- il y a 11 heures
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 06/07/2026.
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00:03Salut tout le monde !
00:04Salut Romain !
00:06C'est pas pourquoi le plus gai on va dire aujourd'hui malheureusement
00:09on parle un petit peu de scandale parce que la coupe du monde elle a peut-être basculé hier
00:13en tout cas c'est la question qui se pose malheureusement
00:15une très grosse polémique qui nous éloigne du terrain
00:18on parle de l'annulation de la suspension du joueur américain Folarin Balogoun
00:22on va évoquer Donald Trump, la FIFA, Gianni Infantino et leur façon de faire de la politique autour du football
00:27pourquoi ça devient honteux ?
00:29parce qu'il y a peut-être, probablement même, une ligne rouge qui a été franchie
00:33Est-ce que vous pouvez déjà nous réexpliquer Romain ce qui s'est passé précisément ?
00:37Tout à fait, les faits et rien que les faits
00:39On revient dans la nuit de mercredi à jeudi, 16ème de finale entre les Etats-Unis et la Bosnie
00:44victoire 2-0 des américains
00:45Folarin Balogoun, l'attaquant des Etats-Unis, est exclu en seconde période
00:49alors le carton rouge peut prêter à débat, c'est peut-être un peu sévère mais qu'importe
00:52l'attaquant Monaco sera suspendu en 8ème de finale, c'est la règle
00:56un carton rouge entraîne une suspension automatique pour un match
00:58mais hier donc, très gros rebondissement, la FIFA publie un communiqué
01:03pour annoncer que Balogoun pourra finalement jouer contre la Belgique
01:05l'instance dirigeante du football mondial qui explique
01:08que l'application de la suspension est suspendue pour une période probatoire d'un an
01:12Alors pourquoi ça fait polémique ?
01:13Et bien parce que le New York Times a révélé que Donald Trump
01:16avait directement appelé Gianni Infantino, le président de la FIFA
01:19pour faire annuler la suspension de Folarin Balogoun
01:22ce que le président des Etats-Unis a lui-même confirmé aujourd'hui
01:35Alors Trump il a quand même précisé avoir seulement entre guillemets demandé un réexamen
01:40et ne pas avoir exigé que la décision soit prise
01:43toujours est-il que vous l'avez vu il se vante d'avoir réussi
01:45et il avait déjà écrit sur son réseau True Social hier
01:48Merci à la FIFA d'avoir fait ce qu'il fallait
01:50et d'avoir réparé une grande injustice
01:52Enfin pour être complet, Gianni Infantino a réagi lui aussi dans l'après-midi
01:56pour rappeler vigoureusement l'indépendance et l'autonomie des organes judiciaires de la FIFA
02:01On va lire sa déclat
02:02Oui, j'ai bien reçu un appel du président Donald Trump
02:04Au cours de notre conversation, j'ai expliqué qu'une procédure judiciaire était en cours
02:08impliquant les organes judiciaires indépendants de la FIFA
02:11et que l'affaire serait tranchée en temps voulu par les organes compétents
02:14C'est ainsi que fonctionne le système de la FIFA
02:16et c'est un principe que je défendrai toujours
02:19Voilà pour les faits
02:20Désolé c'était un petit peu long
02:21mais je pense que c'était important d'être complet
02:24Voilà, maintenant nous autour de la table
02:26et vous devant votre écran évidemment
02:28vous avez compris l'idée de la polémique
02:29Est-ce qu'il s'agit d'une ingérence de la part de Donald Trump
02:32pour favoriser les Etats-Unis auprès de la FIFA
02:35avec la complicité de Gianni Infantino
02:37A quel point Trump et Infantino ont forcé ou non
02:40cette décision qui est favorable aux pays hautes
02:43l'affaire en tout cas elle fait très grand bruit partout dans le monde
02:46La sportsmanship est en question
02:48en la Coupe de l'Football
02:48après que FIFA a overturned la red card
02:51¿Qué ha explicado FIFA
02:52para quitar la roja?
