00:00Là, ça raconte autre chose, ça raconte notre faillite aussi individuelle.
00:04Ben ouais, on s'est fait concasser au milieu.
00:10Salut, c'est Bichente, je vous fais le débrief du France-Espagne.
00:14La maîtrise technique de l'Espagne a été supérieure à celle de l'équipe de France.
00:19Ils nous ont privé de ballons.
00:21Voilà, collectivement, c'est un autre niveau l'Espagne.
00:23Techniquement, c'est un autre niveau.
00:25Le jeu de passe, le jeu en triangle, les une-deux, cette qualité technique collective, c'est un autre monde
00:32par rapport à nous.
00:34Mais là où nous, on pouvait faire mal à cette équipe d'Espagne, c'était au niveau offensif, c'était
00:38avec la qualité de nos attaquants.
00:41Mbappé, Olizé, Dembélé, et là, il y a une énorme faillite individuelle.
00:45Olizé est passé complètement au travers de ce match, Dembélé aussi.
00:48On a été dominé totalement, on n'a pas eu de révolte, et à aucun moment on a pensé qu
00:53'on était capable de revenir dans ce match.
00:54Il y a le pénalty de Digne sur la mini Amal, ça, ça te met un coup derrière la tête.
00:59Après, tu as la blessure de Saliba, qui te met un deuxième coup derrière la tête.
01:03Et ça, ce sont deux éléments qui, psychologiquement, font très mal.
01:06Moi, je trouve que finalement, jusqu'à présent, on n'avait pas eu une grande adversité.
01:10La Suède, on nous a annoncé trois attaquants de très bon niveau.
01:15Au final, ils n'ont fait que défendre.
01:17Et le Paraguay, ils n'ont fait que défendre, ils n'avaient pas d'attaque, ils ont fait du MMA.
01:20Après, le Maroc, qui a eu peur contre nous, et qui n'a pas du tout joué offensivement.
01:24Là, on est tombé contre une équipe d'Espagne, finalement, qui n'avait pas peur.
01:27Et c'est vrai que, par contre, sur tous les contre-français, on a vu qu'il y avait une
01:30attention particulière de l'Espagne,
01:32avec un retour des milieux de terrain, avec des défenseurs très concentrés, avec des prises à deux,
01:37qui fait qu'ils nous ont empêché de développer nos contre-attaques et de leur faire mal.
01:42Ce n'est pas facile en sélection d'avoir un tel niveau technique,
01:45et un tel niveau de contrôle technique, et de qualité de passe, et de conservation de balles.
01:50Mais ce n'est pas une conservation stérile, puisqu'ils sont capables d'apporter de la verticalité,
01:55avec la mini-amale, par exemple, d'avoir aussi une variété, avec Yarsabal,
01:59qui est vraiment très intelligente dans ses déplacements.
02:01De ce point de vue-là, les Espagnols, tu ne peux pas rivaliser,
02:03sur la conservation, et sur la qualité technique, et sur la force collective.
02:07Rodri a été fantastique, c'est quand même le chef d'orchestre de ce milieu de terrain espagnol.
02:12Et puis après, tu fais rentrer Pedri, Merino, tu te dis,
02:17bon, ils ont du matos les gars au milieu, et c'est là où ils font toute la différence.
02:21Les Espagnols, on savait quand on les rencontrait, c'est le meilleur milieu de terrain au monde.
02:25Ben ouais, on s'est fait concasser au milieu,
02:28mais là où on aurait pu faire mal, le talent de ce trio Dembele, Mbappé, Olizé,
02:33il n'y a pas eu que la faillite individuelle de nos attaquants.
02:36Au milieu de terrain, Chouameni, qui était blessé, qui est revenu,
02:40je l'ai trouvé en dedans, et trop sur la réserve.
02:43Et à certains moments, je l'ai vu en position de troisième défenseur central.
02:46Comment tu fais quand, en première période, tu es tout seul ?
02:49Rabiot, il était tout seul pour se battre, pour aller chercher les ballons.
02:52Déjà qu'ils sont plus forts que nous au milieu de terrain.
02:55En plus de ça, on était en infériorité numérique,
02:57parce que Chouameni était dans une position vraiment très basse.
03:01Il te demandait s'il n'était pas même en gestion de son match.
03:04Et je pense que ça a accentué cette impression aussi de domination du milieu de terrain espagnol,
03:08qu'on n'ait pas été capables d'exploiter nos ballons de contre
03:13et de jouer des attaques rapides, beaucoup plus intelligemment, beaucoup plus efficacement.
03:18Là, ça raconte autre chose.
03:19Ça raconte notre faillite aussi individuelle.
03:22Mais en fait, si on a vu une telle différence entre les deux équipes,
03:25c'est qu'il y a l'Espagne qui a joué son football,
03:27qui a été forte sur ce qu'on savait d'elle,
03:30et nous qui sommes passés à côté de l'événement.
03:32Et un collectif, finalement, qui n'était pas si fort,
03:35comparativement au collectif de l'Espagne.
03:37On a une carence sur le plan collectif
03:40quand tu retrouves à jouer contre des équipes comme cette équipe d'Espagne.
03:44On se retrouve dans quelques jours pour le match pour la troisième place.
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