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  • 4 days ago
您提及的《划破天际看世界》摩洛哥特輯是一部引人入勝的北非旅遊紀錄。摩洛哥擁有豐富的異國情調、撒哈拉沙漠的壯闊,以及色彩斑斕的古城,是探險與深度旅遊的絕佳目的地....

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Transcript
00:063.000 years of history, a nature has cut the soul.
00:11The summit of the Atlas, vast plains,
00:14the hills of the village berber,
00:18the desert deserts and the coasts of activity.
00:22The expression, the contrast, so galvaudé,
00:26seems to have been invented for their royal shérifian.
00:30From the Atlantic to the plains of the Mediterranean,
00:33this country, able to preserve its heritage
00:35and adapt to its demands of modernity,
00:39recède a insufficiency riche,
00:41the men.
00:44A remontoire of an immense continent,
00:47no one would say here if the Africa begins or ends Europe.
01:05In the Middle Ages,
01:07we considered that it was the western point of the world.
01:10We called it the extreme occident.
01:12What translated in Arabic,
01:14it gave his name,
01:15Maroc.
01:38Capital culturel du Maroc traditionnel,
01:41Fès est la troisième ville du pays.
01:44Sa mosquée, Karawin,
01:46siège de l'université,
01:47demeure l'un des centres intellectuels majeurs du Maghreb,
01:49depuis l'époque médiévale,
01:51qui voyait les savants du monde entier
01:53affluer vers ces prestigieuses écoles de médecine,
01:56de mathématiques ou d'astronomie.
02:00Mais Fès est aussi une véritable capitale de l'artisanat,
02:04avec son industrie du cuir
02:05et la présence des plus anciennes tanneries du royaume.
02:09Celle de Chouara,
02:10établie depuis le Moyen-Âge dans la Médina,
02:13est aussi la plus grande.
02:17Galira Ali est maître artisan,
02:20fonction la plus élevée de la tannerie,
02:22comme son père l'était avant lui.
02:26Je vais au marché pour acheter les pots,
02:28et rien qu'au toucher,
02:29je sais immédiatement ce que je vais faire avec,
02:31quels produits je vais pouvoir créer.
02:33Et puis on se rencontre, on négocie les prix,
02:36on peut marchander.
02:46Mon métier, je l'ai hérité de mes ancêtres.
02:48C'est un métier qu'on se transmet de père en fils.
03:01Dans un premier temps, j'achète moi-même les pots.
03:04Ensuite, ce sont les ouvriers qui s'appliqueront à retirer la laine
03:07et à disposer les pots dans les tanneries.
03:17Après trois jours de traitement, les pots sont nettoyés
03:20avant d'être mises à sécher durant quelques temps.
03:31Ensuite, on remet les pots dans les tanneries,
03:34afin de les colorer avec des produits naturels.
03:36Tous les produits qu'on utilise ici sont 100% naturels.
03:50Nous utilisons un type de pot bien précis,
03:52selon le produit de fabrication.
03:54Toutes les pots ont une particularité.
03:56Par exemple, des produits comme les sacs
03:59ou même les chapeaux se feront avec de la peau de vache.
04:02Pour la confection de babouches ou de chaussures,
04:05la peau de chèvre sera plus appropriée.
04:07En fait, chaque produit possède sa peau.
04:15Fez, c'est la capitale culturelle du Maroc,
04:17mais elle est également reconnue comme la ville du tannage.
04:21Nous continuons à travailler comme l'ont fait nos ancêtres,
04:24les premiers tanner de Fez,
04:25ce qui fait notre réputation dans tout le pays.
04:30Quand Moulay Idris, le fondateur de Fez, est arrivé ici,
04:33il a commencé par construire des tanneries.
04:36Les juifs ont été les premiers à se lancer dans le métier.
04:39Et après leur départ, nous avons repris et entretenu cet héritage.
04:44Aujourd'hui, nous travaillons toujours de la même manière qu'à l'époque.
04:53Le tannage, c'est une tradition très ancienne à Fez,
04:56qui continuera d'exister encore très longtemps, si Dieu le veut.
05:18La plus ancienne des villes impériales marocaines représente un joyau vieux de 12 siècles,
05:23dont la Médina, véritable labyrinthe d'une cité hors du temps,
05:27est classée au patrimoine mondial de l'humanité.
05:34Cachée derrière des façades anonymes,
05:36on découvre des bijoux d'architecture traditionnelle,
05:39préservés, uniques, comme le palais El Mokri,
05:42l'un des plus impressionnants de Fez,
05:44resté clos pendant près d'un demi-siècle
05:45et qu'une prochaine rénovation va ressusciter.
05:49La résurrection de ce patrimoine exceptionnel,
05:51c'est le travail d'Abdelaziz El Moussaoui,
05:55architecte spécialisé dans la rénovation de Riyad
05:57dans le respect des méthodes traditionnelles.
06:00Pour ce genre de Riyad, je ne dirais pas que la loi est draconienne,
06:04mais il faut quand même signaler que les règles sont très strictes.
06:08Il y a énormément de vigilance de la part des autorités.
06:11Par exemple, il y a le ministère de la Culture,
06:13il y a l'agence de dédensification et de réhabilitation.
