- il y a 2 jours
Fin juin, la France a connu un épisode caniculaire exceptionnel, et de nombreux records absolus de température ont été battus, à l'aube de l'été. Le 30 juin, la cheffe de file écologiste Cyrielle Châtelain a annoncé qu'une motion de censure allait être déposée contre le gouvernement pour condamner son inaction climatique et pointer sa « responsabilité ». Le 2 juillet, avec 57 autres députés des bancs insoumis et écologistes, la présidente du groupe a finalement déposé une motion de censure, débattue ce lundi 6 juillet dans l'hémicycle, alors qu'une troisième canicule, depuis début 2026, se profile. Retrouvez les moments forts de la 6ème motion de censure déposée contre le gouvernement de Sébastien Lecornu.
La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.
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00:00:01Générique
00:00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:10Dans ce numéro, retour sur la motion de censure déposée par les écologistes et les insoumis.
00:00:15Elle dénonce l'inaction climatique du gouvernement.
00:00:18On retrouve les temps forts dans l'hémicycle.
00:00:21Depuis quelques mois, il se passe quelque chose de curieux dans cet hémicycle.
00:00:24Dès que nous ne sommes pas d'accord avec le gouvernement, dès que nous vous demandons des comptes,
00:00:28chaque ministre au micro s'offusque, nous reproche la polémique, ou pire encore, de faire de la politique.
00:00:35Alors je me doute que ça ne doit pas être très confortable quand on met tant d'énergie chez vous,
00:00:39macronistes,
00:00:39à tout aseptiser, tout vider de son sens, tout dépolitiser.
00:00:43Mais vous nous offrez là un bien triste spectacle qui dévoile votre incapacité à faire face au monde
00:00:48qui a changé sans même que vous ne vous en rendiez compte,
00:00:51trop occupés que vous êtes à attendre que la richesse ruisselle pendant que s'assèchent nos cours d'eau.
00:00:58Dans le grand chaos que vous avez organisé ces dix dernières années,
00:01:01face à la crise climatique et aux canicules extrêmes que vous n'avez pas anticipées,
00:01:05face à la crise sociale que vous avez provoquée,
00:01:07il nous appartient de clarifier.
00:01:10Clarifier qui est responsable, qui est redevable, et à la fin, qui est coupable.
00:01:16C'est le sens de la motion de censure proposée par ma collègue Rousseau à notre groupe.
00:01:21Je vais vous dire d'où je parle, M. le Premier ministre.
00:01:25Je me suis engagée en politique précisément pour combattre votre inaction.
00:01:30Parce que j'étais une jeune femme dans un monde en flamme
00:01:32et que les responsables politiques regardaient ailleurs.
00:01:35Sur les bancs de ma famille politique, aucun d'entre nous n'est là par hasard.
00:01:39Il y a parmi nous ceux et celles qui ont été de tous les combats depuis plusieurs décennies
00:01:43pour empêcher ce que nous vivons aujourd'hui.
00:01:46Les écologistes ne jouent ni avec le feu, ni avec le climat.
00:01:50Il n'y a pas de posture chez nous lorsque nous débattons des conditions de la vie sur Terre.
00:01:56La semaine dernière, nous avons vu un monde en train de s'effondrer.
00:01:59Des coupures de courant répétées, des villes éteintes, des récoltes ruinées,
00:02:02des milliers d'animaux morts, des champs brûlés,
00:02:03des travailleurs des parents et des enfants épuisés,
00:02:06des aînés en danger, des hôpitaux des prisons, des EHPAD surchauffés,
00:02:10des morts dans les funérariums refusés.
00:02:14Daniel avait 19 ans.
00:02:16Le 26 mai, il est monté sur une charpente par une chaleur écrasante.
00:02:19Le soir, il est mort, hyperthermie.
00:02:24Notre pays compte déjà plus de 2000 morts à cause de votre inaction.
00:02:27Et pendant que je vous parle, une nouvelle vague de chaleur s'installe sur le pays.
00:02:31Alors on nous répétera que c'était la fatalité, qu'il faisait chaud,
00:02:34que Daniel aurait dû s'arrêter, que ces gens auraient dû boire, faire attention.
00:02:38La valse habituelle des petits gestes.
00:02:41La canicule à ce génie funeste.
00:02:43Elle tue en laissant toujours à ses victimes juste assez de responsabilité
00:02:48pour qu'on ne parle jamais des vrais coupables.
00:02:52Daniel n'est pas mort du climat.
00:02:54Il est mort parce qu'il n'a pas été protégé.
00:02:57C'est politique et c'est votre politique.
00:03:01Alors disons la vérité, celle qu'on n'ose pas toujours dire à cette tribune.
00:03:05La canicule n'est pas un accident.
00:03:07Elle est la conséquence directe du réchauffement climatique,
00:03:10c'est-à-dire de nos émissions de gaz à effet de serre.
00:03:13Météo France nous prévient.
00:03:14D'ici le milieu du siècle, le nombre de jours de canicule sera multiplié par 5.
00:03:19Il y a des tout petits bébés qui sont nés le mois dernier et qui ont déjà vécu deux canicules.
00:03:25Ce que nous vivons aujourd'hui, ce n'est pas la catastrophe.
00:03:28C'est la bande d'annonce de la catastrophe.
00:03:30Et pour eux, c'est le reste de leur vie.
00:03:3330 ans d'alerte des scientifiques, une condamnation de la France pour une action climatique,
00:03:37les rapports du Haut Conseil pour le Climat, de la Cour des Comptes,
00:03:39une COP21 en grande pompe, une convention citoyenne qui avait tout dit, tout écrit.
00:03:44Qui aurait pu prédire ?
00:03:46Tout le monde.
00:03:47Littéralement, tout le monde.
00:03:48Et vous en particulier.
00:03:50Vous saviez.
00:03:51Vous saviez et vous avez continué.
00:03:54Alors non, ça n'est pas l'homme avec un grand H qui a fait ça.
00:03:57Ça n'est pas nous tous, renvoyés dos à dos, coupables à égalité.
00:04:00On nous a assez culpabilisés avec l'eau quand on se brosse les dents et les pailles en carton,
00:04:04pendant que les vrais responsables prospéraient.
00:04:07Le réchauffement a un moteur et il est économique.
00:04:10Depuis 50 ans, Total sait pour le réchauffement climatique.
00:04:13Et depuis 50 ans, Total ment et organise la désinformation pour protéger ses profits.
00:04:18Les 50 personnes les plus riches de la planète émettent à elles seules
00:04:21plus de gaz à effet de serre qu'un milliard 300 millions d'êtres humains.
00:04:25Voilà où est le problème.
00:04:26Pas dans la paille en plastique de votre enfant,
00:04:28dans le mode de vie et surtout dans les décisions d'une minorité qui possède,
00:04:32qui décide et qui pollue pour nous tous et toutes.
00:04:36Il faut aussi regarder qui meurt.
00:04:39On nous répète que devant la chaleur, nous serions tous égaux,
00:04:42que même les puissants ont chaud.
00:04:44C'est faux.
00:04:45Et c'est un mensonge de classe.
00:04:47Plus vous êtes exploités, plus vous brûlez.
00:04:51La chaleur frappe l'ouvrier du bâtiment.
00:04:53On ne climatisera pas les toits.
00:04:55Elle frappe le paysan.
00:04:56On ne climatisera pas les champs.
00:04:58Elle frappe le livreur à vélo, l'aide-soignante dans un hôpital surchauffé,
00:05:01l'enfant dans une salle de glace à plus de 30 degrés,
00:05:04l'étudiant qui révisse ses examens dans une pièce sans air,
00:05:06le détenu qui étouffe,
00:05:08la vieille femme seule et pauvre au dernier étage d'une passoire thermique,
00:05:11la personne qui vit dans la rue.
00:05:15Je vais le dire simplement ici, dans l'hémicycle de la République.
00:05:18Le réchauffement climatique tue d'abord les pauvres.
00:05:21Les riches, eux, se protègent pendant que les autres meurent.
00:05:27Alors qu'avez-vous fait, vous, et ceux qui vous ont précédés depuis bientôt dix ans ?
00:05:31Non seulement vous n'avez rien fait, mais vous avez aggravé le problème.
00:05:34Vous êtes coupable.
00:05:36Coupable d'avoir raboté ma prime rénov' et cassé l'élan des rénovations thermiques,
00:05:39fait passer la loi du plomb, les mégavacines, l'acétamipride.
00:05:42Vous avez enterré les 100 milliards premiers au rail.
00:05:45Vous avez rallumé les centrales à gaz en pleine canicule
00:05:47pour compenser les réacteurs nucléaires à l'arrêt,
00:05:50faute d'eau pour les refroidir.
00:05:51Vous avez saboté violemment le fond vert qui permettait aux communes de s'adapter
00:05:55en pleine vague de chaleur.
00:05:58Vous êtes responsable.
00:06:00Responsable de n'avoir rien su planifier
00:06:02et responsable du chaos qui en découle, vous qui émettons l'ordre.
00:06:06Des gens qui se précipitent sur des clims dans les supermarchés,
00:06:08des parents et des profs qui mettent des couvertures de survie dans les crèches et les écoles,
00:06:11des jeunes qui passent leurs examens dans des parkings,
00:06:13des soignants qui paient les ventilateurs de leurs poches.
00:06:16Mais heureusement, vous avez prolongé les soldes.
00:06:19Ah, et maintenant, pour sauver votre peau face à la censure,
00:06:22on nous apprend qu'on aurait une proposition de loi au Sénat.
00:06:25Nous voilà sauvés.
00:06:27Tout va bien, dites-vous, puisque le système a tenu.
00:06:30Mais, M. le Premier ministre,
00:06:32la seule chose qui tient encore,
00:06:34c'est l'ampleur de votre déni.
00:06:36Les gouvernements changent, mais la politique reste la même.
00:06:39Édouard Philippe, Jean Castex, Elisabeth Borne, Gabriel Attal, François Bayrou,
00:06:42tous ont poursuivi la même fuite en avant libérale.
00:06:46Toujours moins d'investissements publics,
00:06:47toujours plus de renoncements écologiques,
00:06:49toujours la même confiance aveugle dans le marché,
00:06:52alors que le marché nous mène droit dans le mur.
00:06:55Vous ne serez plus en responsabilité quand tout continuera de brûler,
00:06:58mais vous serez pourtant coupables.
00:07:01Et qu'on ne compte surtout pas sur l'extrême droite pour nous sauver.
00:07:04Qu'on se le dise,
00:07:06le Rassemblement national vote contre chaque mesure écologique,
00:07:09méprise la science,
00:07:10doute du GIEC à chaque occasion.
00:07:14Alors comment agir ?
00:07:16Tout de suite, dans l'urgence,
00:07:18un budget rectificatif qui rétablit le fonds vert,
00:07:21ma prime rénov' et les crédits des énergies renouvelables.
00:07:24Un congé climatique,
00:07:25un droit de retrait face à la chaleur
00:07:26et un vrai décret canicule,
00:07:28avec enfin une température maximale de travail.
00:07:31Un milliard d'euros d'urgence pour rafraîchir les hôpitaux,
00:07:34les EHPAD et les écoles.
00:07:36L'état de calamité agricole pour nos paysans ruinés.
00:07:40Et en profondeur,
00:07:42une transformation planifiée du pays.
00:07:43La rénovation thermique massive des logements,
00:07:46la végétalisation et la fin du béton dans nos villes,
00:07:49la remise en état de nos réseaux d'eau et d'électricité,
00:07:51l'accélération des renouvelables et de la sobriété,
00:07:54le déploiement partout de l'agroécologie.
00:07:56Et oui, la réduction de l'élevage intensif
00:07:59et de notre consommation de viande,
00:08:01parce qu'elle est l'une des toutes premières sources
00:08:03d'émissions et de gaspillage d'eau dans ce pays.
00:08:06Ça n'est pas une utopie.
00:08:07Ce sont des politiques publiques que vous pouvez financer
00:08:10en rétablissant l'ISF,
00:08:12la taxation sur le revenu du capital
00:08:13et en arrêtant les cadeaux fiscaux à vos copains milliardaires.
00:08:17Et si vous croyez que cela coûte cher,
00:08:19regardez donc le coût de votre inaction.
00:08:22Il n'a pas fini d'augmenter.
00:08:25Mes chers collègues,
00:08:26deux chemins s'ouvrent devant nous
00:08:28et un seul mène à la vie.
00:08:31Le premier, c'est celui que le gouvernement a choisi.
00:08:34Un monde où respirer ou simplement vivre l'été
00:08:36deviendra un privilège.
00:08:38Un monde où les puissants se barricadent au frais
00:08:40pendant que les autres encaissent,
00:08:43s'adaptent, c'est-à-dire souffrent et meurent.
00:08:46Ce monde-là, ça n'est pas l'avenir.
00:08:48C'est déjà le présent.
00:08:49Et nous le refusons de toutes nos forces.
00:08:54Le second chemin, c'est celui de la rupture.
00:08:58Cesser de quémander poliment quelques ventilateurs,
00:09:01reprendre le contrôle,
00:09:03remettre l'économie au service de nos besoins réels
00:09:05et des limites du vivant,
00:09:06et non de l'accumulation sans fin de quelques-uns.
00:09:10C'est l'écologie qui ne demande pas aux pauvres
00:09:12de se serrer la ceinture,
00:09:13mais qui désarme le pouvoir de l'argent sur nos vies.
00:09:16C'est la seule politique réaliste qui reste.
00:09:19Toutes les autres nous ont menées au chaos.
00:09:24Monsieur le Premier ministre,
00:09:26ne méprisez ni la peur,
00:09:28ni la colère que nous vous exprimons aujourd'hui.
00:09:30Elle est partagée par des millions de Français.
00:09:33Cette motion de censure fera date,
00:09:36car elle carifie très clairement
00:09:38qui, face à la crise climatique,
00:09:40s'accroche envers et contre tout
00:09:42à un système agonisant
00:09:44et qui regarde devant.
00:09:47Qui se contente de la goutte d'eau dans le désert
00:09:50quand le désert est à sec
00:09:51et qui a compris qu'il fallait abandonner ce vieux monde.
00:09:55Un gouvernement qui savait,
00:09:57qui a désarmé le pays face au danger,
00:09:59qui a coupé les crédits de la survie
00:10:01et qui n'a rien fait
00:10:02quand les corps tombaient,
00:10:04ne peut pas rester.
00:10:05Nous ne vous demandons pas de comprendre,
00:10:08nous vous demandons de partir
00:10:09et nous vous demanderons des comptes.
00:10:11Chers collègues,
00:10:12censurons ce gouvernement
00:10:13et préparons la rupture.
00:10:15Je vous remercie.
00:10:16Merci beaucoup, Madame la députée.
00:10:26La parole est à Monsieur le Premier ministre.
00:10:30Je ne suis dupe ni de la gravité
00:10:33de la canicule que notre pays vient de traverser,
00:10:36ni de la nature de la motion de censure
00:10:38qui nous réunit aujourd'hui.
00:10:39Cette canicule a éprouvé des familles,
00:10:41des travailleurs, des agriculteurs,
00:10:43nos services publics
00:10:44et notre système de santé.
00:10:46Elle a provoqué des drames humains.
00:10:48Son bilan sanitaire définitif
00:10:51sera établi avec méthode
00:10:53et rendu public en toute transparence.
00:10:56Elle n'a pas frappé seulement la France.
00:10:59Toute l'Europe de l'Ouest
00:11:00a été confrontée à cet épisode exceptionnel
00:11:02et plusieurs de nos voisins
00:11:03établissent eux aussi,
00:11:04malheureusement, leur bilan.
00:11:06La gravité impose de ne rien dissimuler.
00:11:11Elle impose aussi de ne rien inventer.
00:11:14Présenter comme définitif des chiffres
00:11:16qui ne le sont pas,
00:11:17additionner des décès de nature différente
00:11:20et accuser le gouvernement,
00:11:21je cite,
00:11:22« D'avoir des morts sur la conscience
00:11:24n'est pas une alerte,
00:11:26c'est une faute.
00:11:27C'est une faute envers les familles,
00:11:29une faute envers les soignants,
00:11:30les pompiers, les élus locaux,
00:11:32les agents publics
00:11:33et les associations mobilisées jour et nuit.
00:11:36Une faute, enfin,
00:11:37envers le débat démocratique lui-même.
00:11:41S'il s'agit de parler de notre hôpital,
00:11:43parlons de notre hôpital.
00:11:45L'hôpital est un bien commun.
00:11:47Il appartient aux Français.
00:11:48Il est légitime que chacun nous demande des comptes,
00:11:51particulièrement lorsqu'il est soumis
00:11:52à la tension d'une crise climatique.
00:11:54Depuis le Covid,
00:11:55nous avons transformé l'urgence
00:11:57en une trajectoire durable d'investissement.
00:12:0021 milliards d'euros ont été engagés
00:12:03depuis le Ségur de la Santé
00:12:04pour moderniser les bâtiments et les équipements,
00:12:06reprendre une partie de la dette hospitalière
00:12:08et poursuivre l'investissement jusqu'en 2035.
00:12:12À cela s'ajoutent désormais 12 milliards d'euros
00:12:15chaque année pour mieux rémunérer
00:12:171,5 million de professionnels de santé.
00:12:2115 000 recrutements ont été actés à l'hôpital public.
00:12:25Ce ne sont pas des crédits ponctuels
00:12:27qui disparaissent l'année suivante.
00:12:29Ce sont pour l'essentiel des dépenses permanentes
00:12:32qui se retrouvent chaque année
00:12:33dans les comptes de la Sécurité sociale.
00:12:35Il faut donc avoir l'honnêteté de le dire.
00:12:38Une part importante du déficit actuel
00:12:40de la Sécurité sociale s'explique aussi
00:12:43par le choix que nous avons fait
00:12:45de mieux payer les soignants,
00:12:47de recruter, de désendetter les établissements
00:12:50et de réparer des bâtiments
00:12:51trop longtemps sous-investis.
00:12:53On ne peut pas, dans le même discours,
00:12:56dénoncer le déficit de la Sécurité sociale
00:12:59et affirmer que rien n'aurait été fait pour l'hôpital.
00:13:02Nous assumons ce choix parce qu'on ne soigne pas dignement
00:13:06avec des professionnels insuffisamment rémunérés,
00:13:08des établissements étranglés par leurs dettes
00:13:11et des bâtiments dégradés.
00:13:13Plus de 750 opérations de reconstruction
00:13:16ou de réhabilitation sont engagées depuis 2020
00:13:19concernant près de 60% du parc hospitalier public.
00:13:23Dans les bâtiments rénovés ou reconstruits,
00:13:25les urgences, les réanimations, les soins intensifs,
00:13:28les blocs opératoires et les autres secteurs sensibles
00:13:30sont équipés de systèmes de climatisation
00:13:33ou de rafraîchissement.
00:13:34La climatisation n'est pas encore généralisée,
00:13:37on le sait, dans tout le parc.
