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  • il y a 2 jours
Ici l'Europe s'intéresse cette semaine au droit des passagers aériens. Malgré les fortes émissions de CO? du secteur, l'avion reste largement plébiscité par les voyageurs des pays de l'Union. Un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen. Le 15 juin dernier, les 27 ont trouvé un accord pour réformer les règlements relatifs aux droits des passagers aériens et après treize ans de négociations avec les compagnies aériennes. Quelles avancées pour les utilisateurs ? Leurs nouvelles obligations des transporteurs aériens peuvent-elles les mettre en difficulté ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussard décryptent cet accord dans Ici l'Europe avec les eurodéputés François KALFON, député européen socialiste et démocrate (France), et Martine KEMP, députée européenne du Parti populaire européen (Luxembourg).

Première partie : Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères.

Deuxième partie : Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent :
- François KALFON, député européen socialistes et démocrates (France),
- Martine KEMP, députée européenne du Parti populaire européen (Luxembourg).

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Transcription
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:16Bonjour à tous, merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires LCP et
00:23Public Sénat.
00:24Alors nous sommes aujourd'hui à Rome, en Italie, pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, bonjour.
00:31Bonjour à vous tous.
00:32Mais nous sommes aussi au Palazzo Chigi, qui est le siège de la présidence du Conseil, parce que vous êtes
00:38vice-président du Conseil.
00:40Giorgia Meloni, la présidente du gouvernement italien, appartient au parti frère d'Italie, qui est classé plus à droite que
00:46le vôtre, qui est la droite traditionnelle.
00:48On se souvient, Forza Italia, le centre droit, vous dites.
00:54Et donc vous êtes le secrétaire.
00:56Alors, vous avez été président du Parlement européen pendant trois ans, auparavant commissaire européen à l'industrie, même très bon
01:05connaisseur de Bruxelles, donc, monsieur Tajani.
01:07On commence par les affaires du monde vues d'Italie.
01:10Justement, d'abord, le dossier ukrainien pour lequel votre gouvernement est particulièrement en phase avec les autres Européens.
01:17Un premier versement a eu lieu de 90 milliards d'euros à l'Ukraine dans le cadre du pré-européen.
01:22Il n'y a plus de veto, en particulier de la Hongrie.
01:24Est-ce que le soutien européen à l'Ukraine est suffisant et celui de votre pays aussi ?
01:30On ira de l'avant, on va aider de toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il
01:38faut gagner la guerre avec la Russie.
01:41Il faut essayer d'arriver à un cessez-le-feu très tôt.
01:47Poutine n'a pas gagné la guerre, à part quatre ans.
01:51Il a eu centaines de milliers de morts, un désastre.
01:56Il n'a pas eu la capacité, à niveau militaire, de gagner contre la petite Ukraine.
02:03Et alors nous disons qu'il faut trouver la façon d'un accord, cessez-le-feu, la paix.
02:11Et aussi l'Europe doit être protagoniste de cette situation.
02:17Et pourquoi ? Parce que nous avons décidé des sanctions contre la Russie.
02:23Et pour trouver la paix, il faut que l'Europe décide d'élever les sanctions.
02:26Et alors, il doit être part du discours entre l'Ukraine et la Russie pour travailler en faveur de la
02:36paix.
02:36Nous voulons la paix, mais aussi après la guerre, on parlera avec la Russie.
02:41Nous ne sommes pas en guerre, l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie.
02:44Nous défendons les droits à l'indépendance de l'Ukraine, les droits internationaux.
02:50Il faut soutenir l'Ukraine aussi en tant que candidat membre de l'Union européenne.
02:56Il faut du temps, bien sûr.
02:58Il faut l'aider et il faudra résoudre le problème des corruptions.
03:02Vous êtes favorable à une adhésion pleine et entière parce qu'on entend quand même des voix un peu dissonantes.
03:06L'autre vice-président du Conseil des ministres, Matteo Salvini, qui est proche de Marine Le Pen,
03:11dit qu'il est contre lui une participation de troupes italiennes à une coalition des volontaires,
03:16qu'il est contre d'ailleurs un rayeux armement de l'Europe.
03:19Est-ce que tous les partenaires de cette coalition tripartite veulent cette adhésion aussi pleine et entière et ce soutien
03:26fort à l'Ukraine ?
03:26La position officielle du gouvernement est en faveur de l'adhésion à l'Union européenne.
03:31Mais pour le gouvernement, il faut d'abord aider les Balkans parce qu'ils sont déjà en liste d'attente
03:39depuis longtemps.
03:41Il faut accélérer, je pense au Montenegro et à l'Albanie.
03:44Il faut aller de l'avant avec les Balkans et après avec l'Ukraine.
03:48Antonio Tajani, chef de la diplomatie italienne.
03:52Regardons maintenant quelques nouvelles de l'Union européenne.
03:54C'est l'Europe en bref, signée Isabelle Romero.
04:01Marine Le Pen annonce sa candidature à l'élection présidentielle,
04:05malgré la confirmation en appel de sa culpabilité pour détournement de fonds dans l'affaire de ses assistants au Parlement
04:11européen.
04:12Avec son pourvoi en cassation, la dirigeante du RN parie sur les délais de l'instruction pour échapper au port
04:19du bracelet électronique.
04:21Une autre enquête pourrait inquiéter Jordan Bardella.
04:24Le groupe Identité et démocratie auquel appartenait le RN est visé pour détournement de fonds européens entre 2019 et 2024.
04:32Des perquisitions sont en cours en France, en Espagne, en Italie et en Belgique.
04:38Au sommet de l'OTAN, face au désengagement américain et aux attaques de Donald Trump,
04:43les Européens ont présenté leurs avancées en matière de défense.
