'est une confiance absolue.
00:08:59On a nos armes et nos armes, elles vont finir par faire la différence.
00:09:04Et je trouve que la confiance, ça ressort vachement aussi dans les choix de De La Fuente.
00:09:08Parce qu'on avait beaucoup parlé du fait de mettre Fabien Ruiz plutÎt que Pedri.
00:09:12Alors, il se trouve que Fabien Ruiz, ce n'est peut-ĂȘtre pas mon joueur prĂ©fĂ©rĂ© du 11 durant la
00:09:16finale.
00:09:17Il se trouve que Pedri fait une trÚs bonne entrée.
00:09:19Mais il faut quand mĂȘme ĂȘtre trĂšs sĂ»r de tes joueurs, de ta sĂ©lection,
00:09:23de la confiance que tu as Ă  la place de De La Fuente pour faire ce choix.
00:09:26Et je trouve en fait que tout au long de la compétition, il a été plutÎt raccord.
00:09:30Et c'est pareil en termes de coaching, c'est un coaching qui est bien mené par rapport aux prolongations.
00:09:37Et tu sens qu'il incarne un peu cette sagesse que semble porter l'équipe espagnole, cette patience.
00:09:46Il me semble que c'est quelque chose qu'on avait abordé à la derniÚre vidéo.
00:09:51Le fait que pour moi, j'ai une totale confiance en ces changements, etc.
00:09:55Ceci est dit, j'ai un petit peu tremblé sur les deux derniers changements hier.
00:10:00pour faire rentrer Eric GarcĂ­a et Subimendi.
00:10:06LĂ , j'avoue que...
00:10:08Alors, autant Subimendi, ça ne m'a pas gĂȘnĂ©.
00:10:10Ce qui m'a fait peur, c'est de voir Rodri sortir.
00:10:11Parce que Rodri était sur un match monstrueux.
00:10:16Autant Eric GarcĂ­a, qui n'avait jamais jouĂ© de la compĂ©tition, si je ne dis pas de bĂȘtises.
00:10:21Celle-lĂ , ouais, lĂ , j'ai eu trĂšs, trĂšs peur.
00:10:23Je me suis dit, oh, il y a le bourbier.
00:10:26Je n'avais mĂȘme pas captĂ©, Eric GarcĂ­a.
00:10:28Alors, tu vois, effectivement, c'était 21 minutes de la compétition.
00:10:32Ouais, c'est ça.
00:10:33Il me semble bien.
00:10:35Et j'avoue qu'à ce moment-là, j'ai un peu tremblé.
00:10:38Mais force est de constater que ça a été payant.
00:10:40Puis encore une fois, il a fait des choix forts, mais des choix payants.
00:10:46Je pense que...
00:10:47Je fais un parallĂšle vite fait avec l'EDF.
00:10:49Mais c'est quelque chose que beaucoup ont souvent reproché à Deschamps.
00:10:52De ne pas oser faire certains choix.
00:10:54De ne pas oser mettre certains sur le banc, etc.
00:10:57Et je n'ai pas d'avis tranché sur ça cÎté Deschamps.
00:11:00Mais en tout cas, quand je vois Della Fuente le faire et assumer.
00:11:04Et s'en sortir avec autant de brio.
00:11:05Je suis trÚs admiratif de ça.
00:11:08Et il y a un moment, Della Fuente, il va falloir faire son bilan, j'ai envie de te dire.
00:11:12Parce qu'on parle beaucoup des gros sélectionneurs.
00:11:16De ceux qui arrivent Ă  avoir des bons accomplissements, etc.
00:11:20Della Fuente, il commence Ă  ĂȘtre en Espagne depuis dĂ©jĂ  pas mal de temps.
00:11:23Il a été chercher l'Euro.
00:11:25Il va chercher la Coupe du Monde.
00:11:26Il arrive à manager une Espagne qui n'est pas la sélection la plus évidente à manager.
00:11:31Tu as toujours les problÚmes Espagne, Barça, Real.
00:11:35Tu as des jeunes joueurs, tu as des ambitions.
00:11:38Tu regardes la gueule du banc qu'il a.
00:11:40Tu as des joueurs qui pourraient réclamer du temps de jeu.
00:11:42Et je trouve qu'Ă  la fois en tant que tacticien, manager, et mĂȘme ça, on en a peu parlĂ©.
00:11:48Mais en tant que communicant, de comment mĂȘme l'intĂ©gralitĂ© de l'Espagne a communiquĂ©.
00:11:53Comment il était assez accessible pour les médias, etc.
00:11:56Je trouve qu'il a trÚs bien mené son groupe.
00:11:58Et que finalement, tu vois, mĂȘme l'arrogance que certains Français mettent en avant sur les Espagnols.
00:12:06Il n'y a pas eu, ou alors je suis passé à cÎté, mais il n'y a pas eu
00:12:09de recadrage en interne oĂč tout le monde Ă©tait un peu sur la mĂȘme ligne.
00:12:14Non, parce qu'il n'y avait pas vraiment de raison d'en avoir.
00:12:16Ouais, non, mais voilĂ .
00:12:17Et c'est pour te dire, de la Fuente, carré sur tout, quoi.
00:12:21Moi, je ressors en mode, si on parle des gouttes de la Coupe du Monde, tu vois, qu'on fait
00:12:26notre classement et tout.
00:12:28En termes de sĂ©lectionneur, personne ne sort aussi la tĂȘte haute que de la Fuente, quoi.
00:12:34Au-delĂ  du fait qu'il gagne.
00:12:35Et ceux-là, ça date de bien avant le Mondial aussi.
00:12:39Déjà, l'Euro, il a un groupe exceptionnel.
00:12:41Peut-ĂȘtre une Espagne qui fait plus peur parce qu'elle est, comment dire,
00:12:44elle est dotée d'individualités qui se démarquent plus que dans cette Coupe du Monde.
00:12:49Par contre, dans cette Coupe du Monde, tu as une identitĂ© peut-ĂȘtre encore plus imprimĂ©e,
00:12:55une maĂźtrise beaucoup plus certaine qu'Ă  l'Euro.
00:13:01Alors, du coup, je pense que cÎté français, ça ne suit pas beaucoup de la Fuente en dehors de ce
00:13:05Mondial, etc.
00:13:06Mais c'est un homme qui a réguliÚrement abordé certaines choses, qui a toujours trÚs bien parlé,
00:13:12Ă©tait trĂšs la tĂȘte sur les tableaux.
00:13:14Je repense notamment, je ne sais pas si vous avez suivi, mais sur la conférence d'avant-match,
00:13:19il s'est fait siffler par les Argentins qui ne voulaient pas le laisser passer, etc.
00:13:22Tu vois, il y a eu un petit recadrage aussi à ce niveau-là que j'ai trouvé trÚs juste
00:13:25et trĂšs pertinent.
00:13:26Et ce n'est pas la premiĂšre fois.
00:13:27Et c'est un gars oĂč, tu vois, je ne m'attends Ă  pas grand-chose de la part des
00:13:33acteurs du football en rÚgle générale.
00:13:35Mais lui, jusqu'à présent, a toujours eu une attitude de tirer tout ce qui touche vers le haut.
00:13:42Et ça s'inscrit dans cette continuité-là.
00:13:48Avant de passer vraiment aux individualités, on en a quelques-unes à aborder.
00:13:53Si on fait la question de clĂŽturer un petit peu le pouls du match,
00:13:58je ne sais pas comment tourner ça, mais on avait beaucoup parlé du Maroc qui avait été décevant face à
00:14:03la France.
00:14:03On a beaucoup parlé de la France qui avait été décevante face à l'Espagne,
00:14:07au-delĂ  mĂȘme du fait que la France Ă©tait un gros adversaire pour le Maroc,
00:14:09au-delĂ  mĂȘme du fait que l'Espagne Ă©tait un gros adversaire pour la France.
00:14:17Pardon, je me suis perdu en cours de raisonnement.
00:14:19Non, tu étais sur la bonne piste.
00:14:21Ok, ça marche.
00:14:23Moi, cette Argentine, elle m'a quand mĂȘme déçue parce que moi, j'ai attendu la deuxiĂšme mi-temps de
00:14:28la demi-finale face Ă  l'Angleterre pour ĂȘtre convaincue.
00:14:31On en avait parlé, on était assez emballés par ce qu'ils avaient montré.
00:14:35On s'est dit, ah, ce n'est pas une équipe caricaturale.
00:14:38Là, j'ai l'impression qu'on est retombé un peu dans ce que disent les gens critiques de l
00:14:43'Argentine et on ne peut pas trop leur donner tort.
00:14:46Moi, je me pose pas mal de questions Ă  ce niveau-lĂ .
00:14:49Déjà, est-ce que ce n'est pas trop peu, trop tard, cette espÚce de regain face à l'Angleterre
00:14:55?
00:14:55Je pense que c'est important dans un tournoi comme ça de s'inscrire dans une certaine continuité.
00:15:00Et tu peux avoir des hauts, tu peux avoir des bas.
00:15:02Maintenant, quand tu as vraiment un moment oĂč tu tires vers le haut,
00:15:06alors aprÚs, moi, je me disais, c'est la premiÚre fois qu'ils affrontent une trÚs grosse équipe,
00:15:09c'Ă©tait ça qu'il fallait garder en tĂȘte.
00:15:11Bon, au final, ça fait un peu mouiller et forcément, tu le lis plus négativement qu'autre chose.
00:15:19Maintenant, moi, j'ai quelque chose qui me fascine un petit peu avec eux,
00:15:22c'est Ă  quel point ils sont capables d'ĂȘtre dangereux une fois qu'ils sont menĂ©s.
00:15:27C'est limite instantané, presque.
00:15:31Et c'est... AprĂšs, peut-ĂȘtre que je ne suis pas forcĂ©ment 1000% objectif
00:15:34parce que j'étais tellement de parti pris que forcément, j'avais plus peur qu'ils marquent forcément.
00:15:38DÚs qu'il y avait une touche de balle, je me liquéfiais.
00:15:42Mais je trouve quand mĂȘme objectivement qu'une fois qu'ils ont concĂ©dĂ© ce but,
00:15:47ils ont existĂ© dans une rencontre oĂč ils n'avaient jamais existĂ© avant,
00:15:50oĂč ils avaient zĂ©ro tir dans l'ensemble d'un match.
00:15:52C'est quand mĂȘme assez fou, tu vois.
00:15:54Et pourtant, ils ont deux tirs et, de mémoire, deux énormes occasions d'égaliser en fin de match.
00:16:00Et c'est ça, je suis partagée entre la fascination et le respect
00:16:04de savoir ĂȘtre aussi dangereux en si peu de temps.
00:16:07et Ă  la fois, le truc de me dire, mais est-ce qu'il n'y a quand mĂȘme pas
00:16:10mieux Ă  faire
00:16:11sur 90 minutes ou 120 minutes avant d'en arriver Ă  ĂȘtre pied au mur, quoi ?
00:16:16Ouais, lĂ -dessus, c'est...
00:16:19Moi, je vais aller en ton sens sur le fait qu'ils ont été trÚs, trÚs forts en fin de
00:16:22match,
00:16:23que ça faisait peur pour l'Espagne en fin de match.
00:16:27MĂȘme sans avoir d'affect, il y avait vraiment le cĂŽtĂ©...
00:16:31Ouf ! Ils l'ont fait mille fois et ils sont en train de le refaire.
00:16:34Vraiment, moi, je me suis dit ça.
00:16:36Je me suis dit, ça va finir par passer, l'Argentine va revenir au score.
00:16:41Mais moi, je t'avais parlé de deux de mes grandes interrogations, en fait.
00:16:45Enfin, deux avis, mĂȘme, je peux le dire.
00:16:47Le premier, c'est que je pense que cette Argentine est une équipe qui est fatiguée.
