- il y a 12 heures
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 12/07/2026.
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:04Ça va être brûlant, ça va être chaud, ça va même être sulfureux mon cher Benoît, on va se régaler
00:09la finale de la Coupe du Monde, évidemment après le match entre la France et l'Espagne, c'est ce
00:14duel historique entre l'Angleterre et l'Argentine et on s'est posé avec Tony Molina sur l'histoire de
00:20ce choc et on va vous montrer que c'est un choc pas comme les autres, Argentine-Angleterre, pourquoi c
00:25'est tout simplement le match le plus chaud de la Coupe du Monde ?
00:29Alors déjà combien de fois ils se sont affrontés en Coupe du Monde ?
00:31Cinq fois depuis la Coupe du Monde 62, date de leur premier affrontement, c'était mal terminé, d'ailleurs il
00:36y avait eu un premier carton rouge très contesté pour un Argentin, en tout c'est trois succès de l
00:40'Angleterre, un match nul qui était en réalité une qualification de l'Argentine au tir au but et un succès
00:44Argentin.
00:45Mais au moment où on apprenait que les deux équipes allaient s'affronter, les Argentins n'avaient qu'un mot
00:50à la bouche.
01:08On les entend parler beaucoup des Malvinas, les Malouines.
01:14Alors c'est quoi les Malouines ? Eh bien c'est un archipel qui est situé dans l'Atlantique Sud,
01:18contrôlé par le Royaume-Uni mais revendiqué depuis très longtemps par l'Argentine, logique parce que l'archipel est au
01:23large de l'Argentine.
01:24Le 2 avril 1982, la dictature militaire argentine envahit les îles pour récupérer donc cet archipel.
01:29Le gouvernement britannique va envoyer l'armée, la guerre elle va durer trois mois, il y a 907 morts au
01:33total.
01:33C'est énorme, 149 Argentins, 255 Britanniques et un traumatisme qui va durer longtemps pour les Argentins qui en gardent
01:41un ressentiment énorme.
01:42La preuve avec parfois des moments où ils vont dépasser les bornes, cette image choquante le jour de la mort
01:47de la reine d'Angleterre.
01:48Regardez la télé argentine en direct, ce présentateur qui a sabré le champagne tout simplement en disant des horreurs sur
01:53les Britanniques.
01:54Ça ne concerne pas tous les Argentins mais ça en dit long quand même sur le ressentiment qui va demeurer
01:58dans la société argentine.
01:59La preuve, dès que le match était terminé en conférence de presse, qu'à l'ONI on l'a interrogé
02:03sur quoi évidemment, sur la portée symbolique de ce match.
02:06Et je t'ai envie de demander pour la CEM que vient de l'Angleterre, que va être un partit
02:11spécial, non seulement en lo futboliste, mais en lo emocional.
02:15Comment imaginer que vas a venir vos et les joueurs de ce match ?
02:19Et qu'est-ce que vous pouvez donner à tous les Argentins qui nous attendons de ce match ?
02:24C'est un partit de football, eh ?
02:26Le message est que c'est un partit de football.
02:44Tout de suite il veut dégonfler parce que c'est vrai que ce n'est qu'un match de foot
02:47parce que souvent, évidemment ça a débordé, ça a souvent dépassé le cadre du foot ces affrontements.
02:52A commencer par l'affrontement ultime de l'histoire de la Coupe du Monde, ce match en 1986 entre l
02:58'Argentine et l'Angleterre.
02:59Et qui de mieux pour nous raconter ça que quelqu'un qui nous manque beaucoup, Didier Roustan ?
03:05La 51ème minute, il file vers les cieux, là-haut, il va toucher les étoiles.
03:10Il touche surtout le ballon de la main, mais l'arbitre ne l'a pas vu et accorde le but.
03:14La main de Dieu, la main du diable, c'est selon trois minutes plus tard.
03:18L'homme au semel devant part de son rond central, il élimine un, deux, trois, quatre, cinq joueurs anglais.
03:25Harry au bout de course devant le Chilton, Brout, Brout, Peter, Brout, 2 à 0.
03:30C'est le but de la histoire, de la grande histoire de la Coupe du Monde.
