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  • il y a 2 jours
Alors que la France redoute un nouvel épisode caniculaire pour les prochains jours, cette séance a été marquée par un échange tendu entre la présidente du groupe écologiste et le Premier ministre. Cyrielle Chatelain accuse le gouvernement de "violence politique" de par leurs choix en termes de transition écologique, et demande la constitution d'une commission d'enquête sur les défaillances de l'Etat dans la gestion de la canicule. "L'Etat tient et a tenu ! " lui a répondu Sébastien Lecornu qui se dit malgré tout favorable à la création de cette commission.

Autre sujet d'inquiétude après cette vague caniculaire sans précédent : les conséquences sur l'agriculture ont été évoquées à trois reprises lors de cette séance de questions et alors que le projet de loi d'urgence agricole est examiné au Parlement.

La réforme de la justice criminelle, l'augmentation de la violence chez les jeunes ou encore l'immigration à Mayotte ont fait l'objet de questions à leur tour ce mardi.

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Transcription
00:00:00L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:00:04La première va être posée par monsieur Philippe Lottiot pour le Rassemblement National.
00:00:12Merci, madame la présidente.
00:00:14Monsieur le Premier ministre, il y a quelques jours à Narbonne,
00:00:17Louis, un adolescent de 17 ans, décédé du suite d'un lynchage.
00:00:21Un lynchage d'une barbarie sans nom, dont les images ont choqué la France entière.
00:00:25Un enfant de plus enlevé dans sa famille, encore un de trop.
00:00:28Je n'égrènerai pas la triste litanie de deux jeunes lynchés, violés, égorgés ces derniers mois.
00:00:33Mais à ce rythme incessant, où un drame chasse l'autre, nous ne sommes plus dans le fait divers.
00:00:38Nous sommes dans le fait de société.
00:00:39Que vous le vouliez ou non, l'ensauvagement de notre pays est une réalité.
00:00:43La sauvagerie avec laquelle ces tortionnaires se sont achardés sur Louis.
00:00:46Le fait qu'ils aient filmé leurs actes, pire, qu'ils soient revenus se filmer à côté de l'adolescent
00:00:51agonisant,
00:00:52est d'une cruauté innommable.
00:00:54Leur violence n'est pas un sentiment de violence.
00:00:56La mort de Louis n'est pas un sentiment de mort.
00:00:59C'est la réalité, cruelle et sordide.
00:01:02La famille de Louis, dont je partage la peine et salue le courage,
00:01:06a voulu que cette réalité ne soit pas une fois encore occultée.
00:01:08Que les Français puissent se rendre compte que là où nous en sommes arrivés,
00:01:12et ce drame a profondément ému nos concitoyens,
00:01:14qui n'en peuvent plus de voir leurs enfants sacrifiés sur l'autel du pas de vagues,
00:01:18des renoncements et de la culture de l'excuse.
00:01:21Car cette situation est la résultante de multiples faillites,
00:01:23et avant tout celle d'un État qui n'arrive plus à protéger les siens,
00:01:27d'une perte totale de sens de l'autorité,
00:01:29qui débute par l'absence de respect de nos enseignants comme de nos forces de l'ordre,
00:01:32d'une aide sociale à l'enfance dépassée,
00:01:34notamment par les milliers de mineurs d'en accompagner qu'elle doit gérer,
00:01:37de plaintes et de signalements négligés,
00:01:39d'une justice qui donne à ces jeunes violents un sentiment d'impunité.
00:01:43Et tous ceux qui minimisent les faits portent une part de responsabilité dans les drames qui viendraient à suivre.
00:01:49Monsieur le Premier ministre,
00:01:50combien de jeunes ultra-violents errent dans nos rues prêts à passer à l'acte ?
00:01:54Combien de morts faudra-t-il avoir une réponse pénale ferme à toutes les atteintes aux personnes ?
00:01:59Combien d'excuses avant que l'on abaisse l'âge de la majorité pénale,
00:02:02comme le demande le Rassemblement national depuis des années ?
00:02:05Qu'allez-vous faire concrètement pour que les Français voient la peur changer de camp ?
00:02:10Merci beaucoup, monsieur le député.
00:02:12La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:02:17Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
00:02:21Monsieur le député Philippe Lottiot,
00:02:23d'abord, vous dire, évidemment, personne, personne ne minimise ce drame.
00:02:28Personne ne minimise ce drame.
00:02:30On a vu des jeunes agir avec une violence inouïe,
00:02:33se comporter comme des barbares et s'en prendre aux jeunes louis.
00:02:38J'ai une pensée évidemment pour sa famille au moment où je vous réponds.
00:02:41Personne ne minimise ce drame.
00:02:43Que les choses soient claires, il y a une enquête en cours
00:02:45qui déterminera la part de responsabilité des uns et des autres
00:02:48et nous espérons toutes et tous que les sanctions soient exemplaires.
00:02:51Sur le mot que vous avez employé et que vous me renvoyez
00:02:54puisque j'ai refusé de l'employer,
00:02:56sur le mot d'ensauvagement, monsieur le député,
00:02:58je vais vous dire, je préfère,
00:03:00c'est un mot qui est connoté politiquement, vous le savez,
00:03:02moi je suis ministre de l'Intérieur,
00:03:03je préfère un des mots d'objectivité,
00:03:06un choc d'objectivité à des chocs de mots.
00:03:09Personne ne nie, et je ne l'ai jamais fait,
00:03:11qu'il y a une montée chez certains jeunes d'une violence
00:03:14qui est insupportable et qui se manifeste dans plein de domaines.
00:03:17On le voit dans les home jacking, on le voit dans les vols violents,
00:03:19on le voit dans plein de thématiques
00:03:20et malheureusement on l'a vu ici au cas d'espèce
00:03:23et franchement, franchement c'est ignoble
00:03:26et tout est fait évidemment pour confondre les auteurs
00:03:29et les enquêtes se poursuitent.
00:03:30On m'a accusé par ailleurs de parler de récupération,
00:03:33mais pardon, vous avez vu toutes les manifestations qu'il y a eu,
00:03:36deux groupuscules d'ultra-droites nationalistes
00:03:39qui ont appelé au francocide, au blancocide, au crime raciste,
00:03:44vous savez très bien que le procureur ne l'a pas fait, ne l'a pas dit.
00:03:47Donc je préfère aussi répondre sur ce sujet
00:03:49puisqu'on m'accuse de minimiser les faits
00:03:51parce que je ne veux pas nommer les choses de cette façon.
00:03:53Mais ça n'est pas le cas, ça n'est pas le cas,
00:03:57et je sais, quand je parle de récupération,
00:04:01vous savez très bien que je ne vise pas, évidemment,
00:04:03votre formation politique, mais d'autres.
00:04:05Vous savez ce qu'a dit M. Zemmour,
00:04:06ce qu'a dit M. Ravier, ce qu'ont dit M. Messia,
00:04:09ça n'est pas acceptable.
00:04:10En revanche, ce que nous devons faire tous ensemble,
00:04:13c'est, oui, lutter contre cette violence des jeunes
00:04:15qui n'est pas que le sujet du garde des Sceaux
00:04:17et du ministre de l'Intérieur,
00:04:18c'est à tous les étages qu'il faut rappeler
00:04:20ce choc d'autorité indispensable
00:04:21et évidemment, je partage votre préoccupation de ce point de vue.
00:04:24Merci beaucoup, M. le ministre.
00:04:26M. le député.
00:04:27Oui, M. le ministre, ce qui est arrivé vraiment à Louis
00:04:30et la part de toute sa famille,
00:04:31il faudrait vraiment que la marche de dimanche
00:04:33soit la dernière comme il le souhaite
00:04:34parce qu'il faut qu'il y ait un électrochoc.
00:04:36Les Français ne peuvent plus vivre ça.
00:04:38Merci beaucoup, M. le député.
00:04:41La parole est à Mme Mathilde Inier
00:04:43pour la France insoumise.
00:04:45Merci, Mme la présidente.
00:04:47Mme la ministre de l'Agriculture,
00:04:49par vos actions néfastes,
00:04:51vous sacrifiez nos paysans.
00:04:52Chez nous, 4 hectares de pommes de terre
00:04:54n'iront pas dans les 300 paniers
00:04:56de notre groupement de producteurs.
00:04:58Chez Johan, la canicule et la tornade
00:05:00ont tout emporté.
00:05:01Chez Nicolas, chez Françoise,
00:05:03chez Benjamin et tant d'autres,
00:05:05la canicule n'a pas prévenu,
00:05:06elle a tué.
00:05:07Elle tue celles et ceux
00:05:08qui n'ont pas les moyens de faire face,
00:05:10en ville comme à la campagne.
00:05:12Et dans les fermes,
00:05:13les chiffres sont accablants.
00:05:15En Bretagne,
00:05:16plus de 5 000 tonnes d'animaux
00:05:17sont morts la semaine dernière.
00:05:19Des milliers de poulets,
00:05:20de porcs et de vaches.
00:05:21Les animaux souffrent,
00:05:23suffoquent
00:05:23et meurent sous les yeux
00:05:24de leurs éleveurs.
00:05:25C'est un véritable choc psychologique.
00:05:28C'est la peur des lendemains,
00:05:29devant des prairies jaunies,
00:05:31des légumes qui cuisent dans les serres,
00:05:33des vergers littéralement grillés.
00:05:35Et en plus,
00:05:36on demande aux éleveurs
00:05:37d'enterrer eux-mêmes
00:05:38leurs animaux sur leur ferme.
00:05:39Les services d'écarissage
00:05:41sont saturés,
00:05:42comme ils l'étaient
00:05:43pendant la crise sanitaire de la DNC.
00:05:45Nous ne sommes pas prêts
00:05:47ni à la gestion des crises sanitaires,
00:05:49ni à la gestion des crises climatiques.
00:05:51Pourtant,
00:05:52vous persistez avec la loi d'urgence agricole.
00:05:54Augmenter la taille des élevages,
00:05:56réautoriser l'acétamipride
00:05:58ne fera qu'aggraver les tensions
00:05:59avec le reste de la population
00:06:01et aggraver la vulnérabilité des fermes.