00:13:39Des services ont connu des conditions
00:13:41plus que difficiles pendant cette canicule.
00:13:43C'est précisément pourquoi nous accélérons.
00:13:47Dans l'urgence, 30 000 climatiseurs mobiles
00:13:49sont en cours d'acquisition et de livraison,
00:13:5210 000 dès cette semaine.
00:13:54Une enveloppe de 100 millions d'euros
00:13:55est mobilisée dès cet été pour les établissements de santé,
00:13:58tandis que le fonds consacré à la qualité dans les EHPAD
00:14:01pourra être prioritairement utilisé pour ces équipements.
00:14:04Les décisions seront prises au plus près des territoires.
00:14:07Lorsqu'un service risque de fermer,
00:14:09faute de moyens de rafraîchissement,
00:14:11nous n'allons pas lui imposer plusieurs mois
00:14:12de procédures administratives.
00:14:14Mais les climatiseurs mobiles
00:14:16ne constituent pas une politique de long terme.
00:14:19Dans le programme hospitalier prévu jusqu'en 2035,
00:14:22les moyens consacrés à la rénovation énergétique
00:14:24et au confort d'été seront doublés
00:14:25pour atteindre 600 millions d'euros.
00:14:28Beaucoup restent à faire,
00:14:30mais ils n'ont pas été abandonnés.
00:14:32Nous avons commencé à investir
00:14:34et nous continuerons.
00:14:36Mesdames et Messieurs les députés,
00:14:37le texte de la motion de censure
00:14:39demande ce que le gouvernement aurait fait
00:14:41pour prévenir ces événements.
00:14:43Deux chiffres suffisent déjà à démontrer
00:14:45que la réponse n'est pas rien.
00:14:47Entre janvier 2023 et janvier 2025,
00:14:51836 000 résidences principales
00:14:53sont sorties du statut de passoire thermique.
00:14:55En juin 2026,
00:14:5755 800 véhicules électriques neufs
00:14:59ont été matriculés.
00:15:00Un record historique.
00:15:01En 2017,
00:15:02ils s'en vendaient moins de 25 000
00:15:04en une année entière.
00:15:06Ces évolutions ne sont pas spontanées.
00:15:09Elles résultent de choix politiques.
00:15:10Rénovation des logements,
00:15:12bonus automobile,
00:15:13éco-score,
00:15:14verdissement des flottes
00:15:15et développement des bornes de recharge.
00:15:17Depuis 2017,
00:15:18le rythme de baisse
00:15:20de nos émissions de gaz
00:15:21à effet de serre
00:15:21a été multiplié par 5
00:15:23par rapport à la période précédente.
00:15:25Ce n'est pas encore assez,
00:15:27mais ce n'est pas rien.
00:15:28Et la France n'a pas seulement
00:15:29agi sur son territoire,
00:15:31vous le savez,
00:15:32elle a porté l'accord de Paris,
00:15:33défendu la sortie des énergies fossiles,
00:15:35remis la protection des forêts
00:15:36et des océans
00:15:37au cœur de l'agenda international
00:15:39et continué à mobiliser
00:15:40la finance pour le climat,
00:15:42y compris lorsque d'autres pays
00:15:43et non des moindres reculaient.
00:15:46Cette constance,
00:15:47que vous le vouliez ou non,
00:15:48restera l'un des éléments importants
00:15:50du bilan diplomatique
00:15:51du chef de l'État.
00:15:52S'il s'agit maintenant
00:15:54de parler de l'adaptation de la France,
00:15:56regardons également les faits
00:15:58et rien que les faits.
00:15:59Notre pays ne découvre pas
00:16:01l'adaptation en juillet 2026.
00:16:03Le troisième plan national
00:16:05d'adaptation prépare
00:16:06pour la première fois
00:16:07l'ensemble de nos politiques publiques
00:16:09à une France pouvant connaître
00:16:11un réchauffement de 4 degrés
00:16:12à la fin du siècle.
00:16:13Il comporte 52 mesures,
00:16:15341 actions concernant la santé,
00:16:18les logements, les écoles,
00:16:19le travail, les transports,
00:16:21l'agriculture, l'eau, les forêts
00:16:22et les infrastructures essentielles.
00:16:24Plus de 85% sont déjà engagés.
00:16:27Cette trajectoire de réchauffement
00:16:29est désormais intégrée
00:16:30dans notre droit.
00:16:31En matière de travail,
00:16:33nous avons également été
00:16:34les premiers à inscrire
00:16:35dans le Code du travail
00:16:35des obligations spécifiques
00:16:37de prévention contre la chaleur intense.
00:16:39Depuis mai 2025,
00:16:41ce risque doit être pris en compte,
00:16:43y compris pour le travail en intérieur.
00:16:45Plus de 4 500 contrôles
00:16:47ont été réalisés
00:16:48dès la première année.
00:16:49Ce cadre devra naturellement
00:16:51être évalué après cette canicule.
00:16:53L'organisation du travail
00:16:55ne peut pas être réglée
00:16:56uniquement par une norme uniforme
00:16:59décidée depuis Paris.
00:17:00Les métiers et les niveaux d'exposition
00:17:02sont trop différents.
00:17:04Notre adaptation,
00:17:05mesdames et messieurs les députés,
00:17:06repose également
00:17:07sur une politique énergétique cohérente.
00:17:10En 2025,
00:17:11plus de 95% de l'électricité
00:17:13produite en France
00:17:14provenait de sources bas carbone.
00:17:16Notre électricité émet
00:17:17beaucoup moins de carbone
00:17:18que la moyenne européenne
00:17:20et près de 20 fois moins
00:17:21que celle de l'Allemagne.
00:17:23Mais près de 60% de l'énergie
00:17:25que nous consommons
00:17:26reste d'origine fossile.
00:17:28Chaque année,
00:17:28nous dépensons environ 60 milliards d'euros
00:17:30pour importer du pétrole et du gaz.
00:17:32Nous finançons ainsi
00:17:33notre dépendance géopolitique
00:17:35en même temps
00:17:36que le réchauffement climatique.
00:17:37C'est pour sortir
00:17:38de cette contradiction
00:17:40que le gouvernement a publié
00:17:41la troisième programmation
00:17:42pluriannuelle de l'énergie
00:17:43et lancé le plan
00:17:44d'électrification des usages.
00:17:46Cette PPE 3
00:17:47donne une visibilité
00:17:49de long terme
00:17:50à notre modèle énergétique.
00:17:51Elle prévoit
00:17:52de prolonger
00:17:52le parc nucléaire existant
00:17:54chaque fois que la sûreté
00:17:55le permettra
00:17:55de construire
00:17:566 EPR 2
00:17:57et d'en préparer
00:17:588 supplémentaires.
00:17:59Elle développe aussi
00:18:00l'hydroélectricité,
00:18:01l'éolien en mer,
00:18:02la géothermie,
00:18:02le biométhane
00:18:03et le photovoltaïque
00:18:04avec des objectifs
00:18:05mieux maîtrisés.
00:18:06Le débat sérieux
00:18:08n'est pas de choisir
00:18:09entre le nucléaire
00:18:10et les énergies renouvelables.
00:18:11Il est de produire
00:18:13suffisamment
00:18:13d'électricité française,
00:18:15décarbonée,
00:18:16pilotable,
00:18:17compétitive
00:18:18pour remplacer
00:18:19le pétrole
00:18:19et le gaz.
00:18:20Le plan électrification
00:18:22concerne les logements,
00:18:23les transports,
00:18:24l'industrie,
00:18:25l'agriculture
00:18:25et les bâtiments publics.
00:18:27Il favorisera
00:18:27notamment les pompes
00:18:28à chaleur
00:18:29et la géothermie
00:18:29qui peuvent produire
00:18:30de la chaleur en hiver
00:18:31et du froid en été.
00:18:33Cette stratégie
00:18:35est donc directement liée
00:18:36à notre préparation
00:18:37aux canicules.
00:18:38Développer le rafraîchissement
00:18:39dans les hôpitaux,
00:18:40les EHPAD,
00:18:41les écoles
00:18:41et les logements
00:18:42supposent de produire
00:18:43davantage d'électricité.
00:18:45Et mieux vaut le faire
00:18:46avec une électricité française
00:18:47largement décarbonée
00:18:49qu'avec des énergies fossiles
00:18:50importées.
00:18:52Mais il faut tout de même
00:18:54relever
00:18:54une singulière ironie.
00:18:57Ceux qui,
00:18:57à gauche,
00:18:58écologistes
00:18:59et insoumis,
00:19:00ont voulu censurer
00:19:01le gouvernement
00:19:01au moment où il publier
00:19:02la troisième programmation
00:19:03pluriannuelle
00:19:04pour l'énergie
00:19:04viennent aujourd'hui
00:19:06lui demander des comptes
00:19:07sur la préparation du pays
00:19:08au changement climatique.
00:19:09Ceux qui ont fait du nucléaire
00:19:11un adversaire
00:19:12demandent davantage
00:19:13d'électricité décarbonée.
00:19:15Ceux qui ont longtemps
00:19:16transformé la climatisation
00:19:17en tabou
00:19:18demandent pourquoi
00:19:19tous les bâtiments
00:19:20ne sont pas climatisés
00:19:21aujourd'hui.
00:19:22Vous êtes bien libres
00:19:23de changer d'avis.
00:19:24Mais vous ne pouvez pas
00:19:25demander que l'on oublie
00:19:26ces dangereux
00:19:26contre-sens historiques.
00:19:28La politique climatique
00:19:29ne peut pas être
00:19:30une accumulation
00:19:30d'interdictions,
00:19:31de tabous
00:19:32et de motions de censure.
00:19:34Elle doit être
00:19:34une politique de production,
00:19:36d'investissement
00:19:37et de protection.
00:19:39Puisque cette motion
00:19:40de censure précisément
00:19:41évoque continuellement
00:19:42le fonds vert,
00:19:43parlons-en.
00:19:44Le fonds vert
00:19:45n'est pas un dispositif
00:19:47ancien
00:19:47dont ce gouvernement
00:19:48aurait hérité.
00:19:49Il a été créé
00:19:50en 2022
00:19:51par le gouvernement
00:19:52d'Elisabeth Borne
00:19:53et rendu opérationnel
00:19:54en janvier 2023.
00:19:56Nous l'avons créé
00:19:58parce que les collectivités
00:19:59locales sont en première ligne
00:20:01et qu'elles avaient besoin
00:20:02d'un outil déconcentré
00:20:03accessible
00:20:04auprès des préfets
00:20:06et adapté
00:20:07à leurs projets.
00:20:08Depuis lors,
00:20:09il a soutenu
00:20:10plus de 25 000 projets,
00:20:12engagés 4,5 milliards d'euros
00:20:14de subventions.
00:20:15Des écoles
00:20:16ont été rénovées,
00:20:17des villes renaturées,
00:20:19des réseaux d'eau
00:20:19modernisés
00:20:20et des territoires
00:20:21protégés
00:20:22contre les inondations,
00:20:23les incendies
00:20:24et le recul
00:20:24du trait de côte.
00:20:26Il est donc
00:20:26pour le moins curieux
00:20:27de transformer
00:20:28aujourd'hui
00:20:29un instrument
00:20:29que nous avons
00:20:30nous-mêmes créé
00:20:31en soi-disant preuve
00:20:33de notre prétendue
00:20:34inaction.
00:20:35S'il constitue
00:20:36désormais
00:20:37l'étalon unique
00:20:38et absolu
00:20:39de toute politique
00:20:40climatique,
00:20:41pourquoi ne l'avait-on
00:20:42pas créé auparavant ?
00:20:43Pour autant,
00:20:44l'avoir créé,
00:20:45mesdames et messieurs
00:20:46les députés,
00:20:47ne nous interdit pas
00:20:48de le faire évoluer.
00:20:49Son champ très large
00:20:50a permis de financer
00:20:51de nombreux projets.
00:20:52Il a aussi pu disperser
00:20:54les moyens.
00:20:54Nous devrons donc
00:20:55le recentrer davantage
00:20:56sur l'adaptation
00:20:57au changement climatique,
00:20:58limiter le saupoudrage
00:20:59et donner la priorité
00:21:00aux collectivités
00:21:01qui cumulent
00:21:02les vulnérabilités
00:21:02les plus fortes
00:21:03et les capacités financières
00:21:05les plus faibles.
00:21:06Les communes
00:21:07les plus pauvres
00:21:08ont souvent
00:21:08les bâtiments
00:21:09les plus anciens,
00:21:10les quartiers
00:21:10les plus minéraux,
00:21:12les réseaux
00:21:12les plus fragiles
00:21:13et les populations
00:21:14les plus exposées.
00:21:15Elles doivent donc
00:21:15être les premières
00:21:16accompagnées.
00:21:18Mais cette canicule
00:21:20nous oblige
00:21:21à aller plus loin
00:21:22que les chiffres,
00:21:23les crédits
00:21:24et les dispositifs.
00:21:25Elle a mis en lumière
00:21:26une fragilité,
00:21:27je le crois,
00:21:28plus profonde
00:21:29c'est évidemment
00:21:30la question
00:21:30de la solitude.
00:21:31Depuis 2003,
00:21:33les EHPAD
00:21:33ont été profondément
00:21:34réorganisés.
00:21:35Ils disposent
00:21:36d'espaces collectifs
00:21:37rafraîchis,
00:21:38de professionnels
00:21:39présents
00:21:39et de procédures
00:21:40de surveillance.
00:21:41Ils restent vulnérables
00:21:43et nous devons
00:21:44continuer à les moderniser.
00:21:45Mais l'un des principaux
00:21:46points de fragilité
00:21:47constatés
00:21:48pendant cette canicule
00:21:50se trouvait,
00:21:51il faut bien le dire
00:21:52clairement,
00:21:53au domicile.
00:21:54Une personne âgée
00:21:55ou plus jeune
00:21:56mais fragile,
00:21:57vivant seule
00:21:58dans un appartement
00:21:58surchauffé,
00:21:59sans visite régulière,
00:22:00sans équipement adapté
00:22:01et parfois sans être
00:22:02connue des services
00:22:03municipaux,
00:22:04peut désormais
00:22:05être davantage
00:22:06en danger
00:22:07qu'une personne
00:22:08accompagnée
00:22:08dans un établissement
00:22:09collectif.
00:22:10Dans les grandes villes,
00:22:12l'anonymat peut rendre
00:22:13invisible une personne
00:22:14vivant seule
00:22:15derrière une porte fermée.
00:22:16Dans les quartiers
00:22:17les plus minéraux,
00:22:18la chaleur accumulée
00:22:19pendant la journée
00:22:19ne retombe plus la nuit.
00:22:21Les logements,
00:22:21ils sont souvent plus petits
00:22:22et plus difficiles
00:22:23à rafraîchir.
00:22:24Dans les campagnes,
00:22:25le maire,
00:22:26le facteur,
00:22:27le voisin
00:22:27ou le commerçant
00:22:28entretiennent encore
00:22:29souvent un lien
00:22:29quotidien
00:22:30ou quasi-quotidien.
00:22:31Dans de nombreux
00:22:32quartiers populaires
00:22:33également,
00:22:33les solidarités familiales
00:22:35et de voisinage
00:22:35restent puissantes.
00:22:37Mais partout,
00:22:37ces liens disparaissent.
00:22:39La vulnérabilité
00:22:40augmente
00:22:41et a augmenté.
00:22:42Certains de nos concitoyens
00:22:43sont éloignés
00:22:44de leur famille.
00:22:45D'autres en sont
00:22:46parfois oubliés
00:22:47ou abandonnés.
00:22:48D'autres encore
00:22:49vivent au milieu
00:22:49de milliers de personnes
00:22:51sans que pour autant
00:22:52personne précisément
00:22:54ne remarquent leur absence
00:22:55ou leur silence.
00:22:57Mesdames et Messieurs
00:22:57les députés,
00:22:58c'est un sujet de société.
00:23:00La puissance publique
00:23:01doit faire davantage.
00:23:02Elle doit mieux repérer
00:23:03les personnes isolées,
00:23:04organiser les visites,
00:23:05ouvrir des lieux rafraîchis
00:23:06et coordonner les communes,
00:23:07les CCAS,
00:23:08les professionnels de santé,
00:23:09les bailleurs,
00:23:10les associations
00:23:11et les réseaux de proximité.
00:23:12C'est le sens
00:23:13de la mobilisation
00:23:14du réseau des facteurs
00:23:15proposés aux communes.
00:23:16C'est également
00:23:17le sens des travaux engagés
00:23:18pour faire évoluer
00:23:19la planification hors sec
00:23:20face aux chaleurs extrêmes
00:23:22et examiner les conditions
00:23:24dans lesquelles
00:23:24une personne en danger
00:23:25pourrait être temporairement
00:23:26accompagnée
00:23:27vers un lieu sécurisé
00:23:29et rafraîchi.
00:23:30Mais disons là aussi
00:23:31les choses,
00:23:32franchement,
00:23:33la puissance publique
00:23:34ne pourra jamais tout.
00:23:36L'adaptation
00:23:37au changement climatique
00:23:37est une affaire
00:23:38de bâtiments,
00:23:39de réseaux,
00:23:40d'investissements.
00:23:41Elle est aussi
00:23:42une affaire
00:23:42de liens humains,
00:23:43de responsabilité familiale,
00:23:45de solidarité de voisinage
00:23:46et de vigilance collective,
00:23:48de fraternité républicaine
00:23:50en somme.
00:23:51C'est peut-être
00:23:52la leçon la plus exigeante
00:23:53de cette canicule.
00:23:54Nous devons adapter
00:23:55nos infrastructures
00:23:56mais nous devons aussi
00:23:57réparer ce qui,
00:23:58dans notre société,
00:23:59laisse parfois
00:24:00les plus fragiles seuls
00:24:01face aux dangers.
00:24:03Mesdames et Messieurs
00:24:03les députés,
00:24:04nous devrons enfin
00:24:05simplifier.
00:24:07Tout le monde appelle
00:24:08à la simplification
00:24:09mais dès qu'il faut
00:24:10supprimer une procédure,
00:24:11raccourcir un délai
00:24:13ou assumer une dérogation,
00:24:14les résistances
00:24:15réapparaissent très vite.
00:24:17Certaines normes,
00:24:18y compris environnementales
00:24:19ou patrimoniales,
00:24:20conçues pour protéger,
00:24:22peuvent parfois
00:24:22aujourd'hui retarder
00:24:23l'installation
00:24:24de protections solaires,
00:24:25de systèmes de ventilation
00:24:26ou de dispositifs
00:24:27de rafraîchissement.
00:24:28Nous ne pouvons pas
00:24:29laisser des règles
00:24:30conçues hier
00:24:31empêcher l'adaptation
00:24:33au climat de demain.
00:24:34Simplifier ne signifie
00:24:35pas renoncer à protéger.
00:24:37Cela signifie
00:24:38hiérarchiser les priorités,
00:24:39réduire les délais
00:24:40et faire prévaloir
00:24:41la sécurité des personnes
00:24:43lorsqu'elle est en jeu.
