- il y a 2 jours
À LA UNE / Inceste : le rapport qui accuse
« Aujourd'hui, j'ai la parfaite conscience que la France n'aime pas ses enfants et c'est terrible pour moi de le dire, j'ai honte », s'était émue Maud Petit (Les Démocrates), présidente de la commission d'enquête parlementaire sur l'inceste. Jeudi 9 juillet, le rapporteur de la commission, Christian Baptiste (apparenté socialiste), a présenté les conclusions de cette commission d'enquête. Augmentation des moyens pour la justice, imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs, redéfinition de la notion d'inceste, renforcement des sanctions pénales, reconnaissance de l'analyse des troubles psychotraumatiques comme une preuve médico-légale, désignation systématique d'un avocat pour les mineurs victimes de violences sexuelles : le rapport préconise 49 mesures pour protéger les enfants. Depuis février, 31 députés travaillent sur le sujet et ont découvert l'horreur d'un phénomène à la portée vertigineuse. « C'est un crime de masse », expliquait Maud Petit au micro de LCP.
L'association « Face à l'inceste » fait état de chiffres alarmants. Chaque année en France, parmi les 160 000 enfants victimes de violences sexuelles, 81 % le sont dans un cadre intrafamilial. Quelles sont les dispositions à prendre pour protéger autant que possible les enfants victimes d'inceste ?
Invités :
- Christian Baptiste, député apparenté socialiste de Guadeloupe,
- Émilie Bonnivard, députée « Droite Républicaine » de Savoie,
- Steffy Alexandrian, juriste spécialisée en protection de l'enfance et fondatrice de l'association "Carl".
Chroniques :
« Le mot du jour » : INCESTE par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Mbappé, la sénatrice paraguayenne récidive ! par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Football : les Bleus peuvent-ils nous sortir du blues ?
En parallèle des festivités liées à la Coupe du monde de football aux États-Unis, les dérapages racistes se sont multipliés. Le capitaine des Bleus, Kylian Mbappé, a été pris à partie sur les réseaux sociaux par une sénatrice paraguayenne à l'issue du match contre son équipe. « Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », a écrit sur X l'élue paraguayenne. Le joueur français a répondu sur X en qualifiant la sénatrice de « méprisable » et en la déclarant « indigne de sa fonction », avant de s'élever contre le racisme : « Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de propager leur haine et leur racisme à travers le monde ». Au-delà du sport, quelles valeurs véhicule l'équipe de France qui enchaine les victoires depuis le début de la compétition ?
Invités :
- Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris,
- Ian Boucard, député « Droite Républicaine » du Territoire de Belfort,
- En visioconférence : Jean-Philippe Acensi, fondateur de l'Agence pour l'Education par le Sport.
« Bourbon express » par Marco Paumier.
« Aujourd'hui, j'ai la parfaite conscience que la France n'aime pas ses enfants et c'est terrible pour moi de le dire, j'ai honte », s'était émue Maud Petit (Les Démocrates), présidente de la commission d'enquête parlementaire sur l'inceste. Jeudi 9 juillet, le rapporteur de la commission, Christian Baptiste (apparenté socialiste), a présenté les conclusions de cette commission d'enquête. Augmentation des moyens pour la justice, imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs, redéfinition de la notion d'inceste, renforcement des sanctions pénales, reconnaissance de l'analyse des troubles psychotraumatiques comme une preuve médico-légale, désignation systématique d'un avocat pour les mineurs victimes de violences sexuelles : le rapport préconise 49 mesures pour protéger les enfants. Depuis février, 31 députés travaillent sur le sujet et ont découvert l'horreur d'un phénomène à la portée vertigineuse. « C'est un crime de masse », expliquait Maud Petit au micro de LCP.
L'association « Face à l'inceste » fait état de chiffres alarmants. Chaque année en France, parmi les 160 000 enfants victimes de violences sexuelles, 81 % le sont dans un cadre intrafamilial. Quelles sont les dispositions à prendre pour protéger autant que possible les enfants victimes d'inceste ?
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- Ian Boucard, député « Droite Républicaine » du Territoire de Belfort,
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« Bourbon express » par Marco Paumier.
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00:00:06Musique
00:00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Et nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité en direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:31Avec à mes côtés ce soir Mariette Darigrand.
00:00:33Bonsoir Mariette.
00:00:34Maradéline.
00:00:35Et Olivier Ravanello.
00:00:36Bonsoir Olivier.
00:00:37A la une ce soir, enquête sur une faillite collective.
00:00:40La commission d'enquête sur l'inceste a présenté aujourd'hui le résultat de ces 5 mois de travaux.
00:00:46Un rapport terrible qui étrit la justice française et qui propose aussi 49 mesures pour lutter contre un crime de
00:00:54masse.
00:00:54Ce sont les mots employés.
00:00:56Inceste, le rapport qui accuse.
00:00:58On en parle ce soir avec vous Christian Baptiste.
00:01:00Bonsoir.
00:01:00Bonsoir.
00:01:01Député socialiste de la Guadeloupe.
00:01:03Vous êtes le rapporteur de cette commission d'enquête sur l'inceste.
00:01:06Merci d'être là aux côtés d'Émilie Bonivard.
00:01:08Bonsoir député LR et membre de cette commission inceste.
00:01:12Et bonsoir Stéphie Alexandrian.
00:01:14Vous êtes juriste.
00:01:15Vous avez fondé une association destinée à aider les jeunes victimes de violences sexuelles.
00:01:19L'association s'appelle Karl.
00:01:21Du nom de votre petit frère qui s'est donné la mort à l'âge de 12 ans.
00:01:24Merci d'être là.
00:01:26Vous avez été entendue par la commission inceste il y a quelques semaines.
00:01:30Mariette, vous avez choisi justement vous ce soir de vous pencher sur ce mot inceste.
00:01:34Oui parce que c'est un mot dont l'histoire est intéressante pour nous, qui est assez générique en fait.
00:01:39Qui ne comportait pas nécessairement une dimension familiale ou intra-familiale.
00:01:44Donc ce sera intéressant de regarder ça et peut-être de se demander si le mot convient encore.
00:01:48Olivier, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:51Un duel de foot mais pas celui entre la France et le Maroc.
00:01:54Celui qui dure déjà depuis quelques jours entre Mbappé et Amarilia Céleste, la sénateur du Paraguay
00:02:00qui a tenu via Twitter des propos d'un racisme absolument abject.
00:02:05Et comme elle ose tout, ce soir elle nous explique qu'elle est raciste mais que ce n'est pas
00:02:09de sa faute.
00:02:10Et elle essaye de se déconstruire mais c'est tellement dur.
00:02:12Dans la deuxième partie de chaque voix compte, on va justement parler de foot avant le quart de finale France
00:02:16-Maroc ce soir.
00:02:17Ces bleus nous épâtent, pas seulement par leurs résultats mais aussi par le groupe qu'ils forment
00:02:21et les valeurs qui les unissent, la fraternité, la solidarité, l'engagement vers un but commun.
00:02:26Est-ce que finalement, ce n'est pas un peu tout ça qui nous manque en ce moment ?
00:02:29On se posera la question tout à l'heure avec Yann Boucard, avec Daniel Simonnet et avec Jean-Philippe Assanzi
00:02:34qui préside l'agence pour l'éducation par le sport.
00:02:37Et vous pouvez nous aussi nous donner votre avis ou interroger nos invités.
00:02:41Vous flashez le QR code qui est là et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet vos questions.
00:02:45Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:46Installez-vous, Jacques Boiscombe, c'est parti.
00:02:55C'est sans doute l'un des crimes les plus difficiles à regarder en face
00:03:00parce qu'il se déroule derrière des portes fermées,
00:03:02parce que l'agresseur porte souvent le même nom que sa victime,
00:03:06parce que pendant longtemps, on a préféré ne pas voir et ne pas savoir.
00:03:11Ici, à l'Assemblée, un groupe de députés a justement voulu savoir.
00:03:15Et ça s'est terminé comme ça.
00:03:18Aujourd'hui,
00:03:22j'ai la parfaite conscience que la France n'aime pas ses enfants.
00:03:31Et c'est terrible pour moi de le dire.
00:03:36Maude Petit est la présidente de la commission parlementaire sur l'inceste.
00:03:40Christian Baptiste, vous en êtes le rapporteur.
00:03:42Vous étiez à côté d'elle quand elle a prononcé ces mots.
00:03:45Est-ce que vous aussi, au terme de cette commission, vous avez eu honte ?
00:03:50Tout à fait.
00:03:51D'ailleurs, ce n'est pas simplement Maude, la collègue ou moi-même qui avance.
00:03:56C'est que le ministre de Gare de Lissot, dans son audition,
00:04:01nous avons auditionné à exprimer cette honte, déjà.
00:04:05Et donc, parce que tout simplement, le constat est simple.
00:04:08Vous avez parlé que ce rapport a étrier la justice.
00:04:12Bon, ce n'est pas simplement étrier la justice.
00:04:15En fait, j'étrie, nous étrions le manque de politique publique
00:04:20à part entière en matière d'essence de familia.
00:04:23Il n'y en a pas, en fait.
00:04:24Il n'y en a pas.
00:04:25Donc, partant de là, il faut effectivement mettre en œuvre cette politique
00:04:30avec une vision, bien sûr, mais aussi avec une volonté et aussi des moyens.
00:04:35Et nous sommes des élus responsables, nous sommes des députés responsables et raisonnables.
00:04:41Nous savons très bien que cela ne coûte pas zéro euro.
00:04:44Bien au contraire, cela coûte.
00:04:46Mais nous disons qu'en mettant aujourd'hui tout sur la table,
00:04:49nous devons avoir une vision prospective dans une loi de finances initiale.
00:04:54Oui, il faut mettre l'urgence, mais il faut surtout voir les prochaines lois de finances initiales
00:05:01et les étaler dans le temps.
00:05:04Émilie Bonivard, ce qu'il faut dire, c'est que cette commission,
00:05:06elle n'a laissé aucun de ses membres indemnes.
00:05:09Oui, tout à fait.
00:05:10Ça a été des moments très forts, des moments aussi de grand respect pour accueillir la parole des victimes
00:05:18et puis des moments d'électrochoc.
00:05:22Et cet électrochoc, il est absolument nécessaire pour que nous puissions nous mobiliser collectivement
00:05:28et convaincre nos collègues aussi qui connaissent moins le sujet
00:05:31de le faire avec nous dans tous les prochains projets de loi qui vont arriver
00:05:36afin que ce sujet soit au centre de notre travail législatif.
00:05:40Il y a eu des auditions absolument terribles.
00:05:43Il y a eu des députés qui avaient même du mal à rester.
00:05:46Et pourtant, il faut le courage d'écouter parce qu'il y a le courage en face des victimes qui
00:05:49parlent.
00:05:50Est-ce que vous parlez d'un électrochoc ?
00:05:51Est-ce que vous avez le souvenir d'un témoignage en particulier
00:05:54qui vous revient quand vous pensez à ces auditions ?
00:05:57Il y a énormément de témoignages.
00:05:59Il y a votre témoignage, évidemment, le souvenir de votre frère.
00:06:05Il y a les témoignages à huis clos qui sont quand même d'une violence rare
00:06:13avec des choses qu'on doit entendre, qu'on n'a pas envie d'entendre.
00:06:21Voilà, les témoignages, évidemment, des victimes ou des proches des victimes,
00:06:25les témoignages des mères qui vous expliquent qu'elles ont été contraintes par la justice
00:06:30de remettre leur enfant à leur agresseur et que leur enfant, ensuite, s'est suicidé
00:06:37et qu'elles ont fait du pénal parce qu'elles ont remis leur enfant à leur agresseur.
00:06:43Il y a la force des témoignages des victimes, mais il y a aussi, en fait,
00:06:48l'horreur de l'injustice à laquelle on a soumis ces femmes et ces enfants.
00:06:54Une double violence.
00:06:55Par le système, donc une double violence.
00:06:57Vous avez mené, je le disais, des auditions pendant cinq mois.
00:07:00Vous avez entendu 132 personnes.
00:07:02Ça donne donc ce rapport de 49 mesures que vous préconisez.
00:07:06On va évidemment les détailler.
00:07:07Mais avant cela, retour en image sur les travaux de votre commission avec Maïté Frémont.
00:07:16On n'a plus de temps à perdre, en fait. Il faut faire le plus rapidement possible.
00:07:20Il y a urgence. C'est en quelque sorte la conclusion qu'en tirent les députés ce matin,
00:07:25après l'une des commissions d'enquête les plus éprouvantes de cette saison.
00:07:29On parle souvent de violences faites aux enfants ou de violences sexuelles.
00:07:32On nomme rarement l'inceste.
00:07:33Cinq mois de travaux, 43 auditions et 132 personnes entendues.
00:07:39Le 29 juin 2021, je suis rentrée chez moi et j'ai trouvé mon petit frère Karl Pendu.
00:07:44Il avait 12 ans. 12 ans seulement.
00:07:47Des victimes connues, d'autres pas.
00:07:50C'était des viols répétés presque chaque week-end.
00:07:53Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flûte.
00:07:58Je garde encore aujourd'hui le souvenir de l'odeur, le souvenir des sensations, le souvenir des images.
00:08:06Témoignage de ce qu'elles ont subi, des mécanismes de domination et ce constat.
00:08:11L'inceste, un crime de masse avec une réponse pénale dérisoire et un temps judiciaire qui épuise les victimes.
00:08:19Le traitement judiciaire est totalement catastrophique.
00:08:23Le déni de ces violences, à mon sens, n'est nulle part aussi fort qu'au sein de l'autorité
00:08:29judiciaire.
00:08:30Des défaillances à chaque maillon de la chaîne pénale et une quasi-impunité dénoncée par les parlementaires.
00:08:3720 ans ont été nécessaires pour que ma parole tienne enfin debout.
00:08:4041% des violences incestuantes étaient classées sans suite en 2024.
00:08:44Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles.
00:08:50Dans 81% des cas, l'agresseur est un membre de la famille.
00:08:54Si le mot d'ordre ne vient pas du parlement, les enfants ne seront pas protégés.
00:08:59Les députés appellent à sortir du déni et proposent 49 recommandations.
00:09:04Redéfinir la notion d'inceste, créer un statut de parent protecteur
00:09:09ou encore rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs.
00:09:16Stéphie Alexandrian, on vous a vu dans le reportage.
00:09:19Vous avez donc témoigné devant cette commission.
00:09:21La lutte contre l'inceste, vous en avez fait le combat de votre vie.
00:09:24C'était une tragédie familiale, c'est devenu votre combat.
00:09:27Et vous avez donc été entendue par cette commission.
00:09:30Est-ce que vous sentez aujourd'hui que des choses vont bouger ?
00:09:34C'est difficile pour moi de répondre à cette question.