03:36Et quand je rentrerai, car j'étais au Stade Aztec, chez moi, à Paris ou à Cannes,
03:40et que je verrai ma maman, elle me dirait, je suis tout excité, mais je dis,
03:48Il est énorme, mais en fait ce match, il ne fera que renforcer finalement la haine entre ces deux pays
03:54qui forcément se déplacent aussi au niveau du sportif.
03:58Certains, sur les braises, dans la guerre des Malouines, l'Angleterre et l'Argentine,
04:02ont rejoué le conflit quatre ans après, dira-t-on.
04:04Et l'Aliès n'empêche pas certains supporters argentins de brûler le drapeau de l'Union de Jacques,
04:09place de la République à Buenos Aires.
04:11Le défenseur Terry Butcher refusera le maillot de Maradona.
04:14C'est la dernière chose que je voulais avoir.
04:16Je ne laverai même pas ma voiture avec.
04:18Diego Maradona, lui qui a répondu sur le terrain, répondra aussi à cet affront
04:22au niveau de son autobiographie en 2016.
04:24Pour nous, il n'était pas question de gagner un match.
04:27Il s'agissait d'éliminer les Anglais.
04:29On voulait rendre honneur à la mémoire des morts.
04:33Depuis ce match mythique de 1986, il y en aura eu d'autres désaffrontements
04:36entre l'Angleterre et l'Argentine.
04:37Et il y en a un autre qui va rester dans la légende.
04:39C'est en 1998, huitième de finale de la Coupe du Monde.
04:41C'est du côté de Saint-Etienne à Geoffroy-Guichard, donc Coupe du Monde en France.
04:45On s'en souviendra, titre le journal L'Équipe, effectivement,
04:48on s'en souviendra de partout.
04:49Match spectaculaire avec Michael Owen, Baptiste Tuta, Batigol,
04:52mais surtout un carton rouge pour l'icône anglaise David Beckham.
04:56Il a pris un coup, David Beckham.
04:57Il est au sol, il est face à Diego Simeone.
04:59Qu'est-ce qu'il va faire ?
05:00Il va mettre un coup de pied derrière à Diego Simeone.
05:02Il va se venger, il sera exclu.
05:03L'Angleterre finira par perdre ce match au tir au but.
05:06Ce qui est drôle, c'est que Beckham se vengera en face de groupe.
05:09Quatre ans plus tard, autre match, finalement,
05:11le dernier entre l'Argentiné et l'Angleterre.
05:14Éternel, Angleterre titrera l'équipe,
05:15puisque l'Angleterre s'impose grâce à un but de Beckham.
05:18Et l'Argentine sera éliminée dès la phase de groupe.
05:21Mais même quand il ne se joue pas,
05:22puisque ce match est le dernier affrontement
05:24entre l'Argentine et l'Angleterre,
05:26cette rivalité, elle demeure la preuve
05:28avec les célébrations du titre.
05:30En 2022, les Argentins avaient toujours
05:31une petite pensée spéciale pour les Anglais.
05:51Alors, il peut dire ce qu'il veut, évidemment,
05:52Lionel Scaloni, le sélectionneur de l'Argentine,
05:54mais les Malouines, mais la main de Dieu,
05:56mais Maradona, mais Messi, mais Beckham, etc.,
05:58font que ce ne sera jamais un match comme les autres.
06:01Évidemment.
06:01Merci beaucoup, Adrien.
06:02Génial.
06:04Quel plaisir de voir Didier Roussel,
06:05et Tony Molina.
06:08Tellement de choses à dire, en effet, sur ce match,
06:10en effet, qui déborde, qui va dépasser le cadre.
06:12Et encore une fois, c'est excitant à la fois
06:15et presque inquiétant, non, Olivier,
06:17quand on comprend le cadre qui va entourer cette rencontre.
06:20Oui, c'est évidemment un match qui dépasse
06:22le simple cadre sportif, on l'a dit, avec la guerre.
06:26Et puis, c'est inhabituel.
06:27En fait, une rivalité intercontinent comme ça,
06:30d'habitude, c'est Brésil-Argentine,
06:32c'est France-Angleterre, c'est Danemark-Suède.
06:35Mais là, que ça traverse carrément l'Atlantique,
06:36ça dit tout de la puissance de ce match-là.
