- il y a 2 mois
La commission des finances auditionne le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel sur le "tiré à part" du budget 2027. Il s'agit d'un rapport publié et transmis au Parlement avant chaque 15 juillet pour l'année suivante, regroupant le montant des dépenses allouées à chaque mission budgétaire et les orientations générales du budget. Début juillet, le Premier ministre assurait que ne pas doter la France d'un budget à l'automne serait "une erreur très grave", plaidant plutôt pour un "budget de compromis", qui pourrait être voté à quelques mois seulement de l'élection présidentielle. Retrouvez l'audition du ministre par les députés.
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00:00:02Générique
00:00:08Bonjour, ravi de vous retrouver. La séance est ouverte.
00:00:11Retour aujourd'hui sur l'audition de David Amiel, le ministre des Comptes Publics.
00:00:16Le 16 juillet dernier, il était entendu par la Commission des Finances de l'Assemblée.
00:00:20Il a expliqué aux députés les premières orientations du budget 2027.
00:00:25Regardez.
00:00:26Je vous ai fait parvenir ce rapport dès qu'il nous a été adressé vers minuit hier.
00:00:29J'en retiens notamment que l'augmentation des dépenses de l'État passait essentiellement par celle des dépenses contraintes,
00:00:34charges de la dette, prélèvements sur les recettes au profit de l'Union européenne, dépenses de défense,
00:00:37et qu'une fois ces dépenses contraintes sous-straites, les autres dépenses de l'État diminueront en volume en 2027.
00:00:44Au même moment que cette publication a été rendue également publique,
00:00:49le résultat des travaux de la mission que vous aviez lancée, M. le ministre, fin mai avec Roland Lescure,
00:00:54pour établir une analyse de l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030,
00:00:58et proposer des scénarios de redressement des comptes publics à compter de 2027.
00:01:02Cela a été commenté dans la presse, mais vous trouverez ce document à l'entrée de la Commission.
00:01:08Selon cette mission, le besoin d'ajustement budgétaire est chiffré à 125 milliards d'euros à l'horizon 2032
00:01:13pour stabiliser le ratio de dette publique à long terme.
00:01:16Mais je trouve également intéressant de relever dès à présent que la mission considère que,
00:01:20je cite, les mesures d'économie horizontale sous forme de rabot sur les crédits des différents programmes ministériels ont atteint
00:01:25leurs limites.
00:01:26Elles évitent certes d'avoir à faire des choix, mais sont préjudiciables à la visibilité et à l'efficacité des
00:01:32politiques publiques et des services publics.
00:01:34J'en dirais évidemment un peu plus, y compris avec des questions après que le ministre ait pris la parole.
00:01:40Et je lui donne tout de suite celle-ci.
00:01:46Merci, monsieur le Président, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les députés.
00:01:52Nous abordons aujourd'hui un exercice budgétaire sans précédent.
00:01:57Et donc, avant d'en venir tirer à part au rapport R48, permettez-moi d'en dire un mot d
00:02:04'ensemble.
00:02:05Sans précédent, je disais, sur le plan politique, avec une assemblée nationale sans majorité stable, une élection présidentielle dans neuf
00:02:13mois et un contexte international, chaque jour le montre, chaotique.
00:02:17Sans précédent économique, non seulement en raison du montant de la dette publique, mais par l'engrenage infernal de son
00:02:25augmentation.
00:02:26Neu coulant de la charge de la dette, vieillissement de la population, mais aussi un mur d'investissement légitime devant
00:02:32nous,
00:02:33qu'il s'agisse de la défense ou de la transition écologique.
00:02:37Vous le savez, en 2025, la dette publique a atteint 115,9% du produit intérieur brut, faisant de la
00:02:44France désormais le troisième pays le plus endetté de la zone euro.
00:02:48Notre déficit s'est élevé à 5,1% du produit intérieur brut, le deuxième plus important de la zone
00:02:55euro.
00:02:56Quant à la charge de la dette, elle représente désormais 2,1% de notre richesse nationale.
00:03:02Il est donc urgent d'arrêter la machine infernale de la dette publique.
00:03:07Il serait évidemment tentant et facile pour un gouvernement en fin de mandat d'inviter chacun à mettre la tête
00:03:14dans le sable en attendant la prochaine élection,
00:03:17de renoncer à tout effort, quitte à se laver les mains des conséquences ultérieures.
00:03:22Mais jouer au ponce-pilade budgétaire serait contraire à notre devoir.
00:03:27Il ne s'agit pas aujourd'hui de vider des grandes querelles idéologiques.
00:03:31L'élection présidentielle permettra au peuple souverain de les trancher.
00:03:35Mais précisément, nous devons lui permettre de le faire.
00:03:39Voilà pourquoi nous devons avoir un budget de sauvegarde républicaine, de sauvegarde financière,
00:03:45pour éviter en 2027, sous prétexte d'élections et de campagnes électorales,
00:03:51un décrochage qui enverrait notre pays durablement dans le mur et qu'un mandat ne suffirait pas ensuite à rattraper.
00:03:57Un budget de sauvegarde démocratique, donc, qui permette au débat électoral de se dérouler sereinement,
00:04:04dans un contexte économique et financier stable,
00:04:06et au prochain gouvernement, au prochain président de la République,
00:04:11quel qu'il soit, de pouvoir mettre en oeuvre ses engagements.
00:04:13Cela nécessite donc d'avoir un budget, et un budget qui continue à réduire le déficit.
00:04:20Je sais évidemment à quel point, particulièrement dans ces périodes,
00:04:24la machine adhénie dans l'ensemble du débat public peut être tentante.
00:04:29Et d'ailleurs, trop souvent, les audits des finances publiques viennent trop tard pour agir à temps.
00:04:35Depuis le début de ma nomination comme ministre de l'Action et des Comptes Publics,
00:04:39je refuse de mettre la poussière sous le tapis,
00:04:42parce que si on veut arrêter la machine infernale à dette publique,
00:04:45il faut commencer par arrêter la machine à déni politique.
00:04:48C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité confier, avec Roland Lescure,
00:04:52à quatre économistes indépendants, de sensibilité d'ailleurs différente,
00:04:56aux compétences académiques reconnues,
00:04:58une mission de transparence des finances publiques.
00:05:01Où en saurions-nous si rien n'était fait en 2027, 2028, 2029, 2030 ?
00:05:10Ce que montre ce rapport, dont, mesdames et messieurs les députés, vous disposez,
00:05:15c'est que nous faisons face à une véritable marée montante de la dette publique.
00:05:20Il ne s'agit pas en effet seulement du niveau actuel de la dette,
00:05:24il s'agit de toutes les forces qui poussent mécaniquement,
00:05:28sans aucune mesure nouvelle, à son augmentation.
00:05:31La charge de la dette, d'abord, ne coulant, qui nous étrangle de plus en plus.
00:05:36L'augmentation à la sable des dépenses de retraite et de santé,
00:05:41et beaucoup d'autres éléments qui vous sont détaillés.
00:05:44Beaucoup pourraient croire que l'absence de décision permettrait d'éviter tout effort.
00:05:48C'est en réalité exactement l'inverse, puisque même sans aucune nouvelle mesure,
00:05:53la dépense publique progresserait rapidement, spontanément, mécaniquement,
00:05:58entre 2026 et 2027.
00:06:01Il suffit de voir les chiffres.
00:06:03La charge de la dette publique augmenterait de 11 milliards d'euros.
00:06:07Il s'agit de l'équivalent du budget du ministère de la Justice,
00:06:11qui serait ainsi avalé en une seule année par le poids de l'augmentation de la charge de la dette.
00:06:16Parce que les retraites augmenteraient, elles aussi, de près de 12 milliards d'euros.
00:06:20Parce que les dépenses de santé, du médico-social progresseraient de près de 10 milliards d'euros.
00:06:25Parce que la loi de programmation militaire monte en charge pour 6,4 milliards d'euros.
00:06:31Et si nous regardons au-delà de 2027, le constat est plus préoccupant encore.
00:06:36La mission transparence a établi une trajectoire à politique inchangée.
00:06:41Sans efforts supplémentaires, sans mesures nouvelles non plus,
00:06:45le déficit repartirait à la hausse dès 2027 pour atteindre près de 6% du PIB,
00:06:50avant de se rapprocher des 7% à l'horizon 2030.
00:06:54La progression des intérêts de la dette et des dépenses de retraite expliquerait l'essentiel de cette dérive.
00:07:02Voilà ce qu'est l'évolution spontanée de la dépense.
00:07:04L'inaction n'est donc pas la stabilité.
00:07:08L'inaction, ce serait un décrochage pour nos finances publiques.
00:07:13Voilà pourquoi, d'ailleurs, la mission et ces 4 économistes concluent en disant
00:07:17qu'il n'est pas envisageable de rester inactif en 2027.
00:07:21Puisque plus nous agissons tôt, plus l'effort peut être progressif.
00:07:25Plus nous attendons, plus il sera brutal.
00:07:29Face à cette situation exceptionnelle,
00:07:32notre méthode repose sur 3 principes.
00:07:35La transparence, la réversibilité et la priorité.
00:07:39La transparence, d'abord.
00:07:41Tous les chiffres que je viens de présenter sont publics.
00:07:43Ils figurent évidemment dans le tiré à part,
00:07:46mais aussi dans les travaux de la mission que j'ai évoqués.
00:07:51Jamais à ma connaissance,
00:07:52le Parlement n'avait disposé, avant même le dépôt d'un projet de loi de finances,
00:07:56d'un diagnostic aussi complet sur la situation de nos finances publiques
00:08:00pour l'année prochaine, 2027, mais aussi pour les années qui suivent,
00:08:0328, 29 et 30.
00:08:06Ce n'était évidemment pas une démarche évidente,
00:08:09mais je crois que c'est le devoir du gouvernement
00:08:11que d'ouvrir les livres de Bercy
00:08:14et d'éclairer de la façon la plus objective,
00:08:17la plus transparente,
00:08:18en confrontant les données des administrations
00:08:20aux données disponibles par ailleurs
00:08:23et au meilleur de l'expertise académique
00:08:25pour pouvoir les présenter à l'opinion publique
00:08:27et à l'Assemblée nationale.
00:08:29C'est aussi d'ailleurs cette méthode de transparence
00:08:31que j'ai adoptée tout au long de la guerre dans le détroit d'Hormuz,
00:08:35notamment en réponse aux questionnements
00:08:37sur les recettes de fiscalité liées au carburant.
00:08:40Parce que si on peut,
00:08:42et il est même nécessaire, je crois,
00:08:45de diverger sur les solutions,
00:08:47car c'est vraiment le cœur de la démocratie,
00:08:49il est important de pouvoir partir du constat
00:08:52le plus partagé possible.
00:08:54Deuxième principe, la réversibilité.
00:08:57Les Français seront appelés à élire
00:08:59un nouveau président de la République en 2027.
00:09:03Sûrement, dans la foulée,
00:09:06une nouvelle Assemblée nationale.
00:09:08Notre responsabilité est donc de ne pas préempter
00:09:11les choix politiques qui appartiendront
00:09:13à ceux qui nous succéderont.
00:09:15Il nous appartient au contraire
00:09:17de faire l'inverse des budgets électoralistes.
00:09:21Engager des économies en laissant le soin à nos successeurs
00:09:24d'engager de nouvelles dépenses.
00:09:26Prévoir également des mesures qui puissent être réversibles,
00:09:30c'est-à-dire que le nouveau président de la République
00:09:31et la nouvelle majorité pourront annuler s'ils le souhaitent.
00:09:36Notre responsabilité est de transmettre
00:09:38des finances publiques assainies
00:09:39qui laissent des marges de décision et de manœuvre
00:09:42à la prochaine majorité.
00:09:44C'est cela un budget de sauvegarde républicaine,
00:09:46un budget qui protège l'avenir
00:09:48sans confisquer les choix démocratiques.
00:09:51Troisième principe, la priorité.
00:09:54Un budget qui prétendrait ne pas choisir
00:09:58finirait par ne plus rien protéger.
00:10:00Nous tournons le dos à une pratique
00:10:02que vous avez rappelée, monsieur le président,
00:10:05et que la mission transparence juge elle-même à bout de souffle
00:10:08celle des coups de rabot uniformes
00:10:10qui évitent les choix et affaiblissent, au fond,
00:10:13toutes les politiques publiques.
00:10:15Nous assumons dans le rapport R48
00:10:17qui vous est transmis une logique différente,
00:10:20celle de priorité clairement établie.
00:10:23Hors défense, les dépenses des ministères
00:10:27progresseront moins vite que l'inflation,
00:10:29près de 4 fois moins vite que la hausse prévisionnelle
00:10:32pour 2027.
00:10:33C'est un effort substantiel.
00:10:36Les collectivités territoriales participeront
00:10:39à l'effort de redressement en contenant la progression
00:10:41de leurs dépenses de fonctionnement
00:10:42au niveau de l'inflation,
00:10:45tandis que leur investissement évoluera naturellement
00:10:48avec le cycle électoral.
00:10:50La sécurité sociale continuera, quant à elle,
00:10:53de voir ses dépenses progresser au-delà de l'inflation,
00:10:56mais en poursuivant un retour vers l'équilibre
00:10:58d'ici 2029.
00:11:01Mais faire des économies ne signifie pas renoncer
00:11:05à faire des choix.
00:11:07La sécurité intérieure comme extérieure
00:11:10doit demeurer une priorité absolue,
00:11:13et cela se retrouve dans les éléments que vous trouverez
00:11:16dans le rapport R48.
00:11:18L'écologie, c'est-à-dire à la fois la transition énergétique,
00:11:22l'électrification du pays et l'adaptation de notre pays
00:11:26au changement climatique, doit continuer à voir
00:11:29ses investissements renforcés,
00:11:31parce que les repousser à demain
00:11:33ne ferait en réalité qu'accroître les coûts,
00:11:37les dégâts et les dépendances.
00:11:39L'éducation, la recherche et la protection de l'enfance
00:11:42resteront également au cœur de nos priorités,
00:11:45parce qu'un pays qui renonce à investir dans sa jeunesse
00:11:48compromet son propre avenir.
00:11:50En parallèle des évolutions des missions
00:11:54qui vous sont présentées,
00:11:56le gouvernement engagera des réformes structurelles
00:11:59d'amélioration de l'action publique,
00:12:02le développement de l'intelligence artificielle
00:12:05au sein de l'Etat pour ne pas être dépendant
00:12:08de solutions extérieures contraires à la fois
00:12:11à notre sécurité, à notre indépendance,
00:12:14à nos valeurs, à nos principes.
00:12:17Déploiement de la foncière de l'Etat,
00:12:20si l'Assemblée nationale en décide ainsi
00:12:23suite aux travaux qui ont été conduits.
00:12:25La mise en œuvre de la facturation électronique
00:12:29avec une première étape au 1er septembre 2026
00:12:31et une seconde au 1er septembre 2027,
00:12:36modernisation extrêmement importante
00:12:38de la vie économique et de la lutte contre la fraude
00:12:41dans notre pays.
00:12:43Avant de conclure,
00:12:44mesdames et messieurs les députés,
00:12:46je sais qu'une autre perspective
00:12:47pour le budget 2027 est souvent évoquée.
00:12:50celle d'une loi spéciale prolongée.
00:12:53Choisir la loi spéciale,
00:12:56ce serait choisir un déficit
00:12:58qui continuerait à dériver sans aucun pilotage.
00:13:03Ce serait sacrifier des crédits comme le fonds vert,
00:13:06ma prime rénov',
00:13:08plusieurs dotations aux collectivités locales.
00:13:11Ce serait lier les mains de notre pays
00:13:13dans sa capacité à répondre à une crise imprévue,
00:13:16précisément au moment où les certitudes internationales
00:13:18sont les plus fortes.
00:13:20Cela ne serait en aucun cas comparable
00:13:22à ce que nous avons connu pour quelques semaines
00:13:24en 2025 et en 2026,
00:13:26mais serait, je le crois très profondément,
00:13:29une catastrophe économique et politique
00:13:31pour notre pays.
00:13:33Mesdames et messieurs les députés,
00:13:35le document que je vous présente
00:13:36n'est évidemment pas un point d'arrivée,
00:13:38c'est un point de départ.
00:13:39Il présente les plafonds de crédit
00:13:40à partir desquels le Premier ministre
00:13:42a demandé au ministère de travailler cet été.
00:13:45Il constitue la base d'un dialogue
00:13:47que nous voulons conduire jusqu'à la rentrée
00:13:50afin d'enrichir le projet de loi de finances
00:13:53qui sera déposé le 30 septembre prochain
00:13:55sur le bureau de l'Assemblée nationale.
00:13:58Ce calendrier est conforme à la pratique habituelle
00:14:01et contribuera au retour à un débat budgétaire
00:14:04serein, respectueux des conditions de travail du Parlement.
00:14:09Nous débattrons des moyens,
00:14:11nous débattrons des priorités,
00:14:12nous débattrons des répartitions de l'effort,
00:14:15mais nous ne pouvons plus débattre
00:14:17comme si notre situation financière n'avait pas changé.
00:14:20C'est dans cet esprit que le gouvernement
00:14:22entend construire un budget de sauvegarde républicaine,
00:14:25un budget qui protège notre souveraineté financière,
00:14:27qui préserve les capacités d'action de la nation
00:14:30et qui laissera au gouvernement de demain
00:14:32des choix plutôt que des impasses.
00:14:35Je suis maintenant, mesdames et messieurs les députés,
00:14:37à votre disposition pour répondre à l'ensemble de vos questions.
00:14:40Bien, merci, monsieur le ministre.
00:14:42Je vais donc introduire cette discussion.
00:14:45Moi, j'allais dire, en ayant peu de temps
00:14:47pour examiner le tir à part,
00:14:49mais quand même suffisamment pour le croiser également
00:14:52avec le travail des quatre économistes,
00:14:54que c'est un budget qui, a priori, ne règle rien.