00:09:37J'ai aujourd'hui une casquette qui est multiple.
00:09:40J'ai été une victime, j'ai été le parent protecteur d'une victime,
00:09:43en tout cas la grande sœur.
00:09:44On parle des mères protectrices, vous étiez la grande sœur protectrice.
00:09:47Oui, mais ça faisait presque au même, à la différence près,
00:09:50que je n'avais même pas l'autorité parentale conjointe
00:09:53et partagée avec le père.
00:09:55Donc ça rendait ma position plus délicate encore.
00:09:57Plus impuissante, je dirais, quand bien même,
00:09:59il ne faut pas du tout minimiser quelle est l'impuissance du parent protecteur
00:10:02dans des situations où au pénal ça ne suit pas.
00:10:05Dire que ça a bougé, je vous dirais que oui,
00:10:07parce que je trouve que la société se sent de plus en plus concernée
00:10:10et que quand bien même, et je vous remercie Madame la députée de l'avoir dit,
00:10:12on n'a pas envie d'entendre, on n'a pas envie de voir,
00:10:15et c'est complètement humain, il faut aussi reconnaître ce sentiment
00:10:19que chaque être humain a.
00:10:20Je trouve que de plus en plus, on se veut courageux pour les enfants
00:10:23dont on mesure chaque jour un peu plus la réalité.
00:10:26Reste qu'effectivement, les politiques publiques
00:10:28ne sont absolument pas à la hauteur de ce fléau
00:10:31et des besoins des enfants qui composeront la société de demain.
00:10:34Je peux dire ce que vous m'avez raconté en arrivant sur le plateau
00:10:36tout à l'heure avant le début de l'émission ?
00:10:37Je ne crois pas, je n'ai pas de...
00:10:39Avant d'arriver sur le plateau, vous me dites
00:10:40que c'est une période terrible qui commence.
00:10:42C'est les grandes vacances.
00:10:43Oui, c'est vrai.
00:10:44Et pourquoi c'est terrible ?
00:10:45J'ai dit que j'avais le sentiment de me faire rouler dessus en ce moment,
00:10:47tant l'association CARL était submergée d'urgence
00:10:51toute plus hémorragique les unes des autres,
00:10:53en ce que finalement, la plupart des enfants,
00:10:56en tout cas ceux qui n'ont pas obtenu gain de cause ce jour
00:10:58au niveau de l'autorité judiciaire,
00:10:59sont contraints d'aller chez leur père,
00:11:01qu'ils ont dénoncé sur des faits d'agressions sexuelles incestueuses
00:11:03ou des viols incestueux la moitié de l'été.
00:11:06Donc c'est là que les tentatives de suicide se multiplient,
00:11:10et aujourd'hui, on a beaucoup de chance
00:11:11parce que pour l'instant, ils sont tous vivants,
00:11:14mais je ne suis pas certaine.
00:11:15Vous les soutenez ? Vous leur apportez quelle aide ?
00:11:18Absolument tout.
00:11:18On est une association d'aide aux victimes.
00:11:20On fait aussi les violences intrafamiliales,
00:11:21mais on a une spécificité sur les violences sexuelles.
00:11:24On fait avant tout un travail qui est juridique et psychosocial.
00:11:27Donc c'est vraiment du sur-mesure au cas par cas.
00:11:30Donc dans ce rapport, vous faites 49 propositions,
00:11:34Christian Baptiste, vous prônez,
00:11:36et on commence déjà à le comprendre,
00:11:37un changement de doctrine, un changement de logiciel.
00:11:40Il faut changer notre regard sur l'inceste,
00:11:43mais peut-être qu'il faut tout simplement ouvrir les yeux.
00:11:45Tout à fait.
00:11:46C'est pour cela que ce rapport a un regard de 360 degrés,
00:11:50c'est-à-dire sur la société,
00:11:52parce que l'inceste, ce n'est pas un crime,
00:11:55ce n'est pas un fait divers.
00:11:57C'est l'ensemble des compartiments de cette société.
00:12:00Et il faut absolument qu'il y ait une approche
00:12:05de la société, mais surtout de citoyenne.
00:12:09Nous, nous sommes effectivement des élus, des responsables.
00:12:11Nous avons auditionné beaucoup d'acteurs,
00:12:15mais cependant, nous constatons qu'il n'y a pas
00:12:18une prise de conscience réelle, je dirais déjà même,
00:12:22des autorités politiques.
00:12:24Parce qu'il y a eu la civise,
00:12:26il y a eu effectivement le rapport
00:12:28de la commission d'enquête d'Isabelle Saint-Tago,
00:12:31il y a effectivement une autre commission d'enquête,
00:12:33mais derrière, est-ce qu'il y a...
00:12:36On a pris la dimension de la gravité.
00:12:38Oui, il y a du bruit, il y a des paroles,
00:12:39il y a des mots et il n'y a pas d'actes.
00:12:41Voilà, c'est exactement ça.
00:12:42Donc maintenant, les choses sont claires.
00:12:45Suite à ce rapport, nous voulons des actes.
00:12:48Donc, je voudrais qu'on revienne
00:12:49sur certaines des grandes mesures de votre rapport.
00:12:52On en vient de parler des mères protectrices.
00:12:54Votre commission s'est intéressée à ceux qui disent
00:12:57j'ai voulu protéger mon enfant ou mon frère
00:13:00et je n'ai pas été entendu.
00:13:02Malgré des accusations d'inceste parental,
00:13:05des droits de visite et d'hébergement
00:13:06sont maintenus par des juges aux affaires familiales.
00:13:09Qu'est-ce que vous proposez dans votre rapport ?
00:13:11D'abord, nous proposons la protection de l'enfant,
00:13:14tout simplement.
00:13:15Et cette protection de l'enfant doit passer
00:13:18par, effectivement, une décision de sûreté.
00:13:22et c'est-à-dire que dès lors qu'il y a un signalement
00:13:26d'un enfant qui est incesté,
00:13:28tout de suite, on doit prendre une mesure de protection.
00:13:32Alors, ça existe déjà au niveau conjugal.
00:13:36Mais il faut qu'il y ait, effectivement,
00:13:39cette arrêtée de sûreté
00:13:40pour tout de suite placer l'enfant,
00:13:42l'enfant qui désigne son agresseur,
00:13:45eh bien que...
00:13:46Ordonnance de protection.
00:13:47Ordonnance de protection.
00:13:48Une ordonnance de protection tout de suite
00:13:50que l'enfant ne soit pas en contact
00:13:52avec celui dont il...
00:13:54Est-ce que c'est une forme de mesure d'éloignement ?
00:13:56Vous prononcez le mot « placer ».
00:13:58Comment ?
00:13:59Vous prononcez le mot « placer ».
00:14:01Si je peux me permettre,
00:14:02c'est parce qu'en fait,
00:14:02elle a vocation de cette ordonnance,
00:14:03c'est déjà en débat au niveau du gouvernement,
00:14:05à se substituer à ce qu'est l'ordonnance
00:14:07de placement provisoire aujourd'hui.
00:14:09À la différence qu'elle serait plus spécifique
00:14:12à la protection même du mineur,
00:14:13qu'elle prendrait aussi un autre terme.
00:14:15C'est quand même intéressant
00:14:16de parler de protection plutôt que de placement.
00:14:19Donc en tout cas, ça se débat.
00:14:21Et aujourd'hui, la question reste ouverte
00:14:22sur est-ce qu'on le place sous l'office
00:14:24du juge des enfants comme le voudraient certains ?
00:14:26Et c'est actuellement débattu.
00:14:27Ou sur l'office du juge aux affaires familiales ?
00:14:29Et le rapport vous propose justement
00:14:30sur les recommandations de créer un juge unique.
00:14:33Parce qu'aujourd'hui,
00:14:34on a vraiment des problématiques
00:14:35sur ces deux magistrats.
00:14:37Et même pour les juristes,
00:14:38c'est très dur d'identifier les compétences
00:14:39des uns et des autres parfois.
00:14:40Vous demandez aussi...
00:14:42Pardonnez-moi.
00:14:42Non, mais excusez.
00:14:43J'ai parlé d'ordonnance de protection.
00:14:46Mais surtout, il faut que dans la foulée,
00:14:49qu'il y ait aussi...
00:14:51On demande de raccourcir les délais.
00:14:53C'est-à-dire qu'il faut qu'en trois mois,
00:14:54parce que ça ne sert à rien,
00:14:56parce que l'ordonnance de protection veut dire quoi ?
00:14:58C'est de suspendre l'autorité parentale.
00:15:02Suspendre l'autorité parentale.
00:15:04Et pour cela,
00:15:05cette suspension doit amener une enquête
00:15:07maximum dans trois mois.
00:15:09Et bien évidemment,
00:15:10s'il y a une condamnation du mis en cause,
00:15:14c'est une suspension définitive
00:15:16de l'autorité parentale.
00:15:17Émilie Bonivard,
00:15:18il y a eu des auditions bouleversantes,
00:15:21il y a eu aussi des auditions révoltantes
00:15:22autour des mères protectrices, justement.
00:15:24Le rapport propose de dépénaliser
00:15:27le délit de non-représentation d'enfants
00:15:29en cas de suspicion d'inceste.
00:15:31Oui, parce que les mères,
00:15:33parce que dans l'immense majorité des cas,
00:15:36ce sont des mères,
00:15:37se retrouvent dans une injonction paradoxale
00:15:40absolument insupportable.
00:15:43Elles veulent protéger leurs enfants.
00:15:45La société leur dit
00:15:46de protéger leurs enfants en cas de signalement.
00:15:48C'est-à-dire qu'on a l'obligation tous de le faire
00:15:50et elles en premier.
00:15:52Et en même temps,
00:15:53la société leur dit
00:15:54vous êtes dans l'obligation
00:15:57de remettre votre enfant
00:15:59à l'auteur présumé des violences sexuelles
00:16:01à son encombre.
00:16:02Et si vous ne le faites pas,
00:16:03c'est un délit.
00:16:03Si vous ne le faites pas,
00:16:03vous risquez de la prison.
00:16:05Donc, la dépénalisation
00:16:07de la non-représentation d'enfants,
00:16:09elle vise à faire lever
00:16:11cette contrainte qui pèse aujourd'hui
00:16:13sur les mères protectées,
00:16:14sur les parents qui veulent protéger leurs enfants.
00:16:16Et c'est aussi un outil de domination
00:16:18en moins de l'agresseur.
00:16:19Parce qu'aujourd'hui,
00:16:21cet outil-là,
00:16:25est utilisé par les agresseurs
00:16:27comme moyen de pression.
00:16:30Ils savent.
00:16:31Et il faut quand même se rendre compte.
00:16:32C'est-à-dire que,
00:16:33alors que l'inceste,
00:16:34c'est le règne du silence,
00:16:38avec des stratégies de l'agresseur
00:16:39qui sont très bien documentées
00:16:40sur la manipulation,
00:16:42ça veut dire que,
00:16:43alors même qu'on sait
00:16:44et que la mère sait,
00:16:45on le remet
00:16:46et qu'on laisse encore
00:16:47l'agresseur
00:16:48la possibilité d'effectuer ses actes,
00:16:49mais encore
00:16:50d'influencer
00:16:51l'enfant
00:16:52pour qu'ils se taisent.
00:16:53Donc,
00:16:54cette mesure,
00:16:55elle est fondamentale
00:16:56parce qu'aujourd'hui,
00:16:57on expose les mères
00:16:58à un risque majeur.
00:17:00Cette dépénalisation
00:17:01pour non-représentation,
00:17:04elle doit être ciblée
00:17:06pour les parents protecteurs.
00:17:07Oui,
00:17:07parce qu'il y a déjà des avocats
00:17:09qui vous disent
00:17:09attention à cette dépénalisation.
00:17:11C'est aussi un outil
00:17:12dont se servent
00:17:13certaines femmes
00:17:13dans des divorces conflits.
00:17:14Non,
00:17:15il n'est pas question
00:17:16que cette dépénalisation
00:17:18serve aux parents
00:17:19qui est présumé agresseur
00:17:21parce qu'il est parent.
00:17:22Dès lors que vous dépénalisez,
00:17:25ça veut dire
00:17:25qu'effectivement
00:17:26que le parent
00:17:26qui est mis en cause
00:17:28aussi peut être dépénalisé
00:17:29et donc peut dire
00:17:30mais voilà,
00:17:30oui,
00:17:31mais moi aussi,
00:17:31je ne peux ne pas présenter
00:17:33mon enfant.
00:17:34Donc,
00:17:34il faut que ça soit ciblé.
00:17:35D'autant plus,
00:17:36mais cela doit être ciblé
00:17:37à partir effectivement
00:17:39de ce nombre d'éléments
00:17:39aussi bien précis
00:17:41et surtout,
00:17:43et surtout très très important,
00:17:45la parole de l'enfant.
00:17:47Déjà,
00:17:47l'enfant a une difficulté
00:17:49parce que sa parole
00:17:50n'est pas bien écoutée
00:17:52par les professionnels,
00:17:53le recueil de la parole.
00:17:55Mais en plus,
00:17:57l'enfant qui dit
00:17:58je ne veux pas aller voir
00:18:00mon agresseur,
00:18:01eh bien cet enfant-là aussi,
00:18:02on doit écouter cette parole,
00:18:03c'est-à-dire que cette mesure
00:18:04doit être complétée
00:18:05et j'ai à côté de moi
00:18:07effectivement un exemple
00:18:09madame Stéphie Alexandrien,
00:18:11que je félicite
00:18:12parce que c'est elle
00:18:13qui m'a précisionné.
00:18:15J'ai entendu beaucoup
00:18:16de témoignages
00:18:19effectivement publiquement.
00:18:20D'ailleurs,
00:18:21avant même d'arriver
00:18:22à la commission 94,
00:18:23nous avons organisé
00:18:24des petits-déjeuners
00:18:25pour entendre des parents.
00:18:27Attention,
00:18:28mais ce qui est important,
00:18:29c'est que lorsque vous avez
00:18:29un enfant effectivement
00:18:30qui n'est pas entendu,
00:18:32qui dit je ne veux pas
00:18:32aller voir mon agresseur,
00:18:33mais qu'est-ce qui se passe ?
00:18:34Il se suicide.
00:18:35ou la mère aussi se suicide.
00:18:38Stéphie, c'est votre histoire.
00:18:38Donc voilà, c'est ça.
00:18:39On veut arriver à...
00:18:40Vous étiez la soeur protectrice.
00:18:42C'est plus encore que mon histoire
00:18:43puisque j'ai publié récemment
00:18:44un essai quelque temps,
00:18:46hélas avant la mort de Liana,
00:18:47qui s'appelle
00:18:47« Les violences qui tuent l'enfance ».