06:39Et on en a parlé, ce Brésil-Angleterre,
06:42avec la main de Dieu.
06:43Je pense que si on faisait un sondage
06:45en disant quel est le match le plus mythique
06:47de la Coupe du Monde,
06:48je pense que c'est celui-là qui gagnerait.
06:49Même les gens qui ne l'ont pas vu,
06:51et c'est mon cas, on le connaît tous,
06:52on sait tous ce qui s'est passé pendant ce match-là.
06:55Et c'est un match qui n'est jamais neutre.
06:57Alors là, Scaloni a vite éteint la moindre polémique.
07:01Mais d'habitude, tous les joueurs vous diront
07:03que ce n'est pas un match comme les autres.
07:05Ce n'est jamais un match comme les autres.
07:08À Angleterre-Argentine, il se passe toujours des choses.
07:10On l'a vu, il y a Beckham, Maradona.
07:12Donc, il y a plein d'histoires dans l'histoire.
07:14Et je pense qu'il y en aura encore une mercredi prochain.
07:17Ça s'annonce immense, évidemment.
07:19Et ce qui est fou, c'est que,
07:20j'ai envie de dire,
07:21tout le monde déteste un peu les Anglais.
07:22On n'est pas les seuls dans le monde.
07:24Mais là, quand vous nous montrez les célébrations en 2022,
07:27c'est-à-dire que c'est ancré vraiment.
07:28Vous nous avez montré aussi un enfant qui en parle.
07:30C'est vraiment ancré dans la culture argentine.
07:32C'est dingue, Benoît.
07:33C'est-à-dire qu'ils sont élevés avec cette rivalité-là, en fait.
07:37Oui, et puis ce qu'il faudrait savoir aussi,
07:38c'est de l'autre côté, de l'Angleterre,
07:41est-ce qu'il y a aussi cette même animosité
07:43par rapport aux Îles Malouines ?
07:45Oui, ça va être un match à part.
07:49Oui, ça va être un match à part.
07:52Ils en parlent encore.
07:53Oui, cette chanson en 2022, c'est fou.
07:56Souvent, on se dit, même avec la guerre,
07:59même s'il y a eu des choses atroces qui se sont passées,
08:01on se dit, le temps tasse un peu les choses.
08:02Pas du tout.
08:03Dans leur chanson, encore une fois, ils en parlent.
08:05Le petit, qui ne doit avoir même pas à peine 10 ans,
08:07qui en parle.
08:08Donc, ça veut dire qu'effectivement, c'est ancré en eux.
08:11Et aussi, ce qui me dérange un peu, côté argentin,
08:15autre que ce qui s'est passé, la guerre,
08:17c'est ce côté un peu où on sent que l'argentin
08:21va toujours chercher à insulter,
08:23va chercher toujours un petit peu à mettre des coups sur le terrain.
08:28On le voit, dans leurs chansons, il y a beaucoup d'animosité,
08:32il y a beaucoup d'insultes.
08:34Est-ce que ça fait partie de leur culture ?
08:39Je ne sais pas, mais c'est vrai qu'on sent quand même
08:41que c'est un peuple qui est un peu énervé contre tout ça.
08:50Ils se nourrissent de ça, même, peut-être.
08:52Qui a vécu des choses assez graves.
08:55Et on sent que c'est encore ancré en eux,
08:58et notamment sur les générations qui arrivent.
09:00Est-ce que c'est pareil en rugby,
09:02quand il y a Argentine, Angleterre ?
09:03Je me posais la question.
09:04Non, pas du tout.
09:04Il n'y a pas le même roi.
09:05Non, pas du tout.
09:06D'accord, donc c'est intéressant.
09:07Ce n'est pas la même chose.
09:08Charles, tout à l'heure,
09:09vous avez parlé de cette Argentine
09:11qui vous décevait,
09:13en termes de football notamment.
09:14Il n'y a rien de mieux que pour les réveiller.
09:17Est-ce que ça peut déborder, d'ailleurs, le match ?
09:19Est-ce que vous pensez qu'en termes d'agressivité...
09:21Messi ne peut plus déborder, il marche.
09:23Moi, je ne vois pas comment ce match peut finir à 11 contre 11.
09:25Ah oui, carrément, déjà.
09:26C'est planté.