00:24:44C'est aussi un rapport
00:24:46nouveau à l'assurance.
00:24:48C'est pourquoi
00:24:48la proposition de loi
00:24:49votée ici
00:24:50de manière transpartisane
00:24:51et portée par le député
00:24:52Barrusso sera inscrite
00:24:53à l'ordre du jour
00:24:54du Sénat
00:24:54dès la rentrée prochaine.
00:24:56Mesdames et Messieurs
00:24:57les députés,
00:24:58au moment même
00:24:59où nous débattrons,
00:25:00des feux importants
00:25:01frappent le sud
00:25:03de la France.
00:25:04Près de 14 500 hectares
00:25:05ont déjà brûlé
00:25:06cette saison,
00:25:07soit près de trois fois plus
00:25:09qu'à la même date
00:25:09l'an dernier.
00:25:10Je veux dire ici
00:25:12notre solidarité
00:25:13aux habitants évacués
00:25:14et remercier
00:25:15les sapeurs-pompiers,
00:25:16la sécurité civile,
00:25:17les forces de l'ordre,
00:25:18les élus locaux,
00:25:19les associations agréées
00:25:21et les moyens militaires
00:25:22engagés en appui.
00:25:23Le ministre de l'Intérieur
00:25:25est actuellement
00:25:25sur place
00:25:26à leurs côtés.
00:25:27L'État est mobilisé,
00:25:29y compris avec
00:25:30la solidarité européenne.
00:25:31La France a activé
00:25:32le mécanisme
00:25:33de protection civile
00:25:34de l'Union
00:25:34pour obtenir
00:25:35des renforts aériens.
00:25:36Mais la prévention
00:25:37compte aussi.
00:25:37Le débroussaillement
00:25:38obligatoire,
00:25:39les nouveaux moyens
00:25:40de la sécurité civile,
00:25:41le beau veau
00:25:41de la sécurité civile
00:25:42et la transformation
00:25:43de nos armées
00:25:44doivent nous permettre
00:25:45de faire face
00:25:46à des saisons de feu
00:25:47plus précoces,
00:25:48plus longues,
00:25:48mais aussi plus violentes.
00:25:51Mesdames et Messieurs
00:25:52les députés,
00:25:53voilà ce que nous avons fait,
00:25:54voilà ce qu'il reste
00:25:55à accomplir.
00:25:57Mais s'il s'agit
00:25:58en réalité
00:25:59d'autre chose,
00:26:00alors parlons-nous
00:26:02franchement
00:26:03de politique.
00:26:04Je crois que cette motion
00:26:05n'a pas été déposée
00:26:07pour obtenir
00:26:08un débat
00:26:08sur la canicule.
00:26:09Pour débattre,
00:26:11proposer des crédits,
00:26:12modifier la loi
00:26:12ou contrôler l'action
00:26:13du gouvernement,
00:26:14le Parlement dispose
00:26:16de tous les instruments
00:26:17nécessaires
00:26:17par ailleurs.
00:26:19Cette motion vise,
00:26:20je le crois,
00:26:21à éprouver
00:26:22les rapports de force
00:26:23à gauche,
00:26:24à exercer une pression
00:26:25sur ces différentes composantes
00:26:27et à distribuer
00:26:28des brevets d'opposition
00:26:29avant l'élection présidentielle.
00:26:31À peine la session
00:26:32extraordinaire ouverte
00:26:34et le droit
00:26:34de déposer une motion
00:26:35retrouvée,
00:26:36la censure
00:26:37est redevenue
00:26:38l'horizon.
00:26:39Ce n'est pas
00:26:39le fruit du hasard.
00:26:40C'est votre droit
00:26:41constitutionnel,
00:26:43je le respecte,
00:26:44mais personne n'est dupe.
00:26:45Cette motion
00:26:46ne protégera pas
00:26:47une personne âgée
00:26:48isolée,
00:26:48elle ne rafraîchira pas
00:26:49une chambre d'hôpital,
00:26:51elle ne modernisera pas
00:26:52un réseau d'eau,
00:26:53elle ajouterait
00:26:54au contraire
00:26:55une crise politique
00:26:56aux crises climatiques,
00:26:57sanitaires et internationales
00:26:58que le gouvernement
00:26:59doit déjà gérer.
00:27:01Depuis plusieurs mois,
00:27:02j'ai choisi une autre méthode.
00:27:04Le gouvernement propose
00:27:06le Parlement débat,
00:27:07amende et vote.
00:27:08Cette méthode a permis
00:27:09de donner un budget
00:27:10à la France,
00:27:11de préserver les moyens
00:27:12de la santé,
00:27:13de la protection sociale
00:27:13et de faire avancer
00:27:15des textes utiles.
00:27:16Elle doit maintenant
00:27:17nous permettre
00:27:17d'aboutir sur le texte
00:27:18tant attendu relatif
00:27:19à la protection
00:27:20de l'enfance
00:27:20dans quelques jours
00:27:21et de poursuivre
00:27:22le travail engagé
00:27:23sur la loi intégrale
00:27:24contre les violences
00:27:24sexuelles et sexistes
00:27:25faites aux femmes
00:27:26et aux enfants.
00:27:27Une actualité,
00:27:28mesdames et messieurs
00:27:29les députés,
00:27:30peut en chasser une autre.
00:27:31Elle ne doit pour autant
00:27:32jamais effacer
00:27:34les engagements pris.
00:27:35Qui pourrait croire
00:27:36qu'après avoir demandé
00:27:38ces textes
00:27:39avec autant d'insistance,
00:27:41leur examen
00:27:42pourrait désormais attendre ?
00:27:43Une censure
00:27:44ne les accélérerait pas.
00:27:46Elle les retarderait.
00:27:47Le compromis
00:27:48n'efface pas les convictions.
00:27:49Il permet à la République
00:27:51d'avancer
00:27:51lorsque les Français
00:27:52nous ont donné
00:27:53ou n'ont pas donné
00:27:54précisément
00:27:54de majorité absolue
00:27:55à personne.
00:27:56J'ai voulu
00:27:57un gouvernement de mission,
00:27:58pas un gouvernement
00:27:59de campagne.
00:28:00Un gouvernement
00:28:01tenu à distance
00:28:02de la préparation
00:28:02de l'élection présidentielle
00:28:04et entièrement consacré
00:28:05aux affaires du pays.
00:28:06Le temps de l'élection
00:28:08viendra bien assez vite.
00:28:09Chacun défendra son projet.
00:28:11Les Français trancheront.
00:28:13D'ici là,
00:28:13nous avons des crises à gérer,
00:28:15des textes à voter
00:28:16et des engagements à tenir.
00:28:18Vous avez beaucoup répété
00:28:19pour certains
00:28:20qu'il n'était pas trop tard.
00:28:21Vous avez raison.
00:28:22Il n'est pas trop tard
00:28:23pour accélérer
00:28:23l'adaptation de la France.
00:28:25Il n'est pas trop tard
00:28:25pour mieux protéger
00:28:26les personnes isolées
00:28:27et les territoires
00:28:28les plus vulnérables.
00:28:29Il n'est pas trop tard
00:28:30pour mener à leur terme
00:28:31les engagements pris
00:28:31sur la protection de l'enfance
00:28:32et les violences faites
00:28:34aux femmes et aux enfants.
00:28:35Il n'est pas trop tard
00:28:36pour continuer à construire
00:28:37des compromis utiles.
00:28:38Et il n'est pas trop tard
00:28:39pour ne pas ajouter
00:28:40une crise politique
00:28:40aux difficultés
00:28:41que notre pays
00:28:42doit déjà affronter.
00:28:44Mesdames et Messieurs
00:28:44les députés,
00:28:45une motion de censure
00:28:47n'est ni un communiqué
00:28:48de presse
00:28:48ni un instrument
00:28:49de campagne électorale.
00:28:50C'est un acte grave.
00:28:52Vous êtes libres
00:28:52de votre vote.
00:28:53Chacun devra néanmoins
00:28:55en répondre
00:28:56devant le peuple français.
00:28:57Je vous remercie.
00:28:58Merci beaucoup,
00:28:59Monsieur le Premier ministre.
00:29:02Merci.
00:29:03La parole est à Monsieur
00:29:04le Président Marc Fénaud,
00:29:06président du groupe
00:29:07Démocrate.
00:29:10Il suffit de lire
00:29:12votre motion.
00:29:13Tout y est.
00:29:14Pensez-vous réellement,
00:29:16sérieusement,
00:29:17que le gouvernement
00:29:17doit être censuré
00:29:19au motif que des enfants
00:29:20ont été laissés
00:29:20dans des voitures
00:29:21ou s'ils sont enfermés
00:29:22ou que des dizaines
00:29:23d'autres se sont noyés,
00:29:24souvent hélas,
00:29:25pour n'avoir pas suivi
00:29:26les consignes
00:29:27ou les interdictions ?
00:29:28Trouvez-vous cela
00:29:29décent d'instrumentaliser
00:29:31ainsi les drames humains ?
00:29:33Au fond,
00:29:34votre exposé des motifs
00:29:35est un manifeste
00:29:36d'irresponsabilité.
00:29:38Et un aveu,
00:29:38celui de votre amnésie
00:29:40et de votre inconséquence.
00:29:42Alors,
00:29:43puisque vous voulez consacrer
00:29:44un après-midi
00:29:44à chercher des coupables
00:29:45plutôt que des solutions,
00:29:47prenons au moins le temps
00:29:48d'examiner vos choix,
00:29:49vos renoncements,
00:29:49vos erreurs
00:29:50et vos responsabilités
00:29:51et de rappeler
00:29:53ce que nous avons fait
00:29:54avec le président Macron
00:29:55et les gouvernements successifs
00:29:57depuis près de dix ans.
00:29:59Je propose donc
00:30:00que chacun assume
00:30:00ce qu'il a fait,
00:30:01ce qu'il n'a pas fait,
00:30:02qu'il aurait dû faire
00:30:03ce qu'il reste à accomplir,
00:30:05comme l'a dit
00:30:05Monsieur le Premier ministre,
00:30:06ensemble pour notre avenir.
00:30:08C'est le sens que je donne
00:30:09au mot responsabilité
00:30:11et manifestement,
00:30:12nous n'en avons pas
00:30:13la même définition.
00:30:14Cela s'explique simplement.
00:30:16Vous avez fait le choix
00:30:17de sacrifier l'action
00:30:18sur l'environnement
00:30:19pour le parapluie électoral
00:30:21des insoumis.
00:30:21Je regrette le temps
00:30:23où cette cause
00:30:23pouvait être un objet
00:30:24de concorde.
00:30:25L'urgence l'exigerait pourtant.
00:30:28Commençons par le débat
00:30:29aussi stérile
00:30:30que tragique
00:30:30que vous avez entretenu,
00:30:32pendant des années
00:30:33entre atténuation
00:30:34et adaptation.
00:30:35Vous pouvez toujours
00:30:35vous en défendre.
00:30:36Vous avez été,
00:30:37des années durant,
00:30:38les pourfendeurs
00:30:39de toute politique réelle
00:30:40d'adaptation,
00:30:41argant que,
00:30:42si préparé,
00:30:43c'était acter
00:30:44les dérèglements climatiques
00:30:45et s'offrir une excuse
00:30:47à l'inaction.
00:30:48Je me souviens
00:30:49des réactions
00:30:50lorsque la première
00:30:51véritable stratégie globale
00:30:52d'adaptation
00:30:53de notre pays
00:30:54a été présentée.
00:30:55Certains osaient dénoncer
00:30:57un renoncement
00:30:57comme si préparer la France
00:30:59aux conséquences
00:31:00du changement climatique
00:31:01revenait à l'accepter.
00:31:04Nous avons fait
00:31:04un choix différent,
00:31:05celui de ne pas opposer
00:31:06atténuation et adaptation
00:31:07parce que protéger
00:31:09les Français
00:31:09contre les effets
00:31:10du dérèglement climatique
00:31:11n'a jamais empêché
00:31:13de le combattre.
00:31:14Et nous,
00:31:15nous conjuguons concrètement
00:31:16la baisse massive
00:31:17de nos émissions de gaz
00:31:18à effet de serre
00:31:19et l'adaptation
00:31:20des territoires
00:31:21aux effets déjà dévastateurs
00:31:22du dérèglement.
00:31:24Avant cela,
00:31:25vous avez soutenu
00:31:26des politiques
00:31:27d'atténuation
00:31:27souvent sans cohérence
00:31:28d'ensemble,
00:31:29sans moyens
00:31:30à la hauteur,
00:31:31sans efficacité.
00:31:32C'était précisément
00:31:33le sens
00:31:34de la planification
00:31:36écologique
00:31:36lancée en 2022
00:31:37sous Elisabeth Borne,
00:31:39coordonner nos actions.
00:31:41Durant ces 20 années,
00:31:42savez-vous combien de temps
00:31:43vous avez participé
00:31:44à des gouvernements
00:31:45et voté leur budget ?
00:31:46La moitié du temps,
00:31:4810 années exactement,
00:31:50la durée sur laquelle
00:31:51vous prétendez
00:31:51nous juger.
00:31:53Alors je vous propose
00:31:54de comparer,
00:31:55car ce qui distingue
00:31:56le populisme,
00:31:58y compris écologique,
00:32:00de la responsabilité,
00:32:01c'est d'accepter
00:32:02de se confronter
00:32:03au réel
00:32:04et à son propre bilan.
00:32:06L'avantage du bilan,
00:32:07c'est qu'il suffit
00:32:07de compter
00:32:08et de comparer.
00:32:09Cela interdit
00:32:10l'esquive
00:32:11et la facilité.
00:32:12Comparer et compter
00:32:13les hôpitaux
00:32:13et les EHPAD
00:32:14modernisés
00:32:15par les uns
00:32:15et par les autres.
00:32:16Comparer et compter
00:32:17les kilomètres
00:32:18de voies ferrées
00:32:18et régénérées
00:32:19par les uns
00:32:20ou par les autres.
00:32:21Comparer les arbres
00:32:22plantés
00:32:22par les uns
00:32:23ou par les autres.
00:32:24Comparer les tonnes
00:32:25de CO2 évitées
00:32:26par les uns
00:32:27ou par les autres.
00:32:28Comparer les milliards
00:32:29investis pour l'agriculture
00:32:30ou pour les collectivités
00:32:31par les uns
00:32:32ou par les autres.
00:32:34Le Premier ministre
00:32:35l'a déjà parfaitement fait,
00:32:37j'y ajouterai
00:32:37quelques éléments
00:32:38complémentaires.
00:32:39Et puisque vous avez
00:32:40voulu faire de cette séance
00:32:42le temps des comptes,
00:32:43regardons ensemble
00:32:44ce que chacun a réellement fait
00:32:45lorsqu'il était
00:32:46aux responsabilités.
00:32:47Je veux d'abord rappeler
00:32:49que si la priorité
00:32:50de ces 20 années
00:32:51était l'atténuation,
00:32:52nous avons obtenu
00:32:53en 10 ans
00:32:53plus de résultats
00:32:54que toutes les majorités
00:32:55précédentes.
00:32:56Les émissions de gaz
00:32:57à effet de serre
00:32:58ont baissé de 20%
00:32:59en 10 ans
00:33:00davantage que les 15
00:33:01cumulés
00:33:02des 27 autres années.
00:33:04Voyez ma bienveillance,
00:33:06je vous accorde
00:33:0627 ans de recul
00:33:07quand vous nous jugez
00:33:08sur 10.
00:33:09Et en 10 ans,
00:33:10nous avons parcouru
00:33:11deux fois plus de chemin.
00:33:13Pourquoi ne pas le dire ?
00:33:14Et pourquoi ne pas dire
00:33:15dans le même temps
00:33:16nous pourrions être d'accord
00:33:17là-dessus
00:33:18qu'il faut poursuivre
00:33:19et amplifier l'effort.
00:33:21Notamment en dépassant
00:33:22une autre erreur stratégique
00:33:23que vous aviez imposée
00:33:24au débat public
00:33:25et dont nous sommes sortis
00:33:26fort heureusement,
00:33:27le refus de décarboner
00:33:28notre mix énergétique
00:33:29par le nucléaire.
00:33:30Voilà ce qui est fascinant
00:33:32chez vous
00:33:32et voilà pourquoi
00:33:33vous finissez par ressembler
00:33:35au populisme
00:33:36que vous prétendez combattre.
00:33:37En refusant
00:33:39de parler d'adaptation,
00:33:40oui,
00:33:40vous avez fait perdre
00:33:41du temps au pays
00:33:42comme vous lui en faites perdre
00:33:43encore cet après-midi.
00:33:44Sans doute parce que le plus simple
00:33:46pour ne pas se confronter au réel
00:33:47est de demander l'impossible
00:33:49ou l'inaccessible
00:33:50d'entretenir le flou
00:33:51ou d'entraver
00:33:52toutes les initiatives.
00:33:53C'est tellement plus facile.
00:33:56Venons-en aux stratégies
00:33:57d'adaptation
00:33:57commençant par la plus évidente
00:33:59en temps de crise.
00:33:59Je pense à la politique sanitaire.
00:34:02Vous nous accusez d'inaction
00:34:03mais vous oubliez
00:34:04que le Ségur de la santé,
00:34:06lancé par le président
00:34:06de la République,
00:34:08a permis d'engager
00:34:08la modernisation
00:34:10de près de 1 700
00:34:11établissements de santé.
00:34:12Un effort
00:34:13qui va se poursuivre
00:34:14jusqu'en 2030.
00:34:15Depuis le Ségur,
00:34:16l'État,
00:34:17le Premier ministre l'a rappelé,
00:34:18a conduit à un effort
00:34:19inédit et sans précédent
00:34:20en faveur des EHPAD.
00:34:22Ces crédits ont financé
00:34:23des travaux du quotidien.
00:34:24Ceux qui sont utiles
00:34:25aujourd'hui,
00:34:26dans plus de 3 000 établissements,
00:34:28la modernisation
00:34:28ou la reconstruction
00:34:29de plus de 500 EHPAD
00:34:31et au total
00:34:3249 000 places
00:34:34rénovées ou créées.
00:34:35Et nous continuons d'agir.
00:34:36Le Premier ministre
00:34:37vient d'annoncer
00:34:38le déploiement accéléré
00:34:39de solutions de climatisation
00:34:41dans les établissements
00:34:42les plus exposés.
00:34:43Face aux conséquences
00:34:44du réchauffement climatique,
00:34:46notre réponse
00:34:47n'est pas l'incantation,
00:34:48c'est l'investissement
00:34:49et l'action.
00:34:50Il reste beaucoup à faire,
00:34:52évidemment,
00:34:53et d'abord poursuivre
00:34:54le soutien à nos soignants
00:34:55pour leur permettre
00:34:56de tenir l'occasion
00:34:57de rappeler aussi
00:34:57les revalorisations
00:34:59que les gouvernements
00:34:59auxquels vous apparteniez
00:35:02n'ont jamais engagés
00:35:03et que nous,
00:35:03nous avons engagés.