00:18:48Il y a un an,
00:18:49le jeune Yanis
00:18:50de mon association se suicidait
00:18:51et il y a quelques semaines,
00:18:53on votait à l'Assemblée nationale...
00:18:54Enfin, je dis « on ».
00:18:55Vous votiez à l'Assemblée nationale
00:18:56une loi à l'unanimité
00:18:58relative à l'accompagnement
00:18:59post-sententiel,
00:19:00c'est-à-dire après la condamnation
00:19:01des victimes.
00:19:02Moi, j'aurais juste tendance
00:19:04à quand même citer
00:19:04cette recommandation
00:19:05qui fait suite à ce que vous disiez,
00:19:06monsieur le député.
00:19:07C'est la recommandation 27
00:19:08que ma collègue a souligné.
00:19:09Elle m'a gentiment prêté ses notes.
00:19:11Je reviens de loin aujourd'hui.
00:19:13« Prendre obligatoirement en considération
00:19:15le refus de l'enfant
00:19:16de voir son parent,
00:19:17quel que soit son âge,
00:19:18sauf décision spécialement motivée
00:19:20de la part du juge
00:19:21aux affaires familiales
00:19:22ou du juge des enfants
00:19:22lorsqu'il statue
00:19:23sur les droits de vie
00:19:24et d'hébergement. »
00:19:25Simplement, sur la question
00:19:26de dépénaliser,
00:19:27parce que ça titille
00:19:28la juriste que je suis
00:19:29pour faire une thèse
00:19:30sur ces questions aujourd'hui,
00:19:31aujourd'hui,
00:19:32on a déjà un code pénal
00:19:33qui prévoit
00:19:34et qui contraint
00:19:35le procureur
00:19:36à lancer des investigations
00:19:38avant de poursuivre
00:19:39le parent pour non-représentation.
00:19:40Donc, il faut aussi
00:19:41s'intéresser
00:19:41à l'effectivité de ce texte,
00:19:43à comment il est utilisé
00:19:45en pratique par les parquets,
00:19:46investi ou non,
00:19:46et peut-être, effectivement,
00:19:47plus l'encadrer
00:19:48et contraindre
00:19:49l'autorité judiciaire là-dessus.
00:19:50Parce qu'on a déjà une base.
00:19:52Reste à voir
00:19:52si on ne peut pas la réécrire
00:19:53de manière un petit peu plus,
00:19:56disons, solide,
00:19:56de sorte à ce que la justice
00:19:57n'ait pas d'autre choix.
00:19:59Il y a une chose
00:19:59que je ne comprends pas
00:20:00et ce que vous l'avez compris
00:20:03suite à cette commission.
00:20:04Ce que vous dites
00:20:04est tellement révoltant
00:20:05sur qu'est-ce qui peut passer
00:20:08dans la tête d'un juge
00:20:10pour se dire
00:20:12l'enfant dit
00:20:13que le père l'a violé
00:20:15mais il va quand même
00:20:15aller passer des vacances
00:20:16chez lui.
00:20:17Alors que
00:20:19la justice n'a de cesse
00:20:20pour d'autres
00:20:22délits mineurs
00:20:23de soi-disant protéger
00:20:24la société
00:20:25en mettant
00:20:26une personne
00:20:27en détention préventive.
00:20:28Qu'est-ce qui,
00:20:29dans ce cas-là,
00:20:30peut faire
00:20:30qu'un juge se dise
00:20:32je ne prends pas parti
00:20:33en fait
00:20:33et puis on verra bien ?
00:20:35Qu'est-ce qu'on fait
00:20:36dans ce cas-là
00:20:36des hommes
00:20:37qui sont condamnés
00:20:38pour des violences sexuelles
00:20:39ou incestueuses
00:20:40et qui,
00:20:41dès leur incarcération,
00:20:42mon père,
00:20:43et ça se reproduit
00:20:43tous les jours
00:20:44et c'était il y a
00:20:4516 ans,
00:20:46donc 16 ans plus tard
00:20:47on en est encore là,
00:20:48a envoyé les enfants,
00:20:49le reste de la fratrie
00:20:50au parloir Le Voir
00:20:51puis un week-end sur deux
00:20:51la moitié des vacances.
00:20:53Je ne citerai pas son nom ici
00:20:54mais là il a reçu
00:20:54par la commission
00:20:56donc il y a un moment
00:20:56je crois qu'il faut
00:20:57que toute la justice
00:20:58soit quand même honnête
00:20:58sur une réalité.
00:21:00Une collègue magistrate
00:21:00me disait il y a peu
00:21:01parce que je parlais
00:21:02de manque de formation
00:21:02elle me disait
00:21:03mais je ne crois pas
00:21:03que c'est une déformation.
00:21:05Je crois qu'on devrait
00:21:06se poser la question.
00:21:07Il faut reconnaître
00:21:08que c'est complexe
00:21:09qu'on a toujours très peur
00:21:10de léser les droits
00:21:12du parent mis en cause.
00:21:13Est-ce qu'il n'y a pas
00:21:14une sanctuarisation
00:21:15de la présomption d'innocence
00:21:16à côté de la protection
00:21:17de la parole de l'enfant ?
00:21:18Aujourd'hui on est là
00:21:19à s'offusquer
00:21:20et à crier au secours
00:21:20sur le décès de l'IANA
00:21:21et je le comprends
00:21:23mais qu'est-ce qu'on fait
00:21:23des centaines de dossiers
00:21:24que j'ai
00:21:25où ces hommes-là,
00:21:26ces pères
00:21:26ont déjà été condamnés
00:21:27et pour autant
00:21:28sur le reste de la fratrie
00:21:29on maintient le droit
00:21:30de visite et d'hébergement
00:21:31et je peux en parler
00:21:32puisqu'aujourd'hui
00:21:32mon père passe l'été seul
00:21:33avec mon demi-frère de 10 ans
00:21:35à la hauteur de ma médiatisation
00:21:36et tout le reste.
00:21:37J'ai signalé,
00:21:38j'ai fait ce qu'il fallait,
00:21:39je suis quand même
00:21:39bien outillée en droit,
00:21:40ça n'empêche pas.
00:21:42Là-dessus,
00:21:43ça ne bouge pas.
00:21:44Là, il n'y a rien.
00:21:45Non.
00:21:45On attend des drames
00:21:47et des drames
00:21:47et quand bien même aujourd'hui
00:21:48on est tous à dire
00:21:49que c'est catastrophique
00:21:50mais il en faudra encore.
00:21:51C'est elle
00:21:52qu'il faut aider aussi ?
00:21:54Bien sûr.
00:21:55On s'aide ensemble.
00:21:56Oui, bien sûr.
00:21:58Mais c'est là où justement
00:21:59je disais qu'on constate
00:22:01qu'il n'y a pas
00:22:02une démarche structurée
00:22:04justement pour la protection
00:22:05parce qu'en fait
00:22:06c'est le principe de protection.
00:22:08On dit
00:22:08qu'est-ce qui amène un juge
00:22:10effectivement
00:22:11nonobstant le fait
00:22:12qu'il y ait un certain nombre
00:22:13d'éléments
00:22:14que cet enfant
00:22:15aille chez son agresseur
00:22:16mais parce que tout simplement
00:22:17le principe de précaution
00:22:19n'est pas suffisamment
00:22:20ancré dans la justice.
00:22:22S'il existe.
00:22:24S'il existe.
00:22:25Et ça ajoute la question
00:22:26du maintien du lien.
00:22:27Aujourd'hui on a une autorité parentale
00:22:29qui est sacrée.
00:22:30Oui, c'est ça le vrai sujet.
00:22:33C'est ça.
00:22:33Qu'est-ce qui vous dit ?
00:22:33Qu'est-ce qui amène un juge ?
00:22:34C'est le dogme de la coparentalité.
00:22:37C'est-à-dire qu'en fait
00:22:38ce dogme-là
00:22:39cette protection de la famille
00:22:40et du lien avec le parent
00:22:42l'emporte
00:22:44sur la protection de l'enfant.
00:22:46Donc c'est ce schéma
00:22:48qu'il faut inverser
00:22:49mais inverser effectivement
00:22:51de manière juridique
00:22:52mais aussi
00:22:53dans les mentalités.
00:22:55des juges.
00:22:56Et des experts judiciaires aussi
00:22:58parce que vous ne les épargnez pas
00:22:59dans le rapport.
00:23:01Les experts psychologues
00:23:03et psychiatres
00:23:03sont trop peu nombreux
00:23:04pas toujours spécialisés.
00:23:05Certains ont encore recours
00:23:06à des concepts
00:23:07pourtant bannis
00:23:08par la communauté scientifique
00:23:10comme le syndrome
00:23:10d'aliénation parentale.
00:23:12Ils prennent partie
00:23:13pour le parent mis en cause
00:23:14parfois sans avoir même
00:23:15rencontré l'enfant
00:23:16ou le parent mis en cause.
00:23:18Pour pouvoir effectivement
00:23:20aller plus loin
00:23:21dans votre interrogation
00:23:24la formation
00:23:25et nous le disons
00:23:26dans nos recommandations
00:23:27la formation
00:23:28de ceux
00:23:29qui sont habilités
00:23:31à recueillir la parole
00:23:32de l'enfant
00:23:32doit être fondamentale
00:23:34et elle ne doit pas
00:23:35être superficielle.
00:23:37Et nous disons
00:23:38que ce n'est pas
00:23:38en deux semaines simplement
00:23:39et bien évidemment
00:23:40en tenant compte
00:23:41du protocole international
00:23:43mais sur une bonne année
00:23:46que tous les acteurs
00:23:48qui sont amenés
00:23:49à recueillir
00:23:50la parole de l'enfant
00:23:51soient convainemment formés.
00:23:53Concernant les experts
00:23:54bien évidemment
00:23:56il faut qu'ils soient formés
00:23:57mais nous voulons même
00:23:58qu'il y ait
00:23:58une suprasculpture
00:24:00pour pouvoir superviser
00:24:02comme ça existe
00:24:03à la police
00:24:04pour pouvoir superviser.
00:24:05Il y a un autre point
00:24:06du rapport
00:24:06que je voudrais vraiment aborder
00:24:08autour du recueil
00:24:09de la parole.
00:24:10Vous suggérez
00:24:11de considérer
00:24:12les troubles
00:24:13psychotraumatiques
00:24:13comme des preuves
00:24:14médico-légales
00:24:15parce que beaucoup
00:24:16de procédures
00:24:17n'aboutissent pas
00:24:18faute de preuves matérielles.
00:24:20C'est bien ça ?
00:24:21Oui tout à fait.
00:24:22Oui tout à fait
00:24:23c'est bien ça.
00:24:24Et c'est la raison
00:24:25pour laquelle
00:24:26nous sommes favorables
00:24:28à les prescriptibilités
00:24:29parce que vous avez
00:24:30l'amnésie traumatique.
00:24:32Le temps ne doit pas être
00:24:34en la défaveur
00:24:35d'une victime.
00:24:37Parce que vous avez
00:24:39effectivement
00:24:40des victimes
00:24:42qui ne peuvent pas
00:24:43parler
00:24:44et après
00:24:45suite au déclic
00:24:46ça peut être
00:24:4740 ans
00:24:4750 ans
00:24:47après
00:24:48et bien
00:24:48ça ressort.
00:24:50Je voudrais qu'on accueille
00:24:51avec nous ce soir
00:24:52Marie-Claude Bossière
00:24:53qui est pédopsychiatre.
00:24:54Bonsoir
00:24:54et merci d'être là.
00:24:56Vous entendez
00:24:57ce que nous sommes
00:24:57en train de nous dire
00:24:58sur le fait
00:25:00de considérer
00:25:00les troubles
00:25:00psychotraumatiques
00:25:01comme des preuves
00:25:02médico-légales.
00:25:03Qu'en dites-vous ?
00:25:05Oui oui
00:25:06moi je pense que
00:25:06c'est intéressant
00:25:07c'est très compliqué
00:25:08en fait
00:25:09l'évolution psychologique
00:25:10de ce traumatisme
00:25:12qui peut avoir eu lieu
00:25:13juste une fois
00:25:13ou de façon répétée
00:25:14bien sûr
00:25:15donc la notion
00:25:17de traumatisme.
00:25:18Le rapport préconise
00:25:19le recours
00:25:20à l'imagerie cérébrale
00:25:21pour mettre au jour
00:25:22les traces physiques
00:25:23des traumatismes subis.
00:25:25De quelles traces physiques
00:25:26parle-t-on ?
00:25:28Alors ça je ne sais pas du tout
00:25:29je ne suis pas au courant
00:25:30et je pense
00:25:31ça me semble
00:25:32assez étonnant
00:25:33de pouvoir
00:25:34tracer ça
00:25:35sur le cerveau
00:25:36qui est une structure
00:25:37extrêmement complexe.
00:25:38Est-ce que vous diriez
00:25:39quand même
00:25:39qu'aujourd'hui
00:25:40la justice comprend mieux
00:25:41ce qu'est la mémoire traumatique ?
00:25:45Probablement oui
00:25:46probablement oui
00:25:47mais bon
00:25:47la justice
00:25:48elle est
00:25:48enfin moi j'ai fait
00:25:49souvent des signalements
00:25:50ou des choses comme ça
00:25:51dans des situations
00:25:52très compliquées
00:25:53et ce sont des situations
00:25:54complexes
00:25:55je pense que la question
00:25:56c'est aussi
00:25:57quelle parole
00:25:57est-ce qu'on peut
00:26:00donner socialement
00:26:01à cette question
00:26:02c'est-à-dire que
00:26:02si les enfants
00:26:03savaient qu'il y a des choses
00:26:04qui sont absolument interdites
00:26:05et qu'ils le savaient
00:26:06très tôt
00:26:06et que c'étaient traités
00:26:07de façon médiatique
00:26:09de façon globale
00:26:10peut-être que leur parole
00:26:11serait plus facile
00:26:12Il est là aussi
00:26:13sans doute
00:26:14le changement de paradigme
00:26:15le changement de mentalité
00:26:16le changement de logiciel
00:26:17Tout à fait
00:26:19sur les traces physiques
00:26:20Oui
00:26:22Nous avons auditionné
00:26:24Jean-Marc Benkemon
00:26:26qui est un psychiatre
00:26:28et c'est lui
00:26:29qui a installé en France
00:26:31le protocole Nietzsche
00:26:32le protocole des nationals
00:26:35et effectivement
00:26:36il vous dit
00:26:37C'est une technique
00:26:38je précise
00:26:38c'est une technique
00:26:38d'audition spécifique
00:26:40destinée aux mineurs
00:26:40le protocole
00:26:41Pour recueillir la parole
00:26:41de l'enfant
00:26:42dans les salles Mélanie
00:26:44les salles équipées
00:26:47Il vous dit
00:26:48qu'effectivement
00:26:49que le traumatisme
00:26:51les polytraumatismes
00:26:52d'ailleurs
00:26:53des victimes
00:26:54ont des conséquences physiques
00:26:55notamment par exemple
00:26:57au niveau cardiaque
00:26:57Moi je connais
00:26:59une personne
00:27:00victime de l'inceste
00:27:01qui a des problèmes
00:27:03qui connaît
00:27:04des problèmes cardiaques
00:27:04et d'autres troubles
00:27:06encore
00:27:06effectivement physiques
00:27:07qui jouent sur le physique
00:27:08C'est ce dont nous parlons
00:27:10Vous avez des traumatismes
00:27:11psychologiques
00:27:12qui effectivement
00:27:13ont des conséquences
00:27:14physiques
00:27:15sur le corps humain
00:27:19psychosomatique
00:27:19Voilà
00:27:20c'est ce dont nous
00:27:20voulons parler
00:27:21Et l'imagerie médicale
00:27:22elle peut permettre
00:27:23de voir quoi ?