00:16:53Qui est fatiguée.
00:16:54Et d'ailleurs, je trouve que les changements...
00:16:56Certains, tu as celui-là de Martinez que tu fais pour une cause médicale.
00:17:04DerriĂšre, on parlait du fait qu'ils intervenaient relativement tĂŽt.
00:17:07Moi, j'avais vraiment l'impression que tu avais des joueurs argentins
00:17:09qui, parfois, étaient un peu cramés.
00:17:11Et je pense que c'est un truc qui a été évoqué, d'ailleurs,
00:17:14plus ou moins à demi-mot par Scaloni pour la compétition.
00:17:17Le fait que tu as des joueurs fatigués.
00:17:19Je trouve qu'ils ont un football qui est ultra dépendant de la forme des joueurs.
00:17:22On avait dit que ce n'était pas l'équipe de Marathonien par excellence, bien évidemment.
00:17:26Mais je trouve que ça ressort vraiment au cours de cette rencontre
00:17:29oĂč l'Ă©nergie que tu as mis en toute fin de rencontre,
00:17:32c'est l'énergie du désespoir et tu n'aurais pas pu la mettre avant.
00:17:35Et puis, une approche tactique qui est aussi un peu gagne-petit.
00:17:39J'ai l'impression que tu as tellement une Argentine
00:17:42qui a réussi au cours de ses précédentes rencontres
00:17:45Ă  ĂȘtre « on est la mauvaise bĂȘte, on rĂ©siste. »
00:17:48Et Ă  la derniĂšre minute, on arrive Ă  crucifier l'adversaire.
00:17:52Je ne vais pas dire que tu n'avais pas l'impression
00:17:53qu'ils avaient envie de remporter la rencontre auparavant,
00:17:56mais le fait que le match s'éternise, ça leur allait trÚs bien.
00:18:00Ils ont mis 2-3 petits coups de pression à certains moments clés,
00:18:03notamment début de rencontre, post-mi-temps.
00:18:07Mais ils n'ont pas plus insisté que ça par capacité ou par volonté.
00:18:11Mais limite, le scénario du match leur plaisait.
00:18:14Et moi, si j'étais supporter de l'Argentine,
00:18:16je terminerais effectivement la rencontre en me disant
00:18:17« Ah, on n'est peut-ĂȘtre pas la meilleure Ă©quipe, c'est sĂ»r,
00:18:21mais merde, est-ce qu'on n'avait pas mieux à faire ? »
00:18:24Ouais, et Ă  la fois, je ne sais pas,
00:18:26je pense que la tactique de l'Argentine est tellement dépendante
00:18:32de sa capacité à faire découpiller l'adversaire.
00:18:35Et quand je dis dĂ©coupiller, je ne parle mĂȘme pas de faire pĂ©ter un cĂąble,
00:18:38l'adversaire qui te met un beignet dans la gueule.
00:18:40Je parle vraiment juste d'agacer et de mettre sur les nerfs.
00:18:46Parce que tu fais du sport, tu sais que les nerfs, c'est rarement ton ami.
00:18:50Tu vas faire des erreurs, tu vas ĂȘtre Ă  contre-temps,
00:18:53tu vas commencer à trop réfléchir devant le but,
00:18:55et tu vas tout simplement ne pas ĂȘtre Ă  ton meilleur niveau
00:18:58parce qu'ils sont, on va le dire trĂšs simplement, rentrĂ©s dans ta tĂȘte.
00:19:02Et je pense qu'ils sont extrĂȘmement dĂ©pendants de ça.
00:19:05Parce que quand je refais la compétition de tous les matchs que j'ai vus,
00:19:09ils ont réussi en fait tout simplement à mettre cette nervosité-là chez l'adversaire.
00:19:13Et ça ne date mĂȘme pas de 2026.
00:19:16C'est quelque chose qu'on a déjà vu auparavant et qu'on a subi auparavant.
00:19:21Et quand ils se sont retrouvés, je ne vais pas dire pour la premiÚre fois,
00:19:26mais ça se trouve peut-ĂȘtre, face Ă  une Ă©quipe qui n'est juste pas rentrĂ©e dans le jeu,
00:19:31je pense que ça joue du coup un peu contre toi.
00:19:35oĂč tu te dis, toute cette tension que j'essaye d'envoyer,
00:19:37vu que je n'arrive pas à ce qu'elle trouve écho,
00:19:40je me la reprends dans la figure en fait.
00:19:43Et je pense que ça ne les a pas aidés.
00:19:46Je suis d'accord.
00:19:47Moi, c'est une équipe dont les grandes qualités reposent aussi sur ça.
00:19:50C'est que ça a sonné à connotation péjorative,
00:19:53parce que je vais mettre les pieds dans le plat,
00:19:55ils ont été détestables au cours de la rencontre.
00:19:57À la fin du match, tu regardes, ils font des gestes.
00:19:59Je me permets de le dire, parce que toi, tu supportes l'Espagne,
00:20:02tu vas te prendre un procĂšs.
00:20:03Moi, je ne m'en prendrais pas parce que je suis français,
00:20:04on dirait que je n'aime pas les Argentins,
00:20:07mais ils sont détestables.
00:20:09Mais pour autant, ce que je vais dire lĂ ,
00:20:10je ne le dis pas à travers langue détestable,
00:20:12je vais dire de maniĂšre assez neutre.
00:20:14C'est une équipe dont les grandes qualités sont mentales,
00:20:16et c'est le fait d'ĂȘtre une Ă©quipe de Roublat.
00:20:18Et pour bien faire comprendre que je ne le dis pas péjorativement,
00:20:21je le mets en opposition, par exemple, avec un Raphaël Varane en 2014.
00:20:25Et là, je me dis que ça date déjà de 12 ans.
00:20:27Donc, il y a des gens qui regardent cette vidéo,
00:20:29qui ne connaissent pas à cette époque,
00:20:34qui étaient décrits comme trop gentils.
00:20:35À l'Ă©poque, on avait dit,
00:20:37tu ne mets pas assez l'épaule,
00:20:38tu ne mets pas assez le bras lors du duel aérien.
00:20:40Il y a plein de joueurs comme ça,
00:20:41oĂč tu disais que ça manquait de vis.
00:20:43MĂȘme le Paris Saint-Germain, Ă  une Ă©poque,
00:20:45ça tenait pas mal ce discours.
00:20:47Je trouve que l'Argentine est dans le schéma totalement inverse,
00:20:51et que lĂ -dessus, j'ai juste envie de dire bravo.
00:20:53Et sur le cÎté mental, alors ça, c'est un de mes gros problÚmes.
00:20:57Je ne sais plus si je l'ai dit en discussion privée avec toi ou quelqu'un d'autre,
00:21:02ou si on l'a dit en vidéo.
00:21:03Est-ce que je t'ai parlé des discours de motivation et de ma haine là-dessus ?
00:21:08Ça ne me dit rien, là, comme ça.
00:21:10Alors, désolé d'avance pour les viewers si je fais une redite là-dessus,
00:21:15mais je suis tellement attaché à cette tech,
00:21:17et je l'ai dit assez peu souvent,
00:21:18que ça me ferait plaisir de la ressortir.
00:21:22Tu vois la fameuse vidéo qui avait énormément circulé sur Pascal Duprat,
00:21:27qui, au moment oĂč il joue, maintient, fait son grand discours avec les vidĂ©os et tout.
00:21:32VoilĂ .
00:21:32On a eu également, quand Hervé Renard a débarqué,
00:21:35les grands extraits des discours d'Hervé Renard.
00:21:38Et moi, ça, c'est un truc qui me fait vriller.
00:21:40Parce qu'il y a un moment, s'il s'agit de mettre du gladiator en musique dans le vestiaire,
00:21:47de leur faire toucher des chants de blé comme ça,
00:21:50et de faire, vous allez retrouver votre femme au foyer,
00:21:53vous allez ĂȘtre libre pour la patrie, c'est bon, quoi.
00:21:56N'importe qui est capable de faire ça.
00:21:58Et il y a une anecdote.
00:22:00Attention, on rentre dans le domaine du Jean-Michel Ă  peu prĂšs,
00:22:02parce que je ne m'en souviens plus trĂšs bien.
00:22:04OĂč Guardiola avait fait ça pour je ne sais plus quelle rencontre.
00:22:07Et il avait trouvé ses joueurs immensément nerveux aprÚs.
00:22:12D'oĂč le lien avec ce que tu disais.
00:22:14C'est pour ça que ça m'y fait penser.
00:22:15Et en gros, la conclusion, c'était,
00:22:17putain, je ne refais plus jamais ça, en fait.
00:22:19Les joueurs, ils n'ont pas forcément besoin d'un surplus de motivation.
00:22:22Au contraire, ils ont besoin d'ĂȘtre carrĂ©s,
00:22:25d'ĂȘtre calmes pour aborder le match avec professionnalisme
00:22:27et pour jamais sortir en termes de nerfs.
00:22:30Et ça, je trouve que les fans de foot,
00:22:32ils sont en mode, donnez-vous sur le terrain,
00:22:34il faut mettre de la grinta.
00:22:35Et c'est vrai que mĂȘme moi, je me le dis parfois.
00:22:37Tu regardes la premiÚre mi-temps de l'équipe de France face à l'Angleterre,
00:22:39il y a des moments...
00:22:40Il y a un juste milieu.
00:22:41Ouais, tu as envie de dire, je vais ĂȘtre vulgaire,
00:22:44mais sortez-vous les doigts, je ne vais pas terminer.
00:22:47Mais tu vois, l'Espagne, je trouve que c'est l'exacte illustration
00:22:50de l'inverse et de pourquoi c'est bien
00:22:52de ne pas avoir que du Hervé Renard-Pascal Dupra vibe
00:22:56dans les discours de motivation,
00:22:58parce qu'en fait, c'est une équipe calme.
00:23:01Tu as insufflé du calme.
00:23:02Et c'est ce qu'il faut face à une équipe de roublards comme l'Argentine.
00:23:06L'Argentine, tu n'as pas besoin de leur mettre du gladiateur,
00:23:09tu n'as pas besoin de leur mettre des photos des gosses
00:23:12qui sont en mode,
00:23:13« Eh, vas-y, papa, rends-moi fier,
00:23:15tu fais ça pour le petit orphelin du coin. »
00:23:17Enfin, c'est bon, quoi.
00:23:18Donc vraiment, je...
00:23:19L'Argentine, si tu leur fais ça,
00:23:20je pense qu'ils te détruisent le terrain, en fait.
00:23:22Je pense qu'il y a de pitié
00:23:23qu'on ne fasse jamais cette expérience.
00:23:26Ah lĂ  lĂ , mais il y a des joueurs argentins
00:23:29oĂč je me dis dĂ©jĂ ,
00:23:31il faut faire des tests anti-dopage,
00:23:32pas parce qu'ils courent beaucoup,
00:23:34mais parce qu'en termes de tenue des nerfs,
00:23:35il y a des moments oĂč je me dis,
00:23:36les mecs sont chargés,
00:23:37ils n'arrivent plus Ă  se tenir.
00:23:38Tu regardes l'entrée de Paredes,
00:23:40le mec, c'est un pitbull,
00:23:41tu enlĂšves le collier et c'est bon, c'est parti.
00:23:43Est-ce que Paredes n'est pas un joueur de football,
00:23:45mais un joueur, un combattant de MMA ?
00:23:48Ah, ça, je ne suis pas d'accord, madame.
00:23:50Moi, je me dis en...
00:23:51Il se trouve qu'il a une double carriĂšre,
00:23:53mais je trouve qu'il est trÚs doué dans les deux carriÚres.
00:23:56Ouais.
00:23:57Tu vois, tu as des joueurs,
00:23:59tu prends N'Golo Kante,
00:24:00il a une double carriĂšre coureur de fond footballeur,
00:24:03il est trĂšs bon dans les deux.