02:53No la explica
02:54Cuando hay una sentencia
02:56como una roja
02:57y te dice
02:57no, la quito
02:58eso se llama autoritarismo
03:00FIFA tiene que ser transparente
03:01vous ne pouvez pas juste faire les règles
03:03vous pouvez juste faire les règles
03:04ce que FIFA a dit
03:05c'est que nous allons décider
03:06quand un joueur a la red card
03:09c'est qu'un joueur
03:10c'est qu'un joueur
03:11c'est qu'un joueur
03:11c'est qu'un joueur
03:13c'est qu'un joueur
03:14c'est qu'un joueur
03:15c'est qu'un joueur
03:20c'est qu'un joueur
03:23il choisi un joueur
03:23c'est qu'un joueur
03:23et le donard Trump
03:24et bien sûr
03:24c'est qu'un joueur
03:25qui essaye de influencer
03:27cette décision
03:28en fait
03:28la question ici
03:29est-ce que ça devient
03:30un périfimoire
03:32sportif
03:32clairement
03:34un échec
03:35controversialyl
03:50Romain, on va s'intéresser à ceux qui vont jouer, du côté américain, côté belge.
03:54Qu'est-ce qu'on en dit ?
03:55On en dit évidemment, côté américain, qu'on est ravi.
03:57Follarin Balogoun, c'est l'avancant retitulaire de l'équipe.
04:00Il a marqué trois buts en quatre matchs.
04:02Il sort d'une belle saison à Monaco.
04:03Il est en confiance.
04:04Côté belge, forcément, on a l'impression d'être floué.
04:07Je ne savais pas que dans les bureaux de la FIFA, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe.
04:12C'était une découverte pour moi.
04:14Je pense qu'il faut se référer aux communiqués de ma fédération, de la fédération belge.
04:19La fédération belge, elle ne se défend pas elle-même.
04:22Elle ne défend pas l'équipe nationale.
04:24Elle défend le football en général.
04:25Elle défend son intégrité.
04:27Elle défend son éthique.
04:28Et en plus, il faut savoir que Balogoun va bien jouer ce soir,
04:31puisque l'appel de la Belgique a été retoqué.
04:34Alors, Rudi Garcia le dit bien.
04:35Le problème, il dépasse le cadre simple, on va dire, de ce match.
04:39Surtout sur cette rencontre précisément.
04:41En revanche, il y a aussi un impact qui est très concret dans la préparation pour les Belges.
04:45Les explications de Thierry Henry.
04:56Alors, maintenant, c'est comment la FIFA justifie cette décision ?
05:00Eh bien, elle s'est justifiée, mais sans réellement se justifier.
05:03Je vais vous expliquer tout ça.
05:04Dans son communiqué, la FIFA s'appuie sur l'article 27 de son code disciplinaire.
05:08Le code disciplinaire, il est là.
05:09On l'a imprimé.
05:10Il fait 65 pages.
05:11Donc, bon, on se l'est farci aujourd'hui.
05:12Vous ne l'avez pas lu.
05:13Si, je l'ai lu en entier.
05:14Je peux vous le reciter, si vous voulez.
05:16Bref, cet article 27...
05:17Pendant que Olivier faisait la sieste.
05:18Exactement.
05:18Non, dans cet article 27, l'équipe, d'ailleurs, le journal L'Équipe n'a pas trouvé de trace de
05:22cet article 27 avant 2019.
05:24Donc, a priori, ça signifie qu'il a été mis en place sous le règne de Giannine Fantino.
05:28Voilà ce que stipule cet article 27.
05:30L'organe juridictionnel concerné peut décider de suspendre intégralement ou partiellement la mise en œuvre d'une mesure disciplinaire.
05:36Le dit organe juridictionnel impose à la personne sanctionnée une période probatoire d'un à quatre ans.
05:41Donc, c'est exactement ce qui s'est passé là.
05:43Donc, la loi existe.
05:44Mais à aucun moment, il n'est précisé concrètement comment ça s'applique, pourquoi ça s'applique, quelles sont les
05:49raisons.
05:50En fait, c'est très flou.
05:51Et ça va à l'encontre d'un autre article de ce code disciplinaire.