00:35:04Ce sont bien
00:35:04les gouvernements successifs
00:35:06depuis 2017
00:35:07qui ont consacré
00:35:08des milliards d'euros
00:35:09de dépenses nouvelles
00:35:11répétées chaque année
00:35:12au bénéfice
00:35:13de 1,5 million
00:35:14de professionnels.
00:35:16Quand vous,
00:35:17vous n'avez rien fait
00:35:18quand vous gouverniez.
00:35:19Nous pouvons dresser
00:35:20le même constat
00:35:21sur les transports
00:35:22ferroviaires
00:35:22ou le vélo.
00:35:23Vous dénoncez
00:35:23sans relâche
00:35:24l'action
00:35:24ou l'inaction
00:35:25du gouvernement.
00:35:26Pourtant,
00:35:27jamais notre pays
00:35:28n'a autant investi
00:35:30pour adapter
00:35:30son réseau ferroviaire
00:35:32aux conséquences
00:35:33du changement climatique.
00:35:34Depuis 2017,
00:35:36l'État a engagé
00:35:36le plus important effort
00:35:38en faveur du rail
00:35:39depuis plusieurs décennies.
00:35:41Il a d'abord assaini
00:35:42durablement
00:35:42la situation financière
00:35:43de la SNCF
00:35:44en reprenant
00:35:4435 milliards d'euros
00:35:45de dettes
00:35:46tout en mobilisant
00:35:474,7 milliards d'euros
00:35:49dans le cadre
00:35:49de France Relente
00:35:50dont 4,1 consacrés
00:35:52à la régénération
00:35:53du réseau.
00:35:54Et cette trajectoire
00:35:55a été prolongée
00:35:56portant les investissements
00:35:57de régénération
00:35:58à près de 5 milliards
00:35:59d'euros par an.
00:36:00Qu'avez-vous fait, vous,
00:36:02de votre côté ?
00:36:03Là encore,
00:36:04nous avons choisi
00:36:04d'anticiper
00:36:05plutôt que de subir.
00:36:07Qu'avez-vous fait, vous,
00:36:08sinon laisser se déliter
00:36:10la quasi-totalité
00:36:11de nos lignes
00:36:11au profit du tout-TGV
00:36:13quand nous,
00:36:14nous avons fait le choix
00:36:15de réorienter l'effort
00:36:16vers une maille plus fine
00:36:17dans chacun
00:36:18de nos territoires ?
00:36:19Et c'est ce retard,
00:36:20votre retard,
00:36:21que nous payons aujourd'hui
00:36:23en faisant chuter
00:36:24le gouvernement
00:36:24de François Bayrou
00:36:25puis en venant
00:36:26donner des leçons
00:36:27et exercer
00:36:28un chantage permanent
00:36:29sur nos groupes
00:36:29comme sur le gouvernement
00:36:31de Sébastien Lecornu.
00:36:32Vous portez
00:36:33une lourde responsabilité,
00:36:34celle de le rendre
00:36:35très rapidement impossible
00:36:36toute action
00:36:36pour atténuer
00:36:37les effets
00:36:38du dérèglement climatique.
00:36:40Alors, si nous ne faisons rien,
00:36:41nous consacrerons
00:36:41d'ici deux ou trois ans
00:36:42près de 100 milliards
00:36:43d'euros par an
00:36:44au seul paiement
00:36:45de la dette,
00:36:46autant d'argent
00:36:46qu'il n'y râle pas
00:36:47au dérèglement
00:36:48comme optique.
00:36:49C'est vous
00:36:49qui mériteriez
00:36:50d'être censurés.
00:36:51C'est à vous
00:36:51qu'il faudrait demander
00:36:52des comptes.
00:36:53C'est sur vous
00:36:54que devrez d'abord
00:36:54peser aussi
00:36:55et d'abord
00:36:56le mot inaction,
00:36:57même si je considère
00:36:58avec mon groupe
00:36:59que nous devons
00:36:59nous aussi
00:37:00collectivement
00:37:00aller plus loin
00:37:01et plus fort.
00:37:02Alors, il vous reste
00:37:02une occasion
00:37:03d'être utile,
00:37:04la dernière
00:37:04et peut-être
00:37:05la première
00:37:05en disant,
00:37:06après nous avoir
00:37:07fait perdre
00:37:07un après-midi,
00:37:08de ne pas faire perdre
00:37:09au pays
00:37:09l'année budgétaire
00:37:102027.
00:37:11Comme vos propos
00:37:12semblent l'annoncer,
00:37:12on ne perd jamais
00:37:13à être courageux,
00:37:14on ne perd jamais
00:37:15à dire le réel,
00:37:16on ne perd jamais
00:37:16à choisir,
00:37:17on ne perd jamais
00:37:18à essayer de se rassembler
00:37:19quand l'essentiel
00:37:20est en jeu.
00:37:21Il n'est jamais
00:37:21trop tard pour revenir
00:37:22et être au rendez-vous
00:37:23de l'histoire.
00:37:24Le dernier grand rendez-vous
00:37:25d'avant la présidentielle,
00:37:26le budget 2026
00:37:27sera un test déterminant
00:37:28de la volonté
00:37:29de la responsabilité
00:37:30des uns et des autres.
00:37:31Nous y sommes prêts.
00:37:33Est-ce que vous l'êtes
00:37:34de votre côté ?
00:37:35Merci de nous avoir
00:37:36donné l'occasion
00:37:36de le rappeler
00:37:37et de remettre
00:37:38quelques pendules à l'heure.
00:37:39Vous aviez pris
00:37:39beaucoup de retard
00:37:40au travers de cette mention
00:37:42sans une si inopportune
00:37:43que nous ne voterons
00:37:44évidemment pas.
00:37:46La parole est à
00:37:46monsieur le président
00:37:47Laurent Marc-Angeli,
00:37:49président du groupe
00:37:49Horizon et Indépendant.
00:37:52Ce que nos concitoyens
00:37:53ont vécu est grave
00:37:55et personne sur ces bancs
00:37:57ne le minimise.
00:37:58Nous savons d'ailleurs
00:37:59que ces semaines
00:38:00de forte chaleur
00:38:01ne sont pas une parenthèse.
00:38:03Elles donnent à voir
00:38:04ce que sera
00:38:05de plus en plus souvent
00:38:06le climat
00:38:07de notre pays.
00:38:09C'est précisément
00:38:10parce que le sujet
00:38:11est grave
00:38:12que la motion
00:38:12qui nous réunit
00:38:13aujourd'hui
00:38:14nous paraît,
00:38:15me paraît
00:38:16peu à la hauteur.
00:38:18Vous voulez censurer
00:38:19le gouvernement
00:38:19parce qu'il fait trop chaud.
00:38:20vous voulez le censurer
00:38:22au moment même
00:38:22où des incendies
00:38:23frappent le sud du pays
00:38:24où un nouvel épisode
00:38:26de chaleur s'annonce
00:38:27et où les services
00:38:28de l'Etat
00:38:28sont mobilisés
00:38:29jour et nuit.
00:38:31Tout cela
00:38:32n'est pas sérieux
00:38:32car à force
00:38:34d'être dégainé
00:38:34pour tout,
00:38:35la menace de censure
00:38:36ne dit plus rien.
00:38:38Et cette fois,
00:38:39le procédé franchit
00:38:40une limite
00:38:41difficilement acceptable.
00:38:43Pour justifier
00:38:43cette motion,
00:38:45certains ont avancé
00:38:46sur les plateaux
00:38:47de télévision
00:38:47et au sein même
00:38:48de cet hémicycle
00:38:49des bilans humains
00:38:50qu'aucune autorité
00:38:52sanitaire
00:38:53n'a établi.
00:38:54Vous avez accusé
00:38:55le gouvernement
00:38:56d'avoir des morts
00:38:57sur la conscience.
00:38:58Avant tout bilan définitif,
00:39:00avant toute enquête,
00:39:02avant toute preuve,
00:39:03mesurez la gravité
00:39:04de ces mots,
00:39:05mes chers collègues.
00:39:06Si des défaillances
00:39:07doivent être identifiées,
00:39:08elles le seront
00:39:09par des travaux
00:39:10d'experts,
00:39:11avec des données
00:39:11sérieuses,
00:39:12consolidées
00:39:13et avec des faits
00:39:14objectifs.
00:39:16Mais brandir
00:39:16des chiffres invérifiés,
00:39:18ce n'est pas
00:39:19contrôler le gouvernement,
00:39:20c'est se servir
00:39:21d'un drame
00:39:21pour faire de la politique.
00:39:23Car cette motion
00:39:24n'est rien de plus
00:39:25qu'une opération
00:39:26de communication
00:39:27politicienne.
00:39:28Et au fond,
00:39:29peu importe la vérité,
00:39:31pour veut qu'il y ait
00:39:32l'effroi.
00:39:33Voilà pour la méthode.
00:39:34Venons-en au cœur
00:39:35du sujet posé
00:39:36par cette motion
00:39:37après cet épisode
00:39:38caniculaire.
00:39:40Faut-il se raconter
00:39:41que tout va bien ?
00:39:43Nous ne le pensons
00:39:44naturellement pas.
00:39:45Certes,
00:39:46l'État a tenu
00:39:47et a agi
00:39:48pendant la crise
00:39:49en débloquant
00:39:50d'urgence
00:39:50100 millions d'euros
00:39:51pour les établissements
00:39:52de santé
00:39:52les plus exposés,
00:39:53en accentuant
00:39:54la mobilisation
00:39:55auprès des personnes
00:39:56isolées,
00:39:56en prévoyant
00:39:57le doublement
00:39:58de l'enveloppe
00:39:58de rénovation énergétique
00:40:00du plan d'investissement
00:40:01hospitalier.
00:40:02Et contrairement
00:40:03à ce qu'affirme
00:40:04cette motion,
00:40:05la France ne découvre
00:40:06pas le sujet
00:40:07et les gouvernements
00:40:08successifs depuis 2017
00:40:09ne peuvent être
00:40:10accusés d'inaction.
00:40:12C'est Jacques Chirac
00:40:14qui a dit au monde
00:40:15à Johannesburg
00:40:16que notre maison brûlait.
00:40:18C'est au lendemain
00:40:19du drame de 2003
00:40:20qu'a été créé
00:40:20le premier plan canicule.
00:40:22C'est en 2011
00:40:23qu'a été lancé
00:40:24le tout premier plan
00:40:24national d'adaptation
00:40:25au changement climatique.
00:40:27C'est en 2019
00:40:28que notre pays
00:40:29a inscrit
00:40:30dans la loi
00:40:30l'objectif
00:40:31de neutralité carbone.
00:40:33C'est notre majorité
00:40:34qui a préparé la France
00:40:35à une trajectoire
00:40:36de 4 degrés
00:40:37supplémentaires
00:40:38d'ici la fin du siècle
00:40:39en lançant le plan
00:40:40d'adaptation
00:40:41le plus ambitieux
00:40:42de notre pays.
00:40:43Mais nous disons aussi
00:40:45que nous n'allons pas
00:40:45assez vite
00:40:46et qu'il nous faut
00:40:47aller plus loin.
00:40:49Concrètement,
00:40:50cela veut dire d'abord
00:40:51protéger de la chaleur
00:40:52ceux qui ne peuvent pas
00:40:53s'en protéger seuls.
00:40:55Une salle de classe
00:40:56à 35 degrés,
00:40:57un EHPAD
00:40:58sans rafraîchissement,
00:40:59un service hospitalier
00:41:01conçu
00:41:01pour un climat
00:41:02qui n'existe plus,
00:41:03voilà ce qu'il faut corriger
00:41:05bâtiment par bâtiment.
00:41:07Beaucoup d'entre nous
00:41:09qui ont dirigé
00:41:09des exécutifs locaux
00:41:11savent ce que cela représente.
00:41:13Des diagnostics,
00:41:15des travaux
00:41:15et des années
00:41:16de mobilisation.
00:41:18Encore faut-il
00:41:19que les communes
00:41:20en première ligne
00:41:21disposent des moyens
00:41:22d'agir
00:41:22et d'un instrument
00:41:23financier lisible,
00:41:24c'est la vocation
00:41:25que doit retrouver
00:41:27le fond vert
00:41:28conforté
00:41:29et résolument
00:41:29orienté
00:41:30vers l'adaptation.
00:41:31Cette canicule
00:41:33a aussi rappelé
00:41:34aux Françaises
00:41:35et aux Français
00:41:35combien l'eau
00:41:36leur est précieuse.
00:41:38Une eau
00:41:39que l'on doit
00:41:39réutiliser davantage,
00:41:41que l'on devrait
00:41:41retenir
00:41:42quand elle tombe,
00:41:43au bénéfice
00:41:44notamment
00:41:44de nos agriculteurs.
00:41:45Une eau
00:41:46à laquelle
00:41:46nos concitoyens
00:41:47doivent retrouver
00:41:48accès
00:41:48dans des piscines
00:41:49publiques
00:41:50entretenues
00:41:50comme dans
00:41:51des rivières
00:41:52redevenues
00:41:52baignables,
00:41:53ce que Paris
00:41:54a réussi
00:41:54avec la Seine
00:41:55pour les Jeux Olympiques,
00:41:56rien n'interdit
00:41:56aux autres villes
00:41:57de France
00:41:57de l'accomplir
00:41:58à leur tour.
00:42:00Et puis,
00:42:01il y a nos villes
00:42:01construites
00:42:02pour un climat
00:42:03qui n'est plus
00:42:04le nôtre.
00:42:05Il faut
00:42:06végétaliser,
00:42:08désimperméabiliser,
00:42:09offrir de la fraîcheur
00:42:10dans l'espace public,
00:42:11lever les règles
00:42:12d'urbanisme
00:42:12qui trop souvent
00:42:13freinent
00:42:13ces transformations
00:42:14au lieu
00:42:15de les permettre.
00:42:16La France
00:42:17a été grande
00:42:18quand elle a su
00:42:19aménager son territoire.
00:42:20Elle a aussi besoin
00:42:21de mobiliser
00:42:21de nouveau
00:42:22ses ingénieurs,
00:42:23ses urbanistes,
00:42:24ses agronomes
00:42:25autour de ce projet.
00:42:27Voilà l'ampleur
00:42:28de la tâche,
00:42:29des investissements
00:42:30lourds,
00:42:31une mobilisation
00:42:32de toutes les compétences,
00:42:34de toutes nos compétences
00:42:35et de la cohérence
00:42:37sur 10 ou 20 années.
00:42:39Bref,
00:42:40tout ce qu'une censure,
00:42:41mes chers collègues,
00:42:42ne produira pas,
00:42:44ne produira jamais.
00:42:45Pour sa grande majorité,
00:42:46notre groupe
00:42:47ne votera pas
00:42:47cette motion de censure
00:42:48parce que l'IOT sait
00:42:50que les enjeux
00:42:51auxquels notre pays
00:42:52est confronté
00:42:52demeurent colossaux.
00:42:53La guerre commerciale,
00:42:55la guerre en Ukraine
00:42:55au Moyen-Orient,
00:42:56la situation budgétaire
00:42:58catastrophique,
00:42:58l'agriculture en Berne,
00:42:59les territoires ruraux
00:43:00et ultramarins relégués,
00:43:02un hôpital public
00:43:03en déliquétance,
00:43:04des institutions judiciaires
00:43:06décriées,
00:43:06une perte de confiance totale
00:43:07dans la parole scientifique.
00:43:09A tous ces défis
00:43:10s'ajoute celui
00:43:10de l'adaptation
00:43:11au changement climatique
00:43:12mis au cœur
00:43:13de cette notion de censure.
00:43:14On pourra sans doute
00:43:15regretter une prise
00:43:16de conscience tardive
00:43:17lors de cette canicule historique.
00:43:19On ne peut pas
00:43:20se satisfaire
00:43:20de la prise en charge
00:43:21des personnes âgées
00:43:22dans les EHPAD,
00:43:23des malades dans les hôpitaux
00:43:24ou des enfants
00:43:25dans les écoles
00:43:26alors que Santé publique France
00:43:27annonce plus de 2000 décès
00:43:28à cause de cette canicule
00:43:30et le bilan
00:43:31pourrait s'alourdir.
00:43:32Au lieu de construire
00:43:33un compromis budgétaire
00:43:34pour financer
00:43:35l'adaptation
00:43:36au changement climatique,
00:43:37cette motion de censure
00:43:38permet surtout aux écologiques
00:43:39de se faire entendre
00:43:40dans les débats
00:43:41pour la présidentielle.
00:43:42C'est leur droit
00:43:43mais dans sa grande majorité
00:43:44le groupe Lyot
00:43:44ne suivra pas.
00:43:45Quand bien même
00:43:46nous partageons
00:43:47les constats
00:43:47quant à la réalité
00:43:48du dérèglement climatique
00:43:49et la nécessité d'agir.
00:43:51Pour ma part,
00:43:52avec mon collègue Servin,
00:43:53M. le Premier ministre,
00:43:54je voterai cette censure
00:43:55parce que rien à Mayotte
00:43:56ne justifie
00:43:57de vous laisser aux affaires.
00:43:58Plus de 18 mois
00:43:59après le cyclone Chido,
00:44:00la reconstruction de Mayotte
00:44:01n'a toujours pas commencé.
00:44:03Oui, l'Etat
00:44:04a fait face à l'urgence
00:44:05à Mayotte,
00:44:06c'est bien le moins,
00:44:07mais rien pour reconstruire
00:44:08ou construire cette île.
00:44:0918 mois après le cyclone,
00:44:11nous avons plus de bidonvilles
00:44:12qu'avant,
00:44:12plus de migrants qu'avant
00:44:13et une occasion historique
00:44:15de construire Mayotte
00:44:16totalement gâchée.
00:44:17Les collectivités,
00:44:18les entreprises maoraises
00:44:19n'ont toujours pas reçu
00:44:20de l'Etat
00:44:20le remboursement
00:44:21des frais de nettoyage
00:44:22des dégâts du cyclone
00:44:24provoquant déficit
00:44:25et cessation de paiement.
00:44:26Impossible pour les parlementaires
00:44:28maorais de savoir
00:44:29combien l'Etat a dépensé
00:44:30pour cette reconstruction promise.
00:44:32Entre les cadres d'engagement,
00:44:33de paiement
00:44:34et la suppression
00:44:34des lignes budgétaires
00:44:35annoncées par le gouvernement,
00:44:36c'est l'opacité la plus totale
00:44:38sur la réalité
00:44:39de ce qui a été décaissé
00:44:40pour Mayotte
00:44:41pour la reconstruction
00:44:41ou le PIT.
00:44:43M. le Premier ministre,
00:44:44il me semble que mes mots
00:44:45sur le planquet
00:44:45du ministère de l'Intérieur
00:44:46ont pu offenser.
00:44:48C'est dommage
00:44:48de ne donner raison
00:44:49en annulant
00:44:50trois visites ministérielles
00:44:51prévues à Mayotte
00:44:52en juin.