04:47Mark Rutte, le secrétaire général de l'Alliance, a annoncé un investissement sans précédent,
04:5243 milliards d'euros de contrat d'armement pour l'Europe et le Canada.
04:56Lors du précédent sommet, les Européens s'étaient engagés à consacrer 5% de leur PIB pour leur sécurité dans
05:02les années à venir.
05:03Le chancelier allemand Friedrich Merz prône un nouvel esprit stratégique.
05:08Nous construisons une OTAN plus européenne afin que l'OTAN puisse rester transatlantique.
05:13Et nous ne la consolidons pas seulement sur le plan de la politique de défense,
05:17nous la consolidons aussi avec notre industrie de défense.
05:22L'OTAN réaffirme aussi son soutien à l'Ukraine, avec 140 milliards d'euros d'aide militaire pour 2026 et
05:282027.
05:29Quant à Donald Trump, il a réitéré ses provocations en revendiquant la souveraineté sur le Groenland.
05:37Donc Antonio Tajani, vous avez annulé votre visite aux Etats-Unis le 22 juin en raison de propos de Donald
05:44Trump
05:45à l'encontre de votre chef de gouvernement qui l'aurait supplié de prendre une photo ensemble.
05:48Georgia Meloni, pourtant elle était la seule invitée européenne à l'investiture de Donald Trump,
05:54réputée proche de lui en particulier sur les valeurs.
05:58Est-ce que votre gouvernement italien souhaite un peu prendre ses distances vis-à-vis du trumpisme en général ?
06:04Nous défendons l'intérêt national.
06:06Nous sommes alliés des Etats-Unis depuis longtemps.
06:12Les relations transatlantiques sont cruciales.
06:14Si on est amis, il faut toujours dire la vérité.
06:18Et quand il faut dire non, on dit non.
06:21Et donc on ne peut pas se fâcher si l'Italie a dit non à l'histoire de la Groenlande,
06:27si on a dit non à la guerre en Iran.
06:31Nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre.
06:35Nous sommes alliés, amis des Etats-Unis.
06:38On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident.
06:46Nous sommes au Balkan, nous sommes à la frontière de l'OTAN, nous sommes en Afrique.
06:51Il faut dire la vérité, même s'il y a un discours, des phrases, il faut toujours réfléchir sur la
07:00politesse.
07:01Vous n'avez pas particulièrement apprécié la critique du pape, je pense en Italie, de la part de Donald Trump
07:08ou même certaines images ?
07:09Absolument pas.
07:11Et donc on a envoyé un message, mais nous sommes en train de travailler encore avec les Etats-Unis.
07:16Je pense à l'histoire des matières premières, nous sommes à l'Italie, la deuxième puissance industrielle de l'Europe.
07:23Nous avons besoin de travailler la main dans la main avec les Américains.
07:26Nous avons besoin des Etats-Unis, mais aussi les Etats-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe.
07:30Mais alors dans le conflit avec l'Iran, le secrétaire général de l'OTAN, donc Marc Rutte,
07:36a cru bon de dire que 500 avions américains ont décollé des bases américaines situées en Italie.
07:41C'est un soutien massif, je cite.
07:43Alors que votre gouvernement, au contraire, a parlé d'un soutien des plus restreints.
07:49C'est un quoi qui s'est trompé ?
07:52C'est une grande faute, ce n'est pas la vérité.
07:55Quand on parle sur certains sujets, il faut réfléchir d'abord.
07:58Nous avons autorisé les Etats-Unis à utiliser les aéroports militaires seulement sur les choses qui sont dans les traités,
08:12pour les questions techniques, mais jamais pour aller bombarder l'Iran.
08:19Donc c'est faux ce qu'il a dit M. Rutte, ça me déplaît beaucoup.
08:24Mais je le dis aussi au ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Arashki.
08:28D'ailleurs, les relations entre la France et l'Italie se sont beaucoup réchauffées.
08:34Depuis un sommet franco-italien à Antibes, vous voulez ensemble mettre en place une coalition multinationale
08:42à la fin du mandat de la FINUL, la force intérimaire des Nations Unies au Liban.
08:47Cela va se faire dans les conditions actuelles des tensions que vous voyez au Moyen-Orient ?
08:53Nous voulons le faire. Pourquoi ?
08:56Parce que pour nous, la stabilité du Liban est cruciale pour la stabilité du Moyen-Orient.
09:01L'Italie comme la France sont des amis du Liban.
09:05Nous avons travaillé là-bas plusieurs années.
09:08Nous avons des relations anciennes.
09:12Il y a l'armée des terres italiennes qui est dans l'unifide et les FINUL.
09:16Et aussi l'armée italienne qui est en train de préparer l'armée libanaise.
09:20Donc c'est une mission bilatérale.
09:22Et donc on est prêt à faire tout ce qu'il faut.
09:24On a des bonnes relations économiques.
09:26Et donc je pense que l'Italie avec la France peuvent être protagonistes
09:31d'une nouvelle saison après les FINUL.
09:33Vous voyez ce conflit avancer dans le bon sens ?
09:37Moi je suis toujours optimiste.
09:39Même si au Liban, il faut être très prudent, très attentif.
09:43Pourquoi ? Parce que Hezbollah ne veut pas reculer du sud du Liban.
09:48L'Hezbollah militaire ne veut pas reconnaître l'accord entre Israël et Beyrouth.
09:57Et donc je pense que ce soit la tête de l'Iran à dire que Hezbollah, ça suffit.
10:06Plus des attaques contre Israël.
10:09Et comme ça Israël ne pourra plus dire, nous entrons au Liban pour défendre nos habitants,
10:19les Israéliens qui vivent dans le nord du pays.
