- il y a 3 heures
Suivez la conférence de presse de Didier Deschamps et Ibrahima Konaté avant France - Angleterre
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00:00Quelques jours après la défaite contre l'Espagne, je voulais savoir si à froid, vous avez des explications sur le
00:06non-match qu'a fait l'équipe de France.
00:09Où se situent les regrets ? Est-ce que vous essayez de digérer ? Est-ce que c'est impossible
00:14de digérer ?
00:15Comment est l'état d'esprit dans le vestiaire, après ce qui est quand même un vrai coup dur de
00:20ne pas avoir réussi à inquiéter l'Espagne, ne serait-ce que quelques instants ? Merci.
00:24Non, c'est clair, c'est très difficile à digérer, c'est quelque chose qu'on y pense chaque jour
00:33depuis la 7 défaite.
00:37Maintenant, est-ce que j'ai des explications ? Oui et non, il faudrait plus rentrer dans des questions plus
00:42précises à propos de ça.
00:45La meilleure personne à qui il faut poser ces questions-là, c'est le coach, ce n'est pas moi,
00:49mais il y a du regret.
00:51Et c'est tellement dur pour avoir vécu deux Coupes du Monde, une défaite en finale, une en demi-finale.
00:57Celle-là, elle est moins difficile à avaler, c'est clair.
01:02Mais ça fait mal d'avoir pu rien faire face à cette équipe d'Espagne, surtout.
01:08Oui, bonjour, Ibrahima, Julien Frouman pour Radio France.
01:11Sur quoi on s'appuie justement pour trouver la motivation pour un match de la 3e place ici à Miami,
01:17ce qui n'était clairement pas l'objectif des Bleus ? Merci beaucoup.
01:21Déjà, c'est clair que ce n'était pas notre objectif.
01:24Et comment on se motive, comment on s'appuie, je pense qu'on a un devoir en tant que Français,
01:29en tant que joueur de l'équipe de France.
01:31Il y a énormément de joueurs qui auraient aimé être là, jouer ce match-là.
01:37Après, je ne vous dis pas que c'est facile, c'est clair que c'est dur.
01:40J'ai lu dans la presse que Tourelle, il avait dit que personne ne veut jouer ce match-là.
01:45Bien sûr que personne ne veut jouer dans le sens où, par rapport à nos attentes et nos exigences,
01:50c'est une finale qu'on aurait voulu jouer.
01:52Mais ne pas vouloir le jouer, pas dans le sens où on représente la France.
01:57C'est le rêve d'énormément de personnes, juste de porter ce maillot, de chanter la Marseillaise.
02:02Donc non, on a un devoir et on va le respecter jusqu'au bout.
02:06Jusqu'au bout maintenant, c'est de savoir ça va être quoi l'équipe.
02:11Parce que si on part dans l'état d'esprit de oui, c'est quelque chose, c'est un devoir,
02:16c'est quelque chose qu'on doit absolument jouer,
02:18on va jouer avec la meilleure équipe comme on l'a fait depuis le début de la compétition.
02:22Et si c'est différent, voilà quoi.
02:27Bonjour Ibrahima, Hugo Delon, journal d'équipe.
02:30L'un des ressorts peut-être de motivation, ça peut être qu'il a n'en mappé,
02:34il a marqué 20 buts en Coupe du Monde.
02:35Il est en quête de record, comme tu le sais tout le temps,
02:38notamment celui de meilleur buteur de la compétition.
02:40Est-ce que ça peut être un ressort ?
02:41Et comment tu l'as perçu sur les derniers jours ?
02:43Lui, il avait fait, comme tout le monde d'ailleurs, de la Coupe du Monde,
02:45son objectif prioritaire, notamment dans le cadre du ballon d'or.
02:47Comment tu l'as perçu sur les deux, trois derniers jours ?
02:49Merci Ibrahima.
02:51Non, c'est clair que pour Kylian, ce serait quelque chose de bien,
02:56à titre individuel pour lui, qu'il soit meilleur buteur dans cette compétition
03:02ou même de l'histoire de la Coupe du Monde, je serais le plus heureux pour lui.
03:06Mais Kylian le connaissant en étant avec le quotidien,
03:09il aurait préféré mettre zéro but et gagner la compétition.
03:12Donc, même si vous lui aurez posé la question, il aurait dit oui.
03:18Ça va me faire plaisir d'avoir un trophée individuel,
03:21mais la priorité pour lui serait de gagner cette compétition.
03:27de la Coupe du Monde, c'est quoi ?
03:39C'est quoi ?
03:41C'est quoi ?
03:42C'est quoi ?
03:50C'est quoi ?
03:53C'est quoi ?
03:54Je vais jouer en Espagne, c'est l'équipe qui nous a battus.
03:57Donc, si l'Espagne gagne, on va dire qu'on a été battus par les vainqueurs de cette compétition.
04:04Mais après, pour l'Argentine, certes, on a toujours une petite d'un contre
04:10par rapport à ce qui s'est passé en 2022.
04:12Mais après, en Argentine, j'ai Macalister,
04:15qui est l'un de mes amis les plus proches dans le monde du football.
04:19Donc, si lui, il approche, je serais heureux pour lui aussi.
04:23Mais je n'ai pas de préférence à titre individuel.
04:29Bonsoir, David Rodriguez, English.
04:32All right, so, if you were able to, if you would be able to eliminate one single aspect
04:38of the BAR system, what would you choose and why ?
04:53For this World Cup or in general ?
04:57I think, no, to be fair, it's very hard to talk about the VR because the thing is,
05:06sometimes this can help you and sometimes this doesn't help you.
05:10For example, if I take the last game, we had a situation where Jamal scored the score
05:18and it will be 3-0 and if the VR was not there, 3-0 against Payne, of course, we
05:26still lost,
05:26but it's worse than 2-0, you know what I mean ?
05:30Then sometimes the VR help you, sometimes it doesn't help, then now we just need to take it
05:36because when it's in your advantage, you're just happy and when it's the opposite, for sure, you're sad, but yeah,
05:43just take it.
05:44And it's the same for everyone, you know ?
05:48Bonjour, Iberia, Baptiste Desprez, Le Figaro.
05:51Les Bleus restent sur trois défaites contre l'Espagne.