06:16C'est une agence qui veille au respect de l'urbanisme de l'ancienne ville,
06:22de la ville de Fez.
06:32Les matériaux à respecter dans ce genre de Riyad, ils sont connus.
06:36Il y a le zélige, qui dit zélige en arabe,
06:39ce sont les petits carreaux qui sont travaillés à la main.
06:42Il y a le bois.
06:44Le bois, en général, pour ne pas dire à 99%, c'est du cèdre.
06:48C'est un matériau qui peut durer des siècles.
06:51Et puis, c'est un matériau local.
06:55Il y a le fer forgé.
06:58Il y a le plâtre.
06:59Le stuc, c'est le plâtre qu'on arrive à travailler, à sculpter.
07:09On a dû remplacer certaines pièces par d'autres pièces, mais similaires.
07:15C'est-à-dire qu'on a fait un travail de chirurgien.
07:17On a pris des photographies.
07:18Ces photographies ont servi de base pour recopier et refaire les mêmes motifs
07:24et essayer d'être fidèles à l'âme ancienne de cette maison.
07:32Il y a de plus en plus de jeunes qui essayent de se former par leurs propres moyens,
07:36d'essayer de trouver des travails chez des maîtres.
07:39Et de l'autre côté, il y a aussi la tutelle de l'Etat
07:42qui essaye, avec le ministère de la Culture, avec beaucoup d'organismes,
07:46de faire intéresser les jeunes à cet artisanat-là.
07:51Et pour que justement, ce genre de patrimoine et de joyeux ne soient pas laissés à l'oubli.
08:12La ville de Fès a quand même une particularité par rapport aux autres villes marocaines.
08:16C'est vrai que c'est la première ville au Maroc, elle a deux siècles d'histoire.
08:19C'est la capitale spirituelle, religieuse, culturelle.
08:25Elle a la particularité d'adopter les gens dans cette ville.
08:27Elle est très cosmopolite.
08:29Et vous sentez que tout le monde veut appartenir à cette ville
08:33et tout le monde veut mettre du sien pour la sauvegarder,
08:36pour lui rendre hommage en quelque sorte.
08:38Parce que cette ville, elle reçoit et elle donne.
08:54Au Maroc, l'eau reste une denrée rare qu'il faut préserver.
08:57La quasi-totalité des pluies tombant durant la courte période d'hiver.
09:02Afin de dompter cette nature capricieuse,
09:05l'immense barrage Idriss 1er, qui se dresse au nord-est de Fès,
09:08régule les apports de l'oued tout au long de l'année
09:11et permet à lui seul d'irriguer 80 000 hectares.
09:25Coincé entre le Rif et le Moyen-Atlas,
09:28ces grands espaces sont le terrain d'une agriculture variée,
09:30secteur clé de l'économie marocaine
09:32puisqu'il emploie près de la moitié de la population active du pays.
09:46Ici, la mer rencontre l'océan.
09:53Aux portes de l'Europe,
09:55Tangier est depuis plusieurs siècles un carrefour de civilisation.
09:59Mais de la ville sulfureuse du début du XXe siècle,
10:02qui inspira Henri Matisse, Tennessee Williams ou Ernest Hemingway,
10:05il reste le charme de décors préservés et de légendes qui continuent à se raconter.
10:10C'est aujourd'hui devenu une vaste métropole touristique et commerciale.
10:32A la périphérie de la ville s'étend d'ailleurs le premier port de commerce du Maroc,
10:36à seulement 15 kilomètres des côtes espagnoles sur le détroit de Gibraltar,
10:40la deuxième voie maritime la plus fréquentée au monde.
10:44Tangier Med, équipé d'installations flambant neuves,
10:47traite plus de 3 millions de conteneurs par an
10:49et sa capacité va plus que doubler à l'issue des travaux qui sont encore en cours.
10:54Mostafa El Mouzani est le directeur de Tangier Med.
10:59Dans tout le nord d'Afrique, c'est le nord de ces pays-là
11:01qui est développé de par sa proximité de l'Europe.
11:04C'est la rive sud de la Méditerranée.
11:05Le Maroc est le seul pays qui avait le nord du Maroc
11:08qui n'est pas aussi développé que les autres pays.
11:10Nous avions quand même pas mal de choses à rattraper
11:12pour justement arrimer, je dirais, le Maroc à l'Europe.
11:20On sait que le port le plus important du Maroc, c'est le port de Casablanca.
11:23Le port de Casablanca ne peut pas prendre les navires de grande capacité.
11:26Nous avons été jusque-là très, très dépendants de gros ports
11:28style Algeziras, Geotauron, Italie.
11:30Le port Tangier Med étant un port en eau profonde,
11:33nous recevons les gros porteurs directement sur Tangier Med.
11:47Nous sommes donc d'atroe à Gibraltar, c'est 100 000 navires
11:49qui croisent nord, sud, est, ouest.
11:51C'est la bonne position et nous sommes heureux de l'avoir choisi.
12:04Le Maroc s'est aussi profité de sa seconde façade maritime sur l'Atlantique.
12:09Le climat y est doux.
12:11De vastes étendues de sable fin alternent avec des falaises.
12:43Raba, deuxième ville du Maroc.