00:44:53Nous devons malheureusement
00:44:54admettre que certains
00:44:55préfèrent se planquer à Paris
00:44:56plutôt que de venir
00:44:57constater la réalité du terrain.
00:44:59Si elle avait maintenu
00:45:00sa visite à Mayotte
00:45:01dans le plus grand
00:45:02désert sanitaire de France,
00:45:03Mme la ministre
00:45:04de la Santé
00:45:04aurait pu voir
00:45:05que notre seul hôpital
00:45:06n'est toujours pas reconstruit,
00:45:08que le projet
00:45:09du second hôpital
00:45:10est au point mort,
00:45:11que les médecins français
00:45:12sont tous remplacés
00:45:13par des padus
00:45:14qui n'ont pas le droit
00:45:14d'exercer ailleurs en France.
00:45:16Elle aurait vu
00:45:17que sa tente
00:45:18pour accueillir
00:45:18les malades d'Ebola
00:45:19accueille des poules
00:45:20qui y nidifient
00:45:21confortablement.
00:45:23Peut-être,
00:45:24Mme la ministre,
00:45:24aurait-elle eu
00:45:25un éclair de lucidité
00:45:26en écoutant les soignants
00:45:27lui expliquer que non,
00:45:28Mayotte ne pourra pas
00:45:29faire face à Ebola
00:45:30et qu'il est urgentissime
00:45:31de fermer,
00:45:32de contrôler la frontière
00:45:33alors que l'épidémie
00:45:34se propage sur le continent
00:45:35et que près de 150 000 migrants
00:45:37arrivant de cette zone
00:45:38entrent illégalement
00:45:39à Mayotte chaque mois,
00:45:40que sa politique de l'autruche
00:45:42est une prise de risque
00:45:43sanitaire
00:45:44totalement irresponsable.
00:45:45S'il avait maintenu
00:45:46sa visite à Mayotte,
00:45:47le ministre Nunez
00:45:48aurait lui vu
00:45:49l'abjecte camp sauvage
00:45:50qui abrite
00:45:50des milliers
00:45:51de migrants
00:45:51clandestins africains
00:45:52dans la mangrove
00:45:53de Tsun Tzu.
00:45:54Il aurait entendu
00:45:55les élus maorais
00:45:55unanimement lui demander
00:45:56leur évacuation
00:45:57et leur refus
00:45:58de voir construire
00:45:59un camp
00:45:59pour les accueillir.
00:46:01Depuis les Juifs
00:46:02et les Harkis,
00:46:03il nous semble
00:46:03que la France
00:46:04en a fini
00:46:04avec les camps.
00:46:05Vous validerez
00:46:06et financeriez
00:46:07la construction
00:46:08d'un clan
00:46:09de migrants
00:46:09à Mayotte
00:46:10alors que vous n'avez
00:46:11pas un sou
00:46:11pour reconstruire
00:46:12notre département ?
00:46:14Si le ministre Nunez
00:46:15était venu à Mayotte,
00:46:17il aurait peut-être
00:46:17compris que parler
00:46:18de lutte
00:46:19contre l'immigration
00:46:19clandestine
00:46:20avec une petite
00:46:21dizaine de Zodiacs
00:46:22pour protéger
00:46:23un archipel
00:46:23est une farce
00:46:24et que les chiffres
00:46:25des reconduites
00:46:26à la frontière
00:46:26traduisent une libre
00:46:27circulation à nos frais
00:46:29400 euros par tête,
00:46:31soit plus de 8,5 millions
00:46:32d'euros d'argent public
00:46:33pour payer
00:46:33les 21 409 expulsions
00:46:35de Mayotte
00:46:36l'an dernier.
00:46:36La seule logique
00:46:37budgétaire commenterait
00:46:39de mettre cet argent
00:46:39sur la protection
00:46:40de notre frontière
00:46:41pour limiter les engrais
00:46:42illégals à Mayotte
00:46:43en mobilisant Frontex
00:46:44en renforçant
00:46:45la marine nationale.
00:46:47Mais le débat
00:46:48sur la nouvelle version
00:46:49de la loi de programmation
00:46:50militaire a vu
00:46:51votre gouvernement
00:46:52balayer tous mes amendements
00:46:53pour attribuer
00:46:54un patrouilleur à Mayotte,
00:46:55construire une base militaire
00:46:56au port de Longonie
00:46:57ou encore augmenter
00:46:58les jours de navigation
00:46:59de la marine nationale
00:47:00dans nos eaux.
00:47:01Alors que la menace
00:47:02augmente dans notre région,
00:47:04que les rues
00:47:05russes contrôlent
00:47:06le pouvoir
00:47:06à Madagascar,
00:47:07se rapprochent
00:47:08des comores
00:47:09en offrant assistance
00:47:10pour prendre Mayotte,
00:47:11que Daesh
00:47:12reprend de la vigueur
00:47:13à 500 km
00:47:14de nos côtes
00:47:14au Mozambique,
00:47:15que notre canal
00:47:16est crucial
00:47:16pour la liberté
00:47:17de navigation,
00:47:18vous, monsieur le Premier
00:47:19ministre,
00:47:20avec votre ministre
00:47:21des Armées,
00:47:22avez choisi
00:47:22de laisser Mayotte
00:47:23plus vulnérable
00:47:23que jamais,
00:47:24sans défense.
00:47:25S'il n'avait reçu
00:47:26consigne d'annuler
00:47:27sa visite à Mayotte,
00:47:28votre ministre de l'Éducation
00:47:29aurait lui vu
00:47:30la terreur
00:47:31dans laquelle
00:47:31vivent nos enfants,
00:47:32avec barbelés
00:47:33autour des bâtiments
00:47:34scolaires
00:47:34pour les protéger
00:47:35des caillassages,
00:47:36des lynchages
00:47:37quasi-quotidiens.
00:47:38Il aurait vu
00:47:39nos écoles,
00:47:39nos collèges,
00:47:40nos lycées
00:47:40en classe alternée,
00:47:43sans eau,
00:47:43sans aucun respect
00:47:44des règles d'hygiène
00:47:45et de sécurité incendie.
00:47:46Si un membre
00:47:47de votre gouvernement
00:47:48était venu
00:47:49dans notre département,
00:47:50il aura entendu
00:47:50que le projet
00:47:51d'ordonnance
00:47:51relative à l'égalité sociale
00:47:53à Mayotte
00:47:53trahit l'esprit
00:47:54du législateur
00:47:55mais aussi
00:47:55les engagements
00:47:56de l'État.
00:47:57Tel que rédigé,
00:47:58l'ordonnance
00:47:58maintient le travail
00:47:59sous-payé à Mayotte
00:48:00puisque le SMIC maorais
00:48:01pourrait ne jamais
00:48:02rattraper le SMIC national.
00:48:04Il n'est pas indexé
00:48:05ni même mis
00:48:06en corrélation directe
00:48:07avec les revalorisations
00:48:08annuelles
00:48:08du reste du pays.
00:48:10Autre injustice,
00:48:11l'État maintient
00:48:12l'ASPA à Mayotte
00:48:13à la moitié
00:48:14du niveau national
00:48:14et la convergence
00:48:16des pensions de retraite
00:48:17est renvoyée
00:48:18à 2080
00:48:19pour les maorais.
00:48:20L'État
00:48:21qui plafonne
00:48:21nos cotisations
00:48:22et attend plus
00:48:23d'un demi-siècle
00:48:24pour permettre
00:48:24une retraite digne
00:48:26à Mayotte.
00:48:27Pourtant,
00:48:27le régime de retraite
00:48:28maorais
00:48:28est largement
00:48:29et sédentaire
00:48:30tant et si bien
00:48:31que la caisse de retraite
00:48:32de Mayotte
00:48:32verse 61 millions
00:48:34d'euros chaque année
00:48:35d'excédent
00:48:36à la caisse nationale.
00:48:38En résumé,
00:48:38nos vieux vont mourir
00:48:39dans l'indigence
00:48:40pendant que notre caisse
00:48:41de retraite
00:48:42va renflouer Paris.
00:48:43Ce niveau d'obscénité
00:48:45systémique
00:48:45dépasse l'entendement.
00:48:47Je dois souligner
00:48:48que quand un membre
00:48:48de votre gouvernement
00:48:50passe dans la région,
00:48:51c'est pour aller
00:48:52à Moroni,
00:48:53s'incliner devant
00:48:54les insultes
00:48:55qui sont adressées
00:48:55aux maorais
00:48:56et distribuer
00:48:57des subventions
00:48:58à ceux qui nient
00:48:59devant elle,
00:49:00Mayotte française,
00:49:01revendique et déstabilise
00:49:02notre département,
00:49:03interdise à nos athlètes
00:49:04de chanter la Marseillaise
00:49:05et de porter
00:49:06les couleurs
00:49:06de leur pays.
00:49:07La ministre Carrois,
00:49:08puisque c'est d'elle
00:49:09dont on parle,
00:49:09nous a donné
00:49:10une grande leçon
00:49:11d'appelaventrisme
00:49:11face aux comores,
00:49:13le déshonorable absolu
00:49:14si ce n'étaient
00:49:15les mots
00:49:15de la ministre Moutchou.
00:49:17La France,
00:49:17notre diplomatie,
00:49:18incapable d'imposer
00:49:20son département
00:49:20de Mayotte
00:49:21dans la COI,
00:49:22une institution multilatérale
00:49:24qu'elle pilote
00:49:24et finance.
00:49:25Le Quai d'Orsay
00:49:26qui oublie Mayotte
00:49:27dans les négociations
00:49:28sur le MACF,
00:49:29cette taxe carbone
00:49:30européenne
00:49:30qui augmente
00:49:31depuis janvier
00:49:32de 25%
00:49:33le coût des matériaux
00:49:34de construction,
00:49:3525% de surcoût
00:49:37pour la reconstruction
00:49:37de Mayotte
00:49:38à cause de l'angle mort
00:49:40de nos diplomates
00:49:40qui s'activent maintenant
00:49:42héroïquement
00:49:43à négocier
00:49:44une sortie du bourbier
00:49:44qu'ils ont créé
00:49:45pendant que les Mahorais
00:49:46paient.
00:49:47Monsieur le Premier ministre,
00:49:48je n'ai pas parlé
00:49:50de votre refus
00:49:50d'exploiter les hydrocarbures
00:49:52en Outre-mer,
00:49:53de la crise de l'eau
00:49:54qui s'aggrafe à Mayotte,
00:49:55de l'explosion des prix
00:49:56pour les Mahorais,
00:49:57du port de Longonie
00:49:58dans les vicissitudes
00:49:59d'ici au 31 août
00:50:00menace directement
00:50:01les approvisionnements
00:50:02et la survie
00:50:03de notre île
00:50:04dans votre indifférence
00:50:05la plus totale.
00:50:06Le cyclone Chido
00:50:07a fait tout perdre Mayotte.
00:50:09Je vous dis
00:50:10que nous n'avons plus
00:50:11rien à perdre
00:50:11mais vous me prouverez
00:50:12certainement le contraire.
00:50:13Nous nous battons
00:50:14avec l'énergie du désespoir
00:50:16pour rester debout
00:50:16mais vous ne nous facilitez
00:50:18pas la tâche.
00:50:19Vous empirez les choses
00:50:20avec une négligence
00:50:21économe,
00:50:22une inertie malveillante.
00:50:24Vous laissez pourrir
00:50:25une situation déjà gravissime,
00:50:26je voterai donc
00:50:27la censure
00:50:28pour Mayotte.
00:50:31Merci beaucoup
00:50:32Madame la députée.
00:50:34La parole est à présent
00:50:35à Madame Soumya
00:50:36Bouroua
00:50:37pour le groupe
00:50:37gauche, démocrate
00:50:38et républicaine.
00:50:40Madame la présidente,
00:50:42Monsieur le Premier ministre,
00:50:44Mesdames et Messieurs
00:50:45les ministres,
00:50:46mes chers collègues.
00:50:47En France,
00:50:49en 2026,
00:50:50on peut mourir
00:50:51de chaud,
00:50:52littéralement.
00:50:53Il ne s'agit pas
00:50:54d'un événement exceptionnel
00:50:55mais bien d'une conséquence
00:50:57de l'impréparation
00:50:58des pouvoirs publics.
00:51:00Et l'impréparation
00:51:01est devenue une spécialité.
00:51:03Ce gouvernement
00:51:04a pris l'habitude
00:51:05de courir après
00:51:06des urgences
00:51:07qu'il a refusées
00:51:08d'anticiper.
00:51:09Nous l'avons observé
00:51:10après le drame
00:51:11de l'affaire Liana
00:51:12où soudainement
00:51:13la question
00:51:13des violences sexuelles
00:51:14sur les enfants
00:51:15est devenue
00:51:16une priorité.
00:51:17Cette interprétation,
00:51:19cette impréparation
00:51:21est de votre responsabilité.
00:51:23Celle d'avoir
00:51:24érigé
00:51:25une unique priorité
00:51:26de l'austérité budgétaire,
00:51:28les exonérations
00:51:29de cotisations
00:51:29et les cadeaux fiscaux
00:51:30aux plus riches
00:51:31tandis que les investissements
00:51:33pour protéger
00:51:34nos concitoyens
00:51:35sont différés,
00:51:36rabotés
00:51:37ou renvoyés
00:51:38à des collectivités
00:51:39territoriales
00:51:40elles-mêmes exsangues.
00:51:41Mais sans doute,
00:51:42nous diriez-vous,
00:51:44qui aurait pu prédire ?
00:51:45Cela fait des années
00:51:47que les scientifiques
00:51:48alertent
00:51:48et pourtant
00:51:49vous restez sourds.
00:51:50Aussi,
00:51:51nous savons bien
00:51:52que votre agitation
00:51:53soudaine
00:51:54et passagère
00:51:55risque de faire place
00:51:56à l'inaction
00:51:57dès que les températures
00:51:58redeviendront normales.
00:52:00Beaucoup l'ont dit.
00:52:01Le fonds vert
00:52:02est passé
00:52:03de 2,4 milliards d'euros
00:52:05en 2024
00:52:06à 837 millions
00:52:08dans le budget
00:52:092026.
00:52:10et en pleine vague
00:52:12de chaleur historique,
00:52:13un coup de rabot
00:52:14supplémentaire
00:52:15de 162 millions
00:52:16d'euros
00:52:17est annoncé.
00:52:18Le dispositif
00:52:19MAPRIV RENOV
00:52:20destiné
00:52:21à la rénovation
00:52:22thermique
00:52:22de l'habitat
00:52:23a été freiné
00:52:24au même moment
00:52:25où il fallait
00:52:26l'accélérer.
00:52:27Le plan ferroviaire
00:52:28de 100 milliards
00:52:29d'euros annoncé
00:52:30en 2023
00:52:31qui devait moderniser
00:52:32notre réseau ferroviaire
00:52:34a été abandonné.
00:52:36Le soutien
00:52:36à l'investissement local
00:52:38et au développement
00:52:39des territoires
00:52:40a perdu
00:52:41440 millions
00:52:42depuis 2025.
00:52:44Ce sont ces choix
00:52:45qui expliquent
00:52:46que des trains
00:52:46aient été supprimés,
00:52:47que des écoles
00:52:48aient fermé,
00:52:50que des services
00:52:51d'urgence
00:52:52aient été saturés,
00:52:53que des millions
00:52:54d'habitants
00:52:54ont suffoqué
00:52:55dans leur logement
00:52:56ayant parfois perdu
00:52:58la vie,
00:52:59que des salariés
00:53:00du bâtiment,
00:53:00de l'agriculture,
00:53:02de la logistique
00:53:03exposés en plein soleil
00:53:05aient été mis en danger.
00:53:07La crise sanitaire
00:53:08de 2020
00:53:09aurait dû conduire
00:53:10à reconstruire
00:53:11des marges
00:53:11de sécurité
00:53:12dans notre système
00:53:13hospitalier.
00:53:14Il n'en a rien été.
00:53:17Entre 2013
00:53:17et 2023,
00:53:2043 400 lits
00:53:21d'hospitalisation complète
00:53:22ont été supprimés.
00:53:23Lorsque survient
00:53:25une canicule,
00:53:26il n'existe donc
00:53:27ni lits disponibles,
00:53:28ni personnels
00:53:29en réserve,
00:53:30ni capacités financières
00:53:31permettant d'absorber
00:53:32le choc.
00:53:33Toutes ces vulnérabilités
00:53:35dont nous parlons
00:53:35sont connues,
00:53:37cartographiées,
00:53:37documentées
00:53:38depuis des années.
00:53:39Elles n'ont pourtant
00:53:40donné lieu
00:53:41à aucune anticipation
00:53:42structurelle.
00:53:43Comment est-il imaginable
00:53:44que dans la septième
00:53:46puissance économique mondiale,
00:53:48des élèves doivent passer
00:53:49leur examen
00:53:50dans des parkings,
00:53:51que des parents d'élèves
00:53:52doivent eux-mêmes
00:53:53poser des protections
00:53:54de fortune
00:53:54sur les fenêtres
00:53:55des écoles
00:53:56de leurs enfants ?
00:53:57Cette solidarité
00:53:58de terrain,
00:53:59aussi précieuse soit-elle,
00:54:01ne saurait tenir lieu
00:54:02de politique publique.
00:54:04Qu'elle ait dû
00:54:04se substituer
00:54:06dans les faits
00:54:07à l'action de l'État
00:54:08est le signe même
00:54:09de ce que nous dénonçons,
00:54:11une puissance publique
00:54:12omnibulée par les économies
00:54:14au détriment
00:54:14de son devoir essentiel
00:54:15de protection.
00:54:17Cela suppose
00:54:18de financer
00:54:18des investissements
00:54:19indispensables
00:54:20par la mise
00:54:20à contribution
00:54:21des super profits
00:54:22des secteurs
00:54:23les plus carbonés,
00:54:24qu'il s'agisse
00:54:25des énergies fossiles,
00:54:27du transport aérien,
00:54:28plutôt que de faire porter
00:54:29le coup
00:54:30de l'adaptation
00:54:31sur les ménages
00:54:33déjà les plus exposés
00:54:34à la précarité énergétique.
00:54:36Cela suppose
00:54:37enfin
00:54:37une péréquation nationale
00:54:40pour que la protection
00:54:41thermique ne devienne
00:54:41plus un privilège
00:54:42réservé aux territoires
00:54:43qui en ont déjà
00:54:44les moyens.
00:54:45La chaleur
00:54:45et la fraîcheur
00:54:46doivent devenir
00:54:46des biens communs,
00:54:48organisés collectivement
00:54:49et non des variables
00:54:50dépendant du revenu
00:54:51ou de la capacité
00:54:52de chacun
00:54:53à se débrouiller seul.
00:54:54Dans les quartiers
00:54:55populaires,
00:54:56la calicule
00:54:57n'a pas été
00:54:57un simple épisode
00:54:59météorologique.
00:55:01Elle a été
00:55:01une violence sociale
00:55:02supplémentaire,
00:55:03une violence de classe.