05:53Pourquoi, tout simplement, cette sélection est plus forte ?
05:55Et est-ce qu'ils sont entrés dans votre tête ?
06:03Je dois réfléchir à répondre à cette question, je sais qu'on a le temps.
06:07Non, déjà, trois défaites de suite, c'est clair, ça fait mal et c'est quelque chose qu'on n
06:12'accepte pas en tant que compétiteur.
06:15Maintenant, la première défaite, c'était à l'Euro 2021, l'Euro 2021.
06:222021, excusez-moi, ouf, je suis long, ouais, à l'Euro en demi-finale, ouais, je sais.
06:29Je pense que cette défaite, l'Espagne était quand même au-dessus de nous,
06:35mais il y avait quelque chose à faire sur ce match-là, je pense.
06:38Ligue des Nations, pour revenir sur ce match-là, il faut prendre tout le contexte.
06:44Je pense qu'on est une équipe avec de nouveaux joueurs, très peu d'automatismes,
06:51et cette équipe d'Espagne à l'Aïc des Nations, je pense, elle était meilleure que l'équipe face à
06:57laquelle on a joué il y a quelques jours.
06:59Je m'exprime parce que l'Aminiamal, il était à 100%.
07:03Nico William était à 100%.
07:05Là, sur le match, quand on a joué contre l'Espagne, certes, il était très fort, on ne va pas
07:10le nier,
07:11mais ce n'était pas un Aminiamal à 100%.
07:13Encore hier, j'ai vu, ils ne s'étaient pas entraînés.
07:17Ils ont fait en sorte qu'ils reviennent petit à petit dans la compétition pour être en forme sur cette
07:21fin.
07:22Donc, le match de Ligue des Nations, c'était très compliqué.
07:27Mais je pense que si on marquait le premier ou le deuxième but,
07:30parce que j'ai dans mes souvenirs qu'on avait de grosses occasions,
07:33c'est un match différent, mais cette équipe d'Espagne était meilleure.
07:36Maintenant, le dernier match, ils étaient meilleurs que nous.
07:39La raison, il faut demander au coach, c'est la meilleure personne.
07:43Non, on était un petit peu en retard sur énormément de choses.
07:46Maintenant, après, en tant que personne qui a été remplaçante,
07:50c'est plus facile à dire qu'à faire.
07:53Je pense qu'il y avait énormément de petits points qui ont fait en sorte qu'ils étaient meilleurs que
07:59nous.
08:00Maintenant, on doit apprendre de cette défaite.
08:02On doit comprendre vraiment pourquoi ça ne l'a pas fait, parce qu'on était plein de confiance.
08:08On avait énormément de motivation et on pensait que ça allait le faire.
08:13Maintenant, ça ne l'a pas fait.
08:14On est tombé sur une équipe d'Espagne qui était meilleure.
08:16Et est-ce qu'ils sont rentrés dans notre tête ?
08:18Non, pas du tout.
08:19Ils ne sont pas rentrés dans notre tête, parce que, comme je l'avais dit dans la conférence de presse
08:22auparavant,
08:24on fait abstraction de tout ce qui se dit et tout.
08:27Après, il n'y a qu'un joueur qui a parlé, en vrai.
08:30Il n'y en a pas beaucoup, il n'y a qu'un joueur.
08:32Et je pense que c'est quelque chose qui l'alimente, c'est quelque chose qui lui permet de performer.
08:38Dans les grands matchs, il est souvent au rendez-vous.
08:40Donc, ça lui a réussi cette fois-ci.
08:45Mais ce n'est pas la fin de notre carrière.
08:46Et on va être amené à les rencontrer.
08:49On verra ce moment-là.
08:51Merci.
08:52Bonjour, Yves Rémin.
08:52Jean-François Pérez, au JDD.
08:54Je reste un peu sur l'Espagne.
08:55Avant le match, on avait beaucoup parlé de la mentalité.
08:58Tu nous avais parlé des méchants.
08:59On était des méchants.
09:00Ça avait fait Flores à l'époque.
09:01Tout le monde avait repris ça.
09:02On ne l'a pas forcément vu sur le terrain.
09:04Alors, peut-être que c'est une impression trompeuse.
09:06Mais nous, des tribunes, on ne l'a pas vraiment vu lors de cette demi-finale.
09:09Le lendemain, on a vu l'Argentine.
09:10Et là, on a vraiment eu l'impression de voir des méchants.
09:12Est-ce que tu es d'accord avec ce constat ?
09:14Je suis totalement d'accord.
09:15Est-ce qu'il a manqué cette dimension de niaque à l'équipe de France ?
09:18Merci.
09:19Oui, bien sûr qu'il a manqué.
09:22Je ne peux rien ajouter de plus.
09:24Je suis totalement d'accord.
09:25Après, Serge, j'ai utilisé ce mot-là.
09:28Parce que c'est quelque chose que je pense et que je pense toujours bien évidemment.
09:33Mais après, tout le monde nous a vus méchants.
09:36Même vous, les journalistes en France.
09:38On voit un peu tout ce qu'ils se disaient.
09:39Et avant même que le match commence, on nous voyait déjà champion du monde depuis un bon petit moment.
09:48Maintenant, c'est un coup de massue qu'on a reçu derrière la tête.
09:53Parce qu'on ne comptait pas et on ne souhaitait pas sortir à ce moment-là de la compétition.
09:58Mais ça fait partie du football.
10:00C'est dur à encaisser.
10:01Et on n'avait pas l'attitude.
10:06Bonjour.
10:11Sophia Hernandez, MBC6.
10:13How do you feel ahead of this weekend's or tomorrow's game against England?
10:17I'm over here.
10:18Sorry, can you repeat the question?
10:19Sorry, sorry.
10:20Yeah, you're fine.
10:21How do you feel going into tomorrow's game against England?
10:24And how do you feel about the team's overall run this World Cup?
10:28How I feel, I think England is a very good team.
10:33To be fair, they had a very good game as well against Argentina.
10:39And, yeah, no one of us wanted to play this game for this third place.
10:46But we don't have the choice to play, you know.
10:49And I think the France and England have a big story together.
10:54And, yeah, we are looking forward for the game tomorrow.
10:57And let's see what will happen.
