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Pendant tout l'été, l'actualité du jour vue par les témoins du quotidien dans #120MinutesInfoEte

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00:00:00Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver, de vous accueillir déjà pour cette édition de 120 minutes info
00:00:06-été.
00:00:07Dans un instant, les invités et beaucoup de thèmes évidemment à parcourir, mais avant cela, le journal signé Valérie Acnin.
00:00:13Aujourd'hui, on va parler de ces fouilles qui se poursuivent dans le Tarn où Cédric Jubilard affirme avoir enterré
00:00:18son épouse Delphine.
00:00:20Exactement, les gendarmes recherchent d'autres ossements car seule une partie du corps a été retrouvée à une dizaine de
00:00:26kilomètres de la maison du couple Jubilard.
00:00:28Les fouilles vont durer plusieurs jours, appuyées par des équipes cynophiles. L'identification des ossements est toujours en cours.
00:00:35Dans le reste de l'actualité, après plusieurs jours d'incendie, la forêt de Fontainebleau porte les stigmates des terribles
00:00:41feux qui ont déjà détruit 2000 hectares.
00:00:43C'est l'un des plus grands réservoirs de biodiversité d'Europe qui a été ravagé par les flammes.
00:00:49La forêt de Fontainebleau abrite près de 15 000 espèces.
00:00:52Les conséquences pour la faune et la flore avec Alexandra Bischoff, Régime Delphour et Inès Alican.
00:00:592000 hectares réduits en cendres.
00:01:01A Fontainebleau, le feu a laissé derrière lui un paysage noirci.
00:01:06Mais au-delà des arbres brûlés, c'est un patrimoine naturel exceptionnel qui est touché.
00:01:11J'ai un peu du mal à vous dire bienvenue dans la forêt de Fontainebleau.
00:01:14Forêt de 22 500 hectares dont 2000 hectares sont partis en fumée ces derniers jours.
00:01:19C'est aussi une biodiversité parmi les plus riches d'Europe.
00:01:23Les équipes de l'Office national des forêts vont désormais travailler avec des chercheurs, des associations et des bénévoles pour
00:01:30mesurer l'impact de cette catastrophe écologique et accompagner la régénération du massif.
00:01:35C'est comme si d'un coup on avait pour certains, je ne sais pas, on brûlait votre boîte à
00:01:40photos souvenirs, on brûlait votre album de famille, ou quelqu'un brûlait votre jardin.
00:01:48C'est le jardin de tout le monde, tous les français, mais quand on en est proche, qu'on y
00:01:51va tous les week-ends, qu'on y va toutes les semaines, qu'on y a travaillé.
00:01:55Il y a des associations et des collègues qui se battent depuis des années pour que ce milieu reste un
00:02:00milieu ouvert.
00:02:01La forêt de Fontainebleau mettra des années à se reconstruire.
00:02:05Un rappel aussi que la plupart des départs de feu restent liés aux activités humaines.
00:02:12Sachez aussi que l'autoroute A6 qui était fermée depuis plusieurs jours en raison de ces incendies est à nouveau
00:02:17ouverte à la circulation.
00:02:18Et comme tous les samedis de vacances d'été, bison futé, voie rouge dans le sens des départs.
00:02:23La journée du samedi 1er août, la circulation sera extrêmement difficile.
00:02:28Elle est classée noire dans le sens des départs sur l'ensemble des routes de France.
00:02:33Enfin prudence aux fraudes.
00:02:34A l'approche des vacances, une nouvelle arnaque explose d'ailleurs, les faux SMS pour tenter de régler le péage.
00:02:40Et pour éviter de tomber dans le piège, il vous suffit de garder en tête que les sociétés d'autoroutes
00:02:45n'envoient jamais de SMS pour vous demander de payer.
00:02:48Il suffit juste d'ignorer ces relances.
00:02:50Vous voilà prévenus. Tout de suite, on passe à l'actualité sportive.
00:03:10C'est aujourd'hui la 13ème étape du Tour de France et c'est aussi la plus longue.
00:03:15Le peloton doit parcourir 205 kilomètres de Dôle à Belfort avec une fin de parcours éprouvante pour les coureurs.
00:03:23Et l'ascension du col du Ballon d'Alsace quelques kilomètres avant l'arrivée.
00:03:28Tadej Pogacar conservera-t-il le maillot jaune au terme de cette étape ?
00:03:33Réponse sur la ligne d'arrivée un peu plus tard cet après-midi.
00:03:37Et moi je vous dis oui !
00:03:48C'était votre programme avec Transcash, ma carte sans banque pour toute la famille, utilisable partout dans le monde en
00:03:59toute simplicité.
00:04:02Un très beau plateau pour nous accompagner cet après-midi.
00:04:05Bah oui, oui, oui, non mais si, vraiment !
00:04:07Amine Elbaï est parmi nous.
00:04:09Bonjour Nelly.
00:04:10Ainsi que Mehdi Raich, bonjour, bienvenue à tous les deux.
00:04:12Et évidemment on complète le plateau avec deux membres éminents du service pour les justices, à savoir Tanguy Hamon et
00:04:17Mathieu Devez.
00:04:18Et bien sûr Valérie qui reviendra pour le journal dans quelques minutes.
00:04:21On va parler pour commencer de cette vidéo hallucinante.
00:04:23On tenait à vous la montrer, une vidéo de la guerre des gangs de narcotrafiquants à Carcassonne, dans le sud
00:04:30-ouest de la France.
00:04:31On y voit un membre de la DZ-NG, c'est-à-dire comprendre la DZ nouvelle génération, c'est
00:04:37-à-dire les petits de la DZ mafia canal historique,
00:04:40qui ouvrent le feu sur un quartier ennemi et la vidéo s'accompagne d'un message de menace.
00:04:45Regardez.
00:05:05Alors dans le message Mathieu Devez, c'est assez explicite, on a les adresses de tout le monde et en
00:05:10gros on va tous vous éteindre, vous et vos familles.
00:05:14Oui, clairement, il fait froid dans le dos ce message de menace.
00:05:18On peut-il lire ? Vous allez dormir un par un.
00:05:21Dormir, mourir, on peut traduire.
00:05:22On a les adresses de tout le monde.
00:05:24On va vous éteindre, vous et vos familles.
00:05:26Nous avons des hommes dans toutes les villes prêts à exécuter nos ordres.
00:05:31Je viens d'apprendre, selon une source policière bien informée, que DZ mafia nouvelle génération,
00:05:36en fait c'est un groupe dissident de la DZ mafia qui se serait formé il y a quelques mois
00:05:41et qui est en train de faire de l'ombre à la DZ mafia dans certains quartiers.
00:05:46On sait que c'est né à Marseille.
00:05:47Il y a des ramifications un peu partout.
00:05:49Donc ils ont repris le label, ils ont pris le copyright et ils ont volé en fait le label à
00:05:54la DZ mafia.
00:05:55Des sources policières bien informées nous expliquaient qu'avant cela, je cite,
00:05:58tout se passait bien entre eux, attention, entre ces mafieux.
00:06:01Là, c'est moins le cas.
00:06:02Il y a des guerres de territoire, des enjeux financiers énormes, de la drogue qui circule un peu partout.
00:06:06Et donc cette nouvelle génération qui commence à semer la pagaille, non seulement dans les quartiers, dans les villes,
00:06:11mais également en interne au sein de la DZ mafia.
00:06:14Un peu de contexte tout de même, parce que là on entend des bruits.
00:06:17Et il y a des victimes d'ailleurs, il faut le rappeler.
00:06:18Oui, un mort et cinq blessés, Nelly.
00:06:20On est à Carcassonne, dans le quartier Fleming.
00:06:23Donc c'est peu après minuit.
00:06:25Sachez que les policiers interviennent donc après ces coups de feu.
00:06:29On est sur un point de deal.
00:06:30Le bilan, quand ils interviennent, il est extrêmement lourd.
00:06:32Il y a un homme par terre inconscient et les cinq autres blessés par balle.
00:06:37Au moins, 56 douilles, selon nos informations, ont été retrouvées au sol.
00:06:42Ce qui témoigne évidemment de l'extrême violence de l'attaque.
00:06:45Sachez que plus tard, ils ont découvert également un véhicule en feu.
00:06:48Donc on est vraiment dans un film, dans une scène de guerre qui s'est passé hier soir,
00:06:53peu après minuit à Carcassonne, donc dans une cité mal réputée, bien sûr, donc quartier Fleming.
00:07:00Bon, la pieuvre s'étend, Mehdi Raich.
00:07:02On voit que les gangs sévissent de plus belles.
00:07:05C'est une mexicanisation.
00:07:07Maintenant, il ne faut plus avoir peur du terme.
00:07:08Je crois que c'est Bruno Retailleau qui avait parlé le premier de ça.
00:07:11Ça nous peut parler de passer la mexicanisation.
00:07:12La question vraiment, c'est l'État est-il au rendez-vous, à la hauteur de l'enjeu ?
00:07:17Parce qu'il y a toujours évidemment ce distinguo qui est fait entre la police nationale et la police municipale.
00:07:24La police municipale, réclamant plus de moyens, parce qu'évidemment, elle ne peut pas lutter contre ça.
00:07:28Quand vous voyez des types surgir avec des pistolets automatiques, évidemment, il n'y a pas grand-chose à faire.
00:07:34Si tant est, en plus, que la police municipale ne soit pas armée.
00:07:38Ça va être un vrai enjeu, et y compris de campagne.
00:07:40Parce que je pense que là, on est dans des périphéries de villes qui ne faisaient pas parler d'elles
00:07:43il y a encore 5 ou 10 ans.
00:07:44Non, en fait, ce qui est intéressant dans ce phénomène, c'est que, et vous l'avez bien souligné, on
00:07:50n'est plus dans un phénomène de grande ville.
00:07:51Avant, c'était essentiellement Marseille, Paris, Lyon, et puis la métropole, l'île bruxelloise.
00:07:56Aujourd'hui, ça touche des petites villes.
00:07:58Il y a aussi un point à signaler, c'est que derrière, c'est des enafias, ou du moins ce
00:08:02type d'organisation,
00:08:03on est face à des multinationales qui sont mais surarmées financièrement.
00:08:09Donc aujourd'hui, je pense que l'État n'est pas vraiment en capacité d'agir.
00:08:12On le voit bien d'ailleurs, c'est que, on peut parler de l'élection présidentielle, ça doit forcément être
00:08:16un enjeu de l'élection présidentielle.
00:08:18On a beaucoup parlé de la sévérité, de l'autorité, mais en fait, le cas de la sévérité et de
00:08:22l'autorité, ça fait très longtemps qu'on l'a dépassé.
00:08:24Aujourd'hui, on a des personnes qui se font tuer dans la rue, littéralement.
00:08:27Comme vous avez des gangs qui sont capables d'utiliser des armes de guerre et qui sont capables de se
00:08:30les fournir sur le territoire français,
00:08:31c'est plus un enjeu de territorialisation de la violence.
00:08:33On a largement dépassé ce stade-là.
00:08:35Ce sont des organisations qui sont en capacité de concurrencer l'État, aussi bien au niveau municipal qu'au niveau
00:08:40de ses moyens,
00:08:41même au niveau des moyens de renseignement.
00:08:43C'est pour ça que je parlais de pieuvre, en fait.
00:08:44C'est une pieuvre. Donc là, c'est toutes les fonctions de l'État qui sont mises en danger.
00:08:48C'est à la fois mettre en avant les services de sécurité, c'est les douanes.
00:08:51En fait, il y a vraiment, quand on parle de pieuvre, c'est vraiment le bon terme, de pieuvre.
00:08:56Et je pense qu'aujourd'hui, l'État n'a pas la réponse suffisante pour faire face à ça.
00:08:59Alors, Bruno Bartocetti est avec nous en direct.
00:09:02Bonjour Bruno, secrétaire nationale d'unité SGP Sud.
00:09:05On parle donc, vous allez peut-être nous dire ce que sont ces gangriveaux, si on a bien compris,
00:09:11parce qu'en fait, c'est une reprise du sigle originel pour tenter de se substituer à lui, cette DZNG.
00:09:18Mais surtout, cette ville de Carcassonne, ça fait combien de temps que ça dure ?
00:09:22Est-ce qu'elle était connue pour s'illustrer en la matière ?
00:09:25Oui, bonjour. Alors oui, Carcassonne, comme de nombreuses villes de la zone sud, est touchée par le narcotrafic.
00:09:32Et là, ça s'illustre encore une fois, à travers des règlements de compte,
00:09:36il y a eu quand même six personnes touchées, une en urgence absolue, une autre tuée et quatre autres blessés.
00:09:42Donc, ce n'est pas rien.
00:09:43Et bien sûr, il va y avoir un renfort de policiers de CRS ce week-end.
00:09:47Mais malheureusement, dans quelques mois, ça va reprendre.
00:09:50Et ce n'est pas la première fois qu'on a eu des règlements de compte à Carcassonne,
00:09:53comme d'ailleurs, je l'explique bien, de nombreuses villes de la zone sud, petites et moyennes villes.
00:09:58Bon, qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
00:10:01Et comment, j'imagine que les victimes, de toute façon, sont connues défavorablement,
00:10:06évidemment, comme on dit communément, des services de police.
00:10:10Qu'est-ce qu'il y a ?
00:10:10Il y en a qui essaient de grignoter des bouts de territoire dans les quartiers, dans les cités, c'est
00:10:15ça ?
00:10:16Oui, c'est exactement ça.
00:10:17On est sous le même fonctionnement à chaque fois.
00:10:21Ça peut être des tirs d'intimidation.
00:10:22Ça va au-delà du tir d'intimidation.
00:10:24Là, on a blessé, on a tué.
00:10:26Donc, c'est vraiment une conquête de territoire.
00:10:29Et finalement, on voit bien qu'il n'y a pas de crainte.
00:10:31Ils agissent en pleine journée à 17h, c'était le cas.
00:10:34Et puis dans la nuit, vers minuit et quart, minuit et demi.
00:10:36Donc, il y a vraiment un tel enjeu qu'on va très, très loin pour pouvoir, justement, conquérir, reconquérir des
00:10:43territoires.
00:10:44Et la DZ Mafia veut vraiment s'installer dans des villes comme Carcassonne, mais on le voit sur tout le
00:10:50territoire national.
00:10:51Si vous permettez, si vous êtes d'accord que j'ouvre une parenthèse, je vous ai écouté sur le travail
00:10:55de la police municipale, c'est un enjeu quand même lourd de conséquences.
00:11:00Pourquoi ? Parce que la police municipale n'a pas un réseau national comme nous l'avons.
00:11:04Et nous, ce que nous attendons, c'est vraiment un renfort de policiers nationaux.
00:11:08La police nationale n'est pas présente non plus dans le monde rural comme la gendarmerie qui, elle aussi, manque
00:11:14de moyens.
00:11:15Donc, il y a des sujets.
00:11:16Il y a des polices municipales qui auront des moyens, des municipalités qui auront des moyens.
00:11:20D'autre part, il y a aussi un enjeu de procédure qui ne peut pas être aujourd'hui établi par
00:11:28la police municipale.
00:11:29Donc, c'est un vaste sujet.
00:11:30Moi, j'insiste bien sur l'État.
00:11:33C'est l'État aujourd'hui qui est défaillant.
00:11:34Et c'est l'État qui doit donner les moyens aux policiers nationaux de travailler tant sur le terrain que
00:11:39sur les procédures.
00:11:40C'est ça qui est important.
00:11:41Aujourd'hui, on est dans la réaction.
00:11:43On n'est pas dans l'action.
00:11:44C'est ça, le gros problème.
00:11:45Et on réagit quand il y a des règlements de compte.
00:11:48Mais on sait qu'il va y en avoir d'autres.
00:11:49On sait que ça va s'empirer.
00:11:50On sait que la situation est lourde et grave dans notre pays.
00:11:53Et c'est malgré le professionnalisme des flics municipaux, de mes collègues policiers municipaux,
00:11:58eh bien, ce sera insuffisant si on croit que la solution est dans les municipalités.
00:12:02Merci de m'avoir invité.
00:12:03Merci beaucoup à vous, bien évidemment, Bruno Bartoschetti.
00:12:06Je vous en prie.
00:12:07Une précision apportée par un de vos confrères, Vincent Ergotte,
00:12:11qu'on avait reçu de Alliance Police Nationale,
00:12:14pour leur aide, la BRI, le déminage,
00:12:17et qui nous dit que la DZ-NG,
00:12:19ce sont des capots qui veulent la place de ceux qui sont en tôle, en prison.
00:12:23En gros, ils ont fait sécession.
00:12:25On sait que la DZ est très, très désorganisée en ce moment.
00:12:28Donc, en fait, ils essaient de faire feu de tout bois.
00:12:32Ce sont des anciens qui veulent la place de ceux qui sont partis,
00:12:35parce qu'on le rappelle quand même, il y avait eu quelques gros coups de filet.
00:12:39Donc ça, c'est tout à l'honneur de la police, bien évidemment.
00:12:42Tout cela intervient, qui plus est, au moment où le maire d'Alès,
00:12:46alors là, on va un petit peu plus à l'est, on est dans le Gard,
00:12:49a reçu deux balles en guise de menace dans un courrier.
00:12:53C'est ce à quoi il fait face, Tanguy Hamon,
00:12:55depuis qu'il a décidé de protéger ses habitants de la menace des narcos.
00:12:59Exactement, et de mettre d'ailleurs à contribution également sa police municipale
00:13:03pour lutter contre les trafiquants de drogue.
00:13:06C'est son épouse qui a découvert, en rentrant chez elle dans sa boîte aux lettres,
00:13:09cette enveloppe avec deux balles de calibre 9 mm.
00:13:11Les policiers qui sont venus sur place ont également remarqué sur leur habitation
00:13:15un tag qui faisait référence à la DZ de nouvelle génération.
00:13:19Celle-là même qui s'est illustrée, si on peut dire comme ça, à Carcassonne.
00:13:23Le procureur indique que cette menace est liée à la lutte contre les points d'île dans la ville d
00:13:28'Alès.
