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  • il y a 14 heures
Un déjeuner partagé avec Florence Portelli pour parler du cadmium, ce métal lourd présent dans les engrais phosphatés, que l'on retrouve dans notre alimentation : céréales, pain, pâtes ou chocolat. Dans certains départements les seuils dépassent les limites autorisées. Quels en sont les dangers ? Quelles solutions ?
Focus également sur la nourriture végétarienne qui gagne peu à peu du terrain et transforme nos habitudes. Réputé pour ses concerts, ses conférences sur le climat et ses expos le festival « We Love Green » a aussi fait de son rendez-vous un laboratoire pour l'offre de restauration. Comment réussir une street food plus responsable, plus locale, moins chère, plus créative et surtout 100 % végétarienne ?

Elsa Mondin-Gava et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.

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Transcription
00:18Bonjour à tous, bienvenue dans Politique à table, l'émission où l'on met les petits plats dans les grands.
00:23Et aujourd'hui on a le plaisir d'accueillir Florence Portelli. Bonjour.
00:26Bonjour.
00:26Bonjour.
00:26Et bonjour à vous Jean-Pierre Montanet.
00:28Bonjour Elsa.
00:28Alors Florence Portelli, vous êtes née dans le Val-d'Oise, père pied-noir, mère italienne de Toscane.
00:34Vous vous passionnez pour le piano avant de tomber dans la marmite de la politique.
00:38Mère Les Républicains de Taverny, dans le Val-d'Oise toujours, depuis plus de dix ans.
00:42Vous êtes également première vice-présidente au Conseil régional d'Île-de-France, responsable de la culture, du patrimoine et
00:47de la création.
00:49Dans votre famille politique, on peut dire que vous n'avez pas toujours votre langue dans votre poche, Florence Portelli.
00:53Vous n'hésitez pas à critiquer parfois votre propre partie sur la question de l'écologie, des moyens pour l
00:58'école ou de la lutte contre les violences faites aux femmes.
01:00Alors on va voir dans cette émission si vous êtes aussi cash en matière de cuisine et d'alimentation.
01:06Aujourd'hui, vous nous proposez un menu en version franco-italienne, Jean-Pierre.
01:09Exactement, Elsa, avec des pâtes Toscane, des tordélies, attention, avec un dé de la ville de Luca et en dessert,
01:15une tarte au citron.
01:16Dans le dessous des plats, on revient sur le cadmium, ce métal présent dans les engrais phosphatés et qu'on
01:21le retrouve partout dans l'alimentation.
01:23Les pâtes, le pain, quel danger, quelle solution ? On en repart.
01:27Dans les pieds dans le plat, comment la nourriture végétarienne gagne peu à peu du terrain et transforme nos habitudes.
01:32Reportage au festival We Love Green, où la cuisine proposée est 100% végétarienne.
01:37Adieu, chipot et merguez.
01:39Voilà pour le menu, Florence Portelli.
01:41On va commencer tout de suite en écoutant le « Cuisine et Confidence » de Jean-Pierre Montanès.
01:51Je sais, Florence Portelli, qu'il suffit d'un peu de sang italien dans les veines pour m'augréer, voire
01:56parfois un peu plus,
01:57contre ces Français, non seulement incapables de faire cuire les pâtes al dente,
02:01mais surtout bien incompétents au moment des identifiés, comme si, sacrilège, les pastas étaient au fond toutes pareilles.
02:08Bon, ça passe encore pour les pénés, les spaghettis, les rigatonis, mais qui sait reconnaître, Elsa, dans cet immense inventaire,
02:14les forchietti, les radiatori ou encore les jigli, quant au rayon de la pasta ripiena, c'est-à-dire la
02:21pâte farcie.
02:22Oui, lundi, c'est ravioli, alors tout le monde a la ref, mais à part celui-ci, universel, qui a
02:27entendu parler des marubinis, les anolinis, ça ressemble à quoi ?
02:32Même vous, Florence Portelli, je suis en train de vous perdre, peut-être.
02:34Pas sûr, car vous êtes très forte.
02:36Et oui, vous avez réussi à nous dénicher une pâte confidentielle que seuls les Italiens connaissent, et encore pas tous,
02:42les Tordelli.
02:43Attention, pas les Tordelli, dont les plus fameux sont ceux fourrés à la courge de Mantoux, non les Tordelli, avec
02:49un D habile.
02:50Une façon de nous vendre à la fois la Toscane secrète, dont est originaire une partie de votre famille,
02:54et la pasta sans tomber dans la pâte passe-partout.
02:57Et oui, celle-ci, Elsa, se déguste depuis le Moyen-Âge, quand Toscane, et en particulier dans l'une des
03:03plus belles et plus charmantes cités italiennes, Luca.
03:06Ce sont vos pâtes préférées, Florence Portelli ?
03:09Alors, ça fait partie de mes pâtes préférées, il y en a beaucoup.
03:11Alors, je trouve qu'il y a une condescendance un peu française, quand même.
03:14Alors, condescendance française, souvent, ça va ensemble.
03:16On est quand même un peu arrogant, parfois.
03:18En matière de cuisine, aussi, parfois.
03:20Pas qu'en matière de cuisine.
03:21Même quand on parle de l'Italie, moi, ça m'agaise toujours quand j'entends un journaliste prendre un ton
03:24un peu ironique,
03:25faire un faux accent et parler des Italiens comme si c'était des ploucs.
03:29Moi, je n'ai pas du tout été connaissante.
03:30Pas du tout.
03:31Parce que moi, j'adore l'Italie avec Elsa.
03:32On est fan de pasta.
03:33Tout à fait.
03:34Et de l'Italie.
03:34En fait, déjà, bon, outre qu'ils nous ont...
03:38La Renaissance, c'est quand même...
03:39C'est grâce à l'Italie qu'il y a eu la Renaissance, qu'on a eu Leonardo da Vinci
03:42en France,
03:43qu'on a eu aussi la brosse à dents, qu'on a eu la fourchette, etc.
03:46Qu'est-ce qu'il y a tribé ici ?
03:46Mais c'est un très grand peuple, une très grande littérature, un très grand cinéma, un très grand pays.
03:52Et en matière culinaire, même les pâtes, c'est quelque chose de noble et de sacré, en fait.
03:57C'est extraordinaire.
03:58Ce n'est pas, tiens, je vais jeter des pâtes dans l'eau et puis c'est terminé.
04:03En fait, c'est un art, c'est quelque chose de noble.
04:05Comme d'ailleurs, en France, on a des traditions culinaires diverses
04:09qui, même quand elles viennent du plus profond du terroir, sont nobles par leur art, en fait.
04:14Vous avez raison, c'est bien ce qui différencie les Italiens qui sacralisent les pâtes
04:18et les Français qui considèrent que ce sont des nouilles, toutes, pareil.
04:21Alors que les nouilles, ça n'a rien à voir.
04:22D'ailleurs, je me rappelle une fois où ma mère a failli nous faire descendre de voiture
04:24parce qu'on avait prononcé le mot nouille pour la narguer.
04:27Elle a trouvé vraiment que c'était un sacrilège.
04:29C'était le mot tabou interdit chez les Portélieuses.
04:30Allez, goûtons, c'est Tordélie, Florence Portélie.
04:35Et vous nous direz si elles sont...
04:37Elles sont très, très bonnes.
04:38À votre goût.
04:39Très, très bonnes.
04:40Alors, rendons hommage à Elsa.
04:42C'est Elsa qui les a trouvées dans Paris.
04:43Moi, j'ai été assez circonspect sur trouver des Tordélie à Paris.
04:47C'est quand même pas très pointu.
04:48La différence avec les Tordélie, c'est que les Tordélie, avec un T, ce sera plus carré.
04:53Les Tordélie, c'est rond.
04:55Et alors, dites-nous un peu tout pour nos téléspectateurs qui n'ont pas la chance de goûter.
05:00Qu'est-ce que c'est bon ?
05:01Elles sont bonnes ? Elles vous rappellent un petit peu...
05:03Elles sont très, très bonnes.
05:04Alors, quand vous êtes plus dans le coin de ma mère, à Massa Carrara,
05:09ils mettent aussi plus peut-être de mortadelle avec les mélanges.
05:13En fait, c'est là, en Italie, souvent, il y avait, mais comme en France, les plats, des gens qui
05:19récupéraient les restes.
05:20Et là, on mélange à l'intérieur, dans la farce, du bœuf, du porc.
05:26Les Italiens peuvent mettre aussi de la mortadelle, de la mie de pain, des choses comme ça.
05:32Et on fourre à l'intérieur.
05:33Et puis, par-dessus, on fait une sauce au ragout ou une sauce à tomate.
05:38Et pourquoi ces pâtes-là, en particulier, qui vous ont marquées ?
05:42Déjà, il m'est arrivé d'en faire moi-même, avec mes cousines.
05:46Et c'est vrai qu'à chaque fois que je vais en Italie avoir mes cousins,
05:49ils me disent, bon, on va commencer par des tordellis, parce que, voilà, c'est une tradition.
05:54Quand vous dites, on les fait nous-mêmes, c'est-à-dire que vous achetez déjà les tordellis ?
05:58Non, non, non, on prépare la pâte.
05:59Vous faites la pâte, vous les tendez, vous avez votre petite machine à raviolis, vous les fourrez, etc.
06:03Moi, j'ai des cousins et cousines qui sont très doués là-dessus, mais c'est vrai qu'ils m
06:07'avaient appris aussi à faire les gnocs ou les pâtes fraîches.
06:11Gnocs, c'est avec les patates, ça n'a pas grand-chose à voir, mais c'est vrai que...
06:15Oui, mais je veux dire qu'on roule avec les doigts, etc.
06:18Et en plus, quand on est enfant, qu'on apprend à faire ça, c'est ludique.
06:22Et c'est de l'artisanat, c'est quelque chose de chouette.
06:25Et c'est une cuisine, on dit, c'est la cuisine pauvre en Italie, comme vous disiez, en tout cas
06:29à l'époque, c'était on avait les restes de viande, etc.
06:32Maintenant, ce n'est plus forcément le cas, la viande, c'est plus chère.
06:35C'est comme la pizza à Naples, la pizza à la base, c'était un plat qui avait été fait
06:38pour nourrir avec finalement des ingrédients peu chers.
06:41Les gens, les moins fortunaires que la pizza, c'est pareil.
06:44La vraie pizza, en France, je suis furieuse à chaque fois, parce que beaucoup disent qu'ils vendent de la
06:49pizza, en fait, c'est dégoûtant et ce n'est pas de la pizza.
06:52Pourquoi ? C'est quoi la vraie pizza ?
06:53La vraie pizza, déjà, il faut cuire et préparer la tomate d'une certaine façon pour qu'elle ait vraiment
06:59du goût.
07:00Vous ne mettez pas 50 000 trucs dedans.
07:03D'ailleurs, souvent, il n'y a pas grand-chose dessus.
07:07Un peu d'huile d'olive, un peu de tomate.
07:10Un peu de basilic, on peut mettre de la mozzarella.
07:12Et puis voilà, on ne va pas rajouter, je ne sais pas, il y en a qui rajoutent de l
07:15'ananas ou je ne sais pas quoi.
07:16Enfin, c'est infâme, ce n'est pas la pizza.
07:19Tout à l'heure, vous disiez, la pâte, c'est sacrée.
07:21Alors, c'est votre religion, Florence Portelli ?
07:23Non, non, j'en ai plusieurs en cuisine.
07:25Vous avez une addiction.
07:27On mange, quand on est italienne comme vous, on mange combien de fois par semaine des pâtes ?
07:31Non, alors pas tout le temps, je suis quand même franco-italienne.
07:33Donc, je fais d'autres choses à la maison.
07:34Un jour, c'est boeuf bourguignon et puis le lendemain, c'est...
