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  • il y a 2 semaines
Après que la lecture définitive de la proposition proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir est eu lieu, suivez en direct le débrief d'Elsa Mondin-Gava et des ses invités.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, émission spéciale en direct de l'Assemblée Nationale qui vient d'acter un vote historique,
00:07une aide à mourir votée par les députés de manière définitive.
00:11On va revenir sur les premières réactions avec nos équipes qui sont toutes mobilisées.
00:15Stéphanie Despierre depuis la salle des quatre colonnes, la caméra de Marco Pommier
00:19et la réaction de la présidente de l'Assemblée Nationale dans quelques instants.
00:23Hélène Bonduelle est-elle place des Invalides tout près de l'Assemblée Nationale
00:26où les opposants au texte se sont donnés rendez-vous ?
00:30Stéphanie Despierre, ça y est, s'est fait un ultime vote à l'Assemblée qui a voté donc pour une
00:36aide à mourir.
00:36Stéphanie ?
00:37Oui, un vote historique pour la création de cette aide à mourir pour 291 voix contre 241 voix.
00:45La loi est donc largement adoptée mais l'écart est de 50 voix.
00:49C'était 63 il y a quelques jours quand l'Assemblée s'était prononcée.
00:54C'était 73 en février et c'était 106 en mai 2025 quand l'Assemblée s'était prononcée pour la
01:00première fois.
01:00L'écart s'est donc resserré au fur et à mesure de la navette parlementaire
01:04mais cela n'a pas empêché l'adoption de ce texte.
01:08Il est donc désormais adopté définitivement.
01:12Je vous rappelle que le Premier ministre a d'ores et déjà annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel.
01:17Les sages vont donc devoir contrôler la légalité de ce texte, on va voir s'ils respectent bien les principes
01:22de la constitution,
01:23notamment la dignité humaine.
01:25Ils ont un mois pour statuer.
01:27L'entrée en vigueur ne sera donc possible que dans un mois.
01:32Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
01:34On va avoir évidemment de très nombreuses réactions sur ce plateau.
01:38La présidente de l'Assemblée derrière moi, les opposants.
01:40Mais on écoupe le groupe de la France insoumise aux quatre colonnes.
01:42Adrien Clouet.
01:43Qui se sont projetés dans des situations de souffrance extrême et qui savent aujourd'hui qu'elles ont une nouvelle
01:49liberté,
01:50la capacité de dire stop, je ne veux plus endurer une situation qui m'est insupportable.
01:55Et en cela, ce vote ce soir, il est profondément républicain.
01:59C'est un vote de liberté où on proclame que l'individu est libre de choisir le seuil de douleur
02:04qui est le sien.
02:04C'est un vote d'égalité où on dit que c'est fini de devoir partir à l'étranger pour
02:08trouver un soulagement lorsqu'on n'en peut plus.
02:10Et puis c'est un vote de fraternité où on dit que oui, c'est un acte de soin vis
02:15-à-vis d'autrui.
02:16C'est un acte d'empathie que de permettre à quelqu'un d'éteindre la lumière lorsque la situation lui
02:21est trop douloureuse
02:22et qu'on ne peut plus y remédier de manière médicale.
02:24Donc pour toutes ces raisons, je pense qu'il y a aujourd'hui un certain souffle républicain dans l'Assemblée.
02:29On se dit que c'est un nouveau droit qui est ouvert.
02:32Pas de crainte sur le Conseil Constitutif.
02:35Je vais rajouter quelque chose, si ça ne vous dérange pas.
02:37Je vais dire que ce nouveau droit dont vous parlez, il vient à un moment où la pensée a maturé.
02:43Quelque part, ce sont aussi des personnes qui ont vécu les soins palliatifs d'un proche
02:49et ils se sont dit dans certaines situations, ce n'est pas possible.
02:53Je n'ai pas envie que les miens subissent ce que moi j'ai vécu.
02:56Et c'est toutes ces conjonctions d'événements qui a fait que ce texte-là, il est passé largement et
03:01plus de 50 voix
03:02parce que tout ça dans l'inconscient collectif a mûri, je pense.
03:06Tu voulais dire quelque chose ?
03:07Sur le Conseil Constitutionnel, alors déjà moi je regrette cette décision du Premier ministre
03:11à la veille de ce vote si important de saisir le Conseil Constitutionnel.
03:17Évidemment, on ne maîtrise pas ce que va dire le Conseil Constitutionnel, donc il y a un risque.
03:21Et ce que je regrette, c'est que s'il avait des doutes, pourquoi il ne nous a pas sollicité
03:24en tant que rapporteur, en tant que député,
03:26le gouvernement pouvait déposer des amendements, s'il avait des doutes pour sécuriser des choses,
03:29ils ne l'ont pas fait en amont.
03:30Donc je regrette du coup qu'il repasse la main au Conseil Constitutionnel après le vote,
03:34ce qui fait que nous on n'aura plus la main si jamais le Conseil Constitutionnel trouve qu'il y
03:39a des difficultés.
03:40Comment nous on retravaille ça ?
03:41On a adopté des centaines d'amendements depuis trois ans.
03:46On a sécurisé le texte, on a avancé, on était prêts, on a réfléchi, on a discuté.
03:50Donc on aurait pu participer aussi à cette réflexion, donc je trouve ça regrettable qu'à la veille du vote,
03:55après il n'y a pas de surprise, on sait que le Premier ministre n'est pas favorable à ce
03:57texte,
03:58donc je pense qu'il va utiliser tout le levier.
04:00Et là, on est à l'aboutissement du travail parlementaire, mais nous resterons vigilantes et vigilants collectivement
04:07à l'application des décrets, à l'HAS aussi pour faire son travail, à la mise en place des logiciels,
04:11de tout ce qu'il y a à faire pour que ce droit qui a été voté définitivement soit réellement
04:16effectif,
04:17sans trop tarder, il y a trop de gens qui attendent.
04:19Donc aujourd'hui, ce n'est pas une fin en soi, c'est une étape supplémentaire, c'est la fin
04:23du travail parlementaire.
04:24Et maintenant, place à la suite, et on attend qu'il soit à la hauteur pour répondre à cette attente.
04:29Et nous sommes dans la salle des pas perdus, juste derrière nous, la présidente de l'Assemblée s'exprime, on
04:35l'écoute.
04:36C'est l'aboutissement d'un très long débat, beaucoup l'ont rappelé, 50 ans après la première proposition de
04:44loi.
04:45Plus de 250 heures de débats en séance publique sur ce texte ces dernières années,
04:50ce qui en fait, depuis les années 80, le plus long débat parlementaire que nous ayons eu sur un texte.
04:56Le sujet le méritait évidemment, et donc aujourd'hui c'est une satisfaction,
05:02parce que l'Assemblée nationale a montré un beau visage et a créé aujourd'hui, avec beaucoup de gravité,
05:09un nouveau droit pour nos compatriotes.
05:11Pour nos compatriotes qui sont atteints de maladies graves et incurables, qui sont dans la souffrance.
05:17Et nous allons, avec ce texte, leur offrir la liberté de choix.
05:22Et donc c'est un texte qui est très respectueux, emprunt d'humanité.
05:26Et donc c'est un grand texte pour notre République.
05:29Et je suis très fière de présider cette Assemblée nationale qui a réussi à débattre sur ce texte
05:36et à offrir ce nouveau droit qui a été tant attendu par beaucoup de nos compatriotes.
05:41Madame la présidente, à titre de personne...
05:43Alors, excusez-moi, il y a eu trois questions en même temps.
05:48Mais ils ont droit de voter contre, c'est tout le principe du débat parlementaire et de la liberté de
05:54vote.
05:55Et donc ce qui était important, c'est que chacun vote en conscience.