00:24:05Paredes, c'est l'extrĂȘme inverse.
00:24:07Il n'a pas du tout la double carriĂšre coureur de fond,
00:24:09il a la double carriĂšre combattant de MMA,
00:24:12joueur de football,
00:24:13il est trĂšs bon dans les deux.
00:24:15Ouais, je les trouve quand mĂȘme meilleurs en MMA,
00:24:17mais c'est les sensibilités de chacun.
00:24:19Écoute, moi, j'aurais bien aimĂ© voir dans cette compĂ©tition.
00:24:21En tout cas, pour le football, ils ne sont pas trop mal,
00:24:23mais ça ne gagne pas la finale cette année.
00:24:27Passons aux individualités de cette rencontre.
00:24:32Je te propose qu'on joue en ping-pong,
00:24:34t'en donne un, je réponds,
00:24:36et on s'échange comme ça un peu
00:24:38jusqu'à ce qu'on finisse par évoquer
00:24:41le pire joueur de la rencontre.
00:24:42Non, on ne va pas tous les verbes,
00:24:44mais jusqu'à ce que c'est dans Cité 4-5.
00:24:46Écoute, cĂŽtĂ© espagnol,
00:24:47je vais commencer avec le jeune joueur de la compétition,
00:24:51Paco Barsi.
00:24:52J'avais émis des doutes
00:24:54tout en saluant son tournoi
00:24:56sur sa capacitĂ© Ă  ne pas faire de bĂȘtises.
00:24:59Félicitations, ça y est.
00:25:00Tu avais Ă©mis des peurs mĂȘme pour ta dĂ©fense.
00:25:03C'est genre, tu ne disais pas
00:25:05« Ah, ça va arriver ou autre »,
00:25:06mais tu avais peur que ça arrive.
00:25:08On l'a suffisamment vécu pour que...
00:25:11Je suis obligĂ©e d'avoir ça dans un coin de ma tĂȘte.
00:25:14Et ça y est, il a son tournoi référence.
00:25:17Maintenant, il peut retourner
00:25:18faire des erreurs Ă  Barcelone, je m'en fiche.
00:25:22En vrai, je suis d'accord avec toi,
00:25:24parce qu'il est en Barcelone.
00:25:26Enfin, mĂȘme s'il en a fait,
00:25:28mais je ne lui souhaite pas d'en faire.
00:25:30Sur le fait que,
00:25:31jeune joueur de la compétition,
00:25:33on attendait tous plutĂŽt Yamal,
00:25:35mĂȘme sans parler du cadre espagnol,
00:25:37Coup Barsi est un excellent défenseur central,
00:25:40mais on avait beaucoup parlé du fait
00:25:42qu'il fallait voir s'il allait s'affirmer
00:25:46comme étant un joueur précoce
00:25:47ou comme un joueur avec un potentiel de fou furieux.
00:25:51En tout cas, une chose est sûre,
00:25:53en termes de statut,
00:25:54il y aura un avant et un aprĂšs cette Coupe du Monde.
00:25:56Moi, c'est le truc que je dis toujours
00:25:57sur les Coupes du Monde,
00:25:58c'est qu'il y a des gens qui disent
00:26:01« Non, mais il faut arrĂȘter.
00:26:03On n'a pas attendu 2018 pour découvrir Mbappé. »
00:26:08Le monde, si.
00:26:09En fait, les connaisseurs de foot,
00:26:11ce n'est pas le monde.
00:26:11Et il y a un autre truc
00:26:12qui en est un trĂšs trĂšs bon symbole.
00:26:15Allende est devenu viral
00:26:16au cours de cette Coupe du Monde.
00:26:18Vraiment, avec tous les mĂȘmes
00:26:19oĂč il marche comme ça et tout,
00:26:21avec son attitude.
00:26:22Et Erling Allende,
00:26:24il a joué en Allemagne,
00:26:26qui est un grand pays de foot
00:26:27oĂč le foot est trĂšs populaire.
00:26:29Il joue aujourd'hui en PremiĂšre Ligue,
00:26:31qui est le championnat le plus suivi du monde.
00:26:33Ça empĂȘche que la popularitĂ© d'Allende,
00:26:35elle a quand mĂȘme pris un gros boost.
00:26:37Donc vraiment, ça te change l'image
00:26:39de certains joueurs.
00:26:40Et je pense que Koubarcy va rentrer lĂ -dedans.
00:26:42Je suis curieux de voir comment il va poursuivre sa carriĂšre.
00:26:45Parce que c'est un joueur sur qui tu avais déjà une pression énorme,
00:26:48puisque meilleur central du Barça,
00:26:51alors qu'il était à peine majeur.
00:26:53C'est un joueur qui est vu comme l'avenir de l'Espagne,
00:26:56en plus d'ĂȘtre le prĂ©sent de l'Espagne.
00:26:59Et moi, j'ai ma théorie comme quoi je me méfie toujours
00:27:01des défenseurs centraux du Barça,
00:27:03qui sont vus comme extrĂȘmement prometteurs.
00:27:05J'ai l'impression qu'il y a une petite malédiction.
00:27:07J'espĂšre qu'il continuera Ă  ĂȘtre aussi fort.
00:27:09Mais ouais, je te rejoins totalement.
00:27:11Ouais, puis il y aura peut-ĂȘtre besoin d'un petit temps de digestion aussi,
00:27:14parce que faire ce qu'il a fait Ă  19 ans,
00:27:17il faut l'assimiler aussi.
00:27:19Mais en tout cas,
00:27:21il a été exceptionnel de A, Z.
00:27:23Félicitations à lui.
00:27:24Ouais, je pense que...
00:27:26Tu vois, le mĂȘme de Zinane,
00:27:27je ne sais pas quoi te dire.
00:27:28Félicitations, il n'y a que ça à dire.
00:27:31À mon tour, je vais continuer dans la grande originalitĂ©
00:27:34en évoquant Rodri, en fait.
00:27:39Rodri, je m'en souviens,
00:27:41au milieu de la compétition,
00:27:42j'avais dit que j'avais un peu de doute sur lui physiquement.
00:27:46J'avais revu ses matchs et je m'étais dit
00:27:48« Oh, je suis bien trop dur. »
00:27:50Et en mĂȘme temps, tu vois,
00:27:51en terminant la compétition,
00:27:53je me dis un truc...
00:27:54D'ailleurs, je n'ai pas revendu qu'on en avait parlé,
00:27:57mais c'est qu'il est monté en puissance malgré tout.
00:27:59Alors, ça n'excuse pas que j'ai été bien trop dur
00:28:01au début de la compétition sur sa forme physique.
00:28:03Moi, je le voyais beaucoup moins remis
00:28:06que ce qu'il était réellement.
00:28:07Mais en fait, je trouve que c'est le joueur déjà de la compétition.
00:28:11Si Kubarsi est le jeune joueur officiel de la compétition,
00:28:13Rodri est le joueur, le meilleur joueur de la compétition,
00:28:17amplement mérité.
00:28:17Et je trouve en fait qu'il y a un truc beau avec Rodri,
00:28:20c'est que sur sa finale,
00:28:22il fait un match impeccable avec ballon, sans ballon.
00:28:25Il est vraiment le dépositaire du jeu de l'Espagne.
00:28:29C'est une expression qu'on a tendance Ă  beaucoup dire.
00:28:32Moi, je l'utilise souvent,
00:28:33mais je trouve qu'elle a rarement été aussi bien représentée
00:28:36par un joueur que par Rodri avec l'Espagne.
00:28:38Et en fait, ce que j'aime beaucoup,
00:28:40c'est qu'il incarne tout ce que j'aime dans cette Espagne.
00:28:43En fait, c'est que je trouve que l'Espagne est une équipe ultra complÚte.
00:28:46Il est ultra complet.
00:28:48Je trouve que l'Espagne est une équipe qui brille
00:28:50parce qu'elle a un projet collectif qui est ultra mature.
00:28:52C'est un joueur qui est ultra mature dans son football.
00:28:54Tu parlais du fait que lĂ  oĂč l'Espagne avait pris un ascendant trĂšs fort,
00:28:58c'est qu'elle n'avait pas dégoupillé mentalement.
00:29:00Je trouve que c'est un joueur qui est mentalement hyper solide.
00:29:04Bravo, monsieur, lĂ  aussi.
00:29:06Rien d'autre Ă  dire.
00:29:07Oui, entiĂšrement d'accord.
00:29:09Il est Ă©normĂ©ment montĂ© en puissance quand mĂȘme sur les derniers matchs.
00:29:13Je me faisais la réflexion pendant que tu parlais
00:29:14que ça coïncide un petit peu avec la mise sur le banc de Pedri et Fabian titulaire.
00:29:22C'est possible aussi qu'il y ait une meilleure complémentarité.
00:29:25Je le balance comme ça.
00:29:26Je n'ai pas revu.
00:29:26Il faudrait que je le regarde en gardant ça en tĂȘte.
00:29:29Mais en tout cas, en termes de timing, ça correspond.
00:29:31Est-ce que c'est lié ?
00:29:32Je ne sais pas, mais ça correspond.
00:29:34Et il a terminé sur les matchs les plus importants juste phénoménal.
00:29:39Phénoménal que je t'ai dit.
00:29:40Quand il sort hier, je me dis qu'est-ce que ça va donner.
00:29:44Parce que c'est lui le patron, mĂȘme pas juste de ton milieu de terrain,
00:29:50de ton équipe en fait.
00:29:51De toute façon, en fait, là, j'ai sa hitmap.
00:29:54Il est quasiment Ă  toucher le plus de ballons aux abords de la surface argentine.
00:29:59Parce que l'Espagne a une telle possession et une telle domination territoriale
00:30:03qui peut se permettre de jouer trĂšs haut.
00:30:05Et en fait, c'est lui qui distribue énormément le jeu.
00:30:08C'est lui qui fait beaucoup avancer l'équipe.
00:30:11Je trouve qu'il est aussi utile en tant que joueur qui va gérer ton tempo.
00:30:16Mais quand, par exemple, il faut garder le pied sur le ballon,
00:30:19il faut calmer un petit peu les choses,
00:30:21qu'en tant que joueur qui va vraiment avoir une capacité à accélérer le jeu.
00:30:25Je trouve qu'il fait tout au cours de cette rencontre.
00:30:28Non, il a été excellent.
00:30:32Prochain joueur, je parlerai quand mĂȘme.
00:30:35Alors, il n'a peut-ĂȘtre pas Ă©tĂ© flamboyant sur cette finale autant que d'autres,
00:30:38mais je voudrais parler de Kukureya.
00:30:40Parce que pour moi, s'il y a un joueur qui peut concurrencer Rodri
00:30:44au titre de meilleur joueur du tournoi, c'était lui.
00:30:47Et trĂšs honnĂȘtement, je pense que je lui aurais donnĂ©.
00:30:50De par la régularité, parce que lui, c'est de A à Z qu'il a été phénoménal.
00:30:54LĂ  oĂč Rodri s'est vraiment montĂ© en puissance.
00:30:56AprÚs, je pense que c'est moins sexy de le donner un latéral gauche.
00:30:59VoilĂ , on connaĂźt.
00:31:02Mais il a été monstrueux dans ce tournoi.
00:31:04Il l'avait déjà été en 2024 au moment de l'Euro.
00:31:07Ça a Ă©tĂ© un joueur, tu le retrouves tout terrain.
00:31:10Il a été quasiment tout le temps trÚs juste défensivement.
00:31:15Quelques petits reproches parfois, c'est que j'aurais tendance Ă  dire
00:31:18qu'il peut laisser un petit peu trop d'espace Ă  un centreur.
00:31:21Et que, notamment une fois, je crois que c'est contre la Belgique.
00:31:24Je me demande si c'est pas ça.