05:55C'est le 66 aliné à quatre.
05:57Une exclusion entraîne automatiquement une suspension pour le prochain match.
06:00Les organes juridictionnels de la FIFA peuvent imposer des suspensions de match supplémentaires et d'autres mesures disciplinaires.
06:07Du coup, quel article doit s'appliquer ?
06:09Pour quelles raisons ?
06:10Comment la FIFA motive sa décision ?
06:12On ne sait rien du tout.
06:14C'est opaque.
06:14Et surtout, ça crée un précédent.
06:16Pourquoi les autres pays ne pourraient pas faire la même chose ?
06:18Thomas Tourelle en a parlé.
06:38D'ailleurs, une précision, puisque Thomas Tourelle en parle, la Fédération française de football a fait appel auprès de la
06:43FIFA pour faire annuler le carton jaune de Michael Olysee, reçu contre le Paraguay.
06:46Vous l'avez dit, ça va créer un précédent.
06:48Non, ça crée un précédent. Il n'y en avait pas vraiment avant aucun ?
06:51Il y en a un.
06:52Ah, il y en a un.
06:52On en a trouvé un en 1962.
06:55Garincha, fabuleux aîné brésilien, exclu en demi-finale contre le Chili.
06:59Il avait pu jouer en finale contre la Tchécoslovaquie.
07:01Pourquoi ?
07:02Eh bien, l'histoire raconte, évoque des pressions politiques du gouvernement brésilien auprès de la FIFA.
07:06Tiens donc.
07:07Alors, par rapport à tout ça, il y a une réaction qui a attiré notre attention.
07:10C'est Seb Blatter, l'ancien président de la FIFA.
07:13Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques.
07:16Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants.
07:19Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA, la question est inévitable.
07:23Cova 10, où vas-tu, FIFA ?
07:25Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique.
07:29Alors, je vais vous dire, ça nous a presque fait un petit peu rire, parce que c'est Blatter qui
07:32critique Infantino là-dessus.
07:34C'est un peu comme si Zlatan Ibrahimović disait à Cristiano Ronaldo « Non, franchement, on l'a t'a
07:37le boulard ».
07:37C'est un peu l'hôpital qui se fait de la charité.
07:40Bref, on dirait que Blatter, il est un peu en train de dire « Là, franchement, t'abuses, même moi,
07:43je ne l'aurais pas fait ».
07:44Autre réaction, loin d'être anodine, l'UEFA, pourtant sous tutelle de la FIFA.
07:49La décision prise hier franchit une ligne rouge lorsque la sécurité juridique des règles n'est plus garantie.
07:53C'est l'intégrité du jeu qui est mise en péril et la crédibilité de la compétition qui s'en
07:57trouve affaiblie.
07:59Nous exprimons notre profonde consternation face à cette décision sans précédent, incompréhensible et injustifiable.
08:05On précise que la FIFA et l'UEFA sont en conflit perpétuel.
08:08Et puis, le sélectionneur de la Norvège, c'est Stále Solbaken.
08:11Il a aussi pointé le fait que ça placait l'équipe américaine, cette fois dans une position peu enviable.
08:33Alors après, ça n'ennuie pas tout le monde non plus.
08:35Je vous propose d'écouter Alexis Lalas, ancien joueur américain, consultant pour Fox Sports et aussi soutien autoproclamé de Donald
08:41Trump.
09:10Voilà, un peu de victimisation.
09:11Ça marche toujours. On pense à l'arbitre du match de ce soir également.
09:15Chacun fera les interprétations qu'il veut par rapport à cette affaire.
09:17Ce qui est sûr, c'est que c'est dommage parce que si les polémiques n'avaient pas manqué avant
09:21cette Coupe du Monde,
09:22le terrain les avait chassés jusqu'à maintenant.
09:24Revoilà les scandales sur le devant de la scène.
09:27C'est triste, mais on n'est pas surpris.
09:28C'est la FIFA de Giannino Fantino qui a décidé de faire passer la politique avant le football.
09:32Merci Romain.