12:45La ville du Maroc en densité est la capitale politique du royaume depuis 1912.
12:55Avec Salé, située sur l'autre rive du paisible fleuve Bourré-Greg,
13:00elle forme une agglomération en pleine mutation,
13:03puisque des travaux pharaoniques sont en cours,
13:05pour permettre à Raba d'asseoir son statut de capitale
13:08sans pour autant négliger sa richesse culturelle et patrimoniale,
13:11dont le plus bel exemple est le quartier historique de la Casbah des Oudaya.
13:21A la fois architecte et historien, Mohamed et Semar travaillent à la mutation de la cité,
13:26tout en assurant la préservation de ses trésors architecturaux.
13:30Si vous connaissez bien Paris, le meilleur quartier, c'est le quartier latin et Montmartre, bien sûr.
13:35Et moi, je dis les Oudaya, c'est le Montmartre de Rabat.
13:40Il y a un passé, il faut le conserver.
13:43On est dans le présent, on est dans un Maroc du 21ème siècle.
13:47Il faut construire un futur.
13:50Le tunnel des Oudaya, c'est à la fois du modernisme,
13:54pour pouvoir fluidifier la circulation, résoudre le problème de circulation et tout, certes,
14:00mais on a conçu ce tunnel pour protéger les Oudaya, pour protéger la Médina de Rabat,
14:06parce qu'il était agressé par la pollution auditive et la pollution des échappements,
14:11qui est justement une agression pour les parois et pour tous les monuments de la Casbah et de la Médina
14:17de Rabat.
14:22La vallée de Bourgrague et le futur projet, incha'Allah,
14:27va représenter une colonne vertébrale de l'agglomération de Rabat Salé.
14:38Cette unification va nous donner la possibilité de créer une future capitale du 21ème siècle,
14:44qui sera à l'image des capitales du bassin méditerranéen qui nous entourent,
14:49comme Rome, comme le Caire et surtout comme Istanbul.
14:56Il y avait toujours une rivalité entre les deux rives.
14:59Les habitants de Salé disent « moi je suis Slawi »,
15:03l'autre dit « moi je suis rebâti » et le Bourgrague est devenu une frontière,
15:08et il est devenu le mur de Berlin.
15:11Maintenant c'est dépassé cette rivalité.
15:13Et on se sent tous qu'on est citoyens de la même ville.
15:19Tous citoyens de la même ville, y compris ceux qui vivaient de la séparation entre Rabat et Salé,
15:25comme Mohamed Jalal, l'un des nombreux barcassiers du fleuve,
15:28qui transportait les habitants d'une rive à l'autre et promènent désormais surtout les touristes.
15:36Avant, il y avait toujours des différends entre la population de Salé et celle de Rabat.
15:42Ils s'insultaient, ils se méprisaient, ça pouvait aller très loin et même être très violent.
15:49Ils étaient en conflit permanent.
15:53Les habitants de Salé ont longtemps été considérés comme des gens peu fréquentables.
15:59Et pour cause, ces conflits sont des surtout des pillages commis sur les commerçants,
16:03par des pirates qui venaient de la ville de Salé.
16:13Rabat sera toujours Rabat.
16:15Même si la ville grandit de jour en jour, même si elle se transforme, elle reste entière.
16:20Et puis, lorsque le tramway fera son apparition ici, Rabat aura encore mûri et elle sera beaucoup plus belle.
16:32Partout dans la ville, les monuments majestueux rappellent les richesses du passé.
16:37Comme la tour Hassan, qui depuis près de huit siècles semble veiller sur la cité.
16:59Au pied des imposantes murailles brunes de la nécropole de Chella, magnifique édifice mérinique du XIVe siècle,
17:06le groupe Nas reprend l'un des classiques de la chanson traditionnelle marocaine,
17:10qui évoque justement l'opposition entre les sœurs ennemies Rabat et Salé.
17:43Sous-titrage Société Radio-Canada
18:10Sous-titrage Société Radio-Canada
18:20Le plus important site antique du Maroc, Volubilis, tient son nom d'une plante grimpante aux fleurs colorées,
18:27présente en abondance sur le site au IIIe siècle avant J.-C.
18:31Les ruines de cette puissante cité romaine sont aujourd'hui classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
18:36Juste en face, surplombant toute la vallée, est accrochée sur un éperon rocheux la ville de Moulay Idris,
18:43ainsi nommée en hommage au fondateur de la première dynastie arabe du Maroc, qui repose en ces lieux.
18:49Mais la principale ville de la région, ceinturée par une muraille d'une quarantaine de kilomètres, c'est Meknes.
18:54D'apparence tranquille et simple, elle conserve pourtant de nombreux monuments qui lui ont valu le surnom de ville aux
19:01100 minarets.
19:16Casablanca, capitale économique du Maroc, est aussi la plus peuplée, avec 3 millions d'habitants.
19:22Casablanca est à l'image de sa population, jeune, urbaine, ouverte sur le monde.
19:28Casablanca, la trépidante, cœur battant, le poumon économique qui rassemble à elle seule plus de la moitié des emplois industriels
19:35du pays.
19:36La ville blanche n'oublie pas non plus d'être l'un des lieux spirituels emblématiques du Maroc.