00:14:58Il ne règle ni les objectifs que vous vous êtes fixés
00:15:01depuis quelques années, je vais y venir,
00:15:03et il ne répond pas aux besoins du pays
00:15:05et aux besoins des Français.
00:15:07Alors, pourquoi il ne règle pas vos objectifs ?
00:15:09Parce que, d'après mes calculs,
00:15:11on est à peu près à un ajustement en dépense
00:15:14qui va être à peu près d'un point de PIB.
00:15:16Si je regarde ce que disent vos économistes
00:15:18auxquels vous référez,
00:15:19qui parlent de 5,9 % à mesure inchangée,
00:15:24ça veut dire que vous estimez,
00:15:26vous visez à peu près 4,9, 5 % pour 2027.
00:15:30Et encore, faudrait-il que la base
00:15:32sur laquelle ils travaillent ne change pas,
00:15:35c'est-à-dire qu'eux sont partis
00:15:36toujours sur l'estimation de 5 % en 2026.
00:15:39Et on sait, depuis le deuxième comité d'alerte,
00:15:41que vraisemblablement,
00:15:42ce sera plus important à la fin de l'année,
00:15:45plutôt 5,3, 5,4.
00:15:46Si je regarde les dépenses que vous n'avez pas prévues
00:15:50d'économiser d'ici là,
00:15:53et que vous mettrez donc sur la question du déficit,
00:15:56mais quoi qu'il en soit,
00:15:57même si je regarde l'idée, par exemple,
00:15:59d'un 5 % en 2027,
00:16:01personne ne pourra croire désormais
00:16:03qu'on peut atteindre 3 % en 2029.
00:16:07Donc, ma première réaction,
00:16:09c'est de dire que ce que vous nous présentez aujourd'hui
00:16:13renvoie, on est plusieurs ici,
00:16:15à avoir pensé que c'était le cas,
00:16:16l'idée d'un 3 % en 2029 à de la science-fiction,
00:16:20c'est le premier constat.
00:16:21Or, c'est quelque chose sur lequel vous aviez
00:16:25déjà considérablement misé.
00:16:27La deuxième chose, c'est que vous demandez
00:16:31des efforts principalement obligés de l'État.
00:16:33Alors, il y a les collectivités locales
00:16:36qui seront visées.
00:16:37D'après mes calculs,
00:16:38vous pouvez peut-être me répondre,
00:16:39mais je le vois sur les dossiers qui sont présentés,
00:16:42il y a une baisse de l'investissement local
00:16:43de 4,1 % qui est prévue.
00:16:45Je rappelle que l'investissement public
00:16:48est tenu à 65 à 70 % par les collectivités,
00:16:52donc ça ne va faire qu'empirer les choses.
00:16:54Et si je ne me trompe pas,
00:16:56autant il y a une stagnation en valeur,
00:16:58mais si on regarde les volumes,
00:16:59tous les chiffres que je vais donner ici,
00:17:01je les ai rapportés à l'inflation,
00:17:02parce que ce n'est pas ce que vous présentez,
00:17:04vous, mais je ne vois pas comment on ne tient pas compte
00:17:05de l'inflation,
00:17:06de 2,5 % en tenant compte de l'énergie,
00:17:08pour juger véritablement des moyens
00:17:12qu'auront les différents ministères.
00:17:13On sera plutôt sur une baisse en volume de 8 milliards.
00:17:16Et sur la sécurité sociale,
00:17:18là aussi, si vous pouvez me confirmer le chiffre,
00:17:20si je regarde le tendanciel qui est présenté
00:17:22dans le rapport des 4 économistes
00:17:24les deux dernières années,
00:17:25je pourrais en conclure qu'il va y avoir à peu près
00:17:28des baisses des économies
00:17:30de l'ordre de 5 à 8 milliards.
00:17:31Mais je vais surtout m'apesantir sur le budget de l'État,
00:17:34où on a une baisse sur l'ensemble du budget de l'État,
00:17:36inflation comprise, environ de 1 milliard,
00:17:39et en réalité, si on met la défense de côté,
00:17:42de 6 milliards d'euros.
00:17:43Alors le premier constat,
00:17:45c'est que là-dedans,
00:17:46il y a une partie déjà de dépenses contraintes.
00:17:48Il y a les dépenses d'organisation des élections,
00:17:50400 millions d'euros affichés.
00:17:53Il y a la hausse faciale du budget de l'économie
00:17:55qui éponge pour tout ou partie la hausse à venir
00:17:58des charges de services publics de l'énergie,
00:18:00CSPE.
00:18:01C'est ce que j'appelle dépenses contraintes.
00:18:03Ensuite, il y a des dépenses que vous ne faites pas
00:18:05et qui, par exemple, pour prendre les derniers événements
00:18:09qui viennent de secouer le pays,
00:18:11du coup, ne répondront pas aux urgences de l'heure.
00:18:13Par exemple, la justice,
00:18:15vous avez une hausse de 130 millions d'euros
00:18:18en tant qu'en compte de l'inflation.
00:18:19On sait que,
00:18:20et qui seront,
00:18:21vous citez explicitement,
00:18:23principalement consacrés aux nouvelles places de prison
00:18:25et luttes contre le narcotrafic,
00:18:27ça met à se penser que,
00:18:28par exemple, tout ce qui recourt,
00:18:30tout ce qui est à lien avec la violence faite aux enfants,
00:18:33la protection de l'enfance,
00:18:35les VSS qui sont estimés par les associations
00:18:37au moins 3 milliards d'euros,
00:18:39aucune mesure ne sera à même de répondre
00:18:42aux urgences de ces situations.
00:18:44De la même manière,
00:18:44les incendies.
00:18:46La sécurité civile prévoit,
00:18:48dans votre budget,
00:18:48une hausse de 60 millions d'euros.
00:18:51Pardon, le budget du ministère de l'Intérieur
00:18:53de 60 millions d'euros.
00:18:54Vu la proportion de la sécurité civile
00:18:56dans le ministère de l'Intérieur,
00:18:58je ne vois même pas comment,
00:18:59avec ça,
00:19:00vous allez acheter un Canadair supplémentaire,
00:19:02alors que vous en avez fixé 4 de plus.
00:19:05Donc là aussi,
00:19:05on voit que, très clairement,
00:19:06sur la question des incendies,
00:19:08on ne va pas être à même de répondre aux urgences.
00:19:10Et enfin, sur la canicule,
00:19:11je remarque que le budget du logement
00:19:13baisse de près de 400 millions d'euros,
00:19:15que le gouvernement vous devrait annoncer pourtant
00:19:18des dispositifs manifestement
00:19:19pour adapter les logements aux chaleurs extrêmes,
00:19:22et que là aussi,
00:19:23je ne vois pas
00:19:25où sont les budgets
00:19:28qui pourraient le permettre.
00:19:29Enfin,
00:19:30il y a des coupes majeures
00:19:32dans des services publics
00:19:34et des ministères
00:19:35qui sont déjà très largement impactés
00:19:37par les baisses successives
00:19:38de ces dernières années,
00:19:39au point même où,
00:19:40la plupart du temps,
00:19:42je vous fais une confidence,
00:19:43les ministres qui viennent à côté de moi
00:19:45lors des printemps de l'évaluation
00:19:47de ces ministères-là
00:19:49me disent, en gros,
00:19:50qu'ils espèrent
00:19:51qu'ils ne seront pas touchés cette année
00:19:52tellement ils sont à l'os.
00:19:54Eh bien,
00:19:55ces ministres-là vont être touchés
00:19:57puisque le travail,
00:19:58c'est moins 11,2%.
00:20:00L'aide publique au développement
00:20:01continue sa dégringolade,
00:20:0310,8%.
00:20:05La santé, 7,8%
00:20:07qui inclut l'AME.
00:20:08Agriculture, alimentation, 5%.
00:20:10Et l'investissement,
00:20:11dont chacun convient de dire
00:20:13qu'il est évidemment essentiel
00:20:15pour les années à venir,
00:20:15baisse de 11,6%,
00:20:17je pense au plan France 2030.
00:20:20Enfin, il y a des budgets
00:20:22de ministères
00:20:23où, de prime abord,
00:20:25on se dit finalement
00:20:26qu'on est quasiment
00:20:27à des situations maintenues.
00:20:31Sauf qu'en réalité,
00:20:33les baisses
00:20:35qui concernent ces ministères,
00:20:36comme c'est des crédits
00:20:37très importants,
00:20:38sont tout de suite importantes.
00:20:39Alors, je pense, par exemple,
00:20:41au moins 800 millions d'euros
00:20:42sur l'enseignement scolaire,
00:20:43moins 400 millions d'euros
00:20:44sur le logement,
00:20:45moins 100 millions d'euros
00:20:46sur l'université et la recherche.
00:20:47Je voudrais m'arrêter
00:20:48deux secondes
00:20:48sur l'université et la recherche.
00:20:49La question n'est pas
00:20:51de baisser légèrement
00:20:52des ministères
00:20:53qui seraient dans une situation
00:20:54à peu près correcte,
00:20:57c'est qu'aujourd'hui,
00:20:57l'université et la recherche
00:20:58publiques en France
00:20:59sont dans une situation
00:21:00où la dégringolade
00:21:01est proche à tout niveau
00:21:03en termes de recrutement
00:21:04des enseignants,
00:21:05en termes de conditions d'études,
00:21:08en termes d'accueil
00:21:09des étudiants,
00:21:09puisque je vous rappelle
00:21:10que Parcoursup,
00:21:12cette année,
00:21:12montre qu'il y a 14%
00:21:13des étudiants
00:21:13qui, pour l'instant,
00:21:14sont sur le carreau.
00:21:15Donc là, par exemple,
00:21:16le fait de ne pas avoir
00:21:17remis des conditions normales
00:21:19pour avoir une recherche publique
00:21:21de l'université en France
00:21:21risque véritablement
00:21:23de mettre en très grande difficulté
00:21:25la plupart des universités
00:21:26et ce n'est pas de moi
00:21:27que ça vient,
00:21:28mais des présidents
00:21:29de l'université eux-mêmes.
00:21:30Pour conclure,
00:21:31avant les quatre questions
00:21:31que je voulais vous poser,
00:21:33je voudrais dire
00:21:33que j'ai compris d'après
00:21:35que c'est qu'on va surtout
00:21:36essayer de toucher
00:21:39à la situation
00:21:40via les coupes budgétaires
00:21:41et que manifestement,
00:21:43ce n'est pas ce que disent
00:21:44les quatre économistes,
00:21:45les quatre économistes
00:21:45laissent liberté finalement
00:21:47de choisir
00:21:48entre revenir
00:21:49sur les déficits
00:21:51par les recettes
00:21:52ou par les dépenses publiques.
00:21:53Mais manifestement,
00:21:54vous n'avez pas choisi,
00:21:56sauf si vous m'annoncez
00:21:57une bonne nouvelle
00:21:58pour la rentrée,
00:21:59de toucher,
00:22:00j'allais dire,
00:22:01aux recettes
00:22:01et notamment
00:22:02aux rentrées fiscales,
00:22:04aux cadeaux fiscaux
00:22:05faits,
00:22:05aux ultra-riches de ce pays
00:22:07dont un rapport vient,
00:22:08si on n'est pas forcément
00:22:09d'accord avec tous les uns
00:22:11et les autres,
00:22:11les députés qui avons travaillé
00:22:12à ce rapport,
00:22:12le rapport de Charles de Courson,
00:22:14vient au moins de se mettre
00:22:15d'accord sur le diagnostic.
00:22:17C'est un choix,
00:22:19mais c'est un choix
00:22:20qui finalement est fait
00:22:21depuis des années
00:22:21et qui non seulement
00:22:22n'a pas réglé
00:22:23les questions des déficits,
00:22:25mais a aggravé
00:22:26la situation des Français.
00:22:27J'ai quatre questions
00:22:28qui ont un lien
00:22:29avec mon intervention,
00:22:31donc je vais aller vite,
00:22:35sur justement
00:22:37les déficits annoncés,
00:22:39c'est-à-dire
00:22:40le fait d'être atteint
00:22:41d'à peu près
00:22:42un déficit de 5%,
00:22:45de noter
00:22:47que le déficit actuel
00:22:49sera certainement
00:22:50supérieur à celui de 5%.
00:22:51Si vous pouviez d'ailleurs
00:22:52avoir des précisions
00:22:53là-dessus
00:22:53pour la fin de l'année,
00:22:55je suis preneur,
00:22:55même si vous aviez dit
00:22:57que vous essaieriez
00:22:58au maximum
00:22:58de vous rapprocher
00:22:59des 5%,
00:23:00on a compris
00:23:01que ce ne serait pas le cas.
00:23:02Est-ce que vous pouvez
00:23:03me confirmer
00:23:04que quelque part
00:23:05nous sommes là
00:23:06sur le fait
00:23:06que nous n'atteindrons
00:23:08pas 3% en 2029,
00:23:09quels que soient
00:23:10les gouvernements ?
00:23:11Et ce que je constate aussi,
00:23:12c'est que d'ailleurs
00:23:12les économistes,
00:23:13les quatre économistes,
00:23:14quelque part,
00:23:15quand ils disent
00:23:15qu'il faut faire
00:23:16125 milliards d'économies,
00:23:18mettent ça
00:23:19à situation à changer,
00:23:20c'est-à-dire
00:23:21sur le fait
00:23:22qu'une situation
00:23:23aujourd'hui stable
00:23:23de la dette,
00:23:24si elle restait stable
00:23:25telle qu'elle est actuellement,
00:23:26serait une situation
00:23:27finalement
00:23:27qui serait supportable
00:23:28pour le pays
00:23:32et analysent la situation
00:23:33sur ce qui pourrait
00:23:34l'aggraver,
00:23:35mais non pas forcément
00:23:36sur la situation
00:23:37à l'instant T
00:23:38qui change un peu
00:23:39du discours
00:23:40sur le fait
00:23:41de devoir absolument
00:23:42atteindre 3%
00:23:43au plus vite
00:23:43pour régler les problèmes.
00:23:45Donc,
00:23:45je voudrais savoir
00:23:46avoir votre retour
00:23:47sur ces 3% en 2029.
00:23:50Deuxièmement,
00:23:51deuxième question,
00:23:52justement,
00:23:52sur la question
00:23:53des violences faites
00:23:54aux mineurs,
00:23:56dont chacun a pu
00:23:57diagnostiquer
00:23:58les manques
00:23:58en termes
00:23:59de magistrats,
00:24:00de PJ,
00:24:01de personnel
00:24:02pour les protections
00:24:03de l'enfance,
00:24:04je crois que ça a été
00:24:04malheureusement
00:24:05suffisamment documenté
00:24:06après l'affaire Liana.
00:24:08J'observe qu'il y a
00:24:09130 millions d'euros
00:24:10seulement pour la justice
00:24:11en tenant compte
00:24:12de l'inflation.
00:24:14Du coup,
00:24:14ma question,
00:24:15c'est comment allez-vous faire
00:24:16pour traiter
00:24:17les plaintes
00:24:19en attente
00:24:20et les nouvelles plaintes
00:24:21qui arrivent chaque jour
00:24:21sur ces questions-là
00:24:23avec le budget
00:24:23que vous avez prévues ?
00:24:25Troisième question,
00:24:26c'est sur l'écologie.
00:24:28Les missions
00:24:29de la mission écologie
00:24:30annoncent facialement
00:24:311,5 milliard d'euros.
00:24:33Donc,
00:24:34ça nous donne
00:24:34900 millions d'euros
00:24:35après l'inflation,
00:24:36dont environ 300 millions d'euros
00:24:38qui s'expliquent
00:24:39par des changements
00:24:39de périmètre.
00:24:40Je voudrais savoir
00:24:41si vous avez des informations
00:24:43sur la part des charges
00:24:44de services publics
00:24:45pour l'énergie
00:24:45dans cette hausse
00:24:46qui nous permettrait
00:24:48d'avoir à peu près
00:24:48une vision
00:24:49à peu près claire
00:24:51de la hausse réelle
00:24:53et notamment
00:24:54des investissements
00:24:55en matière d'écologie
00:24:57et donc de savoir
00:24:58à la fin
00:24:58combien il y aura
00:24:59de crédits supplémentaires
00:25:00qui seront dédiés
00:25:01à l'adaptation
00:25:02en autorisation
00:25:03d'engagement
00:25:04en crédit de paiement.
00:25:05Sur la sécurité civile,
00:25:07je vous en ai parlé
00:25:07tout à l'heure,
00:25:08on a 60 millions d'euros
00:25:10de plus
00:25:10pour le ministère
00:25:11de l'Intérieur.
00:25:12Donc,
00:25:12je ne vois pas très bien
00:25:13là-dessus
00:25:14comment on va augmenter
00:25:15sensiblement
00:25:15le budget
00:25:16de la sécurité civile
00:25:17qui est aujourd'hui
00:25:18de 874 millions d'euros.
00:25:20Je l'ai dit,
00:25:21un Canadair
00:25:22ne rentre même pas
00:25:23dans cette enveloppe.
00:25:24Donc,
00:25:24ma question,
00:25:25c'est quelle hausse
00:25:25du budget
00:25:26est prévue exactement
00:25:27pour la sécurité civile
00:25:28et plus précisément
00:25:29pour la lutte
00:25:29contre les incendies.
00:25:30J'entends que vous n'avez
00:25:31pas encore tous les détails
00:25:32de répartition
00:25:33qui vont venir
00:25:33des ministères,
00:25:34mais j'imagine
00:25:35que vu l'urgence
00:25:35de la situation,
00:25:37il commence à y avoir
00:25:37une réflexion
00:25:38de ce point de vue-là
00:25:39et de la même manière
00:25:40sur le logement.
00:25:41Est-ce qu'avec
00:25:42400 millions d'euros
00:25:44de baisse
00:25:45sur le budget du logement
00:25:46tenant compte de l'inflation ?
00:25:48Est-ce que je peux savoir
00:25:48quels dispositifs
00:25:49seront concernés
00:25:50par cette baisse ?