00:13:29D'ailleurs, avant-hier, il y a eu une grosse opération avec une personne interpellée
00:13:33et 4,5 kg de cannabis se saisit.
00:13:36Je vous l'ai dit, la police municipale, là aussi, est présente sur le terrain.
00:13:39C'est pour cela qu'on s'en prend au maire de la commune.
00:13:43Le procureur d'Alès, qui a également indiqué que la ville était complètement gangrénée
00:13:47par le trafic de drogue.
00:13:48Il y a eu déjà deux morts depuis le début de l'année et plusieurs tentatives de meurtre.
00:13:53On indique aussi de sources locales qu'énormément de commerçants, eux-mêmes,
00:13:58sont menacés et raquettés par des membres de cette DZ de nouvelle génération.
00:14:02Vous voyez jusqu'où ça va quand même.
00:14:03C'est-à-dire que c'est complètement disruptif.
00:14:07Vraiment, ça contrecarre le quotidien de tout le monde.
00:14:10Donc voilà, ça met à mal la société.
00:14:12J'étais juste une précision.
00:14:13Une compagnie de la CRS 84 doit être déployée sur place.
00:14:18Qui doit être déployée sur place.
00:14:18C'est dire quand même l'urgence de la situation.
00:14:20Tout ça, évidemment, connexe Amine Elbaï.
00:14:22Mais deux anecdotes, enfin deux cas qu'on cite dans la même journée,
00:14:27ça nous dit quelque chose quand même de cette société désormais.
00:14:30Ça dit beaucoup de choses.
00:14:32Vous savez, à propos de la DZ mafia, il y a quelque chose qu'on ne dit pas.
00:14:37DZ, c'est le diminutif employé en arabe pour dire « diazair ».
00:14:42Ça veut dire « l'Algérie ».
00:14:43L'Algérie, oui.
00:14:44L'Algérien.
00:14:46Et je peux vous dire une chose.
00:14:48Ces gens-là sont à la fois les ennemis de la France et les ennemis de l'Algérie.
00:14:53Pourquoi ? Parce qu'ils revendiquent l'identité algérienne.
00:14:57Ils revendiquent le drapeau algérien comme un accessoire d'identité.
00:15:01Mais ils ne connaissent rien, ni ne partagent à la culture, l'identité et l'histoire de l'Algérie.
00:15:06Et même les Algériens vous disent « la DZ mafia, on n'en veut pas ».
00:15:11Et je crois que la France aurait tout intérêt à renforcer sa coopération avec l'Algérie
00:15:16pour éradiquer la DZ mafia.
00:15:18Parce qu'en réalité, le laxisme à la française, moi je reviens de l'Algérie,
00:15:24est un sujet de discussion dans les cafés algériens.
00:15:26C'est un vrai sujet de discussion.
00:15:28Vous avez aujourd'hui des criminels, des narco-criminels de la DZ mafia
00:15:31qui se cachent dans les pays du Maghreb sous fausse identité.
00:15:34Et je crois que le voyage du ministre de l'Intérieur n'y était pas pour rien.
00:15:40C'est celui de renforcer la coopération avec l'Algérie
00:15:42pour éradiquer et éliminer ces criminels qui sont nos ennemis.
00:15:45On a beaucoup d'images à vous montrer cet après-midi.
00:15:48On passe à un autre thème tout aussi préoccupant.
00:15:50C'est une vidéo de Frontex.
00:15:52Vous savez, c'est l'agence européenne qui est en charge de la surveillance des frontières
00:15:56et qui montre des passeurs de collusion avec des migrants.
00:16:01Remettre des migrants, par exemple, de collusion avec l'ONG Sea-Watch.
00:16:03Ça se passe en mer Méditerranée, au large de l'Italie.
00:16:08Je vous propose de regarder les images assez incroyables
00:16:11prises depuis le ciel et qui sont assez explicites.
00:16:18Le tout dans ce sujet de Marine Saboura.
00:16:20Nous sommes le 11 mai à 45 miles au nord-est de Tripoli, en Libye.
00:16:25Dans ces images que le Figaro a pu consulter,
00:16:27un bateau avec à bord plusieurs dizaines de migrants est abordé par deux navires de l'ONG Sea-Watch.
00:16:33Ces bateaux, qui ne sont pas des embarcations de fortune comme présentées habituellement,
00:16:39transfèrent directement ces migrants à l'ONG.
00:16:41Les passeurs sont encagoulés et particulièrement bien rodés.
00:16:45Une fois le transfert effectué, l'un d'eux fait même un signe de la main,
00:16:50visiblement un pouce en l'air pour indiquer à l'ONG que tout le monde a bien quitté son bateau.
00:16:55Images troublantes, la justice italienne vient donc d'ouvrir une enquête
00:16:59pour aide à l'immigration illégale, comme le titre ce média italien.
00:17:03Des trafiquants remettent des migrants à Sea-Watch.
00:17:06Le capitaine du navire de l'ONG fait l'objet d'une enquête.
00:17:09Ces images livrent une facette bien différente,
00:17:11du récit livré par Sea-Watch,
00:17:13dont la communication s'est uniquement focalisée sur un grave incident survenu ce jour-là.
00:17:19Contacté par les journalistes du Figaro,
00:17:21l'association assure que son équipage ignorait qui pilotait l'embarcation
00:17:26et nie tout rendez-vous.
00:17:28Ce n'est pas la première fois que le gouvernement italien dénonce de telles séquences.
00:17:32Selon Georgia Meloni, ces ONG pousseraient même les migrants à prendre la mer
00:17:36en sachant qu'un navire de secours pourrait intervenir.
00:17:40Regardez ce que ça inspire comme commentaire à Jordan Bardella,
00:17:45président du Rassemblement National.
00:17:47Il dit que ce document vidéo exceptionnel est une preuve supplémentaire
00:17:50de la collusion entre les ONG pro-migrants et les mafias de passeurs.
00:17:54Ces ONG de gauche doivent être considérées comme des complices
00:17:57du trafic d'êtres humains et de l'immigration clandestine,
00:18:01ne plus bénéficier d'un centime d'argent public
00:18:04et voir leur navire confisqué par les autorités publiques.
00:18:08Un grand connaisseur de la question, c'est bien sûr Nicolas Pouvromonti,
00:18:12de l'Observatoire de la démographie et des migrations,
00:18:15qui était sur notre antenne un peu plus tôt. Écoutez.
00:18:18Si on en reste aux associations qui se sont positionnées
00:18:21sur ce sujet des franchissements de la Méditerranée,
00:18:23en France on connaît moins bien Sea-Watch que SOS Méditerranée,
00:18:27qui trouve avoir un siège en France.
00:18:28Il se trouve que SOS Méditerranée,
00:18:30association pour laquelle il y a eu des soupçons du même type
00:18:33que ceux ayant porté sur Sea-Watch de complicité avec les passeurs,
00:18:37a été labellisé il y a de ça quelques années comme grande cause nationale.
00:18:41Ça a été la grande cause nationale 2017, SOS Méditerranée.
00:18:43C'est une association qui reçoit des fonds d'un certain nombre de collectivités,
00:18:47plusieurs dizaines de milliers d'euros de la ville de Paris,
00:18:49de la ville de Marseille, de Rennes, de Nantes,
00:18:52avec toujours ce discours qui vise à jouer sur l'ambiguïté
00:18:56entre des actions strictement humanitaires,
00:18:58étant entendu par ailleurs que le sauvetage des migrants,
00:19:01il est assez largement assuré par les gardes-côtes italiens
00:19:04et par les gardes-côtes des États,
00:19:05qui évidemment secourent les embarcations en détresse,
00:19:07et des activités plus strictement politiques
00:19:09qui font évidemment le fond idéologique de ces associations.
00:19:12– Mehdi Raich, s'il subsistait un quelconque doute,
00:19:16je crois que là il s'est vraiment évaporé,
00:19:18mais que faudra-t-il de plus pour en effet,
00:19:20je rebondis à ce que dit Nicolas Pouvromonti à l'instant,
00:19:22pour arrêter, stopper ces subventions,
00:19:24parce que là, ça devient de la complicité de passage illégal en fait.
00:19:29– C'est plus que…
00:19:30– Non mais de la part des mairies,
00:19:31si elles continuent de subventionner les dites associations.
00:19:33– Alors, on peut partir du principe que certaines mairies
00:19:36ne savent pas ce que font certaines associations avec l'argent,
00:19:40même si normalement ça doit être le cas.
00:19:42Mais il y a un point qui est peut-être important,
00:19:43c'est qu'on est au-delà de la complicité.
00:19:45C'est-à-dire que lorsque vous financez ce type d'associations,
00:19:48ces associations font en sorte que ces personnes-là
00:19:49arrivent sur le territoire,
00:19:50donc vous mettez en danger les personnes sur les embarcations.
00:19:53C'est-à-dire que c'est une mise en danger
00:19:54des personnes qui sont sur ces embarcations,
00:19:56que les migrants sont eux-mêmes en danger.
00:19:58Donc il y a une responsabilité qui va au-delà de la simple complicité.
00:20:01Pour moi, il y a même un enjeu moral derrière, c'est même éthique.
00:20:03Personne ne veut être sur l'embarcation.
00:20:05– Vous êtes à deux doigts de nous dire
00:20:06que c'est de la traite d'êtres humains en fait ?
00:20:07– Bah oui, moi je…
00:20:08– Non mais c'est ça en fait.
00:20:09– La qualification c'est ça.
00:20:11– Bah oui, pour moi, on tombe dans ce biais-là.
00:20:13C'est-à-dire que tout le monde veut sauver quelqu'un qui est en mer.
00:20:17Personne n'a envie de laisser des gens mourir en mer, c'est logique.
00:20:19Mais on ne peut pas financer des associations
00:20:22qui incitent ces gens-là à venir sur le territoire
00:20:24et qui leur font courir ce risque de mourir en mer.
00:20:26Ça c'est inadmissible et c'est inhumain.
00:20:28Voilà pour moi, c'est une gravité politique sans nom.
00:20:30– Un mot de… j'imagine que vous partagez quand même cette analyse.
00:20:34– Je partage, mais vous savez, si on en est là aujourd'hui,
00:20:37c'est parce que les États d'Europe se sont inscrits
00:20:41dans une logique de solidarité limitée.
00:20:44Et moi je pense que ceux qui sont en premier responsable de tout cela,
00:20:48eh bien ce sont nos juges.
00:20:50Quand le juge administratif a décidé pour certaines communes
00:20:54de ne pas annuler les subventions qu'avaient versées certaines communes
00:20:58à ces ONG, au nom de la solidarité, au nom de l'université…
00:21:02– Là il va falloir qu'ils revoient leur copie quand même.
00:21:04– Vous avez raison.
00:21:05– On va leur mettre les vidéos sous le nez,
00:21:07ils ne pourront pas dire autre chose que ce que montre la vidéo
00:21:10de manière très évidente.
00:21:12– Vous avez raison, parce que là vous avez un rapport direct,
00:21:13vous avez une image qui vous permet de répondre à la question
00:21:17« Où va l'argent ? »
00:21:19– À quoi il sert ?
00:21:19– Elle va dans ça.
00:21:20Et le véritable problème, c'est que ces associations qui autrefois,
00:21:24je dis bien autrefois, menaient une mission humanitaire,
00:21:27aujourd'hui se sont vouées clairement dans la complicité avec les passeurs,
00:21:32en s'éloignant d'ailleurs très progressivement de leur objectif premier
00:21:36qui était celui de secourir les migrants.
00:21:38La meilleure chose pour secourir les migrants,
00:21:39c'est de ne pas les inciter à traverser au péril de leur vie, la Méditerranée.
00:21:42Vous vous souvenez à l'époque, il y avait toute la polémique sur Lampedusa
00:21:46et le fait de faire arriver des migrants sur cette île italienne
00:21:50parce qu'ils étaient en danger.
00:21:51Mais entre-temps, en fait, on a bien compris qu'il y avait un système.
00:21:54Et c'est à se demander d'ailleurs si, on ne sait pas,
00:21:58il y a peut-être aussi un conflit d'intérêts
00:22:01ou quelque chose de l'ordre du reversement de l'argent de la part de ces passeurs.
00:22:08Non mais allez savoir quel est le deal entre eux aussi,
00:22:10au nom de la solidarité et de l'humanisme.
00:22:12De l'humanitaire.
00:22:14Peut-être qu'il y a autre chose derrière aussi.
00:22:15Oui, ça peut tourner au business.
00:22:18De toute façon, l'être humain, la traite d'être humain,
00:22:20c'est un business par définition.
00:22:22C'est un commerce.
00:22:22Donc on peut avoir des complicités, des personnes qui en abusent
00:22:25et qui font effectivement passer des gens, moyens en finance,
00:22:28et qui se servent des associations comme d'un socle
00:22:30ou d'une légitimité institutionnelle pour pouvoir le faire.
00:22:32Ça, c'est obligatoire, ça existera toujours.
00:22:34C'est horrible.
00:22:34Et il y a un point que la personne de l'Observatoire a indiqué.
00:22:38Nicolas, oui, pauvre mon type.
00:22:39C'est que normalement, c'est de la mission des États avec les gardes-côtes
00:22:42de sauver les personnes en mer.
00:22:44Ce n'est pas aux associations de le faire.
00:22:46Et là, il y a un point qui est important.
00:22:47Désolé, c'est une responsabilité politique.
00:22:49C'est que là, on parlait de la solidarité limitée des États,
00:22:51mais là, c'est de la responsabilité des États
00:22:53de faire ce qu'il faut faire en Méditerranée.
00:22:55C'est-à-dire qu'ils devraient prendre les bateaux
00:22:56et les reconduire à leur port d'origine.
00:22:58Oui, s'il faut le faire, il faut le faire.
00:22:59En escorte.
00:23:00En escorte.
00:23:00Merci beaucoup pour cette première partie très riche.
00:23:03On revient dans un instant, évidemment, pour faire le point.
00:23:05Merci Mathieu et Tanguy, pour faire le point sur ce qui s'est passé à Fontainebleau.
00:23:09Alors évidemment, on souffle quelque peu,
00:23:12mais ce n'est pas la fin de l'aventure et des surfs froides,
00:23:15si je puis dire, pour les pompiers sur place.
00:23:17A tout de suite.
00:23:21De retour avec vous dans 120 minutes, version été,
00:23:24avec Valérie Acknin, elle aussi très estivale.
00:23:28Et à la une, nous y reviendrons d'ailleurs longuement,
00:23:30après plusieurs jours d'incendie, la forêt de Fontainebleau
00:23:32porte toujours les stigmates des terribles feux qui l'ont ravagé.
00:23:35On rappelle, à ce jour, on a comptabilisé 2000 hectares dévastés.
00:23:40Exactement, Nelly.
00:23:41Les sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne
00:23:42confirment qu'il n'y a pas de risque de réactivation du feu
00:23:45aux abords de l'autoroute A6 qui a rouvert hier soir.
00:23:49Les deux principaux incendies sont fixés,
00:23:51mais des centaines de pompiers venus de toute la France
00:23:54sont toujours affairés en lisière de forêt
00:23:56et à l'intérieur pour éteindre chaque reprise de feu.
00:23:59Les feux qui ravagent aussi le nord-est de l'Espagne,
00:24:01ce pays mis à rude épreuve, vous le savez,
00:24:03depuis le début de la saison,
00:24:05avec pas moins de 12 000 hectares qui ont été détruits.
00:24:08Et les autorités régionales alertent.
00:24:11Cet incendie présente un risque de propagation très élevé
00:24:14à cause du vent.
00:24:16Il n'a pas fait de victimes.
00:24:17Cinq villages ont dû être évacués.
00:24:19Près de 450 pompiers appuyés par 300 renforts de l'armée
00:24:23et une trentaine de moyens aériens
00:24:25continuent de lutter contre les flammes.
00:24:28Retour en France avec de violents orages
00:24:29qui ont éclaté dans la nuit,
00:24:31tuant d'ailleurs une femme au moment de la chute d'un arbre.
00:24:33Ça s'est passé en Haute-Vienne.
00:24:35Un homme, lui, est mort dans un incendie
00:24:38provoqué par la foudre en Isère.
00:24:40Plus de la moitié de la France reste en alerte jaune orage
00:24:44en raison du risque de fortes pluies et d'éclairs.
00:24:47L'épisode orageux qualifié de virulent par Météo France
00:24:50a provoqué de nombreux dégâts,
00:24:52notamment lors du bref passage cette nuit
00:24:54d'une mini-tornade localisée au nord de Saint-Étienne.
00:24:58Elle a renversé deux camions sur l'autoroute à 72.
00:25:01Dans l'actualité internationale,
00:25:02le rythme des frappes ne faiblit pas entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:25:05Plus d'une semaine maintenant,
00:25:06après la reprise des hostilités,
00:25:09toujours à propos de la mainmise sur le stratégique des Trois-Dormous.
00:25:15Je vais y arriver.
00:25:16Exactement, Nellyé.
00:25:17Le ministère iranien de l'énergie
00:25:19appelle la population à réduire sa consommation d'électricité.
00:25:23Le réseau électrique étant soumis à de fortes tensions
00:25:25après des frappes américaines
00:25:27contre des infrastructures énergétiques dans le sud du pays.
00:25:30Dans un communiqué,
00:25:31le ministère exhorte les habitants à éteindre les climatiseurs
00:25:35pendant les heures de pointe
00:25:36afin de contribuer à garantir un approvisionnement stable en électricité
00:25:41dans les provinces du sud du pays
00:25:43actuellement confrontées à des chaleurs extrêmes.
00:25:46Enfin, on va parler d'incivilité
00:25:48et de dépôts sauvages qui se multiplient.
00:25:50Et ça nous emmène dans la commune de la Gaude,
00:25:53située dans les Alpes-Maritimes.
00:25:55Et les habitants sont excédés.
00:25:56La municipalité a donc décidé d'agir.
00:25:59Le premier reportage de Franck Triviaud
00:26:01et Mathilde Couvillier-Flearnois.