00:27:25Ce sont des réflexions
00:27:28qui sont menées
00:27:29Vous comprenez très bien
00:27:29que nous faisons
00:27:31un rapport
00:27:32suite à des auditions
00:27:33Oui
00:27:34C'est-à-dire que
00:27:34vous avez des spécialistes
00:27:37non seulement
00:27:37que nous avons auditionnés
00:27:39mais aussi
00:27:40qui ont apporté
00:27:41leurs contributions écrites
00:27:43Moi le rapporteur
00:27:45avant chaque audition
00:27:47j'ai adressé
00:27:48une liste de questions
00:27:50à chaque audition
00:27:52à chaque auditionné
00:27:53Donc premièrement
00:27:55qui apportent des réponses
00:27:56durant l'audition
00:27:57mais aussi après
00:27:57Donc ce sont des éléments
00:27:59effectivement
00:27:59que nous avons recueillis
00:28:01par des auditions écrites
00:28:02Marie-Claude Bossière
00:28:03vous vouliez ajouter
00:28:04quelque chose ?
00:28:06Oui, oui, oui
00:28:08C'est-à-dire que
00:28:09ça n'est pas spécifique
00:28:09c'est-à-dire que
00:28:10n'importe quel type
00:28:11de traumatisme psychologique
00:28:12peut avoir
00:28:13effectivement des répercussions
00:28:14sur le plan somatique
00:28:15Donc ça n'est pas
00:28:16spécifiquement l'inceste
00:28:18Voilà
00:28:18Et ce que je voudrais ajouter
00:28:19aussi c'est l'état
00:28:20de la justice
00:28:20Moi j'ai fait des signalements
00:28:22avec malheureusement
00:28:22des juges
00:28:23qui étaient très
00:28:25ouverts
00:28:25mais qui ne répondaient pas
00:28:26avant un délai de un an
00:28:28Est-ce que depuis
00:28:29l'affaire Liana
00:28:30vous avez senti
00:28:32que ça changeait ?
00:28:33Parce que c'est ce que
00:28:33nous ont rapporté
00:28:34sur le plateau
00:28:35quand on a parlé
00:28:35de cette affaire
00:28:36beaucoup d'avocats
00:28:37que les procédures
00:28:39allaient beaucoup plus vite
00:28:42Je ne peux pas
00:28:43vous dire
00:28:43parce que je n'ai pas
00:28:44été confrontée
00:28:45récemment
00:28:45à ce genre de situation
00:28:46mais je pense
00:28:47qu'effectivement
00:28:47quand c'est traité
00:28:48comme ça
00:28:48sur le plan médiatique
00:28:49de façon très large
00:28:50et très intensive
00:28:52probablement ça a des effets
00:28:54Olivier, je crois
00:28:55qu'il y a une question
00:28:55téléspectateur
00:28:56Oui, une question
00:28:57qui est posée par Francis
00:28:57qui s'interroge
00:28:59est-ce qu'il n'est pas nécessaire
00:29:00de changer les lois
00:29:02pour que le crime de viol
00:29:03devienne imprescriptible
00:29:05et soit reconnu
00:29:06comme un crime
00:29:06contre l'humanité
00:29:09Sur l'imprescriptibilité
00:29:10justement
00:29:10ça fait partie
00:29:11des préconisations
00:29:12du rapport
00:29:12Alors moi
00:29:13j'entends le débat
00:29:13sur l'imprescriptibilité
00:29:14mais ce qui me dérange
00:29:15c'est que pour moi
00:29:15l'urgence
00:29:16elle n'est pas là
00:29:17je comprends
00:29:17le besoin des victimes
00:29:18je sais combien
00:29:19ils en souffrent
00:29:19je crois
00:29:20mille fois
00:29:21en la réalité
00:29:21de l'amnésie traumatique
00:29:22etc
00:29:23c'est une réalité
00:29:24qui serait quand on
00:29:24ouvre les yeux
00:29:25mais l'urgence
00:29:25aujourd'hui
00:29:26ce sont les mineurs
00:29:26c'est-à-dire les enfants
00:29:28les jeunes adultes
00:29:29Les protégés maintenant
00:29:30Exactement
00:29:31pour moi
00:29:32elle est là
00:29:32la vraie urgence
00:29:33et on n'est pas
00:29:33à la hauteur là-dessus
00:29:34donc avant d'aller
00:29:34sur des terrains
00:29:35où on va rajouter
00:29:36le cousin dans l'inceste
00:29:37bien sûr qu'on peut
00:29:38ouvrir ces questions
00:29:38et qu'il va falloir
00:29:39les investir
00:29:39mais on n'est même
00:29:40pas capable du B.A.B.
00:29:42Ensuite sur la question
00:29:42du crime
00:29:43j'insiste là-dessus
00:29:44aujourd'hui
00:29:44au niveau de la loi
00:29:46relative à l'application
00:29:47des nouvelles infractions
00:29:47sexuelles sur mineurs
00:29:48on a
00:29:50en fait les effets civils
00:29:51se veulent être les mêmes
00:29:51pour les délits
00:29:52que sont les agressions
00:29:53sexuelles et les viols
00:29:54donc on n'opère pas
00:29:55de distinction
00:29:56le droit pénal
00:30:02et donc par exemple
00:30:03quand je lis
00:30:03qu'il faut augmenter
00:30:04à 30 ans les viols
00:30:04très bien
00:30:05mais on fait quoi
00:30:05des agressions sexuelles
00:30:06parce qu'il y a encore
00:30:07beaucoup de requalifications
00:30:08même si on a ouvert
00:30:09les cours criminelles
00:30:10qui permettent de plus juger
00:30:11d'aller un petit peu plus vite
00:30:12donc c'est vraiment
00:30:13une question que personnellement
00:30:14j'investis dans mes recherches
00:30:15qu'est-ce qu'on fait
00:30:16de cette distinction
00:30:17entre l'agression sexuelle
00:30:18et le viol
00:30:19en ce qui concerne les mineurs
00:30:20quand on connaît
00:30:21la difficulté de l'objet
00:30:22de la preuve
00:30:22avec une définition
00:30:23qui aujourd'hui
00:30:24est plus large
00:30:24qu'elle ne l'était
00:30:26il faut aussi le réfléchir
00:30:27parce que si on fait
00:30:28ce qu'il faut pour les viols
00:30:29on fait quoi
00:30:29de tous ces enfants
00:30:30au combien nombreux
00:30:31victimes sur le papier
00:30:32du moins
00:30:33de l'agression sexuelle
00:30:34et c'est là
00:30:34que votre réflexion
00:30:35sur un juge peut-être unique
00:30:36ou en tout cas
00:30:36une juridiction spécialisée
00:30:38est très intéressante
00:30:39et je pense qu'il faudra
00:30:41y revenir
00:30:41le débat est ouvert
00:30:43Mariette
00:30:43je voudrais juste préciser
00:30:44que l'inceste parental
00:30:46c'est-à-dire
00:30:48contre les enfants
00:30:50c'est déjà un crime
00:30:51contre son humanité
00:30:53c'est déjà un crime
00:30:55contre son humanité
00:30:56parce que lorsque
00:30:57vous avez des enfants
00:30:58qui sont violés
00:30:59depuis 6 ans
00:31:007 ans
00:31:01ça vous suit toute la vie
00:31:03vous êtes traumatisé
00:31:04toute la vie
00:31:05donc quelque part
00:31:06lorsqu'on dit crime
00:31:07c'est vrai que
00:31:09seuls les crimes
00:31:10contre l'humanité
00:31:11qui sont imprescriptibles
00:31:12mais nous disons
00:31:14que le crime
00:31:15qui est contre l'humanité
00:31:16justement
00:31:17d'une personne vulnérable
00:31:20d'un enfant
00:31:20qui devient adulte
00:31:21et qui reste
00:31:22et qui perd
00:31:23parfois même
00:31:23son enfant
00:31:25qui perd son enfant
00:31:27qui perd même
00:31:28son humanité
00:31:28d'ailleurs
00:31:29et qui perd la vie
00:31:30c'est un crime
00:31:32effectivement
00:31:33contre son humanité
00:31:34c'est intéressant
00:31:34c'est quelque chose
00:31:35qu'on a sur le sens
00:31:36des mots aussi
00:31:36Mariette
00:31:37Mariette est sémiologue
00:31:38donc c'est vraiment
00:31:39le sens de sa vie
00:31:41la sémiologie
00:31:42l'inceste
00:31:43que nous dit ce mot
00:31:45inceste
00:31:46alors c'est un concept
00:31:47très ancien
00:31:48antique
00:31:48mis au point
00:31:49par les romains
00:31:50mais eux
00:31:50ils voulaient légiférer
00:31:52disons la famille
00:31:53le mariage
00:31:54alors incestus
00:31:54c'est celui
00:31:55qui n'est pas chaste
00:31:57incastus
00:31:58donc c'était une question
00:31:59morale mais générique
00:32:00alors par exemple
00:32:01ça pouvait être
00:32:02l'adultère
00:32:02l'inceste
00:32:03ou alors la perte
00:32:04de la virginité
00:32:04une vestale
00:32:05qui avait fait
00:32:06ses voeux de chasteté
00:32:07lorsqu'elle
00:32:08on s'apercevait
00:32:09qu'elle était plus vierge
00:32:10elle était incesta
00:32:11donc ça veut dire
00:32:11que dans son étymologie
00:32:13le mot n'a pas du tout
00:32:13de dimension parentale
00:32:15familiale
00:32:15voilà
00:32:16c'est très problématique
00:32:18ça à vous entendre
00:32:18on voit bien
00:32:19qu'il y a encore
00:32:19des répercussions
00:32:20de ça
00:32:21ça explique une chose
00:32:22Adeline
00:32:22qui est quand même
00:32:22très curieuse
00:32:23c'est que dans les phases
00:32:24de libération
00:32:25de la société
00:32:26libération sexuelle
00:32:27on va dire
00:32:27contre l'ordre moral
00:32:28par exemple
00:32:29après la révolution
00:32:30l'inceste
00:32:31qui était prohibé
00:32:32tout d'un coup
00:32:32ne l'est plus
00:32:33c'est comme
00:32:34d'autres pratiques
00:32:35des pratiques
00:32:35disons l'homosexualité
00:32:36ou des pratiques sexuelles
00:32:37qui jusque là
00:32:38étaient interdites
00:32:41dans une espèce
00:32:41de libération générale
00:32:43alors moi j'appellerais ça
00:32:44une pseudo-tolérance
00:32:45et on a bien vu
00:32:47dans le livre
00:32:47qui est quand même
00:32:48très fondateur
00:32:48de Camille Kouchner
00:32:49la famille Agandé
00:32:50que c'est le poids
00:32:52de cette tolérance sociétale
00:32:54à un moment donné
00:32:55l'idéologie post-hipie
00:32:57etc.
