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  • il y a 5 semaines
Tous les soirs et pendant tout l’été, CNEWS vous propose un rendez-vous consacré à la politique de 21h à minuit

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00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique, été 23h sur CNews, on va faire un
00:06point sur les toutes dernières informations, point complet avec vous Isabelle Piboulot, Isabelle bonsoir.
00:14Bonsoir Olivier, bonsoir à tous à la une de l'actualité, un militaire américain tué dans le nord de l
00:20'Irak, un drame survenu hier lors de la destruction de munitions non explosées provenant d'un drone iranien neutralisé.
00:28Un bilan qui s'ajoute à la mort de deux autres soldats en Jordanie vendredi, des restes humains non identifiés
00:35ont été retrouvés dans le pays, le CENTCOM avait annoncé qu'un troisième militaire était porté disparu.
00:41Le Var en proie aux flammes, un incendie s'est déclaré dans la commune de Tarado, puis a sauté en
00:47direction de la commune des Arc-sur-Argence, les feux ont brûlé au moins 180 hectares, dont 4 maisons, plus
00:54d'une centaine de personnes ont été évacuées,
00:57des routes départementales fermées, plus de 600 sapeurs-pompiers ont été déployés, appuyés par 5 Canadair, 4 hélicoptères bombardiers d
01:05'eau et 2 dashes.
01:07Enfin, l'euphorie dans les rues de Paris, alors que se joue en ce moment la finale de la Coupe
01:12du Monde 2026 entre l'Argentine et l'Espagne.
01:15Un beau passage de relais entre Lionel Messi et son héritier, l'ami Niamal.
01:19Alors, quelle issue à ce match ? Une deuxième victoire d'affilée pour les Argentins après le Sacre de 2022
01:25ou une deuxième étoile pour les Espagnols ?
01:27Réponse dans l'édition de la nuit.
01:29Merci beaucoup Isabelle, on va vous retrouver à minuit pour l'édition de la nuit et pour vous accompagner ce
01:33soir le vendril de Gerpel.
01:35Bonjour.
01:35Bonsoir Olivier.
01:36Bonsoir plutôt, effectivement.
01:38Anthony Bem, avocat, bonsoir.
01:39Alors Maître, on va vous entendre dans un instant puisque ça a été confirmé.
01:45Les ossements retrouvés jeudi à Villeneuve-de-Vert sont bien ceux de Delphine Jubilard.
01:50Information diffusée en fin d'après-midi par l'IRCGN, c'est l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie
01:56nationale.
01:57Alors c'est vrai que c'est un revirement inattendu, un revirement spectaculaire même qui bouleverse tout ce dossier,
02:03ce dossier Jubilard que nous suivons maintenant depuis plus de 5 ans et demi,
02:07à quelques semaines tout cela du procès en appel, les précisions de Sarah Fenzari.
02:12Il n'aura fallu que 48 heures aux experts de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale
02:18pour faire parler l'ADN des ossements retrouvés jeudi dans le Tarn.
02:23Ils sont bien ceux de Delphine Jubilard.
02:26Une identification qui marque un tournant dans l'une des affaires criminelles les plus marquantes de ces dernières années.
02:32Les fragments du corps de l'infirmière de 33 ans ont été retrouvés à Mayoc,
02:37à une dizaine de kilomètres de son domicile de Cagnac-les-Mines,
02:41là où Cédric Jubilard avait indiqué avoir abandonné son corps lors de ses récents aveux,
02:47un lieu qui n'avait jamais été fouillé par les gendarmes.
02:51Disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020,
02:54aucune trace de Delphine Jubilard n'avait jamais été retrouvée,
02:57malgré 5 ans et demi de mystères et de recherches.
03:00Son mari, principal suspect depuis le début de l'enquête,
03:04condamné à 30 ans de réclusion en octobre dernier,
03:07a longtemps nié toute implication avant de finalement conduire les enquêteurs
03:12jusqu'au lieu où se trouvaient les ossements.
03:15Une découverte qui met fin à des années d'incertitude pour la famille,
03:19mais elle n'éteint pas le volet judiciaire,
03:21puisque les causes de la mort restent à cette heure inconnues.
03:24Le procès en appel de Cédric Jubilard, programmé le 21 septembre prochain,
03:29devra désormais établir les circonstances précises de ce meurtre.
03:33Était-il prémédité ?
