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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Parlons maintenant politique avec le signé Consigny, consacré ce soir à un homme qui se prépare pour la présidentielle et
00:07qui ne s'en cache plus.
00:08Il s'appelle François Hollande. Il n'est pas seul, vous allez voir dans un instant parce que c'est
00:12l'autre information de l'après-midi.
00:13Charles Consigny, bonsoir tout d'abord.
00:15Bonsoir.
00:15Face à vous ce soir, François Calfon, le socialiste. Bonsoir François.
00:19Alors je parlais de François Hollande, François Hollande is back, mais il y a aussi Bernard Cazeneuve is back,
00:23puisque dans la presse, cet après-midi, Bernard Cazeneuve se déclare officiellement candidat.
00:30Regardez ce qu'il dit précisément. L'ancien Premier ministre de François Hollande, l'ancien ministre de l'Intérieur également.
00:36Alors ça, c'est François Hollande qui a dit hier soir, j'ai déjà été président, je connais la fonction,
00:41je l'ai rempli, je peux être utile,
00:42mais je ne peux pas être un candidat de témoignage. Il a dit ça lors d'un cocktail de soutien
00:47au Sénat hier soir.
00:49Et Bernard Cazeneuve de son côté, voilà ce qu'il dit, c'est par un contrat qui me lie aux
00:53Français que je présente ma candidature.
00:56Bernard Cazeneuve qui dévoile donc sa lettre pour 2027 dans les colonnes du Parisien en exclusivité.
01:03On a donc deux anciennes personnalités de gauche qui ont exercé le pouvoir, qui reviennent
01:09et qui ont bien l'intention de jouer un rôle de premier plan dans cette présidentielle.
01:12Charles, je sens que ça vous emballe.
01:13– Il faudrait vraiment que la France soit un pays très fatigué et très, oui, en marche les éléphants, la
01:23marche des éléphants.
01:25C'est bien titré. Vous voyez, je pense que…
01:28– Pendant hommage à Fabrice Pierrot, le rédacteur en chef.
01:30– Voilà, moi je pense que Fabrice Pierrot, le rédacteur en chef de notre émission…
01:34– Alors attendez, pardon, je vais rendre précisément à César ce qui lui appartient, c'est Quentin Moreau qui est
01:39notre chef d'édition.
01:39Voilà, ça me permet de les saluer tous les deux, Fabrice et Quentin, qui nous aident à préparer cette émission
01:44chaque soir.
01:44– Eh bien voilà, Quentin Moreau a plus d'énergie, plus de vitalité que Hollande et Cazeneuve.
01:50Donc moi je préfère pour la France plus de Quentin Moreau, plus de Fabrice Pierrot et moins de Hollande et
01:56Cazeneuve
01:57qui, entre deux déjeuners au cercle interallié, se disent « Tiens, est-ce que je ne pourrais pas… »
02:05– Oui mais ça dit quelque chose.
02:06– Est-ce que je ne pourrais pas adresser une télécopie aux Français ?
02:10– Non mais pardon, mais ça dit quelque chose quand même d'une gauche non-mélenchoniste
02:14qui ne s'est pas trouvé de nouveau leader et donc qui va peut-être chercher ceux qui ont incarné
02:20le pouvoir pendant cinq ans.
02:22– Moi attends, je laisse après parler François Calfon, le futur ministre de François Hollande.
02:28– Ou de Bernard Cazeneuve.
02:30– Ou de Bernard Cazeneuve, de toute façon c'est les mêmes.
02:32Mais moi je voudrais dire deux choses.
02:36Un, ça dit plus de l'éclatement de cette présidentielle-là que quoi que ce soit d'autre.
02:43C'est-à-dire que tout le monde est candidat concrètement.
02:45Aujourd'hui on est même sommé de préciser qu'on n'est pas candidat tellement il y a de candidats.
02:50– Ségolène Royal est aussi candidat.
02:52– Voilà, mais maintenant on doit préciser qu'on n'est pas candidat.
02:55Et deuxièmement, je suis quand même frappé, là je ne vais pas être sympa avec Hollande
03:00que j'aime bien par ailleurs humainement, mais je ne trouve pas, alors qu'il a été président cinq ans,
03:05je l'écoute et je ne vois pas ce qu'il dit de plus pertinent que les autres.