00:25:51Est-ce qu'on prévoit
00:25:52des hausses de budget
00:25:52sur certaines mesures
00:25:53pour l'adaptation
00:25:54des logements aux canicules ?
00:25:55Je rappelle qu'entre
00:25:562017 et 2026,
00:25:58sur l'Eurostat,
00:25:59la qualité du logement
00:26:00s'est retournée en France
00:26:01où nous sommes devenus
00:26:02le champion d'Europe
00:26:02de la dégradation
00:26:04des conditions de logement,
00:26:04tant sur les bouleurs thermiques,
00:26:06plus 6,9 points
00:26:07que sur les logements
00:26:08insalubres,
00:26:09plus 10 points,
00:26:10ce que a d'ailleurs
00:26:11malheureusement montré
00:26:13les épisodes de canicules.
00:26:14Merci, monsieur le ministre.
00:26:18Merci, monsieur le président.
00:26:21D'abord, concernant
00:26:23les objectifs de déficit.
00:26:25Effectivement, nous avons eu
00:26:26depuis le début de l'année
00:26:28un choc extérieur
00:26:30extrêmement important
00:26:31avec le déclenchement
00:26:32de la guerre dans l'étroit
00:26:33d'Ormouz
00:26:34à la fin du mois de février
00:26:36et l'impact que ça a
00:26:37sur le cours du baril
00:26:38et donc à la fois
00:26:39sur l'inflation
00:26:39et sur la croissance.
00:26:40Raison pour laquelle,
00:26:41d'ailleurs, à deux reprises,
00:26:43nous avons tenu
00:26:44des comités d'alerte
00:26:45pour pouvoir partager
00:26:46avec vous,
00:26:48parlementaires,
00:26:48avec représentants
00:26:49des organisations syndicales,
00:26:51patronales,
00:26:52avec les représentants
00:26:53des élus locaux,
00:26:54l'état des lieux.
00:26:55Nous l'avons fait
00:26:56au mois d'avril,
00:26:57nous l'avons fait
00:26:57au mois de juillet
00:26:58et à chaque fois,
00:26:59en recalant
00:27:00nos estimations
00:27:01de croissance
00:27:02au plus près
00:27:03de celles
00:27:04qui sont réalisées
00:27:05par les organismes indépendants.
00:27:06là aussi,
00:27:07c'est une pratique
00:27:08nouvelle,
00:27:08mais je pense
00:27:09que c'est une pratique
00:27:10de transparence
00:27:11parce qu'il n'y a
00:27:12aucune raison
00:27:12que ce que le gouvernement
00:27:13prévoit soit décalé
00:27:14par rapport
00:27:15à ce que des observateurs
00:27:17extérieurs produisent.
00:27:19Nous l'avons fait
00:27:20le 7 juillet dernier
00:27:22avec une estimation
00:27:24de la croissance
00:27:26qui était,
00:27:27à ce moment-là,
00:27:29révisée à hauteur
00:27:30de 0,7%
00:27:31avec tous les aléas
00:27:32que cela peut avoir
00:27:33jusqu'à la fin de l'année,
00:27:34dans un sens comme dans l'autre
00:27:35et on voit bien d'ailleurs
00:27:36les événements
00:27:36des derniers jours.
00:27:38Alors,
00:27:38quel est l'impact
00:27:39sur le déficit ?
00:27:40Il y a une chose
00:27:41qui dépend immédiatement
00:27:42de nous,
00:27:43c'est la dépense
00:27:44de l'État
00:27:44et de la sécurité sociale.
00:27:46C'est la raison
00:27:46pour laquelle
00:27:47le 1er comité d'alerte
00:27:48au mois d'avril,
00:27:49on avait identifié
00:27:506 milliards
00:27:51de risques de dépassement
00:27:52pour l'État
00:27:53et pour la sécurité sociale
00:27:54et qu'on a mis en œuvre
00:27:566 milliards
00:27:56de mesures d'économie
00:27:58pour pouvoir
00:28:00les juguler.
00:28:014 milliards
00:28:02d'économies
00:28:03sur l'État,
00:28:03j'y reviens pas,
00:28:04vous m'aviez auditionné
00:28:05monsieur le Président
00:28:05à ce moment-là,
00:28:07un peu plus de 2 milliards
00:28:08à 2 milliards 2 pour être précis
00:28:09concernant la sécurité sociale
00:28:11en n'augmentant pas
00:28:12les allégements
00:28:13de charges
00:28:14au 1er juin
00:28:15alors même que le SMIC
00:28:16lui était revalorisé
00:28:17à hauteur de l'inflation
00:28:18et c'est cette ligne-là
00:28:19qu'on continue à tenir.
00:28:21Il y a 2 aléas
00:28:23qui pèsent
00:28:24sur le déficit,
00:28:25les dépenses
00:28:26des collectivités locales
00:28:27avec un risque
00:28:28qu'on a identifié
00:28:29à un dépassement
00:28:31de 2 milliards d'euros
00:28:31lors du comité d'alerte
00:28:33du 7 juillet
00:28:34et puis évidemment
00:28:35l'évolution de la croissance
00:28:36et de l'inflation
00:28:37et c'est en fonction
00:28:38de ces paramètres-là
00:28:39que nous réestimerons
00:28:40le déficit
00:28:41en septembre prochain
00:28:42avec, je le redis,
00:28:43évidemment l'objectif
00:28:44d'être le plus proche possible
00:28:45des 5%.
00:28:46En ce qui concerne
00:28:48les différentes questions
00:28:49et oui,
00:28:51en ce qui concerne
00:28:51les 3% en 2029,
00:28:53il appartiendra
00:28:54au candidat maintenant
00:28:55de dire
00:28:56comment ils entendent
00:28:57tenir une trajectoire
00:28:58de finances publiques
00:28:592028 et 2029.
00:29:01Il y a une chose
00:29:01en tout cas
00:29:01dont je suis sûr,
00:29:02c'est que la raison
00:29:04pour laquelle nous devons
00:29:05réduire nos déficits,
00:29:07ce n'est pas
00:29:07pour une question extérieure,
00:29:09ce n'est pas
00:29:10une règle abstraite
00:29:12imposée
00:29:13dont on ne sait où.
00:29:14C'est simplement
00:29:15pour pouvoir stabiliser
00:29:16notre dette
00:29:16en part du PIB.
00:29:18D'ailleurs,
00:29:18le rapport des économistes
00:29:19est à ce titre
00:29:21éclairant.
00:29:22Et je pense que
00:29:23quelles que soient
00:29:23nos convictions politiques,
00:29:26nous pourrions au moins
00:29:27nous mettre d'accord
00:29:28sur cette réalité comptable
00:29:29qui est qu'il faut
00:29:30stabiliser la dette
00:29:31en part du PIB.
00:29:35Vous m'avez ensuite
00:29:36posé un certain nombre
00:29:36de questions précises.
00:29:37En ce qui concerne
00:29:38la justice,
00:29:40le tiré à part
00:29:41qui vous est aujourd'hui présenté
00:29:43prévoit une augmentation
00:29:45du budget
00:29:46du ministère de la Justice
00:29:47supérieure
00:29:48au niveau
00:29:49qui avait été prévu
00:29:50dans la loi
00:29:50d'orientation
00:29:51et de programmation
00:29:52de la justice,
00:29:54la LOBJ,
00:29:55à 11 milliards d'euros.
00:29:57Il reviendra évidemment
00:29:58au garde des Sceaux
00:29:59de pouvoir,
00:30:00dans les prochaines semaines,
00:30:02détailler
00:30:02la politique publique
00:30:03qu'il entend conduire,
00:30:04mais il est évident
00:30:05que cela recouvre ici
00:30:06des crédits
00:30:07qui seront nécessaires
00:30:08pour renforcer
00:30:08la protection de l'enfance
00:30:10dans la foulée
00:30:12des décisions
00:30:13qui ont été prises.
00:30:14En ce qui concerne
00:30:16l'écologie,
00:30:17vous m'avez interrogé
00:30:19sur la part
00:30:19des charges
00:30:20du service public
00:30:21de l'énergie,
00:30:21c'est-à-dire,
00:30:22pour ceux qui nous écoutent,
00:30:23du soutien aux énergies
00:30:23renouvelables,
00:30:25parce que c'est de cela
00:30:26dont il s'agit.
00:30:26D'ailleurs,
00:30:27je remarque
00:30:27que ce soutien
00:30:28aux énergies renouvelables
00:30:29est sévèrement attaqué
00:30:32par une partie
00:30:33des partis politiques,
00:30:36des élus.
00:30:38Nous assumons effectivement
00:30:39avec le gouvernement
00:30:40le soutien
00:30:40aux énergies renouvelables
00:30:42qui, en complément
00:30:43du nucléaire,
00:30:44et d'ailleurs,
00:30:44le projet de loi
00:30:45de finances
00:30:46emportera des dispositions
00:30:47pour pouvoir mettre
00:30:48en place
00:30:49le nouveau programme
00:30:50nucléaire,
00:30:50en complément du nucléaire,
00:30:52permet l'électrification
00:30:53du pays,
00:30:54donc la sortie
00:30:54de nos dépendances,
00:30:55et nous estimons
00:30:55à hauteur
00:30:57de 677 millions
00:30:59d'euros à date,
00:31:00vous le savez,
00:31:01M. le Président,
00:31:02évoluer évidemment
00:31:03en fonction
00:31:03de l'évolution des prix,
00:31:04le soutien supplémentaire
00:31:05aux énergies renouvelables,
00:31:06et j'en profite
00:31:08pour le dire
00:31:09que, évidemment,
00:31:10cela ira aussi
00:31:11avec une augmentation
00:31:12des moyens consacrés
00:31:13à l'adaptation
00:31:13aux changements climatiques,
00:31:15et donc ce qui vous sera présenté
00:31:17prévoira une augmentation
00:31:19du fonds vert
00:31:20dans le cadre
00:31:21du prochain budget,
00:31:22ainsi qu'un renforcement
00:31:23des moyens dédiés
00:31:24au renouvellement forestier
00:31:26et à la protection
00:31:27de la biodiversité.
00:31:29Vous m'avez interrogé
00:31:31en ce qui concerne
00:31:32les moyens
00:31:32de la sécurité civile,
00:31:34j'en profite
00:31:35pour rappeler
00:31:35que ces dernières années
00:31:37ont connu
00:31:38une augmentation
00:31:39des moyens consacrés
00:31:40à la sécurité civile,
00:31:42une augmentation
00:31:42de 40%
00:31:43des moyens consacrés
00:31:44à la sécurité civile,
00:31:45et que le prochain budget
00:31:47continuera
00:31:48à augmenter
00:31:49les moyens dédiés
00:31:50à la sécurité civile.
00:31:51Là aussi,
00:31:52les montants
00:31:53et les modalités
00:31:53seront précisés
00:31:55d'ici au dépôt
00:31:56du projet de loi
00:31:57de finances,
00:31:58mais je veux qu'il n'y ait
00:31:59aucun doute
00:32:00concernant la direction
00:32:02dans laquelle
00:32:03nous allons.
00:32:05Enfin,
00:32:05monsieur le président,
00:32:06vous avez évoqué
00:32:09la question
00:32:10des investissements
00:32:11des collectivités locales.
00:32:13Je voudrais vraiment
00:32:14préciser les choses.
00:32:16La prévision
00:32:17concernant l'investissement
00:32:18des collectivités locales,
00:32:20c'est l'impact
00:32:21simple du cycle électoral,
00:32:22puisque vous le savez,
00:32:24il vient d'avoir
00:32:24des élections municipales,
00:32:26et évidemment,
00:32:27ça a toujours
00:32:28un lien
00:32:29avec le calendrier
00:32:30de lancement
00:32:31des projets
00:32:32d'investissement
00:32:32et la prévision
00:32:33qui est ici contenue
00:32:34dans le R48
00:32:35vise simplement
00:32:35à en tirer compte.
00:32:37En revanche,
00:32:39si nous n'avions pas
00:32:40de budget,
00:32:42il n'y aurait pas
00:32:43de dotation
00:32:44à l'investissement
00:32:45des collectivités locales,
00:32:46et là,
00:32:47on aurait un coup
00:32:47de frein politique,
00:32:49en tout cas politiquement
00:32:49décidé,
00:32:50à l'investissement
00:32:51des collectivités locales
00:32:52avec tous les impacts
00:32:53que vous avez
00:32:54justement rappelés
00:32:57concernant
00:32:57la croissance.
00:33:00Merci.
00:33:01Juste une petite réflexion,
00:33:02je ne vais pas le...
00:33:02Mais il serait quand même
00:33:04mieux de tenir compte
00:33:04de l'inflation,
00:33:05M. le ministre,
00:33:06parce que si vous ne tenez
00:33:07pas compte de l'inflation,
00:33:08c'est véritablement
00:33:09trompeur pour les budgets
00:33:12répondant aux mêmes besoins
00:33:13qu'il y a un an
00:33:14pour les ministères.
00:33:15Et si vous tenez compte
00:33:16de l'inflation
00:33:16et que vous avez
00:33:17un budget de l'environnement
00:33:18à 900 millions d'euros
00:33:19moins 677
00:33:22pour la charge
00:33:23des services publics
00:33:23d'énergie,
00:33:24absolument indispensable,
00:33:25ce n'est pas ça le problème,
00:33:25mais il ne vous reste plus
00:33:26que 200 millions
00:33:27d'augmentation
00:33:27pour le ministère
00:33:28de l'Environnement.
00:33:29Je ne vois pas comment,
00:33:30par exemple,
00:33:30sur ce simple cas,
00:33:32vous réglez la question,
00:33:33les questions
00:33:34qui sont posées.
00:33:35Donc, il faudra essayer
00:33:37de se stabiliser
00:33:37sur la présentation
00:33:39des budgets,
00:33:39parce que sinon,
00:33:40je pense qu'il y a
00:33:42un peu de tromperie
00:33:43sur la marchandise
00:33:44en ne tenant pas compte
00:33:44d'une inflation
00:33:45qui est quand même
00:33:45redevenue forte dans le pays.
00:33:47M. le rapporteur général.
00:33:49Merci, M. le Président.
00:33:50M. le ministre,
00:33:52merci pour votre propos liminaire.
00:33:54J'ai peut-être d'abord
00:33:56un exposé,
00:33:58moi également,
00:33:58liminaire à faire,
00:33:59et ensuite quelques questions.
00:34:00D'abord,
00:34:01sur l'exposé liminaire,
00:34:02ce qui est intéressant,
00:34:02c'est que votre document
00:34:03est publié quasiment
00:34:04en même temps
00:34:04que la mission
00:34:05sur la transparence
00:34:06des finances publiques
00:34:06des 4 économistes,
00:34:07et que dit cette mission ?
00:34:08Elle nous met en garde
00:34:09sur une situation
00:34:10extrêmement dégradée.
00:34:12en expliquant,
00:34:13et je les lis,
00:34:14qu'en l'absence
00:34:18de mesures résolues
00:34:19de redressement,
00:34:20le risque de crise financière
00:34:22et d'ajustement brutal
00:34:23et désordonné
00:34:24au détriment
00:34:25des plus vulnérables
00:34:26s'accroît.
00:34:28Ce rapport parle
00:34:29d'une préoccupation
00:34:30croissante
00:34:31des créanciers de la France
00:34:33sur le fait
00:34:34que, heureusement,
00:34:35nous pouvons compter
00:34:36sur la protection
00:34:37qu'apporte l'appartenance
00:34:38à la zone euro
00:34:39et la garantie implicite
00:34:40des autres pays
00:34:40de la zone euro,
00:34:41mais ajoute que
00:34:42cette bonne fortune,
00:34:43c'est ainsi qu'ils le disent,
00:34:45est une assurance
00:34:46qui n'est pas sans limite
00:34:47et que la rupture
00:34:48de confiance
00:34:48survient souvent
00:34:49lorsqu'on ne s'y attend
00:34:50pas ou plus.
00:34:51Et donc,
00:34:53le consensus
00:34:54des 4 économistes
00:34:55nous met en garde.
00:34:56Nous met en garde
00:34:57parce que nous allons
00:34:59potentiellement,
00:35:00en l'absence de mesures,
00:35:01vers une réelle catastrophe.
00:35:04Et il nous appelle
00:35:05à prendre des mesures.
00:35:06Il nous appelle
00:35:07à prendre des mesures
00:35:07parce qu'aujourd'hui,
00:35:08la crédibilité
00:35:09et la parole de la France
00:35:09dans l'Europe
00:35:10et dans le monde
00:35:10sont altérées
00:35:11par notre situation.
00:35:13Notre capacité
00:35:14à réagir
00:35:16aux chocs économiques,
00:35:17climatiques,
00:35:18géostratégiques,
00:35:18on l'a vu avec la guerre,
00:35:19est évidemment entravée
00:35:20pour préparer l'avenir
00:35:21et à financer
00:35:22évidemment les services publics.
00:35:23Donc, il y a une très grande inquiétude.
00:35:25Et si nous ne prenons pas
00:35:27les mesures ad hoc,
00:35:29la mission dit
00:35:29que le déficit
00:35:30va atteindre plus de 7%.
00:35:31Enfin, tout cela,
00:35:32vous l'avez dit,
00:35:33ainsi que le président Coquerel.
00:35:34Très grande préoccupation
00:35:35parce que, moi,
00:35:36je pense que
00:35:37si nous ne prenons pas
00:35:38ces mesures,
00:35:39d'autres les prendront pour nous
00:35:40et les décideront pour nous
00:35:41et ce sera brutal
00:35:42et ce sera douloureux.
00:35:43L'Espagne l'a connu,
00:35:44le Portugal l'a connu,
00:35:45d'autres pays l'ont connu
00:35:46et moi, je ne souhaite pas ça
00:35:47pour mon pays.
00:35:48Je pense que nous devons
00:35:49rester maîtres de notre destin
00:35:51et donc prendre les mesures.
00:35:52Et donc, j'en viens
00:35:52au document
00:35:54que vous nous avez apporté
00:35:57et dont je vous remercie.