09:33Bravo.
09:34Avec Arthur Girand.
09:35Avec Arthur Girand.
09:36Et Kevin Juvin aujourd'hui.
09:37Bravo. Merci Romain.
09:39On a Romain Delbello avec nous depuis les Etats-Unis.
09:41On va aller le voir dans un instant.
09:42Mais rapidement, allez, un petit mot, une ou deux phrases.
09:45Mais comment voyez les choses ?
09:46Est-ce que c'est le football qui est touché ?
09:47Est-ce que cette Coupe du Monde va être entachée encore ?
09:51Ce que dit l'UFA, c'est peut-être la phrase la plus importante.
09:54Une ligne rouge a été franchie.
09:55Très clairement.
09:56L'ingérence, une ingérence politique dans un organe comme la FIFA,
10:00c'est d'une dangerosité sans nom.
10:02Et je rappelle juste carrément, je prends des précautions parce que c'est un organe indépendant,
10:07comme l'a dit Giannino Fantino.
10:08Normalement, lui, il n'a aucun pouvoir sur cette commission qui a statué.
10:12Lui, il a reçu l'appel de Trump, mais rien ne nous dit qu'il a mis la pression à
10:15cet organe
10:16qui est complètement indépendant et il n'a aucun pouvoir sur cet organe.
10:18On va essayer de donner un exemple concret pour les gens qui nous regardent.
10:22Imaginons Coupe du Monde en France, la France d'Embélé prend un carton rouge en 16e de finale
10:28et Emmanuel Macron appelle le président de la FIFA pour faire annuler le carton.
10:33Du moins, dire, je ne comprends pas ce carton rouge d'Embélé.
10:35Et dans la foulée, la FIFA prend la décision d'annuler le carton et de faire jouer d'Embélé derrière.
10:39Ça créerait un scandale sans précédent.
10:41Là, honnêtement, on l'avait vu venir avoir la compétition pour terminer.
10:44On avait vu venir cette ingérence possible de la part de Trump,
10:47qui n'en est pas à son coup d'essai évidemment,
10:49parce qu'il fait ça un peu partout sur tous les sujets.
10:51Là, le faire dans sa Coupe du Monde aux Etats-Unis,
10:55et le sélectionneur de l'Avragin l'a dit,
10:57maintenant, il y aura un doute sur chaque match des Etats-Unis
10:59tant que les Etats-Unis seront dans cette compétition.
11:01C'est terrible, parce que c'est vrai que maintenant,
11:03ça va être le monde entier contre cette pauvre équipe américaine.
11:05Benoît, pour les joueurs américains, ça va être dur aussi à porter au final.
11:08Oui, ça va être dur.
11:09Mais après, moi, ce qui me désole, c'est cette ingérence politique.
11:13Parce qu'il ne faudra pas oublier à la fin de cette Coupe du Monde
11:16tout ce qui est arrivé, parce qu'on est un peu hypé par tous les matchs.
11:19Et dont moi, parce qu'on se régale, mine de rien, sur le terrain.
11:23Les salles sont pleines, il y a quand même de l'ambiance et tout.
11:26Mais il ne faudra pas oublier tout ce qui s'est passé avant,
11:28les arrivées de certaines équipes,
11:31certains qui n'ont pas pu...
11:33L'arbitre, c'est déjà le premier grand scalaire, l'arbitre.
11:36Là, encore une fois, il y a cette affaire,
11:39et bizarrement, c'est Balogoun et les Etats-Unis.
11:42Il ne faudra pas oublier.
11:44Et je pense qu'on est en train de passer du mauvais côté.
11:50Clairement, parce que maintenant, toutes les équipes,
11:52dès qu'il va y avoir carton jaune, carton rouge,
11:53elles vont dire, pourquoi pas nous ?
11:55Donc à chaque fois, ça va faire jurisprudence.
11:58À chaque fois, ça va créer des polémiques.
12:02Après, si on est beaucoup plus large pour faire court,
12:05c'est un peu ce que vit aujourd'hui notre société.
12:07Sur un plan sociétal, on est sur différents thèmes politiques
12:11qui peuvent se passer comme ça.