00:26:04Lors de leur tournée habituelle,
00:26:06ces policiers municipaux découvrent un dépôt sauvage
00:26:08de déchets sur la voie publique.
00:26:10Cette découverte n'est pas une surprise pour eux.
00:26:13Ce genre d'incivilité se multiplie dans la commune.
00:26:15C'est vrai que c'est au quotidien.
00:26:17Beaucoup de cartons qui sont jetés.
00:26:20Après, c'est divers encombrants.
00:26:22Il y a des végétaux, des matelas, des frigos, vraiment de tout.
00:26:27Ces dépôts sauvages viennent entacher le quotidien des habitants.
00:26:31Pour mettre fin à cette impunité,
00:26:32la municipalité a décidé d'agir.
00:26:34Aujourd'hui, on a décidé ici à la Gaude
00:26:36de frapper au porte-monnaie avec deux choses.
00:26:40Premièrement, l'amende administrative pour les poubelles,
00:26:42pour les tags, pour l'occupation du domaine public.
00:26:45Et si les gens ne viennent pas chercher leur cochonnerie,
00:26:48derrière, il y a une destreinte journalière
00:26:50qui sera facturée aux contrevenants.
00:26:52Depuis le 9 juillet dernier,
00:26:54des amendes forfaitaires s'appliquent au cas par cas.
00:26:56Par exemple, pour une déjection canine non ramassée
00:26:59ou un mégot jeté au sol,
00:27:01cela coûtera 135 euros d'amende.
00:27:03Pour les tapages nocturnes, ce sera 68 euros d'amende.
00:27:06Concernant les dépôts sauvages,
00:27:07le barème est graduel.
00:27:09Pour un particulier,
00:27:10l'abandon de moins d'un mètre cube de déchets
00:27:12sera sanctionné de 300 euros,
00:27:14voire de 1000 euros en cas de récidive.
00:27:16Pour plus de 3 mètres cubes,
00:27:18l'amende grimpe à 2500 euros
00:27:20et jusqu'à 5000 euros en cas de récidive.
00:27:22De quoi dissuader les fauteurs de troubles.
00:27:25Et on va en parler, bien évidemment,
00:27:29avec...
00:27:29C'est fini, le journal pour vous.
00:27:31C'est fini.
00:27:31Merci beaucoup.
00:27:32Je vous en prie.
00:27:33On va parler des feux maîtrisés,
00:27:35mais de ce risque qui se poursuit,
00:27:36des risques permanents.
00:27:37Les pompiers vont devoir être à l'affût
00:27:38à Fontainebleau,
00:27:39de la moindre reprise de feu,
00:27:41et ce, pour de longs mois encore.
00:27:44C'est ce qu'on a appris.
00:27:44D'ailleurs, on parlait de 3 à 4 semaines
00:27:46quand Emmanuel Macron s'est rendu sur place.
00:27:48De fait, je pense que ce sera peut-être
00:27:50un petit peu plus long.
00:27:50On va le vérifier tout de suite
00:27:51avec Patrick Chavada,
00:27:52qui est avec nous,
00:27:53qui est membre de la Fédération nationale
00:27:54des sapeurs-pompiers de France.
00:27:56Bonjour.
00:27:57Est-ce qu'on progresse, effectivement,
00:27:59dans l'extinction de ces feux ?
00:28:02Et est-ce qu'on arrive à, comment dire,
00:28:06identifier les points qui sont encore sensibles
00:28:08et où on doit porter toute notre attention ?
00:28:11Oui, alors, comme vous l'avez dit,
00:28:12le feu est fixé.
00:28:13C'est-à-dire qu'il ne reste plus.
00:28:15Mais il reste à l'intérieur de l'enveloppe du feu
00:28:18ce qu'on appelle des brûlots incandescents
00:28:20qui continuent à se consumer.
00:28:22Donc, l'objectif, c'est d'identifier ces brûlots
00:28:24qui sont les plus dangereux
00:28:26en termes de risque de départ de feu.
00:28:29Ce sont essentiellement des brûlots
00:28:30qui peuvent se retrouver dans des zones
00:28:32qui sont restées vertes
00:28:33ou alors en lisière de forêt.
00:28:35Donc, l'objectif, ça va être de traiter
00:28:36ces brûlots prioritairement.
00:28:38Alors, si on a de la chance
00:28:39c'est qu'il y a des oranges qui se déclenchent
00:28:41pas très violents pour venir aider à arroser
00:28:44mais il va falloir, c'est de la tourbe
00:28:46donc il va falloir mètre carré par mètre carré
00:28:50gratter, inonder, mouiller
00:28:52pour qu'on arrive à une extinction finale.
00:28:54Comme vous l'avez dit,
00:28:54ça va prendre des semaines voire des mois.
00:28:56Et ça mobilisera combien d'hommes ?
00:28:57Parce qu'on avait parlé de 800 pompiers
00:28:59qui étaient encore à l'œuvre.
00:29:00Ça veut dire que tout l'été
00:29:01et peut-être même au-delà, donc à la rentrée,
00:29:04il y aura encore des pompiers dépêchés sur place
00:29:06et qui, par définition,
00:29:07ne pourront pas agir sur d'autres terrains d'urgence.
00:29:10Alors ça, c'est le travail du commandant
00:29:12des opérations de secours
00:29:13de regarder un petit peu les enjeux
00:29:15et un petit peu cette enveloppe qui a brûlé
00:29:17où en est l'état d'extinction
00:29:19et peut-être qu'il y a des zones
00:29:20qui pourraient être un petit peu
00:29:21tout ce qu'on appelle dégraissées,
00:29:23c'est-à-dire faire partir,
00:29:24libérer des engins et des personnels
00:29:26parce que ce sont des zones qui sont moins à risque
00:29:28ou alors qui ont été traitées.
00:29:30Et donc ça, c'est le rôle du poste de commandement
00:29:32de traiter ces priorités-là,
00:29:35en sachant qu'on arrive dans une période
00:29:36un petit peu critique puisque
00:29:37dans le sud de la France,
00:29:38le Mistral et la Tramontane vont se lever
00:29:40et effectivement, comme vous l'avez dit,
00:29:42il va falloir à un moment donné
00:29:43que le commandant des opérations de secours
00:29:45dégraisse son dispositif
00:29:46tout en gardant des moyens sur place
00:29:48pour éviter toute reprise.
00:29:50Parlez-nous, Patrick Chérardet,
00:29:51de cette tourbe que vous évoquiez à l'instant.
00:29:54Pourquoi c'est une matière organique,
00:29:58en fait, qui est si dangereuse
00:30:01par rapport à la propagation du feu ?
00:30:05Alors, contrairement aux forêts provençales
00:30:07où c'est un sol qui est très sec
00:30:10et donc, à la superficie,
00:30:12on a une couche d'humus de quelques centimètres,
00:30:15donc ça s'éteint assez facilement.
00:30:17La particularité des forêts,
00:30:19notamment dans la forêt de Fontainebleau,
00:30:21c'est qu'on a d'abord,
00:30:22ce ne sont pas de sol dur,
00:30:24ce sont des sols qui sont sableux,
00:30:25ce qui veut dire qu'on a un mélange d'humus
00:30:28de sable qui font qu'on a sur 10, 15, 20 centimètres,
00:30:32on a une espèce de tourbe
00:30:35et donc on a à l'intérieur des galeries de feu
00:30:38qui se consument et qui peuvent ressortir
00:30:41par ce qu'on appelle des cheminées
00:30:42et donc, sous l'effet d'un vent
00:30:44qui pourrait se lever sur ce secteur,
00:30:46on peut avoir des réactivations de ces veines
00:30:48qui se consument sous terre
00:30:49et qui peuvent repartir
00:30:51et refaire un départ de feu.
00:30:53Patrick Chavada, restez quelques instants avec nous.
00:30:55Il est possible que dans le courant de la discussion,
00:30:56on ait encore des questions un peu techniques
00:30:58à vous poser
00:30:59parce qu'on va faire réagir nos autres invités.
00:31:01Il est important aussi de s'intéresser à l'enquête,
00:31:03Jean Delacoste,
00:31:05vous travaillez au service police-justice pour nous,
00:31:07sachant qu'il y a deux nouvelles mises en examen
00:31:09depuis hier,
00:31:10donc en tout,
00:31:11vous allez parler de celle-ci
00:31:12et on parlera du nombre global ensuite.
00:31:15Oui, c'est depuis hier,
00:31:16il y a deux nouvelles mises en examen
00:31:18s'il s'agit de deux ouvriers
00:31:19d'une société de travaux.
00:31:21Ils travaillaient dimanche
00:31:22au bord de l'autoroute A6,
00:31:23ils sont tous les deux âgés de 59 et 38 ans
00:31:27respectivement
00:31:27et ces travaux,
00:31:29ce sont des travaux de réparation
00:31:30d'une glissière de sécurité d'autoroute.
00:31:32Et il a été relevé et avéré par l'enquête
00:31:35que des étincelles d'une disqueuse,
00:31:39d'une disqueuse thermique,
00:31:40le mot technique,
00:31:41auraient pu mettre le feu
00:31:43aux abords immédiats
00:31:44et puis à la forêt.
00:31:46Donc, ils ont été mis,
00:31:47eux, ils sont mis en examen
00:31:49pour un SAUDI involontaire
00:31:50depuis hier.
00:31:52Oui, donc vous voyez
00:31:52comment ça peut aller vite.
00:31:54Des simples travaux
00:31:56en bordure de route
00:31:56et tout de suite
00:31:57avec des brindilles très sèches,
00:32:00ça part tout de suite.
00:32:02On a donc en tout,
00:32:03si on a bien compté,
00:32:04quatre personnes mises en examen.
00:32:05Parce qu'avant ces deux ouvriers,
00:32:07il y avait déjà deux personnes
00:32:08qui étaient mises en examen
00:32:09qui ont déjà passé deux jours
00:32:10et eux,
00:32:11elles sont en détention provisoire.
00:32:12Les deux dont je viens de vous parler
00:32:14sont sous contrôle judiciaire.
00:32:16Ils sont repartis libres
00:32:18après leur garde à vue hier.
00:32:19Les deux autres,
00:32:20on en avait parlé hier,
00:32:21sont deux jeunes de 18 ans.
00:32:23Ils sont en détention provisoire
00:32:24depuis mercredi
00:32:25parce qu'eux,
00:32:26ils sont soupçonnés
00:32:28d'avoir mis le feu volontairement
00:32:30des feux différents
00:32:31qui ont été décelés dimanche,
00:32:33lundi, pardonnez-moi, lundi.
00:32:35Des feux différents
00:32:36à un autre endroit,
00:32:36un peu plus à l'Est.
00:32:38L'un est jeune pompier volontaire
00:32:40de 18 ans.
00:32:41Il avait avoué
00:32:42lors de ses gardes à vue,
00:32:43puis sa version a évolué.
00:32:44Il a nié tout
00:32:45devant le juge d'instruction.
00:32:47Et l'autre,
00:32:47c'est un étudiant en droit
00:32:48de 18 ans
00:32:49qui lui avait minimisé au début
00:32:51et puis a révélé
00:32:52avoir mis le feu
00:32:53à une brindille.
00:32:54Et il a fini par avouer
00:32:55cette mise à feu volontaire.
00:32:56D'accord.
00:32:56Voilà pour les mises en examen.
00:32:58Est-ce qu'il y a d'autres personnes
00:32:59qui pourraient être
00:32:59potentiellement impliquées ?
00:33:01Oui, parce qu'on ne peut pas l'exclure
00:33:02parce que les départs de feu
00:33:03ont été nombreux
00:33:04et il y a des enquêtes
00:33:05qui sont toujours en cours.
00:33:06Alors, concernant
00:33:07le départ de feu
00:33:08au bord de l'Assis,
00:33:09il y a deux ouvriers
00:33:10qui sont impliqués,
00:33:11mais il y a aussi
00:33:11le gérant de la société
00:33:14qui a été en garde à vue,
00:33:16qui a été, lui, libéré.
00:33:17Et il est maintenant,
00:33:18aujourd'hui,
00:33:18sous statut
00:33:19de témoin assisté.
00:33:20C'est-à-dire qu'il n'y avait
00:33:21pas assez de charges
00:33:22contre lui,
00:33:23il n'y avait pas assez d'éléments,
00:33:23mais ça pourrait évoluer.
00:33:26Notamment si on découvre
00:33:27que les ouvriers
00:33:28ne leur incontent pas
00:33:31toute la responsabilité
00:33:33des faits.
00:33:33D'accord.
00:33:35Bon, merci beaucoup.
00:33:35On va rester à ces profils connus,
00:33:37sachant qu'il y en aura
00:33:38peut-être d'autres
00:33:39qui vont émerger.
00:33:40On va retourner voir
00:33:41Patrick Chavala
00:33:42qui est resté
00:33:42en notre compagnie.
00:33:44J'aimerais revenir
00:33:44à cette affaire de disqueuse.
00:33:46Il suffit vraiment
00:33:47d'une petite flamèche.
00:33:48C'est pour ça, d'ailleurs,
00:33:48qu'on parle des mégots
00:33:49et de leurs dangers.
00:33:50Un mégot jeté par la fenêtre
00:33:52au bord d'une route
00:33:52où il y a des herbes sèches
00:33:54et des herbes folles
00:33:56en broussaille,
00:33:57ça suffit
00:33:58à faire brûler
00:33:592000 hectares
00:33:59en fin de compte.
00:34:01Oui, tout à fait.
00:34:02Quand vous jetez un mégot
00:34:03par la fenêtre,
00:34:04ça va tomber
00:34:05sur de l'herbe
00:34:06qui est extrêmement sèche
00:34:07en plus avec les épisodes
00:34:08de canicule qu'on a eues.
00:34:10Et donc, effectivement,
00:34:10le feu,
00:34:11ça va faire brûler
00:34:12quelques brindilles
00:34:13et puis les brindilles,
00:34:15le feu va s'agrandir.
00:34:16Si vous avez possibilité
00:34:17de la broussaille,
00:34:18des forêts,
00:34:19le feu est parti.
00:34:20Il suffit que vous aurez
00:34:20un petit vent sur place
00:34:22et effectivement,
00:34:23le vent va se développer.
00:34:24Pour venir sur les travaux
00:34:26à la disqueuse,
00:34:27quand vous disquez du fer
00:34:28avec une disqueuse,
00:34:29effectivement,
00:34:30vous avez une lame
00:34:30d'étincelle
00:34:31qui apparaît sous la disqueuse
00:34:32qui va effectivement,
00:34:33si vous avez de l'herbe
00:34:35dessous,
00:34:35qui va s'ambraser,
00:34:36au préalable,
00:34:37c'est le mieux
00:34:38que ce soit
00:34:38de ne pas faire les travaux
00:34:39du tout.
00:34:39Si vraiment,
00:34:40vous avez un impératif
00:34:41pour vraiment faire ces travaux,
00:34:43ça va être
00:34:44très abondamment
00:34:45la zone de travail
00:34:46pour la végétation autour
00:34:49et à ce moment-là,
00:34:49vous allez faire des travaux,
00:34:50mais il faut qu'on ait
00:34:51des moyens d'extinction
00:34:52à proximité
00:34:53et utilisables immédiatement.
00:34:57Merci beaucoup,
00:34:58Patrick Chavala,
00:34:59d'avoir été avec nous.
00:35:00J'aimerais qu'on poursuive
00:35:02là-dessus
00:35:02sur la dimension de l'enquête
00:35:03avec vous,
00:35:04Stanislas Godon.
00:35:05Évidemment,
00:35:05là, c'est du ressort
00:35:06et de la gendarmerie
00:35:08dans ce genre de zone
00:35:08ou de la police.
00:35:09Ça doit être des enquêtes
00:35:10assez difficiles à mener
00:35:11parce qu'il n'y a pas
00:35:13toujours de témoins directs.
00:35:15de ces types
00:35:16qui s'aventurent en forêt
00:35:17ou en bord de forêt,
00:35:18c'est compliqué.
00:35:19Il y a quand même
00:35:19des systèmes de vidéos
00:35:20de surveillance
00:35:21dans ce genre de paysage,
00:35:23sur les routes,
00:35:24à tout le moins.
00:35:25Oui,
00:35:25alors il faut bien distinguer.
00:35:26Il y a deux phases.
00:35:27Il y a la phase d'enquête
00:35:28extrêmement technique
00:35:28sur le départ de feu,
00:35:30les origines,
00:35:31et puis après,
00:35:32selon les services,
00:35:33alors si c'était
00:35:34la police nationale,
00:35:34ce serait le service
00:35:36incendie, explosion
00:35:37de la police technique
00:35:38scientifique,
00:35:39de la police nationale,
00:35:39qui aurait été saisie
00:35:40notamment du cadre d'enquête.
00:35:42Et puis après,
00:35:42vous avez toute la partie
00:35:43judiciaire sur le recoupement
00:35:45effectivement de vidéos,
00:35:46s'il y en a évidemment
00:35:47à disposition,
00:35:48parce que ce n'est pas
00:35:49le cas partout.
00:35:49Je sais qu'il y a
00:35:50certaines forêts
00:35:51sur le territoire national
00:35:52qui ont été équipées
00:35:53notamment de caméras
00:35:53pour lutter contre
00:35:54les feux de forêt,
00:35:55mais ce n'est pas encore
00:35:56étendu sur l'ensemble
00:35:57du territoire.
00:35:58On ne me dit pas
00:35:58qu'à Fontainebleau,
00:35:59qui est la forêt
00:35:59la plus visitée de France,
00:36:00a priori,
00:36:01il n'y en a pas.
00:36:02Je suppose que les gendarmes,
00:36:03nos collègues gendarmes
00:36:04ont bien saisi
00:36:05tout ce qu'ils pouvaient.
00:36:05Et puis après,
00:36:06il y a aussi le recoupement
00:36:07évidemment de la téléphonie
00:36:09qui est extrêmement important,
00:36:10puisque lorsque vous êtes
00:36:11dans une zone
00:36:11où il n'y a pas tant
00:36:12de personnes que ça,
00:36:14vous pouvez faire
00:36:14des recoupements
00:36:15extrêmement facilement.