00:55:04Quand certains
00:55:05peuvent quitter
00:55:06les villes
00:55:06les plus exposées,
00:55:07s'abriter dans des logements
00:55:08bien isolés
00:55:09ou climatisés,
00:55:10d'autres n'ont
00:55:11d'autre choix
00:55:12que de rester enfermés
00:55:13dans des appartements
00:55:15transformés en
00:55:15véritable four thermique,
00:55:17mal isolés,
00:55:18parfois sans volet,
00:55:19dans des quartiers
00:55:20où le béton
00:55:21emmagasine la chaleur
00:55:22et où les espaces
00:55:23verts sont trop rares.
00:55:24Dans le département
00:55:26de la Seine-Saint-Denis,
00:55:27des familles
00:55:27renoncent
00:55:28parfois
00:55:29à faire fonctionner
00:55:30un simple ventilateur
00:55:31par peur
00:55:32de la facture
00:55:33d'électricité.
00:55:34Des personnes âgées
00:55:35vivent seules
00:55:36dans des logements
00:55:37devenus inhabitables.
00:55:38Des enfants grandissent
00:55:39dans des écoles
00:55:39où les cours de récréation
00:55:40se transforment
00:55:41en plaques brûlantes.
00:55:42Et lorsque l'on cherche
00:55:43un peu de fraîcheur,
00:55:45encore faut-il
00:55:46avoir l'accès
00:55:47à un équipement public.
00:55:49Or,
00:55:50la Seine-Saint-Denis
00:55:51demeure l'un des départements
00:55:52les moins bien dotés
00:55:53en piscines
00:55:54et en équipements aquatiques
00:55:55rapportés
00:55:56à sa population.
00:55:57Les équipements existants
00:55:59sont saturés
00:56:00ou fermés
00:56:00au moment même
00:56:01où ils deviennent
00:56:02indispensables.
00:56:03Au-delà
00:56:04des conséquences sanitaires,
00:56:06nous devons aussi
00:56:07parler de celles,
00:56:09de la canicule
00:56:10et de la sécheresse
00:56:11sur notre agriculture
00:56:12et sur nos écosystèmes.
00:56:14Les feux de forêt
00:56:15précoces et violents
00:56:17en sont aussi
00:56:18les symptômes.
00:56:19Enfin,
00:56:20alors que les conséquences
00:56:21du dérèglement climatique
00:56:22s'aggravent
00:56:23d'année en année,
00:56:25notre système
00:56:27des calamités agricoles
00:56:29a été démantelé
00:56:29au profit
00:56:30d'un système
00:56:30assurantiel
00:56:31subventionné
00:56:33inefficace.
00:56:34Vous avez ainsi
00:56:35transformé un risque
00:56:36collectif grandissant
00:56:37en marché
00:56:37pour les assureurs.
00:56:38Or,
00:56:40tous les agriculteurs
00:56:40ne sont pas égaux
00:56:41devant l'assurance.
00:56:42Notre groupe
00:56:44votera
00:56:45cette motion censure.
00:56:46Oui,
00:56:47la responsabilité politique
00:56:48a un prix
00:56:49quand des vies
00:56:50sont en jeu
00:56:51et nous continuerons,
00:56:53quel que soit
00:56:53le gouvernement en place,
00:56:55à porter l'exigence
00:56:56d'un grand plan
00:56:57de rénovation thermique
00:56:58et d'adaptation
00:57:00au changement climatique
00:57:01financé
00:57:02par ceux
00:57:03qui ont le plus
00:57:04profité
00:57:05du désordre climatique
00:57:06et non
00:57:07par celles
00:57:08et ceux
00:57:08qui en subissent
00:57:09déjà les conséquences
00:57:10les plus lourdes.
00:57:12Et à l'horizon 2050,
00:57:13l'objectif à atteindre
00:57:15sera
00:57:15celui de la
00:57:16neutralité carbone.
00:57:18Je vous remercie.
00:57:20Merci beaucoup
00:57:21Madame la députée.
00:57:23La parole est à présent
00:57:24à Monsieur Maxime Michelet
00:57:25pour le groupe
00:57:26en Union des droites
00:57:27pour la République.
00:57:29Face à cette canicule
00:57:30exceptionnelle,
00:57:31votre gouvernement,
00:57:31Monsieur le Premier ministre,
00:57:32n'a malheureusement
00:57:33pas été à la hauteur.
00:57:34Un fait l'illustre
00:57:36à lui seul.
00:57:36Ce sont les propos
00:57:37stupéfiants
00:57:38de votre ministre
00:57:39de la Transition écologique.
00:57:41Au moment même
00:57:42où les Français
00:57:43suffoquaient
00:57:43dans leurs appartements,
00:57:44dans les transports,
00:57:45dans les hôpitaux,
00:57:46dans les écoles
00:57:46ou dans les EHPAD,
00:57:48elle s'est déclarée horrifiée,
00:57:49non pas de notre degré
00:57:50d'impréparation,
00:57:51non pas des retards
00:57:52accumulés,
00:57:53mais horrifiée
00:57:54de tous ceux innombrables
00:57:55qui réclamaient
00:57:56la climatisation.
00:57:58Au moment où des Français
00:57:59mourraient de chaud,
00:58:00ces propos à eux seuls
00:58:01auraient mérité
00:58:01une démission
00:58:02et peut-être qu'à défaut
00:58:03vous méritez une censure.
00:58:04Pendant que vous tergiversiez
00:58:06dans vos divergences,
00:58:07d'autres agissaient
00:58:08avec résolution
00:58:08et traçaient le chemin
00:58:10à l'image de notre président
00:58:11Éric Ciotti
00:58:12qui a lancé un vaste plan
00:58:13de climatisation
00:58:14dans les écoles de Nice.
00:58:16Rappel utile
00:58:17que nous ne sommes pas
00:58:18condamnés à l'inaction.
00:58:20Une autre interrogation
00:58:21pourrait justifier
00:58:22cette censure.
00:58:23Où sont passés
00:58:24les milliards
00:58:25accumulés
00:58:26par la journée
00:58:26de solidarité ?
00:58:28Depuis la dramatique
00:58:29et meurtrière canicule
00:58:30de 2003,
00:58:30les Français donnent
00:58:31une journée
00:58:31de leur travail
00:58:32à la cause
00:58:33de nos aînés
00:58:34par le sacrifice
00:58:35du lundi de Pentecôte.
00:58:36Des dizaines
00:58:37de milliards d'euros
00:58:37collectés en 20 ans.
00:58:39Et pourtant,
00:58:40en 2026,
00:58:40nos EHPAD
00:58:41comme nos hôpitaux
00:58:42ne sont toujours pas
00:58:43adaptés au phénomène
00:58:44caniculaire
00:58:45et aucun plan
00:58:46de climatisation
00:58:46n'a été déployé
00:58:48en ce sens.
00:58:49Cet argent
00:58:49prélevé sur le travail
00:58:50des Français
00:58:51s'est dilué
00:58:52dans les tuyauteries
00:58:53budgétaires
00:58:53de l'État
00:58:54décidément percées.
00:58:56Cependant,
00:58:57M. le Premier ministre,
00:58:58si votre gouvernement
00:58:59est coupable
00:59:00de l'impuissance
00:59:01accumulée
00:59:01par des décennies
00:59:02d'inactions
00:59:03en termes
00:59:03d'adaptation
00:59:04et d'anticipation,
00:59:06ceux qui souhaitent
00:59:07vous censurer
00:59:07sont coupables
00:59:08de bien pire.
00:59:09Cette motion
00:59:10de posture
00:59:11est une motion
00:59:12hypocrite
00:59:13où les incendiaires
00:59:14viennent donner
00:59:14des leçons.
00:59:16Collègues écologistes
00:59:17– j'utilise le pluriel
00:59:19puisque vous êtes
00:59:19trois sur vos bancs
00:59:20actuellement –
00:59:21qui a diabolisé
00:59:22des décennies
00:59:23durant toute politique
00:59:25d'adaptation ?
00:59:26Caricaturant ces politiques
00:59:28en politique de résignation,
00:59:29c'est vous.
00:59:30Qui a diabolisé
00:59:32la climatisation
00:59:33pendant 20 ans ?
00:59:35Au point que
00:59:36nos écoles,
00:59:36nos hôpitaux,
00:59:37nos maisons de retraite
00:59:37en sont dépourvues
00:59:39quand l'Espagne,
00:59:39l'Italie ou le Japon
00:59:40en équipent
00:59:41les leurs massivement ?
00:59:43C'est vous.
00:59:44Mais plus grave encore,
00:59:46qui a combattu
00:59:47pendant 40 ans
00:59:48avec un acharnement
00:59:50idéologique
00:59:51jamais démenti ?
00:59:52L'énergie nucléaire,
00:59:54c'est encore vous.
00:59:56Et ce,
00:59:57alors que l'énergie nucléaire
00:59:58permettrait de déployer
00:59:59la climatisation
01:00:01dans notre pays
01:00:01sans encourir
01:00:02les risques de pollution
01:00:03qui lui sont attachés,
01:00:04mais ce,
01:00:05surtout,
01:00:06surtout,
01:00:07alors que l'énergie nucléaire
01:00:08est un des plus puissants
01:00:09leviers d'adaptation
01:00:10aux dérèglements climatiques
01:00:12et l'alternative
01:00:13la plus solide
01:00:13aux énergies fossiles.
01:00:15Mais pendant que
01:00:16vous imposiez aux Français
01:00:17l'indécroissance,
01:00:18les normes,
01:00:19les interdictions,
01:00:21la désindustrialisation,
01:00:22pendant que nos usines
01:00:24fermaient pour ouvrir
01:00:25ailleurs plus polluantes,
01:00:26la Chine ouvrait
01:00:27des centrales à charbon
01:00:27par dizaines,
01:00:28les Etats-Unis
01:00:28s'affranchissaient
01:00:30de leurs engagements,
01:00:30les pays émergents
01:00:32augmentaient leurs émissions.
01:00:33Et résultat
01:00:34de votre cheval de troie
01:00:35idéologique,
01:00:36le climat n'a rien gagné
01:00:38et la France
01:00:39a tant perdu
01:00:40ses emplois industriels,
01:00:41son indépendance énergétique,
01:00:43sa souveraineté
01:00:44face à un monde
01:00:44toujours plus dangereux
01:00:45et toujours plus pollué.
01:00:47Une écologie sérieuse,
01:00:49une écologie des réalités,
01:00:50une écologie de souveraineté,
01:00:51cela existe pourtant.
01:00:53C'est le nucléaire
01:00:54assumé et relancé.
01:00:55C'est l'adaptation réelle
01:00:57et sans dogmatisme
01:00:57de nos bâtiments
01:00:58et de nos infrastructures.
01:01:00C'est la protection
01:01:00de nos agriculteurs
01:01:02plutôt que leur mise
01:01:03à mort réglementaire.
01:01:04C'est l'innovation scientifique
01:01:05plutôt que l'interdiction
01:01:08réglementaire dogmatique.
01:01:09Et c'est l'exigence
01:01:10de réciprocité
01:01:11vis-à-vis des grands pollueurs
01:01:13que nous ne pouvons obtenir
01:01:14qu'en consolidant
01:01:15notre marché intérieur
01:01:16par la défense résolue
01:01:18du pouvoir d'achat
01:01:19de nos compatriotes.
01:01:20Voilà l'écologie
01:01:21d'adaptation
01:01:22et de souveraineté
01:01:23que le Bloc national défend
01:01:24et que le peuple français
01:01:26attend.
01:01:27Monsieur le Premier ministre,
01:01:29j'en reviens à vous
01:01:29puisque la censure vous concerne,
01:01:31censurer votre gouvernement
01:01:32est toujours tentant
01:01:33pour les opposants résolus
01:01:34que nous sommes
01:01:35à vos politiques.
01:01:36Mais la motion de censure
01:01:37qui nous est présentée
01:01:38se propose
01:01:39de remettre
01:01:40les clés du pays
01:01:40à ceux-là même
01:01:41qui l'ont désarmé
01:01:42énergétiquement,
01:01:43industriellement,
01:01:44moralement,
01:01:45souverainement
01:01:46et ça,
01:01:46jamais nous n'y consentirons
01:01:48car un bolchevik
01:01:50repas en verre
01:01:50est toujours un bolchevik.
01:01:52Le groupe UDR
01:01:53ne mêlera donc pas
01:01:54ses voix
01:01:55à cette manœuvre
01:01:56hypocrite
01:01:58portée par une force politique
01:02:00qui instrumentalise
01:02:01la cause climatique
01:02:02pour poursuivre
01:02:02un agenda
01:02:04anticapitaliste.
01:02:04Et nous donnons rendez-vous
01:02:06au peuple français
01:02:07les 18 avril
01:02:08et 2 mai 2027
01:02:10pour un grand acte
01:02:11de censure populaire
01:02:12et pour rappeler
01:02:14une bonne fois pour toutes
01:02:15aux idéologues de gauche
01:02:16que la France se passe
01:02:17volontiers de leurs leçons.
01:02:18Je vous remercie.
01:02:19Merci beaucoup
01:02:20monsieur le député.
01:02:22La parole est à présent
01:02:23à monsieur Sébastien Chenu
01:02:25pour le Rassemblement National.
01:02:28Il y a mille raisons
01:02:29de vous censurer
01:02:30en réalité.
01:02:31Vos manquements,
01:02:32vos scandales,
01:02:33vos mensonges,
01:02:35vos renoncements,
01:02:36mille raisons
01:02:36de vous censurer,
01:02:37mais celle
01:02:37qui aujourd'hui
01:02:39est présentée
01:02:39par le groupe écologiste
01:02:40masque à la fois
01:02:41leur nullité
01:02:43et leur inutilité
01:02:45sans pour autant
01:02:46offrir la perspective
01:02:47d'une véritable alternance.
01:02:49Vous avez tout abîmé.
01:02:51Vous avez ruiné
01:02:52notre pays.
01:02:53Sa dette est abyssale,
01:02:55son déficit endémique.
01:02:56Vous avez démoli
01:02:57notre croissance,
01:02:58une productivité en chute,
01:03:00sans usine ferme
01:03:02alors que 70
01:03:03en fermaient
01:03:04en 2017
01:03:04par an.
01:03:06Un coût de l'énergie
01:03:06qui a explosé
01:03:07conséquence
01:03:08de votre imprudence
01:03:09nucléaire
01:03:09et de cette dépendance
01:03:10aux gaz importés.
01:03:12Une surenchère
01:03:13de normes
01:03:13à rendre jaloux
01:03:14un pays communiste.
01:03:15Vous avez abîmé
01:03:17ce qui était
01:03:17nos zones de force,
01:03:18l'agriculture
01:03:19sacrifiée par le Mercosur,
01:03:21l'éducation nationale
01:03:22abandonnée.
01:03:23Vous avez ouvert
01:03:24la France
01:03:24à tous les vents,
01:03:25une immigration
01:03:26de peuplements
01:03:27incontrôlés,
01:03:28des milliards
01:03:29déversés
01:03:30au bout du monde.
01:03:31Vous avez abandonné
01:03:32les Français
01:03:33à leur sort
01:03:33devant la pompe à essence
01:03:35face aux insécurités
01:03:36partout dans le pays,
01:03:38face aux atteintes
01:03:39à la laïcité,
01:03:40face à l'antisémitisme
01:03:42le plus crasse.
01:03:43Vous n'avez
01:03:44rien préparé,
01:03:46rien prévu,
01:03:47rien vu venir.
01:03:48Ni la chute démographique,
01:03:49ni le bouleversement
01:03:50de l'intelligence artificielle,
01:03:52ni le tsunami blanc
01:03:53du narcotrafic,
01:03:54ni les bouleversements climatiques.
01:03:56Vous vous cachez
01:03:57derrière les minutes
01:03:58de silence
01:03:58et les bougies
01:03:59et vous avez raison,
01:04:01taisez-vous.
01:04:02Plus personne ne croit
01:04:03ni n'attend rien de vous.
01:04:05Dans ce naufrage,
01:04:06dans cet immense gâchis,
01:04:07vous avez surnagé,
01:04:09armé de deux bouées,
01:04:10de deux flotteurs
01:04:11déjà à demi dégonflés,
01:04:13les équipes LR
01:04:15du si sincère
01:04:16Laurent Wauquiez,
01:04:17désormais soutien
01:04:19d'Edouard Philippe,
01:04:20incarnant parfaitement
01:04:21la phrase de Talleyrand,
01:04:22la trahison n'est qu'une question
01:04:24de date,
01:04:24c'est celle de juillet 2026,
01:04:27le concernant.
01:04:30Pauvres électeurs LR,
01:04:32abandonnés et humiliés,
01:04:33moqués par leurs propres dirigeants.
01:04:35Et puis,
01:04:36les équipes socialistes,
01:04:38accoquinées au parti
01:04:39passionnément antisémite,
01:04:41désormais cornacées
01:04:42par M. Glucksmann.
01:04:44Vous savez,
01:04:44c'est celui
01:04:45que ma concierge
01:04:46prend pour un journaliste,
01:04:48que les journalistes
01:04:49prennent pour un philosophe,
01:04:50et que les philosophes
01:04:51prennent pour ma concierge.
01:04:52Voilà l'attelage
01:04:55qui soutient et organise
01:04:57le pouvoir
01:04:57dans notre pays.
01:04:59Vous vous gargarisez
01:05:00de formules
01:05:01toutes faites et creuses,
01:05:02vous êtes,
01:05:03on vous entend toujours dire ça,
01:05:04vous êtes en responsabilité.
01:05:06Tel le feu Edgar Morin,
01:05:08vous enfoncez
01:05:09toutes les portes ouvertes.
01:05:10Avec la réalité
01:05:11qui est celle-ci,
01:05:12vous n'assumez en réalité
01:05:13jamais rien.
01:05:13Par naïveté,
01:05:15ignorance,
01:05:16lâcheté,
01:05:17incompétence
01:05:18ou idéologie,
01:05:19la faute est toujours
01:05:20celle des autres.
01:05:21Tel un Premier ministre
01:05:22fuyant,
01:05:23rasant les murs
01:05:23l'accident
01:05:24dont il est parti prenante,
01:05:26vous n'êtes jamais
01:05:26responsable de rien.
01:05:28Ici même,
01:05:29c'est le ministre de l'Intérieur,
01:05:30il est parti,
01:05:31c'est bien dommage,
01:05:31qui se carapate
01:05:32au moment de pouvoir
01:05:33faire voter une loi
01:05:34contre le mariage
01:05:35entre un citoyen français
01:05:36et un OQTF.
01:05:38Hier,
01:05:39un ancien Premier ministre,
01:05:40fier de son naufrage,
01:05:42qu'il vantera devant
01:05:43les télévisions,
01:05:43devant un parterre
01:05:44de ces incapables
01:05:46qui ont ruiné la France
01:05:46avec lui.
01:05:47Et puis,
01:05:48un autre Premier ministre,
01:05:49il y en a tant eu,
01:05:50qui, en homme libre,
01:05:52ne débat aux rencontres
01:05:53économiques d'Aix
01:05:54qu'avec des gens
01:05:54qui pensent comme lui.