03:35Pendant plus de 5 ans, une famille entière attendait de pouvoir faire son deuil ?
03:39Aujourd'hui, une question a trouvé sa réponse.
03:42Reste désormais à la justice d'apporter la dernière, celle de la vérité.
03:49Effectivement, encore beaucoup d'interrogations pour faire toute la vérité,
03:52même si un grand pas a été franchi. Anthony Bem, identification confirmée,
03:56est-ce que cela change juridiquement quelque chose pour le procès en appel ?
04:00Il est prévu au mois de septembre prochain. Est-ce qu'il va se tenir ?
04:04Est-ce qu'il y a différents scénarios, hypothèses pour la suite de la procédure ?
04:08En effet, le jugement qui a été rendu, l'arrêt de la cour d'assises qui a été rendu,
04:14plus particulièrement en 2025, a été établi sur des indices,
04:17sur une présomption de culpabilité.
04:19Il y a eu de nombreux témoignages. Il y a eu le fils Louis,
04:23il y a eu la mère aussi, puisqu'un mois avant, il déclarait à sa mère
04:28« je vais la tuer, j'en peux plus ».
04:30Il y a l'amant aussi, qui a eu des révélations,
04:35et qui l'a dit que selon lui, il ne pouvait pas en être autrement,
04:38c'était lui le coupable.
04:40Il y a eu de nombreux témoignages durant l'enquête,
04:43et qui ont permis justement au juge de la cour d'assises
04:46d'entrer en voie de condamnation. Et 30 ans, 30 ans d'incarcération,
04:52ce n'est pas rien. Sa culpabilité est établie, selon les premiers juges.
04:56Aujourd'hui, le fait qu'il ait reconnu avoir tué son épouse,
05:01et l'avoir enterré à cet endroit où on a découvert ses ossements,
05:06ce n'est pas un hasard. Ils ont été découverts dans un champ en jachère,
05:10donc en fait, quelque part perdu, et seul lui pouvait le savoir.
05:15Sur la culpabilité, ses ossements ne changeront rien en droit.
05:20Ça confirmera simplement, c'est un aveu, et vous savez qu'en droit,
05:25l'aveu est la reine des preuves.
05:27Hier, il y avait des témoignages, aujourd'hui, il y a un aveu.
05:30Sa culpabilité est donc établie, et plus rien ni personne ne pourra revenir dessus.
05:35– Et pour le procès, au mois de septembre, il peut effectivement être repoussé
05:39après cette découverte, où cela vous semble peu probable ?
05:41– Non, il n'y a aucune raison de le repousser.
05:45Ça permettra simplement d'avoir des éléments supplémentaires
05:48pour l'enquête et pour les juges, pour entrer encore en voie de condamnation.
05:51Ça permettra surtout à la famille d'avoir un corps,
05:54ou ce qui reste d'un corps, pour enterrer et pouvoir faire le deuil.
05:59– Il va plaider, en tout cas ses avocats vont plaider le crime passionnel,
06:02vraisemblablement, ça semblerait être sa stratégie ?
06:05– C'est la seule porte de sortie, de plaider la démence, la folie,
06:10le crime passionnel, d'avoir été poussé, que ce soit accidentel,
06:14peut-être même involontaire, mais…
06:16– Est-ce que ça tient, après des avocats aussi tardifs ?
06:19– Non, non, ça ne tiendra pas de toutes les façons,
06:21et cela ne changera rien, il sera condamné, et la peine sera confirmée.
06:26– Et on peut saluer le travail de tous les enquêteurs,
06:29des juges, des magistrats aussi dans cette affaire.
06:31– Et des psychologues aussi, certainement, parce que c'est peut-être eux
06:34qui ont permis de faire en sorte qu'il révèle, car c'est que récent finalement,
06:38qu'il a révélé avoir tué son épouse et l'avoir enterré à cet endroit.
06:42Ce sont des révélations extrêmement récentes,
06:45et il a fallu donc près de cinq ans finalement pour en arriver là,
06:48et c'est certainement grâce à un travail des psychiatres en prison
06:52que celui-ci a pu arriver à ces révélations.
06:55– Mais même sans aveu, sa culpabilité avait été reconnue par les jurés,
07:01et après un travail d'enquête minutieux des enquêteurs de la gendarmerie et de la justice.
07:06On va rester dans la galaxie, justement, cette galaxie de la justice,
07:10avec cette interrogation.