19:42Le vendredi, aux heures de prière, Casablanca concentre toute son énergie vers ce qui est son véritable phare, le minaret
19:50le plus haut du monde.
19:51Construite en grande partie sur la mer, la mosquée Hassan II, érigée en 1993, est un modèle d'architecture religieuse.
20:04Dans la salle de prière, tout n'est que marbre, dorure et peinture étourdissante.
20:09Il aura fallu que 35 000 artisans travaillent pendant 6 ans afin d'achever l'ensemble de ces impressionnants travaux.
20:18Le vendredi, au niveau du mur, soit un modèle d'architecture religieuse.
20:26Le vendredi, au niveau du mur.
20:27Le vendredi, au niveau du mur.
20:34Le vendredi, au niveau du mur.
20:45Au cœur du quartier Maharif, le marché est le terrain de chasse de Meriem Cherkawi,
20:51jeune chef cuisinier formé dans les plus grandes écoles,
20:54qui est revenue à Casablanca pour y ouvrir son restaurant.
20:58C'est ici que cette amoureuse des traditions culinaires marocaines
21:01vient choisir les précieux ingrédients qu'elle utilise dans ses créations gastronomiques.
21:06Le marché, c'est d'abord une rencontre humaine.
21:09On a dit la fleur d'oranger, je crois. Ça c'est bien. Mais en hiver, c'est bien de
21:14travailler des miels puissants.
21:19Ça, c'est plus doux. Mais je vais prendre le miel de montagne.
21:24Entre le fort et le doux. On a les deux.
21:31Ici se fabrique sous vos yeux l'Amelou, une délicieuse pâte sucrée faite d'amandes, de miel et d'huile
21:37d'argan.
21:54Meriem Cherkawi, chef cuisinier et propriétaire de la maison du gourmet.
21:59C'est bien.
22:01C'est bien.
22:04C'est bien.
22:05C'est bien.
22:05Là, c'est des brilles qu'elle est en train de faire Aïcha.
22:10C'est des crêpes marocaines.
22:12On peut les appeler aussi mille trous.
22:14Moi, je les appelle comme ça, les mille trous.
22:17Parce qu'il y en a beaucoup.
22:19Et qu'on sert ça en forme de sushi ou maki, comme on veut l'appeler.
22:23Et à l'intérieur, on va garnir avec de l'amande, de l'amande marocaine qu'on a mixé avec
22:29de la fleur d'oranger, un peu de cannelle et de gomme d'arabique.
22:33Et des dates qu'on a achetées tout à l'heure au marché.
22:41C'est un hasard, on va dire.
22:42Alors, j'ai débarqué là-dedans parce que j'ai un bac S et je devais aller en France pour
22:47faire plutôt une école de commerce ou autre.
22:50Et vu l'Institut Paul Bocuse, c'est dans un château.
22:53C'est beau.
22:53J'ai dit ça, c'est ce que je veux faire.
22:57Par la suite, j'ai fait quelques stages.
22:59J'étais aussi au Majestic à Cannes, au Crion à Paris.
23:02Après, je suis rentrée au Maroc parce que j'avais toujours l'intention et le but de rentrer pour monter
23:06une affaire ici à Casablanca.
23:11Je suis partagée entre ces deux cuisines.
23:13On va dire, c'est mes deux amours, la cuisine française et la cuisine marocaine.
23:17Et c'est pour ça qu'il y a toujours cette influence, cette technique française.
23:20Parce que je trouve que la cuisine française est très riche en techniques.
23:23Et la cuisine marocaine est très bonne en saveur.
23:26Elle demande aussi à être améliorée, revue au goût du jour.
23:32Bon, effectivement, les mentalités des Marocains ont beaucoup, beaucoup évolué.
23:38On va dire ces dix dernières années.
23:40Et ils veulent beaucoup manger comme en Occident.
23:44Manger toujours japonais, manger italien, manger toutes ces influences qui nous arrivent de partout.
23:50Et moi, je me suis dit, mais pourquoi pas la cuisine marocaine ?
23:53On peut la manger autrement, on peut la varier.
23:55On a bien eu la pastilla qui est arrivée, les couscous.
23:59Et puis aujourd'hui, il faut une nouvelle vague, il faut une nouveauté aussi.
24:03Et c'est pour ça que moi, en fait, j'essaye de m'ouvrir sans dénigrer les racines et les
24:08traditions.
24:09Je m'appuie toujours sur une vieille recette ou quelque chose qui existe en lui ramenant une touche de l
24:14'extérieur.
24:14C'est comme ça, mon gars, tient.oses
25:15Yawira, c'est aussi un port de pêche.
25:17Et l'arrivée des bateaux en fin de matinée est un spectacle complet d'odeurs, de sons, de couleurs.
25:48Pêcheur depuis de nombreuses années, Asdin Sanana est depuis peu devenu artiste peintre.
25:57Je suis devenu artiste grâce à un ami très proche.
26:03Il me demandait souvent de prendre un pinceau et de peindre avec lui.
26:08Je ne me suis jamais pris au sérieux.
26:11Je faisais un peu n'importe quoi.
26:14Et puis un jour, après avoir peint, il a été surpris.