10:59But, yeah, we will do everything to win this game as well.
11:06Bonjour Ibrahima, just devant toi, ici.
11:09Voilà, on est content de te voir, mais tu étais déjà en conf de presse il n'y a pas
11:12longtemps.
11:13Est-ce que c'est toi qui as choisi de revenir ou est-ce que ça a bousculé peut-être
11:15pas au portillon aujourd'hui?
11:17Et deuxième petite question, tu le disais, vous voyez beau, peut-être trop beau aussi.
11:22Est-ce qu'on n'a pas trop entendu les cadres depuis la défaite face à l'Espagne.
11:26Est-ce que c'est difficile à assumer cet échec?
11:30Déjà non, c'est pas du tout moi qui ai choisi.
11:33Je pense que si j'avais le choix, je ne serais pas venu.
11:38Mais bon, c'est un devoir.
11:44Je pense que le coach, il sait que c'est un moment difficile pour tout le monde.
11:50Il a pris peut-être l'une des meilleures personnes pour pouvoir faire face à ce genre de questions,
11:54à ce genre d'intervention que vous pouvez avoir.
11:57et franchement, zéro pression et tranquille, on accepte, on vient, on parle et on fait ça pour l'équipe dans
12:05tous les cas.
12:05Donc, il n'y a pas de problème face à ça.
12:07Et la deuxième question, c'était...
12:09Est-ce que c'est difficile d'assumer cet échec?
12:11Oui, non, après, pour les cadres, oui, non, c'est clair que c'est difficile.
12:15Non, pas difficile d'assumer parce que dans tous les cas, c'est passé et on ne pourra rien changer.
12:21Maintenant, est-ce que c'est difficile de venir parler en conférence de presse ou quoi que ce soit?
12:27Franchement, c'est un exercice qui est compliqué, qui n'est pas facile pour tout le monde.
12:30Même pour moi, ce n'est pas quelque chose de facile, même si on peut dire que je m'en
12:33sors assez bien, assez souvent.
12:37Mais c'est quelque chose qui est...
12:40C'est quelque chose qui n'est pas facile, surtout après une défaite face à l'Espagne en demi-finale.
12:46On peut dire des choses qu'on ne pense pas ou on peut être dans l'émotion.
12:50Il peut y avoir plein de choses qui peuvent être compliquées et qui peuvent se retourner contre soi.
12:55Donc, c'est peut-être l'une des raisons, mais non, après, tout le monde assume cette responsabilité.
13:01Tout le monde assume peut-être les choses qui ont manqué et on va tous rentrer en France la tête
13:10haute, tout simplement.
13:13Merci. Voy a preguntar en espagnol.
13:19Javier Rodriguez, Fanetwork TV.
13:21Quisiera preguntarle, por favor,
13:26Francia fue el favorito de prácticamente todo el mundo para ser el campeón de esta Copa del Mundo.
13:32¿Cómo se le explica a los aficionados del mundo entero
13:37que Francia se haya quedado en la semifinal, dejando la imagen que dejó?
13:43Ça marche pas.
13:44Ça marche pas.
13:44Ça ne marche.
13:44Ça ne marche pas.
13:54Do you want me to repeat the question again?
13:56OK.
14:00Francia fue el equipo favorito del mundo entero para ser el campeón de esta Copa del Mundo.
14:06Comment vous expliqueriez-vous de manière personale à les aficionados du monde
14:10pourquoi la France n'est pas le champion du monde,
14:12pourquoi ils se sont en la semi-finale,
14:14dejant la image que j'ai eu ?
14:37Il y a des joueurs qui n'ont pas été dans cette équipe de France
14:45qui auraient pu l'être et qui sont de très grands joueurs.
14:49Je pense qu'il y a cette perception des fans à travers le monde entier
14:53de se dire que cette équipe de France peut faire deux ou trois équipes
14:57qui peuvent venir en Coupe du Monde et limite faire quelque chose.
15:01Je pense qu'il y avait cette confiance en nous qui était très grande.
15:05Maintenant, une compétition, ça se joue en équipe
15:08et pas forcément que sur les individualités.
15:13On a perdu face à l'Espagne, l'Espagne qui est championne d'Europe,
15:17l'Espagne qui a de très grands joueurs et qui est aussi forte que nous,
15:22tant dans l'individualité et tant dans le collectif.
15:26Certes, c'est une déception, mais avoir perdu contre l'Espagne,
15:29c'est pas avoir perdu contre n'importe qui, donc il faut respecter ça.
15:34Et on a fait face à une meilleure équipe que nous
15:36et il se peut que cette équipe soit championne du monde.
15:40Et si elle est championne, qu'est-ce qu'on dira ?
15:43On a perdu face aux meilleurs et c'est tout.
15:45Donc, je ne sais pas pourquoi les gens se sont mis en tête
15:49qu'on allait gagner absolument le Mondial.
15:53Non, il y a beaucoup d'étapes avant d'arriver déjà à une finale
15:55et en tant que footballeur et en ayant cette expérience-là,
16:00je savais que ça n'allait pas être si facile,
16:02même si les gens le pensent autour, mais ça, c'est les personnes
16:05qui ne sont pas sur le terrain.
16:12On va prendre une dernière question.
16:15Bonjour Ibrahima, Jocelyn Debroux, France Télévisions.
16:18On comprend que ce match pour la troisième place,
16:20il n'y a pas forcément une motivation extrême pour le jouer.
16:23Est-ce que le fait que ce soit la dernière de Didier Deschamps,
16:26ça donne quand même l'envie de gagner pour lui ?
16:30Merci.
16:33Déjà, en tant que footballeur, ça donne envie de gagner pour soi-même,
16:36avant toute chose, avant de vouloir gagner pour qui que ce soit.
16:39Ensuite, bien sûr, on a envie que le coach,
16:42par rapport à tout ce qu'il a fait pour l'équipe de France
16:47et tout ce qu'il a fait pour chaque joueur d'entre nous,
16:49parce que sur tous les joueurs qui sont ici,
16:52c'est lui qui les a choisis et personne d'autre.
16:53Donc on doit être un minimum reconnaissant envers lui.
16:58Et oui, essayer de tout faire pour gagner le match.
