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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 13 minutes
Qualifié en quarts de finale, le Maroc montre sa régularité au plus haut niveau international.

La récompense d'un travail de fond et du nouveau sélectionneur, Mohamed Ouahbi.

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--- TIMELINE ---
00:00 Introduction
01:51 Comment le Maroc est devenu en une décennie un top 10 mondial ?
04:40 La maturité d'une équipe ratant sa première période contre le Canada
06:20 Mohamed Ouahbi, des choix forts et l'incoporation de nouveaux jeunes
07:50 Davantage d'altruisme des joueurs offensifs et Diop qui s'affirme derrière
09:20 Les statuts ne sont plus indéboulonnables (exemple avec Rahimi)
10:50 Un projet global qui dépasse l'équipe nationale masculine
11:57 Conclusion

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Bonjour à tous et bienvenue.
00:01Demi-finaliste en 2022, le Maroc sera au minimum quart de finaliste pour cette édition 2026.
00:07Une performance qu'aucune autre nation africaine n'a atteinte dans toute l'histoire.
00:12C'est dire où se situent actuellement les Lyons de l'Atlas.
00:15Une régularité au plus haut niveau international et ce depuis des années.
00:18Qu'importe un changement de sélectionneur,
00:21qu'importe les séquelles forcément dans le vestiaire après la finale de la Cannes,
00:25qu'importe les blessures de plusieurs cadres,
00:27que ce soit Aguère, El Zalzouli, la retraite de Romain Saïs,
00:31certains choix forts de se priver de non.
00:33On peut penser à Nesri notamment, à des jeunes, on le disait, très prometteurs,
00:37comme Ben Seguir, comme Amin Adli ou tant d'autres joueurs.
00:40Qu'importe la composition de l'effectif de qui est sur le banc ou sur le terrain,
00:43le Maroc a un système qui fait que depuis des années,
00:47elle est l'une des meilleures équipes internationales.
00:49Parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas de doute.
00:50C'est évidemment un top 10 mondial qui, en prime, n'avait pas un groupe si facile.
00:55Contrairement à d'autres, on peut penser notamment à l'Afrique du Sud,
00:58le Maroc avait peut-être Haïti et l'Écosse, mais également le Brésil dans sa poule.
01:02Où les lions sont globalement meilleurs collectivement,
01:04mais ont pêché un petit peu par individualisme dans les 30 derniers mètres,
01:08mais avaient laissé notamment en première période une excellente impression collective.
01:11Je rappelle qu'en 16e de finale, ce sont les Pays-Bas qui, quand même,
01:14avaient globalement impressionné et qui avaient simplement fait un nul face au Japon
01:18avant d'étrier la Suède et la Tunisie.
01:20Et le Maroc a globalement étrié collectivement les Pays-Bas.
01:24Alors évidemment, un scénario hitchcockien soit,
01:26mais je parle en termes de jeu, on a en face les Bataves
01:29qui vont modifier leur animation parce qu'ils jouent le Maroc.
01:32C'est-à-dire le respect qu'impose cette équipe à ses adversaires.
01:36Et hier, dans peut-être le match le plus difficile de la compétition,
01:38ce qui est le plus ironique parce que c'était peut-être l'un des adversaires les plus faciles,
01:42ils ont fait preuve d'une grande maturité pour se qualifier en quart de finale
01:45et rencontrer une nouvelle rivalité des dernières années, l'équipe de France.
01:51Lorsqu'on évoque le football marocain, il est bon de rappeler
01:54qu'à une époque pas si lointaine, les Lyons de l'Atlas,
01:58parfois ne se qualifiaient même pas pour la Coupe d'Afrique des Nations.
02:00Et tous ceux qui ont suivi le parcours des Lyons depuis, on va dire, 15-20 ans sur l'histoire
02:04moderne,
02:05ils savent à quel point il a été semé d'embûches
02:07et la progression, elle est d'autant plus folle.
02:09Mais au final, elle est rationnelle.
02:11Parce qu'on va encore le rappeler, c'est avant tout un projet structurel
02:14avec une politique qui a été instaurée il y a une dizaine d'années.
02:17A l'époque, on a une fédération qui est sans dessus-dessous, il y a énormément de problèmes,
02:21ça part dans tous les sens.
02:22Ça, ce sera toujours le mérite de Fawzi Lecja, lorsqu'il a été élu, prédant de la fédération,
02:26c'est qu'il a remis de l'ordre dans la maison.