26:19Il m'a aussitôt conseillé de montrer mon travail à Frédéric, un critique d'art.
26:29Je commence toujours mes tableaux par une vue d'ensemble et après je rentre dans le détail.
26:38Ça fait longtemps que je n'ai pas pris mon bateau.
26:40Ça fait un bon moment.
26:42Il faut dire que je n'ai plus beaucoup de temps.
26:44Je suis très occupé à peindre.
26:45Je me consacre entièrement à mes tableaux.
26:48Maintenant, on peut dire que je suis plongé dans l'océan de mon art.
26:56Claude Jadot dirige la galerie Damegarde.
27:01Son œuvre est représentative en ce sens qu'on y retrouve la créativité de à peu près tous les artistes
27:08de la galerie.
27:09Ce sont des purs autodidactes.
27:12Ça émerge, c'est vraiment une pulsion créatrice comme on en trouve peu.
27:16Et c'est aussi une œuvre particulièrement colorée qui est en rupture avec l'art habituel qu'on retrouve dans
27:23le Maghreb.
27:25On sort des tons beige, rouge, brun et noir pour avoir toute la palette de l'arc-en-ciel.
27:39C'est une ville créée de toutes pièces dans la deuxième moitié du 18e siècle.
27:44Mais qui a servi de port à Tombouctou.
27:48Le trafic des esclaves passait par Esawira.
27:51Beaucoup se sont établis ici.
27:53Et donc, on retrouve dans cet art une africanité marquée par la présence d'animaux, d'animaux entremêlés, de figures
28:02homorphes.
28:03Je pense que ça a amené progressivement aussi les gens à libérer leur créativité ici.
28:11Tous les artistes de la galerie ont un autre métier.
28:13Ils étaient pour la plupart paysans, maçons, pêcheurs, bricoleurs en tout genre.
28:20Mais alors là, presque au sens du buffet.
28:27Par rapport au nord du Maroc, où on vit plus à l'européenne ou à l'occidentale, ici, on est
28:32plus dans l'Afrique subsaharienne.
28:36Je ne vais pas dire que c'est l'Afrique subsaharienne, au contraire, mais la mentalité, c'est vous, les
28:42Européens, vous avez la montre, nous, on a le temps.
28:46Voilà, c'est ça, et ça résume bien la façon de vivre ici.
28:50L'histoire de la cité, ce sont aussi les Gnawa, ses descendants d'esclaves africains.
28:56Kessa Wira célèbre chaque été au cours d'un festival international de musique.
29:01Traditionnelle, cette musique a pourtant poursuivi son évolution, notamment sous l'influence du mouvement hippie, accueilli ici dans les années
29:0870, en présence de Jimi Hendrix, dont on reconnaît les influences dans la musique du groupe Kif Samba.
29:41Sous-titrage ST' 501
29:59Et Sawira, c'est aussi la ville du vent, qui, malgré la chaleur accablante de l'été, rend l'atmosphère
30:04agréable.
30:06Il ravit les nombreux amateurs de kite et de windsurf qui se pressent sur les côtes, mais il permet également
30:12de participer à l'effort national en faveur des énergies renouvelables, avec l'un des parcs éoliens qui commencent à
30:18se multiplier dans le royaume.
30:48Sous-titrage ST' 501
30:55Une plage de sable longue de 10 km, des températures douces, 300 jours de soleil par an, Agadir a su
31:03transformer ses qualités naturelles en force économique pour devenir la plus grande station balnéaire du pays.
31:09La ville s'est dotée d'immenses complexes hôteliers de toutes catégories. Au total, elle dispose d'un parc de
31:1523 000 lits et accueille chaque année près de 700 000 touristes.
31:30A quelques kilomètres seulement, les grandes constructions laissent place au petit village de terre qu'on appelle des Douars.
31:36Et la richesse du tourisme est relayée par la culture très spéciale de l'argan.
31:40Cette plante aux nombreuses vertus, tant cosmétiques qu'alimentaires, et dont les Occidentaux sont maintenant de grands consommateurs,
31:47a la particularité de n'exister nulle part dans le monde ailleurs qu'ici, entre le Haut et le Moyen
31:52-Atlas.
32:18Sous-titrage Société Radio-Canada
32:24Ce véritable or vert est exploité par des coopératives de femmes qui se sont constituées depuis une quinzaine d'années
32:31et contrôlent l'ensemble de cette filière avec un réel succès, tout en gagnant leur indépendance économique.
32:52Fatima Améry préside l'union des coopératives de l'huile d'argan des environs d'Agadir.
33:04Ils livrent toute la production directement à UCFA, c'est l'union des coopératives bien sûr,
33:10et là ils assurent la commercialisation de leurs produits sans que la femme part au souk bien sûr.
33:34Les amandes deviennent un outil d'émancipation pour les femmes.
33:38Ensemble, elles ont engagé une formatrice qui vient enseigner dans le village,
33:43apprendre à lire, à compter pour acquérir une nouvelle autonomie.