17:01Maintenant, comme je l'ai dit auparavant,
17:05gagner le match, il faut tout faire,
17:06mais qu'est-ce qui va être aligné sur le terrain ?
17:10Et c'est ma question, parce que c'est la vérité.
17:13On peut dire ce qu'on veut, tout le monde peut dire ce qu'il veut,
17:16mais si demain on part dans un truc où on va faire tourner,
17:20on va faire plaisir, alors que ça n'a pas forcément été le cas
17:23sur le début de la compétition,
17:25et qu'il y a une défaite ou que ça ne se passe pas comme prévu,
17:28où on veut de la fraîcheur et on peut sortir tout ce qu'on veut,
17:32ça peut être différent.
17:33Donc oui, bien sûr que les joueurs qui vont être sur le terrain,
17:35chacun a cette volonté, cette arme de vouloir gagner
17:38ou de vouloir s'entraîner depuis qu'on est là,
17:39depuis le début de la compétition.
17:42Et pour tout le monde, oui, on est certes déçus,
17:44c'est certes un match qu'on n'aurait pas voulu jouer,
17:48mais c'est en France-Angleterre.
17:50Il y a une histoire entre ces deux nations,
17:54et on doit respecter cette équisition et cette équipe de France
17:57et tous les Français qui vont être là aussi sur ce dernier match-là,
18:01et tout donner et être à 100% pour pouvoir repartir avec une médaille,
18:05même si elle est en chocolat.
18:10Merci Ibrahima, on va poursuivre avec Didier Deschamps dans quelques instants.
18:14Merci beaucoup.
18:34Bonjour Didier, baptisé Prélève Figaro.
18:37Comment tu te sens avant ton dernier match en équipe de France,
18:40après 14 ans, et est-ce que le match de mardi a entêté nuit jusqu'à maintenant ?
18:48Je me sens dans ma responsabilité par rapport au match qu'on a,
18:54ce n'est pas un match amical, ce n'est pas celui qu'on aurait préféré,
18:58mais il est là, il y a une troisième place.
19:01J'ai le devoir avec mon staff, et les joueurs l'ont aussi,
19:05de tout faire pour atteindre ce dernier objectif,
19:09qui est peut-être certainement moins important,
19:12mais je le répète, on est là.
19:14Les Anglais n'ont pas envie de le jouer,
19:16et que nous, pas plus, mais il est là, il est prévu, il y a un objectif.
19:23Voilà, c'est ce qui occupe mon esprit.
19:26Après, mes nuits, évidemment, quand il y a victoire, et des sourires, et de la joie,
19:37c'est des moments merveilleux, quand ce n'est pas le cas, c'est moins agréable,
19:43mais il faut l'accepter, et je ne sais pas, au cas où, je préfère vous le redire,
19:49après, peut-être que j'aurais des questions sur le match, le dernier match,
19:54l'équipe d'Espagne a été meilleure que nous,
19:59voilà, avec paradoxalement des datas sur le pan athlétique,
20:05de notre côté, en termes de distance et d'intensité de course,
20:09qui sont bonnes, donc c'est un autre domaine,
20:13c'est certainement une partie de notre faute,
20:16c'est-à-dire le domaine technique,
20:18et c'est sans doute aussi la faute, pas la faute,
20:22mais dû à la qualité de cette équipe espagnole
20:26qui a hissé le curseur,
20:28et l'un dans l'autre a fait que, voilà,
20:32l'Espagne s'est qualifiée, et pas nous,
20:35et la déception, elle est à la hauteur des ambitions
20:38qu'on pouvait, qu'on avait légitimement,
20:43voilà, mais, voilà,
20:45il faut l'accepter,
20:47il y a ce match-là qui nous attend,
20:51et puis après, vacances,
20:53ils en ont besoin.
20:55Moi aussi.
20:56Bonjour Didier, Jean-Louis Tour, RMC Sport,
20:58est-ce que sur ce match de l'Espagne,
21:00vous avez des regrets,
21:01des choses qui auraient pu être faites différemment ?
21:05Regrets, c'est-à-dire, sur les choix,
21:06j'ai des décisions à prendre,
21:08j'en ai prises,
21:10notamment, je peux peut-être y revenir,
21:12parce que derrière cette question,
21:13je vous connais,
21:14donc je sais qu'il y a d'autres questions,
21:18Adrien Rabiot,
21:20déjà un, la blessure de William Saliba,
21:22évidemment,
21:24elle est problématique,
21:27déjà là aussi,
21:28il y a des examens qui ont été faits,
21:31sa blessure ne s'est pas aggravée,
21:34il a ça depuis,
21:36malheureusement pour lui,
21:37le mois de mars,
21:39donc il a géré,
21:40il a serré les dents,
21:41et à un moment,
21:42c'est la capacité à supporter la douleur,
21:44et là, la douleur,
21:46malheureusement,
21:47pour lui et pour nous,
21:48elle était un degré qui n'était pas supportable.
21:52Puis vient Adrien,
21:55alors je vais faire peut-être un peu long,
21:57j'aime bien faire long,
22:01déjà la relation que j'ai avec les joueurs Adrien et les autres,
22:07à la première pause fraîcheur,
22:10il vient me voir,
22:11il me dit,
22:12coach,
22:13je ne peux plus jouer normalement,
22:16je ne peux plus faire mon jeu,
22:19excusez-moi de pouvoir comprendre,
22:23parce que j'étais joueur,
22:24et je me suis retrouvé dans deux situations,
22:27deux demi-finales avec un carton jaune sur la tête.