02:27Il y avait une vision claire qui a été accompagnée évidemment d'investissements politiques importants,
02:31notamment pour les structures, et ça a apporté ses fruits.
02:34Le plus important, c'est même pas les résultats de l'équipe A.
02:37Je sais que c'est ce que tout le monde voit.
02:38Mais c'est avant tout ce qui a été fait pour la formation, que ce soit des coachs et des
02:41jeunes.
02:41Évidemment, il y a le projet de l'académie Mohamed VI,
02:44qui a livré quantité de joueurs pour l'équipe nationale et également pour plein d'autres clubs.
02:48Mais on a également insisté avec les différentes équipes du Botola d'investir dans la formation.
02:52Alors je sais, le Botola, malheureusement, tu as encore des équipes où ce sont les agents qui dominent, etc.
02:57Et il y a plein de migmacs en coulisses, et ça c'est dommage.
02:59Néanmoins, au niveau de la fédération, on a essayé de faire un gros travail.
03:02On a également énormément investi sur l'état des pelouses et des structures.
03:05Parce qu'on peut parler des stades, de tout ce que vous voulez, on va revenir à la base.
03:09Le foot, on a besoin d'encadrants, on a besoin d'arbitres.
03:12Ça, il y a eu des formations spéciales qui ont été dédiées depuis un moment.
03:15On a tout revu, et surtout on a besoin de bons terrains.
03:18C'est ce qui fait la différence aujourd'hui avec ses voisins, notamment tunisiens.
03:21Pourquoi la Tunisie n'arrive plus à former de joueurs ?
03:23Parce que la base, elle a été coupée.
03:24Ça, c'est sur le niveau structurel et le niveau de la formation, principalement des éducateurs.
03:28Le Maroc a eu énormément de succès en jeûne, comme vous le savez.
03:31Récemment, la Coupe du Mont-du-20.
03:32Mais pas que ça.
03:33Il a gagné notamment le dernier Chan, également la Coupe Arabe.
03:36Bref, avec des joueurs issus de sa formation, des joueurs locaux.
03:39On peut notamment passer à l'entraîneur Tarek Sektaoui,
03:42qui a fait justement ce doublé Chan et Coupe Arabe,
03:44que beaucoup imaginaient prendre la succession de Wally Drey-Graghi.
03:47Finalement, ce serait un autre technicien marocain, comme vous le savez,
03:50Mohamed Ouabi, et c'était un choix payant de la fédération.
03:54Alors, ça n'empêche pas, comme on l'avait expliqué,
03:56que justement, ces dernières années, depuis un an et demi,
03:58il y avait des petits soucis à la direction technique nationale marocaine.
04:01Les résultats en jeûne se sont un petit peu ressentis.
04:03On a justement récupéré des copains, les copains un peu à l'étranger et tout.
04:06Donc, il y a eu tout un petit business comme ça.
04:08Mais lorsque la fédération s'est rendue compte de la réalité,
04:10tout de suite, on a procédé à un changement.
04:12Et ça, je veux vraiment le rappeler, parce que c'est le plus important.
04:14C'est que ça investit dans les jeunes.
04:15Ça investit au niveau de l'équipe féminine.
04:17Donc, en fait, tout ce qu'on voit aujourd'hui,
04:18quand on parle de top 10 mondial, ce n'est pas simplement l'équipe nationale.
04:21Ah ! C'est l'entièreté du football marocain.
04:23Ce qui n'empêche pas, des fois, certains soucis.
04:25Avec un président assez absent, le comité exécutif avait l'impression de diriger un petit peu tout seul.
04:30Mais dans la globalité, c'est l'exemple à suivre.
04:31Que ce soit pour les nations africaines et même les autres.
04:34Investissez dans votre formation.
04:35Et tôt ou tard, un jour, vous allez être récompensé.
04:40Après cette contextualisation, que j'estime toujours importante
04:42pour ceux qui ne suivent pas forcément le Maroc régulièrement,
04:45place à cette équipe.
04:46Parce qu'elle en a eu des tuiles.
04:48Et notamment hier face au Canada.
04:50Ironiquement, c'était peut-être la rencontre la plus difficile.
04:52Et la première fois, surtout dans la compétition,
04:55que le Maroc rate un peu sa première période.
04:57Alors, c'est aussi gloire au Canada qui a tout donné.
05:00Qui a mis une intensité absolument incroyable tonitruante.
