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Bon, j’exagère peut-être sur le côté « génie »...mais ça marche !

Quand ça fait un bon moment que je tourne en rond sur un script ou un concept, je prends une feuille, un crayon, j’écris le problème que j’essaie de résoudre... puis je vais m’asseoir face à un mur.
Ou je m’allonge en regardant le plafond.

La règle est simple : je n’ai le droit de faire que deux choses : travailler ou regarder le mur.

Pas de téléphone, pas de mails, pas « d’apprentissage » sur YouTube.
Et là, d’un coup, mon cerveau se met à être extrêmement créatif... pour m’empêcher de bosser !

« Tiens, cette étagère aurait bien besoin d’être rangée. »
« Il faudrait vraiment sortir la poubelle. »
« Et l’aspirateur, non mais quelle honte ! »

Dans son livre The War of Art, Steven Pressfield appelle ça « la Résistance ».
L’idée est assez simple : créer quelque chose de nouveau est inconfortable. Alors, notre cerveau préfère nous occuper avec absolument n’importe quoi plutôt que de nous laisser continuer.

Et c’est là que le mur devient intéressant.

Parce qu’au bout de quelques minutes, regarder un mur devient tellement ennuyeux que travailler finit par devenir... l’activité la plus stimulante disponible.

Je pourrais te parler de dopamine, de stimulation ou de neurosciences.
Mais honnêtement, je préfère te proposer une expérience.

La prochaine fois que tu bloques sur un projet, mets un minuteur de 30 minutes, prends une feuille, un crayon et va t’asseoir face à un mur.

Bon ennui à toi !
#astuce #création #écriture

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Une méthode qui fonctionne à 100% pour avoir des idées, c'est d'aller s'asseoir face à un
00:04mur.
00:04Aujourd'hui, c'est le grand jour, tu vas enfin travailler sur ton idée, sur ton album, sur ta vidéo,
00:08tu vas créer quelque chose.
00:10Et là, d'un coup, d'un seul, tu te transformes dans la personne la plus facile à distraire au
00:13monde.
00:13N'importe quelle notification, n'importe quel truc bancal dans ton appartement, tu dois le réparer ou y répondre.
00:18C'est un petit truc que Steven Pressfield appelle la résistance.
00:21Le problème, c'est que créer, écrire ou inventer quelque chose de nouveau, c'est difficile, c'est super douloureux.
00:26Alors évidemment, pour te sauver de la douleur, ton cerveau va te trouver n'importe quelle distraction, plutôt que de
00:31travailler sur ton projet de fond.
00:32Dans ce cas-là, si ça fait 30 minutes que je tourne en rond, que je suis frustré de moi
00:35-même, je prends un carnet, je prends un crayon,
00:37je note la chose sur laquelle je veux travailler, et je vais m'asseoir face à un mur.
00:41Ou alors je m'allonge, face au plafond.
00:43Et là, il y a une seule règle, j'ai le droit de travailler ou de regarder la peinture sécher.
00:47Mais bon, comme elle est déjà sèche, c'est pas vraiment, vraiment intéressant.
00:50Du coup, au bout d'un moment, passé cette douleur initiale, il devient beaucoup plus intéressant de trouver des idées,
00:54plutôt que de regarder les fissures du mur.
00:56D'ailleurs, il faudrait que je les répare ces fissures, parce que c'est problématique.
00:59Alors je pourrais te parler de dopamine, de stimulation, te dire que quand ton cerveau s'ennuie d'un coup,
01:03n'importe quoi devient plus intéressant que de s'ennuyer.
01:06Mais tout ce que je vais te dire, c'est essaie.
01:07La prochaine fois que tu tournes en rond, mets un timer sur 30 minutes, prends une feuille de papier, un
01:11crayon,
01:12et va t'asseoir face à un mur.
01:13C'est ça, c'est ça, c'est ça.
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