22:31Aujourd'hui,
22:31ce n'est pas le cas,
22:32parce que c'est nettoyé,
22:35et je m'en rappelle,
22:36même si ça date,
22:38de par mon poste,
22:39quand vous êtes milieu de terrain,
22:42le jeu,
22:42il est à 360 degrés,
22:44ça peut venir de partout,
22:46attaque, défense,
22:48Adrien a eu,
22:50je lui ai dit,
22:51gère,
22:52évite de laisser traîner le pied,
22:54parce que ça peut amener,
22:56il y a eu une action,
22:57où ce n'est pas passé loin,
23:00et pour revenir à ce que je venais de vous dire,
23:03je les ai faits,
23:04mais j'étais l'ombre de moi-même,
23:08parce que tout le temps avec le frein en main,
23:10l'épée de Damoclès sur la tête,
23:13je vais me priver d'un des joueurs,
23:16qui étaient le plus en forme sur ce match-là,
23:19après il y a l'évaluation des risques qu'il y a aussi,
23:22les fenêtres de changement,
23:24à la mi-temps ça ne compte pas,
23:26être à 10,
23:28voilà,
23:28j'aurais pu faire les choses différemment,
23:30oui,
23:30je ne sais pas comment ça se serait passé,
23:31mais il y a bien longtemps,
23:32que je ne me pose pas la question,
23:34de savoir si,
23:35ah si j'avais,
23:36j'ai fait,
23:37j'ai choisi avec ce que je pensais sur le moment,
23:40avec les éléments,
23:41mon vécu aussi,
23:43en tenant compte de tout ce que j'ai,
23:46que vous ne pouvez pas tout avoir non plus,
23:50après ça laisse de la place à de l'interprétation,
23:53voilà,
23:53c'est comme quand j'ai posé la question,
23:55je vais sortir,
23:56je parle beaucoup,
23:58sur l'arbitrage,
23:59mais pas encore,
24:00je dis juste,
24:01je pose une question,
24:02mais ce n'est pas l'arbitre qui nous a fait perdre,
24:04après qu'il y ait des décisions,
24:06chacun aura sa propre analyse,
24:08interprétation,
24:09je ne vais pas dire,
24:10c'est l'arbitre qui nous a éliminés contre l'Espagne,
24:13je n'ai jamais ça en tête,
24:14mais il y a des décisions qui auraient pu être différentes,
24:17et en étant joueur,
24:18et je l'ai été,
24:19je sais très bien les conséquences que ça peut avoir,
24:22c'est tout,
24:23mais la première analyse,
24:25c'est,
24:25ils ont été meilleurs,
24:26ils méritent,
24:27l'Argentine,
24:27oui,
24:28les deux équipes,
24:29les deux équipes méritent,
24:30d'être en finale,
24:31pourquoi ?
24:32Parce qu'ils ont battu tous leurs adversaires,
24:34comme nous,
24:36pour en arriver là,
24:37on mérite,
24:38on mérite,
24:39parce qu'on a battu ce qui était à la face de nous,
24:42et là,
24:43on a un dernier rêve d'Arsère,
24:45l'Angleterre,
24:46demain.
24:48J'ai fait long,
24:49pardon.
24:50Bonjour Didier,
24:51Bonjour De Gord,
24:52l'équipe.
24:53Tu dis que demain,
24:54c'est donc le dernier objectif à atteindre,
24:56Ibrahima Konaté,
24:57juste avant toi,
24:58semblait s'inquiéter un petit peu de la composition d'équipe,
25:00est-ce que tu vas faire tourner ?
25:01S'inquiéter ?
25:01Non,
25:02il ne s'inquiète pas,
25:02il ne s'inquiète pas,
25:02il ne s'inquiète pas.
25:03Est-ce que tu vas faire tourner massivement,
25:05ou est-ce que tu vas laisser des titulaires ?
25:08Écoutez,
25:08je ne vais pas rentrer dans le détail,
25:10je sais que c'est toujours ce que vous intéresse à la veille du match,
25:13de toute façon,
25:15au bout de 17 minutes d'entraînement,
25:18vous saurez qui commencera ou pas,
25:21de l'entraînement de cet après-midi.
25:25J'ai des discussions avec tous les joueurs,
25:28entre ceux,
25:29voilà,
25:29ils n'ont jamais,
25:30la seule chose qui est importante pour moi,
25:34c'est qu'il n'y a personne qui va jouer par défaut.
25:37Ces 26 joueurs-là,
25:38je les ai choisis,
25:40et j'aurais pu en choisir d'autres.
25:42Alors,
25:42s'ils ont peu joué ou pas joué,
25:45moi,
25:46je me mets ce devoir-là,
25:47en tant que sélectionneur,
25:48et avec mon staff,
25:49de tout faire pour atteindre l'objectif,
25:52j'espère qu'on y arrivera,
25:54mais l'important,
25:54c'est de tout faire.
25:55Et les joueurs,
25:56c'est pareil.
25:57Alors,
25:57après,
25:58je sais,
25:58il y a le mot qui date depuis des,
26:00je ne sais pas quand,
26:01il a été créé,
26:02là,
26:02les fameux coiffeurs,
26:04il n'y a pas de coiffeurs,
26:04c'est un match,
26:05voilà.
26:06Et donc,
26:06avec les éléments que j'ai,
26:08il y a certains qui ne peuvent pas,
26:09il y en a d'autres,
26:10de par leur citation particulière aussi,
26:14mais je ne veux pas rentrer là-dedans,
26:15parce que je ne veux pas trahir
26:17les discussions que je veux avoir
26:18avec les joueurs.
26:20Donc,
26:20je vais faire tourner massivement,
26:22c'est à partir de combien,
26:23je n'ai pas encore tous les éléments,
26:25mais oui,
26:25je serai amené,
26:27déjà,
26:28parce que
26:29il y en a qui ne peuvent pas,
26:32et après,
26:32pour d'autres raisons que je comprends aussi,
26:36et qui m'amèneront à faire des choix de départ.
26:42Bonjour Didier,
26:43Philippe Sanfranche pour Arcel.
26:45Je vais revenir sur le match de l'Espagne.
26:49Avec le recul,
26:51la réflexion,
26:52est-ce que c'est la théorie du jour 100
26:55qui prédomine,
26:57ou est-ce que
27:00nous tous,
27:01beaucoup de gens,
27:01depuis des semaines,
27:03des mois,
27:03se disaient,
27:03cette équipe
27:05est très emballante
27:06avec ses quatre offensifs,
27:08elle peut battre la terre entière,
27:09mais peut-être pas l'Espagne.
27:10Est-ce qu'avec le recul,
27:11on se dit que
27:13ce match devait être joué
27:14contre l'Espagne,
27:14est-ce que ce serait toujours
27:15avec quatre offensifs ?
27:18Vous avez le droit
27:19de vous poser toutes les questions,
27:21d'avoir des théories
27:23que je respecte.
27:24C'est important de respecter.