05:03Potentiellement, notamment en deuxième période,
05:04si on voit toutes les lacunes et les limites canadiennes.
05:06Ceci par une fatigue, parce qu'ils ne pouvaient pas continuer à ce rythme-là.
05:09Néanmoins, le plan de jeu n'était pas mauvais.
05:10Parce qu'ils ont vraiment mis à mal le Maroc.
05:12Qui en plus perd Saïbari sur blessure.
05:14Ça commence à faire beaucoup, en tout cas dans la liste des pépins physiques.
05:17Et puis, l'axe défensif qui a mené une petite incertitude.
05:20Et là, on a encore une fois Yassine Bounou.
05:22On va encore le rappeler, mais il a un arrêt à faire.
05:25En plus, quel arrêt ? Un moment clé.
05:27Et il permet à son équipe d'être à 0-0.
05:30C'est la marque des très grands gardiens.
05:31Tu en as besoin une fois ou deux par le match.
05:33Yassine Bounou, il est toujours là.
05:34Et ça fait maintenant, je ne sais pas combien d'années.
05:35Au moins une décennie.
05:36Donc, le Maroc rentre à la pause à 0-0.
05:39Après une première période insipide.
05:40Ils ont manqué de rythme dans les transmissions, dans plein de choses.
05:42Où ils ont été énormément gênés également par le Canada.
05:45Il y a eu des erreurs techniques.
05:46Des fois même, le pressing canadien obstruait les remontées de balles marocaines.
05:50Qui en plus s'énervaient.
05:51On a vu Unai prendre un carton.
05:52El Hanouz aussi avec des gestes d'humeur.
05:54Et pourquoi c'était peut-être la rencontre la plus difficile ?
05:57C'est qu'on aurait pu se dire, ah ben le Maroc sort mentalement du match.
06:00Et là, en fait, on a vu tout l'inverse en deuxième période.
06:02On a vu une équipe mature.
06:04On a vu une équipe qui s'est réveillée.
06:05Parce qu'il y a ce qu'on appelle dans le football de gérer les temps faibles.
06:08Le Maroc a un gros temps faible.
06:10Mais au final, Boune nous les sauve.
06:11Et il reste à 0-0.
06:13Donc c'était bon.
06:14Il y a aussi des ajustements tactiques d'un sélectionneur qui est très intelligent.
06:18D'un sélectionneur qui a été formé longuement.
06:20Qui a travaillé aussi avec les jeunes au Maroc.
06:21Qui a fait plein de bonnes choses.
06:23Et on voit les ajustements notamment vis-à-vis d'Anoui, d'Unai, vis-à-vis de plein de choses.
06:27Il faudrait quand même rendre hommage au travail du sélectionneur.
06:29Parce que d'une, ce n'est pas forcément évident de succéder à Wally Drey-Graghi.
06:32Qui a fait un très bon boulot, qui a posé des bases.
06:34On a pris ces bases-là et le nouveau sélectionneur, Wally Drey-Graghi, a justement ajouté aussi sa patte.
06:39Avec des choix forts.
06:40Regardez la liste qu'il fait.
06:41On ne va pas se fier aux statues, les Bensegui, les mêmes, les mêmes, les Nesri.
06:45Et il ne faut quand même pas oublier que si on compare 2022 à 2026,
06:48c'est une nouvelle génération qui avait déjà été entamée par Egraghi.
06:51Mais adieu les Bouffales, adieu les Zièches, adieu les Romains Saïs, adieu aussi les Nesri.
06:55On parlait de cadre, Amrabat qui est aujourd'hui sur le banc.
06:58Aujourd'hui, regardez, on a une nouvelle génération marocaine.
07:00Évidemment incarnée par un milieu de terrain, Bouadier-Laynaoui, dont on pourra reparler.
07:03Mais pas que, parce qu'on a d'autres qui sont en pleine force de l'âge.
07:05On peut penser notamment à Ounaï.
07:07El-Khanous, maintenant ça fait un moment qu'il est là.
07:09On a toujours Brahim Diaz.
07:10On a devant Saïbari, qui a 25 ans aussi.
07:12Derrière, on a Issa Diop.
07:14Là, on avait Alal, avant on avait Riyad Shadi, je dois peut-être mal le prononcer.
07:18On a toujours Mazraoui et Hakimi qui ont moins de 30 ans.
07:21Et derrière, on a Salah Adin sur le banc, potentiellement le jeune latéral gauche qu'on avait vu à la
07:25Cannes.