07:11On le disait, parfois ça fonctionne très bien avec des magistrats très professionnels.
07:15Mais, cette question ce soir, à qui va-t-on faire croire qu'une partie de la magistrature
07:21est juste et impartiale lorsqu'elle rend la justice ?
07:24Pourquoi cette question ?
07:25Puisque jeudi dernier, le syndicat de la magistrature a participé
07:29à une conférence de presse organisée par la France Insoumise.
07:33Le syndicat de la magistrature, donc, succursale de la France Insoumise.
07:37Le but, c'était de dénoncer une proposition de loi
07:39sur la présomption légitime défense pour les forces de l'ordre.
07:43Le syndicat de la magistrature, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:45Ça veut dire qu'il prétend protéger l'État de droit
07:48en s'opposant à une loi votée par le Parlement.
07:51Voilà ce que ça veut dire.
07:52En faveur des policiers et des gendarmes.
07:54Exactement, en faveur des policiers et des gendarmes.
07:56On va plutôt regarder cette séquence,
07:57et puis après, on en débat forcément,
07:59parce qu'on ne comprend pas.
08:01Ça nous hérisse les poils, même.
08:03Regardez.
08:04Ce texte, en somme, il pose un problème,
08:07non seulement du point de vue politique,
08:08mais aussi du point de vue juridique,
08:09au sens où il est en contrariété
08:12avec les normes internationales
08:13et les normes constitutionnelles
08:15qui fondent notre État de droit.
08:17Nous sommes donc légitimement inquiets
08:19des suites, des retombées dans la pratique,
08:22notamment d'une hausse de tir mortel.
08:25C'est la raison pour laquelle nous appelons
08:26à la signature massive de la pétition.
08:29Ainsi que nous nous joindrons, évidemment,
08:31à l'appel à mobilisation, à manifestation
08:34le 19 septembre prochain.
08:37Imaginez, vous êtes injusticiable,
08:38un policier, par exemple,
08:39qui a fait, qui a utilisé son arme,
08:43et il y a une enquête derrière,
08:44c'est la roulette russe.
08:45Vous vous retrouvez devant un juge,
08:46devant l'un des 25% des juges
08:49qui soutient le syndicat de la magistrature,
08:51vous êtes policier, c'est fini.
08:53C'est ça qu'on comprend,
08:54et c'est ça qui est insupportable.
08:55Exactement, et vous l'avez très bien dit,
08:57Olivier, c'est que le syndicat de la magistrature
08:59représente environ 25% des magistrats,
09:01en tout cas, il représente la volonté
09:04de 25% des magistrats,
09:05mais ça commence à faire beaucoup
09:07pour le syndicat de la magistrature.
09:08Rappelez-vous, en 2007 et 2012,
09:10ils avaient appelé à voter contre Nicolas Sarkozy,
09:12ils avaient défilé dans la rue.
09:13En 2013, il y a eu cette affaire du mur des cons,
09:16où on s'était retrouvé avec beaucoup
09:18de personnalités de droite qui étaient affichées
09:20sur ce mur des cons et qui étaient en réalité
09:22des cibles de ce syndicat de la magistrature.
09:24Et en 2022, ils ont aussi dénigré Marine Le Pen
09:28pendant sa campagne.
09:30Ensuite, en 2023, ils ont été invités
09:33aux universités d'été de LFI.
09:36En 2024, le bureau du syndicat de la magistrature
09:39a été invité aux AMFI,
09:40donc c'est les Amis de la France Insoumise.
09:42Et là, aujourd'hui, on a cette conférence de presse
09:45organisée par la France Insoumise
09:46avec ce représentant du syndicat de la magistrature.
09:51Et donc, en fait, ça soulève plusieurs questions.
09:52D'abord, le fait qu'en tant qu'individu,
09:56ils aient des opinions, ça, ils peuvent complètement l'avoir.
09:59Maintenant, on arrive à un moment où ils commencent
10:02à faire de la politique et donc on tombe dans le militantisme.
10:04Et donc, on a l'impression aujourd'hui,
10:06à l'heure où 65% des Français n'ont plus confiance
10:09en la justice, selon le dernier sondage Elab en juin 2026,
10:15que ce syndicat de la magistrature devient en réalité
10:18une filiale presque de la France Insoumise au sein de la justice.
10:22Et ce n'est pas possible de fonctionner comme ça, Anthony Bem.