00:32:58où le désir
00:32:59la célébration du désir
00:33:00tous azimuts est là
00:33:01et bien oui
00:33:02dans ce cas là
00:33:03l'inceste
00:33:03n'est plus un tabou
00:33:04et pourtant
00:33:05il fait partie
00:33:05quand même
00:33:06des grands interdits
00:33:07civilisationnels
00:33:08que même la permissivité
00:33:10issue des années
00:33:10de 68
00:33:12n'avait pas remis en cause
00:33:13oui mais alors là
00:33:14peut-être que
00:33:14ce que vous dites
00:33:16ce qu'on découvre aujourd'hui
00:33:17nous fait revenir
00:33:17sur une sorte d'innocence
00:33:18entre guillemets
00:33:19on se croyait protégé
00:33:20par deux grandes pensées
00:33:21la pensée de Lévi-Strauss
00:33:22qui avait bien montré
00:33:24après les
00:33:24voilà
00:33:25à la fin des années 40
00:33:2650
00:33:26il montrait très bien
00:33:27que c'était universel
00:33:29toutes les sociétés
00:33:30devaient respecter
00:33:30le tabou de l'inceste
00:33:31parce qu'il fallait lutter
00:33:33contre l'endogamie
00:33:35la consanguinité
00:33:36donc c'était un principe
00:33:36d'exogamie
00:33:37aller chercher
00:33:38les partenaires
00:33:39de reproduction ailleurs
00:33:40donc c'était pas moral
00:33:42le point de vue
00:33:42était en quelque sorte
00:33:43sur la survie
00:33:44première pensée forte
00:33:45deuxième pensée
00:33:46celle de Freud
00:33:47alors lui il inverse
00:33:48la problématique
00:33:49c'est-à-dire qu'il faut
00:33:50montrer à l'être humain
00:33:51enfin il faut que l'être humain
00:33:53respecte l'interdit de l'inceste
00:33:54le petit oedipe polymorphe
00:33:56la pervers polymorphe
00:33:57doit comprendre
00:33:58qu'il ne peut pas se marier
00:33:59avec papa et maman
00:34:00donc ça
00:34:01c'était une espèce
00:34:02de respect général
00:34:03on se disait
00:34:04tout le monde respecte
00:34:05peu ou prou la chose
00:34:05ce que l'on découvre
00:34:07avec les témoignages
00:34:08aujourd'hui
00:34:09qui sont rendus publics
00:34:10c'est vraiment
00:34:10bien autre chose
00:34:11c'est des processus
00:34:13incroyables
00:34:14d'emprise
00:34:16d'abus
00:34:17vraiment psychologiques
00:34:19extrêmement forts
00:34:19sur des mineurs
00:34:20enfin on découvre
00:34:21quelque chose
00:34:21que ces deux pensées
00:34:22finalement n'avaient pas cadré
00:34:23alors nous voilà
00:34:25devant une des réalités
00:34:26extrêmement violentes
00:34:27et destructrices
00:34:27qui manque
00:34:28de vocabulaire
00:34:29alors on voit des choses
00:34:31vous avez employé
00:34:32monsieur le député
00:34:33le terme incesté
00:34:35qui est nouveau
00:34:36c'est un participe passé
00:34:38qui n'existait pas
00:34:40incesté comme une personne racisée
00:34:42pourquoi pas
00:34:43les incesteurs
00:34:45sont comme des prédateurs sexuels
00:34:46on voit qu'on essaye
00:34:48des choses
00:34:48dans le vocabulaire
00:34:49c'est très bien
00:34:51parce que ça fait
00:34:51ça montre que l'inceste
00:34:53doit être pris
00:34:53comme problématique
00:34:54sociétale globale
00:34:56ça je crois que
00:34:56vous l'avez aussi souligné
00:34:59en même temps
00:35:01probablement
00:35:01il y a quelque chose
00:35:02qui est euphémise
00:35:03la problématique
00:35:04et dans la loi
00:35:05je parle sous votre contrôle
00:35:06finalement
00:35:07on a moins le mot inceste
00:35:09que le qualificatif
00:35:11viol incestueux
00:35:12ou agression sexuelle incestueuse
00:35:15donc
00:35:16moi qui suis dans le langage
00:35:18et pas dans la loi
00:35:18je dirais
00:35:19mais c'est quand même curieux
00:35:20de regarder ça
00:35:21est-ce qu'il ne faudrait pas
00:35:23un nouveau mot
00:35:24un nouveau concept
00:35:26qui soit ni antique
00:35:27ni un héritage
00:35:28ni permissif
00:35:29mais fondé
00:35:30et le téléspectateur
00:35:31nous pose
00:35:33nous pose aussi
00:35:34cette question
00:35:34fondée sur
00:35:35le crime
00:35:36contre l'humanité
00:35:37quelque chose
00:35:38qui relève de cela
00:35:39qui pourrait
00:35:40être en analogie
00:35:41avec ça
00:35:42donc pour finir
00:35:42Adeline
00:35:43moi je dirais
00:35:44que c'est vrai
00:35:44vous écoutez
00:35:45on voit bien
00:35:46qu'une personne
00:35:47victime d'inceste
00:35:49est touchée
00:35:49dans sa profondeur
00:35:51humaine
00:35:51bien sûr
00:35:52et donc
00:35:53il faut respecter
00:35:54aussi son droit
00:35:54je dirais
00:35:55à s'appuyer
00:35:56sur une parentalité
00:35:57structurante
00:35:58et non pas destructrice
00:35:59et donc avoir
00:36:00ça n'est pas tellement dit
00:36:02mais il faut le dire
00:36:02l'ordre des générations
00:36:04strictement
00:36:05posé
00:36:07il y a eu problème
00:36:08d'éducation
00:36:09il faut que
00:36:10l'enfant
00:36:11parce que nous parlons
00:36:12pour l'avenir
00:36:13ce que nous faisons
00:36:14c'est pour l'avenir
00:36:15les générations futures
00:36:15que l'enfant
00:36:18interroge bien
00:36:18dans son éducation
00:36:19qu'on ne doit pas
00:36:20toucher à son corps
00:36:22personne ne doit
00:36:23toucher à son corps
00:36:24oui mais c'est aussi
00:36:26la prévention
00:36:26c'est de la prévention
00:36:27mais la prévention
00:36:28elle s'adresse aussi
00:36:29aux auteurs
00:36:29c'est à dire que
00:36:31on ne peut pas
00:36:32faire reposer
00:36:34c'est vrai que moi
00:36:34je pense que c'est
00:36:35campagne de prévention
00:36:35globale publique
00:36:36ça ne peut pas être
00:36:37que de la défense
00:36:38ça ne peut pas être que
00:36:39je prenais l'exemple
00:36:40d'une psychiatre
00:36:41qui disait
00:36:42mais en fait
00:36:43l'inceste
00:36:44et les violences sexuelles
00:36:45sur mineurs
00:36:46la prévention
00:36:47c'est comme si
00:36:47en fait
00:36:48vous demandiez
00:36:49à la prévention routière
00:36:50de faire de la prévention
00:36:52auprès des gens
00:36:53qui marchent
00:36:53et non pas des automobilistes
00:36:55c'est à dire que
00:36:57la prévention
00:36:58elle doit être systémique
00:36:58elle doit être globale
00:36:59elle doit s'adresser
00:37:00aux auteurs
00:37:01mais pour moi
00:37:02la question de la prévention
00:37:03des auteurs
00:37:04c'est aussi de leur dire
00:37:05c'est terminé
00:37:07c'est terminé
00:37:08le silence
00:37:09parce que
00:37:10l'allié
00:37:11le plus puissant
00:37:13de l'inceste
00:37:14c'est le silence
00:37:15de la famille
00:37:16et ça
00:37:17c'est un outil
00:37:18d'une puissance
00:37:19d'une puissance
00:37:21incroyable
00:37:22puisqu'elle empêche
00:37:23les victimes
00:37:23de parler
00:37:23comme elle les détruit
00:37:24elle les empêche
00:37:25aussi
00:37:25de parler
00:37:27très longtemps
00:37:27et c'est ce silence
00:37:28là qu'il faut détruire
00:37:29donc bien sûr
00:37:30qu'il y a la prévention
00:37:31des enfants
00:37:31avec l'éducation
00:37:32le repérage précoce
00:37:34mais il y a aussi
00:37:35le fait
00:37:35par la prévention
00:37:36de dire aux auteurs
00:37:38c'est interdit
00:37:39et c'est terminé
00:37:41je voudrais donner
00:37:42le dernier mot
00:37:43à Stéphie
00:37:45très rapidement
00:37:45très rapidement
00:37:47parce que l'inceste
00:37:48est un phénomène
00:37:49qui est ancestral
00:37:51c'est à dire que
00:37:52les gens qui sont
00:37:53victimes des incestes
00:37:54aujourd'hui
00:37:54le père
00:37:55sûrement l'a été
00:37:56la mère
00:37:56et ainsi de suite
00:37:58attention
00:37:58donc ce qui est important
00:38:00aujourd'hui
00:38:00c'est que
00:38:01si nous voulons
00:38:02nous projeter
00:38:03dans 50 ans
00:38:05l'enfant aujourd'hui
00:38:07qui est éduqué
00:38:07demain sera adulte
00:38:09et demain justement
00:38:10ne sera
00:38:11pourrait être auteur
00:38:13mais lui
00:38:13il sera déjà
00:38:14formé à cela
00:38:15donc c'est ça
00:38:16une transmission
00:38:16aussi
00:38:17je voudrais préciser
00:38:18que votre rapport
00:38:19met en avant
00:38:20à chaque étape
00:38:21la particulière
00:38:22vulnérabilité
00:38:23des territoires
00:38:23ultramarins
00:38:24ce rapport
00:38:25il est disponible
00:38:25sachez-le
00:38:26sur le site
00:38:27de l'Assemblée nationale
00:38:27je voulais donner
00:38:28le dernier mot
00:38:29à Stéphie
00:38:30maintenant
00:38:30on attend
00:38:31des mesures
00:38:32certaines vont être
00:38:33intégrées
00:38:33au projet de loi
00:38:34protection de l'enfance
00:38:35qui arrive à l'Assemblée nationale
00:38:36la semaine prochaine
00:38:37d'autres sont intégrées
00:38:38dans la loi intégrale
00:38:39à l'automne
00:38:40qu'est-ce que vous diriez
00:38:41ce soir à un enfant
00:38:42qui nous regarde ?
00:38:44je lui dirais
00:38:44que quand bien même
00:38:45cette actualité
00:38:46est désespérante
00:38:47et a tendance
00:38:48à nous donner raison
00:38:50de nous sentir si seuls
00:38:50je crois en tant que victime
00:38:51en tout cas
00:38:52c'est ce qui revient
00:38:53aux oreilles
00:38:53de chacun des bénévoles
00:38:54de l'association Carles
00:38:56il faut parler
00:38:57parce qu'une part
00:38:58de la société
00:38:59est prête à entendre
00:38:59et qu'il y a des personnes
00:39:00comme moi
00:39:01comme nous tous ici
00:39:02qui sont capables
00:39:03et j'ajouterai donc
00:39:03sur la prévention
00:39:04qu'il y a aussi
00:39:05la société
00:39:06à prévenir
00:39:07ça il faut vraiment
00:39:08réussir à entrer
00:39:09dans les foyers
00:39:09qui ne se sentent pas
00:39:10concernés
00:39:10mais aussi considérer
00:39:12je ne dirais pas éduquer
00:39:13mais en faisant
00:39:14ce qu'il faut aujourd'hui
00:39:15pour l'enfant
00:39:16qui est victime
00:39:16parce qu'on ne va pas
00:39:17éradiquer la pédocriminalité
00:39:18de la France
00:39:18elle existera toujours
00:39:19soyons honnêtes là-dessus
00:39:20on peut aussi éviter
00:39:21non pas une récidive
00:39:23mais un schéma
00:39:24de reproduction
00:39:24et évidemment
00:39:25qu'il faut envoyer
00:39:26des messages aux agresseurs
00:39:27parce que la peine
00:39:28a vocation
00:39:28à prévenir la récidive
00:39:29et un numéro de téléphone
00:39:30oui
00:39:30alors c'est vrai
00:39:31que je voulais
00:39:31qu'on mette le numéro
00:39:32de téléphone
00:39:33pour les victimes
00:39:33c'est très important
00:39:34donc le 3919
00:39:363919
00:39:373919
00:39:37pour les victimes
00:39:38quel que soit votre âge
00:39:40ou le 116 006
00:39:41j'ajouterai quand même
00:39:42le 119
00:39:43c'est-à-dire que
00:39:43si vous avez un doute
00:39:44il faut investir ce doute
00:39:45donc il faut signaler
00:39:47et vous appelez le 119
00:39:48ça ne sera jamais
00:39:49un appel de trop
00:39:49il faut investir son doute
00:39:51exactement
00:39:52donc le 119
00:39:53pour les enfants
00:39:53merci pour aller plus loin
00:39:55sur cette commission d'enquête
00:39:56je vous recommande
00:39:56le documentaire très délicat
00:39:58produit par LCP
00:39:59et réalisé par Thibault Liénard
00:40:00qui s'appelle
00:40:01inceste du silence à la loi
00:40:02il est disponible
00:40:03sur notre chaîne YouTube
00:40:04il retrace les travaux
00:40:06de cette commission
00:40:06je vous en propose
00:40:07un très court extrait
00:40:08regardez
00:40:09je suis née
00:40:10dans la violence
00:40:12c'était des viols
00:40:13répétés
00:40:14presque chaque week-end
00:40:17le 29 juin 2021
00:40:18je suis rentrée chez moi
00:40:20et j'ai trouvé
00:40:20mon petit frère
00:40:21Carl Pendu
00:40:22il avait 12 ans
00:40:2412 ans seulement
00:40:25en fait ça vous vide quoi ?
00:40:28vous avez envie de vomir
00:40:29160 000 enfants
00:40:30sont victimes de viols
00:40:31ou d'agressions sexuelles
00:40:32chaque année en France
00:40:33comment on va faire ?
