00:00Le C.C. Planquette
00:08Toujours dans cette saga de l'AC Boulogne-Biancourt, nous sommes dans les années 70.
00:13Il y a des grands coureurs comme Thévenet qui sont passés par là,
00:17mais il y a aussi un petit jeune qui marche, qui vient du C.C. Planquette, qui s'appelle Jean
00:22-Pierre Bouteille.
00:23Il arrive à Paris, tout intimidé, son but c'est aussi de passer professionnel.
00:47Je suis venu au vélo parce que, disons, mon frère a fait les courses de vélo
00:53et il était un bon coureur, déjà en deuxième catégorie.
00:56Il gagnait des courses, je le voyais courir et puis un jour, il me dit
01:01« Jean-Pierre, il faut que tu essayes de faire du vélo. »
01:05Donc, on va tous les deux voir le C.C. Planquette et là, il me prête un vélo pour un
01:09an.
01:09Et là, j'ai quelques résultats dès la première année.
01:13Je fais deuxième des championnats des Côtes d'Armor, mais je ne gagne pas de course.
01:17Je suis toujours là, mais bon, on arrivait toujours au sprint comme en cadet.
01:22Et puis, j'étais tout petit à l'époque par rapport aux autres.
01:26Puisque j'ai mon beau-frère qui est de la même taille que moi.
01:29Et déjà, à cette époque-là, on n'avait qu'un centimètre de différence.
01:34Et puis ensuite, dès la deuxième année, j'ai gagné des courses.
01:40Et puis, c'était parti pour une aventure.
01:50Non, je ne pensais pas du tout d'aller dans le professionnel.
01:54Bon, après, en junior, on gagnait des courses.
01:57Je courais avec Anna Tesser, qui était donc le fils de M. Tesser, qui était dans le Tour de France.
02:03Et puis, on arrivait souvent au sprint.
02:06Il me battait souvent au sprint.
02:08Et puis, il y a deux jours au lendemain, je suis passé junior.
02:10Et là, non.
02:11Ça a terminé.
02:12Après, il ne me battait plus.
02:13Je le finissais en général devant lui.
02:15Et presque à chaque fois, tout seul.
02:17Tandis que lui, il arrivait pour le sprint du peloton.
02:26Je rends après les juniors chez Vite France, avec Georges de Borueris comme directeur sportif,
02:31dont il y avait des coureurs renommés comme Quentin, Lapiste, Morellon, Trentin.
02:39Et puis, Vilmiane, chez les pros, il y avait Ravaleux.
02:44Il y avait, enfin, c'était une équipe, les frères Osmond.
02:48Une vraie équipe où il y avait au moins 20 coureurs première catégorie.
02:59L'ACBB, c'est un petit peu, disons, la continuité du C.C. Planquette.
03:06Désiré Le Thor est passé par là.
03:09Robert Boulou.
03:11Il y a eu José Borel.
03:12Il y a eu aussi René Leroy.
03:13Tous ces gens-là, qui étaient en première, veulent aller là-bas à l'ACBB+.
03:18Bon, pour faire mon service militaire, M. Végan, où j'étais à voir pour la première fois,
03:23qui me voyait, qui me demande d'ailleurs, qu'est-ce que tu comptes faire en vélo ?
03:28Alors là, bonne question, mais je ne savais pas quoi de lui répondre.
03:31Et puis voilà, déjà, ça faisait drôle et nous voyait.
03:35Bon, il nous a fait une essai.
03:36Et puis après, je suis parti à l'armée en 75.
03:41Et c'est là que j'ai commencé à, disons, à y croire un peu.
03:44C'était parce que je gagnais quelques cours.
03:45J'ai dû en gagner 12, je crois, dont une étape du Tour d'Emeraude.
03:48Dès ma première année, où il y avait 160 kilomètres,
03:51je n'avais jamais fait ça, 176 exactement kilomètres.
03:54Et on avait fait un circuit très dur.
04:03La CBB, c'est qu'on a été suivi.
04:05La structure, c'est qu'on a été suivi.
04:07Par exemple, dans les courses-étapes, on voyait tout de suite
04:12que, disons, le mécano, il arrivait en premier,
04:15il essayait de prendre toujours les meilleures chambres.
04:18Tant pis, il enlevait les panneaux où on devait être
04:21et puis le dos pour être tranquille.
04:23On avait le kiné, on avait tout.
04:25Et disons, on avait un bon suivi.
04:27Que je pense que c'est ce qui nous a manqué un peu
04:30chez les rangs professionnels.
04:40Le patron de chez Peugeot, à l'époque,
04:42il était tout simplement, il habitait Plélan.
04:45Il s'appelait M. Béion, mais je ne le connaissais pas.
04:47C'est lui qui était le patron de Peugeot, disons, vélo.
04:52Et un jour, il suivait les courses, mes résultats dans les journaux.
04:58Et puis, je prends, donc...
05:01Donc, Mickey m'avait promis de passer professionnel.
05:05Donc, il me trouve un contrat chez Fiat.
05:07Et entre-temps, M. Béion m'appelle.
05:08Il me dit, Jean-Pierre, est-ce que tu peux attendre six mois ?
05:12Je te ferai passer en milieu de saison.
05:14Et puis, vous savez, vous êtes jeune,
05:16vous avez envie d'être professionnel.
05:18Je n'ai pas voulu attendre six mois.
05:19Je suis passé comme ça.
05:20Et puis, peut-être une erreur, je pense, dans ma vie.
05:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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