09:27Déjà, je n'aimerais pas être l'arbitre de la rencontre.
09:30Je pense que les Anglais vont mettre aussi
09:32beaucoup d'agressivité,
09:33parce qu'évidemment, il y a cette rivalité.
09:35Mais je pense qu'à l'heure actuelle,
09:38c'est peut-être l'Angleterre qui a peut-être plus les armes
09:39pour embêter l'Argentine.
09:41Mais l'Argentine, ils ont quand même des individualités
09:43et des joueurs.
09:45Benoît l'a dit, des joueurs qui ne vont rien lâcher
09:47du début jusqu'à la fin.
09:48Mais je vois vraiment un match quand même haché.
09:51J'espère qu'on va avoir des buts
09:52un peu de spontanéité, de créativité.
09:55Et puis j'espère qu'ils vont prendre des risques.
09:56En fait, ces équipes ne vont pas essayer tout le temps
09:58de jouer les duels.
09:59Ils vont essayer de jouer au football.
10:01Mais c'est vrai que je m'attends à une équipe d'Argentine
10:03un peu mieux que lors des quarts de finale.
10:05Juste, tu parlais de l'arbitre du match.
10:06Il faut savoir que la FIFA ne nomme jamais
10:08d'arbitre anglais lorsque c'est l'Argentine
10:10qui joue.
10:10Et c'est pour ça qu'Antoni Tyler n'avait pas
10:12arbitré la finale de la Coupe du Monde
10:13pour ces raisons-là géopolitiques.
10:14Jamais depuis...
10:15Depuis 82, il n'y a aucun arbitre anglais
10:17qui a arbitré l'Argentine en Coupe du Monde.
10:19Non mais c'est dingue.
10:20On est dans un contexte assez fou.
10:22On verra aussi au niveau public
10:23qui dominera dans les tribunes.
10:25parce qu'ils ont dominé à chaque fois
10:26tout leur match, anglais ou argentin.
10:29Quelques déclarations qu'on dit encore.
10:30Oui, on a entendu un Lionel Scaloni
10:31qui ne veut pas déplacer ce match
10:33évidemment ailleurs que sur le terrain du foot.
10:35Mais ces joueurs quand même faisaient preuve
10:37d'une certaine motivation supplémentaire
10:39après le match hier et cette qualification.
10:41Christiane Romero, on donnera nos âmes
10:43contre l'Angleterre.
10:44C'est du foot.
10:45Parfois on gagne ou parfois on perd.
10:46Mais vous pouvez être sûrs
10:47qu'on laissera nos vies sur le terrain
10:48pour atteindre la finale une nouvelle fois.
10:50Et puis Léandro Paredes,
10:51on sait que le match contre l'Angleterre
10:53signifie, on sait ce que le match signifie
10:55pour notre pays.
10:55C'est un match de football
10:56et on va tout faire
10:57pour le jouer de la meilleure des façons.
10:58Seulement le foot, pas sûr.
11:00On est dans la grande histoire.
11:02Je préfère les déclarations des joueurs
11:03que de l'entraîneur.
11:05Il était dans son rôle de faire dégonfler
11:07mais en 82, on sentait les joueurs
11:10jouer pour quelque chose.
11:11Jouer pour réparer un truc ultra-violent.
11:15Maradona, il a joué avec ça
11:16et il l'a fait savoir après.
11:19Ça les habitait.
11:20Ça les habite peut-être moins.
11:21Les temps ont changé.
11:21C'est beaucoup plus loin.
11:23Peut-être qu'ils l'ont déjà fait.
11:24Oui, mais là,
11:24Otharo Martinez, on le voit chanter.
11:25C'est lui qui chante.
11:26J'aime bien les joueurs
11:28qui sont encore dedans.
11:29Je trouve ça super
11:30ce genre de rivalité
11:31et de vouloir réparer un truc
11:33et d'embarquer aussi leur peuple.
11:36Vika, mettez-vous en tant que coach.
11:38Non, mais moi, je ne suis pas d'accord avec ça
11:39parce que j'entends ce qu'il dit.
11:40Un terrain de foot,
11:41ça ne doit pas être un truc
11:42de règlement de compte,
11:43de passif historique.