10:22La crise énergétique, vous l'avez subie de plein fouet en Italie,
10:27avec une croissance plus faible que prévu, 0,7%,
10:31un déficit qui est au-dessus des 3% du PIB autorisé par les traités,
10:35une inflation 1,7%.
10:37Vous avez demandé à la Commission européenne d'Ursula von der Leyen
10:41un assouplissement du pacte de stabilité, 0,3% du PIB
10:45qui serait utilisable pour aider les entreprises par an.
10:49Est-ce que ça ne va pas vous empêcher de faire vos devoirs après ?
10:52Non. La crise énergétique et la hausse du prix, ce n'est pas une question italienne.
10:58C'est quelque chose qui a été provoqué par une guerre entre l'Iran, les États-Unis, Israël.
11:06Nos familles et nos entreprises ont payé et sont encore en train de payer la hausse du prix.
11:12Et donc, heureusement, les autres choses vont maintenant dans la bonne direction.
11:17Mais on ne sait jamais ce qui se passe.
11:19Alors, c'est bien avoir de flexibilité, mais pas pour ne pas respecter les pactes,
11:26mais pour permettre aux entreprises, aux familles, de bouger dans la bonne direction.
11:31Les règles sont au service de l'économie,
11:36pas l'économie et les citoyennes au service des règles.
11:38Vous avez reçu au titre du grand plan de relance post-Covid 190 milliards d'euros.
11:46L'Italie, donc premier bénéficiaire, le grand syndicat des entreprises italiennes,
11:52trouve que pour autant, l'Italie n'a pas fait assez de réformes structurelles.
11:56Et puis surtout, que votre gouvernement revient sur des crédits d'impôts.
12:00Est-ce qu'on a suffisamment investi dans la bonne direction cet argent européen ?
12:05Moi, je pense que oui. Depuis le début de ce gouvernement,
12:08on a 1,2 millions de postes de travail pour les Italiens, en plus.
12:17L'export bouge. On est devenu la quatrième puissance mondiale dans l'export.
12:24Même si vous êtes affaibli côté américain ?
12:26Il y a moins d'exportation.
12:28Non, non, non. Il augmente aussi aux États-Unis.
12:31Même avec les droits des douanes. Le spread a diminué.
12:36La bourse bouge dans la bonne direction.
12:40Donc, alors, on peut dire que l'économie n'est pas mal.
12:44Bien sûr. La croissance est mieux en Italie qu'en d'autres pays.
12:48Mais ça ne suffit pas.
12:50Donc, je pense qu'on a fait du bien, mais il faut aller de l'avant, bien sûr.
12:55Les entreprises demandent toujours plus.
12:57Nous sommes prêts à faire encore plus pour les citoyens,
13:01contre le chômage, pour les impôts.
13:05Alors, parlons migration.
13:06Le gouvernement, Mélanie, auquel vous appartenez,
13:10a incité l'Europe à adopter au niveau de l'Europe.
13:15Une directive retour qui renvoie les migrants dans un pays tiers
13:20qui ne peut ne pas être le leur.
13:22Alors, la France a dit qu'elle ne l'appliquerait pas.
13:24Des accords ont déjà été passés par le passé
13:27avec des pays comme la Libye,
13:29avec quand même des violations des droits d'hommes
13:31et des tortures sur migrants qui ont été documentées
13:33par les organisations internationales.
13:35Est-ce que vous ne craignez pas, bien justement,
13:37qu'on tombe dans ces excès avec cette directive retour ?
13:40La directive retour, c'est une bonne directive.
13:43Nous avons gagné un défi parce que la question
13:45de l'immigration régulière est un problème.
13:47Mais si nous nous battons contre l'immigration régulière,
13:50nous défendons aussi les droits de l'homme.
13:52Parce que si on sait qu'on ne peut pas venir en Italie ou en Europe
13:58sans respecter les règles,
14:01alors je pense que seront toujours plus ceux
14:03qui essaieront d'être chez nous en respectant les règles.
14:06Nous ne sommes pas contre les immigrés.
14:08Nous voulons la migration régulière,
14:10c'est-à-dire éducation et choisir le travail.
14:17Et quand vous venez en Italie,
14:19vous avez un poste et vous allez à l'usine
14:22ou à la campagne pour travailler.
14:25C'est la bonne façon de se battre
14:26contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains
14:32ou ceux qui viennent d'autres pays pour gagner.
14:35mais faisant des dommages à l'Italie et à l'Europe.
14:40Donc il faut bloquer l'immigration régulière,
14:43moins 63% en Italie.
14:46La droite italienne a beaucoup fait campagne en 2022
14:50et probablement fera de même en 2027 à la prochaine élection
14:53sur le thème moins d'immigrés.
14:55En attendant, le gouvernement Mélanie,
14:582026-2028, régularise un demi-million de personnes tout de même.
15:02Est-ce qu'il n'y a pas un écart entre ce discours officiel
15:06et finalement la réalité qui est que votre pays est vieillissant
15:08et comme vous dites, il y a besoin quand même
15:10de certains postes de travail ?
15:11Ceux qui arrivent à l'Italie sont déjà des hommes et des femmes
15:17qui ont un poste de travail.
15:19Ils arrivent, ils vont travailler.
15:20C'est la règle.
15:22La régularisation, c'est des gens qui peuvent être déjà là aussi.
15:26Mais il faut être attentif.
15:29Pour devenir citoyen italien, il faut être italien vraiment.
15:34Ce n'est pas une question d'origine,
15:36mais moi je l'ai dit, il y a des règles,
15:39il faut respecter aussi pour devenir citoyen italien.