00:31:26Ou ça nous a coûté, ou en tout cas, ça a failli nous coûter, je sais plus.
00:31:29Mais tu vois, c'est une action qui me vient en tĂȘte sur je sais pas combien de matchs.
00:31:348, quelque chose comme ça.
00:31:36Il a été monstrueux d'énergie, monstrueux de bonne volonté pour l'équipe.
00:31:42Toujours disponible, toujours important offensivement également.
00:31:47Monumental.
00:31:49Et il y a un truc que je trouve hyper intéressant sur le mondial de Cucuria.
00:31:53C'est qu'on a un joueur qui est recruté par le Real Madrid.
00:32:00Et je trouve que c'est assez marrant.
00:32:01Parce qu'il y avait deux joueurs qui ont été recrutés par le Real Madrid.
00:32:04Je me dis qu'ils sortent d'une saison qui me laisse plein d'interrogations.
00:32:07C'est Konaté et Cucuria.
00:32:09De base, j'ai un avenir assez optimiste pour Konaté.
00:32:15Mais c'est vrai que quand je regarde sa Coupe du Monde, on en parlait.
00:32:17Il fait partie des grands perdants du cÎté de l'équipe de France.
00:32:20Cucuria, c'est l'inverse.
00:32:21Il sort une Coupe du Monde qui est avec toutes les qualités que tu as évoquées.
00:32:25Je te rejoins de A Ă  Z lĂ -dessus.
00:32:27Mais c'est pas un joueur qui a une grande saison du cÎté de Chelsea.
00:32:31C'est un joueur qui était un peu attendu au tournant.
00:32:34Je pense qu'il y a pas mal de gens qui n'aiment pas Cucuria également.
00:32:39Délit de sale gueule.
00:32:41J'ai un agenda lĂ -dessus.
00:32:43Je veux bien entendre que certaines personnes s'est rationalisée.
00:32:47Dans 95% des cas, c'est un délit de sale gueule.
00:32:50AprÚs, il y a le cÎté petite peste sur le terrain aussi des fois.
00:32:54Tu vois, moi, je vois bien un Cucuria avoir sa place en Argentine.
00:32:58Ouais, moi, je trouve qu'on en fait trop lĂ -dessus.
00:33:00Je trouve qu'en fait, ce serait n'importe quel autre joueur.
00:33:03Ce serait un non-sujet.
00:33:05Mais vu que c'est lui, tu vois.
00:33:07Alors que pour le reprĂ©senter, le grand mĂȘme, c'est un chat avec une perruque.
00:33:12Évidemment, qui est sympathique.
00:33:14Mais ouais, du coup, il en ressort hyper renforcé.
00:33:18Et tu te dis, lĂ , il arrive au Real Madrid comme un roi.
00:33:20On parlait du fait que le Barça allait peut-ĂȘtre changer ses plans
00:33:26sur le coup du symbole de Ferran Torres héros de la finale.
00:33:32Moi, je me dis, déjà, Cucuria, s'il arrive au Real Madrid,
00:33:35ce n'est pas pour faire de la figuration.
00:33:36Quand tu arrives aprĂšs un tel mondial avec l'Espagne, wow.
00:33:40En fait, Cucuria, c'est un joueur qui est un petit peu Ă  l'image de Dani Olmo.
00:33:44Tu vas le voir en club et tu vas te dire, il y a du bon, il y a du
00:33:47moins bien,
00:33:47il y a ceci, il y a cela.
00:33:48Mais avec l'Espagne, c'est quasiment toujours irréprochable.
00:33:51Je me rappelle, on arrive 2024 Ă  l'Euro.
00:33:54Et c'était juste aprÚs la saison avec Grimaldo du cÎté de l'Emercusen
00:33:59oĂč c'Ă©tait une des piĂšces rĂ©fĂ©rentes de cette saison exceptionnelle, blablabla.
00:34:03Et je me rappelle, sur Twitch, ça me disait,
00:34:05mais pourquoi ce n'est pas Grimaldo ?
00:34:07Pourquoi ce n'est pas Grimaldo ?
00:34:07Je vais regarder les matchs, tout bĂȘtement.
00:34:10Parce que Cucuria est monstrueux.
00:34:12Et il n'y a mĂȘme pas de question, en fait.
00:34:15La question ne se pose pas.
00:34:17C'est lui qui avait dit qu'il prendrait sa retraite internationale
00:34:20s'il gagnait la Coupe d'Irne.
00:34:22J'espĂšre qu'il ne le fera pas.
00:34:23Oui, parce qu'il a l'Euro et la Coupe d'Irne,
00:34:24alors qu'il a seulement 22 juillet.
00:34:28Il va avoir 28 ans dans deux jours.
00:34:29Ah, tu vois, j'allais dire 26-27.
00:34:31C'est un peu plus.
00:34:32LĂ , tu vois, j'avais 27, mais je n'avais pas du tout en tĂȘte
00:34:34qu'il avait bientĂŽt fĂȘtĂ© son anniversaire.
00:34:36Écoute, il aura un beau cadeau, je pense qu'on peut le dire,
00:34:38avec ce Mondial.
00:34:40Bon, ben, check pour Cucuria.
00:34:43On a parlé de Rodri, on a parlé de Kubarci, on a parlé de Cucuria.
00:34:46Je vais amener un peu de variĂ©tĂ©, Ă  dĂ©faut d'ĂȘtre extrĂȘmement original.
00:34:50Je clique sur le profil de notre cher Emiliano Martinez,
00:34:54l'idole de la France, l'ami de la France,
00:34:59mais qui a repoussé l'échéance.
00:35:01LĂ , je suis en train de voir ses arrĂȘts.
00:35:03Il a beaucoup d'arrĂȘts.
00:35:05Il a peut-ĂȘtre pas une prĂ©sence en dehors de sa ligne
00:35:11qui est aussi impressionnante que celle d'autres gardiens,
00:35:14mais sur sa ligne, je trouve vraiment que c'est un gardien absolument excellent.
00:35:18Et que si tu te retrouves Ă  la fin en regardant les statistiques
00:35:20en disant qu'il y a 20 tirs pour l'Espagne
00:35:23et il a failli attendre un but de Ferran Torres
00:35:26qui revient en plus aprĂšs une situation oĂč il fait dĂ©jĂ  un arrĂȘt
00:35:30pour qu'il concĂšde un but
00:35:34et pour qu'il arrĂȘte de garder ses cages inviolĂ©es,
00:35:36ça en dit beaucoup.
00:35:37TrĂšs, trĂšs gros match.
00:35:38Et pour moi, de trĂšs, trĂšs loin, le meilleur argentin.
00:35:41Ouais, je pense pas qu'il ait fait une compétition
00:35:44nécessairement à la hauteur de ce match-là en particulier.
00:35:47Je trouve que le reste de sa compĂ©tition est peut-ĂȘtre plus mitigĂ©e,
00:35:50tout en pensant que c'est un gardien exceptionnel.
00:35:53Je l'apprécie pas, humainement en tout cas,
00:35:56ou ce qu'il montre humainement de lui.
00:35:58En revanche, en termes de qualité footballistique,
00:36:02c'est un joueur que j'admire pas mal.
00:36:05Maintenant, ouais, sa finale, je la trouve particuliĂšrement vers la fin du match.
00:36:08En fait, plus le moment était important, plus il devenait bon,
00:36:11ça me rendait complÚtement folle.
00:36:12Bah, tu vois, il y a le cÎté force mentale
00:36:14dont on parlait beaucoup pour les Argentins.
00:36:16Mentalement, il est inoxydable, le Martinez.
00:36:19Ouais, ouais.
00:36:20Et tu vois, et tu commences Ă  avoir des occasions
00:36:22de plus en plus dangereuses,
00:36:23avec des parades de plus en plus exceptionnelles,
00:36:25et je me dis, on est en train de le chauffer à bloc pour les pénaltys.
00:36:29J'Ă©tais terrifiĂ©e Ă  chaque occasion qu'il arrĂȘtait.
00:36:31Je me suis dit, c'est pas possible.
00:36:32C'est pas possible, ça va jamais rentrer.
00:36:34En plus, ce que j'ai dit, c'est super gratuit.
00:36:37Je suis désolé.
00:36:38On va ĂȘtre au niveau de l'analyse.
00:36:40Daniel Riolo, Bordeaux.
00:36:41Mais je trouve que quand tu le vois sourire,
00:36:43il a un cÎté prédateur, le Martinez.
00:36:46Tu vois, des fois, tu disais,
00:36:49ils se nourrissent un peu de ça, les Argentins,
00:36:52du fait que le match, ils montent en pression et tout.
00:36:54Je trouve que Martinez, c'est vraiment un démon
00:36:57qui se nourrit du somme de ses adversaires.
00:37:00Plus tu lui mets de l'adversité, plus il est fort.
00:37:02Et moi, j'ai trouvé qu'au cours de cette rencontre,
00:37:06franchement, admettons,
00:37:07t'as Messi qui fout un but Ă  la 107e,
00:37:11juste aprĂšs Ferran Torres.
00:37:13Et derriÚre, t'as une séance de tir au but.
00:37:16Admettons, Martinez, il n'arrĂȘte rien,
00:37:18mais il se trouve que l'Argentine gagne
00:37:19parce qu'il y a un Espagnol qui tire à cÎté.
00:37:23On aurait beaucoup dit,
00:37:24mais s'il coffre la Coupe du Monde,
00:37:26tu vois, forcément.
00:37:27Mais ça aurait été Martinez.
00:37:30Ouais, j'entends.
00:37:32Non, franchement, hier,
00:37:33j'ai pas grand-chose Ă  dire.
00:37:34Il fait tout ce qu'il faut faire
00:37:36et mĂȘme peut-ĂȘtre plus.
00:37:38Et heureusement, ça n'a pas suffi.
00:37:40Ouais.
00:37:41On en est Ă  2-2.
00:37:42Est-ce que tu veux mettre un dernier joueur,
00:37:44Joker qui t'a marqué ou pas ?
00:37:45Ouais, petite piĂšce dans la machine
00:37:46pour Thalia Figo quand mĂȘme.
00:37:48C'est vrai.
00:37:49J'ai trouvé trÚs, trÚs intéressant
00:37:51face Ă  Yamal.
00:37:53Alors, OK, on n'est pas sur le Yamal Prime,
00:37:55mais c'est bien aussi de parler
00:37:57de certains Argentins
00:37:58qui ont pu ressortir du match.
00:38:00Ouais, ouais.
00:38:00Et pour moi,
00:38:01il a été bon, voire trÚs bon
00:38:05pendant un bon moment sur ce match-lĂ .
00:38:07Aussi bien dans l'énergie
00:38:09que dans la justesse,
00:38:12je vais dire dans la hargne
00:38:14et dans les coups aussi
00:38:15parce que c'est ce qu'ils essayaient de faire.
00:38:17Donc, je pense que de leur point de vue,
00:38:18ça rentre aussi dans l'équation,
00:38:20mĂȘme si du cĂŽtĂ© opposĂ©,
00:38:22ça te frustre un petit peu.
00:38:24Donc, je pense qu'il a fait potentiellement
00:38:27le meilleur match qu'il pouvait faire
00:38:28dans ces conditions-lĂ .
00:38:30En fait,
00:38:33moi, je ne cessais de parler
00:38:35de la faiblesse des Argentins
00:38:37à ses postes de latéraux
00:38:38et je reste lĂ -dessus.
00:38:41Théoriquement, Tagliafico,
00:38:42ce n'est pas un joueur
00:38:43qui est capable de tenir la mine Yamal,
00:38:44mais effectivement,
00:38:46il ressort du match.
00:38:47Sans rapport Ă  rougir
00:38:48de comment il a géré ses duels,
00:38:50là, j'étais en train de regarder
00:38:51les duels gagnés.
00:38:53Alors, c'est les stats automatiques.