07:49Il peut y avoir des pâtes, il peut y avoir du poisson, il peut y avoir de la viande, il
07:52peut y avoir tout simplement des salades.
07:54Je varie.
07:55Et d'ailleurs, je pense qu'il ne faut pas être radicale, même sur une approche environnementale de la cuisine,
08:01mais qu'il faut apprendre à varier.
08:03Et c'est vrai qu'aujourd'hui, le fait de ne pas aimer cuisiner, provoque quelque part des ravages.
08:08On reviendra peut-être, mais des ravages sur la malbouffe, sur le fait parfois d'acheter des produits fabriqués qui
08:14sont dangereux pour la santé,
08:15qui ne sont pas forcément moins chers que quand on fait soi-même, et qui déshabitue aussi nos enfants à
08:21aimer les goûts naturels des choses.
08:23On va revenir justement sur ces questions, sur les pâtes.
08:27Est-ce que sur le choix des pâtes, par exemple, vous êtes intraitable en fonction de la sauce ?
08:31Est-ce que les novices pourraient dire, allez, je prends le premier paquet qui tombe ?
08:34Non, si c'est une sauce au pesto, il faut des pâtes particulières.
08:37Si c'est une sauce à la viande, il faut d'autres pâtes ?
08:39J'ai eu la chance d'aller très souvent dans le golfe de Jeanne, dans un village de pêcheurs qui
08:44s'appelle Camoilly, qui est très beau.
08:47Parce que mon père était professeur invité à l'université de Jeanne pour faire des cours de droit constitutionnel comparé.
08:53Donc on l'attendait à Camoilly, lui il allait faire les cours, et nous on en profitait.
08:57Donc c'est là que j'ai découvert le vrai pesto.
09:00Et le pesto, alors il y a le pesto qu'on connaît, et il y a le pesto aussi qu
09:04'ils font là-bas,
09:04où ils rajoutent parfois aussi des pommes de terre, des haricots.
09:07Dans quelle région c'est ça ?
09:08La région de Jeanne en Ligurie.
09:09Le pesto de Jeanne, c'est Ligurie.
09:10C'est Ligurie, de toute façon, donc au nord de la Toscane en réalité.
09:14Et souvent les pâtes qui sont mises avec, c'est les trophiers.
09:17Oui, c'est ça.
09:17C'est des espèces de petits igouigouis, c'est des pâtes fraîches.
09:23C'est la pâte iconique de Jeanne, c'est de Ligurie.
09:26Oui, tout à fait.
09:27Et ça se marie honnêtement très bien.
09:28Mais c'est comme si je fais une sauce tomate avec du...
09:32Enfin, une sauce avec un peu de tomate et du poisson.
09:35J'aime bien mettre des paqueries qui sont des pâtes un peu plus grandes, etc.
09:40Donc c'est vrai que la forme de la pâte,
09:42ou même le fait qu'elle puisse absorber de la sauce ou pas,
09:46parfois aussi quelque chose de plus léger.
09:48Si vous faites une sauce au beurre avec de la sauge,
09:50j'aime bien prendre des ravioliers au citron, par exemple.
09:53Ça fait des mélanges assez sympathiques.
09:55Donc non, le choix est important.
09:57Florence Portelli, on parle de politique et de nourriture ici.
09:59Maintenant, c'est un sujet presque incandescent,
10:01la politique et la bouffe.
10:02Vous savez, il y a des débats.
10:03Ça l'a toujours été.
10:04Voilà, mais vous, vous dites, je suis franco-italienne
10:07et vous nous faites des pâtes.
10:08Donc vous choisissez radicalement d'annoncer la couleur.
10:12Vous avez préféré l'Italie à la France ?
10:14Non, pas du tout.
10:15C'est que vous me demandez des choix impossibles.
10:17Cornélien, mais oui.
10:18Donc il aurait fallu qu'on passe à...
10:20C'est le signal que vous avez envoyé en tous les cas.
10:21Je préfère la culture italienne à la française.
10:23Si on veut être radical.
10:24Si on veut interpréter votre assiette.
10:26Non, mais ça, c'est vous qui dites ça.
10:27C'est n'importe quoi.
10:27Oui, non, mais je m'en réfère au débat
10:29qui est aussi très épidermique.
10:32Je fais l'avocat du diable, bien entendu.
10:33Non, non, pas du tout.
10:34Moi, je trouve qu'au contraire,
10:35c'est des cultures qui sont d'ailleurs extrêmement proches
10:38et extrêmement cousines.
10:39Les Italiens et les Français,
10:40c'est des peuples extrêmement liés.
10:44Et il y a des plats français
10:45que je trouve extrêmement bons.
10:46C'est juste que là...
10:47En plus, comme j'ai vu ma famille
10:48il n'y a pas très longtemps,
10:49j'étais encore dans l'atmosphère.
10:50Et comme les beaux jours sont là,
10:52je pense à l'Italie.
10:54Et alors, est-ce que vous,
10:55vous cuisinez chez vous ?
10:56Énormément.
10:56Et alors, qu'est-ce que vous aimez faire ?
10:58C'est un temps...
11:00On dit beaucoup,
11:01les hommes et les femmes politiques
11:02nous disent souvent,
11:03on n'a pas vraiment le temps.
11:04On court toujours après le temps.
11:05Mais pour vous,
11:05c'est important de sacraliser un moment
11:07dans la cuisine ?
11:08J'ai une vie lourde.
11:09Je suis vice-présidente de la région
11:10Île-de-France.
11:11Je suis présidente du groupe majoritaire,
11:12103 élus.
11:13Je suis maire de Tavernier,
11:14vice-présidente de la Globe,
11:15vice-présidente des LR,
11:16président d'un orchestre.
11:17Enfin, je veux dire, ma vie est très occupée.
11:19Donc là, on pourrait dire...
11:20Comment on fait ?
11:21On ne voit pas, oui.
11:22En fait, c'est très simple.
11:23Quand on aime cuisiner,
11:24on trouve le temps
11:25parce qu'en fait,
11:26il y a des tas de choses
11:26qui ne sont pas si longues
11:27que ça à faire.
11:29Déjà, des choses
11:30qui peuvent se préparer,
11:31même le soir.
11:32Il peut m'arriver
11:33d'être en réunion
11:34avec mes oreillettes
11:35et puis de préparer,
11:36par exemple,
11:37mes artichauts,
11:38si je veux faire...
11:39Vous savez,
11:40il y a un plat,
11:41d'ailleurs,
11:41désolé, j'ai non encore,
11:43mais qui est très bon.
11:43C'est avec les poivrades,
11:45ces petits artichauts
11:46qui sont très bons
11:48où vous enlevez
11:49tout ce qui est en trop,
11:50les feuilles, etc.
11:51Vous revenez un peu
11:52vers le cœur
11:53et puis vous coupez
11:54en lamelles très fines
11:55et vous faites
11:55avec de l'huile d'olive,
11:56du citron
11:56et des coupes de parmesan.
11:58Une espèce de carpaccio,
11:59d'artichaut.
12:00Voilà, mais ce n'est pas
12:00si long que ça.
12:02Préparer une sauce bolognaise
12:04quand on est à l'habitude,
12:05ce n'est pas ça qui est long.
12:05Ce qui est long,
12:06c'est de la faire mijoter.
12:07C'est ça.
12:07Une fois que tu es
12:08dans la cocotte
12:09ou dans la poêle,
12:10on peut laisser...
12:10Donc, quand Florence Portellier
12:12est en zoom,
12:13elle a les mains
12:13dans la casserole.
12:15Ça peut m'arriver.
12:16Mais après,
12:17il y a des choses
12:17toutes simples
12:18qui sont très, très bonnes.
12:20Enfin, c'est même
12:22tout simplement
12:24faire cuire,
12:25je ne sais pas moi,
12:27une cuisse de poulet au four
12:28avec de la sauge,
12:29du romarin.
12:31Ce n'est pas très compliqué.
12:32Donc, en réalité,
12:33c'est une question d'envie.
12:34Et c'est vrai
12:35que je ne me suis jamais dit
12:37que j'allais sacrifier
12:38cet exercice-là
12:38ou même tout simplement
12:40une salade,
12:41une salade avec une citronnade,
12:43enfin avec de l'huile d'olive
12:44et du citron
12:44et puis du poisson à la poêle,
12:47de la sole par exemple,
12:48ça prend très peu de temps.
12:50De la sole à la poêle,
12:51ça prend cinq minutes.
12:53Et justement,
12:53là, vous nous faites découvrir
12:54une partie de la cuisine toscane.
12:56Vous avez aussi d'autres...
12:57Je me suis renseignée un peu.
12:59Moi, je connais quelques recettes
13:01de cuisine italienne,
13:02mais vous aimez
13:03d'autres spécialités,
13:04justement,
13:05de cette cuisine toscane ?
13:07Alors, le problème
13:08de la cuisine toscane,
13:08c'est que j'aime tout.
13:10Donc, c'est extrêmement dangereux.
13:11En fait, quand on va là-bas,
13:13en plus,
13:14c'est ça que j'aime bien,
13:15c'est qu'il y a
13:16une culture généreuse.
13:17C'est-à-dire,
13:18l'art de la table est sacré.
13:19Et moi, j'ai été élevée comme ça,
13:20par ma mère
13:22et par ma grand-mère aussi,
13:23où il était inconcevable
13:25de recevoir,
13:26et quels que soient d'ailleurs
13:27nos moyens financiers,
13:28il était inconcevable
13:29qu'il manque dans l'assiette
13:30quand on reçoit quelqu'un.
13:31Et d'ailleurs,
13:31on a souvent un premier plat,
13:33un second plat en Italie.
13:34Oui.
13:34Alors, surtout quand on reçoit
13:36les autres, en réalité,
13:37parce que bon,
13:37après, heureusement,
13:38on se calme quand même.
13:40Mais en Toscane,
13:42je vais dire,
13:43tout est bon,
13:43mais dans toutes les régions d'Italie,
13:45c'est extraordinairement varié
13:47et c'est délicieux.
13:48Il y a des plats,
13:49d'ailleurs,
13:49que j'aime énormément,
13:51même dans les pouilles,
13:51là, on va peut-être
13:53parler de ce vin des pouilles.
13:54Mais c'est aussi une région
13:56comme la Calabre
13:56ou la Sicile,
13:58la Caponata sicilienne
13:59que beaucoup de gens
14:00doivent commettre
14:00en regardant cette émission.
14:02Bon,
14:02c'est un plat
14:02qui est absolument délicieux.
14:03Caponata,
14:04une petite ratatouille
14:05aigre douce.
14:06On connaît la Sicile,
14:07on connaît Reggio Emiliana,
14:09on connaît Naples
14:09avec la pizza.
14:10Mais c'est vrai que,
14:11pour les profanes,
14:12identifier une recette
14:13typique de Toscane,
14:14ce n'est pas évident.
14:15Pourquoi cette région,
14:16par rapport à d'autres,
14:17est un peu,
14:17pas sous-cotée,
14:18parce que la cuisine toscane
14:19est très bonne,
14:19mais en termes de marketing,
14:22se fait moins remarquer
14:24que les pouilles,
14:25que la Calabre,
14:26que la Sardaigne,
14:27qui ont des recettes
14:28très identifiables
14:29et moins en Toscane,
14:30je trouve.
14:31Je ne peux pas me rendre compte
14:32parce que j'ai baigné dedans.
14:34Je suis un très mauvais
14:35interlocuteur là-dessus.
14:36Pour moi,
14:36c'est quelque chose
14:37de naturel.
14:38Je ne me rends absolument
14:39pas compte.
14:40Après,
14:42c'est peut-être parce que
14:43des plats d'autres régions
14:46étaient en plus remis
14:46à la sauce française,
14:47quelque part.
14:48Je vous disais tout à l'heure,
14:49la pizza en France,
14:50c'est rarement de la vraie pizza.
14:53On est très loin
14:53de la pizza napolitaine.
14:55Je pense que beaucoup de gens
14:55ne connaissent même pas
14:56la tête d'une vraie pizza napolitaine.
14:58Justement,
14:59au niveau de la pâte,
14:59la pizza napolitaine,
15:00c'est quoi ?
15:01Parce qu'on voit,
15:01soit c'est la pâte très fine,
15:02soit c'est une pâte un peu gonflée.
15:04Oui, mais par exemple,
15:04vous voyez,
15:04en Ligurie,
15:05la pâte,
15:05elle est très très fine.
15:07Ou même,
15:07là,
15:07je vois qu'il y a de la focaccia
15:09là-dessus,
15:10que moi,
15:10je cuisine aussi.
15:12La focaccia,
15:13elle va être,
15:13selon les endroits,
15:14épaisse ou pas.
15:15Ou en Ligurie,
15:16dans une ville
15:17qui s'appelle Recco,
15:18notamment,
15:19la focaccia,
15:20elle est avec du fromage
15:22à l'intérieur.
15:23D'accord,
15:23elle est un peu fourrée.
15:24Oui.
15:25En Toscane,
15:26on va la prendre un peu comme ça
15:27et puis dedans,
15:28on peut mettre de la mortadelle,
15:29du jambon de parme,
15:30de la copa.
15:32Alors,
15:32vous adorez cuisiner,
15:33vous avez un agenda surchargé.
15:34Est-ce que vous enviez,
15:35parfois,
15:35certains jours,
15:36votre soeur Maria,
15:37qui,
15:38elle...
15:38Laura.
15:39Laura,
15:40pourquoi j'ai dit Maria ?
15:41Parce que c'est le nom
15:42de son restaurant,
15:42je crois.
15:43Non,
15:43c'est Marietta,
15:44le nom de son restaurant.
15:44Oui,
15:45elle a eu un restaurant
15:45qui s'appelait Marietta.
15:46Elle a changé,
15:47entre le temps,
15:47mais tout à fait,
15:48parce que Marietta,
15:48c'était le nom
15:49de notre arrière-grand-mère.
15:50Voilà.
15:50Donc,
15:50Laura,
15:51pardon pour elle,
15:52elle,
15:52elle fait vraiment de la cuisine
15:5324h sur 24.
15:54Donc,
15:54vous l'enviez de temps en temps,
15:55vous n'avez jamais eu envie
15:56de la rejoindre ?
15:56Non,
15:57pas du tout,
15:57parce que,
15:58alors,
15:58j'ai aussi son mari,
15:59mon beau-frère,
15:59qui est un grand chef
16:00cuisinier français,
16:02qui est chef chez Ducasse,
16:03il est à Baccarat,
16:04dans Paris.
16:07C'est vraiment un métier
16:08à part entière.
16:09Moi,
16:09je serais incapable,
16:10par exemple,
16:10de doser,
16:12de me rendre compte
16:12des quantités qu'il faut,
16:14de comment anticiper.
16:15Enfin,
16:16c'est un...
16:17C'est à la fois un art
16:19et une science,
16:20en fait.
16:20Voilà,
16:20faire trois couverts
16:21tous les jours,
16:22je pense que c'est à la portée
16:23de pas mal de gens,
16:24et encore,
16:25mais avoir un vrai restaurant,
16:27gérer aussi...
16:27Aujourd'hui,
16:28c'est très,
16:28très difficile
16:29d'avoir des salariés,
16:30d'avoir des personnes
16:32qui restent,
16:32un personnel qui reste
16:33en face à un métier
16:34qui est vraiment
16:34en grande difficulté.
16:35Je ne sais pas
16:36si j'aurais sincèrement
16:37ce courage-là
16:37et ce talent.
16:38C'est un talent aussi
16:39de chef d'entreprise.
16:41Donc,
16:41vous êtes admiratif
16:42devant le travail
16:42de votre soeur ?
16:43Je suis admirative
16:44de mes frères et soeurs,
16:45de ma famille
16:46et dont Laura,
16:47évidemment.
16:48Vous disiez,
16:49surtout,
16:49pardon,
16:49c'est une chef-femme
16:50et des chefs-femmes,
16:51il n'y en a pas tant que ça
16:52et c'est en plus
16:53très particulier.
16:54On dit souvent
16:54que le milieu de la politique
16:56est très particulier
16:57pour les femmes,
16:58mais alors dans la cuisine,
16:58je peux vous dire,
16:59ce n'est pas de la tarte non plus.
17:00Oui,
17:00et on en a parlé aussi
17:01à plusieurs reprises
17:02dans cette émission.
17:03Vous disiez
17:04que ce n'est pas parfois
17:05plus compliqué
17:06de faire des bonnes choses,
17:07il faut des bons produits.
17:08Comment vous faites vos courses ?
17:09Comment vous choisissez ?
17:10Il y a le local,
17:14vous faites pour être sûre
17:14que c'est un produit,
17:16un bon produit,
17:16bien cultivé.
17:17Déjà,
17:18j'ai la chance
17:18d'avoir dans ma ville
17:19un excellent marché
17:20et qui en plus
17:21est ouvert trois fois
17:22dans la semaine,
17:23donc le mardi,
17:24le vendredi et le dimanche.
17:25Donc ça me permet,
17:27sinon je délègue,
17:28mais mari,
17:29enfant,
17:30ça me permet en tout cas
17:31de choisir mes produits.
17:33Et c'est vrai
17:34que c'est un luxe
17:35auquel je tiens
17:36parce que c'est des maraîchers
17:38qui sont en circuit court
17:40ou bio.
17:41En tout cas,
17:41je sais que sur la provenance,
17:42je n'ai pas de questions
17:43à me poser,
17:44je suis d'excellent poissonnier,
17:45le volailler,
17:46enfin tout ça,
17:46j'ai la traçabilité,
17:48je suis d'excellent boucher
17:49dans ma ville.
17:50Donc c'est vrai
17:50que c'est une vraie chance
17:51quand on veut cuisiner.
17:52Si je n'avais pas ça,
17:53je ne sais pas comment je ferais.
17:54Il m'est arrivé
17:54d'aller dans des pays
17:55à l'étranger
17:56ou louer un Airbnb
17:57ou un gîte
17:59et il n'y a pas
18:01cette culture culinaire
18:02en dehors du restaurant
18:03et c'est difficile
18:05de trouver des endroits
18:06où vous pouvez vraiment
18:07manger correctement.
18:08Et là,
18:08c'est la confiance
18:09envers les producteurs
18:10ou les commerçants
18:11qui vous guident.
18:12pour le coup,
18:13on a une culture là-dessus
18:14qui est extraordinaire.
18:15On peut trouver ça.
18:16Sincèrement,
18:17ce n'est pas le cas
18:17de tous les pays,
18:18même en Europe.
18:19Si vous salivez
18:21devant ces tortellis,
18:22prenez votre cahier de recettes.
18:24On va noter ensemble
18:25les trois choses à savoir
18:26de Jean-Pierre Montanet.
18:28Alors,
18:28un Elsa,
18:29ne pas confondre,
18:29on l'a déjà dit,
18:30mais c'est très important,
18:31les tortellis
18:32qui constituent une famille
18:33à part de pâtes farcies,
18:34comme on dit en Italie,
18:35pasta ripiena
18:36et ces fameux tortellis
18:37avec un dé,
18:38des pâtes farcies
18:38apparues dès le Moyen-Âge
18:40dans les campagnes de Toscane
18:41lorsque les agriculteurs,
18:42Jean-Juin,
18:43ce que Florence Portelli disait,
18:45recyclaient les restes
18:45après les périodes
18:46de mauvaise récolte.
18:47Donc,
18:47tout était bon
18:48pour fabriquer ces pâtes
18:50de forme rectangulaire,
18:52j'ai lu,
18:52mais effectivement,
18:53celles-ci sont un peu rondes,
18:54qui nécessitent
18:55une très longue préparation.
18:56Aujourd'hui,
18:57si l'esprit des tortellis
18:59reste le même,
18:59la recette,
19:00c'est un peu embourgeoisé
19:01avec des produits plus nobles.
19:02La pâte se prépare
19:03avec de la farine,
19:04des oeufs
19:04et un peu d'huile d'olive.
19:05Pour la farce,
19:06du rôti de bœuf,
19:08du porc,
19:08de la mortadelle,
19:09du vin rouge,
19:10un oeuf,
19:11du thym,
19:11du romarin,
19:11de la sauge,
19:12de la cannelle,
19:13de la noix de muscade,
19:14du fromage,
19:14de la chapelure.
19:15Et enfin,
19:15pour la sauce,
19:16porc et bœuf haché,
19:17une tête de lapin
19:19pour la recette traditionnelle.
19:20Vous saviez ça,
19:21Florence Portelli ?
19:22Et du bouillon de viande,
19:23des tomates mûres,
19:24carottes,
19:24céleri,
19:24laurier,
19:25vin rouge,
19:25huile d'olive.
19:26Après avoir étalé la pâte,
19:28comme le faisait
19:28Florence Portelli
19:29avec sa grand-mère,
19:30en longues bandes
19:30sur la table
19:31avec de la farine,
19:32on fait des longues bandes
19:34et puis on met un peu de farce
19:35et on recouvre comme ça
19:36et on coupe
19:37et avec un peu d'eau,
19:39on permet de fermer
19:41ces pâtes farcies
19:42et puis on les plonge
19:43quelques minutes
19:44dans l'eau bouillante salée
19:45et ensuite,
19:45on les serre
19:46dans cette sauce
19:47saupoudrée de parmesan.
19:49Pas mal, hein ?
19:50Oui, très bien.
19:50On vous a bien écouté,
19:51mais on en a profité,
19:52Jean-Pierre,
19:52pour déguster
19:53c'est un délit,
19:54c'est vrai que c'est très bon
19:55parce que c'est fondant
19:56à l'intérieur
19:56et un peu croustillant aussi.
19:58Vous disiez,
19:58dans votre famille,
19:59vous les faites,
20:00vos pâtes,
20:00mais à tavernier,
20:01vous les faites encore ?
20:02Non, non, non,
20:02je n'ai pas le temps.
20:03Ça m'est rarement,
20:05ça m'arrive maintenant
20:06plutôt rarement.
20:07Après,
20:08j'ai mes marques de pâtes,
20:09il y a des marques
20:10que je ne prendrai jamais
20:11mais c'est comme le café,
20:12le café,
20:12je suis très pénible
20:13sur le café.
20:14Je l'aime très court,
20:15très fort,
20:15très serré
20:16et puis voilà,
20:17pour qu'il soit fort.
20:18Vous avez plus de sang italien
20:19que français.
20:19Non,
20:20ça dépend pourquoi.
20:21On va voir au fil de l'émission,
20:22on dira à la fin
20:23de quel côté
20:24votre cœur penche.
20:25Allez,
20:25regardez,
20:26vous en aviez parlé,
20:28vous nous proposez aussi
20:29ce vin
20:30qui est un vin
20:30des Pouilles,
20:32le Corriban de Salento,
20:34dites-nous pourquoi
20:34vous l'avez choisi ?
20:35Il se marie particulièrement bien
20:37avec un plat comme ça,
20:38pour nos auditeurs,
20:39ça se marie bien aussi
20:40quand c'est un plat
20:41de viande,
20:43c'est assez fort,
20:45très fruité en fait,
20:46plutôt que fort,
20:47je dirais très très fruité.
20:48On sent vraiment
20:49les...
20:49C'est le syrah,
20:51donc on sent vraiment
20:52la framboise.
20:54Oui,
20:54c'est vrai.
20:55La syrah,
20:56il est extraordinaire.
20:57Il est très bon.
20:57Il y a la première gorgée
20:59qui est agréable,
20:59en plus l'arrière-goût
21:00est vraiment fabuleux.
21:02On va le goûter
21:02en rappelant évidemment
21:03qu'on consomme de l'alcool
21:04avec modération.
21:06Est-ce que pour vous,
21:06un bon plat,
21:07Florence Portelli,
21:08c'est avec un bon verre de vin ?
21:09Alors,
21:10en effet,
21:10avec modération
21:11parce que,
21:12un,
21:12la consommation abusive d'alcool,
21:14c'est extrêmement dangereux.
21:14Moi,
21:15je bois très rarement
21:16mais quand je bois,
21:17j'aime bien que le vin
21:17soit vraiment bon
21:19et qu'il soit adapté au repas
21:21parce que ça peut tuer
21:23un ensemble,
21:24je trouve,
21:24d'avoir...
21:25Et puis ça,
21:25pour le coup,
21:26en France,
21:26on a quand même
21:27cette culture-là
21:28et oui,
21:29un très bon vin
21:29comme un très bon champagne
21:30mais après,
21:31ce qui compte aussi,
21:31c'est la forme du verre.
21:33J'ai appris,
21:34il y a quelques temps,
21:35j'ai sur ma liste municipale
21:36un ami qui est oenologue.
21:38Ah,
21:38très important
21:39sur une liste municipale.
21:41La tavernie,
21:41c'est des pochetrons,
21:42c'est pour ça que ça s'appelle
21:42tavernie comme taverne
21:43mais en fait,
21:45normalement,
21:45le champagne,
21:46ce n'est pas dans des flûtes.
21:47Oui,
21:47c'est dans les coupes
21:49et c'est vrai
21:49que la forme du verre
21:50mais vous savez,
21:51c'est comme pour le café,
21:52la forme de la tasse de café.
21:54Moi,
21:54je ne prends jamais
21:54une tasse qui est trop large
21:56parce que sinon,
21:56ça se dilue trop
21:58et ça devient de la flotte.
22:00Le contenant donne toujours
22:01du sens à ce qui est dedans.
22:02Oui,
22:02c'est comme en politique.
22:04Oui.
22:04Et vin rouge,
22:05vin blanc,
22:06champagne,
22:06ça dépend en fonction
22:07des occasions,
22:08des plats ?
22:09Fan de champagne.
22:10Je trouve que le champagne,
22:11c'est extraordinaire
22:11mais c'est pareil,
22:12le champagne,
22:12moi,
22:12j'aime bien quand la bulle
22:13est vraiment très serrée
22:17et ni trop vert,
22:19ni trop sec,
22:19ni trop fruité,
22:20ni trop sucré non plus.
22:22Donc,
22:22trouver le bon champagne
22:22n'est pas si évident que ça
22:23mais c'est vrai qu'en France,
22:25en plus,
22:25on a des petits producteurs
22:26qui font des merveilles
22:28et oui,
22:28le champagne,
22:29c'est extraordinaire.
22:30On voit qu'on serre ses pâtes
22:32avec de la focaccia.
22:34Effectivement,
22:34dans la cuisine toscane aussi,
22:35il y a beaucoup de choses
22:36avec du pain.
22:37On se sert aussi
22:37beaucoup du pain rasséur.
22:38Oui, j'ai lu dans beaucoup de recettes.
22:40Mais c'est intéressant
22:42parce que pour le coup,
22:43le pain en Italie,
22:43je ne l'ai jamais trouvé très bon.
22:44Ah non ?
22:45Et en France,
22:46il est bien meilleur.
22:47Il n'est pas salé,
22:48le pain italien.
22:49Non.
22:49En revanche,
22:50c'est surprenant souvent.
22:51En revanche,
22:52là-bas,
22:52je ne prends pas de pain,
22:53je prends de la focaccia.
22:54Parce que la focaccia,
22:55en réalité,
22:56c'est une pâte
22:56qui est avec de l'huile d'olive
22:58et du sel.
22:59Mais c'est extraordinaire.
23:00C'est super.
23:00Mais on mange des...
23:01Comme disait Colu,
23:02je ne mange plus de pain
23:03avec les pâtes,
23:04mais on mange la focaccia
23:05avec les pâtes ?
23:06Non.
23:06Ah oui ?
23:07Non, là,
23:08c'était vraiment
23:08pour nous faire plaisir aujourd'hui.
23:10D'accord.
23:10Non, c'était pour faire découvrir des choses
23:11parce que là,
23:12déjà,
23:12que les tordellis,
23:13ce n'était pas facile à trouver.
23:14Mais c'est pareil,
23:15j'avais pensé sinon,
23:16il y a un plat qui s'appelle...
23:18Alors,
23:18dans le coin de ma mère,
23:19ça s'appelle la calda calda,
23:21mais sinon,
23:21on appelle ça la farinata
23:23ou la tchucina.
23:24Oui, farinata au pois chiche.
23:24Et en fait,
23:25oui,
23:25c'est de la farine de pois chiche
23:26en crêpes.
23:27Et ça,
23:28c'est...
23:28Alors là,
23:29à faire venir,
23:29c'était compliqué.
23:30Ça,
23:30c'est vraiment une tuerie.
23:31C'est grâce à vous
23:31qu'on a découvert
23:32dans Politique à table ce plat.
23:34Moi,
23:34je veux absolument qu'Elsa
23:35nous rappelle l'adresse
23:36de ce restaurant
23:37parce que c'est des cadors.
23:38C'est très, très bon.
23:39Et ceux qui veulent goûter ça
23:40parce que c'est unique
23:41à Paris,
23:42sans doute.
23:43Alors,
23:43c'est un restaurant
23:43qui est dans le 15e arrondissement
23:45et je vous donne l'adresse
23:46tout de suite après,
23:47Jean-Pierre.
23:48Je vous propose avant tout,
23:49puisque ça,
23:50c'est sans médération...
23:51Ah, c'était mon quiz à vous.
23:52Oui, mais voilà.
23:53Vous m'avez eu,
23:54très bien,
23:54devant tout le monde.
23:55Je vous donne l'adresse
23:56juste après.
23:57On va passer au quiz.
24:02Avec vos racines Toscane,
24:04Florence Portelli.
24:04C'est le moment du ridicule.
24:06Non,
24:06on vous émet à la fois,
24:07jeu de mots,
24:07lard et le lard.
24:09Sauriez-vous nous dire
24:10si ces affirmations
24:11sur le lard de Colonnata
24:13sont vraies ou fausses ?
24:14Vous connaissez
24:14le lard de Colonnata ?
24:15Oui, alors pour tout vous dire,
24:17Colonnata...
24:17Ah, non, mais...
24:18Attendez,
24:18attendez,
24:18vous avez une question.
24:19C'est quelque chose
24:20de fou.
24:21Colonnata,
24:22ah,
24:22est un mot situé
24:23sur la commune de Carrare
24:25qui abrite
24:25les célèbres carrières
24:26de marbre.
24:27Vrai ou faux ?
24:27Vrai.
24:28Vrai.
24:28Le lard provient uniquement
24:30de porcs noirs de Toscane.
24:31Vrai ou faux ?
24:32Faux.
24:32Faux.
24:33Il provient aussi
24:34des porcs blancs
24:35de la vallée du Pau
24:35et donc le noir
24:37s'appelle les Sintas Senese.
24:38Sans faute
24:39et hyper rapide
24:40au niveau des réponses.
24:41C'est les racines françaises.
24:43Les morceaux de lard
24:44sont assaisonnés
24:45avec des épices,
24:46notamment de la coriandre
24:47en graines
24:48et du gingembre en poudre.
24:49Vrai ou faux ?
24:50Ah,
24:51le gingembre,
24:51ça me paraît bizarre.
24:52Donc ?
24:53Faux.
24:53Oui,
24:53exact,
24:54faux.
24:54Clou de girofle,
24:55doigts de muscade,
24:56anis étoilé et cannelle.
24:57Ce lard blanc
24:59bénéficie d'une IGP
25:00depuis 1990.
25:02Vrai.
25:02Faux ou vrai ?
25:04Faux.
25:04Avant,
25:05après.
25:05C'était la question
25:06la plus compliquée.
25:07Oui,
25:07sur la date,
25:08mais par contre,
25:08c'est vrai que c'est...
25:09Parce qu'en fait,
25:10Colonnate,
25:10c'est dingue.
25:11C'est vraiment...
25:12Vous vous dites quand même
25:13le lard de Colonnate,
25:14c'est le lard
25:15le plus prestigieux
25:16dans les très bons restaurants.
25:17Vous pouvez même
25:17être dans un 3 macarons.
25:18Pour ceux qui ne connaissent pas,
25:19il faut quand même savoir
25:19que c'est du lard blanc.
25:20C'est-à-dire qu'il n'y a que du...
25:22Gras.
25:23Gras, oui.
25:24Et en fait,
25:25vous allez dans un 3 macarons,
25:26vous pouvez avoir du lard de Colonnate.
25:27Et pourtant,
25:28Colonnate,
25:28il y a 20 personnes dedans.
25:29C'est vraiment le hameau
25:30dans la montagne.
25:32Il y a sa spécificité propre.
25:33Oui,
25:34mais c'est fou de se dire
25:36que l'or du lard,
25:37entre guillemets,
25:38est dans vraiment le bled
25:39où serait née d'ailleurs l'anarchie.
25:41Il y a une plaque
25:42en hommage à l'anarchie.
25:43Et ma mère...
25:45Est-ce que les deux sont liés, alors ?
25:46Pourquoi pas m'aider ?
25:47Mais ce n'est pas un produit
25:48de grande consommation.
25:49Faites le tour
25:49des traiteurs parisiens.
25:50Il n'y en a pas beaucoup
25:51qui peuvent vous servir
25:52du lard de Colonnate.
25:53Non, je parle plutôt
25:53justement des grands restaurants
25:55et c'est quand même assez drôle
25:55de se dire que ça vient
25:56d'un tout petit hameau.
25:57Et c'est vrai que d'ailleurs,
25:59il y a des pâtes
25:59qui se font aussi d'ailleurs
26:00au lard de Colonnate.
26:02Allez, on va passer
26:03à une autre spécialité italienne
26:04qui vous est doublement chère,
26:06le vitello tonato.
26:07C'est aussi un plat national
26:09en Argentine.
26:09C'est la terre de votre époux,
26:11vous nous l'aviez dit.
26:12Pareil, vous me dites
26:12si ces affirmations
26:13sont vraies ou fausses.
26:14Les premières traces de ce plat
26:16remontent au 18e siècle
26:18en Ligurie.
26:19Pour moi, c'est du piémont.
26:21C'est faux.
26:22Il y a à la fois la réponse
26:23et la précision.
26:24C'est faux, vous avez raison.
26:25Je continue à noter.
26:26Alors là, je ferais moins
26:27qu'elle est, je pense,
26:28que pour le lard.
26:29À l'origine,
26:29il n'y avait que du veau
26:30dans la recette.
26:34Vrai.
26:35C'est vrai.
26:36Tout à fait.
26:37Écoutez, là, pour l'instant,
26:38on est très très bien.
26:39Le thon s'invite
26:40dans cette recette
26:40grâce à l'arrivée massif
26:42au 19e siècle
26:43de travailleurs siciliens
26:44dans les vignes du Piémont.
26:47Je n'ai sincèrement aucune idée.
26:48Je dirais vrai,
26:49mais je n'en sais rien.
26:50C'est faux.
26:51C'est lié plutôt
26:51à la démocratisation du thon
26:53en boîte notamment.
26:54C'est l'ouvrage
26:55de référence de la cuisine italienne
26:57La Cuillère d'Argent,
26:58publié en 1950,
26:59qui pour la première fois
27:01recommande
27:01une mayonnaise au thon
27:02en guise de sauce.
27:04J'irais vrai.
27:05Eh bien, c'est vrai.
27:06Parce qu'en plus,
27:06je l'ai le livre.
27:07Oui, il est bon.
27:08Eh bien, voilà.
27:08C'est vrai.
27:096 sur 8.
27:10Sachant qu'on a...
27:12Oui, puis...
27:13Mais il faut mettre aussi
27:14des capres et des anchois.
27:15Oui.
27:17Et c'est vrai que c'est
27:18terre-mer.
27:18C'est assez particulier
27:19comme spécialité.
27:21Vous, ça ne vous dérange pas
27:22ce genre de mélange ?
27:23Au contraire...
27:23Ce n'est pas ce que je préfère.
27:25Vous n'avez pas une femme
27:27de vitelotonato ?
27:27Parce que j'allais vous donner
27:28une petite astuce.
27:29Vous pouvez quand même la donner.
27:30Non, mais ce n'est pas...
27:31Vous faites une mayonnaise
27:32à côté sans moutarde.
27:33Si vous mettez du thon à l'huile,
27:35c'est un peu gras.
27:35Moi, je vous suggère
27:36de pocher une vraie tranche de thon
27:38dans le bouillon
27:39et de la mixer avec l'huile
27:41et cette mayonnaise sans moutarde.
27:43C'est un peu plus léger,
27:44un peu plus granuleux
27:45et un peu plus...
27:46On va savoir.
27:47Allez, peut-être comme ça,
27:48ça vous convertira vraiment
27:49à vitelotonato.
27:51On va passer tout de suite
27:52à la brève de comptoir.
27:57Alors, on demande dans cette émission
27:59à chaque invité
27:59de se remémorer une anecdote
28:01autour d'un plat, d'un repas.
28:02Qu'avez-vous choisi
28:03de nous raconter,
28:04Florence Portelli ?
28:05Bon, ce n'était pas si évident que ça,
28:07mais il y a un petit bout de temps,
28:09je crois que c'est 2012,
28:11il me semble,
28:13où on me dit,
28:14dans le Val d'Oise,
28:15il y avait un événement politique
28:16et vient François Fillon
28:17qui n'était plus premier ministre
28:20mais qui était encore
28:21très, très populaire, honnêtement.
28:23Et on me dit,
28:24toi, tu vas aller t'asseoir
28:25à côté de lui.
28:26Et en fait,
28:27je suis quelqu'un de maladroit,
28:29parfois.
28:30Et j'avais peur
28:31de faire tomber un truc
28:32sur sa chemise
28:33ou je ne sais pas.
28:34Et je me suis dit,
28:34voilà.
28:35Et comme je voulais lui dire
28:36que j'allais me présenter
28:37à taverni,
28:38je me suis dit,
28:38je ne veux vraiment
28:38pas être crédible
28:39parce que déjà,
28:39que dans mon parti politique,
28:40il m'avait dit que je ferais un bide
28:42et que je ne serais qu'une candidature
28:43de témoignage,
28:43bon, j'ai gagné.
28:44Mais je me suis dit,
28:45là, je voyais encore blonde,
28:47femme, bon.
28:49Et en plus,
28:49je lui renverse un truc,
28:50enfin, l'horreur.
28:51Donc, du coup,
28:51j'étais comme ça.
28:52Et comme il était très polis,
28:53ce monsieur,
28:53il se tourne vers moi,
28:54il me dit,
28:54vous ne mangez pas,
28:55vous n'avez pas faim.
28:56Je lui dis,
28:56si, si, en fait,
28:58je suis un peu faim quand même,
28:59mais je n'osais pas lui dire
29:00que j'allais lui en mettre partout.
29:01Et donc,
29:02on s'est mis à parler cuisine.
29:03Et en fait,
29:04mon premier contact
29:04avec François Fillon,
29:05c'est qu'on a parlé
29:06des lingouines et opalourdes,
29:07qui est son plat préféré,
29:08un de ses plats préférés,
29:09parce qu'il va aussi
29:09très souvent en Toscane.
29:12En tout cas,
29:12quand je l'ai connu,
29:13il y allait.
29:14Et on a parlé,
29:15après,
29:15de cinéma italien,
29:16parce qu'il y a un film
29:17qu'on aime tous les deux beaucoup,
29:18qui est Ria Mer,
29:18qui est un très beau film,
29:19avec Sylvana Mangano,
29:21Victor Hugo Gassman,
29:22etc.
29:23Et après,
29:23on a parlé politique,
29:25on a parlé,
29:25il faisait un 20 heures de TF1
29:27et je lui donnais mon avis.
29:29Et je lui ai demandé
29:30s'il viendrait me soutenir
29:31à Taverni
29:31et s'il est engagé
29:32et il est venu.
29:33Alors que personne
29:34n'y croyait à l'époque.
29:35Mais donc,
29:36c'est parti vraiment
29:37du fait que j'étais comme ça
29:38et qu'on a parlé
29:39des Linguines et aux Palourdes
29:40parce que je lui ai expliqué
29:41que je m'appelais Florence
29:42parce que ma mère était Toscane
29:44et après,
29:44qu'on a parlé de Ria Mer.
29:45C'est l'Italie
29:46qui vous a finalement...
29:48Fionisé,
29:48oui,
29:48c'est assez...
29:49Moi,
29:49c'est pas du tout...
29:52Autre chose,
29:52à l'époque,
29:53je venais de chez Philippe Séguin
29:55et quand on était séguiniste,
29:56que je suis,
29:57moi,
29:57à la base d'un gaulliste social,
29:58on atterrissait naturellement
30:00après la mort de Philippe Séguin
30:01chez François Fillon.
30:02C'était l'héritier spirituel
30:04un peu de Philippe Séguin.
30:05Donc moi,
30:05je viens de ce courant-là.
30:06Mais disons qu'après,
30:07ce qui a facilité le contact,
30:09c'est l'Italie.
30:10Mais parler de nourriture,
30:12ça permet toujours
30:13de décontracter...
30:14Je m'invite toujours
30:15des gens qui n'aiment pas manger,
30:16je trouve ça sinistre.
30:17Et j'en connais,
30:18hélas,
30:18même dans ma famille politique,
30:20mais bon,
30:20c'est pas marrant.
30:21On peut plaisanter,
30:22mais on peut se fâcher aussi
30:23autour d'un repas.
30:24Ah oui.
30:24En France,
30:24on a l'habitude
30:25des grandes discussions.
30:27On en parlait tout à l'heure
30:28parce qu'on m'a parlé
30:28de la cuisine végétarienne.
30:29Voilà.
30:30Vous êtes parfois critique
30:31sur la gestion
30:32de la question écologique
30:33par votre famille politique.
30:34On va en parler
30:35dans le Dessous des Plats.
30:43Parlons du cadmium,
30:45ce métal lourd
30:45présent dans les engrais
30:46phosphatés
30:47et qu'on retrouve partout,
30:48céréales,
30:49pains, gâteaux.
30:50Dans certains départements,
30:51les seuils dépassent
30:52largement les limites autorisées.
30:54Reportage en Charente-Maritime.
30:56Maïté Frémont
30:57et Raphaël Lisambard.
31:00On ne peut plus utiliser la terre.
31:02C'est fini.
31:05Gérard vit ici
31:06depuis 26 ans.
31:07Il adore jardiner,
31:08mais depuis 3 ans,
31:09c'est terminé.
31:10J'ai mis tout sur table.
31:13C'est bon.
31:13Des terreaux
31:14et de la terre saine.
31:15Persil,
31:16sariette,
31:19oregon.
31:20Ce retraité
31:21ne peut plus manger
31:21aucun fruit
31:22et légume
31:23de son potager.
31:24Car sa terre
31:25est contaminée
31:26et elle affiche
31:27des taux en cadmium
31:28bien au-dessus
31:29de la normale.
31:30J'avais 4-5 poules.
31:32On était obligé
31:33de les donner
31:34parce qu'on ne peut pas
31:36consommer les oeufs.
31:37C'est terrible.
31:39Pendant des années,
31:40une usine d'engrais
31:41phosphatés
31:42était installée
31:43juste à côté
31:44de sa maison.
31:44Les vents
31:45nous ramenaient
31:46très souvent
31:47des odeurs
31:48malsaines,
31:49d'oeufs pourris.
31:50C'était très désagréable.
31:52Face au taux
31:53de contamination
31:54dans sa terre,
31:55l'État a recommandé
31:56à Gérard
31:56de rapidement
31:57faire une prise
31:58de sang.
31:59Après analyse,
32:00son taux de cadmium
32:01s'élève à 0,8
32:02au-delà
32:03du seuil maximal
32:05de 0,25.
32:06Et là,
32:07ma femme,
32:071,5.
32:09Très élevé.
32:09Alors,
32:10vous recevez ça,
32:11vous vous dites
32:12« bon,
32:14là,
32:14il y a vraiment
32:15un problème ».
32:15On vous dit
32:16« ça va être difficile
32:18de vivre là
32:19où vous avez
32:20mis 20 ans
32:21pour construire
32:23votre maison
32:24et la payer.
32:24C'est fou,
32:25c'est fou ».
32:26Gérard et un collectif
32:28de riverains
32:28ont décidé
32:29de porter plainte
32:30contre l'État.
32:31Son département
32:32est l'un des plus
32:33touchés par la contamination
32:34au cadmium.
32:35Sur ses cartes,
32:36les teneurs
32:37de la Charente maritime
32:38explosent.
32:39Dans ses champs,
32:40on a déversé
32:41des engrais phosphatés
32:42en grande quantité
32:44pour doper les cultures.
32:45Mais au-delà
32:46de la Charente maritime,
32:48c'est bien toute la France
32:49qui est contaminée
32:50car elle se fournit
32:51en engrais
32:52à 80%
32:53au Maroc,
32:54un pays dont le sol
32:56est très riche
32:57en cadmium.
32:58Perturbateurs
32:59endocriniens,
33:00ce polluant
33:01agit sur les reins,
33:02le foie
33:03ou encore
33:03le pancréas.
33:06Et je rappelle
33:06que l'ANSES,
33:07l'agence de sécurité
33:08sanitaire,
33:09précise que,
33:10comme Maïté Frémont
33:11le dit dans le reportage,
33:12c'est cancérogène,
33:12mutagène
33:13et toxique
33:13pour la reproduction.
33:14C'est un scandale
33:15sanitaire,
33:16le cadmium.
33:16Oui.
33:17Et moi,
33:18je suis toujours gênée
33:19quand à droite,
33:19on a du mal à le dire.
33:20Alors,
33:20je vais vous dire,
33:21à mon avis,
33:21pourquoi on a du mal
33:22à en parler.
33:23On a du mal
33:23à en parler
33:24parce qu'en face,
33:25souvent,
33:25l'écologie a été associée
33:27à la haine des agriculteurs.
33:29Et notamment
33:29chez les Verts,
33:30je suis désolée,
33:31mais il y a eu
33:32des discours anti-agriculture
33:34qui ont fait
33:35que la stigmatisation
33:36du monde agricole
33:37a fait qu'à droite,
33:37on défend le monde agricole
33:39et a raison.
33:40Et bien du coup,
33:40il y a une espèce
33:41de frilosité
33:42à dénoncer
33:42des scandales sanitaires
33:44probables,
33:45on va dire,
33:45parce que là,
33:45c'est probable.
33:47Et en réalité,
33:48nos agriculteurs,
33:48ils ne sont pas responsables.
33:50Ils ne sont pas responsables
33:51pour deux raisons.
33:51Déjà,
33:51ça a été peu dit,
33:52mais le cadmium,
33:53il est très présent
33:54dans le chocolat.
33:55Et là,
33:55ce n'est pas de l'agriculture
33:57céréalière.
33:57C'est le chocolat noir,
33:59notamment,
33:59qui en contient beaucoup.
34:00Ceci est présent
34:00dans le tabac.
34:02Dans la cigarette aussi,
34:03évidemment.
34:03Oui, la cigarette favorise.
34:04C'est souvent,
34:05il y a beaucoup de cadmium.
34:06Et pour ce qui vient,
34:06justement,
34:07et là,
34:07ça a été très bien dit
34:08dans votre reportage
34:09des engrais,
34:10le problème,
34:11c'est notre souveraineté.
34:12Ce n'est pas
34:12nos braves agriculteurs.
34:14Le problème,
34:14c'est qu'aujourd'hui,
34:14ils n'ont plus d'engrais.
34:15Et le grand engrais
34:16coûte horriblement cher.
34:18Donc,
34:18on a en fait
34:18une question de souveraineté.
34:20Mais c'est vrai
34:21que je suis frappée
34:23par la recrudescence
34:24des cancers du sein.
34:25Et notamment,
34:26chez parfois
34:27des jeunes femmes
34:28qui n'ont aucun antécédent,
34:29qui ne favorisent pas,
34:31on va dire,
34:31par des comportements,
34:32genre cigarette,
34:33etc.,
34:33l'arrivée d'un cancer
34:35et qui se retrouvent
34:36de manière complètement
34:37inopinée
34:39atteintes par les cancers.
34:39On en voit de plus en plus.
34:40J'en parle avec,
34:41ce n'est pas des oui-dirres,
34:42j'en parle avec des médecins.
34:44C'est pareil,
34:44le cancer du pancréas,
34:46si ce n'est pas possible,
34:47on est le pays,
34:47soit on est le pays
34:48où on picole le plus
34:49et ça expliquerait
34:49qu'il y ait beaucoup
34:50de cancers du pancréas
34:51même si ça reste encore
34:53contraint,
34:54contenu,
34:55heureusement.
34:56Et en réalité,
34:57non.
34:57On n'est pas le pays
34:58qui boit le plus
34:59et en même temps,
34:59on est le pays,
35:00je crois,
35:03il y a un moment,
35:04ça pose question.
35:05Et moi,
35:06en tant que femme politique
35:07et en tant que mère,
35:08MERE,
35:09je trouve dégueulasse,
35:10honnêtement,
35:11de ne pas aller creuser
35:12les dangers
35:13qu'il peut y avoir
35:14derrière ça
35:15parce qu'encore une fois,
35:16ce n'est pas contre
35:17l'agriculture française.
35:18Mais parce que,
35:18justement,
35:19vous le dites,
35:19dans le débat public,
35:21il y en a certains
35:21qui relativisent
35:24toujours les risques
35:25quand on parle
35:25de cadmium,
35:26quand on parle
35:27d'autres pesticides,
35:28etc.
35:29Il y en a beaucoup
35:29qui disent
35:30non mais attendez,
35:30ce n'est pas sûr,
35:31ce n'est pas certain
35:32et puis il y a des études
35:33Ce qui est vrai d'ailleurs.
35:35Oui,
35:35mais vous vous dites
35:36qu'il faut creuser
35:37côté alimentation,
35:38environnement.
35:39On le doit à nos enfants.
35:39Vous savez,
35:40il y a aussi une génération
35:41qui a bénéficié
35:42du rallongement
35:43de l'espérance de vie.
35:44Seulement,
35:44là,
35:45c'est en train
35:45de se stabiliser.
35:46Et puis la question,
35:47ce n'est pas simplement
35:48l'espérance de vie,
35:49c'est comment on vit vieux
35:51et de quelle façon
35:51on vit vieux.
35:52Comment on vit mieux vieux ?
35:53Bien sûr.
35:54Et même,
35:54puisque nous,
35:55à droite,
35:55on aime bien les questions
35:56aussi de dette
35:57et de déficit public,
35:59la question de la sécurité sociale,
36:00c'est aussi une question
36:01de médecine préventive.
36:02En France,
36:03on ne fait pas
36:03de médecine préventive.
36:04On ne fait pas d'ailleurs
36:05de sport santé,
36:06à la marge.
36:07On est dans la médecine curative.
36:08C'est une vraie question
36:09d'économie,
36:10une vraie question
36:10d'écologie aussi,
36:11la santé.
36:12Donc là-dessus,
36:13moi,
36:14j'appelle vraiment
36:14un choc de culture
36:15à droite.
36:16Et encore une fois,
36:17ça ne mettra pas
36:18nos agriculteurs en danger
36:19parce qu'ils ne nous demandent
36:20que ça,
36:21d'avoir une solution
36:22à leur problème d'engrais,
36:23qui est une vraie réalité.
36:24Mais on ne peut pas
36:25nier une réalité.
36:27Alors,
36:27à côté de ça aussi,
36:29qu'est-ce qui fait
36:29que culturellement,
36:30ça peut bloquer ?
36:31À cause du principe
36:32de précaution.
36:33D'un côté,
36:34vous avez le principe
36:34de précaution
36:35et pourtant le problème
36:36du cadmium.
36:37Et de l'autre côté,
36:38vous avez une surabondance
36:40de normes
36:40complètement folle.
36:42Je donne un exemple
36:42tout bête.
36:43Mon collègue de la Grande Motte
36:44m'expliquait que maintenant,
36:45il était restreint
36:46sur les restaurants de plage
36:47qu'il installe l'été.
36:48Bon,
36:49il y en a un qui est installé.
36:51Les gens sur les transats
36:52ont droit de manger
36:53dans le restaurant.
36:53Ils ont droit de manger
36:55les plats du restaurant
36:56sur leur transat
36:56s'ils vont chercher les plats,
36:57mais le serveur
36:58n'a pas le droit
36:59de leur apporter le plat.
37:00Il y a des gens
37:00qui vont pour des décisions
37:02comme ça.
37:03Mais des normes,
37:04c'est aussi des taux
37:06maximum de cadmium,
37:07etc.
37:07Les normes,
37:08ça peut nous sauver également.
37:09Bien sûr,
37:09mais en fait,
37:10on mélange tout.
37:11C'est-à-dire,
37:11on sur-bureaucratise
37:12même l'écologie
37:13et on dégoûte les gens,
37:14en réalité,
37:15avec des règles
37:15complètement idiotes.
37:17Et puis,
37:17de l'autre côté,
37:18vous avez des scandales sanitaires
37:20qui sont probables
37:21et en tous les cas
37:21qui vont un jour
37:23quand même littéralement
37:24exploser.
37:27Alors,
37:27vous êtes une politique,
37:28vous avez peut-être
37:28des leviers à actionner.
37:29Comment ce sujet
37:30de santé publique
37:31est-il traité
37:31par le Conseil régional
37:32de l'Île-de-France ?
37:33Sachant que sur ce territoire,
37:34il y a beaucoup d'agriculteurs,
37:36donc d'engrais phosphatés
37:37dispersés à l'origine
37:39de la contamination des sols.
37:41Vous savez,
37:41la région de l'Île-de-France,
37:42on le sait peu,
37:43mais c'est une région
37:44qui est à moitié rurale.
37:46En réalité,
37:47même dans mon département,
37:49tout l'ouest du département,
37:50c'est rural.
37:51Donc nous,
37:51on accompagne les agriculteurs,
37:53mais on les accompagne aussi
37:53dans leur conversion,
37:54par exemple,
37:55au bio.
37:56On les subventionne
37:57quand il y a des conversions au bio.
37:58Mais on ne peut pas passer
37:59au tout bio.
38:00Il n'y a pas que ça.
38:01On les accompagne aussi
38:02sur leur matériel.
38:05Il y a une aide très puissante
38:07de la région Île-de-France
38:08sur tout ce qui est agriculture
38:09et aussi circuit court.
38:10On a lancé
38:11toute une filière
38:11du circuit court
38:22en Île-de-France.
38:23Puisqu'on vient de l'entendre
38:24avec Elsa,
38:25et vous l'avez dit,
38:26c'est un scandale
38:27de santé publique.
38:27Bien sûr,
38:28c'est un des grands sujets
38:29de préoccupation de la région
38:30et Valérie Péquer,
38:31c'est très investi là-dedans.
38:33Mais sur la question de l'engrais,
38:34c'est une question
38:35qui va bien plus loin
38:36que la région.
38:37C'est une question
38:37qui concerne l'État
38:38et qui concerne l'Europe.
38:39C'est comment on arrive
38:40à une souveraineté.
38:41Non, mais aussi
38:42à une souveraineté.
38:43Comment on produit
38:44de l'engrais
38:44qui ne vient pas du Maroc ?
38:45Parce que vous avez parlé
38:46du Maroc,
38:46ça ne vient pas que du Maroc,
38:47mais au Maroc,
38:48il y a encore plus
38:49de cadmium dans ces sols.
38:52Vous aviez parlé
38:52des agriculteurs
38:53et pour le consommateur.
38:54Parce que pour l'instant,
38:55ce qu'on nous dit,
38:56c'est qu'il faut manger
38:56moins de pâtes,
38:58moins de riz,
38:59prendre des légumineuses,
39:01qu'il ne faut plus manger
39:01de céréales au petit déjeuner.
39:03Le consommateur,
39:04il a l'impression
39:04que de toute façon,
39:05peu importe ce qu'il fait,
39:06c'est difficile
39:07de manger correctement.
39:09Non, mais surtout varier.
39:10Il faut retrouver le plaisir
39:11des bonnes choses.
39:13Il faut retrouver le plaisir
39:13de cuisiner.
39:15Même parfois,
39:15vous voyez une chose toute bête,
39:17il m'arrive d'avoir des enfants
39:18dans nos cantines à Taverny
39:19qui n'aiment pas
39:20les carottes bio
39:22qu'ils ont sur la table
39:23parce qu'elles ne baignent pas
39:23dans les sauces
39:24qu'ils achètent au supermarché.
39:26Donc, il faut retrouver
39:27le bonheur du produit.
39:29Et ça, c'est un vrai sujet.
39:31Mais c'est aussi
39:32le rapport à la table.
39:33Et d'ailleurs,
39:33je pense que l'écologie,
39:34si elle parle aussi
39:35un peu plus de la gastronomie,
39:37du terroir,
39:38de notre patrimoine culinaire,
39:41elle donnerait envie.
39:42Il faut d'ailleurs refaire
39:43de l'écologie
39:44qui donne envie,
39:44pas que de l'écologie
39:45à la Greta Sandberg,
39:46pardon,
39:47mais qui vous donne envie
39:49de vous jeter dans l'eau.
39:50Il y a des problèmes
39:51qui sont évidemment terribles,
39:52qui sont réels.
39:53Mais il faut alerter aussi.
39:54Il faut alerter,
39:55mais il faut trouver
39:56des changements de comportement
39:58qui passent aussi
39:59par des changements
39:59de paradigmes joyeux.
40:01L'écologie,
40:02ce n'est pas quelque chose
40:02d'effondrant,
40:04de déprimant.
40:05Ça peut être quelque chose
40:06au contraire qui fédère.
40:07Un peu flippant quand même
40:07de temps en temps.
40:09Vous êtes dépistée
40:10au cadmium déjà ?
40:11Non, pas encore.
40:11Non, mais pas que le cadmium.
40:13Par exemple,
40:13la question du plastique.
40:14Moi, je suis allée
40:15il n'y a pas très longtemps
40:16au Royaume-Uni
40:18visiter une entreprise
40:19extraordinaire
40:19qui s'appelle
40:20NotPla,
40:21comme NotPlastique.
40:22Ils arrivent, en fait,
40:23à convertir,
40:24à changer des algues
40:26en équivalent du plastique.
40:28Vous savez qu'aujourd'hui,
40:29le plastique,
40:29c'est ce qui tue
40:30nos mers et nos océans.
40:31C'est ce qui tue la nature.
40:32L'océan de plastique...
40:33C'est dramatique.
40:34Et c'est ce qui, d'ailleurs,
40:35nous contamine.
40:36Si vous faites des analyses
40:37du taux de plastique
40:38que vous avez dans le corps,
40:39vous allez être effondrés.
40:40Eh bien, eux,
40:41en plus,
40:44cette algue qui pourrit
40:46et les Antilles
40:48et même économiquement
40:49et touristiquement.
40:50Vous voyez,
40:51moi, je préférais
40:51qu'on investisse
40:52dans la production,
40:53dans l'outil de production.
40:55Et là, d'ailleurs,
40:55ça va contre l'écologie
40:56de la décroissance.
40:57C'est de l'écologie
40:58de la croissance.
40:59C'est une vraie écologie
41:00de droite.
41:01C'est une écologie
41:01qui remplace par l'algue
41:03le plastique
41:04et qui, en même temps,
41:05d'ailleurs,
41:05n'utilise aucun procédé chimique.
41:07On va parler,
41:08Florence Portelli,
41:09de vos deux passions.
41:10Alors, on verra
41:11si c'est vos deux passions,
41:12la musique et la nourriture.
41:14c'est les pieds dans le plat.
41:20Réputée Elsa
41:21pour ses concerts,
41:22ses conférences
41:23sur le climat,
41:24ses expos,
41:25le festival écolo
41:25We Love Green
41:26a aussi fait son rendez-vous
41:28à un laboratoire
41:28pour l'offre de restauration.
41:30Comment réussir
41:31une street food
41:32plus responsable,
41:33plus locale,
41:34moins chère,
41:34plus créative
41:35et surtout
41:36100% végétarienne.
41:38C'est un reportage
41:38à Vincennes
41:39d'Alicia Rotgeu
41:40et d'Eva Billon.
41:43Un festival
41:43aux allures classiques
41:45et pourtant,
41:47ici,
41:47les stands de nourriture
41:48sont 100% végétariens.
41:50Et tous les festivaliers
41:52ne sont pas forcément
41:53au courant.
41:54J'ai végétariat ?
41:55Oui.
41:55Il n'y a pas de viande ?
41:56Non.
41:56L'huile part ?
41:57Non, c'est faux.
41:58Non, c'est pas vrai.
41:59On ne croit pas.
42:00On ne croit pas.
42:01Si certains pensent
42:02d'abord à une plaisanterie,
42:04d'autres saluent l'initiative.
42:06C'est une bonne surprise,
42:07ça change
42:08et puis je suis sûr
42:08que c'est très bien.
42:09Je trouve que c'est un concept
42:09qui est intéressant
42:10et à mettre en place
42:11à une échelle comme ça,
42:12je trouve que ça passe
42:13un message qui est fort aussi.
42:14Et en plus,
42:15peut-être que ça incite
42:15les gens à manger végétarien.
42:17Mon copain, par exemple,
42:18je sais qu'il n'est pas végétarien,
42:19là, il va être forcé
42:19à manger des trucs végétariens
42:20et va se rendre compte
42:21que c'est pas si mal finalement.
42:23Il y en a pour tous les goûts.
42:25Plus de 40 stands
42:26sont installés sur le site.
42:28Pour Mathilde,
42:29restauratrice,
42:30c'est une première
42:31et un défi.
42:32Les deux dernières années,
42:33j'avais posé ma candidature,
42:35je n'avais pas été prise
42:36parce qu'ils se disaient
42:38que peut-être
42:38je n'étais pas prête.
42:39Donc c'est vraiment
42:40un challenge cette année
42:42pour le coup.
42:43À la carte de Mathilde,
42:45deux spécialités
42:45au nom des stars du festival.
42:47Le sandwich BBL
42:49pour Théodora
42:50et le Oclous Garden.
42:52On y retrouve
42:53aloumis, champignons,
42:55radis
42:55ou encore pickles
42:56de concombre.
42:57Pour elle,
42:58travailler le légume
42:59une évidence.
43:01Les clients peuvent même
43:02consulter
43:02l'empreinte carbone
43:03de chaque plat.
43:04Il fallait faire
43:05le bilan carbone
43:06de chaque recette.
43:07Du coup,
43:07il faut noter
43:08les ingrédients,
43:09d'où ils viennent,
43:10comment ils sont conservés,
43:12combien de grammes
43:13évidemment.
43:14S'ils ont un label
43:16bio,
43:16AOP,
43:17l'ensemble,
43:17je travaille que
43:18avec des trucs de saison.
43:19Après,
43:19je n'ai pas pu faire
43:20100% bio
43:20et de toute façon,
43:21en boutique,
43:21je ne le fais pas.
43:23Donc voilà,
43:23il a fallu que je cherche
43:24un peu plus pour le bio.
43:26Notamment pour le laitage.
43:27Pour respecter son engagement
43:29sur l'alimentation durable,
43:31l'organisation du festival
43:32a dû s'adapter
43:33aux réalités.
43:34On s'est rendu compte,
43:35déjà,
43:35il y a une conjoncture
43:36économique pour les restos
43:37qui est de plus en plus
43:38compliquée.
43:39Donc on l'a un peu allégé.
43:40On s'est adapté
43:41au sourcing à la base
43:42qui était 150 km
43:44autour de Paris
43:45il y a 4 ans.
43:46Et là,
43:46on l'a un peu élargi
43:47à la France
43:47où on demande quand même
43:48du bio.
43:49Mais on est conscient
43:50qu'en fait,
43:50ce n'est pas non plus
43:51très facile
43:51d'avoir que du produit
43:52dite de France.
43:53En fin de journée,
43:55bilan positif pour Mathilde.
43:57Tous ces sandwiches
43:57ont été vendus.
43:59De quoi envisager
44:00un retour
44:00pour la prochaine édition.
44:03Elle a l'a dit,
44:04vous aimez la nourriture,
44:05vous aimez la musique.
44:06Alors une nourriture
44:07sans pourfond végétarienne
44:08avec des sandwiches
44:09aux carottes râpées,
44:10c'est une bonne raison
44:11pour vous faire venir
44:12ou au contraire,
44:13vous dissuadez
44:14d'aller à Wheel of Green ?
44:15Parlez franchement.
44:17Franchement,
44:17non,
44:17si on ne me l'impose pas
44:19à Vitam Eternam,
44:20je vais dire,
44:21je ne crois pas.
44:21C'est bien parti,
44:22le jour,
44:22mais...
44:23Non,
44:23je ne pense pas.
44:24Non,
44:24au contraire,
44:24je pense qu'il ne faut
44:25surtout pas opposer.
44:26S'il y a des gens
44:27qui sont végétariens
44:28ou véganes,
44:28c'est très bien.
44:29En revanche,
44:29quand ça devient une religion
44:30ou un intégrisme,
44:32je trouve ça stupide
44:33et je trouve que c'est
44:34une forme de totalitarisme
44:35qui est insupportable.
44:36En revanche,
44:37interpeller aussi
44:38sur la consommation
44:38de viande rouge,
44:39qui évidemment
44:40est beaucoup plus polluante,
44:41c'est une vraie interrogation
44:42et en plus,
44:42la viande rouge
44:43provoque davantage le cancer.
44:44Mais vous ne m'interdirez pas
44:46de manger une très bonne
44:47entrecôte saignante,
44:48donc il faut juste doser.
44:50Et de temps en temps,
44:51de manger que des légumes,
44:51c'est évidemment très sain.
44:52Le problème,
44:53c'est qu'en France,
44:55on ne sait plus cuisiner
44:56de légumes.
44:57Et là,
44:57je vais revenir
44:58à mes origines italiennes,
44:59mais même la taille
45:00des légumes.
45:01Vous voyez,
45:01par exemple,
45:02les courgettes,
45:02je les aime
45:03quand elles sont très petites
45:04parce que quand elles sont petites,
45:06elles ont un goût
45:06presque de noisettes.
45:08Elles ont un goût très fin.
45:09Quand elles sont très grosses,
45:11elles sont en plus
45:11souvent gorgées d'eau
45:12et c'est vrai
45:13que le goût est moins bon.
45:14Si vous ne les cuisinez
45:15uniquement,
45:16alors c'est très bien,
45:17à la vapeur,
45:17on peut aimer ça,
45:18mais c'est vrai
45:18que ce n'est pas pareil
45:19que de les cuisiner
45:20avec de l'huile d'olive,
45:20à la poêle,
45:21avec de l'oignon,
45:22etc.
45:22Donc,
45:23la saveur du légume
45:24compte énormément aussi
45:25dans votre référentiel
45:26que vous avez enfant.
45:27Et si,
45:28dès le début,
45:29on vous cuisine mal
45:29de légumes
45:30ou si vous avez
45:30de l'aubergine
45:31qui est tellement mal cuisinée
45:32que vous avez l'impression
45:32de manger du caoutchouc,
45:34c'est terrible.
45:35Et ce qui est dramatique aussi,
45:37c'est dans les menus végétariens,
45:38c'est quand vous avez
45:39des menus végétariens
45:40qui essayent de copier
45:41le goût de la viande.
45:42Genre le steak au soja
45:43ou je ne sais pas quoi,
45:43le steak végétarien
45:45qui ressemble
45:45à un goût de steak.
45:46Je trouve qu'il n'y a rien de pire
45:47parce que ça veut dire
45:48quelque part
45:48que le légume en soi
45:49ne peut pas être
45:50une source de goût satisfaisante.
45:52Donc,
45:52je pense que là-dessus,
45:54il y a un travail à faire
45:55qui est culturel
45:55parce qu'à la base,
45:56on est un pays
45:57qui a su cultiver des légumes.
45:59On a même,
45:59depuis quelques temps,
46:00ressorti des produits
46:03qui étaient plutôt
46:03des produits phares médiévaux.
46:05Je pense au topinambour.
46:07Au topinambour,
46:07exactement.
46:08Et c'est vrai
46:08que c'est extraordinairement bon.
46:10Mais si vous dites
46:12pas de vitam aeternam,
46:13totalitarisme,
46:14mais c'est quand même
46:15pas à vos yeux inéluctable
46:16que cette cuisine-là
46:18devienne de plus en plus
46:19végétarienne
46:19dans les festivals,
46:20dans les restaurants
46:21et partout
46:21à cause du contexte climatique ?
46:25Vous savez,
46:26je pense que le contexte climatique,
46:27ce qui est vraiment
46:28très important,
46:28c'est qu'on décarbone aussi
46:30au niveau des transports,
46:32c'est qu'on retire le plastique
46:33qui est en train
46:34de tuer la planète.
46:35Il y a ça aussi
46:35dans le festival.
46:36On voit,
46:37c'est des produits
46:37qui ne sont pas très loin.
46:39Je crois que tout est anti-déchets.
46:41Je crois que les contenants
46:42étaient compostables,
46:44etc.
46:44Je suis très admirative
46:45de ce festival.
46:47Juste,
46:47vous voyez,
46:47il y a toujours des gens
46:48pour critiquer
46:49parce que d'autres
46:49vont vous dire
46:50que le bruit
46:51et ce qui se passe
46:52n'est pas très bon
46:53pour la biodiversité
46:54du bois de Vincennes
46:55qui est à côté.
46:55Donc,
46:56vous n'arriverez jamais
46:57à une formule.
46:57Mais vous voyez,
46:59c'est pour ça
46:59que je fais attention
47:00à tous les intégrismes.
47:01Vous n'arriverez jamais,
47:02même pour un festival écolo,
47:04à satisfaire
47:04toute la doxa écologiste.
47:06Donc,
47:07il y a un moment,
47:07il faut aussi choisir
47:08ses cibles.
47:09Et il faut aussi
47:10que ce soit adapté.
47:10Et je trouve que là-dessus,
47:11les maires,
47:12M-A-I-R-O-S,
47:14on est très pragmatiques.
47:16Aujourd'hui,
47:16d'ailleurs,
47:16les maires font
47:16beaucoup d'écologie.
47:17Là, bientôt,
47:18je vais lancer
47:18un grand rassemblement
47:19des maires en Boise
47:22avec Ferold Delmas
47:23qui est un think tank
47:23d'écologie
47:24qui s'appelle
47:25écologie responsable.
