Passer au playerPasser au contenu principal

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Une phrase ouvre ce roman. Un enterrement et une érection après avoir visionné du contenu P-World.
00:04Voilà le point de départ de Mushku Tensei.
00:06Le débat revient tous les 6 mois. Rudeus est fier un personnage problématique.
00:09Et l'argument des fans revient tout aussi vite.
00:11Il a été harcelé, il s'est reglue, on ne juge pas un traumatisme.
00:14Très bien.
00:15Suivons ce raisonnement jusqu'au bout.
00:16Un P-World qui aurait vécu exactement le même traumatisme, même isolement, même souffrance,
00:20on ne le blâme pas non plus s'il regarde les enfants.
00:22C'est un argument déterministe et les défenses déterministes dans la justice a été abolies il y a bien longtemps.
00:27Elles permettent de comprendre, pas d'excuser, puisque si l'excuse tient pour l'un, elle tient pour l'autre.
00:31Et là on parle d'oeuvres de fiction.
00:32Il n'y a pas de déterministe, seulement des choix narratifs soumis à une cohérence globale.
00:36Le problème ne s'arrête pas à Rudeus.
00:38C'est la structure entière qui est bâtie sur ce schéma à cause de cette dite cohérence globale.
00:42Norn est la seule à pointer le malaise autour d'elle.
00:44Le récit en fait la sorte à problème.
00:45Aïcha finit dans une relation avec le fils de Rudeus alors qu'il a 12 ans et que celle-ci
00:49est majeure.
00:50Ça, ce n'est pas une interprétation de fan hostil, c'est écrit par l'auteur lui-même.
00:53Dans le roman, et le plus fou, dans le web-nouvelle, l'auteur a aussi écrit une scène où Rudeus
00:57souhaite mogu-mougu à ses seurs alors qu'elles étaient encore mineures.
01:00Un texte ne dérape pas plusieurs fois sur le même motif par accident, une récurrence ce n'est plus un
01:04accident.
01:05C'est une structure.
01:06Anna Arren parlait de la banalité du mal.
01:08Ce n'est pas le monstre isolé qui inquiète, c'est le système qui rend l'horreur routinière, administrative presque
01:12ennuyeuse.
01:14Moshkutensai fait exactement ça.
01:15Il ne choque pas, il installe chapitre après chapitre, la déviance devient décor.
01:19George Herbner, un science de la communication, appelle ça la cultivation.
01:22Plus une exposition se répète, plus elle façonne ce que le public perçoit comme normal.
01:26Pas parce qu'on y croit consciemment, mais parce que la répétition use la vigilance.
01:30Et là arrive l'argument final.
01:31Ce n'est que de la fiction.
01:32Sauf que l'histoire de la critique littéraire répète depuis un siècle que la fiction ne se contente pas de
01:36refléter une morale.
01:37Elle en fabrique une.
01:39Martha Nuchbonne a passé une carrière à démontrer que le récit façonne l'imagination morale du lecteur.
01:44Pas seulement son divertissement, vouloir tout autoriser sous prétexte de fiction, c'est ouvrir une porte.
01:49Simone Weil le citait dans L'Enracinement.
01:51Dans l'art, tout est autorisé tant qu'il s'agit d'art.
01:54Si l'art se met à constituer un acte, c'est-à-dire des événements et actions illégaux et dangereux,
01:58sans but artistique, seulement par fantasme ou pour persuader le lecteur, alors ce n'est plus de l'art.
02:03Et cette part, d'autres l'ont déjà utilisé pour publier des romans où le protagoniste a 40 ans et
02:07où l'intérêt amoureux est un nourrisson.
02:09Ce n'est pas de l'art.
02:10C'est un acte, un acte visant à autoriser l'horreur, ce n'est pas de la paranoïa, un précédent
02:15qui a déjà servi.
02:16Rappelons pour finir que l'auteur de Mushoku Tensai a soutenu l'extrême droite japonaise, dont le parti de Ken
02:21Akamatsu,
02:21qui est le suivant.
02:22Autorisez les œuvres P-Word à la vente au Japon et dans le reste du monde.
02:25Et surtout, continuez d'avoir un discours ultra problématique envers les personnes racisées.
Commentaires
4
mcsin_hmy893il y a 4 heures
aïe aïe aïe compliqué a défendre des fois
nobuaki kanazawail y a 12 heures
Mdrrr enft cet anime jsp
skeYil y a 12 heures
Le débat du moment
Freedom Mangail y a 15 heures
c'est un sacré débat