00:40:34vous allez utiliser l'arme lourde
00:40:36c'est-à-dire la commission d'enquête
00:40:37je le jure
00:40:38je le jure
00:40:38mon fils s'est suicidé
00:40:40il avait 10 ans
00:40:41nous étions mais tous malades
00:40:4377% de ces violences
00:40:44sont commises au sein de la famille
00:40:46vous avez un peu envie
00:40:47d'une révolution
00:40:47mon mandat c'est
00:40:49c'est inadmissible
00:40:50la France
00:40:52n'aime pas
00:40:52ses enfants
00:41:00voilà c'est à voir sur lcp.fr
00:41:02et sur notre chaîne YouTube
00:41:03merci sincèrement
00:41:04à tous les trois
00:41:05d'être venus ce soir
00:41:06sur le plateau
00:41:06de chaque voix compte
00:41:08on reprendra évidemment
00:41:09cette discussion
00:41:10quand les mesures
00:41:11arriveront ici
00:41:12dans l'hémicycle
00:41:12en commission
00:41:13avant cela
00:41:13pour que la loi change
00:41:16pour que le droit change
00:41:18pour les enfants
00:41:19et pour les grands aussi
00:41:20merci à tous les trois
00:41:21dans un instant
00:41:22on va accueillir
00:41:24deux de nos députés
00:41:26Daniel Simonnet et Yann Boucard
00:41:27pour parler de toute autre chose
00:41:29on va parler de football
00:41:30et de ce que représente
00:41:31l'équipe de France
00:41:32aujourd'hui là
00:41:33dans le pays
00:41:33mais avant cela
00:41:34c'est quelle histoire
00:41:35et c'est Olivier Ravanello
00:41:45Olivier vous revenez
00:41:46sur le duel du moment
00:41:47de la coupe du monde
00:41:48et c'est pas France Maroc
00:41:49non c'est celui
00:41:51qui dure depuis un peu plus longtemps
00:41:52celui entre Mbappé
00:41:53et Céleste Amarilla
00:41:55cette sénatrice du Paraguay
00:41:58Céleste sénatrice
00:41:59comme elle s'appelle
00:42:00sur les réseaux sociaux
00:42:02rapide retour en arrière
00:42:03pour ceux qui auraient raté
00:42:04les premiers épisodes
00:42:05vous avez vu France Paraguay
00:42:06match où on a découvert
00:42:08qu'on peut être joueur
00:42:09d'une coupe du monde
00:42:09et en même temps
00:42:10petite frappe
00:42:11multipliant les jeux
00:42:13d'antissimulation
00:42:13de tentative de coup de poing
00:42:15en pleine course
00:42:15peu importe
00:42:17Mbappé lui est resté de marbre
00:42:18durant tout le match
00:42:19et à la fin de ce match
00:42:20il refuse de serrer la main
00:42:22du capitaine et gardien
00:42:23de l'équipe du Paraguay
00:42:24en revoyant l'image
00:42:25pour être franc
00:42:26j'ai un doute
00:42:26je ne sais pas s'il refuse
00:42:27ou si même
00:42:28il ne le voit pas
00:42:29ou il ignore
00:42:29en tout cas ça a suffi
00:42:30pour qu'arrive un tweet
00:42:32qu'on a cru sortir
00:42:33d'un torchon raciste
00:42:34des années 30
00:42:35venu d'une sénatrice
00:42:37du Paraguay
00:42:38Mbappé au lieu
00:42:39du lait maternel
00:42:40il têtait des noix de coco
00:42:41la chose la plus instruite
00:42:43qu'il ait jamais entendu
00:42:43ce sont des chimpanzés
00:42:45tu aurais dû lui faire
00:42:46un doigt d'honneur
00:42:46Orlando Gilles
00:42:47je le fais au Sénat
00:42:48il ne se passe rien
00:42:49voilà ce qu'a écrit
00:42:50cette sénatrice
00:42:51à ce gardien de but
00:42:53pour le coup
00:42:53elle ne se vante pas
00:42:54Céleste
00:42:54regardez cette photo
00:42:56qui vous montre
00:42:56qu'en effet
00:42:57le doigt d'honneur
00:42:57est chez elle
00:42:58c'est une habitude
00:42:59très personnelle
00:43:00de faire de la politique
00:43:00Mbappé lui a répondu
00:43:02très clairement
00:43:03vous êtes une femme
00:43:03méprisable et indigne
00:43:04de votre fonction
00:43:05par votre inconscience
00:43:06et votre racisme décomplexé
00:43:08le monde entier
00:43:09a déjà oublié
00:43:10le parcours
00:43:11et l'effort historique
00:43:11que vos joueurs
00:43:12ont réalisé
00:43:13durant cette coupe du monde
00:43:14on aurait pu imaginer
00:43:16que un partout
00:43:17bas le centre
00:43:18on allait passer
00:43:18à autre chose
00:43:20mais c'était mal connaître
00:43:21Céleste Amarilla
00:43:23et oui
00:43:23piqué au vif
00:43:24elle l'a contre-attaqué
00:43:25et joué cette fois-ci
00:43:26la menace
00:43:27méfie-toi Mbappé
00:43:28je pourrais bien obtenir
00:43:30contre toi
00:43:31une condamnation
00:43:32ça alors
00:43:32je lui dirais
00:43:35Mbappé
00:43:35de se méfier
00:43:36des Paraguayens
00:43:37ne cherche pas
00:43:38les Paraguayens
00:43:39Mbappé
00:43:39on a déjà mis
00:43:40Ronaldinho
00:43:41en prison ici
00:43:42Ronaldinho
00:43:43a été emprisonné
00:43:44ici pour corruption
00:43:45et ne me sous-estime
00:43:47pas Mbappé
00:43:48je peux porter plainte
00:43:49contre toi
00:43:50engage un avocat
00:43:51et il dira
00:43:52que je peux
00:43:52effectivement gagner
00:43:53violence de genre
00:43:54violence politique
00:43:56contre les femmes
00:43:57c'est grave
00:43:57c'est vraiment grave
00:43:59il doit s'excuser
00:44:00auprès de moi
00:44:01parce que j'ai encore
00:44:02des bases solides
00:44:03pour engager
00:44:04une action en justice
00:44:07et c'est vrai
00:44:08l'histoire de Ronaldinho
00:44:09avec son frère
00:44:10ils ont passé
00:44:10un mois
00:44:11dans une prison
00:44:12de haute sécurité
00:44:12parce qu'ils étaient
00:44:13apparemment arrivés
00:44:14avec des papiers
00:44:15qui étaient périmés
00:44:17ils ont été accusés
00:44:18d'utilisation
00:44:20de faux papiers
00:44:21ce qui est quand même
00:44:21assez cocasse
00:44:22parce que quand Ronaldinho
00:44:24arrive quelque part
00:44:24il y a une meute
00:44:25donc on imagine mal
00:44:26qu'il essayait
00:44:26de passer la douane
00:44:27incognito
00:44:28mais bon
00:44:28on ne va pas revenir
00:44:29là-dessus
00:44:29pour ce qui est
00:44:30d'Amarila
00:44:30elle non plus
00:44:31elle n'en est pas
00:44:32restée là
00:44:32puisqu'elle a
00:44:33contre-attaqué
00:44:33et à nouveau
00:44:34feu sur Mbappé
00:44:35cette fois-ci
00:44:36au milieu du Sénat
00:44:39il lui tend la main
00:44:41avec toute l'humilité
00:44:42d'un Paraguayen
00:44:45avec toute l'humilité
00:44:46d'un Paraguayen
00:44:49et ce fils de pute
00:44:50refuse de lui serrer la main
00:44:52et lui hurle dessus
00:44:53ça ce n'est pas un français
00:44:55un français n'aurait jamais fait ça
00:44:57jamais
00:44:59alors le plus extraordinaire
00:45:01dans ce mauvais numéro
00:45:03de théâtre de boulevard
00:45:04c'est ce qui a suivi
00:45:05après
00:45:05c'est le mea culpa
00:45:07alors comme aurait dit
00:45:08Audiard
00:45:08c'est à ça qu'on les reconnaît
00:45:12notre sénatrice
00:45:13toujours devant ses collègues
00:45:14nous a expliqué
00:45:15qu'elle se bat
00:45:16pour déconstruire
00:45:17la femme raciste
00:45:18qui est en elle
00:45:18et que ce n'est pas facile
00:45:20parce que c'est un vieux paterne
00:45:22un vieux modèle paraguayen
00:45:23et qu'elle se bat
00:45:24elle se bat
00:45:25mais c'est tellement dur
00:45:27je suis en train
00:45:29de déconstruire
00:45:30une céleste
00:45:31comment dire
00:45:34incorrecte
00:45:36je déconstruis
00:45:37ce modèle
00:45:38qu'aujourd'hui
00:45:38à la lumière
00:45:39de la modernité
00:45:40je déteste presque
00:45:44je suis en train
00:45:45de construire
00:45:46une nouvelle céleste
00:45:47à Maria
00:45:49je ne sais pas
00:45:49comment on dit
00:45:50foutage de gueule
00:45:50en espagnol
00:45:51mais j'aurais dû chercher
00:45:52ce qui est sûr
00:45:53c'est que cette obscure sénatrice
00:45:55tient là son quart d'heure
00:45:56de gloire
00:45:56warolien
00:45:57jusqu'à présent
00:45:58elle s'était donné
00:45:59un mal fou
00:45:59pour se faire connaître
00:46:00notamment sur Instagram
00:46:02en arrière
00:46:02elle posait
00:46:03dans les travées du Sénat
00:46:05avec ses nouvelles bottes
00:46:06avec son nouveau manteau
00:46:07et puis
00:46:08il y a évidemment
00:46:09ce fameux doigt d'honneur
00:46:10qu'elle utilise maintenant
00:46:12comme un emblème
00:46:14au fond
00:46:15ce qu'elle a compris
00:46:16c'est que
00:46:17insulter
00:46:17une super star
00:46:18c'est fantastique
00:46:19surtout quand cette super star
00:46:21vous répond
00:46:21là c'est le jackpot
00:46:23absolu
00:46:23quand j'étais petit
00:46:24ma mère me disait
00:46:25tu sais Olivier
00:46:25le silence est le plus profond
00:46:27des mépris
00:46:27c'était peut-être ça
00:46:28la réponse
00:46:30merci Olivier
00:46:31on enchaîne avec la question
00:46:32qui fâche
00:46:40je vous voyais tous les deux
00:46:42écouter Olivier Ravanello
00:46:44en levant les yeux au ciel
00:46:45bonsoir Daniel Simonnet
00:46:46bonsoir
00:46:47députée écologiste
00:46:48et sociale de Paris
00:46:49merci d'être là
00:46:49bonsoir Yann Boucard
00:46:50bonsoir
00:46:51députée droite républicaine
00:46:52du territoire de Belfort
00:46:53vous lui dites quoi
00:46:55à la sénatrice paragoyenne
00:46:56ce soir ?
00:46:57mais c'est surréaliste
00:46:58d'entendre cela
00:46:59en France
00:47:00le racisme n'est pas une opinion
00:47:02c'est un délit
00:47:03voilà
00:47:04et donc on est poursuivi
00:47:06quand on dit
00:47:07ces monstruosités
00:47:08qu'elle a pu prononcer
00:47:10donc j'espère que la justice
00:47:13eh bien
00:47:14sera rendue
00:47:15parce que c'est une réponse
00:47:17nécessaire
00:47:17et je pense que c'est nécessaire
00:47:18pour bien comprendre
00:47:19que nous sommes en république
00:47:22mais jusqu'à quand ?
00:47:24je vous dirais jusqu'à quand
00:47:25parce que j'ai bien aimé
00:47:26sur les réseaux sociaux
00:47:27l'annonce que vous avez fait
00:47:29de ce plateau
00:47:29en disant les bleus
00:47:30contre le blues
00:47:32en ce moment
00:47:33beaucoup ont le
00:47:33plus que le blues
00:47:35c'est-à-dire l'angoisse
00:47:36de voir le rassemblement national
00:47:37pouvant prendre le pouvoir
00:47:38en France
00:47:39et il a promis
00:47:40de faire un référendum
00:47:42sur l'immigration
00:47:43et quand on lit le texte
00:47:44qui est déjà déposé
00:47:45à l'Assemblée nationale
00:47:46eh bien il vise
00:47:47à constitutionnaliser
00:47:49une xénophobie d'Etat
00:47:50et donc qui permettra
00:47:52ce genre de propos
00:47:54d'être banalisé
00:47:55voilà
00:47:56donc c'est c'est c'est
00:47:57est-ce que les parlementaires
00:47:58français doivent répondre
00:47:59aux parlementaires paraguayens
00:48:02je crois que le silence
00:48:03est la meilleure des réponses
00:48:04et Kylian Mbappé
00:48:05a très bien répondu
00:48:06à cette dame
00:48:06qui est fortement méprisable
00:48:08moi je lui dis
00:48:09qu'elle devrait se taire
00:48:10qu'elle devrait démissionner
00:48:11parce qu'elle donne
00:48:11une image particulièrement
00:48:13méprisable de son pays
00:48:14déjà que ses joueurs
00:48:15enfin les joueurs paraguayens
00:48:16n'ont pas donné une très belle image
00:48:17la semaine dernière
00:48:18quand ils ont affronté la France
00:48:18alors vraiment
00:48:19cette sénatrice
00:48:20est plus qu'à l'image
00:48:21de cette équipe
00:48:21bon parlons de nos bleus
00:48:23c'était aujourd'hui
00:48:24c'était le bon moment
00:48:25parlons de nos bleus
00:48:25tout est politique
00:48:26le foot aussi
00:48:27particulièrement ce soir
00:48:28à quelques heures
00:48:28du quart de finale du mondial
00:48:30qui va opposer la France
00:48:30au Maroc
00:48:32depuis 1998
00:48:33et la fameuse France
00:48:35black blanc beurre
00:48:35on demande souvent aux bleus
00:48:36de raconter quelque chose
00:48:37de nous
00:48:37de la France
00:48:38et peut-être même un peu trop
00:48:39vous voulez trouver comment
00:48:40les bleus
00:48:41on a d'abord posé la question
00:48:42à des supporters
00:48:43avec Alicia Rogues
00:48:44et Eva Billon
00:48:45la résilience
00:48:46la joie
00:48:48une belle cohésion
00:48:49je trouve qu'on n'a pas eu
00:48:51depuis longtemps
00:48:51du talent déjà
00:48:54et puis une représentation
00:48:56de ce qu'est la France
00:48:57la mixité
00:48:58déjà
00:48:58c'est un sport
00:48:59qui rassemble tout le monde
00:49:00c'est une équipe cool
00:49:01il y a des joueurs
00:49:03qui représentent un peu
00:49:04toute la société française
00:49:05j'ai envie de dire
00:49:05de par son ensemble
00:49:06donc non
00:49:07en fait on se sent
00:49:08représentés par eux
00:49:09je trouve qu'ils sont
00:49:10très solidaires
00:49:12ils sont très respectueux
00:49:14et ils montrent aussi
00:49:15la détermination
00:49:16et je les trouve
00:49:17assez humbles aussi
00:49:18dans le match
00:49:18en face des Paraguayens
00:49:20j'ai trouvé qu'ils avaient
00:49:21un très bon état d'esprit
00:49:22et un pronostic
00:49:23pour ce soir
00:49:252-1 France
00:49:26moi j'ai mis 2-0
00:49:27sur les pronoms internes
00:49:29mais je suis inquiet
00:49:30pour moi
00:49:31ça va partir
00:49:32l'autorebut
00:49:332-0
00:49:342-1 pour le Maroc
00:49:352-0 pour la France
00:49:36je pense que le Maroc
00:49:38gagnera
00:49:38mais la France
00:49:40mérite autant
00:49:40sa place en finale
00:49:41donc honnêtement
00:49:42que le meilleur gagne
00:49:43bon et vous
00:49:44vous serez où
00:49:45à 22h ce soir ?
00:49:46je crains que je sois
00:49:47condamnée
00:49:48à être en hémicycle
00:49:51il y a du travail
00:49:53dans l'hémicycle
00:49:53ce soir
00:49:54mais c'est vrai
00:49:54que moi qui ne suis pas
00:49:55compliqué
00:49:55non mais pour être honnête
00:49:57je ne suis pas
00:49:57quelqu'un qui regarde
00:49:59beaucoup les matchs
00:49:59de football
00:50:00voilà
00:50:00et pour autant
00:50:02le match
00:50:03face à l'équipe
00:50:04paraguayenne
00:50:04j'ai trouvé Mbappé
00:50:05d'une classe absolue
00:50:07parce que
00:50:07de ne jamais répondre
00:50:08aux provocations
00:50:09aux insultes
00:50:11certains vous dirait
00:50:12que ce n'est pas
00:50:12exactement ce que fait
00:50:13LFI dans l'hémicycle
00:50:14et son sourire
00:50:16et son sourire
00:50:17qui finalement
00:50:18montre une force
00:50:19de caractère
00:50:20qui nous a tous
00:50:21rendus extrêmement fiers
00:50:22vraiment la grande classe
00:50:24Yann Boucard
00:50:24vous avez le même
00:50:25enthousiasme
00:50:25que Daniel Simonet
00:50:26devant cette équipe
00:50:27et puis moi je ne vais pas
00:50:27vous mentir
00:50:27je serai devant le match
00:50:28j'ai trouvé des gens
00:50:29pour me lancer
00:50:29parce qu'un quart de fin
00:50:30de la Coupe du Monde
00:50:30avec la France
00:50:31c'est tous les 4 ans
00:50:32on a une équipe
00:50:32qui est enthousiasmante
00:50:34une belle puissance offensive
00:50:35qu'ils ont montrée
00:50:36lors des premiers matchs
00:50:36et puis samedi
00:50:37face au Paraguay
00:50:38une belle résilience collective
00:50:39et une force collective
00:50:41très appréciable
00:50:42très soudée
00:50:42autour de leur Codier et Deschamps
00:50:44on a vraiment une belle équipe
00:50:44cette année
00:50:45j'espère qu'on va aller très loin
00:50:46parce que pour le coup
00:50:47vous avez raison
00:50:47le sport c'est aussi politique
00:50:48le foot c'est aussi politique
00:50:49et si l'équipe de France
00:50:51gagne la Coupe du Monde
00:50:52et accroche la 3ème étoile
00:50:53je ne dis pas
00:50:54que tous les prévenus du pays
00:50:54seront résolus
00:50:55mais le moral des français
00:50:56sera singulièrement amélioré
00:50:58c'est vrai
00:50:58vous pensez que ça joue
00:50:59bien sûr
00:51:01vous aussi Daniel Simonet
00:51:02ça joue sur le moral des français
00:51:03de se dire
00:51:03bon on ne va pas très bien
00:51:05mais on est en finale
00:51:06oui bien sûr que ça peut
00:51:08en partie jouer
00:51:08mais enfin ça ne va pas changer
00:51:09le fait qu'on subit
00:51:11les canicules
00:51:11et que dans une impréparation totale
00:51:13cela dit les bleus aussi
00:51:15aux Etats-Unis
00:51:15qu'aujourd'hui on annonce
00:51:17à travers les résultats de l'INIC
00:51:19que le taux de pauvreté
00:51:20n'a jamais été aussi important
00:51:22que depuis la création de l'INIC
00:51:25enfin voilà
00:51:25on est quand même
00:51:26dans une situation
00:51:27extrêmement préoccupante
00:51:28mais ce qui est vrai
00:51:30c'est que Mbappé
00:51:32il incarne celui
00:51:34qui avait été quand même
00:51:35raillé par beaucoup
00:51:36quand il avait
00:51:39prendu une interview
00:51:40à Vanity Fair
00:51:41où il avait dit
00:51:41qu'il s'inquiétait des conséquences
00:51:43qu'il s'inquiétait des conséquences
00:51:44si l'extrême droite
00:51:45arrivait au pouvoir
00:51:46alors justement
00:51:47j'allais vous poser
00:51:48j'allais vous poser la question
00:51:50vous êtes des politiques
00:51:51qui parlent de football
00:51:51et quand les footballeurs
00:51:52parlent de politique
00:51:53quand Kylian Mbappé dit
00:51:54sa peur de voir le RN
00:51:55arriver au pouvoir
00:51:56est-ce qu'il est dans son rôle
00:51:58est-ce qu'il est à sa place
00:51:58Yann Boukhar ?