01:05:56L'entre-soi en permanence,
01:05:58on se serait cru,
01:05:59sur France Télévisions.
01:06:00Mais le plus condamnable,
01:06:02en réalité,
01:06:03au-delà de votre action,
01:06:05c'est d'avoir probablement
01:06:07désespéré les Français.
01:06:08Vous faites douter
01:06:09le peuple le plus politique
01:06:11du monde.
01:06:13Vous n'oublierez pas
01:06:14que c'est lorsqu'on va
01:06:15au bout du désespoir,
01:06:17lorsqu'on va tout au bout
01:06:18du désespoir,
01:06:20qu'on rencontre l'espérance.
01:06:22C'est ce que disait Bernanos.
01:06:23Eh bien,
01:06:23cette espérance,
01:06:24ce sera l'alternance de 2027.
01:06:27Pas une motion de censure
01:06:28de circonstances
01:06:29émanant au cœur de juillet
01:06:31d'un groupe en échec
01:06:32sur tous ces dogmes.
01:06:33La décroissance,
01:06:35les aides-feux,
01:06:36le nucléaire,
01:06:38les retenues d'eau
01:06:38et enfin la clim,
01:06:39tous les dogmes
01:06:40des écologistes
01:06:41et de l'extrême-gauche
01:06:42écologiste s'écroulent
01:06:43et les yeux s'ouvrent
01:06:44sur les retards considérables
01:06:46qu'ils ont fait prendre
01:06:47au pays.
01:06:48Il aura donc fallu
01:06:49une canicule en juin
01:06:50pour réveiller un groupe
01:06:52davantage obsédé
01:06:53par le burkini,
01:06:54par le droit à la paresse,
01:06:56que les solutions concrètes
01:06:57pour protéger les Français.
01:06:58Une calicule
01:06:59pour réveiller les écolos
01:07:01avant qu'ils ne partent
01:07:02évidemment dans 15 jours
01:07:03prendre leur quartier d'été
01:07:04sur l'île de Ré
01:07:05ou réfugiés
01:07:06dans leur villa climatisée,
01:07:08c'est-à-dire celle
01:07:08qu'ils interdisent aux autres.
01:07:10Cette canicule
01:07:11qui les réveille donc,
01:07:12elle empêche
01:07:13de dormir les Français.
01:07:15Voilà donc
01:07:16les écologistes
01:07:17décidés
01:07:18à censurer le gouvernement
01:07:19parce que vexés
01:07:20d'avoir été démasqués,
01:07:22des vexés
01:07:23qu'on les découvre
01:07:24si inutiles
01:07:25au bien commun.
01:07:26D'autres tragiques événements
01:07:28les auront laissés
01:07:29de marbre.
01:07:30Les crimes pédocriminels,
01:07:32l'effondrement de la justice
01:07:33ne provoquent pas
01:07:33les mêmes émotions,
01:07:34pas les mêmes réactions
01:07:35chez les Verts.
01:07:36Chez les Verts,
01:07:37on combat davantage
01:07:38la température
01:07:38qui monte dehors
01:07:39que celle qui monte
01:07:41dans la braguette
01:07:41de M. Cohn-Bendit
01:07:42lorsqu'il parle des enfants.
01:07:44Vos marottes punitives,
01:07:47vos marottes punitives,
01:07:48vos obsessions
01:07:49n'ont qu'un objet,
01:07:50vous voulez être
01:07:51le camp du bien,
01:07:52vous voulez être
01:07:52du bon côté.
01:07:53Les Français crèvent de chaud,
01:07:55mais votre obsession
01:07:56c'est de flinguer Total,
01:07:57de flinguer CNews.
01:07:59Les Français réclament
01:08:00la climatisation,
01:08:02votre obsession
01:08:03c'est l'islamophobie,
01:08:04le néocolonialisme,
01:08:06le patriarcat,
01:08:07l'écriture inclusive,
01:08:08le canon français.
01:08:09Vous êtes mobilisés
01:08:10pour légaliser les drogues,
01:08:12pour le droit de vote
01:08:12des étrangers
01:08:13et de l'autre côté
01:08:14les Français
01:08:14ont toujours chaud.
01:08:16Vous voilà donc
01:08:17nouveau Don Quichotte,
01:08:19adversaire de la clim.
01:08:20Vous n'êtes pas
01:08:21adversaire de l'islamisme,
01:08:22vous n'êtes pas
01:08:23adversaire du terrorisme,
01:08:24pas de la fraude,
01:08:25pas de l'homophobie
01:08:26au Sénégal
01:08:27ou dans vos rangs
01:08:28à Saint-Foyn,
01:08:29pas adversaire
01:08:29des violences conjugales,
01:08:31on comprend pourquoi,
01:08:31pas adversaire du naufrage
01:08:33du périscolaire
01:08:34à Paris,
01:08:35vous êtes adversaire
01:08:36de la clim.
01:08:37La France ne pourra pas
01:08:39atténuer seule
01:08:40les effets
01:08:41du réchauffement climatique.
01:08:43Notre pays
01:08:44ne représente en effet
01:08:45qu'un pour cent
01:08:45des émissions mondiales
01:08:47de gaz
01:08:47à effet de serre,
01:08:48c'est donc
01:08:49en réduisant
01:08:49les importations,
01:08:51en relocalisant
01:08:52les activités économiques
01:08:54et en réindustrialisant
01:08:55le pays
01:08:56que nous contribuerons
01:08:57efficacement
01:08:58à cet objectif.
01:08:59Vous nous demandez
01:09:00aujourd'hui
01:09:01de censurer
01:09:02le gouvernement
01:09:02au nom
01:09:03de la crise climatique.
01:09:05Mais vous le savez,
01:09:07aucune censure
01:09:08ne fera baisser
01:09:09la température,
01:09:10aucune censure
01:09:11n'isolera mieux
01:09:11les logements,
01:09:13aucune censure
01:09:13ne protégera
01:09:14nos agriculteurs
01:09:15ou ne climatisera
01:09:16nos hôpitaux.
01:09:17Aucune censure
01:09:18ne nous rendra
01:09:19les victimes
01:09:20des canicules
01:09:21et je veux ici
01:09:22avoir une pensée
01:09:23pour elles
01:09:23et leurs familles
01:09:24et je veux remercier
01:09:25tous les agents
01:09:26publics
01:09:26qui se sont engagés
01:09:28sans compter leurs heures
01:09:29pour les secourir.
01:09:31Chers collègues,
01:09:32soyons sérieux
01:09:33une minute.
01:09:34Cette motion
01:09:34ne répond pas
01:09:35à l'urgence climatique,
01:09:36c'est une stratégie
01:09:37politique,
01:09:38une stratégie
01:09:39de diversion.
01:09:40Vous accusez
01:09:41les gouvernements
01:09:42d'inaction
01:09:42et d'impréparation,
01:09:43les faits racontent
01:09:44exactement l'inverse
01:09:46et ils sont très têtus.
01:09:47Depuis 2017,
01:09:49la France a réduit
01:09:50ses émissions de CO2
01:09:51quatre fois plus vite,
01:09:53je le répète,
01:09:54quatre fois plus vite
01:09:55que durant la période
01:09:57où vous exerciez
01:09:57avec vos alliés politiques
01:09:59des responsabilités
01:10:01gouvernementales.
01:10:02Depuis 2017,
01:10:04nous avons triplé,
01:10:05triplé le rythme
01:10:07des rénovations thermiques
01:10:08grâce à ma prime Rénov'
01:10:09qui a fort heureusement
01:10:10remplacé votre crédit d'impôt
01:10:12qui profitait avant tout
01:10:14au plus aisé.
01:10:15Depuis 2017,
01:10:17nous avons créé
01:10:17le Fonds Vert
01:10:18et financé
01:10:19plus de 25 000 projets
01:10:20partout sur le territoire français
01:10:22et votre hommage
01:10:22à ce fonds est très émouvant
01:10:25et nous espérons
01:10:25que vous allez continuer
01:10:26à le porter.
01:10:28Depuis 2017,
01:10:28nous avons doublé,
01:10:30doublé le budget
01:10:31de l'écologie.
01:10:32Depuis 2017,
01:10:34nous avons adopté
01:10:35deux plans nationaux
01:10:36d'adaptation
01:10:36au changement climatique
01:10:37et pour la première Shoah,
01:10:39chose que vous n'avez pas faite,
01:10:41inscrit dans notre droit
01:10:42une trajectoire
01:10:43de réchauffement de référence
01:10:44pour mieux préparer
01:10:45notre pays.
01:10:46Tout est-il réglé ?
01:10:48Évidemment non.
01:10:49Faut-il aller plus vite ?
01:10:51Évidemment oui.
01:10:52Mais permettez-moi
01:10:53de sourire
01:10:54lorsque ceux
01:10:56qui veulent aujourd'hui
01:10:57distribuer des cartons rouges
01:10:58sont les mêmes
01:10:59qui ont été condamnés
01:11:00pour inaction climatique
01:11:02car c'est bien
01:11:03l'action des gouvernements
01:11:04en place
01:11:04entre 2012 et 2017
01:11:06qui a été condamnée
01:11:08pour inaction climatique
01:11:09et ce sont bien
01:11:09les gouvernements
01:11:11macronistes
01:11:11comme vous vous plaidez
01:11:12à les appeler
01:11:14qui vous ont succédé
01:11:15et qui ont rattrapé
01:11:16votre retard
01:11:16en matière de baisse
01:11:17des émissions.
01:11:18En somme,
01:11:20vous nous reprochez
01:11:20de ne pas aller assez vite
01:11:22mais vous avez employé
01:11:23toute votre énergie
01:11:24ces huit dernières années
01:11:25à mettre des bâtons
01:11:27systématiques
01:11:28dans les roues
01:11:29de l'action publique.
01:11:30Je dois cependant
01:11:31reconnaître
01:11:32que vous, au moins,
01:11:34vous ne dotez pas
01:11:34de l'urgence climatique.
01:11:36On ne saurait en dire
01:11:37autant des députés
01:11:38qui se tiennent
01:11:38sur les bancs de l'extrême droite
01:11:39qui se tenaient tout à l'heure
01:11:41pour faire leur capsule vidéo.
01:11:43Le RN,
01:11:44première partie
01:11:45climato-sceptique de France,
01:11:46s'est transformé
01:11:47avec les canicules récentes
01:11:48en première partie
01:11:50plombier-chauffagiste
01:11:51de France.
01:11:52La température s'élève,
01:11:54il suffit de climatiser.
01:11:56Alors oui,
01:11:57il faut rénover
01:11:58école, hôpitaux,
01:11:59maisons de retraite
01:11:59et logements
01:12:00et climatiser
01:12:01là où on en a besoin.
01:12:02Mais allez-vous
01:12:03climatiser les forêts,
01:12:05les champs,
01:12:06les câbles électriques
01:12:07pour faire face
01:12:07aux dérèglements climatiques
01:12:09? Avec quelle climatisation
01:12:10comptez-vous agir
01:12:11contre la montée de la mer,
01:12:13les feux de forêt,
01:12:14les inondations
01:12:15et les sécheresses ?
01:12:16Et surtout,
01:12:17on ne lutte pas
01:12:18contre le dérèglement climatique
01:12:20en combattant
01:12:21depuis des années
01:12:22la sortie des énergies fossiles
01:12:23et les énergies renouvelables.
01:12:25Mais on sait
01:12:26combien vous êtes proches
01:12:27des intérêts fossiles
01:12:28poutiniens et trompiens
01:12:29et on vous reconnaîtra
01:12:31une très grande constance
01:12:32en la matière.
01:12:33Le climat mérite mieux
01:12:35que les diversions
01:12:35de certains
01:12:36et le cynisme
01:12:37des autres
01:12:38et en la matière,
01:12:39le RN en connaît
01:12:40un rayon
01:12:41à Monaco
01:12:41comme à Paris.
01:12:43Alors on va peut-être
01:12:43écouter l'oratrice suivante.
01:12:46Elle appartient
01:12:46à votre groupe
01:12:47donc vous allez peut-être
01:12:48être plus attentifs.
01:12:49Madame Anne
01:12:51Sandbach-Terre-Noire
01:12:52pour le groupe
01:12:52La France Insoumise.
01:12:54Mesdames et Messieurs,
01:12:55les jurés,
01:12:56au nom des générations futures,
01:12:57nous voilà rassemblés
01:12:58aujourd'hui pour juger
01:12:59de l'action du gouvernement
01:13:00Lecornu II,
01:13:01quatrième gouvernement
01:13:02illégitime,
01:13:03bafouant le résultat
01:13:04des élections de 2024.
01:13:07Les faits d'abord.
01:13:09En ce lundi,
01:13:096 juillet 2026,
01:13:11nous sortons d'une canicule
01:13:12historique,
01:13:13la deuxième en quelques semaines.
01:13:14Et alors que la France
01:13:15compte ses morts,
01:13:16une troisième canicule commence.
01:13:18Rien n'a été anticipé.
01:13:19C'est un cauchemar.
01:13:21Les gens meurent dans la rue,
01:13:23quand plus de 3 millions
01:13:24de logements vides
01:13:24pourraient les mettre à l'abri.
01:13:26Les gens meurent chez eux,
01:13:27dans des logements
01:13:28devenus bouilloires thermiques.
01:13:29Les étudiants
01:13:30et les personnes fragiles
01:13:31suffoquent sous les toits
01:13:32pendant que Yann Barthès
01:13:33se moque d'eux
01:13:34depuis son studio climatisé.
01:13:36Les gens meurent
01:13:36dans des hôpitaux
01:13:37à plus de 35 degrés.
01:13:38Les nouveaux-nés convulsent.
01:13:40Les soignants font des malaises.
01:13:41Et ceux qui souffrent
01:13:42de troubles psychiques
01:13:43voient leurs symptômes aggravés
01:13:44et leur traitement
01:13:45rendu inefficace
01:13:46par la température.
01:13:47Nos aînés souffrent
01:13:48dans des EHPAD vétustes.
01:13:50Les écoles ont fermé
01:13:50prématurément
01:13:51parce que les salles
01:13:52de classe surchargées
01:13:53mettaient nos enfants en danger.
01:13:55Plus de 90 personnes,
01:13:56enfin, sont mortes
01:13:57d'avoir voulu se baigner
01:13:57pour se rafraîchir.
01:13:59Les chambres funéraires
01:14:00refusent décors,
01:14:01faute de place
01:14:01et certains se décomposent
01:14:03si vite
01:14:03qu'ils ne sont plus
01:14:04présentables aux familles.
01:14:05Les animaux meurent,
01:14:07eux aussi,
01:14:07par dizaines de milliers
01:14:08dans les élevages intensifs,
01:14:10étouffés dans des bâtiments
01:14:11fermés devenus fournaises.
01:14:13Plus 1000% de mortalité
01:14:14pour les volailles,
01:14:15plus 200% pour les porcs.
01:14:17Entendez leurs cris.
01:14:19L'hécatombe est si violente
01:14:20que les entreprises
01:14:21d'écarissage ne peuvent suivre
01:14:23et qu'on enfouit
01:14:23les cadavres dans la terre,
01:14:25risquant la pollution
01:14:26des nappes phréatiques
01:14:26et une catastrophe sanitaire.
01:14:28Les cours d'eau
01:14:29deviennent cimetières
01:14:30de poissons à ciel ouvert,
01:14:31les animaux sauvages
01:14:32meurent dans les forêts
01:14:33desséchées,
01:14:34hirondelles et martinées
01:14:35tombent littéralement du ciel.
01:14:37Les agriculteurs pleurent
01:14:38leurs récoltes brûlées
01:14:39et leur travail anéanti,
01:14:41la gorge nouée
01:14:42par l'angoisse
01:14:42de la sécheresse qui arrive.
01:14:44Dans les Pyrénées-Orientales,
01:14:454 600 hectares
01:14:46sont déjà partis en fumée,
01:14:4810 000 personnes
01:14:48ont été évacuées,
01:14:50les pompiers luttent
01:14:51et partout dans le pays,
01:14:52on scrute les terres asséchées
01:14:53dans la hantise
01:14:54d'une étincelle.
01:14:55La parole à la Défense maintenant.
01:14:57À la barre,
01:14:58le président Macron
01:14:59qui a déclaré sans scier
01:15:00« Nous, nous sommes adaptés
01:15:02au réchauffement climatique,
01:15:03mais on ne s'adapte pas
01:15:04à un pic qui n'a pas d'équivalent
01:15:05aujourd'hui en Europe
01:15:06et qui n'a jamais eu d'équivalent
01:15:07dans notre histoire. »
01:15:09Mais de quoi parle-t-il ?
01:15:10On sait que chaque année
01:15:12est plus chaude que la précédente,
01:15:13que notre trajectoire
01:15:14nous mène en France
01:15:15vers 10 fois plus
01:15:15de vagues de chaleur en 2100
01:15:17et que les 50 degrés
01:15:18seront dépassés à Paris
01:15:19peut-être dès 2050.
01:15:21Et vous n'avez rien prévu,
01:15:23pas de plan pour dévoler,
01:15:24pas de rénovation massive
01:15:25des bâtiments publics,
01:15:26pas de réquisition
01:15:26des logements vacants,
01:15:28pas de protection des travailleurs.
01:15:29Débrouillez-vous dans les hôpitaux
01:15:30avec des couvertures de survie
01:15:32et surtout, surtout,
01:15:33buvez de l'eau,
01:15:34nous dit la ministre Riste.
01:15:37Un gros travail a été fait,
01:15:39dit pourtant le président.
01:15:40Et ça, c'est vrai.
01:15:41Un fabuleux travail même
01:15:43de mépris des scientifiques,
01:15:44de fabrique du doute,
01:15:46de criminalisation des militants,
01:15:47d'aggravation des inégalités.
01:15:50On vous accuse beaucoup
01:15:51d'inaction climatique.
01:15:53Mais ce n'est pas juste.
01:15:54Vous agissez.
01:15:55Vous menez une politique
01:15:56violemment climaticide.
01:15:58Climaticide et antisociale
01:16:00parce que ça va ensemble.
01:16:02Parce que ce sont toujours
01:16:03ceux qui à la fois participent
01:16:04le moins au réchauffement climatique
01:16:06et à la pollution
01:16:06qui pourtant en subissent
01:16:08le plus les conséquences.
01:16:10Oui, mesdames et messieurs
01:16:11les ministres,
01:16:11vous êtes coupables.
01:16:12Vous êtes coupables aussi
01:16:14de sacrifier le développement
01:16:15des énergies renouvelables
01:16:16pour un Eldorado nucléaire
01:16:18auquel plus personne ne croit.
01:16:19Trois réacteurs arrêtés
01:16:21la semaine dernière.
01:16:22Quatre à la puissance réduite
01:16:23parce que les feubles
01:16:24sont trop chauds.
01:16:25Avec quelle eau
01:16:26refroidirez-vous les réacteurs
01:16:27dans 15 ans ?