00:35:57D'abord, je note
00:35:59qu'il est quand même
00:36:00moins détaillé
00:36:00que le document
00:36:01de l'année dernière.
00:36:01Je pense en particulier
00:36:02sur les tableaux d'emploi.
00:36:05On n'entre pas
00:36:06dans un détail précis.
00:36:08Parfois, je me demande
00:36:09s'il s'agit
00:36:12de prévision
00:36:13ou de tendancielles.
00:36:15J'ai une interrogation
00:36:17sur ces points-là,
00:36:18en particulier sur les 17 milliards
00:36:19sociaux,
00:36:20qui est une dépense
00:36:20que vous affichez,
00:36:21plus de 17 milliards
00:36:22par rapport à l'année dernière.
00:36:23Est-ce que c'est du tendanciel
00:36:24ou est-ce que c'est un objectif ?
00:36:26Et vous nous direz
00:36:28« je crois cela ».
00:36:31Mais ma première interrogation,
00:36:32qui est la plus en phase
00:36:34avec la discussion
00:36:36des quatre économistes,
00:36:37c'est au fond
00:36:38quelle est la réalité
00:36:39de l'effort budgétaire
00:36:40puisque les économistes
00:36:40disent qu'il faut faire
00:36:41des efforts budgétaires.
00:36:43Et les économistes
00:36:44disent d'ailleurs
00:36:44la chose suivante.
00:36:45Ils disent qu'il y a
00:36:45trois manières
00:36:46de faire des efforts.
00:36:47Soit on augmente les impôts,
00:36:49mais ils disent bien
00:36:50que nos marges
00:36:51sont très réduites
00:36:52à moins de vouloir
00:36:53taper encore un peu plus
00:36:54le pouvoir d'achat
00:36:54des Français
00:36:55ou la compétitivité
00:36:56des entreprises.
00:36:57Deuxièmement,
00:36:58de baisser la dépense.
00:36:59Donc la question
00:37:00« où la baisse-t-on ? »
00:37:01est-ce que vous avez bien compris
00:37:01qu'il y avait des dépenses
00:37:02très contraintes ?
00:37:04Et puis ils disent
00:37:05qu'il y a un troisième point,
00:37:05c'est évidemment
00:37:07favoriser la compétitivité
00:37:08du pays.
00:37:09Et ça, ça appelle
00:37:10des réformes structurelles
00:37:11qui ne sont pas dans le budget,
00:37:12mais qu'il faudra bien faire.
00:37:13Première interrogation,
00:37:14donc quelle est la réalité
00:37:15des efforts budgétaires
00:37:16où se situent en fait
00:37:17les économies pilotables ?
00:37:18Deuxièmement,
00:37:19les 17 milliards.
00:37:20Est-ce que c'est un objectif
00:37:22ou est-ce que c'est
00:37:22de l'évolution spontanée ?
00:37:24Est-ce que vous envisagez
00:37:25une année blanche
00:37:26sur ce sujet ?
00:37:28Sur les programmes 196 et 387
00:37:32qui ont été cités,
00:37:33j'aimerais savoir
00:37:34ce que vous entendez
00:37:35par ce programme 196.
00:37:37Est-ce que c'est de la transparence
00:37:39sur la question des retraites ?
00:37:41Et puis il y a le soutien
00:37:42au nouveau nucléaire, 387.
00:37:44Comment ça fonctionne ?
00:37:45Il faudrait que vous nous l'expliquiez.
00:37:47Je partage l'avis du président Coquerel
00:37:48sur la question de l'inflation.
00:37:49Il faut refaire les calculs
00:37:50en intégrant l'inflation.
00:37:52Et ça, c'est vrai
00:37:53que c'est un élément qui manque
00:37:54à tel point qu'il faut
00:37:55que nous refassions nous-mêmes
00:37:56les tableaux.
00:37:58Sur les collectivités territoriales,
00:37:59vous envisagez un effort
00:38:01essentiellement en investissement.
00:38:03Or, l'investissement,
00:38:04libre administration des collectivités,
00:38:06ce sont les collectivités
00:38:07qui le décident.
00:38:08Donc, est-ce que vous envisagez
00:38:09des moyens dans le PLF
00:38:11pour contraindre les politiques
00:38:13d'investissement des collectivités
00:38:14et lesquelles ?
00:38:15Je regrette qu'il n'y ait pas grand-chose
00:38:16sur les effectifs.
00:38:17Vous l'avez dit,
00:38:18je l'ai déjà dit.
00:38:20Je voulais conclure,
00:38:21M. le ministre,
00:38:22au-delà de ces questions,
00:38:22que moi, il me semble
00:38:23que l'heure de vérité approche
00:38:25est que la question qui se pose
00:38:27désormais à nous
00:38:27est de savoir si nous devons
00:38:29rester maîtres de notre destin
00:38:31ou se voir imposés par d'autres
00:38:33des décisions
00:38:33que nous n'aurions pas voulu prendre.
00:38:35C'est la question qui est posée
00:38:36et je pense que nous devrions
00:38:37la poser dès ce budget.
00:38:39Et je trouve que,
00:38:42en tout cas,
00:38:42dans le tiré à part tel
00:38:43qu'il nous est proposé,
00:38:45la réponse n'y est pas.
00:38:47Mais j'entends aussi,
00:38:49parce que je l'ai lu attentivement,
00:38:50que vous expliquez
00:38:51qu'un certain nombre
00:38:52d'arbitrages budgétaires
00:38:53n'ont toujours pas été faits.
00:38:54C'est indiqué dans votre document.
00:38:56Et je voudrais savoir
00:38:57où vous en êtes
00:38:58sur les arbitrages qui manquent.
00:38:59Enfin, vous avez parlé de transparence
00:39:00et je termine là-dessus.
00:39:02Est-ce qu'il est envisageable
00:39:03de pouvoir récupérer
00:39:04les lettres plafond
00:39:05de chaque ministère ?
00:39:06C'est un document
00:39:07qui nous serait utile
00:39:07pour mieux comprendre
00:39:08la démarche de construction
00:39:10de ce budget.
00:39:11Je ne plus sois.
00:39:12Je fais bien aussi
00:39:13la dernière demande.
00:39:14Monsieur le ministre.
00:39:17Merci, monsieur le rapporteur général.
00:39:20Je vais essayer de répondre
00:39:21à différentes questions
00:39:22que vous avez évoquées.
00:39:24D'abord, en ce qui concerne
00:39:25les collectivités locales.
00:39:28Je redis ce que j'ai dit
00:39:29au président Coquerel.
00:39:31Il y a les dépenses de fonctionnement
00:39:33et les dépenses d'investissement.
00:39:34Ce qui est donné
00:39:36en ce qui concerne
00:39:36les dépenses d'investissement
00:39:38des collectivités locales,
00:39:39c'est là une prévision
00:39:41eu égard au cycle électoral.
00:39:43En revanche, oui,
00:39:44il y a un effort
00:39:45qui est prévu
00:39:47dans le R48
00:39:48concernant les dépenses
00:39:49de fonctionnement
00:39:50des collectivités locales
00:39:52puisque nous estimons
00:39:54que devrions viser
00:39:56une progression
00:39:58des dépenses
00:39:59de fonctionnement
00:40:00des collectivités locales
00:40:01à hauteur de l'inflation,
00:40:02c'est-à-dire une stabilité
00:40:03en volume.
00:40:04Ce sera un effort,
00:40:05un effort moindre,
00:40:06néanmoins,
00:40:07que celui de l'Etat
00:40:08puisque, je le rappelais,
00:40:09hors défense,
00:40:10dépenses des ministères
00:40:13sont quatre fois inférieures
00:40:14à l'inflation,
00:40:15dépenses de fonctionnement
00:40:16dans le R48
00:40:17qui est visé
00:40:17qui est à hauteur
00:40:19de l'inflation
00:40:20et ça nécessitera
00:40:21effectivement des mesures,
00:40:23des mesures
00:40:23qui seront discutées
00:40:24avec les collectivités locales
00:40:27d'ici au dépôt
00:40:28du projet de loi
00:40:29de finances.
00:40:31En ce qui concerne
00:40:32les dépenses sociales,
00:40:33ce qui est indiqué
00:40:35dans le R48,
00:40:37c'est une prévision
00:40:39que ce n'est pas
00:40:40un tendanciel.
00:40:41Ça suppose aussi
00:40:42un effort,
00:40:42d'ailleurs,
00:40:43c'est une croissance
00:40:44des dépenses sociales
00:40:44deux fois inférieure
00:40:45à la moyenne
00:40:47de la progression
00:40:48des dépenses sociales
00:40:48entre 2019
00:40:49et 2026.
00:40:53En ce qui concerne
00:40:54le déficit public
00:40:56et donc l'objectif
00:40:57pour 2027,
00:40:59j'ai indiqué
00:40:59que vu
00:41:00l'instabilité
00:41:03des prévisions
00:41:04macroéconomiques
00:41:05dans la période
00:41:06que nous traversons,
00:41:07nous les stabiliserons
00:41:08au mois de septembre prochain.
00:41:11En ce qui concerne
00:41:12le nouveau nucléaire français
00:41:14que vous avez également évoqué,
00:41:17il s'agit ici
00:41:19de pouvoir porter
00:41:20les crédits
00:41:21de bonification
00:41:22du prêt
00:41:23de la Caisse
00:41:23des dépôts
00:41:24et consignations
00:41:25à EDF
00:41:26pour financer
00:41:27le programme
00:41:28des EPR 2.
00:41:29C'est à cela
00:41:30que ce programme
00:41:32fait référence.
00:41:34Vous avez évoqué,
00:41:35je crois,
00:41:36aussi le programme
00:41:36196.
00:41:38Il s'agit là
00:41:39de la matérialisation
00:41:40du financement
00:41:41des retraites
00:41:42pour Orange,
00:41:44notamment,
00:41:44dans la perspective
00:41:45de la lisibilité.
00:41:47C'est une question
00:41:49de maquette budgétaire.
00:41:53Voilà,
00:41:54monsieur le rapporteur général.
00:41:56Quelques éléments.
00:41:56J'en profite
00:41:57pour faire écho
00:41:58à ce que vous avez dit
00:41:59et à ce que le président
00:41:59Coquerel
00:42:00a également évoqué
00:42:01pour dire
00:42:02que le rapport
00:42:03des économistes
00:42:04est quand même clair
00:42:04sur la répartition
00:42:05des efforts
00:42:06puisque je les cite
00:42:07en page de conclusion,
00:42:09les marges
00:42:09pour augmenter
00:42:10les prélèvements
00:42:10obligatoires
00:42:11sont fortement réduites.
00:42:13Ce n'est pas moi
00:42:14qui parle.
00:42:14Les tentatives
00:42:16de coordination internationale
00:42:18pour atténuer
00:42:19la concurrence fiscale,
00:42:20à l'instar
00:42:20de l'initiative BEPS
00:42:21de l'OCDE,
00:42:22bien que nécessaires,
00:42:24n'ont pas réellement
00:42:24changé la donne
00:42:25en termes de mobilité
00:42:26des bases fiscales.
00:42:27Il est donc prioritaire
00:42:28d'interroger
00:42:29le montant
00:42:30et l'efficience
00:42:31des dépenses publiques
00:42:32qui sont plus élevées
00:42:33en part de PIB
00:42:34qu'ailleurs
00:42:34et singulièrement
00:42:36dans des pays européens
00:42:37qui ont un modèle
00:42:37social comparable,
00:42:39c'est-à-dire en premier lieu
00:42:40dépenses sociales,
00:42:42santé, retraite.
00:42:43Voilà ce que dit
00:42:44le rapport des économistes
00:42:45et voilà la raison
00:42:46pour laquelle
00:42:46ce rapport
00:42:47qui est préliminaire
00:42:48puisqu'il indique
00:42:49les crédits
00:42:49sur lesquels
00:42:49les ministères
00:42:50vont être amenés
00:42:51à travailler
00:42:51pendant l'été,
00:42:53priorise la réduction
00:42:54de la dépense publique.
00:42:55Je rectifie
00:42:56ce que j'ai dit,
00:42:57je vais être moins aimable
00:42:58sur ces quatre économistes.
00:43:00Vous les avez commandités
00:43:01donc ça va plutôt
00:43:02en votre sens.
00:43:08Monsieur le ministre,
00:43:10vous nous présentez
00:43:12une première ébauche
00:43:13de budget
00:43:14côté dépenses
00:43:15et pardon de le dire
00:43:16comme ça
00:43:17mais c'est vraiment
00:43:17un budget de lâche
00:43:18que vous nous présentez
00:43:19parce que là
00:43:20aujourd'hui
00:43:21on a deux documents
00:43:22sur la table.
00:43:23Donc vous avez un document
00:43:24ce que vous présentez
00:43:25plus 41 milliards
00:43:27d'euros de dépenses publiques
00:43:28et dans le même temps
00:43:30le même jour
00:43:30vous présentez
00:43:31un autre document
00:43:32qui n'est pas ce que vous faites
00:43:33mais ce qu'on devrait faire
00:43:34d'ici 2032
00:43:35et là ce qu'on devrait faire
00:43:36c'est 125 milliards
00:43:38d'euros d'économie.
00:43:40Donc en fait
00:43:41le message
00:43:41que vous envoyez
00:43:42c'est
00:43:43nous on vous propose
00:43:44un budget minimal
00:43:45avec zéro arbitrage politique
00:43:48et à charge
00:43:49pour le prochain président
00:43:50ou la prochaine présidente
00:43:52de faire des économies
00:43:53ce que vous n'avez
00:43:54jamais fait
00:43:55jusqu'à présent.
00:43:57Et d'ailleurs
00:43:57si on prolonge
00:43:58la courbe
00:43:58de ce qui a été fait
00:43:59depuis 10 ans
00:44:00c'est-à-dire
00:44:01la courbe
00:44:01de la dépense publique
00:44:02la courbe
00:44:02de l'endettement
00:44:03la courbe
00:44:04des déficits
00:44:05et des charges d'intérêt
00:44:06si on continue
00:44:07comme ça
00:44:08pendant 5 ans
00:44:09c'est simple
00:44:10on aura la tutelle
00:44:10du FMI.
00:44:11Donc en fait
00:44:11quelque part
00:44:12à travers
00:44:12ce document prospectif
00:44:14de ce qu'il faudrait faire
00:44:15d'ici 2032
00:44:16vous avouez
00:44:17que si on continue
00:44:19comme ça
00:44:19notamment avec
00:44:20ce que vous proposez
00:44:21et bien à la fin
00:44:23on aura
00:44:23la tutelle
00:44:24du FMI.
00:44:25Donc moi
00:44:25la première question
00:44:25que je voudrais vous poser
00:44:27c'est
00:44:27ce budget que vous nous présentez
00:44:29est-ce que
00:44:30c'est un vrai budget
00:44:31ou est-ce que
00:44:32c'est un budget minimal
00:44:33une sorte de budget rustine
00:44:34en attendant
00:44:35le vrai budget 2027
00:44:36qui interviendrait
00:44:37après les présidentielles
00:44:40par PLFR.
00:44:42La deuxième question
00:44:43c'est
00:44:43où sont les augmentations
00:44:44d'impôts
00:44:44parce qu'on voit bien
00:44:45avec ces ratios
00:44:46il faudra des augmentations
00:44:47d'impôts.
00:44:49Alors la question
00:44:49vous a été posée ce matin
00:44:50à la télévision
00:44:51vous avez répondu
00:44:52ni oui ni non
00:44:53on peut vous comprendre
00:44:53en gros le gouvernement
00:44:54ne souhaite pas
00:44:55d'augmentation d'impôts
00:44:56mais si le parlement
00:44:57en propose
00:44:58et bien on verra bien.
00:44:59Voilà c'est une façon
00:45:00de se déresponsabiliter
00:45:01pour la douloureuse.