33:47L'alphabétisation c'est beaucoup plus une alphabétisation fonctionnelle,
33:52c'est-à-dire qu'il apprend à lire et à écrire,
33:55et aussi savoir les bonnes manières, les bonnes étapes de production de l'huile d'argan,
34:00c'est surtout ça, c'est les étapes de production de l'huile d'argan,
34:03ce qui apporte l'argan, comment préserver cet arbre qui est une source de revenu pour vous les femmes.
34:23Du moment que la femme savent lire et écrire,
34:27elles peuvent se déplacer, par exemple,
34:30elles savent le numéro de bus,
34:32même pour y aller à un autre douleur, à une autre ville,
34:36parce qu'avant, elles ne peuvent pas se déplacer.
34:37Il y a toujours un homme qui part avec la femme pour une direction,
34:43pour y aller à la ville, alors maintenant, elles peuvent y aller toutes seules.
34:51Khadija Ouiskiran est l'une des femmes qui travaillent à la coopérative.
34:59Pour faire l'huile d'argan, après avoir récolté les fruits,
35:02on trie d'abord les noix, puis on les laisse sécher.
35:07Une fois que tout est sec, on enlève la graine pour pouvoir la travailler.
35:23L'argan, c'est bon pour la santé.
35:25C'est bon pour les personnes qui ont des problèmes de poids,
35:29mais c'est également idéal pour bien hydrater la peau.
35:34L'argan est aussi couramment utilisé pour conserver la beauté des cheveux.
35:40On le conseille aussi pour lutter contre les rhumatismes
35:43et encore pour ceux qui rencontrent des problèmes de circulation sanguine.
35:47C'est bon pour le pouvoir.
36:22La légende rapporte que vers 1070, un nomade planta sa tente dans le désert
36:28et mangea tant de dattes qu'il finit par faire surgir une palmerée.
36:35Ainsi naquit Marrakech.
36:48Marrakech jouit d'un prestige particulier, celui d'avoir donné son nom au royaume.
36:55Capitale incontestie du tourisme marocain, elle attire chaque année plus d'un million et demi de visiteurs,
37:00séduits par l'effervescence et le folklore de la fameuse place Djemah Elfna.
37:14L'accueil Marrakech continue à se développer et également en direction d'un public haut de gamme animé de nouvelles
37:21exigences de qualité.
37:23Symbole de ce tourisme d'exception, la Mamounia est un palace mythique dont la récente rénovation a été confiée au
37:30décorateur français Jacques Garcia.
37:34Il y a peu de mythes en matière d'hôtellerie.
37:38Et la Mamounia, c'est vraiment le symbole du voyage.
37:43J'ai connu moi la Mamounia il y a 40 ans.
37:46Je l'ai connue donc avant toutes les modifications.
37:49Je l'ai connue dans l'état de Churchill finalement.
37:51Et c'est un endroit qui m'a ouvert l'esprit sur l'Orient.
38:08Les mythes ont une chose extraordinaire, c'est que même si on n'a pas vu la chose, on en
38:13parle.
38:15Et c'est ça créer un mythe, c'est-à-dire donner le sentiment qu'au fond on n'a
38:19rien fait.
38:19Alors qu'ici, tout l'espace a été transformé.
38:31L'hôtel avec les modifications tardives avait été tourné sur l'intérieur et n'était plus tourné sur son jardin.
38:39Alors je veux dire par là que les espaces de vie n'étaient plus avec des fenêtres communiquant au jardin.
38:45Ça a été évidemment la première modification que j'ai apportée.
38:49Ce qui comptait c'est de recréer dans cet espace une vie qui puisse s'harmoniser autour d'un jardin
38:57et un espace de vie collectif.
38:59Un endroit comme celui-ci n'est plus un endroit réservé à la clientèle de l'hôtel.
39:04C'est un endroit ouvert à la ville.
39:06Ça veut dire que tous les gens qui ont des maisons, des gens qui sont installés marakchis, entre guillemets,
39:12puissent venir ici et faire presque leur quartier général.
39:20Quand Churchill dit « je suis dans l'un des plus beaux endroits du monde »,
39:23c'est un homme qui sait ce que c'est que les plus beaux endroits du monde.
39:26Il est né à Blanaim, qui est quand même un des plus beaux châteaux dans le monde.
39:31Et cet homme dit « ben voilà, là, ça y est ».
39:35Alors expliquer pourquoi on ressent ça, il faudrait une heure.
39:39Ce n'est pas « venez à Marrakech », « venez maintenant à la Mamounia »
39:43et vous y retrouverez tout ce que Churchill a voulu vous expliquer.
40:02À seulement quelques kilomètres en direction de l'Atlas, l'effervescence marakchis s'estompe.
40:08Le décor change pour laisser place à de vastes étendues silencieuses dans une palette de couleurs allant du vert des
40:14arganiers
40:15à l'ocre des petits villages de terre qui se fondent dans le paysage.
40:43Cette nature généreuse et authentique est aujourd'hui au cœur de toutes les attentions.
40:48Et le royaume, depuis quelques années, favorise le développement des énergies renouvelables
40:53ainsi que des projets d'écotourisme, une activité en plein essor qui sait profiter du patrimoine naturel tout en le
41:00respectant.
41:06Jean-Martin Herbeck a fondé en 2001 le domaine Terre d'Amanar, une réserve naturelle d'énergie
41:13dans laquelle l'hébergement, le mode de vie et les activités se font sur un mode responsable.
41:25Le bon sens, c'est la construction en terre. On n'a pas de climatisation.
41:29Quand on est au Maroc, il fait chaud, etc., il n'y a pas besoin.
41:32Quand vous avez des murs de 45 cm et que les choses sont faites avec une bonne circulation d'air,
41:37il n'y a pas besoin.
41:38Donc ce n'est pas la peine de rentrer dans des techniques très évoluées,
41:41c'est dans la simplicité du savoir-faire des anciens.
41:45Exemple de technique éprouvée par le temps, ce système d'irrigation ancestrale
41:49consistant à enterrer près des plantations des pots de terre non-vernis remplis d'eau.
41:53L'eau se diffuse lentement dans le sol sans déperdition
41:56et la plante apprend à ne consommer que ce dont elle a besoin.
41:59Aujourd'hui, avant de se préoccuper des panneaux solaires ou des lampes qui consomment basse consommation, c'est bien.
42:04Mais d'abord, il faut donner les moyens de vivre décemment aux gens qui sont tout autour.
42:09Et aujourd'hui, je pense que c'est un de nos éléments de fierté,
42:11c'est qu'aujourd'hui, le projet Terre d'Amanar, il fonctionne grâce, par, pour et avec les gens de
42:18la région.
42:19Nos légumes viennent du coin, les articles d'artisanat viennent d'ici.
42:22Donc on a une vraie implication dans le village.
42:25Et ça va plus loin que ça.
42:27C'est qu'aujourd'hui, quand on a des problématiques avec des questions administratives et tout ça,
42:32c'est même plus moi qui y vais.
42:33C'est mes équipes qui vont discuter avec les gens.
42:35Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on représente, nous, ici, c'est leur présent, c'est leur devenir, c'est
42:40leur futur.
42:41Et ça, c'est vachement important parce que le projet est devenu leur histoire.
42:50C'est bon, c'est bon.
43:15Il y a plus qu'une vraie dynamique qui se met en place au Maroc, il y a une vraie
43:19volonté.
43:19Il y a une vraie volonté qui est déjà celle qui est donnée par les vérités de Sa Majesté
43:25et qui sont réellement reprises et qui sont vraiment développées.
43:30On a une énergie extraordinaire au Maroc qu'on n'a pas toujours dans le nord de l'Europe,
43:34c'est qu'on a du soleil.
43:35Donc aujourd'hui, investir au Maroc sur les énergies solaires, c'est plus qu'une priorité, c'est une obligation.
43:41On a des endroits où il y a toujours de l'air, il y a toujours du vent, etc.
43:46Investir sur l'éolien, c'est une logique.
43:48Et ce dont on parlait tout à l'heure, on revient dans le bon sens.
43:52Maintenant, l'avantage, c'est que le bon sens va dans la bonne direction.
43:55Donc je pense que c'est pas mal.
43:59Avec le Tupkal, culminant à plus de 4100 mètres d'altitude,
44:04le Haut Atlas est la région de montagne la plus élevée d'Afrique du Nord.
44:10Coincée entre ce massif et le Mont Sarrault, la rivière d'Adès inonde de profondes gorges.
44:16C'est l'un des plus étonnants paysages du Maroc.
44:19Un serpent vert, long de 170 kilomètres,
44:22succession d'oasis verdoyantes dans un environnement aride et désertique.
44:28Cette route des mille casbahs, comme on la surnomme, conduit aux portes du Grand Sud.
44:41Warzazat est intimement lié au cinéma,
44:44avec l'implantation de studios qui accueillent des films de renommée internationale,
44:49tournés ici, dans des décors somptueux et de magnifiques paysages.
44:59Le cinéma, c'est aussi la principale source d'emploi de la région,
45:04et notamment pour Nasser Rougerie,
45:06figurant dans plusieurs centaines de films en 50 ans de carrière.
45:09Et pour Moustapha Rashidi,
45:11qui lui a joué un des principaux rôles du film Babel,
45:14aux côtés de l'acteur américain Brad Pitt.
45:17Le film que j'ai commencé, le premier, c'est Sudoma e Gomorra.
45:20C'est un grand film italien qui a à peu près 2000 figurants.
45:25En 1962, on n'a pas trouvé les figurants,
45:29parce que les gens sont un peu religieux,
45:31ils ne veulent pas travailler dans le cinéma.
45:33On a trouvé que les Juifs habitent dans la région.
45:37On a ramassé les femmes des Juifs, les gens,
45:40on a ramassé tout dans les camions,
45:41on les a ramenés à Aït Moulehdou.
45:46J'ai travaillé à peu près plus de 250-300 films depuis 1962.
45:54Et comme ça, les grands films qu'ils ont eus d'Uscar,
45:57ils ont tourné à voir Zazat,
46:01Gladiateur, Les règles d'engagement,
46:03beaucoup de grands films.
46:04Et chaque année, il y a des films qui arrivent.
46:07Il y a 3, 5, 10, jusqu'à 20 films qui arrivent.
46:30Ici, à Aouazazat, il y a toujours le soleil.
46:34Il y a toujours le soleil et l'éclairage, c'est bon.