15:41Alors, en mars dernier, votre gouvernement,
15:45le gouvernement Mélanie, a proposé par référendum
15:47une grande réforme de la justice
15:49qui a été rejetée par les citoyens à 54%
15:52et accusé cette réforme par certains
15:54de chercher à museler politiquement les magistrats.
15:57Est-ce que vous avez le sentiment que votre gouvernement
15:59est un peu affaibli ?
16:00Non, parce que ce n'était pas un vote sur le gouvernement,
16:02c'était un vote sur une réforme.
16:04Une réforme, 13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme.
16:07Le Parlement a prouvé la réforme.
16:09Mais comme il y a le référendum,
16:11nous respectons la volonté des citoyens.
16:13Il faut être attentif sur la question de la justice.
16:16Il faut la réformer, il faut aller de l'avant.
16:19Mais on peut la changer, on peut changer les choses aussi
16:21avec pas des réformes constitutionnelles,
16:24mais avec des lois.
16:26Oui, parce que votre prochaine réforme,
16:28c'est une grande réforme des élections législatives.
16:30Celui qui arrive en premier
16:32remporte davantage de sièges et de puissances.
16:35La loi électorale sera une loi plutôt proportionnelle,
16:39mais avec des accords des coalitions.
16:42Et avec une première majorité,
16:44je pense que la stabilité est cruciale pour un pays industriel.
16:49Les entreprises doivent savoir qu'est-ce qu'elles peuvent faire.
16:53Heureusement, en Italie, les gouvernements les plus stables
16:55sont les gouvernements de centre-droit.
16:56La coalition de gauche est une coalition électorale.
17:00La nôtre est une coalition historique.
17:03Depuis 1994, on est aujourd'hui,
17:06même si nous avons des idées différentes,
17:09nous sommes des parties différentes.
17:10Antonio Tajani, merci d'avoir été notre invité.
17:12Merci à vous de nous avoir suivis sur France 24
17:14et les chaînes parlementaires.
17:16Tout de suite, c'est l'heure du débat sur les droits
17:18des passagers aériens.
17:19On va prendre un peu de hauteur.
17:25Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen
17:29pour prendre un peu de hauteur.
17:31Malgré les émissions de CO2,
17:33l'avion a toujours la cote.
17:35Un milliard de passagers par an
17:37volent dans le ciel européen
17:38et l'Union européenne défend les droits de ses passagers
17:42face aux compagnies aériennes.
17:43Un accord a été trouvé le 15 juin au sein de l'Union
17:47pour réformer le règlement européen
17:49sur les droits des passagers.
17:51Après 13 ans tout de même de négociations.
17:53Alors concrètement, si vous prenez l'avion dans l'UE
17:56et qu'il n'y a pas,
17:57et qu'il y a plus de 3 heures de retard,
17:59vous pourrez toujours réclamer une indemnisation
18:01comprise entre 250 et 600 euros
18:03en fonction de la distance du vol.
18:05Et puis si vous voyagez avec votre enfant,
18:07vous ne serez plus obligé de payer en plus
18:09pour qu'il soit assis à côté de vous.
18:11Lors de votre réservation,
18:13le prix du bagage cabine sera indiqué
18:15clairement dans le prix du billet.
18:17Plus de suppléments cachés.
18:18Et puis les associations de consommateurs
18:21se réjouissent de ces avancées
18:23qui obligent à plus de transparence
18:25et d'information les compagnies aériennes
18:27alors que ces dernières dénoncent, elles,
18:29le coût de cet accord pour leur compétitivité.
18:32On va donc décrypter cet accord
18:33et s'interroger aussi sur les droits
18:35des passagers du train
18:36avec nos eurodéputés cette semaine.
18:38Alors François Calfon, bonjour.
18:40Bonjour.
18:40Eurodéputé français pour les socialistes.
18:43Martine Kemp, bonjour.
18:44Bonjour, eurodéputé luxembourgeoise du Parti populaire européen
18:47qui siège à la droite de l'hémicycle Grand Groupe.
18:50Est-ce que cette réforme, c'est vraiment pour vous,
18:54M. Calfon, une avancée pour les passagers aériens ?
18:58C'est certainement, vous l'avez rappelé
18:59dans votre introduction, une avancée
19:01et j'insiste par un exemple.
19:03On ne pourra plus faire quelque chose
19:05qui était scandaleux,
19:06séparer une maman de ses enfants
19:09et ce sera gratuit demain.
19:11Aujourd'hui, vous allez réserver
19:12sur le site d'une compagnie aérienne
19:14tout de suite pour être deux assis
19:17l'un à côté de l'autre.
19:19Il faut payer un souci.
19:20C'est 15, 50 euros.
19:20Enfin, on marche sur la tête.
19:21Et pour être très clair,
19:23puisque c'est une question globale
19:24que vous me posez,
19:24j'ai donné un exemple,
19:26ça aurait pu être la grande régression
19:28parce que le lobby des compagnies aériennes
19:31soutenus par les gouvernements
19:32proposait quoi au bout de 3 heures ?
19:3480 euros, c'est ce qu'on nous a dit.
19:36Donc on a réussi à maintenir les 250 euros,
19:39voire un peu plus
19:40quand les distances sont plus importantes.
19:43Et il y a plein de petits droits
19:44sur lesquels on va revenir.
19:45Mais il y a des avancées concrètes.
19:48Alors les associations de consommateurs
19:50se réjouissent de ces avancées,
19:52mais elles estiment quand même
19:53qu'on aurait pu aller plus loin.
19:54On va écouter la première association
19:56de consommateurs français.
19:57On aurait aimé une réévaluation
20:00des montants d'indemnisation
20:02puisque ceux qui sont maintenus
20:05datent quand même de 2004.
20:08Nous sommes en 2026.