12:13Des gens au puissant, aujourd'hui, se permettent tout et n'importe quoi.
12:17Et on en a la preuve, aujourd'hui, avec Donald Trump et Gianni Infantino.
12:19Alors, on va aller voir Romain Delbello,
12:22qui connaît bien Donald Trump, justement, qui était avec nous.
12:26Romain, vous, ça ne vous surprend pas, évidemment, j'ai l'impression.
12:31Mais vous pouvez nous dire l'impact, d'ailleurs,
12:33que ça peut avoir aussi aux Etats-Unis.
12:35On a vu des réactions, nous, qui nous surprennent, presque.
12:38Ou les Américains trouvent ça presque logique, si j'ai bien compris.
12:42Quelle histoire, Benoît, quelle histoire.
12:45Oui, alors, les Américains, ils sont un petit peu,
12:46enfin, les supporters de foot, ils sont un petit peu les fesses
12:49entre deux chaises.
12:50Parce que d'un côté, ils considèrent, on peut dire à juste titre,
12:54que le carton rouge était exagéré, voire injuste.
12:56Il y avait un petit mouvement, oui, Balogoun, libéré Balogoun,
12:59qui était sorti de manière anecdotique,
13:03pour expliquer que le rouge n'aurait pas dû être sorti,
13:05donc que l'exclusion était injustifiée.
13:07Évidemment, là, ce qui s'est passé derrière, l'ingérence politique,
13:10c'est un autre degré.
13:11Et donc, ils ne savent pas trop comment gérer,
13:12parce qu'ils sont contents que Balogoun puisse jouer.
13:15Mais de l'autre côté, ils sentent bien que ce n'est pas normal.
13:17Alors, le meilleur exemple que je puisse vous donner,
13:19c'est un échange de messages que j'ai dans un groupe WhatsApp
13:22avec des amis Américains avec qui je joue au football.
13:24Donc, il adore le foot, qui sont Américains,
13:26qui sont à fond derrière l'équipe.
13:27Et donc, ce matin, ça a été lancé par un des amis qui a dit
13:32« Je pense qu'il faudrait que Pochettino ne fasse pas jouer Balogoun
13:36pour l'intégrité du sport et puis pour ne pas ternir
13:40une éventuelle belle performance des Américains. »
13:43Ce à quoi, quelqu'un a répondu « Mais non, on n'a rien à foutre,
13:45on le fait jouer. »
13:46Et puis après, en disant « Mais tu as peut-être raison. »
13:49Quelqu'un d'autre a dit « Non, c'est vrai, tu as raison. »
13:50Et puis finalement, le dernier mot, c'est qu'il a dit « Non, non, on s'en fout.
13:53» Où Trump a appelé « Le mec doit jouer. »
13:56Et c'est comme ça.
13:57Donc, il y a vraiment une sorte de schizophrénie
13:59du côté des Américains sur ce cas.
14:01Ce qui est vrai, par contre, c'est que ça va enclencher,
14:03et ça, Alexis Lallas l'a dit,
14:05peut-être un mouvement qui n'était pas prévu
14:08de répulsion envers l'équipe américaine
14:10si jamais elle gagne, notamment si Balogoun marque.
14:14Parce qu'effectivement, il y avait plutôt un côté sympathique
14:16pour l'instant assez entraînant de cette équipe américaine.
14:19Et là, c'est évidemment ce qui s'est passé
14:22apporte un aspect très différent
14:24à l'approche qu'on a de cette équipe américaine.
14:28Romain, restez avec nous, mais juste Émilie
14:29qui voulait réagir, justement.
14:32Je rappelle juste qu'en introduction,
14:35Anne Fantineau a donné le prix de la paix,
14:37ce que tu disais, Romain, à Donald Trump.
14:40Déjà, en intro, on devait savoir
14:42qu'on allait être floué de A à Z.
14:44Et là, ça se confirme.
14:45Ce qui est terrible, c'est l'impact que ça a
14:47sur le terrain et sur le jeu.