00:38:54C'est Ă  prendre avec des pincettes,
00:38:56mais au sol,
00:38:5713 duels,
00:38:588 gagnés dans les airs,
00:38:59un duel, un gagné, quoi.
00:39:00Et c'est vrai qu'il a renvoyé l'image
00:39:01d'un mec qui ne lĂąchait absolument rien,
00:39:04qui était capable de tenir son cÎté,
00:39:06qui était trÚs concentré
00:39:08au cours du match,
00:39:09tout le long.
00:39:09Et je trouvais qu'en fait,
00:39:10il avait réguliÚrement des occasions
00:39:12oĂč il aurait pu se faire dĂ©passer
00:39:15parce que l'Espagne,
00:39:16mine de rien,
00:39:18l'Olmo se baladait un peu,
00:39:20Oyarzabal,
00:39:21il était aussi un peu de son cÎté.
00:39:22Il y a des moments
00:39:23oĂč il aurait pu un peu dĂ©goupiller
00:39:25et ne pas réussir à suivre les Espagnols.
00:39:27J'ai trouvé vraiment un piqué
00:39:28dans le match du début à la fin.
00:39:30Donc, ouais,
00:39:31de mon cÎté, c'est pareil,
00:39:32ça me fait un peu,
00:39:33un petit peu manger mon chapeau.
00:39:35MĂȘme un Yamal pas Ă  fond,
00:39:36je l'imaginais lui faire trĂšs trĂšs mal.
00:39:39Et au final,
00:39:40Yamal ne fait pas un mauvais match,
00:39:42mais Yamal,
00:39:44je regarde sa carte lĂ ,
00:39:45des dribs chevauchés, etc.
00:39:47Il est dans son petit périmÚtre,
00:39:48il a été plutÎt bien contrÎlé
00:39:50par les Argentins.
00:39:52Et c'est un maĂźtre au service
00:39:54notamment de Tagliafico.
00:39:55LĂ -dessus,
00:39:56il n'y a rien Ă  dire.
00:39:58Écoute, moi,
00:39:59je ne vais pas rajouter de joueurs.
00:40:00On a fait un petit peu
00:40:02notre petit compte.
00:40:04On était censé avoir
00:40:05un point un peu plus global
00:40:06sur l'Espagne et l'Argentine.
00:40:09On a déjà beaucoup parlé
00:40:10en introduction.
00:40:11Oui.
00:40:12En donnant déjà un peu
00:40:13notre pouls global
00:40:15sur le match,
00:40:16mais aussi sur la prestation.
00:40:18Est-ce que tu as une impression
00:40:20Gérald que tu veux renvoyer
00:40:21sinon sur la rencontre
00:40:22des points précis
00:40:23que tu veux aborder ?
00:40:25Non, je pense qu'on a...
00:40:26Pardon, vas-y.
00:40:28Duel aérien,
00:40:28je pense...
00:40:29Je repense à ça.
00:40:30Tu avais dit
00:40:30que tu craignais ça au final.
00:40:33Il n'y en a pas eu
00:40:34parce qu'ils n'ont pas essayé.
00:40:35Ils n'ont pas essayé.
00:40:36Les derniĂšres minutes
00:40:37oĂč ils ont essayĂ©,
00:40:38on a tremblé,
00:40:39mine de rien.
00:40:41Donc, comme quoi,
00:40:42j'avais raison
00:40:43d'avoir des petites méfiances.
00:40:44Oui, carrément.
00:40:45Mais en fait,
00:40:46si je dis ça,
00:40:46c'est pas pour te dire
00:40:48« Ah, t'avais tort ! »
00:40:49Non, non, non.
00:40:50Au contraire,
00:40:50c'est...
00:40:50Je repense Ă  ce que tu as dit
00:40:52sur...
00:40:53Quand on parlait du pouls du match
00:40:54sur le fait que
00:40:56ils ont pas...
00:40:57Enfin, ils ont tenté tard
00:40:58et c'est vrai que
00:40:59je repense du coup
00:41:00au duel aérien
00:41:00et je me dis
00:41:01« Ouais, si je ressors de ce match,
00:41:04je me dis... »
00:41:05Alors, je pense que Scaloni
00:41:06est vraiment un excellent sélectionneur
00:41:08pour cette Argentine.
00:41:10Mais je me dis
00:41:10« Merde ! »
00:41:11Encore une fois,
00:41:12il y avait peut-ĂȘtre mieux Ă  faire.
00:41:14Est-ce qu'il n'y avait pas
00:41:16moyen d'essayer un peu plus ?
00:41:17AprĂšs, tant mieux.
00:41:18Moi, ça me va.
00:41:19Oui.
00:41:20Mais c'est vrai
00:41:21que si je me base
00:41:24d'un avis neutre
00:41:25et en omettant
00:41:26ce que je peux penser
00:41:27de l'Argentine,
00:41:29je me dis
00:41:30« T'avais quand mĂȘme des armes
00:41:31de faire beaucoup plus mal
00:41:32à cette équipe d'Espagne. »
00:41:35Et tu n'en as exploité
00:41:36quasiment aucune.
00:41:37En tout cas,
00:41:37pas pendant 110 minutes.
00:41:40Je suis d'accord lĂ -dessus.
00:41:43Écoute,
00:41:44sur la petite conclusion,
00:41:47avant qu'on fasse
00:41:48la projection sur l'avenir
00:41:49pour terminer,
00:41:51moi, je serais tenté
00:41:51de dire
00:41:52que le football
00:41:54y a gagné.
00:41:56Je déteste cette formule,
00:41:57mais en vrai,
00:41:58j'ai quand mĂȘme
00:41:58envie de le sortir.
00:41:59Pour une fois,
00:42:00elle porte bien son nom.
00:42:01Ça, et pour la finale
00:42:02de Champions,
00:42:03ça porte plutÎt bien
00:42:03l'expression.
00:42:05J'ai quand mĂȘme
00:42:06envie de le sortir
00:42:07parce qu'en fait,
00:42:09on se disait
00:42:10dans l'avant-match
00:42:10que l'Argentine
00:42:11pouvait vraiment ĂȘtre
00:42:13l'équipe qui donne
00:42:15le tempo au match,
00:42:16l'équipe qui décide
00:42:17du scénario du match.
00:42:18Et en fait,
00:42:19c'est une équipe
00:42:19qui n'a pas du tout
00:42:20été protagoniste.
00:42:22C'est une équipe
00:42:23qui s'est muée un peu
00:42:25en la caricature
00:42:26qu'on a d'elle.
00:42:27Et il y a un dernier truc aussi.
00:42:29Moi, c'est...
00:42:30Je ne suis pas habitué
00:42:31de parler d'arbitrage.
00:42:33Je t'avais dit
00:42:33que j'en aurais
00:42:33un petit mot.
00:42:34Le but refusé
00:42:37avec la faute
00:42:38d'Otamendi sur...
00:42:39Alors, j'avais le doute.
00:42:40Je crois que c'était
00:42:40Merino oĂč il marche
00:42:41sur le pied.
00:42:41C'est l'inverse,
00:42:42la faute de Merino
00:42:43sur Otamendi.
00:42:44Oui, la faute de Merino
00:42:46sur Otamendi
00:42:46qui, du coup,
00:42:47fait annuler le but espagnol
00:42:48qui arrive par la suite.
00:42:51Je veux dire,
00:42:51encore un truc
00:42:52qui tourne en faveur
00:42:53de l'Argentine.
00:42:54Pas en mode théorie
00:42:55du complot ou autre,
00:42:56mais en mode...
00:42:58C'est une équipe
00:42:58qui, jusqu'au bout,
00:42:59aura usé sa carte du vice
00:43:01et, en fait,
00:43:03a été un peu monothÚque
00:43:04au cours de la finale
00:43:06et c'est dommage
00:43:07parce qu'on attendait,
00:43:08on n'a pas parlé de lui,
00:43:09par exemple,
00:43:10beaucoup le match
00:43:11de Messi
00:43:11qui pouvait marquer
00:43:13l'histoire du football.
00:43:14Moi, je t'avais mĂȘme dit
00:43:16je mets ma petite piĂšce
00:43:17sur l'Espagne,
00:43:18j'ai envie de voir
00:43:18l'Espagne gagner,
00:43:19mais ma consolation,
00:43:20ça pourrait ĂȘtre
00:43:21Messi qui rentre
00:43:22dans l'histoire du foot.
00:43:25Il est déjà
00:43:25dans l'histoire du foot.
00:43:26Laissez-en un peu
00:43:27aux autres, là, ça y est.
00:43:29Quand je dis
00:43:30rentrer dans l'histoire du foot,
00:43:31oui.
00:43:31On est d'accord,
00:43:32je crois qu'il s'est déjà
00:43:33fait un petit long.
00:43:34Il a marqué
00:43:35deux ou trois personnes
00:43:36par un talent
00:43:37un peu remarqué.
00:43:40mais il a été
00:43:40trÚs bien contrÎlé
00:43:41au cours de cette rencontre
00:43:42et il s'est...
00:43:43En fait, il y a un peu
00:43:44eu le cÎté
00:43:46toute proportion gardée.
00:43:48J'insiste lĂ -dessus.
00:43:50Michael Luizet
00:43:51qui était en démonstration
00:43:52face à des équipes
00:43:53qui étaient plutÎt favorables
00:43:54au fait qu'il déroule
00:43:55son football.
00:43:56On a vu
00:43:56quand il s'est retrouvé
00:43:57face Ă  l'Espagne,
00:43:59mais il y a eu le cas
00:44:00dans d'autres matchs aussi.
00:44:02Oui, c'est ce que je voulais dire.
00:44:03Oui, non, d'accord.
00:44:04Mais l'Espagne,
00:44:05je trouvais que c'était
00:44:05le cas le plus marquant.
00:44:07Il a eu du mal
00:44:08Ă  parler son football.
00:44:10Il a eu du mal
00:44:11Ă  avoir assez d'espace.
00:44:12Il a eu du mal
00:44:12Ă  trouver la faille.
00:44:14Je trouve que Messi
00:44:14s'est retrouvé un peu
00:44:15dans cette configuration.
00:44:16Encore une fois,
00:44:17toute proportion gardée
00:44:18au cours de cette rencontre,
00:44:19c'est que c'est un joueur
00:44:20qui n'a pas réussi
00:44:21à faire les éclairs
00:44:22de Jeuny
00:44:22dont il avait l'habitude.
00:44:24C'est un joueur
00:44:24qui a eu deux, trois passes
00:44:26pertinentes,
00:44:26mais j'ai quand mĂȘme
00:44:27l'impression que...
00:44:29Déjà, il y a un peu
00:44:30un repositionnement
00:44:31en cours de match,
00:44:32mais encore plus
00:44:34avant le repositionnement,
00:44:35mais mĂȘme aprĂšs,
00:44:36il y a un peu le cÎté
00:44:38il a traversé le match
00:44:39pas comme un fantĂŽme,
00:44:41mais c'est clairement
00:44:42pas le joueur
00:44:43qu'on ressort
00:44:44de maniĂšre phare.
00:44:45Et tu vois,
00:44:45ça fait trois quarts d'heure
00:44:46qu'on parle du match.
00:44:47On aborde tout juste Messi,
00:44:49c'est une anomalie
00:44:50et je trouve que ça explique
00:44:50bien son match aussi.
00:44:52AprĂšs, pour moi,
00:44:53c'est dans la lignée
00:44:53de ce qu'il a fait
00:44:54dans cette Coupe du Monde,
00:44:56pas forcément
00:44:56tous les matchs,
00:44:57mais dans pas mal
00:44:58de matchs que j'ai vus.