07:25Ce qui montre le réservoir incroyable du Maroc.
07:27Mais encore faut-il utiliser ce réservoir.
07:29Encore faut-il dresser une hiérarchie.
07:30Encore faut-il penser les plaies d'un vestiaire qui forcément a été impacté par la finale de la Cannes,
07:35ce pénalty et tout ça.
07:36Faut rendre hommage à l'entraîneur parce que c'est pas évident la situation qu'il récupère.
07:39Et avec les choix forts qu'il fait.
07:40Et tout le monde adhère.
07:41On voit dans les sorties de balles, on voit plein de choses.
07:43On voit l'ambition dans le jeu.
07:45Mais grande D.
07:45Mais grande D, grande D.
07:49Et ce qui est encore plus fort, c'est que contrairement à tant de coachs qui vont se victimiser,
07:53qui vont des fois se plaindre ou être dans la négativité,
07:55à aucun moment, Wabi, c'est le cas.
07:58J'ai des blessés, c'est pas grave.
08:00Là, face au Canada, ok, on va ajuster.
08:02Les ajustements en seconde période, ils sont parfaits.
08:04Évidemment, tactiquement, on a vu un Unai un petit peu plus sur le côté, notamment, pour faire du surnombre.
08:08Et puis surtout, on a vu une équipe conquérante.
08:10Le petit schéma sur le coup franc, boum, Hakimi Unai, super bien joué.
08:14Puis là, on avait un Maroc plus intense.
08:16Contrôler le match et dérouler totalement sur la fin.
08:19Avec surtout davantage d'altruisme.
08:20Parce que c'est ce qui avait manqué lors de la première phase.
08:23Des fois, oui, Brahim Diaz, ça tricote, Unai, Elhanous, etc.
08:26Mais des fois, ça garde un peu trop la balle.
08:28Notamment dans les 30 derniers mètres.
08:30Et là, enfin, on l'a donné davantage avec un Brahim Diaz qui peut-être a fait sa meilleure période,
08:34en tout cas de la Coupe du Monde potentiellement.
08:36Parce que le plus dur dans le football, c'est la simplicité.
08:38C'est le geste juste.
08:39Ce qu'a eu Brahim Diaz, notamment sur ces contrôles-là.
08:42Évidemment, on va parler du doublé d'Unai,
08:44qui fait un match quand même globalement assez inégal.
08:46Mais lorsqu'il revêt le mal de l'équipe nationale et avec un rôle pareil,
08:49il répond présent, évidemment, depuis le début de la compétition.
08:52Elhanous, alors c'est vrai que peut-être statistiquement,
08:54c'est pas encore foufou.
08:56Mais quand même, le jeu est un peu plus épuré.
08:57Il fait quand même globalement un bon mondial.
08:59Alors, Bouadi, il a peut-être un coup un petit peu de moins bien.
09:02Mais Amrabat fait une entrée comme il fallait à ce niveau-là.
09:05Et Lainawik est toujours là malgré une ou deux pertes de balle un petit peu coupables en première période.
09:10Globalement, c'est la régularité.
09:11On a vu aussi un Issa Diop pouvoir s'imposer un peu comme le patron défensif.
09:14On a vu une meilleure deuxième période également de son compère Halal.
09:18Et puis bon, on a ce banc avec Raimi.
09:20J'aimerais rendre un petit hommage parce que souvent le Maroc,
09:22on disait qu'il y avait un problème de numéro 9.
09:24Ça, ça a été un débat sans piternel.
09:27Certains n'étaient pas satisfaits par Enesri, etc.
09:29D'autres, vous l'avez de le raza.
09:30Enfin bref, Raimi, c'est un joueur qui peut jouer sur les côtés,
09:33qui peut jouer devant, qui est toujours très actif.
09:35Il a été formé notamment au Raja Casablanca.
09:37Enfin, moi, je me rappelle quand je l'avais vu, c'était ses jeunes années au Raja.
09:40Maintenant, il est aux Émirats Arabes Unis.
09:41Ce n'est pas quelqu'un de très connu.
09:42C'est quelqu'un qui a du ballon.
09:44C'est quelqu'un qui ne va jamais se cacher, qui va percuter,
09:46qui va proposer des solutions, qui n'est pas avare d'efforts.
09:48D'où que des fois, on disait « Ah, il manque de réalisme ».