10:24Comment voulez-vous que la justice fonctionne si, effectivement,
10:27vous vous retrouvez devant un magistrat
10:30issu du syndicat de la magistrature ?
10:32Par exemple, ça a été vendredi dernier.
10:36Quand on voit les députés de la France Insoumise
10:39voter contre la perpétuité pour les violeurs en série
10:43sur mineurs de moins de 15 ans,
10:46imaginez-vous, ce magistrat, s'il réfléchit comme la France Insoumise,
10:50va se dire, non, on va le protéger
10:52parce qu'on préfère qu'il se réinsère
10:54et mettez-vous à la place des victimes.
10:55Ça ne peut pas fonctionner comme ça.
10:59C'est vrai qu'on ne comprend pas, finalement, ce qui se passe.
11:03Comment on peut, d'un côté, vouloir ne pas lutter
11:06contre les criminels sexuels,
11:09on n'appelle pas des délinquants sexuels,
11:10les criminels sexuels, la loi dont vous parlez
11:13et pour lesquelles les représentants d'Elefi
11:16ont voté contre pour empêcher la perpétuité
11:19des auteurs de crimes sexuels multirécidivistes
11:23sur les moins de 15 ans.
11:24C'est ce que vous indiquez à l'instant.
11:26Aujourd'hui, de quoi l'on parle ?
11:28C'est une loi qui vise à protéger les forces de l'ordre,
11:31c'est-à-dire les policiers et les gendarmes
11:34dans le cadre de l'exercice de leur fonction
11:36qui, dans le Code de la sécurité intérieure,
11:40bénéficie, en effet, d'un régime
11:43dans lequel ils peuvent utiliser leurs armes.
11:46Donc, en réalité, tout aujourd'hui est réglementé.
11:48La loi contre l'Elefi,
11:51pour laquelle les représentants d'Elefi sont contre
11:53et pour lesquels le syndicat de la magistrateur est contre aujourd'hui,
11:57c'est pour faire en sorte que les forces de l'ordre
11:59bénéficient d'une présomption de légitimité.
12:02Et donc, c'est contre cela, finalement,
12:04que les magistrats, qui sont censés être du même côté
12:08que les policiers et les gendarmes,
12:11ils veulent la justice, ils veulent l'application de la loi et du droit.
12:15Ils ont un même objectif, un même idéal.
12:18Eh bien, contrairement à ce qu'on pourrait a priori penser,
12:22là, on se retrouve avec 25% des magistrats,
12:25car, vous l'avez justement rappelé,
12:27c'est 25% des juges qui sont dans le syndicat de la magistrature.
12:32Et du coup, c'est un magistrat qui a toujours été de gauche,
12:36avec une orientation de gauche.
12:39Aujourd'hui, on les voit s'afficher avec le parti éléphiste.
12:44Hier, ils étaient à l'UMA, donc rien n'est caché.
12:48La sensibilité, aujourd'hui, vis-à-vis de ce parti d'extrême-gauche,
12:53ce n'est pas un parti anodin qui a rompu avec l'axe républicain,
13:01de manière multirécidiviste.
13:03Donc, ce n'est pas un parti comme un autre.
13:06Et donc, cette orientation vers un parti extrémiste de la part de magistrats
13:10brouille encore plus l'image que les justiciables ont,
13:14et avec laquelle les justiciables sont en droit de penser
13:18que les juges ne doivent pas avoir une orientation politique,
13:21ni religieuse, ni ethnique, ni raciale.
13:24Ils doivent être impartiales.
13:25Et on voit que ces orientations politiques, aujourd'hui,
13:29finalement, deviennent des idéologies
13:31que l'on retrouve dans les prétoires ou dans les procédures d'enquête,
13:38d'instruction, qui n'ont pas lieu,
13:40parce que, justement, cela concerne des représentants du parti éléphiste.
13:45Et c'est ce qui explique, notamment, que de nombreuses plaintes n'ont pas abouti.
13:49Et ça, c'est absolument scandaleux et absolument hallucinant.
13:53Bruno Retailleau aussi s'est indigné,
13:55après cette récente prise de position du syndicat de la magistrature.
13:59Le candidat à la présidentielle et président du parti Les Républicains,
14:03il appelle, lui, alors, à une réforme profonde du syndicalisme dans la magistrature.
14:09On va regarder ce sujet signé Sharon Camara et François Tiskevitch,
14:12et on en parle ensuite.