27:26Après,
27:27le problème
27:29n'est pas là,
27:30puisque les Espagnols,
27:31ils ont bien joué
27:32avec quatre offensifs aussi,
27:33les Argentins,
27:34ils jouent.
27:35Après,
27:35c'est une question
27:37d'équilibre.
27:39Est-ce qu'on a mal défendu ?
27:40On aurait pu mieux défendre,
27:42mais est-ce qu'on a bien attaqué ?
27:44Non,
27:44on n'a pas pu,
27:46parce qu'on a eu du déchet
27:47et parce que l'adversaire
27:48a fait en sorte
27:49qu'on ait plus de déchets.
27:52Donc là-dessus,
27:53pour moi,
27:53il n'y a pas de...
27:55Mais libre à tout à chacun
27:56de pouvoir avoir une analyse
28:00qui est différente.
28:03Parce que je le répète encore,
28:04mais des fois,
28:05on a du mal peut-être
28:06à m'entendre.
28:08À Doha,
28:09on fait la finale,
28:09on avait quatre joueurs offensifs.
28:12Voilà.
28:12Est-ce que ça nous a empêchés
28:14d'aller en finale ?
28:15Non.
28:15Est-ce qu'on l'a gagné ?
28:17Non.
28:18Voilà.
28:19C'est un choix que je fais.
28:21J'ai choisi aussi
28:23par rapport
28:25à ce choix initial,
28:27même s'il peut avoir
28:29en cours de match
28:32des options.
28:33Je ne le fais pas
28:34par rapport à moi
28:35de dire,
28:36oui,
28:36maintenant,
28:37d'un seul coup,
28:38je vais être un entraîneur
28:40offensif.
28:40Non,
28:40parce que je pense
28:41que c'était
28:44le bon choix
28:45qu'on n'y soit pas arrivé,
28:46certes,
28:47mais ça ne remet pas en cause
28:48tout ce qui a été
28:50fait avant.
28:51Mais là,
28:52ce n'est pas passé.
28:53Alors,
28:53jour sans,
28:54peut-être,
28:55parce qu'aussi,
28:55il y a un adversaire
28:56qui a été
28:57à un niveau
28:59largement supérieur
28:59de ce qu'il avait fait
29:00avant.
29:01et les deux
29:03amènent
29:05malheureusement
29:05à une défaite
29:06pour nous.
29:11Bonjour Didier,
29:12Martin Moussnier,
29:12Eurosport.
29:13Les critiques
29:13ont été parfois
29:14très dures
29:15à votre égard
29:15depuis la défaite
29:16face à l'Espagne.
29:17Je ne les écoute pas
29:18et je ne les lis pas.
29:20Merci de me le dire
29:21quand même.
29:21J'imagine bien.
29:23Il y a Christophe Dugueri
29:25notamment.
29:25Alors,
29:26la zapper tout de suite,
29:27c'est plus simple.
29:27Non,
29:28mais il n'y a pas
29:29de non mais.
29:30Next.
29:31Ceux qui vous disent
29:32que vous avez gagné
29:32une compétition sur six,
29:34qu'est-ce que vous avez
29:34à leur répondre aujourd'hui
29:35au moment où justement
29:36votre mandat se termine ?
29:37Je ne vais pas répondre.
29:38Qu'est-ce que vous voulez
29:39que je réponde ?
29:40Sincèrement,
29:41sans me prendre pour un autre,
29:43si vous allez chercher.
29:45Je suis désolé,
29:46je n'ai pas forcément
29:46les mêmes références
29:47que vous-même
29:48si,
29:49comme je le dis,
29:49tout à chacun,
29:50que ce soit un journaliste,
29:52un ancien joueur,
29:53ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
29:55Ça ne me pose pas de problème.
29:56Mais ne faites pas
29:57le service à la pérante.
29:58Je ne suis pas là pour ça.
30:00C'est tout.
30:03Aujourd'hui,
30:04Dominique Sinclair,
30:05le parisien,
30:05parmi les joueurs disponibles ou pas,
30:07est-ce qu'il en est Mbappé ?
30:08Demain, il sera titulaire.
30:09Il est disponible.
30:13C'est plus court.
30:18Pourquoi vous n'allez pas chercher
30:20des personnes
30:20qui disent des choses bien ?
30:22Vous prenez toujours
30:22la personne qui dit
30:23des choses mal.
30:25Ah, ma réaction.
30:26Oh, magnifique.
30:27Ça va intéresser beaucoup de monde
30:31de savoir
30:32que la relation est parfaite.
30:38de la cadena COPE
30:40pour l'Espagne.
30:40Je voudrais faire
30:41deux questions.
30:42Est-ce qu'on a parlé
30:43ces jours,
30:43surtout dans les meilleurs
30:44franceses,
30:45sur un presunto problème
30:46avec Ousmane Dembélé
30:47en le descans du partage
30:49contre l'Espagne,
30:49qui a semblant
30:50avait questioné
30:51tácticamente
30:51ses plans.
30:52pour savoir
30:54si il y a witches
30:54est un jeu
30:55non ?
30:56Est-ce que c'est quelque chose
30:57qui est de fait ?
30:57Non, non.
30:58Il a parlé
31:01depuis le premier temps
31:03sur le fait
31:05de faire
31:07le pressing,
31:08que non
31:09avons fait
31:10bien
31:11rien
31:12de
31:12tactique
31:13ou autre chose.
31:16Il est normal
31:17que les joueurs
31:18puissent
31:19avouer
31:20Ensuite, le premier temps, quand il y a la pause de l'hydratation...
31:29Et je voudrais aussi dire que le troisième et quarto poste est un problème,
31:34que personne ne veut jouer ce match.
31:36Comment vous enfoquez-vous ?
31:38Nous devons jouer et respecter le jeu.
31:44Si il n'y a pas de partil à jouer, ça va bien pour l'Ingleterra et pour nous.
31:50Mais c'est la Copa du Monde.
31:53Il y a comme objectif le troisième poste.
31:58Et nous allons faire tout pour arriver à ce dernier objectif.
32:06Bonjour Didier, Jean-François Péras et JDD.
32:08Évidemment, vous êtes dedans, nous on est dehors.
32:10Vous avez peut-être des choses à nous dire sur le mondial de Michael Olysee.