20:10Et effectivement,
20:12le fait que les compagnies aériennes
20:14ne fournissent pas aux consommateurs,
20:17aux passagers,
20:18un formulaire prérempli
20:20qui permet d'obtenir cette indemnisation,
20:22puisque les compagnies aériennes
20:23ont toutes les coordonnées
20:24des passagers.
20:25Et donc,
20:26ça aurait été plus facile
20:27pour elles de faire
20:30cette action
20:31et non une démarche proactive
20:33du consommateur
20:34pour qu'il demande
20:36de faire réclamer ses droits.
20:39Martine Kemp,
20:40François Calfon le disait,
20:41il y avait des compagnies aériennes
20:42et puis certains États
20:43qui souhaitaient une baisse
20:44des indemnisations
20:45en cas de retard.
20:47Finalement,
20:47c'est un compromis
20:48qui a été trouvé ?
20:50Définitivement un compromis
20:52parce qu'en fait,
20:53ce que la dame dit,
20:56nous,
20:57en tant que Parlement européen,
20:58on était pleinement
20:59sur la même ligne.
20:59On voulait aussi
21:00une indexation
21:02des indemnités
21:03en cas de compensation.
21:04On voulait aussi
21:05que les montants,
21:06ils se sont réévalués
21:07aussi à cause du fait
21:09qu'ils sont de 2004.
21:11Donc,
21:11ils datent vraiment
21:13un temps
21:13où on payait aussi
21:14déjà moins
21:15pour notre billet
21:16de l'avion.
21:18Donc,
21:19on était aussi
21:20du même côté.
21:22Mais du coup,
21:24on doit aussi voir,
21:24on était en négociation.
21:26Le Conseil venait
21:27avec une position
21:27qui était vraiment
21:28dans l'autre direction.
21:30Il voulait
21:314 heures,
21:32seulement à partir
21:33de 4 heures
21:34qu'on a le droit
21:34de demander
21:35une compensation.
21:37Il voulait des montants
21:38qui étaient encore plus bas.
21:40C'était vraiment
21:41la position
21:42de début du Conseil
21:43et la position
21:43du Parlement.
21:44c'était vraiment
21:45deux mondes différents
21:47où on essayait
21:48vraiment de trouver
21:49aussi un autre chemin commun
21:51où je trouve
21:51quand même
21:52que de rester
21:53sur les montants
21:54était un bon signe.
21:57François Calfon,
21:58on fait payer
21:58les compagnies aériennes
21:59en cas de retard
22:00mais est-ce qu'elles sont
22:00vraiment responsables
22:02quand les retards
22:03sont souvent dus
22:04à des grèves
22:05des contrôleurs aériens,
22:06du ciel saturé ?
22:08Ce n'est pas de leur faute
22:09ou finalement
22:10on les fait payer ?
22:11Est-ce que c'est logique ?
22:12Là aussi,
22:13c'est un aspect
22:13de l'accord.
22:14la liste finalement
22:17des circonstances
22:18exceptionnelles
22:18qui n'entraînent pas
22:19l'indemnisation
22:21sera celle
22:21qui a été établie
22:22par la jurisprudence.
22:23Tous les gens
22:23qui ont demandé
22:24donc c'est établi
22:25et pour répondre
22:26précisément
22:26à votre question,
22:27il voulait nous faire
22:28passer la pilule
22:29très extensive
22:30que les difficultés
22:32techniques
22:32c'était une circonstance
22:34exceptionnelle.
22:34En clair,
22:35il y a une panne,
22:37il y a une difficulté
22:38de tout ordre
22:39mais ça,
22:40ça aurait fait sortir
22:4180%
22:42des vols indemnisables.
22:43Ils ont voulu
22:44nous faire admettre
22:45que quand il y avait
22:46un personnel
22:48navigant
22:48commercial
22:49hôtes,
22:51pilote
22:51qui était malade,
22:52c'était une circonstance
22:54exceptionnelle.
22:54Alors bien sûr,
22:55puisque c'est aussi
22:56le sens de la question,
22:57est-ce que vous êtes garant,
22:58vous parlement,
22:59d'un équilibre ?
23:00Eh bien,
23:01ils ont dit
23:01s'il y a le décès
23:02d'un personnel,
23:03c'est une circonstance
23:04exceptionnelle.
23:04Et donc,
23:05on a dit,
23:05on est d'accord.
23:07mais ce que voulaient
23:08les compagnies aériennes,
23:09c'était une liste
23:11exponentielle
23:11des circonstances
23:13exceptionnelles,
23:13c'est-à-dire qu'il n'y avait
23:14pas de limites.
23:15Mais pas de limites,
23:16parce que c'est ça le jeu,
23:17c'est à terme,
23:19plus d'indemnisation.
23:20Il faut savoir
23:20qu'aujourd'hui,
23:21il n'y a que 38%,
23:23un gros tiers
23:24des passagers,
23:25quand ils ont le droit
23:26à être indemnisés
23:27qui le sont.
23:28Donc,
23:28si on réduisait encore ça,
23:30alors là,
23:30il n'y avait plus personne.
23:31Alors,
23:31ces compagnies aériennes,
23:32elles sont plutôt mécontentes
23:33de cet accord
23:34et de ses conséquences
23:35économiques.
23:36Selon elle,
23:37l'Association du transport
23:38aérien international
23:39tire la sonnette d'alarme
23:40sur les possibles faillites
23:41de compagnies aériennes
23:42dans le contexte
23:43d'une hausse du kérosène
23:44à cause de la guerre
23:45au Moyen-Orient.
23:46Martine Kemp,
23:47si on durcit trop
23:48les règles d'indemnisation
23:49en cas de retard,
23:50est-ce qu'on ne va pas
23:50entraîner des faillites
23:51de compagnies ?