11:45Parce que dans ces cas-là,
11:45on ne s'en sort pas
11:46et on peut trouver
11:47sur toutes les affiches,
11:49on peut trouver
11:50des charges de ressentiment.
11:52Dans la France,
11:53elle va jouer des pays
11:54avec qui elle a eu
11:55une histoire difficile.
11:56Moi, je n'ai pas envie
11:57que ce soit cet angle-là.
11:58Ça l'a été,
11:59avec la France contre l'Allemagne.
12:00France-Allemagne,
12:01ça l'a été pendant longtemps.
12:01Avec l'Allemagne,
12:02il y avait ce côté historique.
12:02Oui, mais ça l'est de moins en moins.
12:04En prendre de moins en moins,
12:04je trouve que c'est tant mieux.
12:05Alors évidemment,
12:06il faut avoir un devoir de mémoire.
12:08Mais un terrain de football,
12:08ça doit rester un terrain de football.
12:10Diego Maradona,
12:11effectivement,
12:11il était contemporain
12:12de ce qui s'est passé
12:13et pour lui,
12:14c'était quelque chose
12:15où il y avait
12:16un trauma national.
12:18D'ailleurs,
12:19quand on voit les images,
12:20quand on les voit alignées
12:21des Argentins,
12:21on voit le regard noir
12:22de Diego Maradona
12:23sur ce match-là.
12:25Moi, je trouve que
12:27l'entraîneur argentin,
12:29je trouve que son discours,
12:30c'est le bon.
12:31On a assez de trucs comme ça.
12:32Il y a assez de guerres
12:33dans le monde comme ça.
12:34Il y a assez de trucs relous.
12:35Moi, je n'ai pas envie
12:36d'un règlement de compte
12:3740 ans plus tard.
12:38Mais le foot,
12:39c'est la guerre.
12:39Mais c'est comme ça
12:40que je le vois.
12:41Le foot, c'est la guerre.
12:42Qu'est-ce que vous racontez,
12:43Vika ?
12:43Bien sûr,
12:43c'est la bagarre
12:45sur un terrain de foot.
12:46Ah oui,
12:46c'est pour éviter les guerres.
12:47C'est pour éviter
12:48les vraies guerres
12:48qu'on s'en fasse.
12:49C'est la revue de question
12:50de cette superiorité de la nation.
12:51C'est des guerbies,
12:51c'est des rivalités,
12:52c'est Marseille-Paris.
12:53Ça a toujours été ça
12:54et ça continue à l'être.
12:55Je ne crois pas
12:56que ça soit les bons leviers.
12:57Les Etats-Unis-Iran,
12:58c'est des choses arabes.
12:59Pour le coup,
13:00c'est deux continents.
13:00Pourquoi ça ne l'est pas
13:01dans le rugby, par exemple ?
13:02Parce que le foot,
13:03c'est la guerre.
13:03Le foot, c'est particulier.
13:04Le sport, c'est la guerre.
13:06Le sport, pour moi,
13:07ce n'est pas la guerre,
13:07c'est être avec vous.
13:08Et c'est de la politique.
13:09Tu peux être sûr
13:09que porte fermée,
13:11Scaloni n'aura pas du tout
13:12le même discours.
13:12Et moi, je suis persuadé
13:13que Scaloni, justement,
13:14il va appuyer là-dessus
13:16sur ce revanche.
13:16C'est de la com'
13:17ce qu'il a fait.
13:17Mais alors, attendez,
13:18parce que là,
13:19Sherrod vient de nous dire,
13:20je suis sûr,
13:20ça ne va pas finir à 11.
13:21Est-ce qu'il n'a pas intérêt,
13:23connaissant les tempéraments
13:23de ses joueurs ?
13:24On a parlé du tempérament
13:25des Argentins.
13:26Les joueurs, ils s'en foutent.
13:27Mais est-ce qu'il n'a pas
13:28intérêt à les calmer,
13:29au contraire,
13:29à essayer de faire baisser
13:30la pression pour éviter
13:31que ça parte vraiment ?
13:32Les Argentins sont très malins.
13:34Ils se nourrissent de ça.
13:35Ils sont capables, eux,
13:36de faire disjoncter
13:37l'équipe adversaire.
13:38Sans disjoncter eux-mêmes.