32:14Nous, on a vu un joueur qui était extraordinaire lors des premières rencontres
32:17et qui a eu tendance à baisser de niveau.
32:20Je ne sais pas si c'était l'adversité ou pas, vous allez peut-être nous le dire.
32:22Mais pourquoi Michael Olysee a débuté aussi bien en enchantant le monde entier du football
32:26et puis a terminé la Coupe du Monde de façon beaucoup plus difficile ? Merci.
32:31Alors, Michael, je vous trouve un peu sévère.
32:36Après, sur le match contre l'Espagne, qu'il n'ait pas été à son meilleur niveau,
32:41oui, comme d'autres joueurs.
32:43Les trois matchs avant, il peut toujours faire des choses moins bien.
32:48mais vous imaginez aussi...
32:51Là, aujourd'hui, tout le monde le connaît.
32:53Il y en a beaucoup qui le connaissaient.
32:54Déjà, il y avait la saison qu'il a faite avec le Bayern de Munich.
33:01J'en ai parlé longuement avec lui sans rentrer dans les secrets.
33:04Il a fait des très bons Jeux olympiques.
33:09Les cinq, six premiers matchs avec nous, vous n'avez pas été tendre avec lui.
33:13Et ça met du temps, des fois.
33:15Et il est encore, malgré tout, dans une marge de progression.
33:18Ce qu'il est capable de faire aujourd'hui par rapport à ce qu'il faisait,
33:21est-ce qu'il sera meilleur ?
33:22Bien sûr qu'il sera encore meilleur.
33:23Est-ce que Désiré Doué, qui est un formidable joueur,
33:26qui a 21 ans, qui fait sa première Coupe du Monde, ça va lui servir ?
33:30Bien sûr.
33:31Bien sûr.
33:32Parce que bon, après, vous vous foutez de moi.
33:34Enfin, non.
33:34Personne ne se fout de moi.
33:35Mais le fait de dire, oh, il y a l'événement, le côté émotionnel aussi,
33:41qui a son impact.
33:42Tout dépend des caractères et des personnalités aussi.
33:49Mais s'il y a bien un joueur, parce que les autres,
33:52ils étaient déjà mis en lumière.
33:55Mais lui, ce mondial, le fait, et tant mieux, il le mérite.
33:59En plus, humainement, c'est tellement une bonne personne.
34:04Et il sera.
34:05Je l'ai vu sans vouloir.
34:07Voilà.
34:08Je vais vous donner un exemple entre son match allé contre le Paris 16-Germain et le match retour.
34:17Oui.
34:17D'accord.
34:18Mais ça va lui servir aussi.
34:20Et ce qu'il a fait avec nous, il est censé aller encore.
34:25Et déjà, ce qu'il a fait beaucoup.
34:27Après, des fois, ça coince.
34:29Parce qu'il y a l'adversaire aussi.
34:31Et je sais trop bien ce que c'est.
34:34Et des fois, ça met plus de temps.
34:35Je vais vous reprendre un exemple.
34:37Upame Nkano, aujourd'hui, c'est le monstre.
34:40Je l'appelle le petit monstre.
34:42Mais...
34:44Il a fallu du...
34:45Des fois, ça prend un peu de temps.
34:47C'est pas comme ça.
34:48On dit le poids du maillot.
34:51Il faut...
34:52Quand vous le...
34:52Si un jour, c'est tout le malheur que je vous souhaite, vous avez le...
34:57Le privilège et la fierté de pouvoir le porter.
34:59Vous verrez ce que c'est entre vouloir le porter et y être et avoir un environnement aussi avec...
35:06Evidemment, je le répète, un côté émotionnel.
35:09C'est une demi-finale de Coupe du Monde.
35:14Bonjour.
35:14Anthony Clément de l'équipe.
35:16Oui.
35:16Vous avez dit que Kian Mbappé était disponible.
35:18Oui.
35:19Est-ce que c'est un levier de motivation pour vous de pouvoir le mettre dans les meilleures conditions
35:22pour qu'il devienne meilleur buteur de la compétition ?
35:24Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut activer alors que justement, par ailleurs,
35:26il n'y a pas d'énormes leviers de motivation pour certains joueurs ?
35:29Il y a toujours des leviers de motivation.
35:32Pour toujours.
35:32Parce que vous ferez une analyse par rapport à ce qu'ils feront,
35:38ceux qui seront sur le terrain.
35:39Même si moi, j'entraînerai par contre, puisque ça ne me concernera pas.
35:44Mais Kylian, il n'a pas besoin de levier.
35:46Après, Kylian, cet objectif individuel, il me semble légitime,
35:54il peut y avoir aussi d'autres choses dans la tête,
36:00mais qui amènent à prendre des décisions.
36:04Mais de par ce qui a été fait, voilà.
36:07Ça sera la fin, c'est le clap de fin, mais ce n'est pas un match anonyme.
36:12Ça ne changera pas leur vie, bien évidemment, mais c'est un match, voilà.
36:16Et je vous en prends, il vaut mieux finir troisième que quatrième.
36:20Donc, je vous le répète, moi le premier, avec mon staff, on va tout faire
36:23pour faire en sorte d'atteindre cet objectif.
36:26Et Kylian en tant que capitaine aussi.
36:31Bonjour Didier, Xavier Montferrand de Radio France.
36:33Malgré la déception et indépendamment de vos choix et de la composition pour ce match,
36:39pour prolonger un petit peu la question de mon confrère,
36:41comment on motive ces joueurs pour un match qu'ils n'imaginaient pas jouer ?
36:47Le groupe, sur quoi on appuie ou qu'est-ce qu'on leur dit ?
36:51Alors, évidemment, vous aurez votre discours et c'est dans l'intimité du vestiaire.
36:53Je parle beaucoup, avec eux aussi, individuellement et collectivement.
36:57Qu'est-ce qu'on leur dit, en fait ?
36:58Moi, je pars du principe, ok, c'est difficile, on ne va pas se plaindre.
37:03Il y en a combien qui sont rentrés ?
37:05Il y en a 44 avant la demi-finale.
37:08Donc, on est là, on n'a pas le match qu'on voulait avoir, on espérait avoir, mais on en
37:12a un.