00:36:16Évidemment,
00:36:17on est obligé
00:36:17de dresser un parallèle
00:36:18et je vous ferai réagir
00:36:19à la toute fin de cette partie
00:36:21puisqu'on a des invités
00:36:21qui nous attendent en direct,
00:36:23de faire un parallèle
00:36:24avec ce qui s'est passé
00:36:25dans le bassin d'Arcachon
00:36:26il y a quelques années
00:36:27et cet incendie gigantesque
00:36:30qui avait ravagé
00:36:31la Teste de Bûche
00:36:32et les contreforts
00:36:33de la dune du Pila.
00:36:34On va en parler
00:36:34avec un résident,
00:36:36un habitant de la Teste
00:36:36qui précisément travaille
00:36:37aux abords de la dune.
00:36:39C'est Romain Tancredi.
00:36:40Bonjour Romain,
00:36:41merci de nous rejoindre
00:36:42pour nous livrer
00:36:42votre témoignage.
00:36:44Revenons évidemment
00:36:45à ce qui s'est passé
00:36:46il y a quelques années
00:36:47et qui a suscité
00:36:49un peu d'inquiétude
00:36:50notamment pour l'avenir
00:36:51du tourisme
00:36:51dans votre belle région.
00:36:53Est-ce que ça a marqué
00:36:54les esprits ?
00:36:54Est-ce qu'on continue
00:36:55d'en parler aujourd'hui encore ?
00:36:58Bonjour.
00:36:59Oui, évidemment,
00:37:00on en parle beaucoup.
00:37:01Moi, comme vous l'avez dit,
00:37:02je travaille dans le milieu
00:37:05du tourisme
00:37:05et c'est vrai
00:37:06qu'on a beaucoup
00:37:07de touristes
00:37:08sur tout l'été
00:37:08qui nous posent des questions,
00:37:10qui en parlent.
00:37:11Soit qu'ils viennent
00:37:13spontanément
00:37:14parce qu'ils ont été marqués
00:37:16par cet incendie
00:37:17il y a 4 ans maintenant,
00:37:18soit ils profitent
00:37:20d'être là
00:37:20pour nous poser des questions
00:37:21sur l'impact, etc.
00:37:23Il y a des campings
00:37:24qui ont disparu,
00:37:24j'imagine,
00:37:25parce que peut-être
00:37:26qu'ils n'ont même pas pu
00:37:27rouvrir
00:37:28après avoir été ravagés.
00:37:30Et puis peut-être
00:37:30que les gens sont frileux
00:37:31aussi à revenir
00:37:31dans ces conditions.
00:37:34Alors, je vous avoue
00:37:34que je ne suis pas
00:37:35au fait de tout,
00:37:36mais je crois
00:37:37qu'il y a des campings
00:37:38qui ont mis du temps
00:37:39à rouvrir.
00:37:39Je ne sais pas
00:37:40s'ils ont tous trouvé,
00:37:42mais certains ont été
00:37:43tellement touchés
00:37:44qu'ils ont dû réduire
00:37:46le nombre
00:37:46de l'ambopidome,
00:37:47qu'ils ont dû réduire
00:37:48leurs parcelles.
00:37:49Oui, il y a eu
00:37:49beaucoup d'impact
00:37:50au niveau des campings,
00:37:51c'est sûr.
00:37:52Un mot sur la réactivité
00:37:53à l'époque des pompiers,
00:37:54parce que là,
00:37:54on a salué le travail
00:37:56de ceux qui sont à l'œuvre
00:37:57à Fontainebleau.
00:37:58Ça avait été aussi
00:38:01déployé rapidement,
00:38:02ce dispositif,
00:38:02à l'époque ?
00:38:04Oui, oui.
00:38:05Il y avait eu
00:38:05une centaine de pompiers
00:38:06qui étaient intervenus,
00:38:07et pas seulement
00:38:08du bassin d'Arcachon,
00:38:09mais de la région
00:38:10bordelaise.
00:38:11Et surtout,
00:38:12il y avait eu
00:38:12une solidarité
00:38:14parmi les habitants
00:38:15qu'on retrouve un peu
00:38:16lors de ce genre
00:38:17de situations
00:38:18comme lors du Covid.
00:38:19Donc,
00:38:20les pompiers
00:38:21étaient intervenus
00:38:23rapidement.
00:38:24Et aussi,
00:38:24il y avait des civils,
00:38:26des Français lambda
00:38:27qui étaient là,
00:38:28qui s'étaient notamment
00:38:29rassemblés
00:38:30pour fournir aux pompiers
00:38:31de quoi manger,
00:38:32de quoi boire,
00:38:33puisque les pompiers
00:38:34sont restés 24 heures sur 24
00:38:36pendant plusieurs jours.
00:38:37Donc,
00:38:37il y avait aussi
00:38:37une solidarité
00:38:38de la population.
00:38:39Moi,
00:38:40je travaillais notamment
00:38:41dans un restaurant
00:38:41et on avait fourni
00:38:43des pizzas aux pompiers.
00:38:44D'autres personnes
00:38:45avaient fourni
00:38:45également de quoi boire,
00:38:47etc.
00:38:49ça a été l'occasion
00:38:50aussi pour les gens
00:38:51de se rendre compte
00:38:52de l'attachement
00:38:53qu'on a à notre forêt.
00:38:54Alors,
00:38:55est-ce que les dégâts
00:38:56sont encore visibles
00:38:56plusieurs années après ?
00:38:57Parce que j'ai eu l'occasion
00:38:58de me rendre
00:38:59sur la dune du Pila
00:39:00l'année dernière.
00:39:00Ça m'avait frappé
00:39:01de voir que
00:39:02quand on est en hauteur,
00:39:03évidemment,
00:39:03à perte de vue
00:39:04à l'arrière,
00:39:05derrière l'embouchure
00:39:08du bassin,
00:39:09on voit effectivement
00:39:10ces paysages de dévastation.
00:39:11Alors,
00:39:11vous qui travaillez
00:39:12directement sur la dune,
00:39:13j'imagine que vous avez
00:39:14vu la progression
00:39:16et d'ailleurs,
00:39:16ce sera la deuxième partie
00:39:17de ma question.
00:39:18On a déjà procédé
00:39:19au reboisement ?
00:39:21Oui,
00:39:21alors,
00:39:23évidemment,
00:39:25immédiatement après l'incendie
00:39:26et dans les mois
00:39:27qui ont suivi,
00:39:27c'était très marquant.
00:39:28Quand on montait
00:39:29sur la dune,
00:39:30on voyait vraiment,
00:39:31si vous voulez,
00:39:32quand on montait sur la dune,
00:39:33avant,
00:39:33on voyait vraiment
00:39:34seulement de la forêt
00:39:35et là,
00:39:36on voyait la route.
00:39:37On voyait la route
00:39:37qui d'habitude
00:39:39était cachée par la forêt.
00:39:40Il y avait vraiment,
00:39:41il manquait énormément d'arbres,
00:39:42c'est normal.
00:39:43Mais depuis,
00:39:44il y a eu beaucoup
00:39:44d'efforts qui ont été faits.
00:39:46Je crois que de mémoire,
00:39:47on avait perdu 7000 hectares
00:39:48et il y en a une partie
00:39:50qui a déjà été replantée.
00:39:52Alors évidemment,
00:39:52il faudra beaucoup de temps
00:39:53pour que ça revienne
00:39:54comme avant,
00:39:54pour que les arbres poussent.
00:39:58Mais ça se voit moins,
00:39:59ça se voit moins,
00:39:59mais on devine,
00:40:00en tout cas,
00:40:01au pied de la dune du Pila,
00:40:02il y a encore beaucoup d'arbres
00:40:03qui sont calcinés
00:40:05et certains n'ont pas encore
00:40:06tous été abattus.
00:40:09Et d'ailleurs,
00:40:09ça aussi,
00:40:09c'est un problème
00:40:10au niveau de la sécurité
00:40:10dépassant.
00:40:11Donc, il y a des périmètres
00:40:12de sécurité.
00:40:13Parfois,
00:40:13les arbres sont abattus
00:40:15et d'autres arbres sont replantés,
00:40:16mais ça va prendre plusieurs années.
00:40:18Merci beaucoup, Romain,
00:40:19pour votre témoignage très précieux.
00:40:20Merci beaucoup
00:40:21d'avoir accepté
00:40:22notre invitation
00:40:23à intervenir sur l'antenne.
00:40:25On va repartir
00:40:26du côté de Fontainebleau
00:40:27parce qu'on a évidemment
00:40:28encore des équipes
00:40:28sur le terrain.
00:40:30Mathilde Ibanez,
00:40:31vous êtes avec un adjudant-chef
00:40:33des pompiers
00:40:34qui va vous faire
00:40:34un point très précis
00:40:36de la situation
00:40:37cet après-midi.
00:40:42Exactement,
00:40:43parce que les pompiers
00:40:44restaient fortement mobilisés
00:40:45ici en forêt
00:40:46de Fontainebleau
00:40:47et je me trouve justement
00:40:47avec l'adjudant-chef
00:40:49Alexandre Dupuis.
00:40:50Bonjour,
00:40:50merci d'être avec nous.
00:40:52Quelle est votre mission
00:40:53vous aujourd'hui ?
00:40:53Donc aujourd'hui,
00:40:54avec le camion feu de forêt
00:40:56que nous avons juste derrière nous,
00:40:57nous cherchons tout ce qui est
00:40:58les foyers résiduels,
00:40:59donc tous les feux
00:41:00qui pourraient éventuellement
00:41:01reprendre en forêt
00:41:02pour éviter qu'il y ait
00:41:03éventuellement une propagation
00:41:04sur ce qui n'a pas brûlé.
00:41:05C'est un travail chirurgical
00:41:07extrêmement minutieux,
00:41:08il faut avoir des yeux partout
00:41:09pour trouver finalement
00:41:10cette petite flamme
00:41:11qui sortirait du sol.
00:41:12Pourquoi c'est important
00:41:13d'intervenir rapidement
00:41:14sur ce type de fumerolle ?
00:41:15Eh bien justement,
00:41:16les conditions climatiques
00:41:17aujourd'hui sont favorables,
00:41:18il y a très peu de vent,
00:41:19donc en fait justement
00:41:20pour éviter qu'il y ait
00:41:21de reprises de feu
00:41:21assez importantes,
00:41:22nous prenons le temps
00:41:23de vraiment regarder
00:41:24toutes les zones
00:41:24qui ont déjà brûlées
00:41:25et après avec l'équipage,
00:41:27s'il y a besoin,
00:41:27on descend et on éteint les feux.
00:41:29Vous me parliez du camion
00:41:30feu de forêt,
00:41:31c'est quoi la spécificité
00:41:33finalement de ce camion ?
00:41:34Eh bien comme vous l'avez regardé,
00:41:35ce camion a une hauteur
00:41:35assez importante,
00:41:36des roues qui sont très grosses
00:41:38pour pouvoir justement
00:41:39emprunter des chemins
00:41:40escarpés en forêt
00:41:41et nous avons des systèmes
00:41:42de protection justement
00:41:44pour pouvoir,
00:41:45s'il y a besoin,
00:41:46coucher des arbres
00:41:47et éteindre les feux
00:41:49dans des endroits escarpés.
00:41:50Là, c'est plus le cas,
00:41:51le feu a été fixé,
00:41:52il est éteint
00:41:53même s'il y a encore
00:41:54quelques fumerolles
00:41:54mais par exemple,
00:41:55là si on était encerclé
00:41:56de flammes,
00:41:57grâce à ça,
00:41:58il me semble que vous pouvez
00:42:00finalement éteindre
00:42:01sans sortir du véhicule.
00:42:02Tout à fait,
00:42:02nous avons un canon
00:42:03et dedans nous avons
00:42:04une commande
00:42:05qui nous permet justement
00:42:06de le diffuser,
00:42:08de jouer pour éteindre les feux
00:42:10justement lors des incendies
00:42:12et nous restons
00:42:12dans la cabine en sécurité.
00:42:14Et à l'intérieur
00:42:14de cette cabine également,
00:42:16vous avez d'autres ustensiles
00:42:17on va dire de sécurité,
00:42:19c'est ça,
00:42:19des masques pour respirer ?
00:42:20Tout à fait,
00:42:21donc nous avons quatre masques
00:42:22avec une bouteille d'air
00:42:22et si malheureusement
00:42:24nous sommes pris
00:42:24ou trop de fumée,
00:42:25nous mettons les masques
00:42:26directement sur nous
00:42:27et nous avons un système
00:42:28d'autoprotection
00:42:29autour de la cabine
00:42:30que nous déclenchons
00:42:31si jamais le feu venait
00:42:32à se rapprocher
00:42:32trop près de nous.
00:42:35Et grâce à ce genre
00:42:37de camion justement,
00:42:38ça vous permet
00:42:38de continuer à travailler
00:42:39en étant en sécurité
00:42:40dans des zones
00:42:41parfois extrêmement dangereuses,
00:42:43extrêmement compliquées ?
00:42:44Oui, tout à fait,
00:42:44mais vraiment,
00:42:45on axe vraiment
00:42:45sur la sécurité du personnel
00:42:47et dès qu'on voit
00:42:48que nous sommes trop en danger,
00:42:49nous faisons un repli.
00:42:50On a pu faire un tour
00:42:51tout à l'heure avec vous
00:42:52dans des zones assez compliquées
00:42:53aussi d'accès à Fontainebleau
00:42:55avec ce sol très sableux,
00:42:56ces rochers,
00:42:57finalement,
00:42:58c'est un camion tout terrain.
00:43:00C'est un camion tout terrain,
00:43:00voilà.
00:43:01Maintenant,
00:43:01le conducteur a une particularité
00:43:03de formation,
00:43:03d'où le fait justement
00:43:04que ça demande
00:43:05des connaissances particulières.
00:43:07En tout cas,
00:43:07merci beaucoup
00:43:08d'avoir répondu
00:43:09à nos questions.
00:43:10Il faut savoir qu'ici,
00:43:11il y a plusieurs équipes
00:43:12qui sont mobilisées
00:43:14sur le terrain
00:43:14pour patrouiller,
00:43:16faire repérer
00:43:17les fumeroles
00:43:17et essayer de l'éteindre
00:43:18rapidement avant
00:43:19que le vent se lève
00:43:20pour éviter
00:43:21un autre départ de feu.
00:43:22Notre reporter extraordinaire,
00:43:24elle est incollable maintenant,
00:43:25Mathilde Ibanez,
00:43:26sur le terrain.
00:43:27Merci beaucoup
00:43:27pour ces témoignages
00:43:28qui sont précieux
00:43:29et qui nous font vivre
00:43:30évidemment au plus près
00:43:31cette situation
00:43:32toujours évolutive.
00:43:33On l'a compris.
00:43:33On remercie
00:43:34Jean-Laurent Constantini
00:43:35pour les images
00:43:36qui vous accompagnent.
00:43:37Voilà,
00:43:37on va marquer une petite pause
00:43:38et on reviendra évidemment
00:43:38à d'autres questions
00:43:40en zone police
00:43:41qui vous intéresseront
00:43:42au premier chef.
00:43:43Cette lutte
00:43:44intestine
00:43:45entre la DZ mafia
00:43:47et la DZ nouvelle génération
00:43:49qui tente de la concurrencer
00:43:50dans des villes
00:43:51comme Carcassonne
00:43:52par exemple.
00:43:53A tout de suite.
00:43:56Nous on voici,
00:43:57on entame la deuxième heure
00:43:58de cette version été
00:43:58de 120 minutes info.
00:44:00Avec vous Valérie Acnans
00:44:01et le rappel
00:44:02des principaux titres
00:44:03de cet après-midi.
00:44:04Bonjour à tous.
00:44:05À la une,
00:44:05les fouilles se poursuivent
00:44:07dans le Tarn
00:44:07là où Cédric Jubilard
00:44:08affirme avoir enterré
00:44:09son épouse Delphine.
00:44:11Les gendarmes recherchent
00:44:12d'autres ossements
00:44:13car seule une partie du corps
00:44:14a été retrouvée
00:44:15à une dizaine de kilomètres
00:44:17de la maison du couple Jubilard.
00:44:18Les fouilles vont durer
00:44:19plusieurs jours
00:44:20appuyées par des équipes
00:44:21cynophiles.
00:44:22L'identification des ossements
00:44:23est toujours en cours.
00:44:25Actualité internationale,
00:44:26le rythme des frappes
00:44:27ne faiblit pas
00:44:28entre les Etats-Unis
00:44:29et l'Iran
00:44:29plus d'une semaine
00:44:30après la reprise
00:44:31des hostilités
00:44:31autour du stratégique
00:44:33détroit d'Hormuz.
00:44:34Les gardiens de la révolution
00:44:35préviennent
00:44:36nos frappes efficaces
00:44:37et ciblées
00:44:38menées depuis l'ensemble
00:44:39du territoire iranien
00:44:40contre l'ennemi
00:44:41se poursuivront
00:44:42jusqu'au retour du calme
00:44:43sur la côte sud
00:44:44et dans le détroit d'Hormuz.
00:44:45Pour terminer,
00:44:47l'air est devenu
00:44:47irrespirable à Toronto.
00:44:49La fumée émanant
00:44:50des incendies en cours
00:44:51dans le nord-ouest
00:44:52de l'Ontario
00:44:52a plongé.
00:44:53La métropole canadienne
00:44:54dans un épais
00:44:55nuage toxique
00:44:56poussant les autorités
00:44:57à appeler les habitants
00:44:58à se confiner.
00:44:59Un épisode
00:45:00qui affecte également
00:45:01l'est des Etats-Unis.
00:45:03La finale de la Coupe
00:45:04du monde de football
00:45:05pourrait être reportée.
00:45:07Merci beaucoup
00:45:08mais ça ne nous concerne plus
00:45:10si je puis dire.
00:45:11Enfin bon,
00:45:12il y a quand même
00:45:12une belle affiche
00:45:13en l'occurrence
00:45:14entre Espagnol et Argentin.
