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  • il y a 5 heures
Bruno Bellone était samedi l'invité de « L'Équipe de Greg ». Troisième de la Coupe du monde 1986 avec les Bleus, grâce à un succès face à la Belgique (4-2 a.p.), l'ancien ailier gauche (34 sélections) est revenu sur ce match avant d'évoquer le parcours de l'équipe de France actuelle qui sera opposée ce soir à l'Angleterre (23 heures).

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Sport
Transcription
00:00Bruno Bellon qui nous fait l'amitié d'être avec nous ce soir dans l'équipe de Greg, c'est
00:03la surprise que je voulais vous faire.
00:05Bonsoir Bruno, on est très heureux de vous accueillir, comment allez-vous ?
00:09Bonsoir tout le monde, moi ça me fait plaisir d'être parmi vous parce que je vous regarde souvent.
00:17Et en fait ça me met des frissons de vous parler parce que moi je me suis éveillé au foot
00:20avec vous,
00:21comme Johan Rioux en plateau, Jérôme Alonzo était là, les autres sont trop jeunes,
00:24et je me souviens encore de mon papa dans le salon en 84 à genoux en train de hurler quand
00:28vous mettez votre piqué.
00:30Et puis évidemment vous avez disputé cette Coupe du Monde 86, le foot français vous doit beaucoup Bruno,
00:35et vous avez joué ce match pour la troisième place, vous allez être notre témoin privilégié,
00:40est-ce qu'on arrive à se remettre dedans tout simplement après une déception comme vous aviez vécu en 86
00:46contre les Allemands ?
00:48Oui, alors je vais vous expliquer tout simplement, c'est que moi j'ai fait la Coupe du Monde 82,
00:57et donc on a joué la troisième et quatrième place contre la Pologne.
01:02Voilà, et il faut savoir que nous on a, j'ai pas joué moi, j'ai pas joué un seul
01:07match,
01:08et c'était pour me remercier d'avoir été gentil et qu'on m'a fait jouer quoi.
01:15C'est vrai en plus, c'est la vérité.
01:17C'est incroyable.
01:18Parce qu'on s'appelait les coiffeurs à l'époque, je ne sais pas si vous avez entendu parler de
01:21ça.
01:22Si, si.
01:22Parce que comme on n'avait pas joué, ils nous ont remercié d'avoir été super cool pendant tout le
01:31tournoi,
01:32et donc on a joué la troisième et quatrième place contre les Polonais qui n'étaient pas une équipe facile,
01:37mais on a quand même fait un super match, on a perdu, mais on était heureux d'avoir joué quand
01:43même.
01:43Et après, en 86, c'est différent, en 86, on a perdu contre l'Allemagne,
01:52la plupart des joueurs voulaient partir parce qu'avec ce qui s'était passé avec Schumacher,
01:58on était un peu vraiment tous dégoûtés de la violence qu'il avait mis quand il est sorti sur Batistão.
02:06Tout le monde était traumatisé et personne ne voulait jouer à la troisième et quatrième place.
02:11Et j'ai dit, nous, comme on nous a appelés les coiffeurs, j'ai dit, nous, on veut jouer, on
02:16ne veut pas partir.
02:18Et on ne savait pas qu'on allait gagner le match quand même, parce qu'ils pensaient qu'on était
02:22quand même les remplaçants,
02:23mais on a quand même gagné contre la Belgique 3-3, je crois que c'est bien ça.
02:29Et on était heureux d'avoir la médaille de bronze quand même.
02:32Oui, mais je crois que vos souvenirs sont plus bons, parce que c'est 4-2 que vous battez la
02:36Belgique en 86 après l'élimination.
02:40C'est large, c'est large.
02:41Oui, c'est large.
02:42Après l'élimination contre la RFA, évidemment, et puis la troisième place, perdue en 82 contre la Pologne.
02:46Johan Rioux, je voulais se poser une question à Bruno Bellon, parce que Johan ne savait pas, il doit être
02:49content de pouvoir vous parler.
02:50Ah oui, surtout, vous avez été, vous savez, même longtemps, moi, messagerie de téléphone,
02:55ça a été Sacomano qui commentait votre but, le deuxième but en 84, évidemment, contre l'Espagne.
03:01Bruno, vous, tout simplement, par rapport à votre émotion, par rapport à cette équipe de France-là,
03:06est-ce que vous avez aimé cette équipe de France ?
03:08Est-ce qu'offensivement, les Olysees, les Dembélé, les Mbappé vous ont fait rêver ?
03:11C'est quoi votre bilan ?
03:14Ben, moi, je suis un peu comme tout le monde, j'aime le beau jeu, j'ai l'impression que
03:21chacun a voulu faire son match.
03:25Je n'ai pas trouvé que c'était collectif devant, et ils ont eu des moments où ça passait bien,
03:33où techniquement ça jouait bien, mais personnellement, je peux vous le jurer,
03:38j'en ai parlé avec ma compagne et mon fils, et j'étais sûr qu'ils allaient se faire éliminer,
03:45mais vraiment, parce que pour moi, ce n'était pas une équipe, c'était des joueurs individuels.
03:53Chacun essayait de faire son match, tout simplement.
03:58C'est ce que j'ai ressenti, attention.
04:00Oui, mais au contraire, c'est très bien, vous avez vécu ça.
04:03Un dernier mot concernant ce match pour la troisième place,
04:06est-ce que vous pensez que cette équipe-là, la dernière de Deschamps, vous êtes passé par là ?
04:10C'est ce que je disais à Jérôme Alonzo, qui vous salue également.
04:13Est-ce que Bruno, quand l'hymne va retentir, ils vont être à fond dans le match ce soir,
04:19parce qu'en face, les Anglais mettent la grosse équipe aussi ?
04:23Je pense que c'est bien, moi, je trouve, de jouer la troisième et quatrième place.
04:28C'est quand même troisième d'une Coupe du Monde, c'est fabuleux.
04:34De toute façon, ça restera à vie, on ne pourra jamais vous l'enlever.
04:37Et puis, c'est là ou jamais de montrer que, voilà, il y a eu un accident la fois d
04:45'avant,
04:46c'est de montrer que l'équipe de France méritait d'aller en finale.
04:50Voilà, tout simplement.
04:51Merci Bruno d'avoir été avec nous et d'avoir témoigné.
04:54Bonne soirée Bruno Bélan, merci d'avoir été avec nous.
04:56Merci.
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