37:13Voilà, et il y a un devoir, quand on porte ce maillot-là, je l'ai dit, ça remonte,
37:19à août certainement, 2012.
37:22On a des devoirs.
37:24Quand on vient en équipe de France, ce n'est pas pour recevoir, on a des devoirs.
37:28Moi, je me le mets, je le mets à mon staff et les joueurs doivent l'avoir.
37:32Ce n'est pas parce que, et je ne vais pas anticiper, je ne sais pas, on va tout faire
37:36pour que ça se bien.
37:37Et ce devoir-là, il est là, parce qu'il y a une responsabilité de porter ce maillot-là
37:42par rapport à tous les millions de Français, de Françaises qui sont derrière nous,
37:50qui ont vibré, qui ont été déçus aussi pour la jeune génération.
37:54Voilà, ce n'est pas une question d'exemple.
37:56Mais moi, j'ai toujours considéré que quand on vient là, je suis venu pendant 25 ans,
38:03c'est des devoirs d'abord.
38:05Et là, on a ce devoir-là.
38:07Comme à chaque fois.
38:08Même si c'est un match en bois, pas celui-là, mais un match amical ou quoi que ce soit,
38:14on a ce devoir-là et cette responsabilité-là.
38:20Bonjour, bonsoir, M. Juan Carlos Ibarrahan de Tigo Sports.
38:26En tous les années que lleva, le professionnel qu'il a été comme joueur,
38:32aujourd'hui comme técnique, un de les meilleurs técnicos à niveau mondial,
38:36M.
38:37Vous pensez que, a pesar de ne pas jouer la finale et tout cela,
38:42de ne pas jouer un troisième place,
38:44est-ce que Mbappé soit aujourd'hui le meilleur joueur en la histoire de France ?
38:49M.
38:51Merci.
38:52Merci de la question.
38:53J'ai une chose qui me n'aime pas, c'est comparer.
39:01Surtout, dans les moments différents, des générations différentes,
39:09et beaucoup d'autres…
39:20Pour les jeunes aujourd'hui, qui ont 15 ou 20 ans, les joueurs plus importants sont les joueurs de cette
39:32Coupe du Monde.
39:33Pour les vieilles, comme moi, préférerait le 98 ans, le 2018 a été un moment important, c'est une situation
39:52de génération, tout va bien.
39:57Pour moi, une victoire ne va pas comparer avec l'autre. Une victoire, plus une victoire, fait deux victoires.
40:11Bonjour Didier, Léo Huissement de l'Agence France Presse. Au-delà du contexte très particulier de ce match, dans quel
40:19état d'esprit vous vous trouvez, vous, personnellement ?
40:23Dans ce qui peut être le dernier match, en tout cas à l'intérieur.
40:26Oui, oui, ça c'est clair. Merci.
40:29Non, non, après, dans ma tête, oui, mais je sais très bien que le clap de fin, c'est demain.
40:36Il y a besoin, sans faire pleurer personne, je ne pense pas qu'il y a personne qui pleurera ici.
40:42Je sais que l'équipe de France va me manquer, mais j'ai eu le privilège pendant 15 ans d
40:47'être là-haut avec ce maillot, à connaître des moments magnifiques, des moments plus difficiles.
40:57Et puis, voilà, le clap, il arrive, voilà, mais la vie continue, et je ne sais pas de quoi elle
41:06sera faite, mais je suis d'une nature positive, je sais que ça sera bien aussi.
41:14Mais voilà, l'équipe de France, avec tout ce que ça peut comporter dans ma vie professionnelle, c'est la
41:23plus belle chose qui me soit arrivée.
41:25Elle a pris 25 ans de ma vie, 25 ans d'un vie d'un homme ou d'une femme.
41:31Ça marque, et ça marque encore plus, parce qu'évidemment, il reste des souvenirs inoubliables, mais l'important, c'est
41:43toujours devant soi.
41:46On prend une dernière question.
41:48Oui, Didier, tu parles souvent, tu viens d'en parler, de voir, Ibrahima s'est présenté face à la presse,
41:53Kylian a beaucoup parlé pendant la Coupe du Monde.
41:55Là, depuis la défaite, on n'a pas vu les cadres.
41:58Il y a une absence d'explication.
42:01Comment tu l'expliques ?
42:02C'est juste...
42:03Une absence d'explication, comment je l'explique ?
42:05Après, il y a tellement d'obligations, je fais en sorte de...
42:11Qui ont mené, même si c'est la partie...
42:14Voilà, c'est pas des contraintes, de part...
42:18J'en veux pas...
42:20À la FIFA, bien évidemment, mais voilà, ça amène à aussi de, par moments, revenir, repartir.
42:30C'est compliqué que Kylian et les cadres, ils sont là, ils assument leur rôle.
42:38Après, par rapport à vous, je suis désolé.
42:42Est-ce qu'ils sont là pour donner des explications ?
42:45Je gère pas toutes les obligations après-match et quotidiennes qu'il y a, qui sont importantes, mais on fait
42:53en sorte d'y répondre.
42:57Ah bon, je sais pas, Kylian y était, alors peut-être pas avec vous, je sais pas, après...
43:02Ah oui, et je sais pas, après, il y en avait...
43:09Alors là, c'est sur une question qui est un peu différente.
43:13Je sais pas, je sais...
43:14Je pourrais t'expliquer les 32 interviews qu'on doit faire avec les détenteurs de droit,
43:19qui ont la priorité pour demander des joueurs, et un débat qui est un peu différent.
43:24Je suis désolé, j'ai du mal à répondre, parce que je sais pas qui parle à qui, et je
43:28sais pas qui dit quoi.
43:31Donc, mis à part ça, après, que vous ayez pas la personne que vous attendez,
43:37je peux comprendre, comme la situation qui était plutôt gênante avant le match contre le Maroc,
43:46ils ont pas eu assez de questions, c'est pas votre cas, mais bon, il y a des situations.
43:50Après, c'est votre monde, même si c'est autour, et c'est une place qui prend beaucoup de temps,
44:00en sorte de pouvoir répondre aux demandes, après, qu'elles soient pas à 100% pour chacun d'entre vous,
44:08je peux le comprendre aussi.
44:11Merci.
44:12Merci.
44:13Merci.
44:13Merci.
44:13Merci.
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