14:49Parce qu'en fait, ce qu'expliquait Romain aux États-Unis
14:52en disant qu'effectivement, les supporters
14:54ne savent pas comment se positionner,
14:55ça, je peux l'entendre parce que t'es à fond
14:57dans ta compétition, t'es sur le terrain,
14:58t'es sur ton équipe, t'es en plus sur ton patriotisme.
15:01Sauf que là, ce dont on parle,
15:03c'est le level du dessus, en fait.
15:05C'est l'institution biaisée par la politique
15:07et c'est écrit depuis le début.
15:10Et puis, c'est OK, en fait.
15:11Il ne se cache même plus.
15:12Donc, je trouve qu'il y a un côté dramatique.
15:15Et je rejoins Benoît sur le...
15:16C'est le reflet de la société.
15:18C'est comme ça.
15:19Et puis, ça va passer.
15:20C'est terrible.
15:21C'est terrible.
15:21Alors, Olivier, ça va passer ?
15:22Ou vous pensez que là, justement,
15:24par les lignes rouges franchies et tout,
15:25vous pensez que ça peut avoir des conséquences,
15:27justement, et qu'il peut se passer des choses ?
15:29Moi, il y a deux choses qui m'énervent.
15:30Un, c'est l'attitude de Trump.
15:32Parce que, quand vous voyez son interview,
15:34encore une fois, il se présente comme le maître du monde.
15:37Je fais ce que je veux.
15:38Je vais vous dire une grosse bêtise.
15:40Mais on a presque le sentiment qu'il est content,
15:41comme quand il a déclaré la guerre à l'Iran.
15:44Voilà, c'est moi, je fais ce que je veux.
15:46Alors, je peux prendre mon téléphone.
15:47Alors, une fois, je déclaré la guerre.
15:49L'autre côté, je demande l'annulation d'un carton rouge.
15:51C'est dramatique.
15:52On vit un truc de fou furieux.
15:55Et la deuxième chose,
15:56eh bien, moi, je rejoins l'éditorialiste américain
16:00qu'on a entendu.
16:01C'est qu'Anne Fantineau doit démissionner.
16:03Parce que c'est un truc...
16:05On ne peut plus grave.
16:07On ne peut pas...
16:07Vous avez beau nous expliquer
16:09que c'est une institution à part
16:11qui prend les décisions, etc.,
16:12que le président de la FIFA n'a pas à intervenir là-dedans,
16:15mais tout ce que vous voulez,
16:16mais c'est quand même...
16:17C'est une erreur monstrueuse.
16:18Et on a le sentiment, véritablement,
16:21que notre football,
16:22on nous a présenté la Coupe du Monde
16:23comme une belle Coupe du Monde.
16:26Mais ce n'est qu'une Coupe du Monde business.
16:28Ce n'est que de l'argent.
16:30Que de l'argent.
16:30J'ai une petite indication.
16:33J'ai reçu de la part du président Kayasso,
16:35vous savez, le président de Saint-Etienne
16:37qui est aux Etats-Unis.
16:39Quart de finale, 1 500 euros, la place.
16:42Demi-finale, 2 500 euros, la place.
16:462 500 dollars, pardon.
16:47Finale, 5 000 euros.
16:49Vous vous rendez compte ?
16:50Vous vous rendez compte de ce que c'est ?
16:51Si c'est ça, le football ?
16:52– Il était derrière un panneau.
16:55– Vous vous rendez compte de ce qu'est devenu le football ?
16:58Ce que nous, on adore.
17:00Vous parliez du mythe du Brésil tout à l'heure
17:03qui était le football champagne extraordinaire.
17:06Ça dansait, c'était beau.
17:07Mais vous voyez où on en est arrivé là maintenant ?
17:10Et Enfantino ne doit pas démissionner,
17:12mais il doit se barrer en courant.
17:13– Alors cette histoire est loin d'être terminée
17:16puisqu'aujourd'hui, la Fédération de Belgique,
17:18donc la Fédération de football,
17:19a encore communiqué.
17:20Elle a expliqué, oui, on a demandé des explications à la FIFA,
17:24mais on n'a pas eu de réponse.