00:45:02Et puis troisième question
00:45:03c'est
00:45:04à quand
00:45:05le 49-3
00:45:06parce que l'année dernière
00:45:07on a eu tout un cirque
00:45:08ça a duré 4 mois
00:45:10pendant lequel le gouvernement
00:45:11a dit
00:45:12non non
00:45:13on ne présentera pas
00:45:14de 49-3
00:45:15tout le monde savait
00:45:16que ce serait faux
00:45:17et à la fin
00:45:17au bout de 4 mois
00:45:18il y a eu un 49-3
00:45:19donc
00:45:21cette petite musique
00:45:22je pense
00:45:22sera difficile
00:45:23à vendre
00:45:24à la fois
00:45:24à l'opinion publique
00:45:25aux oppositions
00:45:26même à votre majorité
00:45:27parce qu'il y aurait
00:45:28un effet de concurrence
00:45:29aussi dans ce budget
00:45:30notamment les attalistes
00:45:31les philippistes
00:45:32enfin les différentes
00:45:34écuries présidentielles
00:45:35qui vont se manger
00:45:36entre elles
00:45:36et qui vont vouloir
00:45:37se détacher
00:45:37du bilan du macronisme
00:45:38donc quelque part
00:45:39cette petite musique
00:45:40sera très difficile
00:45:41à vendre
00:45:41donc est-ce que le 49-3
00:45:42aura lieu au début
00:45:44au milieu
00:45:45ou à la fin
00:45:48Monsieur le ministre
00:45:50merci monsieur le président
00:45:51monsieur le député
00:45:52Renaud
00:45:53vous avez cité
00:45:54le rapport
00:45:54des économistes
00:45:56page 13
00:45:57il nous montre
00:45:58les évolutions
00:46:00d'une sélection
00:46:01de catégories
00:46:01de dépenses
00:46:02je pense que c'est intéressant
00:46:03pour éclairer à la fois
00:46:04votre question
00:46:05et vos contradictions
00:46:06la première
00:46:07qui explose
00:46:08c'est les retraites
00:46:1047 milliards d'euros
00:46:11à politique inchangée
00:46:12en 2026-2030
00:46:13je dis bien
00:46:15à politique inchangée
00:46:16parce que
00:46:16si on appliquait
00:46:17votre programme
00:46:18il faudrait y lire
00:46:19des dizaines
00:46:20de milliards d'euros
00:46:20supplémentaires
00:46:21puisque si j'ai bien lu
00:46:22les derniers développements
00:46:23vous êtes toujours
00:46:24pour une baisse
00:46:25de l'âge de départ
00:46:26à la retraite
00:46:27vous avez ensuite
00:46:28évoqué
00:46:29Monsieur le député
00:46:31la charge de la dette
00:46:33la charge de la dette
00:46:34elle augmente
00:46:36de manière importante
00:46:37c'est la raison
00:46:38pour laquelle
00:46:38il faut continuer
00:46:38à réduire les déficits
00:46:39mais Monsieur le député
00:46:40vous êtes le seul parti
00:46:42qui réussissait
00:46:43à contribuer
00:46:43à la charge de la dette
00:46:44sans gouverner
00:46:45parce qu'à chaque fois
00:46:46que vous vous approchez
00:46:48du pouvoir
00:46:49à chaque fois
00:46:49qu'il y a un sondage
00:46:50qui vous est favorable
00:46:51les taux d'intérêt
00:46:52augmentent
00:46:53et vous coûtez
00:46:53aux Français
00:46:54avant même
00:46:55l'élection
00:46:56Monsieur le député
00:46:57Renaud
00:46:57tous les Français
00:46:58qui empruntent
00:46:59des crédits
00:46:59à la consommation
00:47:00des prêts immobiliers
00:47:01payent plus cher
00:47:02dès qu'il y a un sondage
00:47:03favorable au Rassemblement
00:47:04national
00:47:05donc vous voyez
00:47:06Monsieur le député
00:47:07c'est au rapport
00:47:08des économistes
00:47:09devrait davantage
00:47:11vous préoccuper
00:47:12ensuite
00:47:13le budget
00:47:14que nous déposerons
00:47:16Monsieur le député
00:47:17sera
00:47:18je l'ai dit
00:47:18un budget
00:47:19anti-électoraliste
00:47:20c'est vrai
00:47:22c'est la tentation
00:47:23souvent des gouvernements
00:47:24avant les élections
00:47:25de mettre la poussière
00:47:26sous le tapis
00:47:27on produit ici
00:47:28un rapport
00:47:30enfin on a demandé
00:47:31la production
00:47:32d'un rapport
00:47:33qui met carte sur table
00:47:34et d'ailleurs je vois bien
00:47:35que tous les partis politiques
00:47:36et ces heureux
00:47:36s'en emparent
00:47:37dans cette audition
00:47:38la tentation
00:47:39d'un gouvernement
00:47:40avant une élection
00:47:41présidentielle
00:47:42c'est de venir
00:47:43avec une avalanche
00:47:45de dépenses nouvelles
00:47:46en laissant au prochain
00:47:47la facture
00:47:47nous venons ici
00:47:49vous présenter
00:47:49un cadre
00:47:50de sérieux budgétaire
00:47:52le président Coquerel
00:47:53le trouve excessif
00:47:54mais ça montre bien
00:47:55quelle est
00:47:56notre approche
00:47:57donc voilà
00:47:58Monsieur le député
00:47:59l'état d'esprit
00:48:00dans lequel
00:48:00nous travaillons
00:48:03merci
00:48:05le 49.3
00:48:06vous voulez répondre
00:48:07quelque chose
00:48:07ou pas
00:48:08je dis ça
00:48:08est-ce qu'il me
00:48:14on aura
00:48:15ça dépend de vous
00:48:16je n'en doute pas
00:48:20des heures
00:48:21et des heures
00:48:22de débat
00:48:22sur les procédures
00:48:24parlementaires
00:48:24je pense que
00:48:25si nous pouvions
00:48:25utiliser
00:48:26le temps
00:48:27le temps
00:48:28le temps
00:48:28Monsieur le député
00:48:30je remarque
00:48:30que la loi de financement
00:48:30de la sécurité sociale
00:48:31a été adoptée
00:48:33l'année dernière
00:48:34149.3
00:48:34et ça montre
00:48:35que des compromis
00:48:36entre des parties
00:48:38de gouvernement
00:48:39c'est-à-dire des parties
00:48:39qui ont le sens
00:48:40de l'état
00:48:40par-delà
00:48:41leurs différences politiques
00:48:42parce qu'ils ont exercé
00:48:43les responsabilités
00:48:44dans ce pays
00:48:45ça peut marcher
00:48:46de toute façon
00:48:47chacun sait
00:48:48que le 49.3
00:48:49dépendra de savoir
00:48:49si un parti
00:48:50accepte de ne pas
00:48:51censurer
00:48:51c'est la question
00:48:52ça peut être
00:48:53une forme de réponse
00:48:57pardon
00:48:58excusez-moi
00:48:58Denis Massé
00:48:59il y a
00:48:59je regardais le tableau
00:49:00du coup
00:49:01merci Monsieur le Président
00:49:02merci Monsieur le Ministre
00:49:03avant de poser ma question
00:49:04enfin le 49.3
00:49:05ça dépend que du Parlement
00:49:06à nous de trouver
00:49:07éventuellement des majorités
00:49:09par le consensus
00:49:09mais force est de constater
00:49:11que beaucoup pensent plus
00:49:12à la prochaine échéance sectorale
00:49:13qu'à l'avenir du pays
00:49:14et je le regrette
00:49:16le rapport de la mission
00:49:18sur la transparence
00:49:19des finances publiques
00:49:19qui a été remis
00:49:20donc le 15 juillet
00:49:21dresse un constat
00:49:22qui est sans appel
00:49:24à politique inchangée
00:49:25notre déficit public
00:49:26se dégraderait fortement
00:49:27pour atteindre
00:49:287% du PIB
00:49:30à l'horizon 2030
00:49:31et 5,9%
00:49:33dès 2027
00:49:34et notre dette
00:49:36dépasserait
00:49:36130%
00:49:38du PIB
00:49:38et d'ailleurs
00:49:39je rappelle
00:49:40que la charge d'intérêt
00:49:41progresserait
00:49:42de 46 milliards d'euros
00:49:43pour atteindre
00:49:44124 milliards d'euros
00:49:45en 2030
00:49:46soit d'ailleurs bientôt
00:49:47plus que l'équivalence
00:49:49du budget
00:49:50de l'éducation nationale
00:49:51face à cette dérive
00:49:53il y a
00:49:53trois leviers
00:49:54trois possibilités
00:49:55des économies de dépenses
00:49:56des recettes
00:49:58ou le potentiel
00:49:59de croyance
00:49:59mais soyons extrêmement lucides
00:50:02sur la hiérarchie
00:50:02la France détient
00:50:03malheureusement
00:50:04le taux de prélèvement
00:50:05obligatoire
00:50:06le plus élevé
00:50:07de la zone euro
00:50:07la mission d'ailleurs
00:50:09elle-même reconnaît
00:50:10que les marges
00:50:11pour augmenter les impôts
00:50:12sont fortement réduites
00:50:13et qu'une hausse
00:50:14de la pression fiscale
00:50:15fragiliserait
00:50:15une fois de plus
00:50:16notre tissu productif
00:50:17l'attractivité du travail
00:50:19et de l'investissement
00:50:20et même d'ailleurs
00:50:21atteindrait
00:50:24le consentement
00:50:25à l'impôt
00:50:25de nos concitoyens
00:50:26c'est donc bien
00:50:27du côté de la dépense
00:50:29que se situe
00:50:29l'essentiel de l'effort
00:50:30nos dépenses publiques
00:50:31sont plus élevées
00:50:32d'ailleurs en part du PIB
00:50:33que partout ailleurs
00:50:34en Europe
00:50:35y compris
00:50:36chez nos voisins européens
00:50:37qui ont un modèle social
00:50:38assez comparable
00:50:39au nôtre
00:50:39et cet écart
00:50:41s'explique d'ailleurs
00:50:41en premier lieu
00:50:42par des dépenses sociales
00:50:44retraite et santé
00:50:45dont le rapport montre
00:50:46qu'elles continueront
00:50:47de croître plus vite
00:50:48que notre richesse nationale
00:50:49encore plus
00:50:50si le rationnel
00:50:50arrive au pouvoir
00:50:51avec la retraite
00:50:51à 60 ans
00:50:52enfin ça dépend
00:50:53si c'est Mme Le Pen
00:50:54ou M. Bardella
00:50:55parce que je crois
00:50:55que vous n'avez pas
00:50:56encore tranché
00:50:56la vision qui est la vôtre
00:50:59ma question est simple
00:51:00M. le ministre
00:51:01le gouvernement
00:51:01partage-t-il
00:51:02cette hiérarchie
00:51:03des leviers
00:51:03à savoir
00:51:04que le redressement
00:51:05de nos comptes
00:51:05doit passer
00:51:06d'abord
00:51:07avant tout
00:51:07par la maîtrise
00:51:09et l'efficience
00:51:10de la dépense publique
00:51:11et non pas
00:51:11par de nouveaux impôts
00:51:13et comment d'ailleurs
00:51:14entend-il s'engager
00:51:16dans le PLF 2027
00:51:18en interrogeant
00:51:20les grands postes
00:51:20de dépense
00:51:21y compris
00:51:21les mécanismes
00:51:22d'indexation automatique
00:51:24plutôt qu'en recourant
00:51:26comme on le fait
00:51:27malheureusement
00:51:27trop rapidement
00:51:28et habituellement
00:51:29par des rabots
00:51:30sur l'ensemble
00:51:31des missions
00:51:32qui d'ailleurs
00:51:32le rapport montre
00:51:33que cette stratégie
00:51:34a atteint ses limites
00:51:35merci M. le ministre
00:51:37merci M. le président
00:51:40M. le député
00:51:41mais c'est qu'il y a
00:51:43non
00:51:44vous avez raison
00:51:45il ne faut pas
00:51:46procéder par rabot
00:51:47il faut procéder
00:51:47par priorité
00:51:48j'ai évoqué
00:51:49les trois blocs
00:51:49de priorité
00:51:50sécurité
00:51:51intérieur et extérieur
00:51:53du pays
00:51:54transition écologique
00:51:55deuxième bloc
00:51:56de priorité
00:51:57et la jeunesse
00:51:58c'est à dire
00:51:59l'éducation
00:51:59l'enseignement supérieur
00:52:00et la recherche
00:52:01troisième bloc
00:52:01de priorité
00:52:02dans le contexte
00:52:03contraint
00:52:04à la fois financièrement
00:52:05et politiquement
00:52:05pour les raisons
00:52:06que j'ai évoquées
00:52:06c'est ainsi
00:52:07que le premier ministre
00:52:08a demandé
00:52:09au ministère
00:52:10de s'organiser
00:52:11deuxième question
00:52:12que vous posiez
00:52:13la priorisation
00:52:14de la baisse
00:52:15de dépenses
00:52:15au fond
00:52:16je pense que
00:52:17même si on prend
00:52:17un peu de recul
00:52:18parce que souvent
00:52:18on regarde
00:52:19année par année
00:52:19c'est normal
00:52:20c'est l'annualité
00:52:22budgétaire
00:52:22de la discussion
00:52:23des projets de loi
00:52:24de finances
00:52:25le rapport
00:52:25des économistes
00:52:27sur la transparence
00:52:28des finances publiques
00:52:29le dit
00:52:30un ajustement budgétaire
00:52:32de l'ordre
00:52:32de 125 milliards d'euros
00:52:33à horizon
00:52:352032
00:52:35permettrait
00:52:36de stabiliser
00:52:37le ratio
00:52:37de dettes publiques
00:52:38à long terme
00:52:39je cite
00:52:39ce qui est en page
00:52:411
00:52:41du rapport
00:52:43et je crois
00:52:44que ça devrait
00:52:46suffire
00:52:47au fond
00:52:48à répondre
00:52:48à ceux
00:52:48qui croient
00:52:49que l'impôt
00:52:49peut être
00:52:50le seul levier
00:52:51qui pourrait croire
00:52:52que notre pays
00:52:53supporterait
00:52:54une augmentation
00:52:54de 125 milliards
00:52:55d'euros d'impôt
00:52:56et d'ailleurs
00:52:56je remarque
00:52:57que cela même
00:52:58qui appelle
00:53:00au retour
00:53:01de l'impôt
00:53:02sur la fortune
00:53:03par exemple
00:53:043 milliards d'euros
00:53:05bon
00:53:06on aura un débat
00:53:07est-ce que c'est utile
00:53:07économiquement
00:53:08pas utile
00:53:09etc
00:53:09c'est 3 milliards d'euros
00:53:10sur 125 milliards
00:53:11donc ça veut dire
00:53:12que ceux qui nous disent
00:53:13rétablissez l'ISF
00:53:14il leur reste
00:53:1598 à 99%
00:53:17du chemin
00:53:18à parcourir
00:53:18j'en ai entendu
00:53:20nous dire
00:53:20au dernier
00:53:22lors du dernier
00:53:22projet de loi de finances
00:53:23il suffit de créer
00:53:24une taxe Zuckman
00:53:26bon
00:53:26on a vu d'ailleurs
00:53:27des chiffrages
00:53:27très différents
00:53:28circuler
00:53:29mais prenons même
00:53:31au pied de la lettre
00:53:32les chiffrages
00:53:32que certains
00:53:33nous ont donné
00:53:34à l'époque
00:53:34auxquels
00:53:35je ne crois pas
00:53:36mais simplement
00:53:36pour fixer
00:53:37les ordres de grandeur
00:53:38on nous avait dit
00:53:39vous verrez
00:53:40ça rapportera
00:53:40à 15 milliards
00:53:41très bien
00:53:4115 milliards
00:53:42sur 125
00:53:43donc ça veut dire
00:53:44que même ceux
00:53:45qui font croire ça
00:53:46mentent
00:53:47aux français
00:53:47sur les 90%
00:53:49d'efforts supplémentaires
00:53:51qu'il faudrait faire
00:53:52donc vous voyez
00:53:53monsieur le député
00:53:54si on veut stabiliser
00:53:55la dette
00:53:55en part du produit
00:53:56intérieur brut
00:53:57oui il faut prioriser
00:53:58la baisse de dépense
00:53:59c'est 125 milliards
00:54:00d'ici 2032
00:54:01mais par an
00:54:03non non
00:54:03c'est pas par an
00:54:04c'est pas ce qu'il y a dit
00:54:05mais non
00:54:06c'est 125 milliards
00:54:06cumulés
00:54:07tout compris à la fin
00:54:09et en écart
00:54:10et en écart
00:54:11oui mais
00:54:12d'ici là
00:54:16prends sa soumise
00:54:20merci monsieur le président
00:54:22monsieur le ministre
00:54:23c'est pas un projet
00:54:24de sauvegarde républicaine
00:54:26que vous êtes en train
00:54:26de nous présenter là
00:54:27c'est juste un budget
00:54:28macroniste
00:54:29le dixième
00:54:30de suite
00:54:31d'une longue série
00:54:32de budgets
00:54:33qui ont fait finalement
00:54:33toujours la même chose
00:54:34à la fin
00:54:35c'est à dire cracher
00:54:36au visage des français
00:54:37et de ce qu'ils souhaitent
00:54:38et de l'autre côté
00:54:39continuer à détruire
00:54:40notre pays
00:54:40puisque vous avez réussi
00:54:41en dix ans
00:54:42à ruiner l'état
00:54:43à détruire nos services
00:54:45publics
00:54:45à faire exploser la dette
00:54:46et maintenant
00:54:47vous en tirez
00:54:48la mer constat
00:54:49et vos solutions
00:54:50c'est toujours les mêmes
00:54:51c'est de continuer
00:54:52à couper dans les dépenses
00:54:53c'est à dire
00:54:53dans nos services publics
00:54:54et dans nos hôpitaux
00:54:56puisqu'ici c'est
00:54:56six milliards d'euros
00:54:58de moins de coupe
00:54:58dans l'état
00:54:59et huit milliards
00:55:00dans la sécurité sociale
00:55:02mais vous n'arriverez pas
00:55:03monsieur le ministre
00:55:04à nous faire pleurer
00:55:05sur la situation
00:55:06de la dette
00:55:07que vous avez
00:55:07vous-même créée
00:55:08parce que
00:55:09la machine inarrêtable
00:55:10dont vous parlez
00:55:11en réalité
00:55:11c'est la faute
00:55:12oui
00:55:13la charge de la dette
00:55:14explose de 12,7 milliards
00:55:16mais moi j'ai une question
00:55:17monsieur le ministre
00:55:17c'est dans ces 12,7 milliards
00:55:19d'explosion
00:55:19de charge de la dette
00:55:20pour quelle proportion
00:55:22est la dette
00:55:23indexée sur l'inflation
00:55:24parce que c'est quand même ça
00:55:25la grande réussite
00:55:26de la Macronie
00:55:27c'est d'avoir réussi
00:55:27à indexer
00:55:29notre dette
00:55:29sur l'inflation
00:55:30oui en 2022
00:55:31vous aviez 40%
00:55:32de la charge
00:55:32de la dette
00:55:33qui était due
00:55:34à l'indexation
00:55:35sur l'inflation
00:55:35et pas plus tard
00:55:36qu'aujourd'hui
00:55:37il y a 3 heures de ça
00:55:38vous avez réémis
00:55:39monsieur le ministre
00:55:40près de 1,5 milliard
00:55:42de dettes
00:55:42indexées sur l'inflation
00:55:43alors si l'inflation
00:55:44l'année prochaine
00:55:44elle est à 2,5%
00:55:46combien ça va nous coûter
00:55:47en charge de la dette
00:55:48parce que
00:55:49après avoir décidé
00:55:51de jouer notre dette
00:55:52à la roulette russe
00:55:53c'est sur les françaises
00:55:54et les français
00:55:54que vous venez chercher l'argent
00:55:55puisque dans l'éducation nationale
00:55:57c'est 800 millions
00:55:59de moins
00:55:59que vous nous annoncez
00:56:00cette année
00:56:01donc pour financer
00:56:02cette charge de la dette
00:56:03on aimerait bien savoir
00:56:04800 millions
00:56:05ça fait à votre avis
00:56:06combien de postes
00:56:08d'enseignants supprimés
00:56:09combien de classes fermées
00:56:10de la même manière
00:56:11c'est 3,6 milliards
00:56:12que vous voulez supprimer
00:56:14là sur le travail
00:56:14et l'emploi
00:56:15alors qu'on est en train
00:56:16d'atteindre
00:56:17les taux de chômage
00:56:18qu'il y avait
00:56:19au début
00:56:19de votre premier mandat
00:56:20on est en train
00:56:22d'atteindre
00:56:228,2%
00:56:23de chômeurs
00:56:24alors même
00:56:25qu'on a battu
00:56:26des records
00:56:26de suppression d'emploi
00:56:27et c'est à ce moment-là
00:56:28que vous décidez de supprimer
00:56:293,6 milliards
00:56:30sur l'emploi
00:56:32je termine
00:56:33ce budget
00:56:34j'imagine que vous allez
00:56:35le passer en force
00:56:35par 49,3%
00:56:36avec la complicité
00:56:37de madame Le Pen
00:56:38qui l'a déjà annoncé
00:56:39j'entends que les députés
00:56:40du rassemblement national
00:56:41sont très
00:56:43envie de voir
00:56:44entendre annoncer
00:56:45un 49,3%
00:56:46mais nous vous rassurons
00:56:47à la fin
00:56:47nous vous renverserons
00:56:48à l'automne
00:56:49avec la censure
00:56:50et nous vous remplacerons
00:56:51au printemps prochain
00:56:51merci monsieur le président
00:56:54monsieur le député Lecoq
00:56:56d'abord tout simplement
00:56:57pour qu'on soit là aussi
00:56:58d'accord sur le constat
00:56:59vous avez évoqué
00:56:59la part des titres de dette
00:57:02des OAT
00:57:02qui sont indexés
00:57:03sur l'inflation
00:57:03alors je tiens
00:57:04à vous préciser
00:57:05c'est pas le gouvernement
00:57:06d'Emmanuel Macron
00:57:07qui les a créés
00:57:07c'est le gouvernement
00:57:08de Lionel Jospin
00:57:08c'est le gouvernement
00:57:10de Lionel Jospin
00:57:11qui a créé
00:57:12l'indexation
00:57:13d'une partie
00:57:13des obligations
00:57:14enfin des OAT
00:57:15sur l'inflation
00:57:16à hauteur de 10%
00:57:18mais la charge de la dette
00:57:18elle n'augmente pas
00:57:19pour cette raison-là
00:57:20elle augmente
00:57:21et d'ailleurs
00:57:21je vous invite
00:57:22monsieur le député
00:57:23c'est fait de manière
00:57:25très claire
00:57:26dans le rapport R48
00:57:28je cherche la page
00:57:29pour ceux qui peuvent
00:57:30également nous suivre
00:57:31il s'agit de la page 5
00:57:33qui décrit très précisément
00:57:35le mécanisme
00:57:36de boule de neige
00:57:37de la dette publique
00:57:39et donc de la charge
00:57:39d'intérêt
00:57:40puisque quand vous avez
00:57:42un effet ciseau
00:57:43sur les taux
00:57:44c'est-à-dire que
00:57:44nous détruisons
00:57:47la dette
00:57:47que nous avons émise
00:57:48il y a à peu près
00:57:498 ans à Toba
00:57:50nous empruntons
00:57:51désormais
00:57:52à taux élevé
00:57:52avec des déficits
00:57:54importants
00:57:54et ça crée
00:57:55ce qu'on appelle
00:57:55en économie
00:57:56un effet boule de neige
00:57:57c'est ça
00:57:58qui est
00:57:59monsieur le député
00:58:01de premier ordre
00:58:02sur la charge
00:58:02sur la charge d'intérêt
00:58:03seulement 10%
00:58:04de la dette
00:58:04est indexée
00:58:05sur l'inflation
00:58:05et je vous l'ai dit
00:58:06monsieur le député
00:58:08si vous pouvez
00:58:09monsieur le député
00:58:10si vous pouvez me laisser répondre
00:58:11vous posez des questions
00:58:12réponds
00:58:13je vous réponds
00:58:14simplement
00:58:14mes réponses ne vous plaisent pas
00:58:15je l'entends
00:58:16je vous réponds
00:58:16donc c'est ça
00:58:18qui explique la mécanique
00:58:19ensuite
00:58:22monsieur le député
00:58:23vous avez
00:58:25vous m'avez dit
00:58:26vous ne pourrez pas pleurer
00:58:27sur la charge de la dette
00:58:30monsieur le député Lecoq
00:58:31vous devrez être un peu plus marxiste
00:58:32parce que la charge de la dette
00:58:34et Marx l'expliquait déjà
00:58:35très bien
00:58:36c'est un transfert
00:58:38des citoyens
00:58:40vers les créanciers
00:58:41et donc c'est une mécanique
00:58:43à enrichir
00:58:44les riches
00:58:45au détriment
00:58:46de l'intérêt général
00:58:48et il n'y a rien
00:58:49qui devrait plus nous révolter
00:58:50que de voir partir
00:58:52en fumée
00:58:52parce que c'est de cela
00:58:53qu'il s'agit
00:58:54près de 78 milliards d'euros
00:58:56qui pourraient être
00:58:57autrement utiles
00:58:57s'ils étaient investis
00:58:59dans nos services publics
00:59:00dans la transition écologique
00:59:02dans l'innovation
00:59:03dans toutes des politiques publiques
00:59:05utiles aux français
00:59:06et je crois
00:59:07monsieur le député
00:59:08que
00:59:09écarter
00:59:11cela
00:59:11c'est une très grave erreur
00:59:13pour notre avenir
00:59:14ensuite
00:59:15vous avez évoqué
00:59:19beaucoup de choses
00:59:20sauf une
00:59:20c'est à dire la réponse
00:59:21à la question
00:59:22que je posais à l'instant
00:59:23j'entends bien
00:59:24qu'on peut vouloir
00:59:25taxer les ultra riches
00:59:27c'est un débat
00:59:28qu'on a à chaque fois
00:59:29mais enfin
00:59:30on parle de 125 milliards d'euros
00:59:32là
00:59:32monsieur le député
00:59:34donc vous voyez
00:59:3510
00:59:36il faudrait 10 taxes
00:59:37Zuckman
00:59:37pour stabiliser la dette
00:59:39en part du produit
00:59:41intérieur brut
00:59:41sans même financer le début
00:59:42de votre programme électoral
00:59:44donc je pense
00:59:45monsieur le député
00:59:46que vous avez un plan
00:59:47caché peut-être
00:59:48mais que vous ne souhaitez
00:59:49jamais exprimer
00:59:49devant l'Assemblée nationale
00:59:50non non
00:59:51il a été présenté
00:59:51en contre-budget
00:59:52et on atteint facilement
00:59:53100 milliards
00:59:54mais je vous présenterai
00:59:55pendant les discussions
00:59:56y compris en touchant
00:59:57sur les niches
00:59:57et les aides aux entreprises
00:59:59tout cumulé
01:00:04pardon
01:00:05madame Moray
01:00:06madame Mercier
01:00:07madame Mercier
01:00:08je ne devrais jamais oublier ce nom
01:00:09ah oui
01:00:10exactement
01:00:11merci monsieur le président
01:00:13monsieur le ministre
01:00:13chers collègues
01:00:15permettez-moi de partager
01:00:16avec vous
01:00:16une satisfaction
01:00:17une interrogation
01:00:19et une inquiétude
01:00:19une satisfaction
01:00:20puisque vous faites
01:00:21de ce premier rendez-vous
01:00:22un premier pas
01:00:23vers la construction budgétaire
01:00:242027
01:00:25mais un premier pas
01:00:26uniquement
01:00:26c'est-à-dire
01:00:27des plafonds de dépenses
01:00:28de l'Etat
01:00:28qui donnent une ossature
01:00:29au mieux
01:00:30fait apparaître
01:00:31un équilibre
01:00:32quelques progressions
01:00:33modestes
01:00:34et certainement pas
01:00:35à la hauteur
01:00:35des enjeux affichés
01:00:36comme l'écologie
01:00:37l'éducation
01:00:38et la justice
01:00:38et des renoncements
01:00:39par contre très clairs
01:00:40sur la mission travail
01:00:41et emploi
01:00:41mais nous comprenons
01:00:43de vos propos
01:00:43que c'est un point de départ
01:00:44dont axe
01:00:46une interrogation
01:00:46maintenant
01:00:47car ce premier rendez-vous
01:00:48s'accompagne
01:00:48de la publication
01:00:49du rapport
01:00:50dont tout le monde
01:00:50a parlé
01:00:51sur la transparence
01:00:52des finances publiques
01:00:53qui est
01:00:54et c'est pas une surprise
01:00:55très alarmiste
01:00:56sur la situation
01:00:56des finances publiques
01:00:57après un comité
01:00:58d'alerte
01:00:59lui-même
01:00:59très alarmiste
01:01:00qui n'a cessé
01:01:01de parler
01:01:01de refroidissement
01:01:03de la dépense
01:01:03dans un contexte
01:01:04caniculaire
01:01:05et où la seule
01:01:06perspective positive
01:01:07pour l'économie française
01:01:08était de gagner
01:01:09la coupe du monde
01:01:10de football
01:01:11bon au moins
01:01:12on est sûr
01:01:12maintenant
01:01:13que ça n'arrivera pas
01:01:14donc cet aléa là
01:01:15il est clos
01:01:17ce rapport
01:01:18sur la transparence
01:01:19préconise peu de choses
01:01:20tous les leviers
01:01:20sont évoqués
01:01:22si ce n'est
01:01:23et ça me semble
01:01:23être important
01:01:24un effort budgétaire
01:01:26important
01:01:26dès 2027
01:01:28or cet effort
01:01:29budgétaire important
01:01:30n'apparaît pas réellement
01:01:31dans ce premier cadrage
01:01:32est-ce que cela signifie
01:01:33que les efforts
01:01:34vont être faits
01:01:35et pris majoritairement
01:01:35sur les deux autres volets
01:01:37dépenses de sécurité sociale
01:01:39le rapport transparence
01:01:40par exemple
01:01:41préconise une année blanche
01:01:42et où les collectivités locales
01:01:44vous avez évoqué
01:01:45un tendanciel
01:01:46mais on n'a pas
01:01:47les précisions
01:01:49concrètement
01:01:50comment voulez-vous
01:01:50arrêter la machine
01:01:51à déni politique
01:01:52que vous évoquez
01:01:53et enfin une inquiétude
01:01:54le décalage
01:01:56entre ce rapport
01:01:56très alarmiste
01:01:57cette première
01:01:57recetture budgétaire
01:01:58signifie-t-il
01:02:00que d'ores et déjà
01:02:00vous prévoyez
01:02:01comme ça a été le cas
01:02:02les dernières années
01:02:03d'y revenir en cours d'année
01:02:04et ce même avant les élections
01:02:06en agissant plutôt
01:02:07sur l'exécution budgétaire
01:02:09en cours d'année
01:02:09avec des annulations
01:02:10de gel et de crédit
01:02:11en bref
01:02:12nous nous interrogeons
01:02:13sur la sincérité
01:02:14de ce cadrage
01:02:14et la méthode
01:02:15que vous envisagez
01:02:16merci
01:02:17merci monsieur le ministre
01:02:20merci
01:02:20monsieur le président
01:02:22madame la députée
01:02:22merci
01:02:23ce n'est pas être
01:02:25alarmiste
01:02:26qu'être lucide
01:02:27je pense qu'au contraire
01:02:28on a trop souffert
01:02:30pendant des décennies
01:02:32de gouvernements
01:02:34qui croyaient se donner
01:02:35bonne figure
01:02:36en déguisant la réalité
01:02:38de l'évolution
01:02:39d'une situation économique
01:02:40nous avons depuis le début
01:02:41de l'année
01:02:41une guerre dans le détroit
01:02:42d'Ormuz
01:02:42nous avons fait le point
01:02:43d'étape
01:02:43à chaque fois
01:02:44nous avons en conclusion
01:02:46pris des mesures
01:02:46nous avons dit
01:02:47ce que nous ne savions pas
01:02:49j'ai évoqué
01:02:49en ce qui concerne
01:02:50le dernier comité d'alerte
01:02:51le 7 juillet
01:02:52les incertitudes
01:02:53autour de la croissance économique
01:02:54parce que je crois
01:02:55que tout observateur
01:02:56qu'il soit
01:02:58de la situation économique
01:02:59qu'il soit au gouvernement
01:03:00à l'Assemblée nationale
01:03:02au FMI
01:03:03à la Commission européenne
01:03:04à l'OCDE
01:03:04je vois bien
01:03:05qu'il y a des incertitudes
01:03:06et donc c'est comme ça
01:03:06que je crois utile
01:03:08de procéder
01:03:08ensuite
01:03:09vous avez
01:03:11évoqué
01:03:12l'année
01:03:12l'année 2027
01:03:13oui
01:03:14il faut un effort budgétaire
01:03:15en 2027
01:03:17parce que
01:03:17nous faisons face
01:03:18à une marée montante
01:03:20et c'est peut-être
01:03:20ce qui est le plus mal compris
01:03:22dans le débat public
01:03:23parce que c'est ce qui a
01:03:24le plus changé
01:03:24par rapport aux années
01:03:26précédentes
01:03:27c'est que
01:03:27si on ne fait rien
01:03:30ce n'est pas une stabilité
01:03:32du déficit public
01:03:33que l'on obtiendrait
01:03:34c'est son explosion
01:03:36à hauteur de
01:03:365,9%
01:03:37du produit intergrute
01:03:38en tout cas à peu près
01:03:39tel qu'il est affiché
01:03:41par les économistes
01:03:41et ce décrochage-là
01:03:42ce trou d'air
01:03:43en 2027
01:03:45ce serait une catastrophe
01:03:47pour notre pays
01:03:48parce que
01:03:49ensuite
01:03:50il faudrait des années
01:03:51pour non pas
01:03:53mettre en oeuvre
01:03:54des investissements
01:03:54d'avenir
01:03:55non pas répondre
01:03:56aux attentes des Français
01:03:57qui ont été exprimés
01:03:57lors de la campagne électorale
01:03:58mais simplement
01:04:00pour essayer
01:04:01de corriger
01:04:02ce très grand dérapage
01:04:04de l'année 2027
01:04:05que nous devons conjurer
01:04:07et ensuite
01:04:07dans les efforts
01:04:08que vous évoquez
01:04:10oui
01:04:11les efforts
01:04:12doivent être partagés
01:04:13quand on regarde
01:04:13ce qui s'est passé
01:04:14depuis 2022
01:04:16je donne les chiffres
01:04:18de mémoire
01:04:19vous me pardonnerez
01:04:19madame la députée
01:04:21je les préciserai
01:04:22si besoin
01:04:22mais quand on regarde
01:04:23l'effort en dépense primaire
01:04:25c'est-à-dire
01:04:26l'évolution de la dépense
01:04:28en y soustrayant
01:04:29la charge de la dette
01:04:30les dépenses de défense
01:04:32et les prélèvements
01:04:33pour l'Union européenne
01:04:3674% de l'augmentation
01:04:37est portée
01:04:38de dépense sociale
01:04:3924%
01:04:40d'augmentation
01:04:42des dépenses
01:04:42des collectivités
01:04:43locales
01:04:444%
01:04:44d'augmentation
01:04:47des dépenses
01:04:47pour les ministères
01:04:48donc il y a un effort
01:04:49très important
01:04:50qui est fait par l'Etat
01:04:51depuis des années
01:04:52cet effort
01:04:53il se poursuivra
01:04:55il se poursuivra
01:04:56parce que face
01:04:57au défi
01:04:58qui est devant nous
01:04:59tous
01:05:00doivent contribuer
01:05:01mais oui
01:05:01ça nécessitera aussi
01:05:02des efforts
01:05:03des collectivités locales
01:05:04dans le tirer à part
01:05:05nous donnons un objectif
01:05:06c'est-à-dire la question
01:05:06pour laquelle
01:05:07le rapporteur général
01:05:08m'avait
01:05:09interrogé
01:05:10de stabilité
01:05:11des dépenses
01:05:12de fonctionnement
01:05:15en volume
01:05:16c'est-à-dire
01:05:17qu'elles progressent
01:05:18simplement au rythme
01:05:19de l'inflation
01:05:20et une augmentation
01:05:21des dépenses sociales
01:05:22supérieure
01:05:24à l'inflation
01:05:25mais inférieure
01:05:27à leur évolution
01:05:28des années précédentes
01:05:30et c'est sur cette base-là
01:05:31qu'il nous faut travailler
01:05:32donc oui
01:05:32il faudra un effort
01:05:33des trois pans
01:05:34de l'action au public
01:05:35Etat
01:05:36collectivité locale
01:05:37et sécurité sociale
01:05:38avec un objectif
01:05:38pour la sécurité sociale
01:05:39qui doit être
01:05:40d'un retour
01:05:41à l'équilibre
01:05:42de la sécurité sociale
01:05:43en 2029
01:05:44vous le savez
01:05:45il n'y a pas si longtemps
01:05:46c'était juste avant
01:05:47la crise sanitaire
01:05:48on y était presque
01:05:50Merci
01:05:50Merci Estelle Mercier
01:05:51Corentin Le Fur
01:05:52pour la droite
01:05:54Oui merci beaucoup
01:05:55Monsieur le Ministre
01:05:56alors je mesure
01:05:56à quel point
01:05:57l'attaché est ardue
01:05:59celle qui s'annonce
01:06:00et je reprends
01:06:02en tout point
01:06:02ce qui a été
01:06:03excellemment dit
01:06:04par notre rapporteur général
01:06:06évidemment
01:06:06qu'il faut
01:06:07notamment concentrer
01:06:08les efforts
01:06:09sur la baisse des dépenses
01:06:09et ne pas augmenter
01:06:10encore davantage
01:06:11les impôts
01:06:11à condition
01:06:12qu'on s'attaque
01:06:13aux grandes masses
01:06:14et là où sont
01:06:15vraiment les dépenses
01:06:16plutôt que
01:06:17s'attaquer
01:06:18à quelques missions
01:06:18qui représentent peu
01:06:19mais qui sont
01:06:20très fortement
01:06:20vis-à-contribution
01:06:21et là évidemment
01:06:22j'en profite
01:06:22pour pointer
01:06:23la nouvelle baisse
01:06:25imposée à la mission
01:06:26aide publique au développement
01:06:27ça a été dit
01:06:27par notre président
01:06:2810% de baisse à nouveau
01:06:30c'est une division
01:06:32des crédits
01:06:32par deux en deux ans
01:06:34et la mission
01:06:35qui a été
01:06:36la plus mise à contribution
01:06:38depuis 2024
01:06:39alors même
01:06:40que les anciennes
01:06:41taxes affectées
01:06:42donc sur la solidarité nationale
01:06:44donc la taxe Chirac
01:06:45sur les billets d'avion
01:06:45et la taxe
01:06:46sur les transactions financières
01:06:47voient leur rendement
01:06:48augmenter
01:06:49alors
01:06:50pourquoi
01:06:51je mesure
01:06:52la nécessité
01:06:53de trouver
01:06:53des économies
01:06:54mais pourquoi
01:06:54est-ce que c'est
01:06:55cette mission
01:06:55qui est si fortement
01:06:56touchée
01:06:57première question
01:06:59et jusqu'où
01:07:00va aller cette baisse
01:07:00parce que
01:07:01le risque
01:07:01c'est vraiment
01:07:03quand on voit
01:07:05des crédits
01:07:05aussi abaissés
01:07:06en si peu de temps
01:07:07évidemment
01:07:07ça pose
01:07:08des questions
01:07:09très profondes
01:07:09sur
01:07:12les moyens
01:07:12mis à disposition
01:07:13de cette mission
01:07:14et tous les acteurs
01:07:15concernés
01:07:15et comment
01:07:16va se répartir
01:07:17cette nouvelle baisse
01:07:18autour de 300 millions
01:07:20qui seraient
01:07:21les plus concernés
01:07:23quels secteurs
01:07:24vont être
01:07:24les plus touchés
01:07:25est-ce que vous pouvez
01:07:25nous donner
01:07:26un peu plus
01:07:26de détails
01:07:27je vous remercie
01:07:31merci monsieur le président
01:07:33monsieur le député
01:07:34le fur vous connaissez
01:07:34parfaitement
01:07:35ces questions