13:39Ils savent le faire,
13:39les Argentins.
13:41C'est impossible de les calmer.
13:43Vous avez vu
13:44l'équipe d'Argentine.
13:45Même ceux qui rentrent
13:46sur le terrain,
13:47ils peuvent mourir sur le terrain.
13:48Vous vous attendez
13:49à quel match ?
13:49C'est-à-dire qu'ils vont
13:50beaucoup parler,
13:50aller brancher les Anglais,
13:52leur mettre des coups.
13:53C'est ça qu'on va avoir.
13:54Les Anglais vont rentrer
13:55dans ça aussi.
13:56Je pense que les Anglais
13:57vont avoir peut-être
13:58un peu plus de maîtrise
13:59et du jus.
14:00Même si on a vu
14:00sur ce match
14:02en quart de finale
14:03où ils étaient en difficulté
14:04physiquement.
14:04Mais ils ont un banc
14:05qui est quand même
14:05assez intéressant
14:06pour pouvoir remettre
14:07un peu d'intensité.
14:08Mais je ne vois pas
14:10comment ce match
14:10peut finir à 11 contre 11.
14:11Et puis, il ne faut pas oublier
14:12que les médias...
14:13Au plus grand plaisir de Vickach
14:14qu'il y a dans la baston.
14:16Les médias locaux,
14:17que ce soit les médias argentins
14:19et encore plus peut-être les Anglais
14:20vont ne parler que de ça.
14:23Même les médias français
14:24en parlent.
14:25Imaginez.
14:26Les journaux,
14:26les unes de journaux anglaises
14:28et puis, il faut voir
14:29à quel point c'est dur.
14:30Ils se lâchent complètement.
14:31Les Argentins,
14:32ça va être pareil.
14:33C'est juste le match
14:34que personne ne veut perdre.
14:35Je pense que c'est la défaite
14:36la plus douloureuse
14:37pour l'Argentine
14:38et pour l'Angleterre.
14:39Si le football oublie
14:40ces rivalités-là,
14:42c'est complètement dommage.
14:44Si demain,
14:44Lyon-Saint-Etienne,
14:45ça devient juste un match de foot
14:46et ce n'est pas un derby
14:47à des rapports de territoire,
14:49etc.
14:50Je trouve ça...
14:50Oui, mais ce n'est pas
14:50la même rivalité.
14:52Au-delà des Malouines,
14:54oui, mais ça,
14:54c'est le côté argentin.
14:55Mais côté anglais,
14:56côté anglais juste,
14:57il y a aussi cette défaite
14:59en 1986
14:59avec la fameuse main de Maradona
15:01qui doit nourrir,
15:02j'imagine,
15:03du côté des Anglais.
15:04C'est un passif.
15:05Tous les petits Anglais
15:06ont été nourris à ça,
15:07Nabil.
15:08Il y a 98 aussi.
15:09Non ?
15:10Moi, j'ai l'impression
15:10que c'est plus du côté argentin
15:11que du côté anglais.
15:12Oui, parce qu'ils ont été
15:13dominés,
15:14qui ont été battus,
15:15qui ont été...
15:15Après, ils ont de la chance,
15:16ils ont pu assister
15:18au plus beau but
15:18de tous les temps
15:19en Coupe du Monde.
15:20Comme c'était eux
15:21qui étaient en première roche.
15:22On peut retourner le truc
15:23autrement.
15:25Ils étaient sur la scène
15:26d'un chef-d'oeuvre.
15:27Moi, j'aurais aimé vivre ça.
15:28C'est les deux buts
15:29les plus connus
15:29de la Coupe du Monde.
15:30C'est clair.
15:31Et c'est tout dans le même match.
15:32Les deux buts
15:32les plus célèbres.
15:32On choisit celui qu'on veut.
15:33Moi, j'occulte
15:34et je suis dans le déni
15:35du but de la main, en fait.
15:37Pour moi,
15:38le but de Maradona
15:39quand il traverse le terrain,
15:40c'est le but
15:41que tout gamin
15:42rêvait de mettre.
15:43Et lui, il l'a mis
15:43sur un quart de finale
15:44de Coupe du Monde
15:45à très haut niveau.
15:46Contre l'Angleterre.
15:46Contre l'Angleterre.