14:14Il dénonce la collusion entre le syndicat de la magistrature et l'extrême-gauche.
14:19Bruno Retailleau a vivement réagi après le discours tenu
14:22par le secrétaire national de l'organisation
14:24lors d'un événement initié par la France Insoumise.
14:28Le syndicat de la magistrature, principal syndicat des magistrats,
14:31qui participe à une conférence de presse organisée par LFI
14:34et qui appelle à manifester contre une loi votée démocratiquement.
14:38Cette collusion avec l'extrême-gauche doit cesser.
14:40Il faut profondément réformer l'exercice syndical des magistrats.
14:44En cause, la présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre,
14:49approuvée par l'Assemblée nationale le 7 juillet dernier.
14:52Par 313 voix pour et 199 contre, le texte continue de diviser l'opinion.
14:57Cette présomption opère un renversement de la charge de la preuve
15:01et pose le principe selon lequel un policier national
15:04ou un gendarme qui a fait usage de son arme
15:06l'a fait légitimement jusqu'à preuve du contraire.
15:09Le syndicat de la magistrature s'est engagé par le biais de tribunes,
15:12communiqués et conférences de presse
15:14pour alerter sur les risques mortifères d'une telle réforme.
15:17Une pétition contre ce texte a été initiée.
15:20Le texte, porté par le député des Républicains LR, Éric Pogé,
15:24doit désormais passer devant le Sénat.
15:27Alors l'urgence, réformer l'exercice syndical des magistrats,
15:29et pourquoi tout simplement, et je pense que les Français le comprendraient,
15:32me semble-t-il, ce serait du bon sens,
15:33comme dans d'autres institutions telles que l'armée,
15:36eh bien nous n'interdirions pas le syndicalisme,
15:40Vendril de Guerpel, au sein de la magistrature ?
15:42Eh bien écoutez, moi je crois que cette affaire
15:45illustre beaucoup de choses très intéressantes,
15:48notamment, il y a beaucoup de professions
15:49qui sont touchées aussi par ce genre de discussion,
15:52vous l'avez dit, l'armée, mais aussi les journalistes.
15:54Et on a vu cette année, avec Charles Lalon,
15:59une commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.
16:02Pourquoi est-ce qu'on ne ferait pas une commission d'enquête
16:04sur la justice aujourd'hui, sur ce syndicat de la magistrature ?
16:07Pourquoi est-ce qu'on n'irait pas aller essayer de regarder
16:09qui tient qui, qui milite, pourquoi,
16:13et qu'on n'aille pas demander la même exigence
16:16pour les journalistes, pour les militaires,
16:18qui doivent ne pas parler de politique, de religion, etc. dans le travail,
16:21pourquoi on ne demande pas la même exigence pour les juges ?
16:24Alors, c'est une vraie question.
16:26Pourquoi on ne mettrait pas sur la table
16:28une commission d'enquête parlementaire,
16:30Anthony Bem, puisque, aujourd'hui,
16:32il y a un constat, c'est que les magistrats
16:35ne rendent de compte à personne, absolument à personne,
16:37contrairement à d'autres professions
16:38comme les policiers et les gendarmes, typiquement.
16:41Alors, le pouvoir judiciaire est un pouvoir,
16:44est une autorité, en réalité,
16:47qui contrebalance le pouvoir législatif,
16:49le pouvoir exécutif.
16:51Les uns sont indépendants et autonomes.
16:54Ils n'ont pas le droit de regard sur les uns les autres.
16:57C'est-à-dire que le président de la République
16:59ne peut pas démettre un juge
17:01dans le cadre de l'exercice de ses fonctions
17:03parce que ce qu'il jugerait ne lui convient pas.
17:05Le roi pouvait le faire,
17:07un président ne peut plus le faire.
17:09On comprend qu'il y a donc des pouvoirs
17:11dont chacun dispose,
17:13et les juges,
17:14est un pouvoir à part entière
17:16et qui est un garant,
17:18cette autonomie
17:19et cette indépendance de la magistrature
17:21est une garantie de notre démocratie.
17:25Elle permet justement qu'il n'y ait pas
17:27de dictature ou de royauté
17:29qui impose ses désidératas,
17:31ses volontés,
17:32au travers des juges,
17:34les lettres de cachet.
17:35Et donc, on voit que c'est une garantie.