00:51:59c'est un citoyen français
00:52:00il peut dire ce qu'il veut
00:52:01le RN n'a pas très bien pris
00:52:02d'accord mais pendant des années
00:52:03on a eu des chanteurs
00:52:05des acteurs
00:52:05qui donnaient leur avis partout
00:52:06en quoi Kylian Mbappé
00:52:07serait moins qualifié
00:52:08j'allais dire Patrick Bruel
00:52:09aujourd'hui il est beaucoup plus qualifié
00:52:10c'est sûr
00:52:11mais en quoi il serait moins qualifié
00:52:12qu'un comédien
00:52:13pour donner son avis
00:52:14sur les élections
00:52:15il ne dit pas aux gens
00:52:15votez ça
00:52:16il dit moi à titre personnel
00:52:17en tant que citoyen
00:52:18je dis ça
00:52:18Kylian Mbappé a totalement
00:52:20le droit de le faire
00:52:21comme n'importe quel citoyen
00:52:22a le droit de le faire
00:52:22sur votre plateau
00:52:23sur les réseaux sociaux
00:52:24ou partout
00:52:25est-ce que cette équipe de France
00:52:27avec ses valeurs
00:52:28vous parlez de résilience
00:52:29vous parlez de collectif
00:52:31est-ce que c'est pas un miroir
00:52:32un miroir cruel
00:52:34qu'elle vous tend
00:52:35qu'elle tend à la représentation nationale
00:52:37elle arrive à faire
00:52:38ce que peut-être vous
00:52:39vous n'arrivez pas à faire
00:52:41je ne suis pas sûr
00:52:41qu'on puisse poser
00:52:42la question en ces termes
00:52:43mais en tout cas
00:52:44aux artisans du déclin
00:52:45à ceux qui vivent en permanence
00:52:47dans notre hémicycle
00:52:48sur le déclin de la France
00:52:49sur cette France passée
00:52:50sur cette France
00:52:51qui serait une dictature
00:52:54presque de ce qu'on entend
00:52:55cible très clairement
00:52:56et le Rassemblement national
00:52:57et LFI
00:52:58en tout cas
00:52:59on a là l'image
00:52:59d'une France qui gagne
00:53:00d'une France qui a envie
00:53:01d'aller de l'avant
00:53:02une France qui incarne de l'espoir
00:53:03et moi je pense que ça fait du bien
00:53:04ça peut être une source d'inspiration
00:53:06pour vous aussi ?
00:53:07quand je vois cette équipe
00:53:09soudée, solidaire
00:53:10et qui gagne
00:53:10j'ai envie de dire
00:53:11à tous les partenaires de gauche
00:53:13arrêtez vos conneries
00:53:13soyez solidaires
00:53:15unitaires
00:53:15c'est le seul moyen
00:53:16qu'il y aurait
00:53:17pour gagner
00:53:18et empêcher
00:53:18l'extrême droite
00:53:19de prendre le pouvoir
00:53:20dans ce pays
00:53:20ce qui est un enjeu
00:53:22autrement plus important
00:53:24donc voilà
00:53:25on ne sait jamais
00:53:25peut-être que
00:53:27chacun va être inspiré
00:53:28en regardant le match
00:53:30ce soir
00:53:30et tout d'un coup
00:53:31demain nous a annoncé
00:53:32l'union de la gauche
00:53:33vous y croyez ?
00:53:33c'est l'épiphanie
00:53:34il faut vous trouver
00:53:35un mbappé
00:53:35ça va faciliter les choses
00:53:37c'est qui le Kylian Mbappé
00:53:39de la gauche ?
00:53:40et à droite
00:53:41j'ai pas la réponse
00:53:42non mais à droite
00:53:43j'ai pas la réponse non plus
00:53:44non plus ?
00:53:45mais il en faudra un
00:53:47d'autant que ce soir
00:53:48c'est quand même
00:53:48France-Maroc
00:53:50c'est plus qu'un match
00:53:51mais ce qu'un match
00:53:52comme disent les espagnols
00:53:53regardez la vidéo
00:53:53postée cet après-midi
00:53:54par l'ambassade de France
00:53:55au Maroc
00:54:12des millions de français
00:54:13ont une histoire familiale
00:54:14liée au Maroc
00:54:15et ce soir
00:54:16beaucoup vont avoir
00:54:16le cœur coupé en deux
00:54:19c'est ça la France aussi
00:54:20non ?
00:54:20pouvoir aimer les bleus
00:54:21et puis avoir quand même
00:54:22une tendresse
00:54:23pour les lions de l'Atlas
00:54:25bah évidemment
00:54:26évidemment
00:54:26vous savez moi je parlais
00:54:27avec un ami
00:54:28qui est français
00:54:29d'origine marocaine
00:54:29il me dit
00:54:30c'est la meilleure situation
00:54:31pour moi
00:54:31parce que quoi qu'il arrive
00:54:32demain je vais gagner
00:54:33enfin quand c'est vu comme ça
00:54:34évidemment
00:54:34faut pas demander aux gens
00:54:36de toujours choisir
00:54:37on peut être très fier
00:54:38d'être français
00:54:39on peut être très fier
00:54:39d'être d'origine marocaine
00:54:41et vous l'avez rappelé
00:54:42cette vidéo le rappelle
00:54:42formidablement bien
00:54:43c'est deux pays
00:54:44qui sont amis
00:54:44qui ont une histoire séculaire
00:54:46et à tous ceux
00:54:48qui prédisent déjà
00:54:48des débordements
00:54:49je leur dis qu'on a joué
00:54:49le Maroc en demi-finale
00:54:51de la dernière
00:54:51et aux Coupes du Monde
00:54:52que tout s'est formidablement
00:54:53bien passé entre
00:54:54et la France et le Maroc
00:54:56et moi j'ai le souvenir
00:54:56parce qu'on était déjà
00:54:57bloqués à Paris
00:54:59ce jour-là
00:55:00qu'il y avait une belle communion
00:55:01au contraire
00:55:01entre les deux supporters
00:55:02on gâche la fête
00:55:03en regardant le match
00:55:03d'abord comme un problème
00:55:05d'ordre public
00:55:05Daniel Simonnet
00:55:06la préfecture de police de Paris
00:55:08notamment a mis en garde
00:55:09c'est lamentable
00:55:10en fait
00:55:10c'est de toujours regarder
00:55:11les choses sous l'angle
00:55:12sécuritaire
00:55:13au lieu de permettre
00:55:15autoriser la fête
00:55:16faire en sorte
00:55:17qu'il y ait des lieux
00:55:18qui soient bien
00:55:21acceptés
00:55:21et du coup
00:55:22on peut mieux
00:55:23encadrer
00:55:23et protéger
00:55:23tout le monde
00:55:24donc j'espère
00:55:25que ce soir
00:55:27voilà
00:55:28celles et ceux
00:55:28qui voudront faire
00:55:29la fête sur Paris
00:55:30seront autorisés
00:55:31à le faire
00:55:32c'est toujours
00:55:32dans les fêtes
00:55:33autorisées
00:55:34qu'on permet
00:55:35de mieux
00:55:35organiser les choses
00:55:36et que ça ne déborde pas
00:55:37après permettre la fête
00:55:38c'est pas non plus
00:55:39permettre tout et n'importe quoi
00:55:40saccager les Champs-Elysées
00:55:41ouvrir des vitrines
00:55:42et mettre en danger
00:55:43du coup les familles
00:55:44qui viendraient faire la fête
00:55:44quelle que soit l'équipe
00:55:45qu'elles supportent
00:55:46là c'est pas la fête
00:55:47pour le coup
00:55:47interdire des fanzones
00:55:48refuser d'organiser les choses
00:55:49et bien créer le chaos
00:55:50voilà
00:55:51et c'est le bilan
00:55:52quand même
00:55:52des derniers événements
00:55:54parce qu'il n'y a pas de fanzones
00:55:55à Paris
00:55:55c'est le maire de Paris
00:55:56qui a choisi de ne pas en faire
00:55:56il y a plein de villes
00:55:57pas du tout
00:55:58justement
00:55:59le maire de Paris
00:56:02avait voulu faire
00:56:03des fanzones
00:56:03et c'était le préfet
00:56:04qui avait refusé
00:56:06et ensuite
00:56:06qui s'était
00:56:09qui en avait rajouté
00:56:10vous dites quoi
00:56:10est-ce que vous dites
00:56:11que bon là
00:56:12on est en quart de finale
00:56:13si ça va plus loin
00:56:14est-ce que vous dites
00:56:14qu'il faut créer
00:56:15plus d'espace
00:56:16pour accueillir
00:56:16les supporters
00:56:17mais c'est dans les tuyaux
00:56:19à la mairie de Paris
00:56:19ou à la préfecture ?
00:56:20moi je ne suis pas
00:56:21à la mairie de Paris
00:56:22et en ce moment
00:56:22vous êtes députée de Paris
00:56:24vous pouvez peut-être
00:56:24avoir une oreille
00:56:24avec toute l'actualité
00:56:25que nous avons à traiter
00:56:26à l'Assemblée nationale
00:56:27mais la ville de Paris
00:56:28a toujours souhaité
00:56:29qu'il y ait des fanzones
00:56:30de permettre la fête
00:56:31et estimer qu'à partir du moment
00:56:33où vous avez des lieux
00:56:34où cette fête est autorisée
00:56:35et bien ça facilite
00:56:37le travail de tous les acteurs
00:56:38de prévention
00:56:39des associations
00:56:39le travail aussi
00:56:41des forces de police
00:56:41donc il faut organiser cela
00:56:43et c'est les interdictions
00:56:46tout azimuts
00:56:46qui au contraire
00:56:48organisent un chaos
00:56:49dans tout Paris
00:56:50on est en direct
00:56:51avec Jean-Philippe Assensi
00:56:52qui est le fondateur
00:56:53de l'agence pour l'éducation
00:56:54par le sport
00:56:56bonsoir
00:56:56vous voyez pourquoi
00:56:57il n'est pas à Paris
00:56:57regardez
00:56:58il est au vert
00:56:59Jean-Philippe Assensi
00:57:00bonsoir
00:57:01merci d'être avec nous
00:57:02on parle depuis tout à l'heure
00:57:03de ces bleus
00:57:04de leur valeur
00:57:05de cet engouement
00:57:06incroyable
00:57:07autour de cette équipe de France
00:57:08qui est ce soir
00:57:09en quart de finale
00:57:10quel miroir
00:57:10nous tend cette équipe de France
00:57:12cette année
00:57:13en 2026 ?