23:52Disons comme ça,
23:52moi je trouve
23:53qu'on ne doit pas comparer
23:54les hausses de prix en kérosène
23:56avec les droits
23:56des consommateurs.
23:58Les droits des consommateurs,
23:59c'est un des critères
24:01aussi de l'Union européenne,
24:02c'est qu'on a des droits
24:03des consommateurs
24:04et en tant que consommateurs,
24:06on a le droit
24:06à un avion
24:07qui départ
24:08et qui arrive à temps.
24:10Et c'est en fait ça
24:11qu'on règle
24:12avec les droits
24:13des passagers,
24:14c'est les prix
24:15du kérosène,
24:17toute cette crise-là,
24:18elle doit être regardée
24:19indépendamment.
24:19Et aussi,
24:20je trouvais qu'en fait
24:21pour nos négociations,
24:22ils le prenaient
24:22à un certain moment,
24:23ils prenaient la crise
24:24géopolitique
24:25dans notre négociation,
24:27mais ce n'est pas le cas,
24:29on ne discutait pas
24:30sur les prix du kérosène,
24:31on discutait
24:32sur les droits
24:32des consommateurs
24:33et aussi,
24:34comme M. Caiffon a dit,
24:36qu'il y a seulement
24:3638% des passagers
24:39qui ont droit
24:39à une indépendisation
24:40qui le demandent vraiment
24:42parce que c'est déjà là
24:43que nous,
24:44en tant que Parlement,
24:45on avait demandé
24:46pour ces formulaires
24:47pour avoir plus de passagers
24:49qui le demandent
24:50alors réellement
24:51des compensations.
24:52– Peut-être un complément ?
24:53– Ces compagnies,
24:54elles trouvent
24:54le seuil d'indépendisation
24:56beaucoup trop fort
24:56et surtout les champions européens,
24:58on sait, M. Calfon,
24:59qui sont déjà
25:00en grave difficulté,
25:01renfloués par les États.
25:03Est-ce que ça,
25:03ça va être…
25:04– On va remettre
25:04l'église au milieu
25:05du village
25:06ou l'avion au milieu
25:07de l'aéroport.
25:09Pardon,
25:09mais depuis 2004,
25:10si vous prenez
25:11à l'euro constant,
25:12les montants
25:12des indemnisations
25:13ont été divisés par deux
25:15à cause de l'inflation.
25:16Donc, pourquoi en 2004,
25:182010, 2014,
25:19il n'y avait pas de problème
25:20et en 2026,
25:21ils ont des problèmes
25:22alors que ça n'a pas été
25:24réévalué
25:24depuis plus de 20 ans ?
25:26De quoi parle-t-on ?
25:26Ensuite,
25:27il y a la crise
25:28et je vais vous dire,
25:29là, je peux répondre
25:30pour la France.
25:31Qu'est-ce qui s'est passé ?
25:32La France a puisé
25:33dans ses réserves stratégiques.
25:34Elle a bien fait.
25:35La France a autorisé
25:37et l'Union européenne,
25:38d'ailleurs,
25:38ce n'est pas que la France,
25:39a autorisé le jet fuel
25:41importé des États-Unis,
25:42même s'il n'est pas
25:43de la même catégorie.
25:44Donc, ils ont pu avoir
25:45du kérosène abondant
25:46à prix sécurisé
25:47pendant toute la crise.
25:48Et le retour d'expérience,
25:50j'ai fait le point
25:50avec le ministre Tabaron
25:52récemment,
25:52c'est que les entreprises
25:54aériennes ont bien
25:55passé la crise.
25:56Elles ont même eu le droit
25:58d'annuler des vols
25:59pendant la période
26:00avant les vacances d'été
26:03pour quelque part
26:04être en situation financière
26:06de pouvoir absorber
26:07les passagers aériens
26:08sans qu'il y ait
26:09trop d'inflation.
26:10Et donc,
26:10elles ont eu
26:11toutes les facilités nécessaires.
26:12L'Union européenne
26:13a même permis
26:14l'économie.
26:15On y pense.
26:16On n'est pas juste
26:16en guerre
26:17contre les compagnies aériennes.
26:18On cherche
26:19les bons compromis.
26:19Elles ont même eu
26:20la possibilité
26:21de ne pas respecter
26:23leur slot à vide
26:25comme ça a été le cas
26:26pendant le Covid
26:27pour amortir
26:28le choc conjoncturel.
26:29Martin Kemp,
26:30parlons d'une des mesures
26:31phares de cet accord.
26:33François Calfon
26:33en parlait.
26:34On ne sera plus obligé
26:35quand on est parent
26:36de payer
26:37pour être assis
26:38à côté de son enfant
26:39dans l'avion.
26:40Ce point-là,
26:41ça faisait partie
26:42des aberrations
26:42du système
26:43qui peut-être
26:44a évolué
26:45vers un système
26:46low cost aérien
26:48et on faisait payer
26:49chaque supplément,
26:50chaque option.
26:52Moi,
26:53je trouvais ça
26:54tellement choquant
26:55aussi qu'on devrait
26:56payer pour être
26:58assis juste
26:59à côté de son enfant
27:00pour rigoler.
27:01On avait parfois dit
27:01que quelques parents
27:02sont peut-être contents
27:03qu'ils pouvaient dire
27:05que je ne vais pas
27:06payer encore une fois
27:0750 euros
27:07pour être à côté
27:08de mon enfant.
27:09Alors,
27:09il y a quelqu'un d'autre
27:10qui peut s'en occuper.
27:12Mais laissant
27:12cette blague de côté,
27:14c'est quand même
27:15assez choquant
27:16qu'il y avait
27:17ce droit
27:18qui n'existait pas
27:19et que nous,
27:20maintenant,
27:21on a dû le mettre
27:22sur le papier
27:23qu'on a le droit
27:25ou non,
27:25qu'il n'y a pas
27:26plus de paiement
27:27pour être assis.