03:08Et ça c'est quand même très révélateur du niveau général et du sien en particulier.
03:13– Je tiens à préciser que Bernard Cazeneuve est candidat mais il ne participera pas à la primaire socialiste.
03:18Il y a une primaire socialiste qui se met en place et François Hollande, s'il est candidat,
03:22ça sera plus tard sans doute à la fin de l'année et pareil ça sera en primaire.
03:27– Bon d'abord moi je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Charles Consigny sur un point,
03:30c'est-à-dire que ce n'est pas le retour des éléphants et au passage quand même,
03:34les éléphants c'est un animal de la savane sympathique qu'il faut réhabiliter
03:38puisqu'il a la sagesse, il a des attitudes sociales tout à fait sympathiques.
03:43Mais trop de candidats égale pas de candidats.
03:45Et en réalité on est dans une situation où on s'y perd.
03:48Effectivement moi-même à chaque émission où je vais, je suis obligé de dire,
03:52puisqu'on me pose la question, que je ne suis pas candidat.
03:54Et je pense que nous sommes dans un contexte sérieux,
03:57d'accession possible et même probable de l'extrême droite au pouvoir
04:02et que ceux qui ne le souhaitent pas doivent chercher une solution.
04:05– Est-ce que François Hollande et Bernard Cazeneuve peuvent être des bons remparts à l'extrême droite ?
04:09– Il y a une compétence, mais à la limite, moi je suis socialiste,
04:12et je suis social-démocrate et j'ai de la sympathie pour l'un et pour l'autre.
04:15Mais il y a une réaction, on voit bien dans les enquêtes de popularité,
04:18par rapport à ce qu'incarne François Hollande.
04:21Et je vais dire avec des mots simples.
04:22– Et qu'est-ce qu'il incarne ?
04:23– Je vais vous dire, on est dans la métapolitique,
04:26c'est vrai que je suis d'accord avec vous que les programmes n'ont pas été présentés.
04:29Il incarne une chose simple, c'est que la politique aujourd'hui,
04:32quand on voit certains de mes confrères, c'est une affaire de professionnels
04:36faite par des amateurs.
04:37Eh bien, la France, ce n'est pas un petit pays,
04:39ce n'est pas Liechtenstein, ce n'est pas Andorre,
04:42donc elle mérite un président de la République qui soit un professionnel.
04:45On peut contester…
04:45– Dans ce cas-là, on ne change jamais alors.
04:47C'est un argument de non-renouvellement.
04:49François Hollande, quand il a accédé au pouvoir, il n'avait jamais été ministre.
04:51D'ailleurs, on lui avait reproché.
04:52– C'est vrai, mais en même temps…
04:54– Mais en même temps, sur un contexte international extrêmement tendu
04:57que nous connaissons dans le détroit d'Hormuz,
05:00il n'a jamais été ministre, mais que ce soit Bernard Cazinat…
05:02– C'est Hollande qui va débloquer le détroit d'Hormuz.
05:04– Non, mais par contre, je vous rappelle que pendant les attentats,
05:07quand il a fallu mener pour l'ensemble des Européens
05:10une opération extérieure au Mali, tout ça a été salué.
05:14– Ça, c'est vrai.
05:14– Et je pense qu'en ce moment, ça compte un tout petit peu.
05:16– Donc on a besoin d'hommes d'expérience.
05:18– On a besoin d'hommes d'expérience.
05:19– Et je rajoute un point, comme ça, ça fait avancer le débat,
05:22parce que ce n'est pas un concours beauté non plus,
05:24ça je suis tout à fait d'accord avec vous.
05:25On vient de voter au Parti Socialiste une primaire.
05:28Cette primaire, c'est une primaire cohérente sur le plan idéologique.
05:31On réunit socialistes et sociaux-démocrates.
05:34Moi, je veux que cette offre-là, parce que j'en suis convaincu,
05:36je vois qu'au niveau européen, on fait de belles choses,
05:38je veux que cette offre-là, elle ait un débat de bon niveau.
05:41– Donc vous demandez à Bernard Cazeneuve d'y participer ?