00:45:16Nos invités
00:45:17pour cet après-midi
00:45:18Stanislas Godon
00:45:19qui nous a rejoint
00:45:20pour Alliance Police Nationale
00:45:22évidemment Mehdi Raich
00:45:23Amine Elbaï
00:45:24qui sont restés
00:45:24Mathieu Deves
00:45:25qui va nous être précieux
00:45:26dans quelques instants
00:45:27et on est rejoint
00:45:28par Nicolas Paganelli
00:45:29avocat pénaliste
00:45:30au barreau de Paris.
00:45:32Merci d'être là
00:45:33à nouveau aujourd'hui.
00:45:34Commençons avec
00:45:35cette vidéo
00:45:36assez hallucinante
00:45:37de la guerre
00:45:38que se mènent
00:45:38les gangs de narcotrafiquants
00:45:40à Carcassonne
00:45:41avec,
00:45:42je vous donne un peu
00:45:43le contexte
00:45:43de la vidéo qui suit,
00:45:44un membre de la DZ
00:45:46Nouvelle Génération
00:45:47qui ouvre le feu
00:45:47sur un quartier ennemi
00:45:49avec un message
00:45:50de menace
00:45:51qu'on commentera
00:45:51juste après.
00:45:52Regardez.
00:46:16Mathieu Deves
00:46:16que contient-il
00:46:17ce message
00:46:19très explicite ?
00:46:20Message de menace
00:46:22qui s'adresse
00:46:23directement
00:46:23visiblement
00:46:24à des dealers.
00:46:25Vous allez dormir
00:46:25un par un.
00:46:27On a les adresses
00:46:28de tout le monde.
00:46:29On va vous éteindre
00:46:30vous et vos familles.
00:46:32Nous avons des hommes
00:46:32dans toutes les villes
00:46:33prêts à exécuter
00:46:34nos ordres.
00:46:35Message donc
00:46:36de la DZNG,
00:46:37DZ Mafia
00:46:38Nouvelle Génération,
00:46:39un groupe dissident
00:46:40qui Nelly lui aussi
00:46:41veut sa part du gâteau.
00:46:43Le bilan est très lourd.
00:46:43Un mort et cinq blessés.
00:46:46Tous sont connus
00:46:46des services de police
00:46:47et de justice.
00:46:48Les faits se sont produits
00:46:49de la nuit dernière
00:46:49donc peu après minuit
00:46:50dans le quartier Fleming.
00:46:52On est à Carcassonne.
00:46:53Il faut savoir
00:46:54que les policiers
00:46:55sont intervenus
00:46:55sur un point de deal.
00:46:56Les images que vous voyez là
00:46:57on est sur un point de deal.
00:46:58Après des coups de feu
00:46:59ils découvrent six victimes
00:47:01donc atteintes par balles.
00:47:02le bilan particulièrement lourd.
00:47:04Un homme inconscient
00:47:04qui va mourir.
00:47:05Cinq autres personnes
00:47:06sont blessées par balles
00:47:07et selon donc
00:47:08les premières informations
00:47:09cinquante sidouilles
00:47:10sont retrouvées au sol
00:47:11ce qui témoigne
00:47:12de l'extrême violence
00:47:14de l'attaque.
00:47:15On a pu entendre
00:47:15ces coups de feu
00:47:16à l'antenne.
00:47:17Stanislas Godon,
00:47:18ce qu'on comprend
00:47:19en fait à travers
00:47:20cette vidéo
00:47:21c'est que
00:47:21c'est comme l'hydra
00:47:22sans tête
00:47:23les groupes mafieux
00:47:25les narcotrafiquants
00:47:26c'est-à-dire que
00:47:26ce groupe dissident
00:47:28il a émergé
00:47:29à la faveur
00:47:29de ceux qui ont été
00:47:30mis en prison
00:47:31parce qu'il y a eu
00:47:31un gros coup de filet
00:47:32autour de la DZ
00:47:33Mafia Canal Historique
00:47:34si je puis dire
00:47:35ce qui n'est pas
00:47:36très rassurant
00:47:36parce que ça veut dire
00:47:37qu'il y a toujours
00:47:37des troupes
00:47:38qu'on peut lever
00:47:38en permanence
00:47:39et on se demande
00:47:40parfois
00:47:41où tout cela
00:47:42va s'arrêter
00:47:42sachant en plus
00:47:43les moyens
00:47:45assez pauvres
00:47:45assez faibles
00:47:46dont vous nous dites
00:47:48disposer
00:47:48vos témoignages
00:47:49à chaque fois
00:47:50que vous passez
00:47:51en plateau
00:47:51sont assez édifiants
00:47:52là-dessus.
00:47:53Alors tout d'abord
00:47:54rappelez que Carcassonne
00:47:55j'ai regardé les chiffres
00:47:56la commune
00:47:56c'est plus 647%
00:47:58d'augmentation
00:47:59de trafic de stupéfiants
00:48:00en l'espace de 9 ans
00:48:01donc ça déjà
00:48:02ça vous donne un peu
00:48:03l'étendue
00:48:04je dirais
00:48:05justement de ce trafic
00:48:06après par-dessus
00:48:06vous rajoutez
00:48:07effectivement
00:48:08cette DZ Mafia
00:48:09qui utilise
00:48:09tous les codes
00:48:10toutes les techniques
00:48:11effectivement
00:48:12de ce que l'on connaît
00:48:13de la mafia
00:48:13et on a mis
00:48:14effectivement
00:48:15beaucoup de temps
00:48:15avant de se préoccuper
00:48:17en fait de ce sujet
00:48:18du narcotrafic
00:48:19juste vous rappelez
00:48:20la loi narcotrafic
00:48:2225 juin 2025
00:48:24on est à 40%
00:48:25de publication
00:48:26des textes
00:48:28ça c'est le premier élément
00:48:31la partie narcotrafic
00:48:33c'est 7 milliards d'euros
00:48:35380 milliards
00:48:36sur le territoire
00:48:37international
00:48:37donc en fait
00:48:38on est sous-dimensionné
00:48:39nous on est à 500 millions
00:48:40d'euros d'investissement
00:48:41dans la police nationale
00:48:42donc vous voyez
00:48:43on ne joue pas
00:48:43avec les mêmes armes
00:48:45d'autre part
00:48:45l'arsenal législatif
00:48:47il est quand même
00:48:47largement en deçà
00:48:48de ce qu'il faudrait
00:48:49et nous on dit
00:48:50qu'il faudrait s'inspirer
00:48:51en fait des lois
00:48:52anti-mafia
00:48:53qui ont été mis en place
00:48:55notamment en Italie
00:48:56qui ont porté
00:48:56des coups extrêmement durs
00:48:58notamment en matière
00:48:59de finances
00:48:59parce que c'est là
00:49:00où il faut taper
00:49:01très très fort
00:49:01au-delà de l'arsenal pénal
00:49:03des peines de prison
00:49:04bien évidemment
00:49:04il y avait eu
00:49:05des réflexions là-dessus
00:49:06parce que vous vous souvenez
00:49:06Amine Elbaï
00:49:07et Mehdi Raich
00:49:09il y avait
00:49:10il me semble
00:49:10ces trois hauts magistrats
00:49:11marseillais l'année dernière
00:49:12qui avaient précisément
00:49:13tiré la sonnette d'alarme
00:49:14en disant
00:49:14bon déjà il faudrait
00:49:15lutter contre la corruption
00:49:17contre les finances
00:49:18et il y avait
00:49:20des questions
00:49:20à un moment
00:49:21de faire une réflexion
00:49:22là-dessus
00:49:22sur des parquets dédiés
00:49:25et ça n'a pas vu le jour
00:49:26en fait
00:49:26ça n'a pas vu le jour
00:49:28et la réflexion
00:49:29elle va même encore plus loin
00:49:30dans les responsabilités
00:49:31dites administratives
00:49:32je m'explique
00:49:33à l'intérieur
00:49:34de chaque département
00:49:35vous avez
00:49:36sous l'autorité
00:49:37d'un préfet
00:49:37des CODAF
00:49:38c'est les comités
00:49:40départementaux
00:49:40anti-fraude
00:49:41qui doivent réunir
00:49:42en réalité
00:49:42tous les bons services
00:49:44que les OLE
00:49:44connaissent
00:49:45la caisse d'allocations
00:49:46familiales
00:49:46l'URSSAF
00:49:47les impôts
00:49:48la sécurité sociale
00:49:49bref
00:49:50tout l'appareil
00:49:51administratif
00:49:52de l'état
00:49:53qui sait aller
00:49:54faire les poches
00:49:55des honnêtes gens
00:49:55mais qui a du mal
00:49:56à se concerter
00:49:57pour aller mener
00:49:58une guerre
00:49:58sans merci
00:49:59face aux narcotrafiquants
00:50:01et face à la délinquance
00:50:02c'est peut-être aussi
00:50:03ces services-là
00:50:04qu'il faut être capable
00:50:04de mobiliser
00:50:05pour mettre fin
00:50:08à ce sentiment
00:50:09d'un état fort
00:50:10avec les faibles
00:50:11mais faible avec les faibles
00:50:12le problème c'est que
00:50:12ça met du temps
00:50:13de mettre en place
00:50:13tout ça
00:50:14parce que c'est
00:50:15des formations spécifiques
00:50:16aussi
00:50:16ce sont des formations spécifiques
00:50:17et si on prend le cas italien
00:50:19c'était intéressant
00:50:19mais il y a une recrudescence
00:50:20de la violence
00:50:21envers la mafia
00:50:22envers les institutions politiques
00:50:23envers les institutions juridiques
00:50:25qui a été excessivement violente
00:50:26c'était vraiment incroyable
00:50:27donc il y avait des condamnations
00:50:28il y avait des bombes
00:50:28qui explosaient dans les rues
00:50:29il faut savoir que
00:50:30s'il y a un arsenal législatif
00:50:32un arsenal pénal
00:50:32qui est mis en avant
00:50:33si le pouvoir politique
00:50:35est de plus en plus dur
00:50:36il y aura forcément
00:50:37une réponse en face
00:50:37qui sera très violente
00:50:38le point de vue de l'avocat
00:50:39c'est vrai que des peines
00:50:40ont été prononcées
00:50:41c'est vrai qu'il y a eu
00:50:41des coups de filet massifs
00:50:43qui ont été réalisés
00:50:46est-ce qu'il reste suffisamment longtemps
00:50:47est-ce qu'ils
00:50:48comment dire
00:50:49ils accomplissent
00:50:49toute leur peine en prison
00:50:50ou il y a des remises de peine
00:50:51un peu
00:50:51et un peu de
00:50:52comment dire
00:50:54de complaisance
00:50:55de la part de la justice
00:50:56non non
00:50:57dans ce type de dossier
00:50:58de grand banditisme
00:50:59il n'y a pas de complaisance
00:51:00simplement
00:51:01vous parliez d'Hydras en tête
00:51:02c'est exactement ça
00:51:03c'est à dire que
00:51:04ce à quoi on assiste
00:51:05c'est l'histoire du banditisme
00:51:07depuis la genèse
00:51:08c'est à dire que
00:51:09vous avez systématiquement
00:51:10une génération montante
00:51:11qui essaie de remplacer
00:51:12la génération descendante
00:51:14et vous avez
00:51:15des trentenaires
00:51:16qui essayent d'abattre
00:51:17des quarantenaires
00:51:18et des vintenaires
00:51:19qui s'en prennent
00:51:19aux trentenaires
00:51:20et en fait
00:51:21vous avez un vivier
00:51:22aujourd'hui de jeunes
00:51:23qui ont entre 20 et 28 ans
00:51:25qui sont armés jusqu'au temps
00:51:26et qui sont encore plus dangereux
00:51:27qui sont encore plus dangereux
00:51:28parce qu'ils veulent
00:51:29prouver par mimétisme
00:51:30qu'ils sont plus dangereux
00:51:31plus violents
00:51:32et plus puissants
00:51:33que l'ancienne génération
00:51:34donc ils font monter
00:51:35les enchères en permanence
00:51:36et alors qui plus est
00:51:37tout cela intervient
00:51:39au moment
00:51:40où il y a
00:51:42en ce moment
00:51:42à Alès
00:51:43des menaces
00:51:43très lourdes
00:51:44qui pèsent
00:51:45contre le maire
00:51:47il a reçu
00:51:47deux balles
00:51:49dans un courrier
00:51:50deux balles
00:51:50de 9 mm
00:51:52c'est ce à quoi
00:51:53il fait face
00:51:54depuis qu'il a décidé
00:51:54de protéger
00:51:55et de mettre
00:51:56dans son programme
00:51:57la protection
00:51:58de ses habitants
00:52:00on va en parler
00:52:01avec un délégué
00:52:03départemental
00:52:04Marc Stolarzik
00:52:05Stolarzik
00:52:06qui est secrétaire
00:52:07départemental
00:52:07adjoint
00:52:08d'Alliance
00:52:09Police
00:52:09Gars
00:52:09un de vos collègues
00:52:11Stanislas
00:52:11est-ce que vous pouvez
00:52:12bonjour
00:52:13merci de nous avoir
00:52:13rejoint déjà
00:52:14est-ce que vous pouvez
00:52:14nous éclairer un petit peu
00:52:15sur le contexte
00:52:17de ces menaces
00:52:19ça fait un certain temps
00:52:21qu'il est maire
00:52:22il a été réélu
00:52:23le maire d'Alès
00:52:24si j'ai bien compris
00:52:26donc j'imagine
00:52:26que lui aussi
00:52:27il est très impliqué
00:52:29dans cette guerre
00:52:30dans les messages envoyés
00:52:31et vous sur le terrain
00:52:32à quoi vous faites face
00:52:34écoutez déjà
00:52:35avant de dire
00:52:36quoi que ce soit
00:52:36je vais adresser
00:52:37au nom d'Alliance
00:52:37à la police nationale
00:52:38tout notre soutien
00:52:39à monsieur le maire
00:52:40ainsi qu'à sa famille
00:52:41ce genre d'événement
00:52:42c'est pas anodin
00:52:43et ça laisse des traces
00:52:44même au niveau
00:52:45de la famille
00:52:45donc vraiment
00:52:47monsieur le maire
00:52:49certes a été réélu
00:52:50mais il a toujours
00:52:51été présent à nos côtés
00:52:52lors de toutes nos manifestations
00:52:54justement pour
00:52:55dénoncer ce qui se passe
00:52:56sur Alès
00:52:56avec la DZ mafia
00:52:59et son implication
00:53:00fait
00:53:02même il a été présent
00:53:03quand monsieur le menunez
00:53:05est venu
00:53:05sur Nîmes
00:53:08pour nous aider
00:53:09pour nous assister
00:53:11au quotidien
00:53:12pour nous permettre
00:53:13d'obtenir des effectifs
00:53:14et nous avons été entendus
00:53:16en partie grâce à lui
00:53:17d'accord
00:53:18j'ai entendu dire
00:53:20qu'il y allait avoir
00:53:20la CRS 84
00:53:22qui allait être dépêchée
00:53:22sur place
00:53:23j'imagine dans les prochaines heures
00:53:24peut-être qu'ils sont
00:53:25en chemin
00:53:25peut-être certains
00:53:26arriver
00:53:27ça va être nécessaire
00:53:28pour stabiliser
00:53:29la situation
00:53:30le problème c'est que
00:53:30ces décisions là
00:53:32sont souvent éphémères
00:53:33quid après
00:53:34du maintien
00:53:35du maintien de l'ordre
00:53:36réellement
00:53:38quid
00:53:38c'est
00:53:39une fois que la CRS 84
00:53:41sera partie
00:53:42les effectifs
00:53:43seront les mêmes
00:53:44qu'avant leur venue
00:53:45c'est à dire que
00:53:45vous êtes combien aujourd'hui
00:53:47pour qu'on comprenne
00:53:47la difficulté de votre tâche
00:53:50écoutez
00:53:50au niveau des chiffres
00:53:52je ne vous les communiquerai pas
00:53:53parce que voilà
00:53:54je préfère garder ça secret
00:53:56parce que voilà
00:53:56ça mettrait en difficulté
00:53:58mes collègues
00:53:58sur la voie publique
00:53:59mais par contre
00:54:00voilà
00:54:00mes collègues
00:54:01sont peu nombreux
00:54:02à part
00:54:03quelques renforts
00:54:04zonaux
00:54:05et les CRS
00:54:05quand ils peuvent
00:54:06être détachés
00:54:06chez nous
00:54:07voilà
00:54:09comme pour
00:54:09bagnole sur 16
00:54:10à l'est
00:54:11c'est les mêmes difficultés
00:54:12très peu d'effectifs
00:54:13bon là
00:54:13monsieur le ministre
00:54:15nous envoie des renforts
00:54:16pour le 1er septembre
00:54:18mais bon
00:54:18ça restera quand même
00:54:19insuffisant
00:54:19on parlait du cas de Carcassonne
00:54:21tout à l'heure
00:54:21est-ce que là aussi
00:54:22il y a des luttes
00:54:23tout cela se déroule
00:54:24sur fond de luttes
00:54:25de clans
00:54:26entre bandes rivales
00:54:27qui peuvent aussi occasionner
00:54:29des victimes collatérales
00:54:30au-delà même des menaces
00:54:31qui pèsent sur le maire
00:54:34Moi ce qui concerne
00:54:36Carcassonne
00:54:37je ne suis pas pris au courant
00:54:38de la situation
00:54:39mais bon
00:54:39pour en revenir à l'est
00:54:40c'est un peu particulier
00:54:43la lutte pour le trafic de stupes
00:54:45on l'a vu évoluer
00:54:46avec les années
00:54:47c'est la prise du territoire
00:54:49par la DZ Mafia
00:54:50nouvelle génération
00:54:51donc déjà
00:54:52un grand renfort de publicité
00:54:54par les youtubeurs
00:54:55donc voilà
00:54:56ça ne peut qu'inciter
00:54:57le trafic de stupes
00:54:59Est-ce que vous pouvez
00:55:00nous éclairer un peu
00:55:01sur ce que vous dites
00:55:02la publicité des youtubeurs
00:55:04c'est pour quoi ?