27:28Je rajoute
27:29parce que vous voulez
27:30toujours que nos
27:31téléspectateurs
27:32comprennent concrètement
27:33à quoi ça sert l'Europe.
27:34Ça sert que si vous arrivez
27:36à l'aéroport,
27:37ça, ça tombe en panne,
27:38il n'y a plus de batterie.
27:39Aujourd'hui,
27:40c'est arrivé encore hier
27:40de mes collaborateurs.
27:42Vous allez au guichet,
27:43vous dites
27:43je n'ai pas ma carte
27:44d'embarquement
27:45sur le smartphone.
27:4650 euros,
27:46ils font payer.
27:4750 euros.
27:49En particulier,
27:50un certain nombre
27:51de compagnies low cost
27:52dont une de couleur orange
27:53que beaucoup connaissent bien.
27:54Ça, ça va être interdit.
27:58On ne peut plus facturer
27:59une carte d'embarquement
28:00imprimée sur papier.
28:02La deuxième chose,
28:03c'est quand vous arriviez
28:03avec une carte d'embarquement
28:05papier,
28:06certaines compagnies
28:06le faisaient payer également.
28:08C'est-à-dire,
28:08vous êtes un papi-mamie,
28:09vous n'êtes pas à l'aise
28:10avec le digital,
28:1150 euros de plus.
28:13Il y a plus de transparence
28:15justement sur le prix
28:15des billets
28:16lors de la réservation
28:17avec le bagage cabine
28:19qui sera inclus
28:22désormais
28:22dans le tarif de base
28:23du billet.
28:25C'est une victoire
28:26un peu en demi-teinte
28:27parce qu'on ne va pas
28:27quand même imposer
28:29ce bagage cabine gratuit.
28:30On vous dit la vérité.
28:31Vous avez raconté
28:32nos négociations.
28:34Nous,
28:34on avait souhaité,
28:35le Parlement a pris position
28:36pour un bagage cabine
28:37gratuit,
28:39y compris,
28:39on avait donné
28:40les cotes,
28:41les différentes tailles
28:42puisque d'une compagnie
28:43à l'autre,
28:43ça change.
28:43Ça n'a pas été retenu.
28:44Ça n'a pas été retenu,
28:45mais par contre,
28:46ce qu'on a retenu,
28:47c'est qu'on ne pourra plus
28:47communiquer quand vous appelez
28:48Easy ou Ryan,
28:50j'en passe,
28:51c'est des meilleurs,
28:52Paris-Madrid,
28:53ça coûte 15 euros,
28:54mais il faudra ajouter
28:5460 euros de bagage,
28:56ce qui est une tromperie
28:57du consommateur.
28:58Ils devront communiquer
28:59sur le prix du billet
29:01incluant le bagage cabine
29:03et donc,
29:04ils n'auront plus forcément
29:05intérêt,
29:06d'une certaine manière,
29:08à toujours réduire
29:09la taille du bagage cabine
29:11que vous avez avec vous.
29:12Vous parleriez aussi
29:13de tromperie,
29:13Martine Kemp,
29:14de la part des compagnies aériennes,
29:15d'opacité sur le prix ?
29:16Disons déjà,
29:17si on va sur des plateformes
29:18pour un peu comparer
29:22les différents prix,
29:23et là,
29:23il y a un prix à 15 euros,
29:25mais il n'y a pas de bagage de cabine
29:29qui n'a rien dessus,
29:30et un autre qui marque un prix
29:31à 70 euros,
29:34ce n'est pas comparable,
29:35ce n'est pas de la transparence
29:36pour les passagers,
29:37et ça nous fait qu'il y a
29:38plus de transparence.
29:39Vous parlez des comparateurs
29:41de prix, d'ailleurs,
29:41qu'on utilise pour réserver.
29:43Alors,
29:43on renforce les droits
29:44des passagers aériens,
29:46Madame Kemp,
29:46mais les émissions
29:48de dioxyde de carbone,
29:49parlons-en,
29:49l'aviation suivie
29:50a atteint un niveau record
29:52en 2025,
29:54195 millions de tonnes
29:55générées par les vols commerciaux,
29:57c'est 3%
29:58les vols commerciaux
29:59des émissions mondiales,
30:01c'est le moyen
30:02de transport
30:02le plus polluant,
30:04est-ce qu'on n'est pas en train,
30:05avec ces règlements,
30:07avec ces directives,
30:07d'inciter à nouveau
30:09les Européens
30:10à prendre l'avion en masse ?
30:11Je trouve quand même
30:12de comparer l'avion
30:13avec un autre mode de transport,
30:15on doit aussi avoir
30:15un peu la même,
30:19une distance comparable.
30:20Par exemple,
30:21si on le compare
30:21avec le train,
30:22par exemple,
30:23une distance
30:24qui est assez courte
30:26et très bien comparable
30:27avec un trajet en train.
30:28Mais là,
30:28on a besoin
30:29d'une bonne infrastructure.
30:31Et je trouve
30:32qu'en tant qu'Union européenne,
30:33on est en train
30:34de travailler aussi
30:35sur le high-speed network,
30:36donc sur le...
30:37Le train à grande vitesse
30:38et les réseaux interconnectés.
30:41Et les réseaux
30:42pour avoir
30:43un meilleur fonctionnement,
30:44une meilleure connectivité
30:45parce qu'on a besoin
30:46des options aussi.
30:47Parce que l'avion
30:48est assez commode
30:49aussi pour avoir
30:50des nouvelles lignes,
30:51on n'a pas besoin
30:51d'infrastructures.