05:43– Mais tout à fait, à François Hollande, à Bernard Cazeneuve,
05:46et évidemment à Raphaël Glucksmann, de venir dans ce débat.
05:50Et là, je suis d'accord avec ce que vous dites,
05:52ce débat, il doit être de haut niveau.
05:53C'est-à-dire, quelles sont les options politiques ?
05:55Est-ce que c'est business as usual,
05:57d'une gauche qui dit, il y a un problème, on invente un impôt,
06:00ou est-ce que c'est une gauche qui est en capacité,
06:03tout simplement, de répondre aux besoins du pays ?
06:05Et les besoins du pays, c'est de rassembler des forces politiques,
06:08les socialistes certainement, mais aussi,
06:10on ne va pas reconstruire du neuf sur les ruines du Macronisme.
06:14– Alors, l'argument de l'expérience,
06:16alors certes, on peut effectivement le porter au crédit des deux hommes,
06:20François Hollande qui a été président pendant cinq ans,
06:22Bernard Cazeneuve qui a été mis en intérieur,
06:24pendant d'ailleurs les attentats de Paris,
06:26et qui ensuite a terminé Premier ministre en remplacement de Manuel Valls.
06:30Est-ce que cet argument est un argument fort ?
06:32Il faut des gens d'expérience ?
06:34– Oui, moi je pense qu'il faut quand même des gens
06:36qui ont une certaine expérience.
06:37Après, on peut avoir un président plus ou moins sans expérience,
06:41mais qui a d'autres qualités,
06:42qui s'entourent de gens d'expérience.
06:44Il n'y a pas forcément besoin que le président lui-même
06:48soit un éléphant âgé de plus de 100 ans,
06:51ce n'est pas forcément nécessaire.
06:53Il est vrai qu'Hollande a plutôt été un bon président
06:56sur l'international.
06:57Moi, je reconnais tout à fait ça.
06:59Effectivement, les opérations maliennes,
07:01et de façon générale, moi, ce que j'avais apprécié,
07:04c'est qu'il n'avait pas la main qui tremblait.
07:07Il était toujours prêt à appuyer sur les boutons.
07:09D'ailleurs, il a joyeusement fait assassiner les Français,
07:13mais qui avaient fait le choix de s'enrôler
07:15dans les rangs de l'État islamique.
07:17– On lui a reproché de l'avoir dit dans un livre.
07:19– Il l'a dit.
07:20– Il était prêt à emmener une opération internationale en Syrie,
07:24c'est Obama, l'idole de la gauche, qui a eu peur.
07:27Donc ça, je le reconnais volontiers.
07:29– On va parler tant qu'il court quand même, Charles Consigné,
07:31puisque c'est un débat et que…
07:32– Non, non, non, non, non.
07:33– C'est quand même non.
07:34– Mais ce n'est pas pour ça qu'on est élu président de la République, pardon.
07:37– Non, non, mais par les temps qui courent,
07:39on a un contexte international, il n'est pas une mergule.
07:41– D'accord, mais pardon, pardon, tous les deux, je suis désolé,
07:45mais d'expérience, ce n'est pas sur l'international,
07:47on est élu président.
07:48En revanche, on peut être élu président sur les questions
07:51de pouvoir d'achat, de sécurité, d'immigration, de chômage.
07:55– Mais la question, ce n'est pas sur quoi on est élu président, etc.
07:57C'est dans quel État est le pays et de quoi il a besoin.
08:01– Dans quel État sont les Français et de quoi ils ont besoin.
08:04Et moi, ce qui me frappe d'ailleurs beaucoup,
08:06c'est que pourquoi cette gauche sociale-démocrate,
08:08qui est parfois plus offensive qu'il a été dans l'histoire,
08:12notamment quand Hollande a gagné,
08:13pourquoi est-elle si molle sur ce coup-là ?
08:16Parce qu'en fait, elle sent qu'elle n'a ni les profils,
08:19ni les solutions pour la France.
08:21– Bien sûr que si, ils ne sont pas offensifs du tout
08:24parce qu'ils savent bien qu'au fond,
08:26vous savez bien que ce que vous proposez
08:28n'est pas ce dont le pays a besoin.