17:38Néanmoins, on ne peut pas empêcher non plus
17:39les juges d'avoir des idées politiques,
17:44des aspirations,
17:46un droit syndical,
17:47et c'est ce qu'ils revendiquent.
17:48Les juges aussi,
17:49ils connaissent le droit
17:50et leur droit syndical existe.
17:53Le syndicat de l'administrature,
17:54on ne peut pas l'enlever
17:56et enquêter sur un syndicat
17:58qui est un organisme privé.
17:59Pour quelles raisons ?
18:01Quelle mainmise ?
18:02Quel droit de regard ?
18:03Nous aurions, nous, État,
18:05sur ce syndicat ?
18:07S'il commet des fautes,
18:08s'il y a des responsabilités,
18:09pourquoi pas ?
18:10Mais là, cela n'est pas le cas.
18:12C'est juste...
18:12Quand vous avez le mur des cons,
18:14Anthony Bem, par exemple,
18:15on se souvient du syndicat de l'administratur.
18:17Oui, je sais bien.
18:18Et dans ces cas-là,
18:19il y a eu de toutes les façons
18:21des enquêtes qui ont été faites en interne
18:23et des sanctions qui ont été prises
18:26à l'égard des responsables.
18:27Ce sont des sanctions disciplinaires
18:29en matière d'avancement,
18:31en matière de révocation.
18:33Dans le pire des cas,
18:34il faut savoir qu'un fonctionnaire
18:35qui est sclériste,
18:36c'est la révocation.
18:37C'est-à-dire que c'est l'équivalent
18:38d'un licenciement dans le privé.
18:40Simplement, il ne revient plus,
18:41il n'est plus payé,
18:42il perd son poste.
18:42Là, cela n'a pas été fait.
18:44C'est une absence d'avancement.
18:46Il n'avance plus dans son parcours professionnel,
18:48son salaire stagne,
18:49il ne va plus dans une autre juridiction,
18:52il reste à son poste
18:53et il est un peu placardisé.
18:54C'est ça ce qui se passe finalement.
18:56Et c'est exactement le cas
18:57pour tous les fonctionnaires.
18:59C'est ce qui se passe.
19:00Dans le pire des cas,
19:01un fonctionnaire qui commet une faute,
19:02soit il est déplacé ailleurs,
19:03soit il est suspendu
19:04et dans le pire du pire du pire,
19:06mais il faut vraiment
19:07que ce soit très grave,
19:07il est révoqué.
19:09Et les magistrats ne sont pas révoqués.
19:11Voilà.
19:12Bon.
19:12Un dernier mot,
19:13on arrive au terme de cette première partie,
19:15effectivement.
19:16Moi, je pense que les Français,
19:18vous avez raison, Anthony Bem,
19:19mais ont besoin aussi de transparence.
19:21On veut savoir
19:22qui, demain,
19:23sera à la barre pour juger.
19:25Oui, donc en fait,
19:26ce qu'on comprend,
19:27c'est qu'aujourd'hui,
19:28les juges ne rendent des comptes à personne.
19:30Et alors qu'aujourd'hui,
19:3165% des Français
19:32ont une défiance envers la justice,
19:34on a l'impression
19:34que rien n'est possible de faire.
19:36Alors, qu'on ne peut rien réformer,
19:37qu'on ne peut rien enquêter,
19:39rien demander.
19:41Voilà.
19:41Donc, ils ne rendent des comptes à personne.
19:42Et aujourd'hui,
19:43on se retrouve avec des magistrats
19:45qui font de la politique
19:47et du militantisme
19:49au nom, en fait,
19:50du fait qu'ils sont magistrats.
19:52Ils ne le font même pas
19:52à titre personnel.
19:53Et c'est ça, aujourd'hui,
19:54qui dérange beaucoup les Français,
19:55je pense, à mon avis.
19:56Allez, on arrive au terme
19:57de 100% politique.
19:58Et pourquoi ?
20:00Puisque dans un instant,
20:01Aurore Berger,
20:02ministre chargée de l'égalité
20:04entre les femmes et les hommes
20:05et de la lutte
20:06contre les discriminations,
20:08s'exprime.
20:09Si vous n'étiez pas à 20h
20:11dans l'heure des pros
20:11avec Elodie Huchard
20:13sur CNews,
20:14vous allez pouvoir revoir
20:16cette interview d'Aurore Berger.
20:18Donc, c'est à suivre
20:19tout de suite sur notre antenne.
20:20À très bientôt.
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