00:55:05C'est pour recruter ?
00:55:07La publicité du youtubeur
00:55:08c'est un youtubeur allemand
00:55:09qui est venu faire la publicité
00:55:11de la DZ Mafia sur Alès
00:55:12ça a été réglé
00:55:13sur les réseaux sociaux
00:55:14donc je pense que même
00:55:16vous en avez parlé à l'époque
00:55:17sur votre plateau
00:55:18mais bon
00:55:18c'est quelque chose
00:55:20qui permet à ces gens-là
00:55:22déjà d'avoir une publicité
00:55:24d'avoir une clientèle
00:55:25donc de plus en plus nombreuse
00:55:27donc qui dit demande
00:55:28dit violence
00:55:29voilà chez nous
00:55:30c'est ce qui se produit
00:55:31Quand on voit
00:55:33des écriteaux
00:55:35parce que là je suis en discussion
00:55:36avec un de vos collègues
00:55:37à distance
00:55:38qui dit
00:55:38Alès n'est pas
00:55:40réellement aux mains
00:55:41de la DZ
00:55:41c'est signé
00:55:43DZGN
00:55:44et pas DZNG
00:55:47est-ce qu'il y a une sorte
00:55:48d'usurpation d'identité
00:55:49c'est-à-dire qu'on ne sait plus
00:55:50vraiment qui est qui
00:55:50en fait
00:55:51je pense qu'il y a une sorte
00:56:03peut-être un peu plus précisément
00:56:04quand vous arrivez à identifier
00:56:05les auteurs
00:56:06et les différents groupes
00:56:07Oui
00:56:07il y a de toute façon
00:56:09de toute manière
00:56:09il y a toujours des liens
00:56:10entre ces personnes
00:56:11parce que ça m'étonnerait
00:56:12que la DZ
00:56:14marseillaise historique
00:56:15laisse faire ce genre
00:56:16de choses
00:56:17sans intervenir
00:56:19il y a quand même
00:56:19des liens
00:56:20bon peut-être
00:56:21c'est malheureux
00:56:22de parler comme ça
00:56:23mais avoir
00:56:23des franchises
00:56:24voilà
00:56:25ils s'adaptent
00:56:26c'est la loi
00:56:28de marché
00:56:29bon merci beaucoup
00:56:30en tout cas pour votre témoignage
00:56:31Marc Solarzik
00:56:33Stanislas
00:56:34voilà
00:56:34on en revient quand même toujours
00:56:35je pense que c'est ça
00:56:36le fond de la question
00:56:37au moyen
00:56:38parce que
00:56:39si vous luttez par Améga
00:56:41alors je comprends bien
00:56:41qu'ils veulent garder ça
00:56:43discret
00:56:43secret
00:56:44mais
00:56:45à un moment donné
00:56:46il va falloir sérieusement
00:56:48se pencher sur la question
00:56:48parce que sinon
00:56:49les gens vont arrêter
00:56:49de sortir de chez eux
00:56:50en fait
00:56:50alors j'ai regardé
00:56:51les statistiques
00:56:52notamment sur Alès
00:56:53en trafic de stup
00:56:54c'est plus 1150%
00:56:55absolument
00:56:56voilà
00:56:56donc
00:56:57en combien d'an ?
00:56:58en 9 ans
00:56:58depuis 2016
00:56:59donc en fait
00:57:01l'étendue
00:57:01en fait
00:57:02de l'installation
00:57:03du trafic de stup
00:57:04avec tout ce qui génère
00:57:06tout ce qui est généré
00:57:07avec le trafic de stup
00:57:08c'est-à-dire l'ultra-violence
00:57:09et puis ça a été évoqué
00:57:10la scénarisation
00:57:11l'intimidation
00:57:12notamment par les vidéos
00:57:13c'est ça
00:57:14qui fait en fait
00:57:15leur force
00:57:16au-delà
00:57:16de l'offre et de la demande
00:57:18du produit en lui-même
00:57:19qui je le rappelle
00:57:20a explosé
00:57:20puisque la cocaïne
00:57:21a dépassé en chiffre d'affaires
00:57:23notamment le cannabis
00:57:24par exemple
00:57:24sur le territoire national
00:57:25et ça
00:57:26ce sont des éléments
00:57:27extrêmement importants
00:57:27parce que ça dit
00:57:28quelque chose
00:57:28sur le pouvoir de l'argent
00:57:30de ces narcotrafiquants
00:57:31Nelly
00:57:32moi je voudrais ajouter
00:57:33quand même un point là-dessus
00:57:34vous savez
00:57:35la ville d'Alesse
00:57:36comme beaucoup de villes
00:57:36en France
00:57:37ont été perturbées
00:57:39dans la lutte
00:57:39contre le narcotrafic
00:57:40par la réforme
00:57:41de la police judiciaire
00:57:42qui a été dévastatrice
00:57:43pour le volet investigation
00:57:45et d'où qu'il suit
00:57:46je comprends en fait
00:57:47les difficultés
00:57:48du précédent syndicaliste
00:57:50pour répondre à la question
00:57:51des aides mafia
00:57:52des aides NG
00:57:53et tous les groupuscules
00:57:54dissidents
00:57:55et un dernier point
00:57:56je parle peut-être
00:57:57sous votre contrôle
00:57:58mais moi j'ai cru comprendre
00:57:59en allant consulter
00:58:01le recueil des actes
00:58:02administratifs
00:58:02de la préfecture
00:58:03du Gard
00:58:04que à Alès
00:58:05et bien vous savez
00:58:05tous les mois
00:58:06le préfet
00:58:07parce qu'il n'y a pas
00:58:07assez de policiers
00:58:08disponibles
00:58:09parce qu'il n'y a pas
00:58:09assez d'effectifs
00:58:10et bien autorise
00:58:11aujourd'hui le survol
00:58:13d'Alesse
00:58:13par des drones
00:58:14pour pouvoir aller
00:58:17contrôler le territoire
00:58:18et occuper le maillage
00:58:19territorial
00:58:19parce qu'il n'y a pas
00:58:20assez d'effectifs
00:58:20au sol
00:58:21c'est ça le vrai sujet
00:58:22c'est qu'il n'y a pas
00:58:22assez de policiers
00:58:23donc on est obligé
00:58:24de trouver la parade
00:58:2510 secondes
00:58:26vraiment
00:58:26il y a les effectifs
00:58:29et il y a aussi
00:58:29les outils
00:58:30les outils législatifs
00:58:31et les outils aussi
00:58:32de rédaction des procédures
00:58:33je rappelle
00:58:34que notre logiciel
00:58:35n'est toujours pas au point
00:58:36malgré 257 millions d'euros
00:58:38qui ont été dépensés
00:58:40c'est ça en fait
00:58:40et oui bien sûr
00:58:42et quand vous voulez lutter
00:58:44contre un phénomène
00:58:45type criminalité organisée
00:58:46après effectivement
00:58:47que ce soit
00:58:48la DZ mafia historique
00:58:49ou nouvelle génération
00:58:50c'est un système de mafia
00:58:52et c'est un système
00:58:52de criminalité organisée
00:58:53bon j'aimerais aussi
00:58:54qu'on vous montre
00:58:55d'autres images
00:58:55sur le passage
00:58:58et la collusion
00:58:59en fait entre
00:59:00les passeurs de migrants
00:59:01et les ONG
00:59:03souvent subventionnés
00:59:04par des grandes
00:59:06municipalités françaises
00:59:08là dans la vidéo
00:59:09qui va suivre
00:59:09on va voir
00:59:10l'ONG Sea Watch
00:59:11qui vient aider
00:59:13des migrants
00:59:15à embarquer
00:59:16sur leur propre bateau
00:59:18regardez
00:59:18le tout est mis en image
00:59:20et commenté par
00:59:20Marine Sabourin
00:59:2211 mai
00:59:23à 45 miles
00:59:24au nord-est
00:59:25de Tripoli
00:59:25en Libye
00:59:26dans ces images
00:59:27que le Figaro
00:59:28a pu consulter
00:59:28un bateau
00:59:29avec à bord
00:59:30plusieurs dizaines
00:59:31de migrants
00:59:31est abordé
00:59:33par deux navires
00:59:33de l'ONG Sea Watch
00:59:34ces bateaux
00:59:36qui ne sont pas
00:59:36des embarcations
00:59:37de fortune
00:59:38comme présentées
00:59:38habituellement
00:59:40transfèrent directement
00:59:41ces migrants
00:59:41à l'ONG
00:59:42les passeurs
00:59:43sont encagoulés
00:59:44et particulièrement
00:59:46bien rodés
00:59:47une fois le transfert
00:59:48effectué
00:59:48l'un d'eux
00:59:49fait même
00:59:49un signe de la main
00:59:51visiblement
00:59:51un pouce en l'air
00:59:52pour indiquer à l'ONG
00:59:54que tout le monde
00:59:54a bien quitté son bateau
00:59:56image troublante
00:59:57la justice italienne
00:59:59vient donc
00:59:59d'ouvrir une enquête
01:00:00pour aide à l'immigration
01:00:01illégale
01:00:02comme le titre
01:00:03ce média italien
01:00:05des trafiquants
01:00:05remettent des migrants
01:00:06à Sea Watch
01:00:07le capitaine du navire
01:00:08de l'ONG
01:00:09fait l'objet
01:00:09d'une enquête
01:00:10ces images
01:00:11livrent une facette
01:00:12bien différente
01:00:13du récit livré
01:00:14par Sea Watch
01:00:14dont la communication
01:00:16s'est uniquement
01:00:17focalisée
01:00:17sur un grave incident
01:00:19survenu ce jour-là
01:00:20contacté par les journalistes
01:00:22du Figaro
01:00:22l'association assure
01:00:24que son équipage
01:00:25ignorait
01:00:25qui pilotait l'embarcation
01:00:27et nie tout rendez-vous
01:00:29ce n'est pas la première fois
01:00:30que le gouvernement italien
01:00:31dénonce de telles séquences
01:00:33selon Georgia Meloni
01:00:34ces ONG pousseraient
01:00:35même les migrants
01:00:36à prendre la mer
01:00:37en sachant
01:00:38qu'un navire de secours
01:00:39pourrait intervenir
01:00:41mais dire
01:00:42il n'y a rien qui va
01:00:43évidemment dans ce dossier
01:00:44mais là on voit
01:00:44que les ONG
01:00:45en tout cas certaines d'entre elles
01:00:47montrent leur vrai visage
01:00:48elles sont complices
01:00:49je l'ai déjà dit tout à l'heure
01:00:50et je le redis
01:00:50pour moi c'est de la complicité
01:00:51c'est de la mise en danger volontaire
01:00:53de ces personnes
01:00:53qui traversent
01:00:54dans des situations
01:00:56totalement désespérées
01:00:57et inhumaines
01:00:58la Méditerranée
01:00:59c'est aussi un angle politique
01:01:01et un vide je pense
01:01:02un vide politique
01:01:03sur la manière
01:01:04dont l'Union Européenne
01:01:05agit sur ces questions là
01:01:06là c'est pas juste
01:01:07les associations
01:01:08c'est aussi comment la France
01:01:09comment l'Italie
01:01:09comment ces pays la font
01:01:11en sorte que ces personnes
01:01:11ne puissent pas prendre
01:01:12la Méditerranée
01:01:13et ne se mettent pas en danger
01:01:14donc là c'est une réponse
01:01:15collective européenne
01:01:16qui n'a pas été faite
01:01:17ou qui a été mal pensée
01:01:19et un dernier angle
01:01:20c'est que ça montre bien
01:01:21que les associations
01:01:22ou certaines associations
01:01:23savent utiliser des vides
01:01:24ou du moins des flous juridiques
01:01:26ou des flous politiques
01:01:26pour ensuite faire ce type de choses
01:01:28donc là il y a trois éléments
01:01:29le flou politique
01:01:30la manière dont les associations
01:01:32sont en train de trahir
01:01:33leur mission première
01:01:34il y a une question
01:01:35de politique publique européenne
01:01:36qui là n'est pas pensée
01:01:37et ensuite c'est la question
01:01:38de la responsabilité individuelle
01:01:40des personnes qui font ça
01:01:41puisque là c'est de la mise
01:01:42en danger volontaire
01:01:42de ces personnes qui sont liées
01:01:43ce qu'il nous dit en filigraine
01:01:44c'est qu'on devrait être capable
01:01:47et avoir les moyens
01:01:48d'identifier au moment du départ
01:01:50des ports méditerranéens
01:01:52de la Méditerranée du Sud
01:01:53et pourquoi passer à l'action
01:01:56pour que les gardes-côtes
01:01:57bon après il y a des histoires
01:01:58d'eau territoriale
01:01:59évidemment on ne peut pas aller partout
01:02:01mais puissent agir en amont
01:02:02et les refouler
01:02:03avant qu'ils s'approchent
01:02:04trop près des côtes
01:02:05vous avez totalement raison
01:02:06moi je pense que Nelly
01:02:07vous posez cet après-midi
01:02:09les vraies questions
01:02:11déjà la première question c'est
01:02:12merci
01:02:13mais non mais c'est vrai
01:02:14est-ce qu'on peut encore avoir
01:02:16est-ce qu'on peut avoir encore
01:02:17confiance en Frontex
01:02:20ou tout du moins
01:02:20est-ce que Frontex
01:02:21a suffisamment les moyens
01:02:23pour pouvoir endiguer
01:02:24ces réseaux de passeurs
01:02:25ça c'est le premier sujet
01:02:26je crois que la réponse
01:02:26c'est dans la question
01:02:27et justement pour pouvoir
01:02:29aujourd'hui
01:02:29et parce que le constat
01:02:31est frappant
01:02:31on a aujourd'hui
01:02:32des associations
01:02:33des ONG
01:02:34qui autrefois étaient complices
01:02:35par abstention
01:02:36ont fermé les yeux
01:02:37ont laissé passer
01:02:37aujourd'hui
01:02:38vous avez des images
01:02:39qui vous montrent
01:02:40une autre forme de complicité
01:02:41par action
01:02:42et par participation
01:02:43donc le rôle aujourd'hui
01:02:45de la France
01:02:45de l'Italie
01:02:47de l'Espagne
01:02:48c'est aussi
01:02:49d'aller faire pression
01:02:50sur les pays
01:02:51d'aller travailler
01:02:52sur ces partenariats
01:02:53sur les pays de départ
01:02:54et je crois qu'en renforçant
01:02:56le partenariat euro-méditerranéen
01:02:58avec le Maroc
01:02:59avec l'Algérie
01:02:59avec la Tunisie
01:03:01avec l'Egypte
01:03:02et autrefois d'ailleurs
01:03:03on avait aussi
01:03:05l'aide de la Libye
01:03:06pour retenir
01:03:07ces départs de migrants
01:03:10permettra je crois
01:03:11demain et à l'avenir
01:03:12et bien effectivement
01:03:14vous parlez de coopération
01:03:15mais je fais juste
01:03:16un pas de côté
01:03:16regardez
01:03:16vous prenez
01:03:17l'exemple de l'Italie
01:03:17l'Italie
01:03:18ils ont signé
01:03:19des contrats gaziers
01:03:19avec l'Algérie
01:03:20ça ne les empêche pas
01:03:21d'être un peu
01:03:22à court de solution
01:03:23quand il s'agit
01:03:23de cette question
01:03:24là ce sont les intérêts
01:03:25premiers de l'Italie
01:03:25en gros ils font des choix
01:03:27là c'est de la politique
01:03:28intérieure italienne
01:03:29donc il y a effectivement
01:03:30le pragmatisme
01:03:31et la manière
01:03:32dont les gens vont le voir
01:03:32et se dire
01:03:33mais attendez
01:03:33il y a des personnes
01:03:34qui sont en mer
01:03:34on ne peut pas en même temps
01:03:35signer des contrats gaziers
01:03:36et puis fermer les yeux
01:03:37sur la situation
01:03:38des migrants
01:03:38là c'est de la politique
01:03:39politicienne
01:03:40donc là malheureusement
01:03:41il n'y a pas grand chose
01:03:41à dire sur ce sujet
01:03:42Bon Sanislas
01:03:43petite réaction
01:03:45sur effectivement
01:03:46ce manque de moyens
01:03:47alors Frontex
01:03:48ce n'est pas évidemment
01:03:48votre périmètre d'action
01:03:50mais on voit bien
01:03:51qu'on parlait de la pieuvre
01:03:52c'est la pieuvre
01:03:53de la paupérisation
01:03:55en termes de moyens