00:44:59C'est qu'il est assez
00:45:01anonyme
00:45:01et je ne vais pas dire
00:45:03fantomatique
00:45:03parce que je n'ai pas envie
00:45:04de me faire insulter,
00:45:05mais il n'est pas au niveau
00:45:08qu'on connaĂźt
00:45:08du Grand Messi
00:45:09et c'est normal
00:45:11Ă  son Ăąge
00:45:12et dans ses conditions.
00:45:14Mais jusqu'à présent,
00:45:15il avait réussi.
00:45:16Tu vois,
00:45:16tu reparlais
00:45:17de l'énergie du désespoir
00:45:19et Ă  chaque fois
00:45:20que l'énergie du désespoir
00:45:21ressortait cÎté argentin,
00:45:22c'est lĂ  oĂč il se montrait
00:45:23et c'est lĂ  oĂč il claquait
00:45:24son centre
00:45:25sur la tĂȘte d'un mec
00:45:25et ça fait but.
00:45:26Et tu ne comprends pas pourquoi,
00:45:28mais ça arrive à chaque fois.
00:45:29Et bon,
00:45:29la seule différence,
00:45:30c'est que ce n'est pas arrivé.
00:45:33Il n'y a pas eu
00:45:34le moment
00:45:35entre guillemets
00:45:36interrupteur
00:45:37oĂč il prend le match en main
00:45:38et oĂč il arrive
00:45:38Ă  avoir une giga influence.
00:45:40Je suis d'accord.
00:45:40Il a eu le petit
00:45:43sursaut d'orgueil quand mĂȘme.
00:45:44Oui,
00:45:44mais comme toute l'équipe
00:45:45en fait.
00:45:46Oui,
00:45:46c'est ça.
00:45:47C'est que ça ne s'est pas
00:45:48concrétisé
00:45:50et tu as eu un peu
00:45:51de frisson.
00:45:51Je ne vais pas mentir.
00:45:52Moi,
00:45:52il prenait le ballon
00:45:53Ă  la fin du match.
00:45:54J'étais ailleurs,
00:45:55j'avais trop peur.
00:45:57Parce que c'est Messi,
00:45:58parce que c'est l'Argentine,
00:45:59tout ça,
00:45:59tout ça.
00:46:01mais ils n'ont pas été
00:46:03touchés par la grùce
00:46:04tout simplement
00:46:04comme ils l'avaient été
00:46:05jusqu'à présent.
00:46:07Disons que pour une fois,
00:46:08Messi fait un match normal.
00:46:10Je pense que c'est
00:46:11la pire critique
00:46:14qu'on peut faire
00:46:14sur Rio Messi.
00:46:15Il est redevenu
00:46:16un mec normal
00:46:17le temps d'un match.
00:46:19Ok,
00:46:20écoute,
00:46:20on va passer
00:46:21maintenant Ă  l'avenir.
00:46:23Quid du futur ?
00:46:24Est-ce que tu sens
00:46:25une domination
00:46:27de cette,
00:46:27je le rappelle,
00:46:28trÚs jeune équipe espagnole
00:46:31pour la prochaine décennie
00:46:32ou est-ce qu'au contraire,
00:46:35Yamal va tomber
00:46:37dans mille et un vices,
00:46:38mais il est déjà tombé.
00:46:39On le voit
00:46:40sur les réseaux sociaux.
00:46:41Est-ce que
00:46:42Rodri,
00:46:43de toute façon,
00:46:43il est trop vieux ?
00:46:44Il va ĂȘtre finito ?
00:46:46Est-ce que
00:46:46Kubarcy va finir
00:46:47par bider ?
00:46:48Est-ce que tu es
00:46:49confiante
00:46:49sur l'avenir espagnol ?
00:46:50C'est une bien vaste question
00:46:54qui, je pense,
00:46:55dépend de 40 000 facteurs
00:46:57qui sont assez durs
00:47:00Ă  anticiper.
00:47:01Je pense que,
00:47:02trĂšs clairement,
00:47:02l'Espagne a les capacités
00:47:04de rentrer dans une grande
00:47:05phase de domination.
00:47:06Je pense que,
00:47:07selon le théorÚme espagnol,
00:47:08on prend le prochain euro
00:47:09et aprĂšs,
00:47:10on disparaĂźt pendant 15 ans.
00:47:11Je pense mĂȘme
00:47:12qu'on veut dire
00:47:12poursuivre la phase de domination
00:47:13parce que, franchement,
00:47:16tu viens de prendre l'euro,
00:47:17tu prends la Coupe du Monde.
00:47:19Alors,
00:47:19tu n'as pas pris
00:47:20la Nations League.
00:47:22Christiane Ronaldo.
00:47:23On en a pris une.
00:47:23C'est quoi ?
00:47:252022-2021,
00:47:26comprends ?
00:47:26On en prend une.
00:47:28Oui, mais tu vois,
00:47:29tu as créé...
00:47:29Finalement,
00:47:30est-ce que,
00:47:31lĂ , en ce moment,
00:47:31la période internationale
00:47:32ne nous rappelle pas,
00:47:33c'est le mec qui retourne
00:47:34sa veste,
00:47:34je vais revenir,
00:47:35que Christiane Ronaldo
00:47:36est super Ă  aller au Messi
00:47:37parce que Messi
00:47:39n'a pas réussi
00:47:39Ă  empĂȘcher le titre
00:47:40de l'Espagne.
00:47:41Ronaldo,
00:47:42finale Nations League
00:47:43face Ă  l'Espagne.
00:47:45Il empĂȘche les Espagnols.
00:47:46Enfin, il empĂȘche.
00:47:47Je te laisserai
00:47:48te faire insulter
00:47:49tout seul
00:47:50dans les commentaires.
00:47:51Franchement,
00:47:51mĂȘme sur la blague,
00:47:52mĂȘme en cherchant
00:47:53des arguments humoristiques
00:47:54de mauvaise foi,
00:47:55je n'arrive pas Ă  la tenir.
00:47:57Donc, ouais,
00:47:57pardon,
00:47:58je te laisse reprendre.
00:47:59Non, non, non,
00:47:59mais oui,
00:48:01je pense que
00:48:01tu as clairement
00:48:02le potentiel
00:48:03de faire quelque chose
00:48:04de trĂšs, trĂšs grand.
00:48:05Maintenant,
00:48:05comme tu le dis,
00:48:06il y a quand mĂȘme
00:48:07des interrogations.
00:48:08Tu as une trÚs belle génération
00:48:09qui est jeune
00:48:10et tu sais que tu vas
00:48:11normalement avoir
00:48:12des hommes forts
00:48:12pour les...
00:48:14au moins
00:48:14dix prochaines années,
00:48:15mĂȘme un peu plus.
00:48:18Maintenant,
00:48:18les carriĂšres,
00:48:19elles ne sont pas linéaires.
00:48:21TrĂšs rarement,
00:48:22en tout cas,
00:48:22tu as des hauts,
00:48:23tu as des bas
00:48:23et tu as des joueurs
00:48:24qui sont un jour
00:48:25au sommet
00:48:26qui le lendemain
00:48:27disparaissent
00:48:27complĂštement des radars
00:48:28et ce n'est évidemment
00:48:29pas ce que je souhaite.
00:48:30Mais voilĂ ,
00:48:31je pense qu'il y a clairement
00:48:32des jeunes joueurs
00:48:33qu'on adore dans cette équipe-là
00:48:34qui, Ă  notre grande surprise,
00:48:36ne seront pas lĂ  dans cinq ans
00:48:36et au contraire,
00:48:38des joueurs qui ne sont absolument
00:48:38pas dans les discussions
00:48:39à présent
00:48:40qui seront la star
00:48:41de l'équipe
00:48:42potentiellement dans cinq ans.
00:48:44Ou ce joueur
00:48:45comme Ferran Torres
00:48:46qui n'est pas attendu
00:48:47et qui, au final,
00:48:49t'offre cette Coupe du Monde.
00:48:51Quid des Rodri,
00:48:52des Laporte,
00:48:53etc.,
00:48:54qui aussi vont passer un cap
00:48:57en termes d'Ăąge.
00:48:59Je vais juste pour ma part
00:49:01en profiter pour le moment.
00:49:03J'ai des interrogations,
00:49:05mais j'ai surtout
00:49:06beaucoup de raisons
00:49:08d'ĂȘtre positive
00:49:08et d'avoir hĂąte du futur.
00:49:12AprĂšs, peut-ĂȘtre que le futur
00:49:13me donnera peur,
00:49:15mais si on fait le parallĂšle
00:49:16avec l'équipe d'en face,
00:49:18je pense qu'il y a plus
00:49:19de raisons de trembler
00:49:20que pour l'Espagne.
00:49:22Tu sais que j'aime capter
00:49:23que Pedri, lĂ ,
00:49:24en affichant les Ăąges,
00:49:25il n'avait que 23 ans.
00:49:26Alors, oui, merci,
00:49:27on le sait, tu vois,
00:49:28mais j'ai du mal à réaliser.
00:49:31Moi, ça me chocke
00:49:32d'autant plus
00:49:32pour Kubarcy, 19 ans,
00:49:34alors que tu as l'impression
00:49:35que ça fait cinq ans
00:49:35qu'il est lĂ .
00:49:36C'est terrifiant.
00:49:38Ouais, non, je suis d'accord.
00:49:39Mais moi, il y a un truc
00:49:40qui me donne un peu
00:49:40d'optimisme sur cette Espagne
00:49:42pour l'avenir.
00:49:43Enfin, comment dire ?
00:49:46Il n'y a que des raisons
00:49:47d'ĂȘtre optimiste,
00:49:48mais il y a un truc
00:49:49qui nuance la crainte
00:49:50que tu as
00:49:51mais qui est légitime.
00:49:54C'est le fait
00:49:55que je me dis,
00:49:55évidemment,
00:49:56il y a des jeunes joueurs
00:49:57ou des moins jeunes
00:49:58qui vont bider,
00:49:59qui vont avoir
00:49:59une trajectoire
00:50:00de carriÚre décevante.
00:50:02Mais en fait,
00:50:04admettons,
00:50:05tu prends une catastrophe
00:50:06absolue pour l'Espagne.
00:50:08Yamal devient
00:50:08un joueur moyen.
00:50:10Bah, tu vois,
00:50:11Yamal,
00:50:12ce n'est pas la meilleure version
00:50:14qu'on a eue
00:50:14au cours de cette Coupe du Monde
00:50:15et il est quand mĂȘme bon.
00:50:16Tu te dis
00:50:17que tu es un joueur
00:50:17qui, au milieu de terrain,
00:50:19disparaĂźt.
00:50:20Bah, tiens,
00:50:21tu as un mec
00:50:21comme Gavi
00:50:22qui n'est pas présent
00:50:24pour cette Coupe du Monde.
00:50:25C'est toi qui me l'avais rappelé.
00:50:26Il était totalement
00:50:26sorti de mon radar
00:50:27alors que pourtant,
00:50:29c'est un joueur important.
00:50:30Il fait le premier match
00:50:31puis disparaĂźt.
00:50:32AprĂšs, Gavi,
00:50:32ça a été trÚs haut et débat.
00:50:34C'est-Ă -dire que,
00:50:35justement,
00:50:36sous Enrique,
00:50:36on l'attendait
00:50:37comme 7 stars
00:50:38du milieu de terrain.
00:50:39et c'est lĂ  oĂč je voulais
00:50:40en venir avec certains joueurs,
00:50:41c'est qu'on s'attend
00:50:42Ă  ce que ce soit eux.
00:50:43Puis, en fait,
00:50:44au final,
00:50:44il est lĂ  dans le groupe
00:50:45mais il fait le premier match
00:50:47et il est gauche
00:50:48puis on ne le revoit
00:50:48quasiment plus.
00:50:50Et c'est mĂȘme limite
00:50:51une surprise
00:50:52qu'il soit lĂ .
00:50:53Ce n'était pas forcément
00:50:54attendu qu'il soit
00:50:54dans les 26.