09:50Je me rappelle qu'il avait été connu au Maroc, c'était lors d'Anchan, c'était il y a
09:53des années.
09:53Mais on disait que dès que la compétition montait les adversaires et tout,
09:56il allait rater des occasions.
09:58Certains ont en tête son enchaînement incroyable face aux Pays-Bas
10:00et l'arrêt exceptionnel du gardien.
10:02Moi, je vois l'enchaînement, comment il joue avec son corps,
10:04la feinte, etc., la vivacité, le changement de rythme.
10:07Ça, c'est Raimi.
10:07Et hier, le fait qu'il marque son deuxième but de la Coupe du Monde,
10:10alors certes, c'est peut-être que le troisième,
10:11mais c'est bien parce que si jamais Saïbari,
10:13sa blessure sera plus longue que prévu.
10:15Raimi, je sais, ce n'est pas un nom qui fait rêver,
10:17mais c'est quelqu'un qui apporte dans ce collectif-là,
10:19c'est-à-dire avec sa débauche d'énergie, je peux prendre la profondeur,
10:22je peux remiser, c'est aussi un très bon joueur.
10:24Et ça, ça montre le vivier marocain.
10:25Et surtout, quand on a un sélectionneur,
10:27tu joues aux Émirats, tu as été...
10:29parce que j'estime que tu es bon.
10:31Ce qui montre qu'on a des bons joueurs de partout
10:33et qu'on n'a pas peur de remettre en cause certains statuts.
10:36Et ça, potentiellement, lorsqu'on voit le Sénégal
10:37quand on a été prisonnier, c'est peut-être ça, aujourd'hui,
10:39la force du Maroc, c'est d'avoir eu quelqu'un dire
10:41« Ok, moi, je vais mettre les meilleurs joueurs,
10:43pas ceux qui jouent dans les plus grands clubs,
10:44ceux qui, à leur hache, sont les meilleurs pour un équilibre collectif. »
10:50Entre la maturité émotionnelle, l'évolution dans le jeu
10:53et le fait d'avoir résisté à un os qui était complètement imprévu,
10:56cette équipe du Maroc, elle est définitivement
10:58dans le top 10 international.
10:59Et surtout au niveau africain, lorsqu'on voit le naufrage
11:02en 16e de finale, on a simplement l'Égypte et le Maroc,
11:06cela en dit long quand même sur la régularité
11:08au plus haut niveau international des autres nations africaines.
11:10Et vous connaissez mon amour pour le football africain,
11:12mais à un moment donné, il faut être réaliste.
11:14Le Maroc a montré que 2022, ce n'était pas un one-shot,
11:17ce n'était pas une aventure éphémère.
11:18Il y a cette régularité, tout le fait d'être invaincu,
11:21parce que c'est très dur aussi d'aller marquer un but au Lyon.
11:23Et en même temps, je le répète, les jeunes,
11:26l'essor du football féminin, du 8e de finaliste,
11:28je crois, de la dernière Coupe du Monde,
11:30deux finalistes à la Cannes,
11:31tous ces progrès-là, c'est l'exemple à suivre pour tout le monde.
11:34Alors bien évidemment, je sais que des fois,
11:37il y a des choses en coulisses qui ne sont pas toujours très très belles.
11:39Là, je parle vraiment de terrain, de méthodologie,
11:41de comment faire qu'une bonne équipe qui a un potentiel
11:44puisse devenir une top équipe internationale.
11:46Vous avez absolument toutes les clés.
11:48Et surtout, ce qui est intéressant,
11:49c'est qu'on n'a jamais renié le travail non plus de Ré-Graghi,
11:51on n'a pas voulu brûler ce qui a été fait,
11:52parce que des bases très solides ont été posées par plusieurs hommes
11:55qui font aujourd'hui le succès du Maroc.
11:57Je tiens à signaler que derrière Fouzilekja aussi,
11:58l'idée, la belle vision qu'il avait au tout début,
12:01il y a des gens qui ont permis que ce plan fonctionne.
12:04Donc il faudra ne jamais oublier
12:06toutes ces personnes-là qui ont été très importantes
12:08dans l'élaboration de la stratégie marocaine
12:10jusqu'au plus haut niveau international.
12:11Bref, je pense qu'on en a assez dit.
12:13J'espère que ça vous permet d'y voir un petit peu plus clair
12:15sur les coulisses de l'évolution du football marocain.
12:17Et bon quart de finale à tous ce jeudi.
12:19Keep the faith !
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