01:03:57partout
01:03:57dans tous les services
01:03:58dans tous les services
01:03:59de l'Etat
01:03:59parce que Frontex
01:04:00il y a des billes françaises
01:04:01aussi dans cette entité
01:04:02Oui on a des collègues
01:04:03qui sont détachés
01:04:04d'ailleurs pour aller travailler
01:04:05au sein de Frontex
01:04:06ils y participent grandement
01:04:08c'est une coopération
01:04:09internationale
01:04:09enfin européenne
01:04:10on va dire
01:04:10on va l'appeler comme ça
01:04:11Mais c'est une sorte de machin
01:04:12comme dirait De Gaulle
01:04:12Non mais c'est vrai
01:04:14c'est vrai
01:04:15et puis ça fait des années
01:04:15que ça dure en fait
01:04:16C'est sûr
01:04:16il est sous-dimensionné
01:04:17par rapport à
01:04:18je dirais
01:04:19le raisonnement
01:04:20alors d'abord
01:04:20international
01:04:21vous avez raison
01:04:21de soulever
01:04:23ce problème diplomatique
01:04:24et souvent
01:04:24on a ce problème diplomatique
01:04:26c'est le cas pour les OQTF
01:04:27les OQTF
01:04:28c'est avant tout
01:04:28un problème
01:04:29de laisser passer consulaire
01:04:30par exemple
01:04:30et donc ça
01:04:31ça fait partie aussi
01:04:32de ce qu'il faut mettre
01:04:33aujourd'hui sur la table
01:04:34si on veut
01:04:35endiguer notamment
01:04:35ces flux
01:04:36et puis surtout
01:04:37moi je me pose une question
01:04:38sur les ONG
01:04:39par qui elles sont financées
01:04:40Ah oui c'est
01:04:41en partie en tout cas
01:04:42Le contribuable
01:04:43Voilà
01:04:43en fait c'est ça la question
01:04:44est-ce qu'il y a
01:04:45de l'argent du contribuable
01:04:46ou de l'argent public
01:04:47notamment qui est inséré
01:04:48dans certaines associations
01:04:50Elle a répondu oui
01:04:51Non mais voilà
01:04:52ça aussi c'est la question
01:04:54pour endiguer
01:04:54notamment ce flux
01:04:55et cette complicité
01:04:56Mais il y a encore 5 ans
01:04:57on n'avait pas le droit
01:04:57de poser ces questions
01:04:58Mais c'est pour ça que
01:05:00Là maintenant avec ces vidéos
01:05:00je pense que les langues
01:05:02vont un peu se dédier
01:05:02Merci beaucoup
01:05:03On va marquer une petite pause
01:05:04On reviendra à l'affaire Jubilard
01:05:06avec des recherches
01:05:07qui se poursuivent
01:05:07pour tenter d'exhumer
01:05:11évidemment de nouveaux ossements
01:05:13et on en parlera aussi
01:05:14avec vous
01:05:14Maître Paganelli
01:05:15à tout à l'heure
01:05:19La dernière demi-heure
01:05:20de 120 minutes
01:05:21avec le rappel
01:05:22des principaux titres
01:05:23qui ont évolué
01:05:24évidemment cet après-midi
01:05:25Valérie Ackar
01:05:26Exactement
01:05:26Nelly
01:05:27à la une et à suivre
01:05:28sur 120 minutes info
01:05:29les recherches dans le Tarn
01:05:31sont terminées
01:05:32là où Cédric Jubilard
01:05:33affirme avoir enterré
01:05:34son épouse Delphine
01:05:36Les indices et une partie
01:05:37des ossements retrouvés
01:05:38à la lisière d'un bois
01:05:39situé à une dizaine
01:05:40de kilomètres
01:05:41de la maison du couple Jubilard
01:05:43sont en cours d'analyse
01:05:44Dans le reste de l'actualité
01:05:46des échanges de tir
01:05:47notamment de Kalachnikov
01:05:48ont eu lieu peu
01:05:49après minuit
01:05:50cette nuit à Carcassonne
01:05:51La fusillade
01:05:52qui s'est produite
01:05:52dans la cité Fleming
01:05:53a fait un mort
01:05:54et cinq blessés
01:05:55Le maire de la ville
01:05:56a adressé un courrier
01:05:57à Laurent Nunez
01:05:58pour demander
01:05:59un renforcement immédiat
01:06:00des effectifs
01:06:01et des moyens
01:06:01de la police nationale
01:06:02Pour terminer
01:06:04les terribles conséquences
01:06:05de la canicule
01:06:06fin juin
01:06:06près de 3000 décès
01:06:08selon l'agence
01:06:09santé publique France
01:06:10La mortalité en Ile-de-France
01:06:11a plus que doublé
01:06:12par rapport à son niveau normal
01:06:14Elle a été observée
01:06:15en Ile-de-France
01:06:16entre le 22 et le 28 juin
01:06:19Merci beaucoup
01:06:20et c'est évidemment
01:06:21l'information principale
01:06:22à retenir
01:06:23alors qu'on s'intéresse
01:06:23à cette découverte
01:06:25depuis plusieurs jours
01:06:27maintenant
01:06:27les recherches
01:06:28sont terminées
01:06:29dans le Tarn
01:06:30après la découverte
01:06:31d'Osseman
01:06:32qui pourrait bien appartenir
01:06:34évidemment à Delphine Jubilard
01:06:35Bonjour Jean-Luc Thomas
01:06:36vous êtes sur place
01:06:38c'est vous qui nous avez
01:06:38confirmé cette information
01:06:39A vos côtés
01:06:41Christian Queron
01:06:42qui est l'adjoint
01:06:44au maire de Mayoc
01:06:45et vous vous trouvez
01:06:46sur les lieux
01:06:47de la découverte
01:06:51Oui exactement
01:06:52sur les lieux
01:06:53qui étaient
01:06:54les lieux de recherche
01:06:56des gendarmes
01:06:57vous voyez
01:06:57c'est un terrain
01:06:58qui fait 600 mètres carrés
01:06:59à peu près
01:06:59et la fameuse
01:07:01petite maison
01:07:03et puis là
01:07:04sur les images
01:07:05de Clément Lopez
01:07:07vous voyez
01:07:09le terrain
01:07:10qui a été
01:07:11retourné
01:07:12en fait
01:07:12par les enquêteurs
01:07:15pour les recherches
01:07:16il y avait
01:07:16une petite pelleteuse
01:07:17qui était là
01:07:18et évidemment
01:07:20ça a été
01:07:21franchement
01:07:22une surprise
01:07:22qu'il y ait
01:07:24cette levée
01:07:25des recherches
01:07:26il y a
01:07:2740 minutes
01:07:28maintenant
01:07:29parce que
01:07:30encore
01:07:30à la mi-journée
01:07:32les gendarmes
01:07:33nous disaient
01:07:34que les recherches
01:07:35allaient continuer
01:07:36on ne parlait pas
01:07:37du tout
01:07:37de lever
01:07:39le dispositif
01:07:41alors vous l'avez dit
01:07:41je suis aux côtés
01:07:43de Christian
01:07:43Queron
01:07:44qui est adjoint
01:07:45au maire
01:07:45ici à Mayoc
01:07:47d'abord
01:07:48première question
01:07:49est-ce que
01:07:51vous avez été
01:07:52étonné
01:07:52quand l'autre jour
01:07:53les gendarmes
01:07:54sont arrivés ici
01:07:55et que
01:07:56le corps
01:07:57de Delphine
01:07:58Jubilard
01:07:59ait pu être
01:08:00caché ici
01:08:01alors oui
01:08:02on a été avisé
01:08:02par le groupe
01:08:03de Jean-Marie
01:08:03d'Albi
01:08:06juste le matin
01:08:07des premières
01:08:10fouilles
01:08:10qui a été eu lieu
01:08:11jeudi
01:08:11donc du coup
01:08:12ils nous ont avisé
01:08:12comme quoi
01:08:13ils allaient mettre
01:08:13un périmètre de sécurité
01:08:14sur ce dispositif
01:08:16pour les recherches
01:08:18de madame Jubilard
01:08:19mais vous
01:08:20qui habitez ici
01:08:21vous venez chasser
01:08:22dans le bois
01:08:23qui est juste là
01:08:24est-ce que
01:08:28vous comprenez
01:08:29que le corps
01:08:31ait été
01:08:32dissimulé ici
01:08:34alors non
01:08:34toute la commune
01:08:35est surprise
01:08:36de la proximité
01:08:37on va dire
01:08:38avec la D600
01:08:38qui est juste derrière nous
01:08:39à proximité
01:08:40des lieux de fouille
01:08:41qui a été effectué
01:08:43pendant ces deux jours
01:08:44nous on est chasseurs
01:08:45on est dans ce sous-bois
01:08:46on chasse
01:08:48le gros gibier
01:08:48cinglier
01:08:49et chevreuil
01:08:49donc on est venu
01:08:51plusieurs fois
01:08:52sur les lieux
01:08:52et on ne s'imaginait pas
01:08:54aujourd'hui
01:08:54de savoir
01:08:55qu'il y avait un corps
01:08:56qui avait été
01:08:57pu dissimuler
01:08:58dans ce tas de fumière
01:09:00il n'y a jamais eu
01:09:01d'odeur suspecte ?
01:09:04non aucune odeur
01:09:05après je pense
01:09:07que ça a dû être
01:09:07masqué par justement
01:09:09la fermentation
01:09:09de ce fumier
01:09:10de ce fumière
01:09:11ou de ce compost
01:09:12donc non
01:09:13on n'a pas
01:09:14et après
01:09:15nous on se trouve
01:09:16à à peu près
01:09:17une dizaine de kilomètres
01:09:18de Cagnac-les-Mines
01:09:18on n'avait aucune idée
01:09:21que ça serait venu
01:09:23sur notre commune
01:09:23de Mayoc
01:09:25j'imagine que maintenant
01:09:26Mayoc
01:09:27va revivre
01:09:29parce que pendant
01:09:30deux jours
01:09:31ça a été un petit peu
01:09:33barricadé
01:09:33c'était compliqué
01:09:34de circuler
01:09:35il y avait des déviations
01:09:36de partout
01:09:36il y avait des gendarmes
01:09:38partout
01:09:38oui effectivement
01:09:39oui
01:09:40après à la mairie
01:09:41on a tenu
01:09:43les bureaux ouverts
01:09:44de la mairie
01:09:45donc du coup
01:09:45on a eu beaucoup
01:09:46d'appels
01:09:47des médias
01:09:48ainsi que de la population
01:09:49de ce qui se passait
01:09:51sur Mayoc
01:09:51donc nous on est une commune
01:09:52de 300 âmes
01:09:53c'est sûr que ça
01:09:54ça a fait la une
01:09:55de tous les journaux
01:09:56et on a été vraiment surpris
01:09:57et choqué
01:09:58et encore
01:09:59bon
01:10:01tous nos pensés
01:10:02à la famille
01:10:02et qui puisse faire
01:10:04le deuil de Delphine
01:10:05si c'est vraiment avéré
01:10:06que ce monsement
01:10:07a été retrouvé
01:10:07qu'est-ce qui s'est dit
01:10:09dans le village
01:10:11ben écoutez
01:10:12tout le monde est choqué
01:10:13par rapport à la proximité
01:10:14par rapport
01:10:15au niveau
01:10:16de la route
01:10:18derrière
01:10:18il y a
01:10:19quelques habitations
01:10:20c'est vrai qu'on est
01:10:21tout choqué
01:10:21de savoir
01:10:22que c'était
01:10:22aussi près
01:10:23et aussi
01:10:25alors
01:10:25en période de confinement
01:10:27on comprend que la fréquentation
01:10:28de ce axe
01:10:28corde albi
01:10:29est très fréquentée
01:10:30mais hors confinement
01:10:31bon
01:10:32c'est sûr qu'il y avait
01:10:33moins de circulation
01:10:34comme partout en France
01:10:34mais vraiment
01:10:35on est vraiment
01:10:36vraiment surpris
01:10:37qu'il puisse
01:10:38amener le corps de Delphine
01:10:40sur nos terres
01:10:42voilà donc
01:10:43ce qui s'est
01:10:45passé
01:10:46ici
01:10:46pourquoi
01:10:48Delphine
01:10:48jubilard
01:10:49était sur ce terrain
01:10:50que vous pouvez voir
01:10:52et tout simplement
01:10:53un terrain
01:10:54qui est maintenant
01:10:55libre depuis une quarantaine
01:10:57de minutes
01:10:57merci beaucoup
01:10:58Jean-Luc Thomas
01:10:59et merci à Clément Lopez
01:11:00à qui on doit
01:11:01évidemment ces images
01:11:02tandis que Jacques Morel
01:11:03pour la gendarmerie
01:11:04nous a rejoint
01:11:04vous allez nous être précieux
01:11:06pour savoir un peu
01:11:06comment il procède
01:11:07comment il travaille
01:11:08peut-être
01:11:08beaucoup
01:11:09se sont étonnés
01:11:11ici à commencer par vous
01:11:12Sabrina
01:11:12qu'on ait interrompu
01:11:14à ce stade
01:11:15les recherches
01:11:16est-ce que ça veut dire
01:11:17qu'on a tout trouvé
01:11:19ce qu'on pensait trouver
01:11:20ou qu'on n'a plus d'espoir
01:11:21justement de récupérer
01:11:22peut-être ce qui manque
01:11:23dans ce puzzle
01:11:25c'est surprenant
01:11:26que ces fouilles
01:11:27s'arrêtent maintenant
01:11:28parce que
01:11:28lors du point
01:11:29fait par les gendarmes
01:11:31il était prévu
01:11:32que les fouilles
01:11:33continuent encore
01:11:34au moins toute la journée
01:11:35donc il y a une première
01:11:36surprise qui se fait
01:11:39il s'avère
01:11:40qu'on a été retrouvé
01:11:41ces deux fémurs
01:11:42qui sont maintenant
01:11:42en train d'être analysés
01:11:44on extrait l'ADN
01:11:46de ces fémurs
01:11:46pour justement
01:11:47pouvoir les faire correspondre
01:11:49à Delphine Jubilard
01:11:50donc ces deux
01:11:51ces os
01:11:52semençons
01:11:52à l'Institut de recherche
01:11:53criminelle de la gendarmerie
01:11:54c'est à Pontoise
01:11:55mais il restait
01:11:57cette incertitude
01:11:58sur le reste des ossements
01:11:59parce que là
01:11:59on a le bas du corps
01:12:00il était très important
01:12:01de retrouver
01:12:01d'autres ossements
01:12:03si c'est possible
01:12:03même des petits
01:12:04c'est pourquoi
01:12:05les fouilles
01:12:06continuaient aujourd'hui
01:12:07donc première surprise
01:12:08alors on a des doutes
01:12:10sur le fait
01:12:10qu'ils aient retrouvé le reste
01:12:11parce qu'une communication
01:12:12aurait sans doute été faite
01:12:13dans ce cas-là
01:12:14et donc on se pose la question
01:12:16est-ce qu'il y a eu
01:12:17quelque chose
01:12:17un événement
01:12:18une information
01:12:19qui nous échappe
01:12:20et qui expliquerait
01:12:21la fin de ces fouilles
01:12:22ou bien est-ce que vraiment
01:12:24ils estiment
01:12:24qu'ils ont ratissé
01:12:25parce que je vous rappelle
01:12:26que selon Cédric Jubilard
01:12:27il a déposé
01:12:29le corps de Delphine
01:12:30dans une sorte
01:12:31de monticule
01:12:32de terreau
01:12:33un compost
01:12:33qui aurait après été
01:12:34ce serait
01:12:35comment dire
01:12:36dispersé
01:12:37parce que les agriculteurs
01:12:38s'en seraient servi
01:12:39et auraient dispersé
01:12:40le long du champ
01:12:41donc peut-être
01:12:41qu'il s'estime
01:12:42qu'avec le nombre
01:12:43d'années passées
01:12:44et ce qui est devenu
01:12:46ce corps
01:12:47il est impossible
01:12:48de retrouver
01:12:48ce stade des eaux
01:12:49c'est possible
01:12:52Jacques Morel
01:12:53est-ce qu'effectivement
01:12:54à 11h
01:12:57comme hier
01:12:58il me semble
01:12:58on a eu une communication
01:13:00du lieutenant colonel
01:13:01de gendarmerie
01:13:02sur place
01:13:03qui disait
01:13:03les recherches se poursuivent
01:13:04on n'a toujours pas
01:13:06levé le dispositif
01:13:06et puis c'est vrai
01:13:07que quelques heures après
01:13:08visiblement
01:13:09une décision a été prise
01:13:10ça peut vouloir dire
01:13:11que les espoirs
01:13:13comme le dit Sabrina
01:13:15sont un peu vains
01:13:15pour la suite
01:13:17et que de toute façon
01:13:17sur la base
01:13:18de ce qu'on a retrouvé
01:13:19on arrivera à identifier
01:13:19le corps ?