01:07:36là aussi pour ceux
01:07:36qui nous écoutent
01:07:38je voudrais rappeler
01:07:38que dans la période
01:07:41de 2019
01:07:43à 2025
01:07:44on a eu
01:07:45une augmentation
01:07:46importante
01:07:46de l'aide publique
01:07:47au développement
01:07:47de l'union européenne
01:07:48qu'il faut aussi
01:07:49pouvoir mettre
01:07:50en perspective
01:07:51de l'action internationale
01:07:52qu'on projette
01:07:52ou bien directement
01:07:54nous France
01:07:55ou bien à travers
01:07:56les contributions
01:07:58de l'union européenne
01:07:59à ce titre
01:07:59la contribution française
01:08:01à l'APD
01:08:02financée par le budget
01:08:03de l'UE
01:08:04est passée
01:08:04de 1,5 milliard
01:08:06à 3 milliards
01:08:06ce qui fait que
01:08:07la mission APD
01:08:08représente moins de 30%
01:08:09des crédits
01:08:10consacrés
01:08:11à l'aide publique
01:08:13au développement
01:08:14les crédits que vous voyez là
01:08:15ils recouvrent d'abord
01:08:17la traduction
01:08:17de la baisse
01:08:19des contributions
01:08:20qui avaient été décidées
01:08:21en 2024
01:08:23et c'est aussi lié
01:08:24au décalage
01:08:24entre les autorisations
01:08:25d'engagement
01:08:25et les crédits
01:08:26de paiement
01:08:26puisque ce qu'on voit
01:08:27dans le R48 là
01:08:28vous le savez
01:08:29monsieur le député
01:08:30ce sont les crédits
01:08:31de paiement
01:08:32on continuera
01:08:33à prioriser
01:08:35notre action
01:08:36là où les besoins
01:08:37sont les plus grands
01:08:38et où notre valeur
01:08:39ajoutée à nous
01:08:40aux Français
01:08:41est la plus grande
01:08:42c'est notamment
01:08:42les contributions
01:08:43en matière de santé
01:08:44en particulier
01:08:45à l'OMS
01:08:46pour préserver
01:08:47les dépenses dédiées
01:08:48à la lutte
01:08:48contre les maladies
01:08:49infectieuses
01:08:50et pour la vaccination
01:08:51on voit d'ailleurs
01:08:52les ravages
01:08:53du retrait
01:08:54des Américains
01:08:55on l'a vu récemment
01:08:56dans le cadre
01:08:57de l'épidémie
01:08:58d'Ebola
01:08:58dans la République démocratique
01:09:00du Congo
01:09:00j'avais d'ailleurs eu l'occasion
01:09:01de pouvoir échanger
01:09:02avec cette commission
01:09:03lors des débats
01:09:05sur les décrets
01:09:06d'avance
01:09:07et cette logique
01:09:09de recentrage
01:09:09en matière d'aide publique
01:09:10au développement
01:09:11continuera
01:09:12mais vraiment
01:09:12en préservant
01:09:12ce qui fait le coeur
01:09:13de la valeur ajoutée
01:09:14française
01:09:24Merci monsieur le président
01:09:25monsieur le ministre
01:09:26en introduction
01:09:27d'abord
01:09:27vous dire
01:09:28qu'on rejoint
01:09:29les demandes
01:09:29qui ont été faites
01:09:30par d'autres collègues
01:09:30d'une présentation
01:09:32des chiffres
01:09:34en considérant
01:09:34l'inflation
01:09:35je pense que ce serait
01:09:36pour des raisons
01:09:36méthodologiques
01:09:37et de transparence
01:09:37démocratique
01:09:38utiles
01:09:39qu'à l'avenir
01:09:39on puisse avoir
01:09:40toujours des chiffres
01:09:40qui tiennent compte
01:09:41de l'inflation
01:09:42première chose
01:09:43d'abord vous dire
01:09:43de la préoccupation
01:09:44partagée
01:09:45qu'est la nôtre
01:09:45sur la progression
01:09:47importante
01:09:47de la charge annuelle
01:09:48des intérêts
01:09:48de la dette
01:09:49considère qu'il y a
01:09:50effectivement des causes
01:09:51exogènes
01:09:51retournement mondial
01:09:52des taux d'intérêt
01:09:53mais aussi des causes
01:09:54endogènes
01:09:55on a entendu
01:09:56dans vos propos
01:09:57monsieur le ministre
01:09:58comme dans les propos
01:09:59de monsieur Maceglia
01:10:00tout à l'heure
01:10:00le fait qu'à politique
01:10:02inchangée
01:10:03on irait vers
01:10:04de graves difficultés
01:10:06je veux rappeler
01:10:07que la politique
01:10:08c'est d'abord
01:10:08la vôtre
01:10:09et que lorsque vous
01:10:10vous appeliez
01:10:11à ne pas avoir
01:10:11la tête dans le sable
01:10:12on a l'impression
01:10:13que c'est quand même
01:10:13plutôt vous
01:10:14qui êtes aujourd'hui
01:10:15dans la préservation
01:10:17d'un héritage
01:10:17et notamment
01:10:19celui de ne pas vouloir
01:10:21augmenter la pression fiscale
01:10:23ou en tout cas
01:10:23préserver l'héritage
01:10:24d'une diminution
01:10:25sensible de la pression fiscale
01:10:26en début de mandat
01:10:28sans que ça ait eu
01:10:29d'impact important
01:10:30sur l'activité économique
01:10:31et donc les recettes
01:10:32afférentes
01:10:33dans le contexte
01:10:34du vieillissement
01:10:35de la population
01:10:36la stabilité relative
01:10:37au PIB
01:10:38de la dépense publique
01:10:39s'est traduite
01:10:40par une diminution
01:10:42des concours
01:10:42en direction
01:10:43des services publics
01:10:44notamment des services
01:10:44publics de l'État
01:10:45et nous voyons aujourd'hui
01:10:46que la société
01:10:48souffre
01:10:48des fractures
01:10:50que génère
01:10:51cette affaiblition
01:10:52de nos services publics
01:10:53et lorsqu'on vous entend
01:10:54dire qu'il faudrait
01:10:55encore davantage
01:10:56d'efforts sur la dépense
01:10:57publique
01:10:57on s'interroge
01:10:58sur lesquels
01:10:58la justice
01:10:59la police
01:10:59l'éducation
01:11:00la culture
01:11:00couide
01:11:01des dépenses publiques
01:11:02que vous voulez
01:11:03encore diminuer
01:11:04on a constaté
01:11:05tout à chacun
01:11:06le besoin
01:11:07ces dernières semaines
01:11:08d'un effort singulier
01:11:09en matière de transition
01:11:10écologique
01:11:11nos villes
01:11:12nos campagnes
01:11:13souffrent d'un déficit
01:11:14d'adaptation
01:11:15nos forêts brûlent
01:11:16on a besoin plus que jamais
01:11:17d'un effort
01:11:17qui soit au moins égal
01:11:19aux objectifs fixés
01:11:20par les rapports
01:11:21le rapport
01:11:21Pisaniféri-Mafouz
01:11:22et bien sûr
01:11:24il y a une petite augmentation
01:11:25dans le budget
01:11:25que vous nous proposez
01:11:26mais qui est loin
01:11:26d'être à l'état
01:11:29de ce qu'il faudrait engager
01:11:31si on convient
01:11:32des menaces extérieures
01:11:34et du besoin de souveraineté
01:11:35cet impératif
01:11:36ne peut se traduire
01:11:37par la seule augmentation
01:11:38des dépenses militaires
01:11:39je crois que c'est un
01:11:40dessin assez pauvre
01:11:41pour notre société
01:11:42et on a quelques interrogations
01:11:44effectivement
01:11:44dans le contexte
01:11:45de la remontée du chômage
01:11:46sur les diminutions
01:11:48assez importantes
01:11:49que vous proposez
01:11:50sur le ministère
01:11:51enfin sur les missions
01:11:53travail, insertion
01:11:54et ministères sociaux
01:11:55je pense en particulier
01:11:56à la situation
01:11:57de la jeunesse
01:11:58qui est en difficulté
01:11:59pour trouver un emploi
01:11:59qui est en situation
01:12:00de précarité importante
01:12:01il y a là
01:12:02des questions
01:12:03qui nous interrogent
01:12:04et on terminera
01:12:05conclura
01:12:05en disant que
01:12:06le déficit
01:12:07la croissance du déficit
01:12:09est manifestement
01:12:09le fait
01:12:10d'insuffisantes recettes
01:12:12on pense qu'il y a
01:12:12des gisements
01:12:13qu'il faut aller chercher
01:12:14sur le patrimoine
01:12:15sur les héritages
01:12:16sur la conditionnalité
01:12:17des aides aux entreprises
01:12:19bref
01:12:19il faudrait que nous
01:12:20puissions avancer
01:12:21sur ce volet là
01:12:22si vous voulez
01:12:23un budget de concorde
01:12:24républicaine
01:12:24comme vous le désiez
01:12:26tout à l'heure
01:12:27monsieur le ministre
01:12:30merci monsieur le président
01:12:31monsieur le député
01:12:32d'abord
01:12:32ce qui concerne
01:12:33la fiscalité
01:12:34ça fait un peu écho
01:12:35à certaines des questions
01:12:36qui ont été évoquées
01:12:36je rappelle quand même
01:12:37que
01:12:38depuis la dissolution
01:12:40parce que ça avait commencé
01:12:41avec le projet
01:12:42de loi de finances
01:12:43pour 2025
01:12:44donc discuté
01:12:45à l'automne 2024
01:12:47il y a eu
01:12:49une augmentation
01:12:49de la surtaxe
01:12:50à l'impôt sur les sociétés
01:12:52importante
01:12:537 milliards et demi
01:12:55si nous étions
01:12:56en majorité absolue
01:12:58ce n'est probablement
01:12:59pas une mesure
01:13:00que j'aurais défendu
01:13:01monsieur le député
01:13:03l'augmentation
01:13:04de la surtaxe
01:13:04à l'impôt sur les sociétés
01:13:05mais précisément
01:13:06nous sommes dans une période
01:13:07où je disais
01:13:08il n'y a
01:13:09pas de majorité stable
01:13:11à l'assemblée nationale
01:13:12et donc pour préserver
01:13:13l'essentiel
01:13:14c'est-à-dire
01:13:15la stabilité
01:13:18financière
01:13:18la réduction
01:13:19du déficit public
01:13:20des investissements
01:13:20il y a
01:13:21des équilibres
01:13:22qui doivent être forgés
01:13:24mais je crois
01:13:24qu'on ne peut pas dire
01:13:25monsieur le député
01:13:26que les budgets
01:13:27des deux années
01:13:28précédentes
01:13:29ne traduisent pas
01:13:30des concessions
01:13:32de part et d'autre
01:13:33dans ce qui a été
01:13:35proposé
01:13:35ensuite vous avez évoqué
01:13:37monsieur le député
01:13:38les menaces extérieures
01:13:39alors pour le coup
01:13:40je suis entièrement
01:13:40d'accord avec vous
01:13:41et il est évident
01:13:42que les menaces extérieures
01:13:45ne sont pas que militaires
01:13:47elles le sont
01:13:47elles peuvent aussi
01:13:49être énergétiques
01:13:49et d'ailleurs
01:13:50on a bien vu
01:13:51à deux reprises
01:13:52au moins
01:13:52ces dernières années
01:13:53l'invasion de l'Ukraine
01:13:54par la Russie
01:13:55en 2022
01:13:57la guerre
01:13:58dans le détroit
01:13:59d'Hormuz
01:13:59en 2026
01:14:00à quel point
01:14:02nos dépendances énergétiques
01:14:03pouvaient être utilisées
01:14:05comme une arme
01:14:06contre nous
01:14:07pour nous étrangler
01:14:08et donc oui
01:14:10il faut pouvoir
01:14:10renforcer les moyens
01:14:12consacrer à l'électrification
01:14:14parce que l'électricité
01:14:15et ça va sans dire
01:14:17une énergie
01:14:17que nous produisons
01:14:18en France
01:14:18c'est la différence
01:14:19par rapport aux hydrocarbures
01:14:20importés
01:14:21là où nous différons
01:14:22en revanche
01:14:23monsieur le député
01:14:24c'est dans le choix
01:14:24des instruments
01:14:25parce que oui
01:14:26il faut pouvoir investir
01:14:27pour accompagner
01:14:28l'électrification
01:14:29des usages
01:14:30c'est le cas
01:14:31avec les programmes
01:14:32de leasing social
01:14:34avec les mesures
01:14:35qui sont prises
01:14:36pour soutenir
01:14:37les pompes à chaleur
01:14:38et puis je pourrai revenir
01:14:38un peu dans le détail
01:14:40c'est le cas
01:14:41pour soutenir
01:14:41les énergies renouvelables
01:14:43là aussi je pense
01:14:43que monsieur le député
01:14:44on sera d'accord
01:14:44j'ai évoqué avec le président
01:14:45Coquerel
01:14:46la question de l'augmentation
01:14:47des moyens consacrés
01:14:48au CSPE
01:14:49mais ça implique aussi
01:14:50le nucléaire
01:14:51et là je sais monsieur le député
01:14:52que nous avons un désaccord
01:14:53mais oui
01:14:54nous considérons nous
01:14:55que nous avons besoin
01:14:56en complément
01:14:56des énergies renouvelables
01:14:57d'une industrie nucléaire
01:15:00relancée
01:15:01renouvelée
01:15:01d'un nouveau nucléaire français
01:15:02et c'est ce que nous proposerons
01:15:03dans le cadre
01:15:04de ce projet de loi
01:15:05de finance
01:15:06parce que c'est à la fois
01:15:07conforme à nos intérêts stratégiques
01:15:08à la décarbonation
01:15:10de notre économie
01:15:11et à notre souveraineté industrielle
01:15:18Emmanuel Mandombe
01:15:19le démocrate
01:15:20merci monsieur le président
01:15:22monsieur le ministre
01:15:24merci aussi
01:15:25pour votre présence
01:15:26devant notre commission
01:15:28mais un mot de forme
01:15:30tout d'abord
01:15:32je confirme
01:15:33que nous avons reçu
01:15:35tard
01:15:36ce rapport
01:15:37après minuit
01:15:38donc le jour même
01:15:39de votre audition
01:15:40alors autant vous le dire
01:15:41ce n'est pas
01:15:43complètement
01:15:44notre conception
01:15:44du travail
01:15:45de contrôle parlementaire
01:15:46puis un mot
01:15:47sur la mission
01:15:48de transparence
01:15:49publiée en parallèle
01:15:50nous jugeons
01:15:51ces constats
01:15:52tout à fait justes
01:15:53et nous considérons
01:15:54que ce travail
01:15:56est très utile
01:15:57mais attention
01:15:58pour nous
01:15:59le tendanciel
01:16:00doit éclairer le débat
01:16:01mais il ne doit pas
01:16:02devenir
01:16:03l'habillage politique
01:16:04des coupes
01:16:06et chaque choix
01:16:07chaque choix
01:16:08pardon
01:16:09doit se justifier
01:16:10alors sur le fond
01:16:10après deux comités
01:16:11d'alerte
01:16:12les avis du Haut Conseil
01:16:13des Finances Publiques
01:16:14de la Cour des Comptes
01:16:15et même d'OCDE
01:16:16rien ici
01:16:17ne nous surprend
01:16:18la situation
01:16:19était bien connue
01:16:21raison de plus
01:16:22d'ailleurs
01:16:22pour informer
01:16:23le Parlement
01:16:23à temps
01:16:24et sur la dette
01:16:25et cet effet boule de neige
01:16:26que vous avez souligné
01:16:27et que nous redoutons
01:16:28oui nous sommes d'accord
01:16:30sur ce triste constat
01:16:31la dette approche
01:16:33116%
01:16:34du PIB
01:16:35la charge de la dette
01:16:36augmente de 12 milliards
01:16:37en un an
01:16:38les efforts
01:16:39donc sur la dépense publique
01:16:41sont désormais indispensables
01:16:42pour 2027
01:16:43nous le disons depuis longtemps
01:16:44et nous savons
01:16:45que vous en êtes conscients
01:16:46nos interrogations
01:16:47portent donc
01:16:48sur certains choix
01:16:50à partir de ce que
01:16:51semble traduire
01:16:52cette première ébauche
01:16:53budgétaire
01:16:54je pense tout d'abord
01:16:55aux moyens accordés
01:16:55à la transition écologique
01:16:57ça a été dit
01:16:581,5 milliard de plus
01:16:59bon mais est-ce à la hauteur
01:17:01et des enjeux
01:17:02et que devient
01:17:03le fonds vert
01:17:05seconde préoccupation
01:17:07pour l'agriculture
01:17:07ces crédits baissent
01:17:08certes modérément
01:17:09pourquoi
01:17:10je ne porte aucun jugement
01:17:12à ce stade
01:17:12mais nous attendons
01:17:13une justification
01:17:14troisième thème
01:17:15et c'est ma question principale
01:17:17France 2030
01:17:18recule de 400 millions
01:17:19dans le même temps
01:17:20vous mettez en avant
01:17:21les dépenses d'avenir
01:17:22comment justifier
01:17:24cet arbitrage
01:17:25et puis je voudrais vous dire
01:17:26un mot sur les opérateurs
01:17:27de l'état
01:17:28et nous saluons bien sûr
01:17:30la démarche de rationalisation
01:17:31mais le rapport
01:17:32reste pour nous
01:17:33en deçà de l'enjeu
01:17:34un rapprochement
01:17:35d'instituts de recherche
01:17:36un contrat d'objectif
01:17:37pour l'AFD
01:17:37mais comment interpréter
01:17:39ces mesures finalement
01:17:40est-ce là
01:17:41toute l'ambition
01:17:42de la réforme de l'état
01:17:44vous pourrez nous préciser
01:17:45et puis peut-être
01:17:46sur la méthode
01:17:47pourriez-vous nous dire
01:17:48ce qui va changer
01:17:50dans notre manière
01:17:50de travailler collectivement
01:17:52sachant que notre groupe
01:17:53est ouvert bien sûr
01:17:54au dialogue transpartisan
01:17:55pour préparer le budget 2027
01:17:57car il nous faut bien sûr
01:17:59nous voulons un budget
01:18:00je vous remercie
01:18:01monsieur le ministre
01:18:05merci monsieur le président
01:18:06monsieur le député
01:18:08Mandon
01:18:08en ce qui concerne
01:18:09la transition écologique
01:18:11oui le fonds vert
01:18:13augmentera
01:18:15l'année prochaine
01:18:17et ce sera inscrit
01:18:19dans le cadre
01:18:19du prochain projet de loi
01:18:21de finances
01:18:22en ce qui concerne
01:18:23la réforme de l'état
01:18:25vous avez évoqué
01:18:25un certain nombre
01:18:26de mesures
01:18:26d'organisation
01:18:27des opérateurs
01:18:30je ne crois pas
01:18:31que la réforme de l'état
01:18:32puisse s'y résumer
01:18:33et d'ailleurs je pense
01:18:34que trop souvent
01:18:35pour tout vous dire
01:18:36on a tendance
01:18:37à résumer
01:18:38la réforme de l'état
01:18:39la réforme de l'action publique
01:18:41à cette seule question
01:18:43des opérateurs
01:18:44qui est importante
01:18:44pour y revenir
01:18:45mais qui ne peut pas
01:18:46la résumer
01:18:47et nous portons
01:18:49ces mois-ci
01:18:51des réformes importantes
01:18:52de l'action publique
01:18:53j'évoquais la question
01:18:55de l'intelligence artificielle
01:18:56je suis convaincu
01:18:56qu'on ne peut plus
01:18:57parler de réforme de l'état
01:18:59en 2026
01:19:00comme si on était en 2006
01:19:01et donc
01:19:02de ne pas aborder
01:19:04d'abord
01:19:05la question de l'IA
01:19:06serait une grave faute
01:19:08pourquoi ?