15:48Dans un contexte
15:49en plus particulier
15:49dont on parlait.
15:50Dans un contexte
15:51évidemment particulier.
15:53Donc à Messi,
15:55s'il veut faire
15:56totalement oublier Maradona
15:57qui est inoubliable,
15:58il a tout fait Messi.
15:59Il faut qu'il batte
15:59les Anglais maintenant
16:00s'il veut être vraiment
16:01au niveau de Maradona.
16:02C'est vrai que c'est
16:03un bon argument.
16:04C'est pas mal.
16:05C'est un bon argument.
16:06Et je reviens encore
16:07dans les tribunes.
16:07L'ambiance qu'il va y avoir
16:08dans les tribunes aussi
16:09risque d'être très électrique.
16:10On connaît aussi
16:11les supporters anglais.
16:13Alors on verra Olivier
16:14mais ça peut être même
16:14une crainte autour de ce match.
16:17Oui, malheureusement
16:18on a beaucoup trop d'exemples
16:19avec les Anglais en tête.
16:22Après jusqu'à maintenant
16:23ça se passe bien.
16:24Moi je vois quand même
16:24beaucoup de belles images
16:25de la part des Anglais.
16:27Hier soir je les voyais chanter
16:28Hey Jude devant Bellingham
16:29après sa chante du Oasis
16:31et on les voit tous
16:33célébrés ensemble.
16:35Alors là évidemment
16:36ça va être un match particulier
16:38mais bon les Américains
16:39sont au courant
16:40de ce qui se passe
16:41et bon je pense
16:42qu'ils vont savoir gérer ça.
16:44Y a-t-il un favori ?
16:45Là, à l'heure où je vous parle
16:46vous avez un favori
16:47ou pas sur ce match ?
16:48Tout à l'heure
16:48vous m'avez nommé la France
16:50comme favori du dernier carré
16:51mais là sur ce match-là.
16:5250-50.
16:52Ah ouais là.
16:53Y a personne ?
16:54Aucun favori.
16:54Aucun favori.
16:55Ça va l'opper.
16:56Angleterre.
16:56Aucun favori.
16:57Angleterre ?
16:58Angleterre.
16:58Ah ouais.
16:59Ah bon ?
16:59Parce qu'ils reviennent de tout
17:00mais les Argentins aussi.
17:01Vigach favori ou pas ?
17:03Angleterre aussi.
17:04Je suis pour les Anglais
17:05ça fait 60 ans qu'ils...
17:07Vous êtes pour les Anglais ?
17:08Ouais ouais.
17:09Et Bellingham, Arik.
17:10Vous me surprendrez toujours.
17:11Vigach me surprendra toujours.
17:12C'est incroyable.
17:13C'est contre-pied.
17:14a été colonisé par les Anglais
17:15donc je ne suis pas
17:16à moi ressentiment tout ça.
17:18Vous nous avez dit l'inverse
17:19il y a deux secondes.
17:23J'appelle mes ancêtres
17:24pour savoir si les Anglais
17:25sont passés au moment ou pas.
17:27Sur les côtes.
17:28Ils n'ont rien ravagé.
17:29Ils ont rien ravagé.
17:30Ça va.
17:30On parle de France-Espagne
17:32dans quelques instants.
17:33Yamal n'a pas peur de la France.
17:34Est-ce qu'on a droit d'avoir peur de Yamal ?
17:36Est-ce qu'on a peur de Yamal ?
17:38Les infos mercato
17:39dans quelques instants
17:39concernant des joueurs français.
17:40Il y a Radu Koundé,
17:41il y a Radio-Radio,
17:42il y a Bigoué
17:43et puis on va peut-être
17:44pas parler du ballon d'or
17:45parce qu'il y a l'information
17:46de Loïc Tanzy
17:46qui vient de nous dire
17:47donc Aurélien Chouamini
17:49devrait être titulaire
17:51dans le milieu
17:51de l'équipe de France.
17:53Qu'est-ce que ça veut dire ?
17:54Est-ce que ça vous surprend ?
17:54On va revenir sur cette info
17:56Loïc Tanzy
17:56il y a quelques minutes.
17:57A tout de suite.
17:57Sous-titrage Société Radio-Canada
18:01Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires