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  • il y a 1 jour
Auteur du documentaire « Shoah », consacré à l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale, Claude Lanzmann est mort à Paris, jeudi 5 juillet, à l’âge de 92 ans. En avril 1985, au moment de la sortie du plus célèbre film sur la « solution finale », Claude Lanzmann le présentait sur Antenne 2. Un monument de plus de neuf heures, dans lequel, explique-t-il, les événements sont « revécus, essentiellement revécus ». « Ce n’est pas une histoire dans laquelle des gens cravatés, derrière leur bureau, racontent des souvenirs. Les souvenirs sont faibles. (…) Pour revivre [ces moments], les protagonistes devaient payer le prix le plus haut, c’est-à-dire souffrir en me racontant cette histoire. »

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:00Les camps d'extermination, c'était des camps où les gens ne restaient pas.
00:03Ils arrivaient, ils étaient gazés dans les deux heures.
00:06Donc il y a une différence considérable.
00:07Il n'y a pas eu un seul camp d'extermination sur le territoire allemand.
00:10Les camps d'extermination n'ont existé que sur le territoire de la seule Pologne.
00:15Shoah est un film tout à fait différent de tout ce qui s'est fait dans ce genre.
00:18Il ne s'agit pas d'un reportage rétrospectif sur les camps d'extermination,
00:23mais d'une œuvre de création à travers laquelle la réflexion s'exerce
00:29et dans laquelle les événements se trouvent à la fois racontés et expliqués et ressentis.
00:38Et revécu. Essentiellement revécu.
00:41Parce que ce n'est pas une histoire dans laquelle des gens cravatés derrière leur bureau racontent des souvenirs.
00:47Les souvenirs sont faibles.
00:50J'ai choisi des protagonistes capables de revivre cela et pour le revivre,
00:54ils devaient payer le prix le plus haut, c'est-à-dire souffrir en meurtre.
00:59En meurtre racontant cette histoire.
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