00:50:55Oui, mais c'est pour te dire
00:50:56que, justement,
00:50:58c'est un joueur
00:50:59qui peut encore revenir
00:51:01et, en fait,
00:51:02je trouve que tu n'as aucun joueur
00:51:04qui, véritablement,
00:51:05me fait dire
00:51:05dans cette Espagne,
00:51:06il est absolument indispensable.
00:51:08C'est lĂ  oĂč je voulais en venir.
00:51:10C'est ça que je trouve ça cool.
00:51:11C'est que tu as des joueurs
00:51:13ou l'équipe de France,
00:51:14par exemple,
00:51:15c'est évidemment
00:51:16une comparaison
00:51:16avec laquelle on pense le plus
00:51:17oĂč je me dis
00:51:19si lui, il bide,
00:51:20ça va ĂȘtre compliquĂ©
00:51:21de trouver de la créativité,
00:51:22ça va ĂȘtre compliquĂ©
00:51:23de réussir à avoir un équivalent.
00:51:25Mais parce qu'on a une tactique
00:51:27oĂč si tu n'as pas de crĂ©ativitĂ©,
00:51:28si tu n'as pas d'éclat de génie,
00:51:30tu n'as pas grand-chose d'autre.
00:51:32Tu vois,
00:51:32je pense que c'est aussi trĂšs...
00:51:33VoilĂ .
00:51:34C'est trÚs basé sur...
00:51:36Et pour ça,
00:51:37Don Luis de la Fuente,
00:51:38por favor,
00:51:39quédate.
00:51:40Et j'espĂšre qu'il sera lĂ  longtemps
00:51:43et avec autant de succĂšs.
00:51:45Mais tu vois,
00:51:45ce qui est fort aussi,
00:51:47c'est que mĂȘme de la Fuente,
00:51:49demain, il part de Espagne.
00:51:52Non, il ne part pas.
00:51:53Oui.
00:51:54On s'est compris.
00:51:55Non, je ne veux pas.
00:51:59En fait,
00:51:59cette Espagne,
00:52:00elle joue comme...
00:52:01C'est con Ă  dire,
00:52:01mais comme l'Espagne,
00:52:02quoi.
00:52:03Genre,
00:52:04tu prends...
00:52:05Oui et non,
00:52:05parce que tu remontes en arriĂšre
00:52:07avec Luis Enrique.
00:52:08Moi, j'adore Luis Enrique,
00:52:10le coach.
00:52:10J'ai Ă©tĂ© extrĂȘmement critique
00:52:13envers Sarroja.
00:52:14Et je lui ai toujours dit
00:52:15que je n'avais pas aimé.
00:52:16Alors, il y avait plein de problĂšmes,
00:52:17on est d'accord.
00:52:18Mais en attendant,
00:52:20les qualités de base
00:52:21du football espagnol,
00:52:23ça transpirait également
00:52:25dans cette équipe.
00:52:25Tu vois,
00:52:25genre,
00:52:26c'est toujours...
00:52:27Je ne pense pas me planter
00:52:29en me disant
00:52:29qu'en 2036,
00:52:31tu auras toujours une équipe d'Espagne
00:52:33qui sera avec de trĂšs bons techniciens.
00:52:35Tu auras toujours une équipe d'Espagne
00:52:36qui saura contrĂŽler
00:52:38le tempo des matchs.
00:52:39Tu auras toujours une équipe d'Espagne
00:52:40qui aura cette qualité supérieure
00:52:42parce que ça vient aussi
00:52:43de comment on joue au foot en Liga,
00:52:45comment on a une formation espagnole.
00:52:47Et moi,
00:52:48c'est ce que je trouve
00:52:49assez admirable du cÎté d'Espagne.
00:52:50Je suis d'accord
00:52:51qu'on aura a priori
00:52:53probablement toujours ça.
00:52:55Maintenant,
00:52:56une chose est
00:52:57de savoir contrĂŽler
00:52:58le tempo de tes matchs
00:53:00et l'autre chose est
00:53:01de savoir en bénéficier
00:53:02pour aller remporter des trophées.
00:53:04Je suis d'accord.
00:53:05Et ça,
00:53:05sous Luis Enrique,
00:53:06avec tout le bien
00:53:07que je pense de lui en club.
00:53:09Sous la Roja,
00:53:12pour moi,
00:53:12c'était droit dans le mur
00:53:13qu'on allait.
00:53:13En fait,
00:53:14tu n'auras pas une exécution
00:53:15forcément aussi bonne
00:53:16de tes qualités,
00:53:17mais tu auras toujours
00:53:18la mĂȘme identitĂ©.
00:53:19Moi,
00:53:19c'est ce que j'aime
00:53:19dans cette Espagne,
00:53:20c'est qu'en fait,
00:53:22tu as beaucoup de pays
00:53:23qui ont un peu changé
00:53:23leur identité de jeu
00:53:24Ă  travers l'histoire.
00:53:26Tu as beaucoup de...
00:53:27Enfin,
00:53:27le cliché,
00:53:28c'est en ce moment,
00:53:29tu sais évidemment
00:53:29que le foot de nation
00:53:30en Italie,
00:53:31ils sont un petit peu paumés.
00:53:33On est trĂšs trĂšs loin
00:53:34du cliché
00:53:35de comment jouait l'Italie
00:53:36durant sa grande période
00:53:37qui n'était pas aimée,
00:53:38mais qui gagnait
00:53:39en l'occurrence.
00:53:41Le Brésil ?
00:53:42Ben ouais,
00:53:42c'est pareil,
00:53:43le Brésil,
00:53:46il y a tout le fantasme
00:53:49qu'ont les gens
00:53:51sur le Brésil,
00:53:52le football samba,
00:53:54les grands techniciens.
00:53:56Moi,
00:53:56il y a toute une époque récente
00:53:57oĂč je me disais
00:53:58ce qui m'impressionnait
00:53:59le plus du cÎté du Brésil,
00:54:00c'était limite
00:54:00leurs défenseurs centraux
00:54:02avec Thiago Silva,
00:54:05Marquinhos,
00:54:06etc.,
00:54:06Gabriel maintenant.
00:54:07Et tu vois,
00:54:08ce n'est pas du tout
00:54:08à ça que tu penses
00:54:09normalement
00:54:10quand tu es Ă  l'imaginaire
00:54:10du Brésil,
00:54:11tu as raison.
00:54:12Et ça,
00:54:13ça me laisse hyper optimiste
00:54:15pour l'Espagne.
00:54:15En fait,
00:54:15je trouve que c'est vraiment
00:54:17un bel exemple.
00:54:19Et tu vois,
00:54:20Deschamps,
00:54:20par exemple,
00:54:21qui est Ă  la tĂȘte
00:54:21de l'équipe de France
00:54:22en 14 ans,
00:54:24qui est hyper puissant
00:54:27en France,
00:54:27on le sait,
00:54:28au niveau du football,
00:54:29je me dis,
00:54:30est-ce que tu as un projet
00:54:32un petit peu d'identité
00:54:33du football français,
00:54:35mĂȘme par rapport
00:54:35aux sélections de jeunes
00:54:36et tout ?
00:54:38C'est un truc
00:54:39qui me laisse un peu frustré.
00:54:40On a des débuts,
00:54:42je pense que tu vois
00:54:43qu'on aime les joueurs
00:54:43qui sont développés
00:54:44assez tĂŽt,
00:54:46qui sont physiquement
00:54:48bien en place.
00:54:49AprĂšs,
00:54:50je pense que le problĂšme
00:54:51qu'on a aussi,
00:54:51c'est qu'on a eu
00:54:52un début d'identité
00:54:53Ă  mes yeux en 2018
00:54:54et tout de suite,
00:54:55on a commencé
00:54:56Ă  cracher lĂ -dessus.
00:54:58Et du coup,
00:54:59c'est un peu la question,
00:55:00est-ce que ton identité,
00:55:02tu veux la calquer
00:55:03sur d'autres
00:55:04ou est-ce que tu veux
00:55:05ton identité ?
00:55:07Parce que moi,
00:55:07je trouve qu'on n'était
00:55:08pas loin de l'avoir
00:55:09cette identité
00:55:10et que c'est Ă  force
00:55:11de rabaisser
00:55:12ce qu'on avait fait.
00:55:14Moi,
00:55:15je n'y suis pour rien,
00:55:15mais ce que le groupe
00:55:16avait fait en 2018
00:55:19et ce qu'ils avaient
00:55:20réussi à mettre en place
00:55:21à force de rabaisser ça,
00:55:23ça a donnĂ© peut-ĂȘtre
00:55:24quelque chose
00:55:25de beaucoup plus tatillon.
00:55:27Parfois,
00:55:27vouloir ĂȘtre plus offensif,
00:55:28au final,
00:55:29tu ne vas pas au bout,
00:55:30de se retrouver
00:55:31avec un néant total
00:55:32en 2024.
00:55:34Ou voilĂ ,
00:55:34en fait,
00:55:35on ne se cherche pas
00:55:36comme l'Italie
00:55:37dans le sens
00:55:38oĂč on a des bons joueurs
00:55:39qui font que tu es lĂ 
00:55:39dans les compétitions,
00:55:41mĂȘme si au final,
00:55:42c'est eux qui gagnent
00:55:43le trophée le plus récent,
00:55:45contrairement Ă  nous.
00:55:51Mais en termes d'identité,
00:55:53je pense que c'est

00:55:55Est-ce qu'on peut s'attendre
00:55:56Ă  du football champagne
00:55:58en France ?
00:55:59Est-ce qu'on a les joueurs
00:56:00pour ça aussi ?
00:56:01En fait,
00:56:02je pense que des fois,
00:56:03on voit qu'on a
00:56:04des superstars en attaque
00:56:05et on s'attend
00:56:06Ă  ce qu'automatiquement,
00:56:07on soit lĂ 
00:56:07Ă  marquer 5,
00:56:086 buts par match.
00:56:10Pour moi,
00:56:11je ne suis pas sûre
00:56:11que ça fonctionne comme ça,
00:56:12tu vois, non plus.
00:56:13Donc bon,
00:56:14je suis assez dubitative lĂ -dessus.
00:56:16Je pense qu'on a les bases
00:56:17pour avoir un football
00:56:19entre guillemets identitaire.
00:56:20Ça sonne trùs mal
00:56:21comme phrase.
00:56:23On dirait une chronique
00:56:24de Déné.
00:56:24Oui, c'est terrible.
00:56:26On a les bases
00:56:27pour avoir une identité marquée.
00:56:29Un ADN du football français,
00:56:31dira-t-on.
00:56:32Et je pense qu'on a aussi
00:56:34peut-ĂȘtre parfois
00:56:35trop honte
00:56:35de ces bases
00:56:36oĂč on veut trop
00:56:38faire autre chose.
00:56:39Et en plus,
00:56:40comme tu le dis,
00:56:42en France,
00:56:42on aime les joueurs
00:56:43précoces physiquement,
00:56:44mais il y a aussi
00:56:44une raison.
00:56:45Tu vois,
00:56:46on ne peut pas
00:56:48prendre une feuille blanche
00:56:49et dire du jour au lendemain,
00:56:50notre ADN,
00:56:51ça va ĂȘtre ça.
00:56:52C'est-Ă -dire un truc tout con.
00:56:53C'est pourquoi on aime aussi
00:56:54les joueurs précoces
00:56:55physiquement en France.
00:56:56C'est parce que
00:56:57les joueurs conformes,
00:56:58c'est pour qu'ils jouent
00:56:59en Ligue 1,
00:57:00c'est pour qu'ils soient
00:57:00vite revendus.
00:57:01Et que oui,
00:57:02aujourd'hui,
00:57:03un joueur qui commence
00:57:04en Ligue 1,
00:57:04il peut avoir 17-18 ans.
00:57:06Et oui,
00:57:06s'il est bon,
00:57:07il va ĂȘtre vendu
00:57:08Ă  18-19 ans.
00:57:09Donc évidemment,
00:57:10s'il est précoce physiquement,
00:57:11s'il a des résultats
00:57:12extrĂȘmement rapides,
00:57:13c'est ce qui permet
00:57:14de sauver le cul
00:57:15aux caisses des clubs
00:57:16Ă  nos finances.
00:57:18Clairement.
00:57:18Et puis,
00:57:22beaucoup de Français,
00:57:23avant de jouer ce match
00:57:24contre l'Espagne,
00:57:24qui crachaient sur l'identité
00:57:26de l'Espagne.
00:57:26Ouais, ça fait tourner,
00:57:27ça marque jamais,
00:57:28ça ne sait pas quoi faire
00:57:28du ballon,
00:57:29ceci, cela.
00:57:30Au final,
00:57:30tu t'en retrouves Ă  dire
00:57:31ouais, regardez l'Espagne,
00:57:32ceci, cela.
00:57:33Il faut savoir.
00:57:34Tu ne peux pas,
00:57:35tu vois,
00:57:35tu as un peu ce double discours-lĂ .
00:57:39Et les Français,
00:57:40au global,
00:57:40étaient trÚs contents
00:57:41jusqu'Ă  ce que ce soit
00:57:42une défaite.
00:57:43C'est un peu un truc
00:57:44que je reprocherais beaucoup.
00:57:46C'est que non,
00:57:47ce n'était pas la meilleure équipe
00:57:49du monde avant.
00:57:50Et non,
00:57:52tu as un entre-deux
00:57:53et tout n'est pas acheté.
00:57:56Et c'est dommage
00:57:58de, comment dire,
00:58:00de rabaisser l'équipe
00:58:01que tu affrontes
00:58:02pour ensuite dire
00:58:02que c'est elle
00:58:03le parfait modĂšle.
00:58:04Parce qu'il n'y a pas
00:58:04de vérité là-dedans.
00:58:05Il y a une équipe de France
00:58:07qui a ses armes
00:58:08et qui sont,
00:58:08Ă  l'heure actuelle,
00:58:10pas du tout les mĂȘmes
00:58:10que l'équipe d'Espagne.
00:58:12Et je pense que
00:58:14tu peux construire
00:58:15quelque chose dessus,
00:58:16mais il faut qu'on soit
00:58:17tous raccord
00:58:18sur ce que quelque chose
00:58:19va ĂȘtre,
00:58:19parce que ça risque
00:58:20de ne pas ĂȘtre
00:58:20le football samba.
00:58:22Et bien,
00:58:24on verra avec Zidane.
00:58:25Mais du coup,
00:58:26revenons Ă  notre finale.
00:58:28Dernier petit mot
00:58:29pour l'avenir
00:58:29de l'autre opposant,
00:58:30l'Argentine.
00:58:32Messi,
00:58:33finito.
00:58:34Martinez,
00:58:35finito.
00:58:36Emiliano,
00:58:37pas les cendres.
00:58:39De Paul,
00:58:4032 ans,
00:58:41tout de mĂȘme.
00:58:42Otamendi,
00:58:4338 ans.
00:58:45Paredes.
00:58:47Paredes,
00:58:48il y a quel Ăąge
00:58:49Paredes ?
00:58:5032 ans.
00:58:5132 ans.
00:58:51AprĂšs,
00:58:52Paredes,
00:58:52il ne courra pas moins
00:58:53Ă  35 ans,
00:58:54c'est mon avis.
00:58:55Mais c'est vrai
00:58:55que mĂȘme en MMA,
00:58:56ça commence Ă  ĂȘtre
00:58:58tendu.
00:58:59Non,
00:58:59effectivement,
00:59:00comme tu le disais,
00:59:01équipe beaucoup plus ùgée,
00:59:04équipe qui va devoir
00:59:05se renouveler
00:59:06en termes de génération.
00:59:07Et tu as peut-ĂȘtre
00:59:08un peu moins de talent
00:59:09derriĂšre,
00:59:10mĂȘme si
00:59:11on connaĂźt bien
00:59:12Barco en France.
00:59:14Mais sinon,
00:59:15tu n'as pas non plus
00:59:154 milliards de jeunes.
00:59:17Tu as siméonné.
00:59:19Oui,
00:59:20tu as une équipe
00:59:21qui a l'image
00:59:22de ce qu'elle a produit
00:59:24sur le tournoi,
00:59:25qui a beaucoup
00:59:26de coffres,
00:59:27beaucoup de Ăągnes,
00:59:28beaucoup de...
00:59:29On va résumer ça
00:59:30sous la grinta,
00:59:31mĂȘme si je n'aime pas
00:59:31beaucoup me cacher derriĂšre.
00:59:34Mais ça illustrera
00:59:35assez bien
00:59:36pour tout le monde.
00:59:38Tu as une équipe
00:59:39qui est peut-ĂȘtre
00:59:40plus travailleuse
00:59:41que talentueuse
00:59:41Ă  l'heure actuelle
00:59:42parce que je me méfie
00:59:44aussi de l'Argentine
00:59:45pour pop tout d'un coup
00:59:46un Wonder Kid
00:59:47sorti de Boga
00:59:49ou je ne sais pas quoi.
00:59:51Je pense qu'il y a
00:59:52quand mĂȘme
00:59:52des trÚs belles générations
00:59:53juste qu'on ne connaĂźt
00:59:54pas forcément.
00:59:55Nous,
00:59:56avec notre prisme
00:59:57trÚs européen,
00:59:58je pense que
00:59:58les suiveurs
00:59:59de football
01:00:00Sud-Dame
01:00:01en savent
01:00:02probablement plus
01:00:03et ont plus de pistes
01:00:04sur la relĂšve.
01:00:06Maintenant,
01:00:06le fait est
01:00:07qu'Ă  l'instant T,
01:00:08quand tu regardes
01:00:08le banc
01:00:09et la jeunesse
01:00:11argentine,
01:00:12tu es quand mĂȘme
01:00:13assez loin
01:00:14de ce qu'on a eu
01:00:16sur les dix derniÚres années
01:00:20avec un Messi
01:00:21pas forcément
01:00:22toujours exceptionnel
01:00:23pendant 90 minutes
01:00:24mais qui a 10 minutes
01:00:25de gloire
01:00:26et ça suffit
01:00:27à qualifier son équipe.
01:00:28Je ne sais pas
01:00:29ce qui va ĂȘtre
01:00:30la relÚve de ça.
01:00:31Quand Messi
01:00:32n'était pas là,
01:00:33tu avais un Di Maria
01:00:33à l'époque aussi
01:00:34qui souvent
01:00:36je trouve
01:00:36attirer l'Argentine
01:00:38vers le haut
01:00:38qui n'est plus lĂ 
01:00:39maintenant.
01:00:40Je pense que
01:00:41ça va ĂȘtre intĂ©ressant
01:00:42aussi de voir
01:00:43est-ce qu'il continue
01:00:44avec cette identité
01:00:46trÚs marquée,
01:00:47trĂšs Ă  l'image
01:00:49de ce qu'on voit
01:00:50depuis 4 ans
01:00:50ou est-ce que
01:00:52si Scaloni
01:00:52décide de partir
01:00:53puisqu'il a parlé
01:00:54de son futur
01:00:55en disant
01:00:55qu'il avait besoin
01:00:55de réfléchir
01:00:56etc.
01:00:57Point d'interrogation
01:00:58sur ça aussi.
01:00:59est-ce qu'il parle
01:01:00dans une direction
01:01:01tout Ă  fait nouvelle
01:01:02avec peut-ĂȘtre
01:01:03des profils
01:01:04beaucoup plus légers,
01:01:05beaucoup plus techniques
01:01:06etc.
01:01:07Je pense qu'il y a
01:01:08beaucoup plus
01:01:09d'interrogations
01:01:10et peut-ĂȘtre
01:01:10plus de nuages.
01:01:12AprĂšs les nuages
01:01:13ça se dissipe aussi
01:01:14mais ça je fais
01:01:15dans la métaphore
01:01:15maintenant.
01:01:18mais ouais
01:01:18il y a peut-ĂȘtre
01:01:20beaucoup plus
01:01:20de craintes
01:01:21Ă  avoir
01:01:22si tu es objectif
01:01:23pour cette équipe
01:01:24d'Argentine.
01:01:25Et ce qui est marrant
01:01:25tu vois
01:01:26c'est que je suis curieux
01:01:26de voir
01:01:27oĂč ils sont
01:01:27dans la prochaine
01:01:29Coupe du Monde
01:01:30parce que
01:01:31cette fin de cycle
01:01:32il y a déjà
01:01:33beaucoup de gens
01:01:34dont moi
01:01:35qui avaient peur
01:01:36pour eux
01:01:37qu'elle intervienne
01:01:38dĂšs cette Coupe du Monde
01:01:40et au final
01:01:40ils ont surpris
01:01:41leur monde.
01:01:42Non bah
01:01:43moi je les avais mis
01:01:44en flop
01:01:44donc Ă  partir de lĂ 
01:01:45je mange mon chapeau
01:01:47j'ai flop la finale
01:01:48ça me suffit.
01:01:50Et bah écoute
01:01:51en tout cas
01:01:53finale
01:01:55amplement méritée
01:01:55pour les Espagnols
01:01:56je pense qu'on peut
01:01:57terminer lĂ -dessus
01:01:57trĂšs beau champion
01:01:59du monde
01:02:00toi en tant que
01:02:01supportrice
01:02:02de l'Espagne
01:02:03est-ce que tu as
01:02:04un dernier mot
01:02:05un dernier hommage
01:02:06Ă  rendre
01:02:06avant qu'on clĂŽture
01:02:07pour cette Coupe du Monde
01:02:09un petit dernier
01:02:11salut Ă  Ferran Torres
01:02:12le grand vainqueur
01:02:14de cette finale
01:02:15le buteur
01:02:15le héros
01:02:16et
01:02:18non juste
01:02:19trĂšs trĂšs heureuse
01:02:20un symbole
01:02:21du fait que cette Espagne
01:02:22est forte collectivement
01:02:23parce que Ferran Torres
01:02:24en héros
01:02:25fallait quand mĂȘme
01:02:26le sentir venir
01:02:27ça
01:02:28bravo madame
01:02:29sur ce
01:02:31et bien
01:02:32remettez-vous bien
01:02:33dans le monde normal
01:02:34la Coupe du Monde
01:02:36est terminée
01:02:36il va y avoir
01:02:37beaucoup de matchs
01:02:38amicaux un peu pétés
01:02:39des barrages
01:02:40pour la Ligue des Champions
01:02:41la Ligue Europa
01:02:41et bientĂŽt la Ligue 1
01:02:43et bientĂŽt la Ligue 1
01:02:45voilĂ 
01:02:45comme quoi
01:02:46le grand retour
01:02:48sur la Ligue 2
01:02:50la Ligue 2
01:02:51c'est bon
01:02:52allez
01:02:52j'étais obligée
01:02:53j'étais obligée
01:02:54pardon
01:02:54je tire lĂ -dessus
01:02:55finito
01:02:56merci pour tout
01:02:57Anne
01:02:57en vrai
01:02:58non j'en profite
01:02:59pour redire
01:03:00le foot en cuisine
01:03:00sur Twitch
01:03:02il y a le lien
01:03:03dans la description
01:03:03et je tiens
01:03:05personnellement
01:03:05Ă  te remercier aussi
01:03:06pour tous les débriefs
01:03:07qu'on a fait ensemble
01:03:08c'était grave cool
01:03:09grand plaisir
01:03:09merci Ă  toi
01:03:10pour les invites
01:03:11sur ce
01:03:12salut
01:03:13ciao
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