01:16:28Dans 30 ans ?
01:16:30En attendant,
01:16:30on rallume des centrales à gaz
01:16:32pour faire tourner
01:16:33les climatiseurs.
01:16:34Chapeau.
01:16:35Et c'est Total Energy
01:16:36qui se frotte les mains.
01:16:37Eux qui, dès 1971,
01:16:39savaient que leurs activités
01:16:40provoquaient un réchauffement planétaire
01:16:42et qui s'empressèrent donc
01:16:43d'organiser lobbying
01:16:44et climato-scepticisme.
01:16:4550 ans après,
01:16:47vous voilà décorant
01:16:48de la Légion d'honneur
01:16:49son PDG,
01:16:50M. Pouyanné,
01:16:51chantre l'électractivisme,
01:16:52responsable entre autres
01:16:53du désastre néocolonial
01:16:55Icop,
01:16:56un oléoduc de 5000 kilomètres
01:16:58qui multipliera par 7
01:16:59les émissions de CO2
01:17:00de l'Ouganda,
01:17:01menacera la ressource en eau
01:17:02de 40 millions d'habitants
01:17:04et déplacera sans état d'âme
01:17:05plus de 100 000 personnes.
01:17:07Mieux,
01:17:08vous avez sans honte
01:17:09emmené ce grand bienfaiteur
01:17:11de l'humanité
01:17:11à la COP30
01:17:12dans les bagages présidentiels
01:17:14d'où il a pu s'aborder
01:17:15les négociations climatiques
01:17:16et s'assurer
01:17:17qu'aucune mesure contraignante
01:17:18ne pèse sur l'industrie
01:17:20des hydrocarbures
01:17:20au détriment donc
01:17:21du monde entier.
01:17:23Vous êtes coupable enfin
01:17:24de détruire nos services publics,
01:17:25budget après budget,
01:17:26tout en refusant
01:17:27de taxer les super profits
01:17:29faits à nos dépens
01:17:29par Total
01:17:30et les autres multinationales.
01:17:31Bernard Arnault
01:17:32et ses amis
01:17:33des 500 familles
01:17:33les plus riches
01:17:34ont plus que doublé
01:17:35leur fortune
01:17:35sous Emmanuel Macron
01:17:36pendant que la pauvreté
01:17:37atteint le taux record
01:17:38de 15,4%.
01:17:39Or, non seulement
01:17:41les ultra-riches
01:17:41sont bien à l'abri
01:17:42de la chaleur
01:17:43dans leurs multiples
01:17:43résidences secondaires,
01:17:44mais leur mode de vie,
01:17:46leur jet privé,
01:17:46leur yacht,
01:17:47leur quête du profit permanent
01:17:48et surtout
01:17:49l'investissement massif
01:17:50de leur patrimoine
01:17:51exorbitant
01:17:52dans les industries
01:17:53les plus polluantes du monde
01:17:54constituent une menace
01:17:55directe sur nos vies.
01:17:57Mais pas touche
01:17:58à ces héros
01:17:59des temps modernes
01:17:59si méritants.
01:18:00Pas question de leur demander
01:18:01un centime
01:18:02alors qu'ils payent
01:18:03moins d'impôts
01:18:03que l'infirmière
01:18:04qui s'épuise
01:18:04en ce moment même
01:18:05à protéger ses patients
01:18:06avec de pauvres draps mouillés.
01:18:09Cependant,
01:18:10il faut être honnête,
01:18:11il n'est pas vrai
01:18:12que vous n'avez rien anticipé.
01:18:13Quand il s'agit
01:18:14de faire taire les voiles
01:18:14pour la justice climatique
01:18:15et sociale,
01:18:16là vous vous préparez
01:18:17et vous y mettez les moyens.
01:18:20Éco-terroriste,
01:18:20a dit M. Darmanin
01:18:21de celles et ceux
01:18:22qui se battent
01:18:22contre les méga-bassines
01:18:23qui accaparent notre ressource
01:18:24en eau
01:18:25au bénéfice de quelques-uns.
01:18:26Éco-terroristes,
01:18:28celles et ceux
01:18:28qui montent aux arbres
01:18:29pour empêcher
01:18:29qu'on les sacrifie
01:18:30sur l'hôtel des A69,
01:18:31Canal Seine-Nord
01:18:32et autres liens longturins
01:18:34plus inutiles et destructeurs
01:18:35les uns que les autres.
01:18:36Des militants
01:18:37comme Julien Le Guet
01:18:38font aujourd'hui face
01:18:39à un acharnement judiciaire
01:18:40sans précédent,
01:18:41à des condamnations hallucinantes
01:18:43et le ministre Nunez
01:18:44continue lui
01:18:44de défendre
01:18:45la répression sanglante
01:18:46de Sainte-Soligne
01:18:47malgré les vidéos,
01:18:48malgré les tirs interdits,
01:18:49malgré celles et ceux
01:18:50qui ont failli y rester
01:18:51alors qu'ils défendaient
01:18:52l'intérêt général humain.
01:18:54Lorsque les hôpitaux
01:18:55connaissent des températures
01:18:57dépassant 35 degrés
01:18:58dans certaines chambres,
01:19:00obligeant à déplacer
01:19:01des patients,
01:19:02c'est notre politique
01:19:03de santé qui est touchée.
01:19:05Lorsque la sécheresse
01:19:07fragilise les rendements
01:19:08d'agricoles,
01:19:08détruit des récoltes
01:19:09ou remet en cause
01:19:10certaines productions
01:19:11traditionnelles,
01:19:13c'est notre souveraineté
01:19:14alimentaire qui est impactée.
01:19:16Lorsque les primes
01:19:17d'assurance augmentent
01:19:18fortement dans les territoires
01:19:19exposés aux catastrophes
01:19:20naturelles,
01:19:21ou lorsque certains biens
01:19:22deviennent difficilement
01:19:24assurables,
01:19:24c'est notre pacte républicain
01:19:26de solidarité
01:19:27qui est abîmé.
01:19:29Lorsque des lignes
01:19:30ferroviaires ralentissent
01:19:31ou s'interrompent
01:19:33sous l'effet de la chaleur,
01:19:34lorsque des réseaux
01:19:35d'eau potable
01:19:35connaissent des ruptures
01:19:36d'approvisionnement,
01:19:37ce sont nos infrastructures
01:19:39stratégiques
01:19:40qui sont mises à mal.
01:19:42Autrement dit,
01:19:43la prise en compte
01:19:44du changement climatique
01:19:45ne peut plus être cantonnée
01:19:46à la seule politique
01:19:46environnementale.
01:19:47Elle doit désormais
01:19:49irriguer l'ensemble
01:19:50de l'action publique.
01:19:51La première responsabilité
01:19:53face à la crise climatique
01:19:54est celle des élus,
01:19:56particulièrement à l'extrême droite
01:19:57qui, depuis des années,
01:19:58ont nié, relativisé
01:20:00ou discrédité
01:20:01la parole scientifique.
01:20:02Pendant des décennies,
01:20:04le Rassemblement national
01:20:05et plus largement
01:20:06l'extrême droite
01:20:07a expliqué
01:20:07que le changement climatique
01:20:09n'était pas une priorité,
01:20:10que les scientifiques
01:20:11exagéraient,
01:20:12que le GIEC
01:20:13était alarmiste,
01:20:14voire propagandiste.
01:20:15Mais lorsque l'on passe
01:20:17son temps
01:20:17à remettre en cause
01:20:18les travaux scientifiques,
01:20:19à affaiblir
01:20:20les agences publiques,
01:20:21à mettre à mal
01:20:22les moyens
01:20:22de l'Office français
01:20:23de la biodiversité,
01:20:24de l'ADEME,
01:20:25des agences environnementales,
01:20:26on ne défend pas
01:20:27les Françaises
01:20:28et les Français.
01:20:29Non,
01:20:29on les désarme
01:20:30face aux crises à venir.
01:20:32Ne soyons pas complices.
01:20:34Mes chers collègues,
01:20:35il n'existe pas
01:20:36de solution magique.
01:20:37La réalité est complexe,
01:20:39exigeante.
01:20:40Elle nous impose
01:20:41de la planification,
01:20:42des investissements,
01:20:44de la science
01:20:45et surtout
01:20:46de la constance.
01:20:47Aujourd'hui encore,
01:20:49nous examinons
01:20:49des textes législatifs
01:20:51comme si les décennies à venir
01:20:53ressemblaient
01:20:54aux décennies passées.
01:20:56Le contenu
01:20:56de la loi Duplomb
01:20:57ou de la loi
01:20:58d'urgence agricole
01:20:59sur la gestion
01:21:00et la gouvernance
01:21:01de l'eau,
01:21:02les pesticides
01:21:02ou les agences sanitaires
01:21:04en est un parfait exemple.
01:21:06Pour les socialistes,
01:21:08chaque initiative législative,
01:21:10chaque projet de loi
01:21:11devrait désormais répondre
01:21:12à une question simple.
01:21:14Rend-t-il la France
01:21:15plus résiliente
01:21:16ou plus vulnérable
01:21:17face aux changements climatiques ?
01:21:19Si nous étions capables
01:21:21de répondre honnêtement
01:21:22à cette question,
01:21:23avant chaque vote,
01:21:25certaines lois
01:21:25ne verraient probablement
01:21:26jamais le jour.
01:21:28Le second pilier
01:21:29d'une bonne politique
01:21:30de transition écologique,
01:21:31c'est évidemment l'adaptation.
01:21:33Le Haut Conseil pour le climat
01:21:34estime que la France
01:21:35doit se préparer
01:21:36à un réchauffement
01:21:37pouvant atteindre
01:21:38plus 4 degrés
01:21:39sur son territoire
01:21:39d'ici la fin du siècle.
01:21:41Préparer le pays
01:21:42à cette hypothèse
01:21:43ne signifie pas
01:21:45s'y résigner.
01:21:46A plus 4 degrés,
01:21:47certaines régions
01:21:48connaîtront des températures
01:21:49dépassant régulièrement
01:21:5050 degrés.
01:21:51Les besoins en eau
01:21:52augmenteront fortement,
01:21:53les rendements agricoles
01:21:54seront profondément affectés,
01:21:56les incendies
01:21:56se multiplieront
01:21:57et certains territoires
01:21:58deviendront difficilement habitables
01:22:00plusieurs semaines par an.
01:22:02L'adaptation
01:22:03ne remplacera donc
01:22:04jamais l'atténuation.
01:22:05L'une vise à limiter
01:22:06l'ampleur du changement climatique,
01:22:08l'autre vise à protéger
01:22:09les Françaises
01:22:10et les Français
01:22:10contre ces conséquences
01:22:12déjà inévitables.
01:22:14Les deux sont indissociables.
01:22:16Et c'est précisément
01:22:17à l'aune de cette double exigence
01:22:18que nous jugeons
01:22:19aujourd'hui
01:22:20l'action du gouvernement.
01:22:21Monsieur le Premier ministre,
01:22:22les Françaises
01:22:23et les Français
01:22:23savent que le climat change,
01:22:25ils adaptent déjà
01:22:26leur comportement.
01:22:27Ils attendent désormais
01:22:28que l'État
01:22:29fasse sa part,
01:22:30ils attendent
01:22:31de la cohérence,
01:22:31de la constance,
01:22:32une ambition,
01:22:33ils attendent des moyens,
01:22:34ils attendent surtout
01:22:35une vision
01:22:37et des actions
01:22:37qui vont avec.
01:22:39Monsieur le Premier ministre,
01:22:40la censure ne doit
01:22:41pas être animée
01:22:42ni par l'émotion,
01:22:43ni par la tactique politicienne,
01:22:46ni par le candiraton.
01:22:47Les socialistes
01:22:49ont pris le temps
01:22:49de la réflexion
01:22:51et de la délibération collective.
01:22:54Censurer,
01:22:55c'est aussi
01:22:56prendre la responsabilité
01:22:58de ce qui vient après.
01:23:00Notre responsabilité
01:23:02n'est pas d'ajouter
01:23:03de l'instabilité
01:23:05à l'inaction.
01:23:06Le changement climatique
01:23:07n'attend pas
01:23:08les élections
01:23:09et nul ne peut
01:23:10raisonnablement penser
01:23:11que la nouvelle canicule
01:23:13qui débute
01:23:13sera mieux gérée
01:23:14par un gouvernement
01:23:15démissionnaire.
01:23:17Nous ne censurerons
01:23:19donc pas aujourd'hui
01:23:20votre gouvernement,
01:23:22mais ne nous trompons pas.
01:23:24Monsieur le Premier ministre,
01:23:26force est de constater
01:23:27que votre gouvernement
01:23:28n'a jusqu'à présent
01:23:29pas été à la hauteur
01:23:30du défi climatique.
01:23:32Dans ce combat,
01:23:33l'inaction n'est pas
01:23:34la prudence,
01:23:35c'est une faute politique.
01:23:37Face à l'urgence,
01:23:38notre responsabilité
01:23:39à nous, socialistes,
01:23:41est de construire
01:23:41l'alternative
01:23:42de proposer
01:23:43et d'être utile
01:23:45maintenant.
01:23:46La parole est à présent
01:23:47à M. Éric Liéjean
01:23:48pour le groupe
01:23:49Droite Républicaine.
01:23:50Je l'affirme avec force,
01:23:52la canicule est un sujet grave.
01:23:54Elle est grave
01:23:55pour les personnes âgées,
01:23:56en particulier
01:23:56les plus isolées.
01:23:58Elle est grave
01:23:59pour les enfants
01:23:59dans nos écoles.
01:24:00Elle est grave
01:24:01pour les soignants
01:24:02et les patients
01:24:03dans nos hôpitaux.
01:24:04Elle est grave
01:24:05pour nos agriculteurs
01:24:06qui voient leur bétail
01:24:07et leur culture souffrir.
01:24:09Elle est grave
01:24:10pour nos forêts
01:24:10qui subissent en ce moment
01:24:11des incendies dévasteurs
01:24:13malgré les efforts
01:24:14remarquables
01:24:15de nos pompiers.
01:24:16Elle est grave
01:24:17pour les élus locaux
01:24:18qui, partout sur le territoire,
01:24:20doivent adapter
01:24:20leur commune
01:24:21à des épisodes climatiques
01:24:22de plus en plus intenses.
01:24:24Mais précisément,
01:24:26parce que le sujet est grave,
01:24:28il mérite mieux
01:24:29qu'une posture politique.
01:24:31Il mérite mieux
01:24:32qu'une motion de censure.
01:24:34Depuis juillet 2024,
01:24:36depuis juillet 2024,
01:24:38c'est la 18e motion de censure
01:24:40déposée dans cet hémicycle.
01:24:4218 motions de censure
01:24:44en deux ans.
01:24:45Nous voilà revenus
01:24:46aux pires heures
01:24:47de la Quatrième République
01:24:48où l'intérêt du pays
01:24:50s'efface
01:24:51devant les manœuvres
01:24:52des partis.
01:24:53Mes chers collègues,
01:24:54la France n'a pas besoin
01:24:56d'une crise politique
01:24:57supplémentaire.
01:24:58Alors même que
01:24:59d'autres épisodes
01:25:00de chaleur arrivent,
01:25:01notre pays a précisément
01:25:03besoin d'un État
01:25:04au rendez-vous
01:25:05pour protéger les Français.
01:25:07Est-ce qu'un gouvernement
01:25:08renversé
01:25:09rafraîchira une salle
01:25:10de classe ?
01:25:11Est-ce qu'un gouvernement
01:25:12renversé
01:25:13protégera davantage
01:25:14notre agriculture ?
01:25:16Est-ce qu'un gouvernement
01:25:17renversé
01:25:18donnera davantage
01:25:19de moyens
01:25:20à nos pompiers
01:25:21pour lutter
01:25:21contre les incendies
01:25:22de forêt ?
01:25:22Évidemment non.
01:25:24Les Français
01:25:25attendent des solutions.
01:25:27Ils n'attendent pas
01:25:27une nouvelle crise politique.
01:25:29Et puisqu'il est question
01:25:30d'écologie
01:25:31et d'environnement,
01:25:32parlons-en sérieusement.
01:25:34Car enfin,
01:25:35mes chers collègues
01:25:36d'écologie,
01:25:38il existe chez vous
01:25:40une contradiction majeure.
01:25:41Vous expliquez
01:25:42depuis des années
01:25:43que la lutte
01:25:44contre le réchauffement
01:25:44climatique
01:25:45est la priorité absolue.
01:25:47Très bien.
01:25:48Mais dans le même temps,
01:25:49vous avez passé
01:25:50des décennies
01:25:51à combattre
01:25:52l'un des plus grands
01:25:52atouts de la France
01:25:53pour décarboner
01:25:54son économie,
01:25:55le nucléaire.
01:25:56Vous avez demandé
01:25:57et obtenu
01:25:58la fermeture de centrales.
01:25:59Et en faisant cela,
01:26:01vous avez combattu
01:26:02une énergie pilotable,
01:26:03une énergie décarbonée,
01:26:05une énergie souveraine,
01:26:07une énergie qui nous permet
01:26:08précisément
01:26:09de sortir des hydrocarbures,
01:26:11une énergie qui nous permet
01:26:13d'électrifier nos transports,
01:26:14notre industrie
01:26:15et nos logements,
01:26:17une énergie qui nous permet
01:26:19de produire
01:26:19sans dépendre
01:26:20du gaz russe
01:26:21ou du pétrole
01:26:21du Moyen-Orient.
01:26:23Combien de temps perdus ?
01:26:25Combien d'années perdues
01:26:26dans des débats idéologiques
01:26:27alors que le reste du monde
01:26:29poursuit sa course
01:26:29à l'énergie ?
01:26:30La droite républicaine
01:26:31ne votera pas
01:26:32cette motion de censure
01:26:33parce que la France
01:26:34a besoin d'un État
01:26:35qui protège
01:26:36et réponde à la crise.
01:26:38Je vous remercie.
01:26:39Merci beaucoup,
01:26:40Monsieur le député.
01:26:41La discussion est close.
01:26:44Je vais mettre maintenant
01:26:45en voie
01:26:45la motion de censure.
01:26:47Le scrutin est annoncé
01:26:48dans l'enceinte
01:26:48de l'Assemblée nationale.
01:26:49Voici le résultat
01:26:50du scrutin.
01:26:51Majorité requise
01:26:52pour l'adoption
01:26:53de la motion de censure
01:26:53sur la majorité absolue
01:26:55des membres
01:26:55composant l'Assemblée.
01:26:57289 pour l'adoption.
01:26:59132.
01:26:59La majorité requise
01:27:01n'étant pas atteinte,
01:27:02la motion de censure
01:27:03n'est pas adoptée.
01:27:04Avec 132 voix pour,
01:27:06la motion n'a pas été adoptée.
01:27:08Voilà pour ce numéro
01:27:09de la séance
01:27:10est ouverte.
01:27:11A très vite sur LCP.
01:27:12Au revoir.
01:27:12Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:18...
01:27:18...
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