08:32Et moi, je pense que franchement,
08:35la France, le pays le plus taxé du monde,
08:38un des plus réglementés du monde,
08:41dans lequel les Français s'appauvrissent,
08:44dans lequel les Français sont en voie de déclassement,
08:47revenir au socialisme,
08:48mais moi, je pense qu'on serait au-delà du suicide et de la névrose,
08:54on basculerait dans l'humour.
08:56– Alors déjà, je pense que par exemple,
08:58on vient de le voir avec les canicules, avec les incendies,
09:01finalement, c'est à la gauche qui gouverne,
09:03qu'il faut s'adresser pour s'occuper d'écologie,
09:05puisque les écologistes…
09:07– François-là, on n'avait pas commandé de Canadair.
09:08– Oui, mais d'accord, mais il n'y a pas de déclassement.
09:10– Moi, je suis député européen,
09:13on est en train de sortir du véhicule thermique en Europe,
09:15par notre action, alors qu'il y a un backlash écologique,
09:19de la part notamment de la droite allemande.
09:22La deuxième chose que je voulais vous dire,
09:23et qui, à mes yeux, est assez clé,
09:26ceux qui pensent qu'ils vont revenir avec leur petit drapeau de parti
09:28et gagner dans ce contexte-là,
09:31pour les Français, pas pour eux-mêmes, ça ne m'intéresse pas,
09:33se trompent lourdement.
09:34Et j'ai entendu les propos,
09:36ils m'avaient invité, mais j'étais à Bruxelles hier,
09:38j'ai entendu les propos de François Hollande qui ont été rapportés,
09:41il dit ça, il dit de toute façon,
09:43dans le contexte, nous n'aurons pas une assemblée nationale monolithique.
09:47Et donc la question, c'est que...
09:48Ça sera un président de cohabitation ?
09:49Je pense qu'il faut réinventer, au regard de la tripartition,
09:54finalement, une feuille de route...
09:55On va dans des trucs beaucoup trop compliques.
09:56Non, je pense...
09:57Je pense qu'on se fait des meaux cerveaux.
09:59Et je termine là comme ça.
10:00Vous dites que François Hollande, s'il arrive à se faire réélire,
10:03il n'aura pas de majorité.
10:04Ce n'est pas très engageant.
10:05Si je suis ce qui a été dit,
10:07puisque j'ai un peu fait parler...
10:09Ce n'est pas un discours de qui ?
10:09Lui-même dit...
10:10Ce n'est pas un discours de gaillant, quoi.
10:11Lui-même dit, attention, nous aurons des compromis
10:13à trouver à l'Assemblée nationale.
10:15Et je pense même que c'est assez moderne comme façon de présider.
10:18Voilà.
10:18Parce que voilà, alors on nous prédit déjà l'inertie.
10:21C'est génial.
10:23On vous compromet, c'est inertie.
10:25C'est vous qui regardez avec le rétroviseur.
10:27Hollande ne promeut tellement rien
10:29qu'il est l'homme idéal pour mettre tout le monde d'accord.
10:33Puisque de toute façon, on ne fera rien.
10:34Ça sera à nouveau en même temps.
10:35On ne va pas se mettre d'accord.
10:36Donc c'est le cornu 3, si vous voulez, le gouvernement Hollande 27.
10:40Non, mais franchement, moi je vais vous dire, on voit...
10:42Ça vous fait peur, Charles.
10:43Non, mais parce que je pense que...
10:45Quelle est l'alternative, Charles Consigui ?
10:46Parce que je pense que la France a besoin d'un électrochoc.
10:48Marine Le Pen, c'est ça l'alternative ?
10:50Non, pas Marine Le Pen, qu'elle a besoin de se remettre au boulot.
10:53Oui, mais...
10:53Qu'elle a besoin de se remobiliser, si vous voulez.
10:57La gauche au pouvoir, on la voit à Paris.
11:00Là, l'autre jour, j'ai un ami qui me racontait...
11:03Elle a été réelle au passage.
11:04Encore tout à l'heure.
11:05Ça avait 25 ans qu'elle est là.
11:06Sans LFI.
11:07Tout à l'heure...
11:08Roi dans ses bottes, la gauche socialiste a été réelle.
11:10En ce moment, à Paris, c'est la canicule.
11:12Oui, j'entends bien.
11:13J'avais tout à l'heure un de mes collaborateurs au téléphone.
11:16Il a des enfants.
11:18Il voulait aller à une piscine municipale.
11:21Il commence par aller à la piscine de Pontoise.
11:24La piscine de Pontoise, bien sûr, est complète.
11:27Pourquoi est-elle complète ?
11:28Parce qu'une autre piscine bien connue qui s'appelle la piscine Jean-Taris
11:31est en travaux depuis maintenant plus de 5 ans.
11:34Non, non, attendez, attendez.
11:36Depuis maintenant plus de 5 ans.
11:38Ah, compliqué.
11:39Il regarde une autre piscine.
11:40Piscine Saint-Germain, je ne sais pas quoi.
11:41Dans le même quartier.
11:42Pareil.
11:43En travaux fermés depuis plusieurs années.
11:46Depuis plusieurs années.
11:47Attendez, attendez.
11:48Je crois qu'on est quand même loin de la piscine.
11:49Attendez, attendez.
11:49Il se dit, je vais emmener mes enfants au jardin.
11:54Ah non, jardin fermé.
11:55Ah bon, pourquoi ?
11:56Ah, on fait un tournage, excusez-nous.
11:58Voilà.
11:59Ça, c'est la France de la gauche.
12:00Ça, c'est-à-dire que les services publics théoriquement existent, en réalité ne fonctionnent pas, comme en URSS.
12:07Et les intermittents du spectacle s'ébrouent dans les jardins publics à tourner tout et n'importe quoi.
12:13Des trucs que les gens ne regardent pas et qui coûtent des fortunes aux contribuables.
12:17Et pendant ce temps-là, les familles qui bossent, le gars qui essaye de sortir ses enfants et de les
12:22faire respirer pendant la canicule, il ne peut pas.
12:24Donc moi, voilà.
12:24Vous voyez, ça, je pense qu'on n'a pas besoin.
12:26Et si je prends un contre-modèle et je termine par là, je suis désolé.
12:29Mais il y a de nombreux endroits du monde.
12:31Les endroits dynamiques, Singapour, les Émirats, quelques coins des États-Unis, etc.
12:36Par exemple, ce n'est pas 50 travaux, une piscine.
12:38Vous voyez, une piscine qui est fermée, 5 jours plus tard, elle est rouvente.
12:41On est tellement loin que je...
12:42En Chine, c'est 3 jours.
12:44J'essaye de nous emmener un peu dans le futur pendant que vous essayez de nous maintenir dans la mélasse.
12:50Pour revenir sur...
12:51Je voudrais quand même répondre un peu, mais je vais répondre également à la question.
12:54Je voudrais qu'on avance un peu.
12:55François Hollande, Bernard Cazeneuve, candidat, en tout cas, Bernard Cazeneuve, c'est officiel.
12:58François Hollande, il se prépare.
12:59Mais c'est aussi, finalement, parce qu'il y a Mélenchon.
13:03C'est-à-dire que comme Mélenchon, jusqu'à présent, a préempté, finalement, l'électorat de gauche...
13:08Une bonne partie de la gauche.
13:08Une bonne partie de la gauche.
13:10Il a quand même fait plus de 20% la dernière fois aux présidentielles.
13:14Finalement, ceux qui sont là n'ont pas réussi à s'imposer.
13:16Je ne vais pas citer de noms, mais on les connaît.
13:18Et donc, on a besoin d'aller chercher Hollande.
13:20Non, mais je ne peux pas que ça se passe.
13:21En fait, si on a Hollande, il faut dire merci à Mélenchon ?
13:24Écoutez, Mélenchon, moi, je dis ce que j'en pense à longueur de plateau.
13:27Je comprends que certains soient attirés par la radicalité.
13:29Sachant que les deux hommes ne s'aiment pas.
13:31Mais voter Mélenchon au premier tour, c'est la garantie d'avoir Le Pen au second.
13:35Puisque dans tous les sondages, vous prenez peut-être même M. Consigny face à Emmanuel Le Pen.
13:39Il fera un meilleur score.
13:40Voter Hollande, Hollande fera un meilleur score que Mélenchon au deuxième tour ?
13:43Ça, c'est certain.
13:43Face à Marine Le Pen.
13:44Ça, c'est certain.
13:45D'ores et déjà, ceux qui sont semi-déclarés, par exemple Raphaël Glucksmann,
13:49fait 10 points de plus que Mélenchon au second tour.
13:51Donc, ceux qui sont convaincus par une gauche qui est trop radicale à certains,
13:56trop molle à d'autres,
13:58ils doivent quand même avoir un vote efficace s'ils ne veulent pas Marine Le Pen.
14:02Ensuite, je voulais quand même répondre au passage sur l'efficacité
14:06dans la croissance dans l'économie versus la gabegie.
14:09En gros, c'est ça.
14:11Et l'inertie.
14:12Le pays qui connaît la plus forte croissance en Europe s'appelle l'Espagne,
14:17dirigée par Pedro Sanchez.
14:18Après des réformes de droite, quand même.
14:20Mais d'accord, mais 3,7%.
14:21Assez dur, d'ailleurs.
14:223,7% de croissance.
14:24Mais après des réformes très dures de droite.
14:25Et contrairement à votre entienne permanente sur le thème,
14:28c'est à cause des salaires pour l'Egypte.
14:29Et en Argentine, c'est le plus.
14:30Il a augmenté.
14:31Mais ils sont très loin de nous.
14:33Mon modèle n'est pas millé.
14:35Il a augmenté les salaires.
14:36Soyons honnêtes, François, vous le savez,
14:37après des réformes très dures de la droite.
14:40J'entends bien.
14:41Et que les Espagnols ont dû supporter.
14:42Effectivement, le pays est reparti.
14:44La litanie des piscines fermées des amis de M. Consigny,
14:47on peut revenir à la macro politique.
14:49Même si j'ai la sympathie pour vos amis.
14:51Alors Mélenchon, Charles, sur Mélenchon,
14:53finalement, si on a François Hollande,
14:55c'est parce que Mélenchon s'est imposé à gauche
14:57qu'aucun socialiste actuel, Olivier Faure ou d'autres,
15:00n'arrive à contester ce leadership imposé par Mélenchon.
15:03Et donc, il n'y a que François Hollande
15:04qui pourra finalement contrer Jean-Luc Mélenchon.
15:07D'abord, je parlais, moi, de ce que donne la gauche
15:10quand elle est au pouvoir.
15:11La gauche hollandaise, ce qu'on voit,
15:12c'est qu'elle est incapable de faire bosser les gens.
15:14C'est tout.
15:15C'est aussi simple que ça.
15:17Ensuite, s'agissant de Mélenchon,
15:19évidemment, tout le monde essaye de rejouer
15:20ces histoires de vote utile.
15:22Ça vaut pour Hollande vaguement comme pour les autres.
15:25Il y a des gens qui s'intéressent à qui sera le président.
15:27Tout le monde est à fond là-dessus.
15:28En même temps, ce qui fait les présidents
15:30ces dernières années, c'est vote utile face à Marine Le Pen.
15:32Il faut arrêter de mettre un flingue sur la tempe des gens.
15:35D'abord, je vous rappelle que le RN, à mon sens,
15:38n'est pas forcément un bloc totalement monolithique.
15:41Je pense que, par exemple,
15:42le fait que leur candidat ne soit pas bardé là,
15:44ça va peut-être déporter certains électeurs
15:46vers d'autres candidats.
15:47Ça, c'est quand même possible.
15:48De la même manière que le fait que ce soit Marine Le Pen
15:50va peut-être leur amener des gens
15:52qui n'auraient pas voté bardé là.
15:53On ne sait pas.
15:54Mais je ne pense pas que ce soit immuable.
15:56Ensuite, Marine Le Pen, je suis désolé,
15:58elle a des qualités sans doute.
15:59Elle n'est pas si bonne que ça en campagne.
16:01Elle a quand même, en gros, perdu trois élections.
16:03Alors certes, elle a été trois fois au second tour.
16:05C'est une performance.
16:06Mais elle a quand même perdu trois fois.
16:09Donc, je ne sais pas,
16:09je me souviens de Nicolas Sarkozy en 2007.
16:12Il est allé chercher les électeurs aussi
16:14à ce qu'on appelait à l'époque le Front National.
16:16Donc, tout ça n'est pas totalement immuable.
16:18Et je maintiens qu'on ne peut pas
16:22forcer les gens à voter avec un flingue sur l'attente.
16:24Non, mais ça, moi, je suis d'accord avec vous.
16:26Là, il y a un moment donné,
16:27les Français doivent voter pour le candidat
16:29qui leur plaît, qui les intéresse,
16:31qui propose un programme, qui leur va,
16:33et sans forcément se dire
16:35« Ah, mais si je vote pour lui,
16:37j'aurai le second tour entre trucs... »
16:39C'est là qu'il faut un débat de fond.
16:40Là, il faut absolument un débat de fond.
16:42Ça ne peut pas uniquement reposer
16:44sur la peur de l'arrivée au pouvoir
16:46de Mélenchon ou de Le Pen.
16:47Je n'ai pas la langue de bois.
16:48Donc, bien évidemment que la course de petits chevaux,
16:51même si elle est intéressante,
16:52ne se suffit pas à elle-même.
16:53Et deuxièmement, une gauche qui veut retrouver
16:55les électeurs doit traiter les questions
16:57que se posent les électeurs.
16:57Est-ce que François Hollande
16:58y va apporter quelque chose de nouveau ?
16:59Je vais au bout, parce que quand même,
17:01je ne veux pas m'échapper
17:02quand on me pose de vraies questions.
17:04D'abord, moi, je suis très attaché
17:06à ces questions de décarbonation
17:07vu l'état du pays.
17:09Il faudra pouvoir répondre
17:09sur une vraie stratégie.
17:10Nucléaire, pas nucléaire,
17:12électrification partout,
17:13j'en passe, c'est les meilleurs.
17:14Deuxième sujet,
17:15les Français se posent la question
17:16de la sécurité.
17:18Ils ont un modèle de, finalement,
17:20sécurité ordonnée,
17:21d'ordre juste d'un côté
17:22et de polistique de l'autre.
17:24Donc, ils ont un choix à gauche.
17:26Est-ce que désarmer la police ?
17:28Est-ce que supprimer les polices municipales ?
17:30C'est de ça qu'on a besoin à gauche.
17:31On a besoin, évidemment, des socialistes
17:33qui, dans un cadre équilibré,
17:35garantissent la sécurité des personnes.
17:38Ensuite, il y a la question
17:39de la réindustrialisation souveraine.
17:41Et là, nous avons fauté,
17:43collectivement, l'ensemble
17:45de la classe politique
17:45à vouloir un pays sans usine.
17:47Il faut maintenant se réarmer.
17:49Et enfin, il y a la question migratoire
17:51avec une politique équilibrée
17:53sur laquelle les socialistes,
17:55la gauche, ne doit pas se cacher
17:57en permanence derrière son quotidien.
18:00Là, on va revivre le quinquennat Hollande.
18:01Retour en 2012.
18:03Quand j'entends tout ça,
18:04j'ai envie de candidat populiste.
18:07Parce que j'entends qu'elle...
18:08Vous faites votre coming-out politique.
18:10J'entends qu'elle...
18:11Mais moi, je savais...
18:12Mais pour moi, même Le Pen et Mélenchon,
18:14pour moi, n'en sont pas.
18:15Moi, j'aimerais une espèce de personne.
18:16Vous voulez dire, il y a un...
18:17Oui, parce que, quand je vous entends,
18:18j'ai l'impression que vous êtes
18:19un ministre sortant, si vous voulez.
18:21Vous dites, ah oui, c'est vrai,
18:22sur l'industrie, on a fait des erreurs,
18:23mais à coup le pas.
18:24Bah oui, sous Hollande, effectivement,
18:26vous avez s'abordé un certain nombre
18:28de fleurons industriels français.
18:31Les ouvriers qui ont été mis
18:32sur le carreau s'en souviennent.
18:34Moi, j'ai l'impression, honnêtement,
18:36d'une fatigue
18:36de la classe politique globale.
18:38Et je vais vous dire,
18:38le retour de ces éléphants
18:40est l'espèce de signe final
18:42de la fatigue.
18:43Voilà.
18:43Merci à tous les deux.
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