00:57:16le miroir
00:57:17du sport amateur
00:57:18en France
00:57:19qui est complètement
00:57:20sous-estimé
00:57:20c'est-à-dire
00:57:21c'est un terrain
00:57:22d'éducation exceptionnel
00:57:24vous savez
00:57:24on a une centaine
00:57:26de jeunes
00:57:27qui sont formés
00:57:28de joueurs
00:57:28qui sont formés
00:57:29en France
00:57:29qui participent
00:57:30à cette coupe du monde
00:57:3110% des joueurs
00:57:33de cette coupe du monde
00:57:34ont été formés
00:57:34en France
00:57:35comme l'a dit
00:57:36Arsène Wenger
00:57:37il y a quand même
00:57:37deux trois trucs
00:57:38qui marchent
00:57:39dans nos clubs de sport
00:57:40avec des éducateurs
00:57:41exceptionnels
00:57:42et cette équipe de France
00:57:43où la plupart des joueurs
00:57:44ont moins de 30 ans
00:57:45elle fait preuve
00:57:47d'une solidarité exceptionnelle
00:57:49d'une joie exceptionnelle
00:57:51d'une diversité exceptionnelle
00:57:53la diversité en France
00:57:55ça marche
00:57:56ça marche aussi
00:57:57il y a des difficultés
00:57:58mais prenons exemple
00:58:00sur le sport
00:58:01et le sport
00:58:01a un rôle majeur
00:58:03sur le plan éducatif
00:58:05sur le plan de l'insertion
00:58:06à jouer
00:58:07c'est mon dada
00:58:08depuis maintenant 30 ans
00:58:09il serait temps
00:58:09de s'en apercevoir
00:58:10et c'est pas que du Mbappé
00:58:12c'est pas que certains joueurs
00:58:15c'est on a
00:58:16des éducateurs exceptionnels
00:58:18dans notre pays
00:58:19des éducateurs sportifs
00:58:20et moi je pense
00:58:22qu'il faut un grand plan
00:58:23français
00:58:24pour avoir
00:58:25100 000 éducateurs
00:58:27qui vont accompagner
00:58:28cette jeunesse
00:58:28parce qu'en fait
00:58:30la vraie réalité
00:58:30c'est qu'on a perdu
00:58:32un nombre incalculable
00:58:33d'éducateurs
00:58:34qui sont en capacité
00:58:35de faire jouer
00:58:37cette diversité
00:58:38donc moi je suis
00:58:39extrêmement heureux
00:58:40comme les parlementaires
00:58:41qui le précisent
00:58:42aujourd'hui
00:58:42comme les gens
00:58:43dans la rue
00:58:44ce micro-trottoir
00:58:45écoutez-les
00:58:45donc la diversité
00:58:47c'est pas un rêve
00:58:49bien sûr que
00:58:49c'est exigeant
00:58:50bien sûr que
00:58:51c'est compliqué
00:58:52vous parlez à quelqu'un
00:58:54qui a inséré
00:58:54des milliers de jeunes
00:58:55dans des grandes entreprises
00:58:56françaises
00:58:57c'est pas si simple
00:58:58mais quand ça marche
00:58:59c'est une force exceptionnelle
00:59:00et c'est ce que nous montre
00:59:01cette équipe de France
00:59:02qui j'espère comme tout le monde
00:59:04va être championne du monde
00:59:05Jean-Philippe Assensi
00:59:06on ne regrette vraiment pas
00:59:07d'avoir fait un détour
00:59:08par votre jardin
00:59:08vraiment merci beaucoup
00:59:10merci pour votre enthousiasme
00:59:11et merci pour le message
00:59:12que vous portez
00:59:12on avait consacré
00:59:13une émission en public
00:59:14il y a deux semaines
00:59:15au sport amateur
00:59:16au foot amateur
00:59:16en particulier
00:59:17on avait souligné
00:59:18le manque cruel
00:59:19d'éducateurs
00:59:21les clubs de sport
00:59:22qui sont à l'os
00:59:23et qui vont voir arriver
00:59:25des gamins là
00:59:25après le mondial
00:59:26pour s'inscrire au foot
00:59:27il va falloir s'en occuper
00:59:28de ces gamins
00:59:28il y a une vraie bataille
00:59:29dans le budget
00:59:30parce que le sport amateur
00:59:32les éducateurs
00:59:33manquent cruellement
00:59:34de moyens
00:59:35et donc il va falloir
00:59:37vraiment engager
00:59:38ce bras de fer là
00:59:39et surtout se rendre compte
00:59:41que le sport amateur
00:59:42comme l'ensemble
00:59:43des structures
00:59:43d'éducation populaire
00:59:44joue un rôle déterminant
00:59:46pour la jeunesse
00:59:47après moi je rajouterai
00:59:49aussi une chose
00:59:49parce qu'on sort
00:59:50en ce moment
00:59:51d'un débat
00:59:52à l'Assemblée nationale
00:59:53d'une loi
00:59:54assez fourre-tout
00:59:55dans laquelle
00:59:56vous avez à un moment donné
00:59:57des articles
00:59:58sur les interdictions
00:59:59administratives de stade
01:00:00à l'encontre
01:00:02des supporters
01:00:03qui tiendraient
01:00:04des propos discriminatoires
01:00:05et moi je porte
01:00:06une proposition de loi
01:00:07qui au lieu
01:00:08d'avoir recours
01:00:10à l'arbitraire
01:00:10des préfets
01:00:12pour des décisions
01:00:12administratives
01:00:13estime qu'il doit y avoir
01:00:14une obligation de résultat
01:00:15au niveau des clubs
01:00:16dans la lutte
01:00:17contre les propos discriminatoires
01:00:20LGBT, phobes
01:00:21et racistes
01:00:21parce que ça suffit
01:00:23il faut savoir aussi
01:00:24que ce sport
01:00:25peut avoir un impact
01:00:27sur l'ensemble de la société
01:00:28donc il faut absolument
01:00:29assumer
01:00:30de muter
01:00:30puisque vous parlez
01:00:31de ce qui s'est passé
01:00:31aujourd'hui dans l'hémicycle
01:00:33et bien on va en parler
01:00:34tout de suite
01:00:34avec Marco Pommier
01:00:35c'est Bourbon Express
01:00:42bonsoir Marco
01:00:43c'est le dernier Bourbon Express
01:00:45de la saison
01:00:45sachez-le
01:00:46on commence avec
01:00:47d'abord la réaction
01:00:48d'Yael Broun-Pivet
01:00:48à la condamnation
01:00:49de Marine Le Pen
01:00:50elle n'avait pas encore
01:00:51réagi officiellement
01:00:52elle l'a fait ce matin
01:00:53sur LCP
01:00:54devant l'association
01:00:55des journalistes parlementaires
01:00:57interrogée
01:00:58sur l'hypothèse
01:00:58de voir la candidate
01:00:59du Rassemblement National
01:01:00faire campagne
01:01:01pendant la présidentielle
01:01:02avec un bracelet électronique
01:01:04Yael Broun-Pivet
01:01:05a répondu
01:01:06qu'elle serait choquée
01:01:07je cite
01:01:08si un candidat
01:01:08se retrouvait
01:01:09dans cette situation
01:01:10les citoyens
01:01:11vous savez
01:01:12ils attendent de nous quoi
01:01:14qu'on soit
01:01:15irréprochable
01:01:16ils ont raison
01:01:16les français doivent être sûrs
01:01:19que l'argent public
01:01:20que nous gérons
01:01:21est utilisé
01:01:22à bon escient
01:01:23et donc ils doivent avoir
01:01:24confiance en nous
01:01:25et donc évidemment
01:01:26que ce type d'affaires
01:01:28vient conforter
01:01:29l'opinion
01:01:29que les français
01:01:30ont de leur classe politique
01:01:31et ça c'est vraiment
01:01:32tragique
01:01:33Yael Broun-Pivet
01:01:34qui a abordé
01:01:35l'autre sujet du moment
01:01:36c'est le vote
01:01:37sur le projet
01:01:37de loi fin de vie
01:01:38qui aura bien lieu
01:01:40la semaine prochaine
01:01:40à l'Assemblée
01:01:41malgré les pressions
01:01:42du Sénat
01:01:43oui parce que vous le savez
01:01:44les députés
01:01:44ont déjà adopté
01:01:45à trois reprises
01:01:46cette réforme sociétale
01:01:48créant un droit
01:01:49à l'aide à mourir
01:01:50mais à chaque fois
01:01:51le Sénat l'a rejeté
01:01:52après cette longue
01:01:53navette parlementaire
01:01:54le dernier mot
01:01:55revient donc
01:01:56à l'Assemblée
01:01:56comme le prévoit
01:01:57la Constitution
01:01:58le vote ultime
01:01:59est prévu
01:02:00mercredi prochain
01:02:01le 15 juillet
01:02:02hier
01:02:03dans une interview
01:02:04au Figaro
01:02:04Gérard Larcher
01:02:05a donc tenté
01:02:06un coup de pression
01:02:07le président
01:02:07du Sénat
01:02:08menace de saisir
01:02:09le Conseil Constitutionnel
01:02:10si le texte
01:02:11était adopté
01:02:12Jusqu'au 15 juillet
01:02:14le gouvernement
01:02:14a toujours la possibilité
01:02:16de suspendre le texte
01:02:17il y a tellement de réserves
01:02:19tellement de divisions
01:02:20je pense que dans ce pays
01:02:21fracturé
01:02:22il faut faire attention
01:02:23notamment concernant
01:02:24l'objection de conscience
01:02:25pour les établissements
01:02:26de santé
01:02:27Et Gérard Larcher
01:02:28n'a pas précisé
01:02:29en revanche
01:02:29sur quel fondement juridique
01:02:31il entend saisir
01:02:32les sages
01:02:32Et à quelques jours
01:02:33de l'adoption définitive
01:02:34de ce texte
01:02:35il y a une polémique
01:02:35qui a éclaté aujourd'hui
01:02:36autour d'un cocktail
01:02:38une réception
01:02:39qui sera organisée
01:02:40par le ministre
01:02:41en charge des relations
01:02:42avec le Parlement
01:02:42Au point de le contraindre
01:02:44à reporter
01:02:44l'événement prévu
01:02:45dans son ministère
01:02:46Je vous explique
01:02:47le ministre Laurent Panifous
01:02:48avait prévu d'accueillir
01:02:50mercredi prochain
01:02:50après le vote
01:02:51les membres
01:02:52de la convention citoyenne
01:02:53sur la fin de vie
01:02:54Problème
01:02:55le carton d'invitation
01:02:56envoyé par le CESE
01:02:57où cette convention
01:02:58s'était réunie
01:02:59évoquait un cocktail
01:03:00de célébrations
01:03:02Consternation
01:03:03de Bruno Retailleau
01:03:04hier sur X
01:03:04le président des Républicains
01:03:07Mourir dans la dignité
01:03:08Mais où est la dignité
01:03:09quand on fête au champagne
01:03:10une loi qui touche
01:03:11à la souffrance
01:03:12et à la mort
01:03:12des plus fragiles
01:03:13On n'est pas
01:03:13à un match de foot
01:03:16Résultat
01:03:16La nuit dernière
01:03:17Laurent Panifous
01:03:17a tenté d'éteindre
01:03:18la polémique
01:03:19avec un tweet
01:03:20sur X
01:03:20en affirmant
01:03:21qu'il voulait juste
01:03:22avoir un temps d'échange
01:03:23avec les membres
01:03:24de cette convention citoyenne
01:03:26J'ai trop de respect
01:03:27pour le travail parlementaire
01:03:29pour les différentes sensibilités
01:03:30sur un texte
01:03:31qui interroge
01:03:32nos convictions
01:03:32les plus profondes
01:03:33pour organiser un cocktail
01:03:35ou une célébration
01:03:36Il n'en a jamais été question
01:03:38Et en fin de matinée
01:03:39Laurent Panifous
01:03:40a donc annoncé
01:03:41le report
01:03:42de cette rencontre
01:03:42pour lever
01:03:44je cite
01:03:44toute ambiguïté
01:03:45Fermez le banc
01:03:46Et puis ça y est
01:03:47les députés ont adopté
01:03:47le projet de loi justice
01:03:48criminelle de Gérald Darmanin
01:03:49après un accord
01:03:50intervenu entre les députés
01:03:51et les sénateurs
01:03:52Texte adopté hier soir
01:03:53avec les voix
01:03:54du Bloc Central
01:03:55de la droite
01:03:55et du RN
01:03:56L'ambition de ce texte
01:03:58désengorger les tribunaux
01:03:59en créant 60 formations
01:04:01de jugements criminels
01:04:02supplémentaires
01:04:03Elle pourrait aussi
01:04:04juger à l'avenir
01:04:05les récidivistes
01:04:05Le texte permet aussi
01:04:07à la justice
01:04:08d'accéder aux données génétiques
01:04:09détenues par des sociétés privées
01:04:11La gauche a voté
01:04:12contre le projet de loi
01:04:13en dénonçant
01:04:14l'alliance
01:04:15entre le Bloc Central
01:04:16et le RN
01:04:17Il faut aussi rappeler
01:04:19que ce texte
01:04:20le texte
01:04:20de cette CMP
01:04:22est le résultat
01:04:23d'un compromis construit
01:04:24avec la droite
01:04:24et l'extrême droite
01:04:25sans qui vous n'auriez
01:04:27pas pu faire passer
01:04:27ce texte
01:04:28Vous avez balayé
01:04:29les principes républicains
01:04:30pour faire place nette
01:04:31à l'extrême droite
01:04:32qui passe son temps
01:04:33à vous remercier
01:04:34de piocher dans son programme
01:04:36Pour Gérald Darmanin
01:04:37il s'agit d'un texte
01:04:38d'un grand pas en avant
01:04:40pour une justice
01:04:40plus rapide
01:04:41et plus sûre
01:04:42Je cite
01:04:42Ce texte
01:04:43il a été validé
01:04:43cet après-midi
01:04:44par les sénateurs
01:04:45Le projet de loi
01:04:45est donc définitivement
01:04:46adopté par le Parlement
01:04:48Bon on parle un peu
01:04:49de football quand même
01:04:49à chaque fois on fait
01:04:50des petits pronostics
01:04:51On va leur demander aussi
01:04:52à eux leurs pronostics
01:04:53pour ce soir
01:04:54Mais on a celui
01:04:54d'un ancien président
01:04:56de la République
01:04:57François Hollande
01:04:57en l'occurrence
01:04:58Pourquoi lui ?
01:04:59Parce que déjà
01:04:59c'est un passionné de football
01:05:01Surtout qu'il a eu tout bon
01:05:01les dernières fois
01:05:02Et il a plutôt le nez creux
01:05:03La semaine dernière
01:05:04il avait le bon prono
01:05:05pour France Paraguay
01:05:06et il ne manque pas
01:05:06de le rappeler
01:05:08Bonjour à tous
01:05:08Ce n'est pas parce que
01:05:09la dernière fois
01:05:09j'ai pu viser juste
01:05:13et donner le résultat
01:05:14que je vais le faire
01:05:15à chaque fois
01:05:16sinon il faut que je change
01:05:17d'orientation
01:05:18Donc aujourd'hui
01:05:20je pense que
01:05:21la France doit gagner
01:05:222 à 1
01:05:23face au Maroc
01:05:24Le Maroc est un
01:05:26pays ami
01:05:26Le Maroc a une excellente équipe
01:05:28Mais qu'est-ce que vous voulez ?
01:05:30C'est la France
01:05:312 à 1
01:05:33François Hollande dit 2 à 1
01:05:34Vous dites combien Yann Boucard ?
01:05:35Je suis assez d'accord
01:05:35avec lui 2 à 1
01:05:362 à 1 aussi ?
01:05:36Daniel Simonnet ?
01:05:37Allez va pour 2 à 1
01:05:38Tout le monde d'accord
01:05:392 à 1 aussi ?
01:05:39Oh Marco ?
01:05:411 à 0
01:05:42Olivier ?
01:05:432 à 1 Olivier ?
01:05:44Mariette ?
01:05:45Moi je serais
01:05:463 à 2 pour la France
01:05:473 à 2 pour la France
01:05:48Et vous ?
01:05:493 à 1 pour la France
01:05:503 à 1 pour la France
01:05:51Et toi ?
01:05:51Petit but de H.Rafakimi
01:05:53quand même pour lui laisser
01:05:53et puis après on y va
01:05:54Et toi ?
01:05:553 à 1
01:05:563 à 1
01:05:58Voilà c'est la fin
01:05:59de Chaque Voix Compte
01:05:59Merci à vous de nous avoir suivis
01:06:01Merci d'être venu ce soir
01:06:03dans Chaque Voix Compte
01:06:04Cette émission est diffusée
01:06:05tout à l'heure
01:06:05à 23h30
01:06:06sur LCP
01:06:08et puis nous on sera là
01:06:08demain
01:06:09à 19h30
01:06:10Passez une excellente soirée
01:06:11et à demain
01:06:12Et allez
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