46:36Il y a aussi les gens qu'ils ont appris à travailler dans le cinéma.
46:42Toute ma famille travaille dans le cinéma,
46:43madame, les filles.
46:45Il n'y a qu'un autre moyen ici.
46:47Il n'y a pas de l'agriculture, il n'y a pas d'usines,
46:49il n'y a rien, c'est une porte de désert.
46:53Il n'y a rien, seulement le cinéma et un peu de touristes.
46:57J'ai acheté la maison en 1967.
47:01Chaque fois que j'y gagne un peu, je construis un peu.
47:05Je n'ai pas fini de la construction depuis maintenant.
47:11J'attends des autres films pour les finir.
47:30Le film dans lequel j'ai préféré tourner est sans aucun doute Babel.
47:34J'avais un rôle très important et je dois dire que je l'ai bien interprété.
47:40Je vous invite d'ailleurs à le regarder et à juger par vous-même.
47:45Ce tournage m'a permis de côtoyer de nombreuses personnes,
47:47comme le réalisateur Alejandro González.
47:50Il m'a énormément enseigné.
47:53Avant le tournage d'une scène, il me conseillait beaucoup.
47:56J'ai appris avec lui à m'imprégner du personnage, à le vivre réellement.
48:00Il a révélé en moi des émotions que j'ignorais.
48:12Après le tournage de la dernière scène,
48:15Brad Pitt a demandé au réalisateur si nous étions des acteurs professionnels.
48:18Ce qui montre à quel point il a aimé notre travail.
48:22Pourtant, nous n'étions que des comédiens amateurs.
48:25Après deux ans de tournage, il était vraiment peiné de nous quitter.
48:32Le phénomène a pris des proportions impressionnantes depuis quelques années,
48:35avec la création de nouveaux studios,
48:38nés de l'alliance entre le producteur italien Dino De Laurentiis et les studios Ginecita.
48:43Amin Tazi est le responsable du pôle cinéma de ces studios.
48:47Ouazazat, qu'aujourd'hui je pourrais appeler Ouazaziwood,
48:51du fait que le nombre de tournages qui ont été tournés, qui ont été recueillis Ouazazat.
48:56Ouazazat est assez attractive, d'abord par sa lumière.
48:59Nous avons une lumière magnifique, nous avons de très beaux espaces.
49:02Et aussi le développement de tous ces différents sites de tournage.
49:07Je pense qu'il y a à peu près une cinquantaine de sites de tournage aux alentours d'Oazazat.
49:11Mais aussi un élément très important, c'est tous les gens qui arrivent à travailler dans ces films.
49:16Aujourd'hui le Maroc est ce qu'on appelle movie friendly.
49:18Il y a toutes des équipes, que ce soit qui travaillent réellement dans la production,
49:22ou aussi des artisans.
49:24Les artisans marocains ont pu, surtout de la région de Ouazazat,
49:27ont pu développer un savoir-faire inouï dans tout ce qui est construction de décors,
49:32pour tout ce qui est costumes, fabrication de crossings, fabrication d'armes, et beaucoup de choses.
49:36Donc Ouazazat devient une destination privilégiée pour le tournage.
49:42Dès qu'on passe au tournage au Maroc, on pense à Ouazazat en premier.
49:47Mais avant les équipes étrangères venaient avec 80% d'étrangers et 20% de Marocains.
49:52Aujourd'hui la tendance a été renversée.
49:54Il y a 80% de Marocains qui travaillent dans les films,
49:56et il n'y a que 20% d'encadrement qui vient avec les productions étrangères.
50:01Chaque fois que je viens dans ce décor qui est magnifique,
50:04qui a été construit par Idles Scott,
50:07je suis toujours impressionné par la grandeur de cette construction,
50:10par aussi la qualité de la construction dans laquelle beaucoup de Marocains ont participé avec une équipe italienne.
50:15Et à chaque fois, je m'oublie, je commence à jouer, je commence à me rappeler comme quoi,
50:20ou aussi jouer l'acteur et dire voilà comment s'est passé le film,
50:23me rappeler toutes les scènes du film.
50:25Et c'est vraiment impressionnant, aussi du fait qu'il y a plusieurs types de décors,
50:28les Romains, les Égyptiens, les Asiatiques avec Oudnoum, etc.
50:32A chaque fois, on voyage d'un pays à un autre facilement,
50:36et c'est vraiment, c'est plus une passion qu'un travail en lui-même.
50:423000 ans d'histoire, une nature à couper le souffle.
50:47Une nature qu'on préserve, qu'on organise,
50:49en toute conscience des évolutions environnementales,
50:52mais aussi économiques, du monde qui l'entoure.
50:55Et une histoire qui continue à s'écrire,
50:58portée par la passion des hommes,
51:00la richesse de leur culture,
51:02et les énormes capacités dont ils disposent
51:05pour se fabriquer un futur,
51:07dans une diversité de Maroc,
51:09que nous pourrons perpétuellement
51:11continuer à redécouvrir.
51:42Sous-titrage ST' 501
51:55Sous-titrage ST' 501
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angta.hwf786
Creator
Morocco, known for its rich Arabic and Berber heritage, bustling medinas, and diverse landscapes...

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