01:13:20Non je suis sûr
01:13:21ni l'un ni de l'autre
01:13:22si vous voulez
01:13:23je pense que maintenant
01:13:24ils ont acquis la conviction
01:13:25que le squelette
01:13:27de cette malheureuse femme
01:13:29n'est plus entier
01:13:30que visiblement
01:13:32il a dû être
01:13:33c'est un terrain
01:13:35qui a été travaillé
01:13:36pendant 5 ou 6 saisons
01:13:40de suite
01:13:41donc vous savez
01:13:42les agriculteurs
01:13:43ils utilisent
01:13:43des machines
01:13:45qui sont extrêmement
01:13:47puissantes
01:13:47pour gratter le sol
01:13:49retourner le sol
01:13:50et on doit avoir
01:13:51la certitude maintenant
01:13:52que les autres éléments
01:13:54du corps de cette femme
01:13:56ont été dispersés
01:13:58et que quand bien même
01:13:59on viendrait à retrouver
01:14:01des éléments
01:14:02ailleurs que l'endroit
01:14:03où il a déposé
01:14:05à l'origine le corps
01:14:06s'il y avait des traces
01:14:08dessus
01:14:08on ne pourrait pas
01:14:09les imputer
01:14:11à une bagarre
01:14:13on pourrait dire
01:14:14c'est des marques
01:14:17qui ont été faites
01:14:17ou c'est des fractures
01:14:18qui ont été faites
01:14:19par les machines
01:14:21agricoles
01:14:22enfin
01:14:22je n'ai pas d'informations
01:14:24moi particulières
01:14:24j'analyse ça
01:14:25comme enquêteur
01:14:26à partir du moment
01:14:27au bout de 24 heures
01:14:28on constate
01:14:29qu'on a que la partie
01:14:31basse du squelette
01:14:32que l'autre partie
01:14:33a disparu
01:14:34et que
01:14:35compte tenu
01:14:36de l'endroit
01:14:37où elle a été mise
01:14:38dans un champ
01:14:39qui a été travaillé
01:14:40par des machines
01:14:41agricoles
01:14:42le reste a dû être
01:14:43dispersé
01:14:43et on ne pourra plus
01:14:44faire de constatation
01:14:46après je ne suis même
01:14:48pas sûr
01:14:49que sur les fémurs
01:14:50compte tenu
01:14:51des conditions
01:14:51de dépôt
01:14:53du corps
01:14:54je ne suis même
01:14:56pas encore sûr
01:14:56qu'on peut trouver
01:14:58des ADN
01:14:59alors justement
01:15:00on va poser la question
01:15:02dans un instant
01:15:03à une médecin légiste
01:15:04qui va nous rejoindre
01:15:06il y a quelque chose
01:15:07d'un peu ironique
01:15:08quand même
01:15:08parce qu'on se souvient
01:15:09qu'il avait dit
01:15:10dans ses confidences
01:15:11à l'avocat
01:15:11qu'il souhaitait
01:15:13et même sans doute
01:15:14devant la juge
01:15:15donner une sépulture
01:15:16de leur mère
01:15:17à ses enfants
01:15:19ça va être un peu compliqué
01:15:21il y aura toujours
01:15:21cette frustration là
01:15:22parce que ce que vous
01:15:23semblez dire
01:15:23c'est que peut-être
01:15:24qu'on ne connaîtra jamais
01:15:24en fait
01:15:25les causes de la mort
01:15:26je doute qu'un fémur
01:15:27puisse parler
01:15:27pour le reste du corps
01:15:29peut-être
01:15:29sur un corps calciné
01:15:30ça peut nous indiquer
01:15:31quelque chose
01:15:32s'il a été mis
01:15:34feu au corps
01:15:35oui
01:15:36il y a des traces
01:15:37d'accélérants
01:15:38si vous voulez
01:15:38donc les traces
01:15:39d'accélérants
01:15:39ça reste présent
01:15:41normalement
01:15:43dans la terre
01:15:45qui peut entourer
01:15:46les résidus
01:15:47d'un corps
01:15:48mais là
01:15:50je ne pense pas
01:15:51que c'est un corps
01:15:51qui a été calciné
01:15:52on le verrait
01:15:54sur les fémurs
01:15:56qui ont été
01:15:57trouvés
01:15:58mais bon
01:15:58les fémurs
01:15:59sont des os
01:16:00qui sont très résistants
01:16:02c'est effectivement
01:16:03les os
01:16:04sur lesquels
01:16:04on a le plus de chances
01:16:05de pouvoir récupérer
01:16:06de la moelle
01:16:07et de faire
01:16:09des recherches
01:16:09d'ADN
01:16:10mais compte tenu
01:16:11des conditions
01:16:12de stockage
01:16:13du fait que ce champ
01:16:15a été brassé
01:16:16comme ça
01:16:16c'est point d'interrogation
01:16:18on le saura rapidement
01:16:20parce que si vous voulez
01:16:31on va poser la question
01:16:36l'identification
01:16:37parce qu'on espère
01:16:39que de l'ADN
01:16:39a été conservé
01:16:41est-ce que ça nous dit
01:16:42effectivement quelque chose
01:16:43sur la possibilité
01:16:44d'avoir calciné ce corps
01:16:46et puis
01:16:47en revanche
01:16:48j'imagine que
01:16:48tout ce qui est strangulation
01:16:50on n'aura jamais
01:16:50la réponse formelle
01:16:52à cette question
01:16:52non
01:16:53malheureusement non
01:16:54les fémurs
01:16:55sont des os
01:16:56qui sont extrêmement résistants
01:16:58et donc
01:16:59qui servent
01:17:00tout particulièrement
01:17:01pour l'identification
01:17:02et donc
01:17:03l'expertise ADN
01:17:06la calcification
01:17:07pardon
01:17:08la
01:17:09calcination
01:17:10la
01:17:11calcination
01:17:12la combustion
01:17:13la combustion
01:17:13la combustion
01:17:14si il y en avait une
01:17:15on l'aurait déjà vue
01:17:16les fémurs
01:17:18seraient noircis
01:17:19bon
01:17:19là je pense que
01:17:21c'est pas vraiment
01:17:21le problème
01:17:22le problème
01:17:23ça serait vraiment
01:17:23d'arriver à reconstituer
01:17:25le mieux possible
01:17:26le plus possible
01:17:28des os du squelette
01:17:29et essentiellement
01:17:31la recherche du crâne
01:17:32et des os
01:17:34du larynx
01:17:35le cartilage thyroïde
01:17:38qui est ossifié
01:17:39et l'os hyroïde
01:17:40qui peuvent être abîmés
01:17:42en cas de strangulation
01:17:43ça serait vraiment important
01:17:45de les retrouver
01:17:46sinon
01:17:46tous les éléments
01:17:47du corps
01:17:48qui peuvent être retrouvés
01:17:49peuvent parler
01:17:50parce qu'il peut y avoir
01:17:51des traces
01:17:52de contusions
01:17:53il peut y avoir
01:17:54des traces
01:17:55d'éventuellement
01:17:56de lames
01:17:57s'il y a eu
01:17:58une arme blanche
01:17:59qui a été utilisée
01:18:00on peut trouver
01:18:01beaucoup de choses
01:18:02et les anthropologues
01:18:05légistes
01:18:06qui travaillent
01:18:07sur ces os
01:18:09ces ossements
01:18:10sont très performants
01:18:12et arrivent
01:18:12à faire des miracles
01:18:13donc
01:18:15le challenge
01:18:16c'est vraiment
01:18:17d'arriver
01:18:17à reconstituer
01:18:18à retrouver
01:18:19le plus possible
01:18:20de ces os
01:18:22Bon
01:18:22la question
01:18:23que se pose
01:18:24à la fois
01:18:24la famille
01:18:25de Delphine Jubilard
01:18:27et puis
01:18:27tous ceux
01:18:27qui ont suivi
01:18:28ce dossier
01:18:29c'est
01:18:29à quel moment
01:18:30aura-t-on
01:18:30la réponse formelle
01:18:31à l'identification
01:18:32moi j'ai lu
01:18:33ça et là
01:18:34que ça pouvait être
01:18:35assez rapide
01:18:36est-ce que vous confirmez
01:18:37ou compte tenu
01:18:38du fait que c'est
01:18:39une affaire
01:18:40un peu sensible
01:18:40et qui a quand même
01:18:41défrayé la chronique
01:18:42on va prendre
01:18:43quelques précautions
01:18:45Alors je crois
01:18:46que les précautions
01:18:47elles sont
01:18:49prises
01:18:49de toutes les façons
01:18:50quel que soit
01:18:51le degré de sensibilité
01:18:53de l'affaire
01:18:53mais là
01:18:54l'affaire sensible
01:18:56se démarque
01:18:58par le fait
01:18:59que les ossements
01:18:59ont été transportés
01:19:01par hélicoptère
01:19:02jusqu'à l'IRCGN
01:19:04l'Institut de recherche
01:19:04criminelle
01:19:05de la Gendarmerie nationale
01:19:07et l'identification
01:19:09normalement
01:19:10devrait rester
01:19:11un peu de moelle osseuse
01:19:12devrait être
01:19:13assez rapide
01:19:13et on devrait savoir
01:19:14ce soir
01:19:15ou plus tard demain
01:19:17s'il s'agit bien
01:19:18du corps
01:19:19d'Elphine Osaguel
01:19:20Restez avec nous
01:19:21quelques instants
01:19:22parce qu'on aura
01:19:22sans doute
01:19:22une question
01:19:23du fait
01:19:23de nos discussions
01:19:24en plateau
01:19:26Est-ce que vous êtes
01:19:27néanmoins
01:19:28Jacques Morel
01:19:29surpris
01:19:29que certes
01:19:31les recherches
01:19:31aient pu prendre fin
01:19:32mais qu'on élevait
01:19:33aussi vite
01:19:33le périmètre de sécurité
01:19:34parce qu'il y a déjà
01:19:35des journalistes
01:19:36sur place
01:19:37des badauds
01:19:37des gens
01:19:38S'il y a en effet
01:19:39des ossements
01:19:40qui sont encore
01:19:40disséminés dans la nature
01:19:42on compte aussi
01:19:43sur les gens
01:19:44pour les ramener
01:19:44ça avait été le cas
01:19:45dans le petit Emile
01:19:47mais ça paraît
01:19:49quand même
01:19:49un peu prématuré
01:19:50non ?
01:19:50Pour le grand public
01:19:51Si vous voulez
01:19:52maintenant
01:19:52c'est
01:19:54je pense
01:19:55la conviction
01:19:55des enquêteurs
01:19:56qu'ils ne pourront pas
01:19:57faire de constatation
01:19:58sur ce qu'ils pourraient trouver
01:19:59il faut laisser la chance
01:20:02qui a été dispersé
01:20:03et le champ
01:20:04est vraisemblablement
01:20:06important
01:20:06ils avaient fait
01:20:08un quadrillage
01:20:08avec des parcelles
01:20:09ils ont fait
01:20:10si vous voulez
01:20:11des relevés
01:20:12très méticuleux
01:20:13comme ça se fait
01:20:14sur un accident d'avion
01:20:15quand il y a une dispersion
01:20:16des corps
01:20:17ils ont fait
01:20:18des travaux comme ça
01:20:19ils se sont aperçus
01:20:20que dans ces parcelles là
01:20:21ils n'ont apparemment
01:20:23rien trouvé
01:20:24ça veut dire
01:20:24que c'est
01:20:25je ne connais pas
01:20:26la superficie du champ
01:20:27mais peut-être
01:20:28que ce terrain
01:20:29est très vaste
01:20:30et qu'on ne peut pas
01:20:31lancer des travaux
01:20:33avec des engins
01:20:35genre travaux publics
01:20:37sur ce champ
01:20:38qu'il faudrait faire ça
01:20:39à la main
01:20:41si ça n'a pas
01:20:42d'intérêt pour l'enquête
01:20:44effectivement
01:20:45on va dire
01:20:46que ça aurait
01:20:47un intérêt
01:20:48pour une sépulture
01:20:49plus digne
01:20:50de cette femme
01:20:52mais ça
01:20:52ça dépasse peut-être
01:20:53la compétence
01:20:55ou le cadre
01:20:55des enquêtes
01:20:56il y a peut-être
01:20:56d'autres choses
01:20:57qui émergeront
01:20:58au fil du temps
01:20:59il y a des promeneurs
01:21:00il y a des chasseurs
01:21:01comme vous dites
01:21:01et donc des ouvriers
01:21:03agricoles
01:21:03j'aimerais qu'on revienne
01:21:04aussi à l'enquête
01:21:04et à cette stratégie
01:21:06de défense
01:21:07opérée par
01:21:08les nouveaux avocats
01:21:09et Cédric Jubilar
01:21:10lui-même
01:21:10maître Paganelli
01:21:12cette stratégie
01:21:13en vue de la procédure
01:21:14d'appel
01:21:16quel serait
01:21:16le pire scénario
01:21:17pour lui
01:21:18à la lumière
01:21:19de ce qu'on comprend
01:21:19peut-être
01:21:20de son
01:21:22de son degré
01:21:23de manipulation
01:21:25peut-être même
01:21:26de préméditation
01:21:27on ne saura jamais
01:21:28finalement
01:21:29parce qu'on ne saura pas
01:21:30si quelque chose
01:21:31avait été creusé
01:21:32à cet effet
01:21:33s'il y a eu en effet
01:21:34une castination du corps
01:21:36néanmoins
01:21:37les jurés
01:21:37ils sont sensibles
01:21:38à toutes les informations
01:21:39qui leur parviennent
01:21:40absolument
01:21:42si vous voulez
01:21:43les jurés
01:21:44qui seront épaulés
01:21:45par trois magistrats
01:21:46professionnels
01:21:47ce sont eux
01:21:48qui décideront
01:21:49de la peine
01:21:49qui sera infligée
01:21:50à monsieur Jubilar
01:21:51simplement
01:21:52j'entends
01:21:53ça et là
01:21:54qu'il n'aurait
01:21:55rien à perdre
01:21:56puisqu'il a déjà
01:21:56été condamné
01:21:57à la peine
01:21:57de 30 années
01:21:58de réclusion criminelle
01:21:59c'est absolument faux
01:22:00puisque le pire scénario
01:22:02pour lui
01:22:03en appelle
01:22:03ça serait que
01:22:04sa période de sûreté
01:22:05de 15 ans
01:22:06qui a été prononcée
01:22:07en première instance
01:22:08passe à 20 ans
01:22:1022 ans
01:22:11voire 30 ans
01:22:11elle n'était pas maximale
01:22:13elle n'était pas maximale
01:22:15il prend un risque
01:22:16et compte tenu
01:22:17de sa défense
01:22:18en première instance
01:22:19ça n'est pas
01:22:21le profil
01:22:21d'un individu lambda
01:22:22il a quand même
01:22:24participé
01:22:25au battu
01:22:26il a appelé
01:22:27Sabrina le disait
01:22:28180 fois
01:22:29les gendarmes
01:22:30pour s'inquiéter
01:22:31de la prétendue
01:22:31disparition
01:22:32180 fois
01:22:33sur le téléphone
01:22:34en fait
01:22:34de Delphine Jubilar
01:22:35il avait appelé
01:22:36plus de 180 fois
01:22:37entre 4h et 10h
01:22:38du matin
01:22:38le jour
01:22:39de sa disparition
01:22:40pour étayer
01:22:41en fait
01:22:43sa défense
01:22:43il a nié
01:22:44il a menti
01:22:45et j'entends même
01:22:46de la part
01:22:47de mon confrère
01:22:48de la partie civile
01:22:49qu'il
01:22:50à chaque diffusion
01:22:52d'un reportage
01:22:53télévisé sur lui
01:22:55il serait dans un état
01:22:56d'excitation tel
01:22:57qu'il préviendrait
01:22:57en détention
01:22:58les matons
01:22:58peut-être d'ailleurs
01:22:59qu'il nous regarde
01:23:00à l'heure où je m'exprime
01:23:01je ne sais pas
01:23:02mais en tout état de cause
01:23:03les jurés
01:23:03je pense pour lui
01:23:05ne laisseront pas passer
01:23:06l'ensemble de ces éléments
01:23:07voilà
01:23:07donc le pire scénario
01:23:09pour lui
01:23:09ça serait que sa période
01:23:11de sûreté
01:23:11soit augmentée
01:23:12de 15 ans
01:23:13à 20 ans
01:23:14ou même à 22 ans
01:23:15il y aura un descriptif
01:23:15de son
01:23:16alors il y a des expertises
01:23:17psychiatriques
01:23:18bon ça c'est
01:23:18il a été jugé
01:23:19donc ça veut dire
01:23:19qu'il était en état
01:23:20d'être jugé
01:23:21ça s'est fait
01:23:21mais on brosse
01:23:23un portrait
01:23:24un portrait
01:23:26manipulateur
01:23:26narcissique
01:23:28sans empathie
01:23:29et je vous dis
01:23:30c'est pour ça
01:23:31que la défense
01:23:31de M. Jubilard
01:23:32a tout intérêt
01:23:33à ce que le procès
01:23:34soit reporté
01:23:35parce que ses aveux
01:23:36deux mois avant son procès
01:23:37en appel
01:23:38risquent d'être
01:23:39très mal venus
01:23:40et très mal accueillis
01:23:41contrairement à ce qu'il pense
01:23:42par les jurés d'appel
01:23:43c'est un risque
01:23:43mais qu'il accepte
01:23:44de courir visiblement
01:23:45en tout cas
01:23:45ses avocats lui ont dit
01:23:46que ça valait le coup
01:23:47de courir pour lui
01:23:48dans l'intérêt
01:23:48de sa propre défense
01:23:49c'est un risque
01:23:50on en parlait tout à l'heure
01:23:51avec Amine
01:23:51il a repris quelque part
01:23:52le contrôle du récit
01:23:53je pense que c'était
01:23:54l'objectif
01:23:55il a réussi en ce coup
01:23:56en ce sens
01:23:56la pression serait
01:23:57effectivement sur les jurés
01:23:58parce que
01:23:59en fait tout ce qui entoure
01:24:01cette histoire là
01:24:02repose uniquement
01:24:03sur la personnalité
01:24:03de Cédric Jubilard
01:24:04il est particulier
01:24:05on sent qu'il est singulier
01:24:06on peut parler même
01:24:06de sociopathie
01:24:07peut-être
01:24:07je ne sais pas
01:24:08je ne suis pas
01:24:08je ne suis pas
01:24:09psychiatre pour ça
01:24:09mais le fait de parler
01:24:11maintenant
01:24:11de le dire maintenant
01:24:12elle est enterrée là-bas
01:24:13d'avoir participé aux recherches
01:24:14d'avoir appelé 180 fois
01:24:15que le téléphone
01:24:16ça donne quand même
01:24:17un profil qui est
01:24:18vraiment singulier
01:24:19et quand on est à la place
01:24:20des jurés
01:24:21je ne vois pas
01:24:22pour moi ça ne peut que
01:24:23amener à une condamnation
01:24:24qui s'est très sévère
01:24:25en appel
01:24:25et d'ailleurs
01:24:26son unique intérêt
01:24:27est de faire en sorte
01:24:27que ce soit reporté
01:24:28vous l'avez très bien décrit
01:24:29ça ne peut que terminer
01:24:30il y a sans doute
01:24:30une dimension
01:24:31de dégoût supplémentaire
01:24:32qui va s'ajouter à tout ça
01:24:3410 secondes
01:24:34vous avez 10 secondes
01:24:35vraiment
01:24:35il y a aussi
01:24:36l'hypothèse inverse
01:24:37en 10 secondes
01:24:38c'est que
01:24:38Cédric Jubilard
01:24:39irait sur une autre stratégie
01:24:40sur la violence volontaire
01:24:42ayant entraîné à la mort
01:24:42sans intention de la donner
01:24:43et où l'enjeu de la défense
01:24:45c'est d'aller chercher
01:24:46cette qualification là
01:24:47puisque la peine maximale
01:24:48c'est 20
01:24:49Merci
01:24:49Merci à tous
01:24:50Merci évidemment
01:24:51à Madame Rambaud
01:24:52qui était avec nous
01:24:52à distance
01:24:53médecin légiste
01:24:54Jacques Morel
01:24:54vous nous avez été précieux
01:24:55Maître Paganel
01:24:56Stanislas Godon
01:24:57et bien sûr
01:24:57nos invités
01:24:57qui sont avec nous
01:24:58depuis le début de l'émission
01:24:59tout de suite punchline
01:25:00Clément Lopez
01:25:01et Jean-Luc Thomas
01:25:02qui ont doit ces images
01:25:02en direct depuis
01:25:04Mayoc dans le Tarde
01:25:05excellente fin d'après-midi
01:25:06sur notre antenne
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