01:19:08parce que un
01:19:09ça priverait évidemment
01:19:10les services publics
01:19:11d'instruments
01:19:12extrêmement utiles
01:19:13et deuxièmement
01:19:14ça risquerait
01:19:14de propulser
01:19:17des agents publics
01:19:18vers des solutions
01:19:19d'IA clandestines
01:19:20c'est-à-dire tout simplement
01:19:20que les gens se mettent
01:19:21à utiliser
01:19:21Tchadjpt sur leur téléphone
01:19:23faute de pouvoir
01:19:24leur proposer
01:19:25des instruments
01:19:25souverains et sécurisés
01:19:27pour qu'ils aient
01:19:27au travail
01:19:28des instruments
01:19:29de même qualité
01:19:29que ce que tout un chacun
01:19:30peut avoir
01:19:31à son domicile
01:19:33et c'est l'enjeu
01:19:34du plan
01:19:34Notria
01:19:35que j'ai pu lancer
01:19:37il y a de cela
01:19:38quelques semaines
01:19:39qui visait trois choses
01:19:41un
01:19:41doter l'ensemble
01:19:43des agents
01:19:43de l'état
01:19:44d'outils
01:19:44d'IA de base
01:19:45c'est désormais
01:19:46le cas
01:19:47agent conversationnel
01:19:48souverain
01:19:49sécurisé
01:19:50outil de traduction
01:19:51extrêmement utile
01:19:52pour beaucoup
01:19:52d'agents publics
01:19:53également
01:19:54outil de transcription
01:19:55pour qu'on ait
01:19:56plus besoin
01:19:57d'écrire à la main
01:19:58des comptes rendus
01:19:59etc.
01:20:00et tout ça
01:20:00dans le but
01:20:01de pouvoir faire
01:20:01gagner du temps
01:20:02aux agents publics
01:20:03et qu'ils se concentrent
01:20:03sur ce qui fait
01:20:04le cœur
01:20:05le sens
01:20:05de leur mission
01:20:06la raison d'ailleurs
01:20:07pour laquelle
01:20:07ils ont rejoint
01:20:08la fonction publique
01:20:09deuxième volet
01:20:10de ce plan
01:20:11IA
01:20:11c'est la réorganisation
01:20:13administrative
01:20:13parce que
01:20:14on parle beaucoup
01:20:14des opérateurs
01:20:15mais enfin
01:20:15on avait en matière
01:20:16de numérique
01:20:17et d'intelligence artificielle
01:20:17un éclatement
01:20:18au sein de l'état
01:20:19absolument délétère
01:20:21et c'est la raison
01:20:22pour laquelle
01:20:23le Premier ministre
01:20:24a décidé
01:20:25la création
01:20:25de l'Ariane
01:20:26l'autorité de l'IA
01:20:27et du numérique
01:20:27de l'état
01:20:28mais qui au-delà
01:20:29de cet acronyme
01:20:30vise à avoir
01:20:32un endroit
01:20:33pour forger
01:20:34une doctrine
01:20:35pour piloter
01:20:36les grands projets
01:20:38industriels
01:20:38pour pouvoir
01:20:39mutualiser
01:20:40les capacités
01:20:41technologiques
01:20:41au sein de l'état
01:20:42et je pense que
01:20:42c'est une réorganisation
01:20:43qui est indispensable
01:20:44pour pouvoir passer
01:20:45à l'échelle
01:20:45et le troisième volet
01:20:46c'est le dialogue social
01:20:47puisque j'ai lancé
01:20:48nous sommes pionniers
01:20:49en Europe
01:20:50une négociation
01:20:50avec les organisations
01:20:51syndicales
01:20:52de la fonction publique
01:20:53pour travailler ensemble
01:20:53au déploiement
01:20:54de l'IA dans l'état
01:20:55deuxième grand volet
01:20:57de réforme
01:20:58de l'état
01:20:58c'est la question
01:20:59de la facturation
01:21:00électronique
01:21:01là aussi je crois
01:21:02que c'est un progrès
01:21:03considérable
01:21:04pour notre pays
01:21:06on a réussi
01:21:07le prélèvement
01:21:07à la source
01:21:08il y a de cela
01:21:098 ans
01:21:10c'est un peu
01:21:10l'équivalent
01:21:11sur le plan
01:21:12des entreprises
01:21:13mobilisation considérable
01:21:14d'ailleurs des agents
01:21:15de la direction générale
01:21:15des finances publiques
01:21:16que je remercie
01:21:17de l'ensemble
01:21:17des fédérations professionnelles
01:21:19pour pouvoir tenir
01:21:20l'échéance
01:21:20du 1er septembre
01:21:21où nous mettrons en oeuvre
01:21:23cette facturation électronique
01:21:24qui aura d'ailleurs
01:21:25une incidence budgétaire
01:21:26ça permettra
01:21:27de bien mieux lutter
01:21:28contre la fraude
01:21:28à la TVA
01:21:29tout en permettant
01:21:30d'alléger
01:21:31le contrôle
01:21:31sur les entreprises
01:21:32de bonne foi
01:21:32en étant beaucoup plus
01:21:34beaucoup plus
01:21:35beaucoup plus ciblé
01:21:36on a parlé
01:21:37de la réorganisation
01:21:37de la politique
01:21:38immobilière
01:21:39de l'État
01:21:40j'ai eu l'occasion
01:21:40de le faire
01:21:41et je sais
01:21:41monsieur le député
01:21:42à quel point
01:21:42le groupe démocrate
01:21:43a été moteur
01:21:45autour de cette question-là
01:21:46je pense en particulier
01:21:47aux travaux
01:21:47que le député
01:21:48Jean-Paul Matéi
01:21:50a pu conduire
01:21:50au sein du conseil
01:21:51de l'immobilier
01:21:52de l'État
01:21:53député François Jolivet
01:21:54aussi du groupe Horizon
01:21:55a été extrêmement actif
01:21:56sur cette question-là
01:21:57donc il y a les éléments
01:21:58d'opérateurs
01:21:58que vous évoquez
01:21:59mais je pense qu'au-delà
01:21:59de ça
01:22:00on ne peut pas faire
01:22:01des mois qui viennent
01:22:02des mois blancs
01:22:03pour la modernisation
01:22:05de l'action publique
01:22:07Merci
01:22:07Félicie Gérard
01:22:08pour Horizon
01:22:09Merci monsieur le président
01:22:11Monsieur le ministre
01:22:12nous vous auditionnons
01:22:13ce jour
01:22:14sur le rapport
01:22:14présenté
01:22:15en application
01:22:15de l'article 48
01:22:17de la loi organique
01:22:18relative aux lois de finances
01:22:19c'est-à-dire
01:22:20le rapport fixant
01:22:21les plafonds de dépenses
01:22:22du projet de loi de finances
01:22:23pour 2027
01:22:24un chiffre domine
01:22:2574,2 milliards d'euros
01:22:2974,2 milliards d'euros
01:22:31c'est la charge
01:22:32des intérêts
01:22:32de notre dette publique
01:22:33attendue en 2027
01:22:35elle progresse de plus
01:22:36de 12 milliards d'euros
01:22:38en un an
01:22:39et dépasse désormais
01:22:40le budget de l'éducation nationale
01:22:41en parallèle
01:22:43le rapport le montre bien
01:22:44les emprunts contractés
01:22:45à des taux quasi nuls
01:22:46pendant les crises
01:22:47arrivent à échéance
01:22:48et se refinancent
01:22:49à des conditions
01:22:49bien moins favorables
01:22:51et ce refinancement
01:22:53à des conditions
01:22:53bien moins favorables
01:22:54aura bien évidemment
01:22:55des conséquences
01:22:56durant des années
01:22:57comme l'ont montré
01:22:58les quatre économistes
01:22:59que vous avez missionnés
01:23:00enfin nous mesurons
01:23:01l'effort que représentent
01:23:02les plafonds de crédit
01:23:03arrêtés pour chaque ministère
01:23:05limiter la progression
01:23:06de leurs dépenses
01:23:07à un rythme
01:23:07quatre fois inférieur
01:23:09à l'inflation
01:23:09c'est un quasi gel
01:23:10en volume
01:23:11et nous savons
01:23:11ce qu'il exige
01:23:12des administrations
01:23:13or au regard
01:23:15du chemin à parcourir
01:23:16l'effort proposé
01:23:17nous laisse perplexes
01:23:19les dépenses sociales
01:23:20augmentent encore
01:23:21de 17 milliards d'euros
01:23:23et la dépense publique
01:23:24toute administration confondue
01:23:26continue de croître
01:23:27notre inquiétude est là
01:23:29et si les économies
01:23:30ne sont pas suffisantes
01:23:32la tentation de se tourner
01:23:33vers l'impôt sera grande
01:23:34or les français
01:23:35et nos entreprises
01:23:36comptent déjà parmi
01:23:37les plus taxées d'Europe
01:23:38la cour des comptes
01:23:39comme le rapport
01:23:40que vous avez vous-même
01:23:41commandé le dise
01:23:42le redressement
01:23:43doit passer avant tout
01:23:44par la baisse de la dépense
01:23:45bien évidemment
01:23:46nous partageons
01:23:47totalement cette intention
01:23:49dès lors
01:23:50trois questions
01:23:50monsieur le ministre
01:23:51quelle part de la modération
01:23:53des plafonds pour 2027
01:23:54repose sur des réformes
01:23:55structurelles et documentées
01:23:57plutôt que sur une régulation
01:23:59reconduite d'année en année
01:24:00à combien évaluez-vous
01:24:02l'économie
01:24:02que représentent ces plafonds
01:24:04par rapport à une évolution
01:24:05spontanée
01:24:06de la dépense de l'Etat
01:24:07enfin pourriez-vous
01:24:08nous confirmer
01:24:09que toutes les pistes
01:24:10d'économie
01:24:11auront été épuisées
01:24:12avant qu'une quelconque
01:24:14mesure fiscale
01:24:14touchant les français
01:24:15et nos entreprises
01:24:16ne soit mise
01:24:17sur la table
01:24:18je vous remercie
01:24:19monsieur le ministre
01:24:22merci monsieur le président
01:24:23effectivement je vous confirme
01:24:24madame la députée Gérard
01:24:25et je sais votre attachement
01:24:26à cette question
01:24:28que la baisse
01:24:28de la dépense publique
01:24:29doit être notre priorité
01:24:32non pas une baisse
01:24:33à l'aveugle
01:24:35parce qu'il y a des domaines
01:24:36où il faut renforcer
01:24:38la dépense publique
01:24:39et les investissements
01:24:40et c'est les trois domaines
01:24:42que j'ai évoqués
01:24:43sécurité intérieur et extérieur
01:24:45la transition écologique
01:24:46et énergétique
01:24:47la jeunesse
01:24:49et donc l'école
01:24:50et l'enseignement supérieur
01:24:51et la recherche
01:24:52d'ailleurs
01:24:52je disais tout à l'heure
01:24:54ce n'est pas un choix
01:24:56électoraliste
01:24:56parce que j'évoquais
01:24:57les budgets électoralistes
01:24:58c'est exactement l'inverse
01:25:00d'habitude
01:25:00c'est les domaines
01:25:01que l'on sacrifie le plus
01:25:02et d'ailleurs
01:25:02ce n'est pas un hasard
01:25:03si pendant des années
01:25:04les budgets
01:25:05de la transition écologique
01:25:06les budgets
01:25:07de la défense
01:25:08ont été sacrifiés
01:25:10par des décennies
01:25:12de gouvernements successifs
01:25:13parce que
01:25:14ce n'était pas
01:25:16payant électoralement
01:25:17à court terme
01:25:18et on en a
01:25:18beaucoup subi
01:25:19les dégâts
01:25:20et donc oui
01:25:21nous choisissons
01:25:22dans cette année
01:25:23particulière
01:25:24de pouvoir
01:25:24cibler les investissements
01:25:26vers l'avenir
01:25:27du pays
01:25:28l'avenir du pays
01:25:29donc c'est les trois domaines
01:25:30de dépenses publiques
01:25:31que nous priorisons
01:25:32et c'est la raison
01:25:32pour laquelle aussi
01:25:35nous devrons porter
01:25:36des économies ailleurs
01:25:37là aussi
01:25:37pour l'avenir
01:25:38de notre pays
01:25:39c'est-à-dire
01:25:39pour ne pas faire porter
01:25:40une dette
01:25:42abyssale
01:25:43aux générations
01:25:44suivantes
01:25:44qui se traduirait
01:25:45en réalité
01:25:46vous l'avez dit
01:25:46madame la députée
01:25:47par une avalanche
01:25:48d'impôts
01:25:48et c'est la raison
01:25:49pour laquelle
01:25:50évidemment
01:25:50l'ensemble des pistes
01:25:51d'économie
01:25:53non pas
01:25:54je le disais
01:25:54des économies
01:25:55à l'aveugle
01:25:55mais des économies
01:25:56qui permettent
01:25:56de rendre l'action publique
01:25:57plus efficace
01:25:58et d'investir davantage
01:25:59là où c'est nécessaire
01:26:00sont évidemment
01:26:02travaillants
01:26:02voilà pour les temps forts
01:26:04de cette audition
01:26:04merci d'avoir été avec nous
01:26:06à bientôt sur LCP
01:26:09et à bientôt sur LCP
01:26:09l'avance
01:26:09à bientôt sur LCP
01:26:09l'aise
01:26:09à bientôt sur LCP
01:26:14l'aise