17:26Pour la FIFA, ça a été un appel.
17:28Ils ont tout de suite dit à la FIFA,
17:30non, non, c'est irrecevable.
17:32Ensuite, lors de la réunion de coordination d'avant-match,
17:34la partie consacrée à la suspension automatique des joueurs
17:37a été retirée.
17:38Demande encore d'explication de la Belgique.
17:40Et là, toujours pas de réponse.
17:41La Fédération belge n'a reçu ni la décision de la FIFA,
17:44ni la moindre explication concernant ce dossier.
17:47Nous n'aurons donc que d'autres choix
17:49que de contester l'éligibilité du joueur pour le prochain match.
17:52Ça veut dire qu'il y aura encore une décision à prendre.
17:55Il y a encore une réclamation.
17:56– Romain, juste pour terminer,
17:58votre Donald Trump a encore mis le bazar dans le monde du football,
18:01donc voilà, un immense bazar.
18:03Moi, la question que je me posais,
18:04est-ce que ça lui profite vraiment à Donald Trump, cette histoire ?
18:08– Alors, est-ce que ça lui importe déjà la question ?
18:11Je ne crois pas.
18:12Non, ce qui est étonnant,
18:13c'est qu'il avait été incroyablement discret
18:15depuis le début de la compétition.
18:17On l'avait beaucoup vu avant,
18:18avec ce prix Nobel, enfin ce prix Nobel,
18:20ce prix de la paix qui lui avait été donné par Gianni Infantino.
18:24Il avait beaucoup parlé avant,
18:26il avait beaucoup agi, l'administration avait beaucoup agi.
18:27Et puis depuis le début, on ne l'avait pas entendu,
18:30on ne l'avait pas vu sur aucun stade.
18:31Il n'est prévu de venir que pour la finale,
18:33qu'il y a l'équipe américaine ou pas.
18:35Donc il était extrêmement calme.
18:37Et voilà, après le calme, c'est la tempête,
18:40vous savez, on inverse parfois les choses.
18:42Et là, il a saisi l'occasion.
18:44Ce qui est assez frappant, c'est qu'il admet,
18:46non seulement qu'il a appelé,
18:47mais qu'il admet qu'il n'y connaît rien.
18:48Si on revoit toute son interview,
18:50qu'il n'y connaît pas grand-chose,
18:51mais qu'il a été un grand athlète, un bon athlète,
18:53et qu'il voit très bien qu'il n'y avait absolument pas rouge.
18:55Ce qui peut être vrai d'ailleurs, dans un sens,
18:57mais évidemment, ce n'est pas ça la question.
19:00Le chassé de naturel, il revient au galop.
19:02Olivier l'a dit, on est dans un autre monde maintenant.
19:05Et la FIFA est un état en lui-même.
19:07Et donc, ça implique des choses qui parfois
19:09dépassent le cadre du foot.
19:10On ne peut que le déplorer.
19:11On verra aujourd'hui ce qui va se passer.
19:14On verra si Mauricio Pochettino
19:15a un geste d'intégrité énorme
19:17qui serait de mettre Balogoun sur le banc.
19:18Je n'y crois pas.
19:19Mais on pourra suivre ça tout à l'heure.
19:22Merci beaucoup Romain.
19:23Merci d'avoir été avec nous.
19:25Merci de l'autre Romain également.
19:27Le Romain Aran avec son superbe tee-shirt.
19:29Bravo Romain.
19:30C'était fantastique.
19:32Les compos Espen-Portugal vont tomber dans quelques instants.
19:35On va voir s'il y a des surprises.
19:36Un côté portugais, on surveille ça de près.
19:38Comment on doit gérer le casse-tête des cartons jaunes.
19:40Trois cartons jaunes pour Didier Deschamps.
19:42Vous allez aider Didier Deschamps dans quelques instants
19:44quand on dit ça gérer cette histoire-là.
19:45Et puis Mercato, il y a des transferts PSG.
19:47Erling Allang, vous restez avec nous.
19:48A tout de suite.
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