30:53Mais pour,
30:53par exemple,
30:54le train,
30:54on a besoin
30:54d'infrastructures
30:55et c'est pourquoi
30:56que nous,
30:56en tant qu'Union européenne,
30:57on essaye aussi
30:58de promouvoir
31:01ces infrastructures-là
31:02et de bien construire.
31:03Ça demande
31:03des investissements
31:04dans le ferroviaire.
31:05D'ailleurs,
31:06François Calfon,
31:06concrètement,
31:07est-ce que les droits
31:08des passagers du train
31:09sont aussi renforcés
31:11que ceux de l'aérien ?
31:11Je vais quand même répondre
31:12sur les deux
31:13en style télégraphique
31:14parce que ma collègue
31:14a déjà répondu
31:16sur la question
31:17de la décarbonation.
31:18Ce n'est pas l'avion,
31:19ça pollue ou rien.
31:20C'est l'avion,
31:21on peut le dépolluer.
31:22Et c'est les carburants
31:23alternatifs,
31:24c'est-à-dire des carburants
31:25beaucoup moins polluants.
31:26Et c'est, pourquoi pas,
31:27d'autres stratégies
31:28sur l'avion.
31:29On a parlé de la liaison
31:30entre un continent
31:31et une île.
31:32Ça peut être fait
31:33par des avions régionaux
31:34à hélice
31:35qui polluent beaucoup moins.
31:37On a des fabricants européens
31:38comme ATR
31:38qui le font.
31:39Deuxième chose,
31:40votre question,
31:40je y viens tout de suite,
31:41ce n'est pas les mêmes droits
31:42puisque en Europe,
31:45c'est 25% du prix du billet
31:49à partir d'une demi-heure
31:50et 50% à partir d'une heure.
31:54Et d'ailleurs,
31:55je ne sais pas si c'est une heure,
31:57et d'ailleurs,
31:57la SNCF va encore
31:58un peu plus loin.
31:59Par contre,
32:01le rail n'est pas forcément
32:02le meilleur élève de la classe
32:04parce que les problèmes
32:05qu'on a dans l'aérien,
32:06c'est-à-dire,
32:06vous y avez droit
32:07mais la compagnie
32:08ne communique pas,
32:09ça existe dans le ferroviaire.
32:11Et donc,
32:11on va avoir
32:12toute une série de textes
32:14sur le ticketing,
32:15dans un mot français
32:16que tout le monde adore ici,
32:17qui va permettre
32:18notamment que les plateformes,
32:20que quand vous avez
32:20un billet groupé,
32:22vous ayez bien droit
32:23au remboursement.
32:23Donc,
32:24on se bat pour le droit
32:25des passagers aériens
32:25et on se bat aussi
32:27pour le droit
32:27des passagers ferroviaires,
32:28même si vous l'avez compris,
32:29ce n'est pas les mêmes
32:29seuils d'indemnisation.
32:30Pour les courts trajets,
32:31est-ce que l'Union européenne
32:32doit essayer
32:33de remplacer
32:35les avions
32:35par les trains,
32:36c'est-à-dire
32:39mettre sur la table
32:41de l'argent
32:41pour les infrastructures
32:43parce que le train
32:43est objectivement
32:44plus cher ?
32:45Là,
32:46on a le
32:47Connecting Europe Facilities
32:48qu'on est en train
32:49de négocier,
32:50c'est le budget
32:50qu'on a en tant
32:51qu'Union européenne
32:52pour vraiment aussi
32:53les connexions
32:56transfrontalières
32:56qui est vraiment
32:57d'idées.
32:58Et là,
32:58on parle de 80 milliards
32:59d'euros
33:00qu'on est en train
33:00de négocier
33:01pour cette année à venir
33:03et ça,
33:04c'est vraiment
33:04un pas pour démontrer
33:06qu'on a compris
33:07qu'on a besoin
33:08de plus d'argent
33:09dans ce domaine-là
33:10et ça doit devenir
33:11attractif aussi
33:12pour les passagers
33:13parce que c'est eux
33:14qui feront le choix
33:15de prendre l'avion
33:16ou le train
33:17mais c'est pour ça
33:17que le train
33:18doit aussi être attractif.
33:19François Calfon,
33:20rapidement pour conclure,
33:21est-ce qu'il faut favoriser
33:23le train par rapport
33:23à l'avion
33:24sur les courts trajets ?
33:24Absolument,
33:26en fait,
33:26c'est la même question.
33:27En France,
33:28quand il y a
33:29des trajets
33:30de moins de deux heures,
33:32l'avion est interdit,
33:33ce qui pose des problèmes
33:34mais c'est une bonne chose.
33:35Mais là où je fais le lien
33:36avec ma collègue,
33:37c'est qu'il faut
33:37qu'il y ait une offre alternative.
33:38Quand vous êtes
33:39dans l'Europe occidentale,
33:40Espagne,
33:41Italie,
33:41France,
33:42Luxembourg,
33:42vous avez un gros réseau
33:43de grandes vitesses,
33:44c'est faisable
33:44mais ce qu'il faut maintenant
33:46c'est qu'il y ait
33:46un gros réseau
33:47de grandes vitesses
33:47dans les pays de l'Est
33:48et le budget des transports,
33:49soyez concrets,
33:50il a doublé.
33:51C'est un des seuls budgets
33:52dans la prochaine programmation
33:54pluriannuelle
33:54qui a doublé.
33:55On passe de 25 à 50 milliards d'euros.
33:57Merci à vous deux
33:58d'avoir très bien illustré
33:59ce débat.
33:59Merci à vous de l'avoir suivi.
34:01Très bonne suite
34:01des programmes sur nos antennes.
34:10Sous-titrage Société Radio-Canada
34:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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