05:58Et c'est ce qui a été le cas aujourd'hui.
06:01Vous savez, j'ai eu beaucoup d'échanges avec des parlementaires qui doutaient,
06:05pendant des semaines, pendant des mois, voire pendant des années,
06:09personne n'a eu la main légère aujourd'hui en appuyant sur le bouton à l'Assemblée nationale,
06:14que ce soit pour le pour, pour le contre ou pour l'abstention.
06:17Chacun a mesuré la gravité de son vote.
06:20Et donc ceux qui ont voté contre comme ceux qui ont voté pour l'ont fait en conscience.
06:25Et il faut respecter cela, comme nous respectons la conscience de chacun sur le territoire de la République.
06:32C'est important et c'est pour cela que c'est une loi importante,
06:34parce que c'est une loi de liberté qui n'impose rien à personne,
06:38mais qui offre la possibilité de choix.
06:41Et moi, qui suis vraiment profondément républicaine,
06:45je suis heureuse d'avoir pu contribuer à cela, apporter cette liberté à nos compatriotes.
06:51À nouveau, rappelons-le, qu'ils sont dans la souffrance
06:53parce qu'ils sont atteints d'une maladie grave et incurable,
06:57avec un pronostic vital engagé.
07:00C'est cela, ce texte, et rien d'autre.
07:02À titre personnel, vous vous êtes sentie émue à la fin du vote.
07:06La présidente de l'Assemblée habituellement ne vote pas.
07:09Est-ce que vous-même, vous avez voté ?
07:10Alors, j'ai voté.
07:11Et quel est votre sentiment d'avoir accompagné aussi au perchoir
07:16et dans vos présentes fonctions ce texte ?
07:20Alors oui, bien sûr, j'ai voté pour.
07:23Aujourd'hui, vous savez que j'ai un engagement de longue date.
07:26J'avais signé la tribune de Jean-Louis Touraine en 2018.
07:30Et nous nous étions battus ensemble pour la première proposition de loi Falorni.
07:37J'avais essayé de convaincre le premier ministre de l'époque,
07:40qui était Jean Castex, de nous donner un peu d'ordre du jour
07:43pour que nous continuions à débattre.
07:45Et donc, j'ai simplement souhaité que le Parlement puisse se prononcer.
07:49Et je crois que c'est important que sur des sujets aussi importants,
07:53on laisse et on fasse confiance aux représentants du peuple.
07:56Et moi, je suis à nouveau très fière de cette Assemblée.
07:59J'ai essayé de convaincre à chaque fois les premiers ministres
08:03simplement de réinscrire le texte.
08:06Ça a été pendant des années mon combat,
08:08permettre à l'Assemblée nationale de délibérer.
08:12C'est aussi simple que cela.
08:14Et c'est vrai que j'ai eu beaucoup de mal
08:15parce que certains premiers ministres n'étaient pas très allants pour ce faire.
08:20Et moi, je crois profondément qu'il ne faut jamais avoir peur de la démocratie
08:23et jamais avoir peur de l'Assemblée nationale
08:26et des représentants du peuple que nous sommes.
08:28Et vous voyez, la représentation nationale a été à la hauteur sur ces débats.
08:32Et là, comme je le disais, c'est le débat le plus long depuis les années 80.
08:38Plus de 250 heures de débat dans l'hémicycle.
08:41Si vous rajoutez les plus de 100 heures en commission,
08:44ça fait des centaines d'heures de débat.
08:47Je ne dis pas que c'est trop,
08:49mais en tout cas, c'est une réponse à ceux qui pensent que nous avons bâclé l'examen de ce
08:54texte.
08:54Au contraire, c'est le texte qui a été étudié de la façon la plus approfondie
09:02dans toute l'histoire de la Ve République.
09:04Ce n'est pas rien.
09:05Vous questionnez la question ?
09:10Écoutez, chacun est dans son droit et dans ses prérogatives de saisir le Conseil constitutionnel.
09:15C'est important que le Conseil constitutionnel se prononce sur un tel texte.
09:18Et donc, moi, je trouve ça tout à fait légitime.
09:22Après, j'ai trouvé simplement que le communiqué de presse qui a été publié par Matignon
09:27aurait pu attendre que nous ayons fini l'examen du texte
09:30et que nous ayons procédé aux opérations de vote.
09:33Mais mis à part ce petit détail dans la chronologie et dans le timing,
09:37je trouve que les saisines, que ce soit celles du Premier ministre
09:40ou celles du Président du Sénat, sont parfaitement légitimes.
09:43Et donc, nous allons attendre maintenant que le Conseil constitutionnel puisse se prononcer.
09:48Et ensuite, j'espère que le Président de la République
09:50pourra promulguer le texte dans la foulée.
09:54Merci à tous.
09:55Merci beaucoup.
09:57Voilà pour la première réaction de la Présidente de l'Assemblée nationale.
10:00Sur ce plateau, Philippe Juvin.
10:01Bonjour.
10:03Députée droite républicaine des Hauts-de-Seine, vous êtes médecin.
10:06Merci d'avoir attendu la réaction de la Présidente.
10:08Votre réaction, vous êtes opposée au texte.
10:11Il est aujourd'hui adopté définitivement.
10:13Et moi, c'est une loi qui m'attriste parce que je pense qu'elle ne répond pas aux vraies
10:18questions.
10:18Aujourd'hui, les chiffres sont les suivants.
10:21C'est qu'une personne sur deux qui meurt en ayant besoin de soins palliatifs n'a pas accès aux
10:26soins palliatifs.
10:28Je pense que c'est ça la vraie question.
10:30Et ma crainte, c'est que du coup, un certain nombre de gens choisissent l'euthanasie par défaut d'accès
10:36aux soins palliatifs.
10:37Mais la loi sur les soins palliatifs, elle a été promulguée, Philippe Juvin, en étendant ces soins à l'ensemble
10:45du territoire.
10:46Théoriquement, maintenant, ce n'est pas soit l'un, soit l'autre.
10:48Non, non, mais ça, il ne faut pas vous faire avoir.
10:50On a voté une loi de programmation qui va mettre 10 à 15 ans à être appliquée.
10:55Or, l'euthanasie est applicable très rapidement dans les semaines qui viennent.
10:59Donc, d'un côté, on a une euthanasie immédiatement disponible.
11:02Et de l'autre, des soins palliatifs qui vont mettre des années et des années.
11:07On va écouter Olivier Falorni, ancien député, partisan du texte.
11:12Il a été cité plusieurs fois dans l'hémicycle par ceux qui souhaitaient cette aide à mourir.
11:17Je pense à Charles Bietry qui m'a envoyé un message il y a quelques minutes.
11:21Je pense à eux tous.
11:26Et je suis heureux que ce 15 juillet soit un beau moment pour la République
11:33parce que c'est le vote de l'ultime liberté.
11:39La France est fidèle à elle-même en défendant ses principes.
11:45Et cette loi sur le droit à l'aide à mourir, c'est une loi éminemment républicaine
11:50qui est le fruit d'un travail considérable
11:53et qui aujourd'hui, enfin, arrive à son terme.
11:57J'ai l'impression d'avoir vécu une interminable odyssée.
12:01Et aujourd'hui, cette loi arrive à bon port.
12:04Je crois que c'est un grand jour pour les Françaises et les Français.
12:08Il reste une ultime étape de la saisine du Conseil constitutionnel,
12:11notamment par le Premier ministre. Vous êtes confiant ?
12:14Oui. Je n'ai aucune inquiétude sur cette saisine du Conseil constitutionnel
12:19qui, finalement, ne fera que confirmer et conforter le travail parlementaire qui a été fait.
12:28La proposition de loi que j'ai déposée, elle avait été étudiée en amont par le Conseil d'État.
12:35Nous avions repris ces préconisations sur la forme et sur le fond.
12:40Donc je n'ai aucune inquiétude sur l'avis du Conseil constitutionnel.
12:45Et ensuite, il faudra désormais que les décrets d'application,
12:50que les recommandations de la Haute Autorité de Santé puissent être émises le plus rapidement possible.
12:57Parce qu'aujourd'hui, le Parlement souverain, l'Assemblée nationale, en dernière lecture,
13:04a décidé qu'en France, désormais, il serait possible, dans des conditions strictement définies,
13:10d'accéder à un droit à l'aide à mourir.
13:13C'est un moment historique.
13:15Je crois que l'Assemblée nationale a montré le plus beau visage d'elle-même
13:20en décidant de prendre à bras-le-corps cette question de société.
13:24Ça n'a pas été facile.
13:26Nous avons entendu beaucoup d'opposition, beaucoup d'outrance, beaucoup d'excès.
13:31Mais au final, à l'issue d'un débat légitime, passionné,
13:36l'Assemblée nationale a tranché et a décidé démocratiquement.
13:40J'en suis aujourd'hui à la fois très fier et très heureux.
13:44Quel message avez-vous envie d'adresser ?
13:46Olivier Falorni, Philippe Vigier, député Les Démocrates de Réloir,
13:49vous lui avez succédé au poste de rapporteur général.
13:52On sent quand même pas de triomphalisme.
13:55Le moment est grave, mais soulagement d'avoir vu ce texte adopté.
13:59Oui, parce que c'est un combat depuis de longues années, depuis plus de cinq ans.
14:02La première proposition de loi, c'était avec le groupe Liberté et Territoires
14:05que j'ai présidé. Olivier Falorni est un membre.
14:08Et ce jour-là, dans une zone d'initiative parlementaire,
14:11ce qu'on appelle les fameuses niches,
14:13mon collègue Philippe Juhin, on a démarré à 9h du matin.
14:16Et à 23h15, on avait simplement passé l'article 1.
14:18Donc vous imaginez depuis, trois propositions de loi, un projet de loi,
14:22arrêté, commencé en 2024.
14:24Et puis ce texte est sur un palliatif.
14:25Et maintenant, c'est votre définitivement voté sur l'aide à mourir.
14:29Justement, Philippe Juhin, c'est ce qu'on entend aussi
14:32de la présidente d'Olivier Falorni, de Philippe Vigier.
14:34Le processus démocratique a été suivi.
14:37Il y a une convention citoyenne, un texte qui n'est pas en procédure accélérée.
14:40C'est assez rare.
14:41Quatre votes ici à l'Assemblée.
14:43On peut être pour, on peut être contre.
14:45Mais est-ce que vous dites que le travail parlementaire a été fait ce soir ?
14:49Oui, enfin, heureusement, excusez-moi, on est en démocratie
14:51et tout le monde se réjouit en disant
14:53« Ah, le processus démocratique a été respecté ».
14:55Heureusement.
14:56Il ne manquerait plus que ça.
14:57Donc la question n'est pas là.
14:59Heureusement.
14:59En France, il y a des lois, il y a des processus,
15:02ils doivent être suivis.
15:03La question, elle est sur le fond.
15:05Moi, je crois que nous venons de voter une loi
15:07qui, comme à l'étranger, va faire l'objet de dérives.
15:11Et je vous donne rendez-vous d'ici un an ou deux
15:13et vous verrez, d'ici un an ou deux, vous aurez des propositions de loi,
15:16peut-être même avant,
15:17de gens qui vont vouloir déjà étendre les critères.
15:20Sur cette crainte, Philippe Vigée, de Philippe Juvin,
15:22de dire finalement, et c'est ce qu'on a beaucoup entendu,
15:24c'est un premier pas,
15:26mais la boîte de Pandore est ouverte
15:27et il y aura des assouplissements et des dérives.
15:31On a déjudiciarisé le texte,
15:33on a protégé les soignants,
15:35on a fait en sorte que l'auto-administration soit la règle
15:37pour respecter la volonté même du patient
15:40et non pas justement faire en sorte que les soignants
15:42se retrouvent contraints.
15:44Donc franchement, on a pris beaucoup de garanties.
15:46On a, vous savez, mis des critères cumulatifs.
15:48On a bien exclu tous les enfants, les ados,
15:51jusqu'à l'âge des 18 ans, les mineurs ne sont pas dedans.
15:53Les personnes protégées le sont, en plus,
15:55avec une possibilité de recours devant les juridictions.
15:58Donc, ceux qui disent cela,
16:00je comprends qu'ils soient opposés,
16:01je respecte Philippe Juvin en tant que parlementaire
16:03et en tant que médecin,
16:04mais ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas vrai.
16:06Nous avons voulu justement que cette loi
16:08soit la plus sécurisée possible.
16:10Et puis, c'est une loi à la française.
16:11Ceux qui comparent ce qui se passe en Belgique
16:13ou dans d'autres pays, au Canada ou ailleurs,
16:15je suis désolé, ce n'est pas une bonne comparaison.
16:18Comparaison n'est pas toujours raison.
16:19Il faut voir les critères que nous avons mis en place.
16:20Et ces critères sont solides
16:22et on verra si juridiquement ils le sont.
16:24Il y a tout lieu de penser que oui,
16:25le Conseil d'Etat, je le rappelle, statué,
16:27et dans ses attendus, a répondu à toutes les questions
16:30qui ont été posées.
16:31Et on reviendra sur la saisine du Conseil constitutionnel,
16:34cette fois sur ces fameux critères,
16:35Philippe Juvin, cinq critères cumulatifs.
16:38On en a beaucoup parlé.
16:39Pour vous, ils ne sont pas assez stricts,
16:42assez bien définis pourtant,
16:44et on les revoit à l'écran.
16:45Chaque mot a fait l'objet de discussions,
16:48a été pesé, sous-pesé.
16:49Non, justement, c'est une des critiques que nous faisons.
16:52C'est justement que la lecture de ces critères,
16:55en réalité, quand vous les lisez,
16:57ouvre l'euthanasie, le suicide assisté,
16:59enfin, l'aide à mourir,
17:03à certains patients qui ne seraient pas en fin de vie,
17:06c'est-à-dire dans un espace de temps court.
17:09Quand vous avez un cancer du sein
17:11avec des métastases osseuses
17:13et des douleurs liées à ces métastases
17:15parce que vous ne prenez pas le traitement,
17:16parce que vous désirez vous-même
17:17ne pas prendre le traitement,
17:18vous répondez aux critères.
17:21maladies graves, incurables, avancées,
17:24les métastases avancées,
17:25qui mettent en jeu le pronostic vital
17:27avec des douleurs
17:28et vous répondez aux critères.
17:30Donc, on voit bien que ce n'est pas...
17:31C'était une des critiques,
17:32mais mon collègue Vigier le sait.
17:35Moi, je considère qu'on est passé
17:36de l'idée de faire une loi de fin de vie
17:39à une loi qui, en réalité,
17:40va être beaucoup plus large.
17:41C'est une de mes inquiétudes.
17:42Qu'est-ce que vous répondez à Philippe Juvin
17:44sur le fait que ça pourrait concerner
17:47des gens qui ne sont pas en fin de vie,
17:49qui, bien sûr, souffrent d'une maladie,
17:52mais pas forcément en fin de vie.
17:53Je suis désolé, ils ne veulent plus.
17:55On a choisi les mots un par un.
17:57La Haute Autorité de Santé est intervenue.
17:59On a enlevé le fameux moyen terme
18:00qui a été gommé,
18:02qui n'est plus dans le texte définitif.
18:03On parle d'un processus irréversible.
18:05Philippe Juvin sait mieux que tout le monde
18:06lorsque le pronostic vital est engagé,
18:09mais que la personne a sa lucidité.
18:11Parce qu'il y a un point très important.
18:13Dans l'acédulation profonde,
18:14longue et continue,
18:15le patient n'est souvent plus conscient.
18:17Là, il est conscient.
18:18C'est lui qui demande
18:19est-ce que vous connaissez un patient
18:21qui soit en soins palliatifs
18:22qui lui-même demande
18:24le traitement qu'il va avoir ?
18:26Jamais.
18:27Ça ne se passe pas toujours dans l'autre sens.
18:28Avant que les portes se ferment,
18:29je décrype juste cette image.
18:30Laurent Panifou,
18:32ministre des Relations avec le Parlement,
18:35qui était un des rapporteurs du texte de loi
18:37avec, justement, Olivier Falorni,
18:39ancien député,
18:40aujourd'hui maire de La Rochelle,
18:41qui était rapporteur général du texte.
18:43On a parlé de la sécurisation
18:45du Conseil d'État avant
18:46sur la saisine,
18:47l'annonce de la saisine
18:48du Conseil constitutionnel
18:50par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
18:52Trois points.
18:53Le délai,
18:53les majeurs protégés
18:54et la clause de conscience
18:55pour les établissements.
18:56On a bien compris
18:57que, Philippe Juvin,
18:58vous vous étiez opposé
18:59à l'aide à mourir.
19:00Mais sur ces trois points-là,
19:01vous dites,
19:02oui, il faut absolument
19:03que le juge suprême
19:04puisse s'exprimer.
19:05Pour tout vous dire,
19:07moi, j'ai été assez stupéfait
19:08de l'annonce du Premier ministre
19:09qui a annoncé une saisine
19:11du Conseil constitutionnel.
19:12Pourquoi ?
19:12Parce qu'il met en avant
19:14trois doutes
19:14qu'il a sur le texte
19:15en disant,
19:16j'ai ces trois doutes
19:17et je vais interroger
19:18le Conseil constitutionnel.
19:20Mais sur ces trois doutes,
19:21il se trouve que nous avons,
19:22nous, interrogé le gouvernement
19:24plusieurs fois en séance
19:25en disant,
19:25nous avons ces doutes.
19:26Et chaque fois,
19:27on nous répondait en séance,
19:28il n'y a pas de problème.
19:29Et là,
19:29j'apprends désormais
19:30que oui,
19:31il y a un doute.
19:31Donc,
19:32malheureusement,
19:33mais c'est ainsi,
19:33le vote a eu lieu.
19:34Mais je veux simplement
19:35que les gens comprennent
19:36que d'un côté,
19:37le gouvernement en séance
19:38nous a dit
19:38qu'il n'y avait pas de problème
19:39avec le texte
19:39et deux jours avant le texte,
19:41le Premier ministre dit
19:42« Ah, il y a peut-être un sujet ».
19:43Donc oui,
19:44je vous dis,
19:45il y a une question,
19:46par exemple,
19:47sur les majeurs protégés.
19:48Je vous dis,
19:48quelqu'un sous curatel et tutel
19:50qui aujourd'hui
19:51n'a pas le droit
19:51de prendre un certain nombre
19:52de décisions
19:53comme signer un chèque
19:54pourra demander l'euthanasie
19:55et ça,
19:55pour nous,
19:56c'était un problème majeur.
19:57On va rejoindre dans un instant
19:58les opposants au texte
19:59mais Philippe Viget,
20:00sur cette question,
20:01est-ce que l'annonce
20:02de la saisine
20:02du Conseil constitutionnel
20:03par Sébastien Lecornu
20:04finalement accrédite un peu
20:06en disant
20:06que le Premier ministre
20:07a des doutes aussi
20:08sur ce texte ?
20:09Il faut l'interroger directement.
20:11C'est sa possibilité
20:12de le faire.
20:13Il le fait très bien
20:13mais il serait intéressant
20:14de voir ce que va répondre
20:15le Conseil constitutionnel
20:16notamment sur l'affaire
20:17des deux jours
20:18dont j'ai parlé tout à l'heure.
20:19Ce n'est pas deux jours
20:20pour refuser le traitement
20:21ou refuser la demande
20:23de l'aide à mourir.
20:23Au contraire,
20:24c'est de dire
20:26il y a un délai minimum
20:27de 48 heures
20:27mais au terme d'un cheminement,
20:29c'est ça, on sort tout
20:30de son contexte.
20:32Et bien, il y a jusqu'à 3 mois
20:33parce que Philippe Juvin le sait
20:34puisque j'allais même proposer
20:35de faire sauter
20:36tous les amendements
20:36qui nous étaient envoyés
20:37où on nous disait
20:38que le malade avait 15 jours,
20:4030 jours, 45 jours,
20:412 mois pour se prononcer.
20:42En fait, il a 3 mois
20:43pour dire oui ou non
20:44je demande de l'ouvrir.
20:45Il faut refaire
20:46absolument parce qu'il ne reformule
20:47Philippe Juvin
20:48il ne reformule sa demande
20:49qu'au terme des 3 mois
20:50c'est ainsi que c'est écrit
20:51dans le texte.
20:52Alors, je vous donne la parole
20:53mais je vous propose
20:54de rejoindre Hélène Bonduelle
20:55qui est place des Invalides.
20:59L'Assemblée Nationale
20:59où les opposants au texte
21:00se sont donnés rendez-vous Hélène.
21:05Exactement, Elsa,
21:06environ 200 opposants au texte
21:10à l'initiative
21:10de l'organisation Allianz Vita.
21:13Vous savez, cette organisation
21:14anti-avortement,
21:15anti-mariage pour tous
21:17et donc contre l'aide à mourir.
21:19On a rencontré son porte-parole
21:20tout à l'heure,
21:21Tuctuel Derville
21:22qui nous a dit
21:22c'est une loi indigne,
21:24fratricide,
21:25ce n'est pas un progrès
21:26mais une régression.
21:27Ce sont tous les arguments
21:28qu'ils avaient avancé
21:29tout au long de la campagne
21:31contre l'aide à mourir.
21:33On a vu pas mal de pancartes
21:35où il y avait marqué
21:35soigner, c'est la fraternité,
21:37l'euthanasie, c'est l'abandon,
21:39la dignité, pas la mort.
21:41Ils ont écouté
21:42les derniers orateurs
21:43à l'Assemblée Nationale
21:44et vous imaginez bien
21:45à chaque fois qu'un député
21:47disait qu'il allait voter
21:48contre le texte,
21:49il était applaudi.
21:50À chaque fois que l'un disait
21:51qu'il allait voter pour le texte,
21:53il était hué.
21:54Le vote a été hué.
21:55Olivier Falorni a été hué.
21:56Alors, ils savaient
21:57qu'il n'y aurait pas
21:58de coup de théâtre
21:59et que le texte serait voté
22:00mais ils nous ont dit
22:00on est là,
22:01on se rassemble
22:02parce qu'on ne désarme pas.
22:04D'ailleurs, le porte-parole
22:05d'Allianz Vita
22:06nous a dit tout à l'heure
22:07vouloir créer un comité
22:08de vigilance
22:09sur ce texte,
22:10sur l'aide à mourir
22:11et puis enfin,
22:12ils envisagent
22:13d'interpeller
22:14les futurs candidats
22:15à l'élection présidentielle
22:17et aux élections législatives
22:18pour demander une suspension
22:20de cette proposition de loi.
22:24Merci beaucoup Hélène Bonduel.
22:26Réaction, celle des quatre colonnes.
22:28Christophe Benz
22:28pour le Rassemblement national.
22:30Bonjour, le texte vient d'être adopté.
22:33Vous vous aviez fait railler
22:34tous ces mois durant
22:35contre ce texte-là.
22:36Quel est votre sentiment ?
22:37Très attristé.
22:38Très attristé
22:39que mon pays, la France,
22:41ait adopté cette loi
22:43que j'appelle loi d'abandon,
22:45loi de rupture,
22:46loi d'injustice,
22:48d'abandon
22:48parce qu'en fait,
22:49c'est une loi
22:49qui va abandonner les patients
22:50tout simplement
22:51alors que nous,
22:53on préfère le chemin du soin
22:54à la personne humaine
22:55jusqu'à la fin de sa vie,
22:56jusqu'à sa mort naturelle.
22:58C'était le choix
22:59qu'on avait fait
22:59avec le texte
23:00sur les soins palliatifs
23:00qu'on a voté
23:01il y a encore
23:02moins de deux mois de cela
23:04et donc ce texte
23:05vient en rupture
23:06avec le précédent.
23:06Ça, c'est la première chose
23:08et c'est un texte
23:09profondément injuste,
23:10profondément injuste
23:11et je l'ai dit
23:12à plusieurs reprises
23:12et ce depuis des années
23:13que je combats ce texte
23:15sur le suicide assisté
23:16ou délégué à un soignant,
23:17c'est qu'il y a
23:18200 000 Français par an
23:19qui sont en fin de vie
23:20qui veulent des soins palliatifs
23:21mais qui n'ont pas accès
23:22aux soins palliatifs
23:23et ceux-là,
23:24on va leur proposer
23:24en fait,
23:26aucune alternative,
23:27on va leur proposer
23:27un choix cornélien,
23:28c'est souffrir ou mourir.
23:30Les défenseurs du texte
23:31disent qu'on ne propose pas,
23:32c'est le patient qui demande,
23:33c'est lui jusqu'au bout
23:34qui aura la latitude
23:35de dire s'il veut faire le geste
23:37ou pas
23:38et qu'il y a des garanties
23:39qui justement empêchent
23:40que les personnes vulnérables
23:41ou faute de soins palliatifs
23:44éculées par la douleur
23:45n'en viennent à demander
23:47l'adamour et ils disent
23:47qu'il y a des garanties suffisantes.
23:49Il n'y a aucune garantie suffisante.
23:51Il n'y a aucun garde-fou.
23:53Et les critères
23:54qui sont évoqués,
23:55ils sont à la fois fictifs
23:56parce qu'ils sont à la fois
23:57provisoires
23:58et ponctuels
23:59et que tous ces verrous-là,
24:00de toute façon,
24:01sauteront dans le temps.
24:03C'est,
24:03je le dis à plusieurs reprises
24:04parce que Jean-Louis Turen
24:05lui-même,
24:06un des promoteurs du texte,
24:07le disait,
24:08c'est le pied dans la porte.
24:09C'est on ouvre un petit peu
24:11et demain,
24:12encore un peu plus
24:12et encore un peu plus
24:14après-demain.
24:14Donc,
24:15c'est là où il y a effectivement
24:16un danger
24:16et que,
24:17je le dis souvent,
24:18les dérives de ce texte
24:19sont intrinsèques
24:20à ce texte.
24:21Si le Rassemblement National
24:22arrive au pouvoir,
24:23est-ce que vous abrogerez
24:24cette loi ?
24:26Alors,
24:26d'abord,
24:27on n'est pas au bout du chemin
24:28puisqu'il y a quand même
24:29le recours au Conseil constitutionnel.
24:31Oui,
24:31on sera fixé dans un mois.
24:32Le Conseil constitutionnel va dire
24:33s'il valide ou pas
24:34la totalité du texte
24:35et ensuite seulement,
24:36en effet,
24:36la loi sera promulguée.
24:38Ce qui est certain,
24:38c'est que nous,
24:39à l'heure où je vous parle,
24:41une majorité,
24:42autour de 85-90%
24:44du groupe
24:44des députés RN
24:45à l'Assemblée
24:46sont opposés à ce texte.
24:47Nous,
24:47ce que l'on veut
24:48pour ces personnes
24:49qui sont en fin de vie...
24:50Mais est-ce que,
24:51si le Rassemblement National
24:52arrive au pouvoir,
24:53vous abrogerez ce texte ?
24:55J'espère que ce texte
24:55n'ira pas au bout,
24:56pour vous répondre.
24:57Je pense qu'il n'ira pas au bout.
24:58Je pense qu'il est juridiquement
24:59totalement bancal
25:00et j'espère,
25:02aujourd'hui,
25:02au moment où je vous parle,
25:03où malheureusement,
25:04il a été voté en dernière lecture,
25:05j'espère que le Conseil constitutionnel
25:06va le retoquer,
25:07toute ou partie.
25:09Merci beaucoup.
25:10Merci à vous.
25:11Merci beaucoup,
25:12Stéphanie Despierre.
25:13On a vu,
25:13pendant l'interview
25:14de Christophe Benz,
25:15Olivier Falorni,
25:16venir vous saluer.
25:17Je ne trahis rien
25:18pour dire que vous êtes assez ému,
25:19Philippe Vigier.
25:20Aujourd'hui,
25:20c'est un combat,
25:22la fin d'un combat politique,
25:23aujourd'hui ?
25:24Oui,
25:25c'est un grand combat.
25:26Mais vous savez,
25:27comme toutes les lois sociétales
25:28qui ont été des combats,
25:28chacun se souvient
25:29des larmes de Simone Veil
25:31à la tribune
25:32de l'Assemblée nationale,
25:34la procréation médicalement assistée
25:35pour laquelle il y a eu
25:36des moments également très forts.
25:38Et donc là,
25:38c'est vrai que pour Olivier Falorni,
25:40en fait,
25:40la première proposition de loi,
25:42il l'avait même déposée en 2017.
25:43Vous imaginez,
25:44donc neuf ans de parcours.
25:45J'ai l'accompagné,
25:45puis moi,
25:46je fais partie de ceux
25:47qui ont cheminé progressivement.
25:49Et puis,
25:49comme il y a des liens
25:50d'amitié très forts
25:51qui nous lient
25:52depuis quelques années,
25:53écoutez,
25:54aujourd'hui,
25:54c'est quand même
25:55une belle journée
25:55qui consacre un combat.
25:57Et surtout,
25:57on l'a fait pour les malades,
25:59avant tout.
26:00Ceux qui nous guident,
26:01ce sont eux
26:02que ce n'est pas notre orgueil.
26:04Et simplement,
26:05cette avancée,
26:05ce nouveau droit,
26:07on devait en trouver le chemin
26:09à l'Assemblée nationale.
26:10Et c'est bien ainsi.
26:11Et c'est ce que beaucoup ont dit,
26:13Philippe Juvin,
26:14qu'il le faisait pour les malades
26:15qui réclamaient cette aide à mourir.
26:17Vous vous dites,
26:18avec des soins palliatifs
26:19à la hauteur,
26:20ce désir d'aide à mourir disparaît.
26:23Mais chez certaines personnes,
26:24il ne disparaît pas.
26:25Il existera toujours.
26:26Est-ce qu'aujourd'hui,
26:27la société doit aussi prendre
26:28en considération
26:29ceux qui disent
26:30« je ne veux plus » ?
26:31Vous savez,
26:32moi,
26:32je n'ai qu'une expérience
26:32de médecin
26:33et quand on voit les choses
26:35très proches du terrain,
26:36on n'a pas la vision d'ensemble
26:37de ceux qui ont fait des rapports
26:41et ont réfléchi à la question.
26:44Moi,
26:44je n'ai qu'une vision de terrain,
26:45donc je ne peux vous donner
26:45que ma vision de terrain.
26:47Et ma vision de terrain,
26:48c'est que quand il y a
26:49une demande de mort,
26:50en fait,
26:51la demande de mort disparaît
26:52quand vous apportez une réponse.
26:54C'est-à-dire que la réponse,
26:56ça peut être une douleur
26:57mal ou non traitée,
26:58ça peut être un isolement,
27:00souvent les gens sont seuls.
27:01Il y a une question sociale aussi,
27:02de pauvreté qui sont des éléments
27:04qui accélèrent les choses.
27:06Moi, je crois que la société
27:07doit être une société
27:08où on se préoccupe
27:09les uns des autres.
27:10Moi, je crois à la fraternité,
27:12mais pour moi,
27:13la fraternité,
27:13ce n'est pas ça.
27:14La fraternité,
27:15c'est de s'occuper des autres,
27:16ce n'est pas leur proposer
27:17de régler le problème,
27:18entre guillemets,
27:19avec la mort.
27:21Et ces doutes de Philippe Juvin
27:23sont partagés par une partie
27:24du corps médical.
27:25Philippe Vigée, notamment,
27:27on a entendu énormément
27:28de médecins en soins palliatifs.
27:30Qu'est-ce que vous leur dites
27:31ce soir ?
27:31Est-ce que vous pouvez
27:32les rassurer ?
27:33Il y en a certains
27:34qui peuvent être inquiets.
27:36D'abord, les rassurer
27:37sur le fait que Philippe Juvin
27:38le sait très bien.
27:39Il y a eu une annonce
27:40très forte,
27:41c'est de couvrir l'ensemble du pays
27:42avec près d'un milliard d'euros
27:43à la clé en soins palliatifs.
27:45Première chose.
27:46Deuxième chose,
27:47il faut dire que dans la loi,
27:48Claes-Léonetti,
27:49avec la situation profonde
27:50et continue très bien
27:52qui mène,
27:52comme vous le savez,
27:53à la mort,
27:54parce qu'il n'y a pas
27:54d'apport hydrique,
27:55il n'y a pas d'apport nutritif.
27:56Mais dans l'aide à mourir,
27:58je vous rappelle
27:58que dans le texte figure
28:00que si le patient
28:01veut des soins palliatifs,
28:03on lui apporte
28:04ces soins palliatifs.
28:04Le médecin doit faire en sorte
28:06de l'effectivité.
28:07C'est le mot
28:08qui a été choisi.
28:09Et au-delà des équipes mobiles
28:11qui existent,
28:11il y a des équipes fixes
28:12un peu dans tous les départements.
28:14Donc ça veut dire
28:14qu'on est en capacité
28:15d'apporter une réponse.
28:16Mais il ne faut pas opposer
28:17les uns aux autres.
28:18Il y a des situations
28:19où les soins palliatifs
28:20n'apporteront pas
28:22toutes les réponses
28:23pour tous les patients.
28:24C'est ce que nous essayons
28:24de dire depuis le début.
28:26Nous ne sommes pas toujours entendus.
28:27Et c'est l'avis
28:28d'Alain Claes,
28:29notamment,
28:29de la loi Claes-Leonetti
28:32qui dit qu'effectivement
28:33sa loi ne peut pas
28:34régler tous les problèmes.
28:36Il lui dit
28:36qu'il faut aller plus loin
28:38sur ceux qui ne peuvent pas
28:39être traités
28:40ni par les soins palliatifs
28:41ni par la sédation
28:42profonde et continue.
28:43Alors ce n'est pas
28:44l'avis de M. Leonetti.
28:45Vous le rappelez bien
28:46puisque cette loi,
28:47on le rappelle.
28:47Absolument.
28:48Jean Leonetti de droite,
28:49Alain Claes de gauche.
28:50Un peu une fois,
28:51moi qui suis médecin
28:53et qui pratique des sédations.
28:55C'est-à-dire
28:55que j'ai toujours
28:56une activité médicale
28:58et il n'est pas rare,
28:59il est même assez fréquent
29:00que dans le service
29:01dans lequel je travaille,
29:02nous fassions des sédations.
29:04Je n'ai pas d'exemple
29:05où la loi Leonetti
29:07ne suffisait pas.
29:08Moi, je ne connais pas
29:09ces exemples.
29:10Donc,
29:11je vous dis une chose
29:12très simple.
29:12Les soins palliatifs,
29:14c'est très important,
29:15mais ça ne suffit pas.
29:16De toute façon,
29:17il faudra 10 à 15 ans
29:18pour former des médecins
29:20de soins palliatifs
29:20que nous n'avons pas aujourd'hui.
29:22Et qu'aujourd'hui,
29:23pour avoir une consultation
29:24contre la douleur
29:25en France,
29:26le délai,
29:27c'est 2 à 9 mois
29:28selon l'endroit
29:29où vous habitez.
29:30Et en 2 à 9 mois,
29:31vous avez aujourd'hui
29:33accès à une consultation
29:34contre la douleur
29:34et les délais
29:35pour obtenir
29:36l'aide à mourir
29:37sont évidemment
29:37beaucoup plus courts.
29:38Il y a une asymétrie.
29:39Philippe Vigé,
29:40il y a eu une loi
29:41promulguée
29:41sur les soins palliatifs,
29:43mais Philippe Juvin
29:43dit qu'elle va mettre
29:45plusieurs mois,
29:46voire des années,
29:47à ce que dans chaque département,
29:49il puisse y avoir
29:49ses unités de soins palliatifs.
29:51Mais ce n'est pas vrai
29:52parce qu'il y a déjà,
29:52dans mon département
29:53où il n'y a pas d'équipe fixe,
29:54il y a des équipes mobiles
29:55qui se déplacent
29:56tous les jours.
29:56Philippe Juvin,
29:57elles existent.
29:58On va mettre 10 ans
29:59à former des médecins
30:00de soins palliatifs.
30:01Je ne veux pas qu'on dise
30:01comme ça des choses
30:02que ce n'est pas vrai
30:03en heure et loire.
30:04C'est le cas.
30:05Il y a des équipes mobiles
30:05qui viennent chaque jour
30:06avec des femmes et des hommes
30:08engagés,
30:08des soignants merveilleux.
30:09Mais cette loi
30:10sur l'aide à mourir
30:11protège les soignants.
30:12Pourquoi elle la protège ?
30:13Parce que leur clause
30:14de conscience est respectée.
30:15On ne les oblige à rien.
30:17Et beaucoup d'ailleurs
30:18m'ont dit
30:18mais enfin,
30:19on va pouvoir avoir
30:20une protection juridique
30:21parce qu'il y a déjà
30:22des accompagnements
30:23des personnes âgées
30:23qui n'étaient pas toujours
30:24faits dans un cadre
30:25parfaitement sécurisé.
30:27Philippe Juvin,
30:28sur ces inquiétudes
30:29des soignants,
30:30clause de conscience,
30:31aucun soignant
30:32ne sera obligé
30:33de pratiquer cette aide
30:34à mourir.
30:35Et l'auto-administration
30:36est la règle
30:37avec une exception
30:38mais certains députés
30:39voulaient que ça puisse
30:40être un choix.
30:41Est-ce que ces deux
30:42directions prises
30:43ont pu rassurer
30:45certains soignants
30:46sans forcément
30:46les convaincre ?
30:47On a bien compris.
30:48Alors d'abord,
30:48la clause de conscience
30:49n'existe pas
30:50pour les pharmaciens
30:51qui, comme vous le savez,
30:52sont un rouage important
30:53dans la procédure
30:54puisqu'ils préparent
30:55la substance létale.
30:57C'est un premier point
30:58à voir.
30:58Deuxième point,
30:59nous avons regretté
31:00qu'un certain nombre
31:01d'établissements de santé,
31:02de cultures religieuses
31:04souvent,
31:05ne puissent pas faire valoir
31:07une clause de conscience
31:08d'établissement.
31:09Et c'est un point
31:10soulevé par le Premier ministre
31:11dans sa saisine
31:12au Conseil constitutionnel.
31:13Un peu tardivement
31:14puisque c'est un point
31:15que moi j'ai proposé
31:16à l'Assemblée
31:17que le ministre
31:19au banc
31:20avait balayé
31:21en disant
31:21mais il n'y a pas
31:22de clause de conscience
31:23d'établissement
31:24et là,
31:26brutalement,
31:26le Premier ministre
31:27se réveille en disant
31:28peut-être y a-t-il un problème.
31:29J'aurais préféré
31:30que cette question
31:31ne soit balayée
31:33d'un revers de bras
31:34lors de la main
31:36dans les débats parlementaires
31:37et qu'on puisse
31:38en discuter sereinement.
31:39malheureusement,
31:40ça a été rejeté.
31:41Moi, je crois qu'il y a
31:41des établissements
31:42qui devraient pouvoir choisir
31:43de ne pas appliquer
31:44l'euthanasie.
31:44Alors, vous en avez parlé
31:45lors de votre explication,
31:47justement, Philippe Vigier.
31:48Pourquoi vous,
31:48vous êtes défavorable
31:49à une clause de conscience
31:50par établissement ?
31:51Pour une raison simple.
31:54Puisque dans le texte de loi
31:55sur l'aide à mourir,
31:56il est indiqué qu'on propose
31:57des soins palliatifs
31:58aux patients
31:58et que les médecins
31:59doivent s'assurer
31:59d'effectivité.
32:01Imaginez que ce patient
32:01reçoit des soins palliatifs.
32:03Il rentre dans une phase
32:04irréversible.
32:04Il est au bout
32:05de ses souffrances
32:06et la vie ne tient plus
32:07qu'à un fil pour lui.
32:08Il ne représente plus rien.
32:09Il veut avoir l'aide à mourir.
32:10Que se passe-t-il ?
32:11On le transporte ?
32:13Et deuxième chose
32:13que j'ai dit tout à l'heure,
32:15un médecin
32:16qui est favorable
32:17à donner l'aide à mourir,
32:18il ne pourra pas rentrer
32:19dans ses établissements
32:20parce qu'il y a une clause
32:20d'établissement ?
32:21Mais ça se ressemble à quoi ?
32:22Mais c'est la clause individuelle
32:24qui est la plus importante.
32:25Ça veut dire quoi ?
32:26Donc on voit bien
32:26derrière ce qui se profile.
32:28Donc non,
32:28nous sommes totalement défavorables
32:30à une clause morale
32:31d'établissement.
32:32On va retrouver
32:33Marco Pommier
32:36avec Alain Kleis.
32:38Justement,
32:38on en parlait,
32:39Marco Pommier et Alain Kleis
32:40de la loi.
32:41Kleis Leonetti,
32:42à votre micro.
32:43Oui, monsieur Kleis,
32:44vous étiez à l'origine
32:45en 2016
32:46d'une loi
32:47pour éviter
32:48l'acharnement thérapeutique
32:49et permettre
32:50la sédation profonde.
32:51Comment l'ancien député
32:52que vous étiez
32:53et qui avait fait adopter
32:54cette loi
32:54voit ce nouveau droit
32:55aujourd'hui ?
32:56Je crois qu'il y a
32:57une évolution normale.
32:58Je savais en 2016
32:59qu'on ne pouvait pas
33:01aborder l'ensemble
33:02des sujets.
33:02Il y a eu un pas important
33:04sur les directives anticipées,
33:06la personne de confiance,
33:08la sédation profonde
33:09et continue
33:09jusqu'au décès.
33:11Et lorsque je n'ai plus
33:12été député,
33:13j'ai été au comité
33:14consultatif national d'éthique.
33:16Et à ce titre,
33:18j'ai été rapporteur
33:18d'un avis
33:19sur la fin de vie
33:20qu'on a remis
33:21au président
33:22de la République
33:22en septembre 2022.
33:25Et je suis heureux
33:26qu'à travers
33:27cet avis,
33:28on a esquissé
33:29ce qui est voté
33:30ce soir
33:31à travers
33:32le Parlement.
33:34Il y a eu
33:34la convention citoyenne
33:35qui a été un succès
33:37à la fois
33:38sur la forme
33:39et sur le fond.
33:40Je n'ai pas vu
33:41de conventionnel,
33:42quelle que soit
33:43leur position,
33:43critiquée.
33:44Ça a été utile.
33:45Il faut le retenir
33:46pour l'avenir.
33:47Une convention citoyenne
33:49ne se substitue pas
33:51aux parlementaires,
33:52mais ils alimentent
33:54le travail parlementaire.
33:55C'est une très bonne chose
33:56pour notre démocratie.
33:57Puis cette loi,
33:58si on devait la caractériser,
34:00c'est une loi
34:01d'équilibre
34:03conciliant
34:04deux sujets
34:05importants
34:06qui ne s'opposent pas
34:07l'autonomie
34:08de la personne
34:09et la solidarité
34:10que nous devons
34:12aux personnes
34:12les plus vulnérables.
34:13C'est pour cette raison
34:14que je souhaitais
34:16du départ
34:17qu'il n'y ait qu'une seule loi.
34:19M. Bayrou
34:19a souhaité différemment
34:21mais peu importe.
34:21Nous avons d'un côté
34:22la stratégie
34:23décénale
34:24des soins palliatifs
34:25essentielle
34:26et cette loi
34:29pour aide
34:29à mourir.
34:30Vous entendez aussi
34:31qu'il y a des opposants
34:32à cette loi
34:34qui craignent
34:35des dérives.
34:36Ils disent que c'est
34:36une loi trop permissive.
34:38Qu'est-ce que vous
34:38leur répondez ce soir ?
34:40Moi, je leur réponds
34:41une chose
34:41qu'ils croient
34:43à notre démocratie.
34:45On a entendu
34:46ces thèmes
34:47au moment
34:48de la loi
34:48de Simone Veil.
34:50Est-ce qu'il y a
34:51depuis l'adoption
34:52de la loi Simone Veil
34:53il y a eu des améliorations
34:54sur le texte
34:54est-ce qu'il y a eu
34:55des dérapages ?
34:56Non.
34:57On a entendu cela
34:59sur la loi Kouchner.
35:01Est-ce qu'il y a eu
35:02des dérapages ?
35:02Non.
35:03Est-ce que ça a été
35:03remis en cause ?
35:05Non.
35:06Sur l'obstination
35:07des raisonnables
35:07et la loi
35:09sur la cédation
35:10profonde et continue
35:11il n'y a pas aussi
35:12de dérapage.
35:13Il faut croire
35:13en notre démocratie.
35:15Je crois qu'il y a
35:16un modèle français
35:17là-dessus.
35:17Et ce que je voudrais ajouter
35:18pour être tout à fait correct
35:20le président de la République
35:21le président de la République
35:21a joué un rôle moteur
35:24dans ce sujet
35:24pour effectivement
35:26cheminer vers
35:27une loi d'équilibre
35:28telle que l'a adoptée
35:29le Parlement ce soir.
35:31Merci beaucoup Alain Klaïs
35:32pour cette réaction.
35:33Merci à vous.
35:34Merci beaucoup Marco Pommier.
35:35Un dernier mot
35:36Philippe Biget
35:36puisque vous êtes
35:37très sollicité.
35:38Est-ce que cette loi
35:39à votre avis
35:39aucun parti politique
35:41élu en 2027
35:42ne pourra la défaire ?
35:43On pose la question
35:44un peu de savoir
35:45si c'est possible ou non.
35:46Personne ne reviendra.
35:48Et même Bruno Retailleau
35:49a annoncé
35:49qu'il ferait un référendum.
35:50Marine Le Pen
35:50a dit la même chose.
35:51Je leur dis chiche
35:52qu'il le fasse.
35:53Neuf Français sur dix
35:54sont favorables.
35:55Personne ne reviendra.
35:57Merci beaucoup Philippe Biget.
35:59Je vous laisse rejoindre
35:59d'autres rendez-vous médiatiques.
36:02Philippe Juvin
36:02même question pour vous.
36:03Est-ce que la droite
36:05pour 2027
36:06dira
36:06on était opposé
36:08on reviendra
36:08sur l'aide à mourir
36:09ou est-ce que
36:10comme le disent certains
36:11on revient jamais
36:12sur ces lois sociétales ?
36:14Je crois que la politique
36:15n'a d'intérêt
36:16que si on a du caractère.
36:18Et c'est d'ailleurs
36:19ce qui manque
36:19à droite et à gauche
36:20aujourd'hui.
36:21Et l'idée de dire
36:23on proposera un référendum
36:24et les Français décideront
36:26me paraît une bonne idée
36:27que je soutiendrai.
36:28Parce que
36:29je vous prends
36:30malheureusement le pari
36:31il est assez probable
36:32que
36:32avant deux ans
36:33peut-être même avant un an
36:34des gens vont déposer
36:36des propositions de loi
36:37pour élargir déjà
36:38les critères.
36:39Et je pense que
36:39la première proposition
36:41d'extension
36:41vous le verrez
36:42sera une proposition de loi
36:43pour l'étendre
36:45aux mineurs
36:46de 16 à 18 ans.
36:47Je sais que
36:48certains collègues
36:48y pensent déjà
36:49donc la loi
36:50a des critères
36:51qui vont rapidement
36:53s'élargir
36:53malheureusement.
36:54Merci beaucoup
36:55Philippe Juvin
36:56je peux vous dire
36:56qu'avec Philippe Vigier
36:57vous êtes très sollicité
36:58puisque des journalistes
36:59viennent vous demander
37:00des réactions
37:01quasiment à notre micro
37:01merci d'avoir réservé
37:02à LCP
37:03vos premières réactions.
37:04Hélène Bonduelle
37:05vous avez avancé
37:06un peu de la place
37:06des Invalides
37:07jusqu'à celle du Palais Bourbon
37:08vous vous trouvez
37:09avec une opposante
37:10à l'aide à mourir.
37:13Alors non
37:14en fait on se trouve
37:15avec une des 184 citoyennes
37:18qui avait été tirée au sort
37:19pour répondre
37:20à cette question
37:21en 2022
37:21vous vous en souvenez
37:22le cadre de l'accompagnement
37:24de la fin de vie
37:24est-il adapté
37:26aux différentes situations
37:27rencontrées
37:27ou d'éventuels changements
37:29devraient-ils être introduits
37:31des citoyens
37:32dans la convention citoyenne
37:33qui ont travaillé
37:34pendant 4 mois
37:35qui ont rendu
37:36leurs conclusions
37:37et une bonne trentaine
37:38d'entre eux
37:39étaient aujourd'hui
37:40dans l'hémicycle
37:40pour assister
37:41au dernier débat
37:42aux dernières prises de parole
37:43et au vote
37:44et parmi eux
37:45il y avait
37:46Nathalie Berriot
37:47Bonsoir
37:48Nathalie Berriot
37:49vous êtes documentaliste
37:51vous avez fait partie
37:52de ce travail
37:52depuis 4 ans déjà
37:54j'imagine que c'était
37:55très émouvant
37:56de vous retrouver
37:56dans l'hémicycle
37:57pour ce vote
37:58ah oui oui
37:59c'était très émouvant
38:00c'était pas la première fois
38:00d'ailleurs
38:01parce que j'avais déjà assisté
38:02à un des votes
38:04c'était très émouvant
38:05parce qu'il y avait en plus
38:05une tonalité
38:06une ambiance
38:07j'ai trouvé que
38:08tous les députés
38:09quel que soit le bord
38:11et ce qu'ils souhaitaient
38:13finalement voter
38:14à la fin
38:15étaient emprunts
38:16d'une grande humanité
38:18il y avait beaucoup
38:18de solennité
38:19et puis il y avait
38:20dans les tribunes
38:21Olivier Falorni
38:22qui a été félicité
38:24applaudi pas mal de fois
38:25Jean-Louis Touraine
38:26donc oui
38:27c'était très émouvant
38:28une dernière petite question
38:30est-ce que le texte
38:31est à la hauteur
38:31de vos espérances
38:32de tout le travail
38:33que vous avez fourni
38:34alors je vais le reformuler
38:36je vais dire qu'il y a
38:37beaucoup de choses
38:38que nous avions mis
38:38dans notre rapport
38:40qui se retrouvent
38:41dans la proposition
38:42de loi
38:42dans la loi maintenant
38:44il y a évidemment
38:45des choses qui nous manquent
38:46mais il y a quand même
38:46pas mal de choses
38:47qui nous vont bien
38:48et je rappelle
38:49que cette loi
38:51en fait nous
38:51dans notre rapport
38:52nous avions dit
38:53soins palliatifs
38:54et loi
38:56sur l'aide à mourir
38:58ça a été coupé
38:59par un gouvernement précédent
39:00et donc on est vraiment
39:01content
39:03que ça aboutisse
39:04et qu'on ait ces deux lois
39:05aujourd'hui
39:05merci beaucoup
39:07Nathalie Berriot
39:08c'est le fruit de ce travail
39:09qui a commencé
39:10avec ces 184 citoyens
39:12il y a plus de 4 ans
39:14maintenant
39:14merci Hélène
39:15désolée pour la confusion
39:16donc vous étiez
39:17avec une membre
39:17de la convention citoyenne
39:19je vous rappelle
39:20le résultat du vote
39:21sur l'aide à mourir
39:23291 voix pour
39:25241 contre
39:26l'Assemblée a adopté
39:28définitivement
39:28moment historique
39:29pour les partisans
39:30justement
39:30de l'aide à mourir
39:32Olivier Falorni
39:33on en a beaucoup
39:33entendu parler
39:34il s'agit que
39:34nos journalistes
39:35Soisic, Bonvarlet
39:36et Thibault Linard
39:37l'ont suivi toute la journée
39:38reportage sur notre site
39:40et sur nos réseaux sociaux
39:41resté sur LCP
39:42avec le très beau documentaire
39:44de Marion Becker
39:45et de Marion Devauchel
39:46soins palliatifs
39:47la vie jusqu'au bout
39:49tournée justement
39:50dans une unité
39:50de soins palliatifs
39:51à Paris
39:52voilà pour ce vote historique
39:54qu'on a suivi en direct
39:55en intégralité
39:56sur LCP
39:56l'Assemblée a adopté
39:58définitivement
39:58l'aide à mourir
39:59le Conseil constitutionnel
40:00est saisi
40:01on continuera à suivre
40:02justement cette actualité
40:03très bonne soirée à tous
40:04sur LCP
40:05merci à toutes nos équipes
40:06mobilisées aujourd'hui
40:07Sous-titrage Société Radio-Canada
40:11Sous-titrage Société Radio-Canada
40:16Sous-titrage Société Radio-Canada
40:19Sous-titrage Société Radio-Canada
40:20Sous-titrage Société Radio-Canada
40:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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melissou.brd
il y a 11 heures