47:26On veut montrer
47:27que même à droite
47:28et au centre,
47:28il y a des vraies préoccupations
47:30en matière écologique
47:31mais que ce n'est pas
47:31forcément décroissant,
47:33que ce n'est pas forcément
47:34contre l'agriculture
47:35mais que ça traite
47:37des problèmes
47:37qu'aujourd'hui,
47:38la droite ne traite pas forcément.
47:39C'est vrai.
47:40Une petite question
47:41un petit peu plus politique.
47:43Depuis un an,
47:43c'est le milliardaire
47:44classé à gauche,
47:45Mathieu Pigasse
47:45qui a racheté Willow Green.
47:47Du coup,
47:47plus de subvention de la région.
47:49Est-ce qu'on va arriver
47:49à un moment
47:49où les collectivités de droite
47:51vont subventionner
47:51la musique ou la culture de droite
47:53et à gauche et à gauche ?
47:55En fait, c'est l'inverse.
47:56Vous savez,
47:56chez la culture,
47:57je finance surtout
47:58avec Valérie Pécresse
47:59des artistes de gauche.
48:01Pardon.
48:02Et on ne fait pas de censure
48:03ce qui nous vaut
48:03d'être attaqué
48:05à chaque séance
48:05par le Rassemblement national
48:07dont je suis la bête noire.
48:08Et c'est une fierté
48:09parce qu'on ne fait pas de censure.
48:11Mais en revanche,
48:11M. Pigasse en fait.
48:13Et M. Pigasse nous a
48:14littéralement insultés
48:15avec Valérie Pécresse
48:16dans un article
48:16dans l'Humanité
48:17disant qu'en gros,
48:18comme on était la droite,
48:19on était la droite villiériste.
48:20Alors, je ne veux pas
48:21fustiger la droite villiériste
48:22mais en tous les cas,
48:23en nous caricaturant.
48:24Donc, ce monsieur est sectaire
48:26et en plus,
48:26outre le fait qu'il est sectaire,
48:28ce n'est pas parce que
48:28c'est un révolutionnaire
48:31de salon qui boit du champagne.
48:32Ce n'est pas pour ça.
48:32Ça, ça le regarde.
48:34C'est aussi parce que
48:35est-ce que la région
48:36doit financer,
48:37et là, vous allez voir,
48:38je vais prendre ma casquette
48:39dans ce cas de gauche
48:40en caricaturant,
48:41est-ce qu'on doit financer
48:42des grands groupes ?
48:43Est-ce qu'on doit financer
48:44des majeures américaines,
48:45par exemple ?
48:45Ben non.
48:46Et du coup,
48:47je préfère financer Solidays,
48:49comme là,
48:49qui va démarrer vendredi,
48:50qui lutte d'ailleurs aussi
48:51contre tout ce qui est homophobie,
48:55tout ce qui est combat
48:56pour les...
48:56Bien sûr,
48:57et la lutte contre le sida,
48:58et qui est un festival
48:59à 100% indépendant.
49:01Et là, vous voyez,
49:03ce n'est pas une question
49:03de gauche et de droite,
49:04c'est une question d'éthique.
49:06On va passer,
49:07et là, ce n'est pas politique,
49:08le péché mignon.
49:12Alors, on s'attendait,
49:14vu vos origines,
49:1550% italiennes,
49:16à de la panna cotta,
49:17du tiramisu...
49:17Je sais des origines alsaciennes.
49:19Mais,
49:20on a une tarte au citron,
49:23meringuée,
49:23c'est la surprise,
49:24parce que moi,
49:24je m'attendais à une tarte au citron
49:25normale,
49:26mais c'est une tarte au meringuée.
49:27C'est vrai qu'aujourd'hui,
49:28elle est plus courante
49:29que la tarte au citron.
49:30Alors,
49:30ce n'est pas franchement
49:31un dessert très frais
49:32avec des tranches de citron,
49:33la tarte au citron.
49:34C'est quand même
49:34un mélange de beurre,
49:35de jus de citron.
49:36C'est très bon.
49:37C'est ce qu'on appelle
49:38chez les Anglais
49:39un peu lemon curd.
49:40C'est comme ça
49:41qu'on le nomme
49:42chez les Britichs.
49:43Mais ça reste
49:43un très bon dessert
49:45et un des musts
49:46de la pâtisserie française.
49:48C'est votre dessert préféré
49:49pour nous l'imposer aujourd'hui ?
49:50Avant notre réponse,
49:52on remercie.
49:52Le bourbon
49:53et pour les magnifiques
49:55tordélis,
49:55la Trattoria Toscana
49:57dans le 15e arrondissement.
50:00Goûtez cette tarte au citron
50:01et dites-nous ce que vous en pensez,
50:02Florence Portelli.
50:03C'est vrai que j'adore
50:04la tarte au citron.
50:05Je ne suis pas très dessert.
50:06Je vous avoue,
50:06je suis plutôt salée.
50:08J'aime beaucoup cuisiner
50:09les desserts,
50:10même ceux que je ne mange pas.
50:12Mais c'est vrai
50:12que la tarte au citron,
50:13j'aime aussi beaucoup
50:14la mousse au chocolat
50:15et la tarte au couetche
50:16que faisait ma grand-mère alsacienne.
50:18La tarte au couetche,
50:19c'est extraordinaire.
50:20Surtout,
50:21je fais la pâte sablée,
50:22j'adore ça.
50:24Et la tarte au couetche
50:25et la tarte au mirabelle,
50:26j'aime beaucoup aussi.
50:26Mais la tarte au citron,
50:27c'est...
50:28C'est une pâte sablée,
50:29d'ailleurs,
50:29j'imagine,
50:29et la meringue est très bonne.
50:30Elle est très bonne,
50:32très délicate,
50:32je trouve que pas trop sucrée.
50:33Cette meringue très souple
50:35au-dessus est très bonne,
50:36onctueuse.
50:36C'est un bon compromis,
50:37c'est un bon dessert.
50:38Oui, et Jean-Pierre disait,
50:39vous l'aimez meringuée
50:41ou pas meringuée ?
50:44Plutôt pas meringuée.
50:45Mais meringuée,
50:46ça ne me gêne pas
50:46parce que c'est une meringue
50:47très légère.
50:48Elle est très, très bien faite,
50:49honnêtement.
50:50Elle est aérienne,
50:50elle est très bonne.
50:51Et la pâte est très, très bonne aussi.
50:53C'est vrai qu'une bonne pâte sablée,
50:55parfois, il suffit que ça,
50:56pour faire des petits sablés,
50:57c'est très bon.
50:57Alors, dans le match pasta,
50:58l'Italie 1,
50:59dans le match pizza,
51:01l'Italie 2,
51:01dans le match pâtisserie,
51:02c'est un peu plus compliqué.
51:03Les Français ne sont pas
51:04un peu meilleurs que les Italiens
51:05ou vous défendez encore
51:06vos 50% de racines toscanes ?
51:08Sur les pâtes,
51:09on sera peut-être...
51:10Moi, je parle des desserts, maintenant.
51:11Oui, mais même sur le salé,
51:12il y a des choses en France
51:12qui sont extraordinaires.
51:14Un bœuf bourguignon...
51:16Mais comme on est au dessert,
51:17pour la pâtisserie,
51:18vous pensez quand même
51:18que la pâtisserie française...
51:20Il y a des pâtisseries italiennes,
51:21honnêtement,
51:22qui sont assez fabuleuses
51:23et tout ne se réduit pas,
51:24même si j'adore ça,
51:25la panna cotta au tiramisu.
51:27Alors, il y a cette pâtisserie italienne
51:28que vous appréciez particulièrement ?
51:30Il y a des pâtisseries,
51:31c'est un biscuit
51:32qui se tremble dans du vin
51:33qui se fait beaucoup en Toscane.
51:38Parce qu'encore une fois,
51:39je ne suis pas très sucrée,
51:40à part les quelques exceptions
51:42que je vous ai dites.
51:43Oui, mais je vois ce que vous dites.
51:45Ce petit gâteau noisette
51:46qu'on tremble dans un vin
51:48un peu sucré,
51:48c'est très bon.
51:48Oui, il y a beaucoup de gâteaux secs.
51:50Ça termine un peu un dessert.
51:51Oui, le pâtisserie, par exemple.
51:51La pâtisserie française,
51:52c'est le Saint-Honoré.
51:53Mais c'est vrai que là,
51:55j'aurais plutôt une préférence
51:56pour la pâtisserie française.
51:57Mais qu'est-ce que vous cuisinez
51:58si on vous demande un dessert ?
52:00Ah, ben, ça dépend qui me le demande,
52:01mais je peux faire du gâteau au chocolat,
52:03des tartes.
52:04Alors, les tartes,
52:05je fais ça facilement.
52:06Des clafoutis,
52:08des tiramisu,
52:10des flancs.
52:12Est-ce que vous avez mangé en Italie ?
52:13Des petits gâteaux en Alsace,
52:14pardon, à Noël,
52:15où il y a une tradition
52:16autour de petits gâteaux.
52:16Ah oui, il y a cannelle.
52:17Oui, et puis en forme...
52:19Mannello ?
52:19Je ne sais plus comment on s'appelle,
52:21mais mamie...
52:21Les bredele, il y a les deux, je crois.
52:23Et c'est en forme d'étoiles,
52:24de cœurs, etc.
52:25Et dans votre enfance,
52:26vous avez mangé,
52:26vous avez le souvenir
52:27d'une zuppa inglesée ?
52:28C'était un dessert italien
52:29qui revient un peu à la mode.
52:30Mais voilà, c'est pareil,
52:31moi je ne suis pas très...
52:32Mais en revanche,
52:33la tarte au citron,
52:33j'adore ça.
52:34Alors, on a fini avec une note sucrée,
52:36mais on va finir également
52:37en note de musique
52:38avec la chanson que vous avez choisie,
52:40Florence Portelli.
52:41On écoute,
52:41on en parle juste après.
52:59Vous avez reconnu Véronique Samson,
53:01pourquoi cette chanson ?
53:03Ça fait partie des chansons
53:05si je devais partir au bout du monde
53:07que j'emmènerais.
53:08La chanson ?
53:08À la fois simple et compliquée en réalité,
53:11la façon dont elle l'a écrite.
53:14Mais j'aime énormément Véronique Samson
53:17et cette période-là
53:18où elle a un vrai talent
53:20de compositrice,
53:22de pianiste.
53:23Et elle est une anomalie heureuse
53:26dans le paysage français
53:27en tant que, oui,
53:28compositrice, artiste,
53:31parolière, etc.
53:32Enfin, elle est incroyable.
53:33C'est vrai que c'est une très jolie chanson.
53:34En revanche,
53:34c'était très dur de choisir.
53:36J'aime énormément aussi
53:37le rock anglo-saxon.
53:39En ce moment,
53:40je suis dans une période un peu,
53:40je suis très muse.
53:42Très muse ?
53:43C'est du rock alternatif.
53:44J'aime beaucoup Barbara Brassens.
53:46C'est bien,
53:47des goûts éclectiques
53:48en musique comme en cuisine.
53:49C'est compliqué.
53:50Véronique Samson,
53:50ça nous va très bien
53:51pour terminer cette art aussi.
53:52Magnifique chanson.
53:53Merci beaucoup,
53:54Florence Portelli,
53:55d'avoir accepté
53:55l'invitation de Politique à table.
53:57Merci Jean-Pierre.
53:58Merci Elsa,
53:59à bientôt.
53:59Merci à tous.
54:00À très vite sur LCP.
54:06Sous-titrage Société Radio-Canada
54:11Sous-titrage Société Radio-Canada
54:16Sous-titrage Société Radio-Canada
54:17Sous-titrage Société Radio-Canada
54:18– Sous-titrage FR 2021
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