00:00Qu'est-ce que vous ferez ce soir ?
00:02Vous serez premier secrétaire du Parti Socialiste encore ce soir, quel que soit le résultat ?
00:07Je ne comprends pas très bien votre question, pour tout vous dire.
00:09Ma question, c'est que vous aviez un choix.
00:12Votre choix, à vous, c'est l'option 1.
00:13Si c'est l'option 2 qui l'emporte, est-ce que vous partirez ?
00:17Vous l'avez dit vous-même, il y aura une primaire dans tous les cas de figure.
00:20Moi, ce que j'ai ouvert comme choix, c'est le fait qu'on puisse avoir deux solutions.
00:23Je suis un démocrate, donc j'ai dit, puisque nous ne sommes pas exactement d'accord...
00:27Donc même si vous êtes désavoué, vous restez ?
00:28Mais il n'y a pas de question de désaveu ou pas de désaveu.
00:30Ce n'est pas un référendum pour ou contre moi.
00:32C'est ce soir un choix stratégique.
00:35Est-ce que nous considérons que nous sommes très bien entre nous et que ça suffit ?
00:39Ou est-ce qu'au contraire, on souhaite s'élargir, faire en sorte que le plus grand nombre
00:44ait le sentiment que ce candidat est le candidat qu'ils ont choisi ?
00:48Moi, c'est la version que je défends parce que je crois qu'à un moment,
00:51dans une campagne où vous avez une extrême droite qui est en majesté,
00:54où vous avez des concurrents à droite comme à gauche
00:56qui sont déjà sur le pied de guerre et qui ont déjà marqué leur territoire,
01:02si vous voulez arriver à reprendre le terrain, ça suppose d'avancer.
01:06D'ailleurs, sur cette question du calendrier,
01:09les autres sont déjà partis en campagne, enfin une partie en tout cas.
01:13Ce serait quand cette fameuse primaire ?
01:15Option 1 ou option 2 ?
01:16Ce serait fin septembre, début octobre.
01:17Ce n'est pas un peu tard ?
01:19Un peu tard.
01:20Les uns et les autres sont déjà partis.
01:22Toutes les primaires qui ont eu lieu précédemment.
01:23C'était toujours à l'automne ?
01:24Toujours à l'automne, parfois même beaucoup plus tard.
01:27Et la réalité, c'est que méfiez-vous aussi des sondages.
01:30Vous avez, et ce n'est pas un reproche que vous faites à vous uniquement,
01:34mais c'est un reproche qu'on peut faire au monde politique comme au monde médiatique.
01:38Tous les ans, avant chaque présidentielle, c'est pareil.
01:41On commente les sondages et on dit, oh là là, ça va être...
01:43La réalité, c'est que si les sondages avaient vu juste un an à l'avance, ça se saurait.
01:48Depuis 1974, ils se sont quasiment toujours trompés.
01:50On se souvient de François Hollande, le fameux monsieur 3%.
01:53On se souvient de François Hollande, mais on pourrait aussi dire que normalement,
01:55Alain Juppé, Édouard Balladur, Raymond Barr, même peut-être Éric Zemmour,
02:00tous ces gens-là ont été un jour promis à l'élection présidentielle par les sondages.
02:05Et la réalité, c'est qu'ils n'étaient même pas au second tour la plupart du temps.
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