00:06:05À vouloir être compétitif à tout prix,
00:06:07vous poussez les agriculteurs
00:06:09dans une impasse.
00:06:10alors que sur le terrain,
00:06:11face à la canicule,
00:06:13des paysans et paysannes
00:06:14nous montrent une porte de sortie.
00:06:16Les fermes les plus résilientes
00:06:17sont celles à taille humaine,
00:06:20diversifiées,
00:06:20en élevage plein air,
00:06:22qui préservent les arbres,
00:06:23les haies,
00:06:24les zones humides
00:06:24et qui choisissent
00:06:25une génétique rustique.
00:06:27Vous voyez,
00:06:28les solutions sont là,
00:06:29sous nos yeux.
00:06:30C'est à nous,
00:06:30femmes et hommes politiques,
00:06:32de nous en saisir
00:06:32et de mettre les moyens
00:06:34pour les soutenir.
00:06:35Sinon,
00:06:36l'agriculture française
00:06:37disparaîtra.
00:06:38Dans l'immédiat,
00:06:39madame la ministre,
00:06:40quand allez-vous enfin
00:06:42déclencher la procédure
00:06:43de reconnaissance
00:06:44de catastrophe naturelle ?
00:06:46Merci beaucoup,
00:06:47madame la députée.
00:06:48La parole est à madame
00:06:49Annie Gennevard,
00:06:50ministre de l'Agriculture.
00:06:54Merci,
00:06:55madame la présidente.
00:06:56Mesdames et messieurs
00:06:57les députés,
00:06:58madame la députée
00:06:59Mathilde Higné,
00:07:00nous vivons une canicule
00:07:01d'une intensité exceptionnelle.
00:07:04Eh oui,
00:07:05c'est la réalité.
00:07:06Jusqu'à 15 degrés
00:07:08au-dessus des moyennes de saison,
00:07:09elle impacte
00:07:10toute l'agriculture française,
00:07:13les élevages,
00:07:15les exploitations végétales.
00:07:17Le monde agricole souffre
00:07:18et là,
00:07:19je vous rejoins sur ce point.
00:07:21Pour autant,
00:07:22le gouvernement,
00:07:23dès les premières heures,
00:07:24a été mobilisé à plein.
00:07:25Je voudrais évoquer
00:07:27la situation
00:07:28de la Bretagne
00:07:29dont vous êtes l'élu.
00:07:32La Bretagne,
00:07:33l'ouest de la France,
00:07:33n'a jamais connu
00:07:34une situation
00:07:35comme celle-là
00:07:36où le climat
00:07:36n'y est plus tempéré.
00:07:37Et il y a eu,
00:07:38en effet,
00:07:39il y a en effet
00:07:39une mortalité très importante
00:07:41et nous y faisons face
00:07:42heure après heure.
00:07:44C'est une gestion
00:07:45de crise permanente.
00:07:47Vous évoquez,
00:07:48vous évoquez,
00:07:49madame la députée,
00:07:50la taille des élevages.
00:07:51Dois-je vous rappeler,
00:07:52madame la députée,
00:07:53qu'un élevage moyen
00:07:55de bovins,
00:07:55c'est 60 bovins en France ?
00:07:58Qu'un élevage moyen
00:07:59de poules,
00:08:00c'est 40 000 poules
00:08:01quand c'est le triple
00:08:03en Allemagne
00:08:04ou dans d'autres pays
00:08:05de l'Union Européenne ?
00:08:06Ça n'a rien à voir.
00:08:08Et je veux vous dire aussi
00:08:09que la volaille,
00:08:11la volaille paye
00:08:12un lourd tribut
00:08:13à cette canicule
00:08:13tout simplement
00:08:14parce que c'est un animal
00:08:15qui ventile peu
00:08:16et que la volaille
00:08:17soit dans un petit élevage
00:08:19ou un grand élevage,
00:08:21qu'elle soit à l'extérieur
00:08:22ou à l'intérieur,
00:08:23elle meurt de la même façon,
00:08:25au-delà de 40 degrés.
00:08:26Et la politique
00:08:28n'y peut rien
00:08:28et l'idéologie
00:08:30non plus,
00:08:30Madame la députée.
00:08:32En revanche,
00:08:33en revanche,
00:08:34cette canicule
00:08:35doit nous enseigner
00:08:38des réponses
00:08:39à moyen et long terme
00:08:40qui rendent
00:08:41les élevages
00:08:42plus résilients
00:08:43et s'agissant
00:08:44de l'écarissage,
00:08:45s'agissant de l'écarissage,
00:08:47quand nous avons
00:08:48à traiter
00:08:48de très gros volumes
00:08:49comme c'est le cas aujourd'hui,
00:08:51nous y faisons face également.
00:08:52Vous évoquez
00:08:53la loi d'urgence,
00:08:54Madame la députée.
00:08:55La loi d'urgence
00:08:56est une des réponses
00:08:57à la situation
00:08:59que nous vivons
00:09:00dans un meilleur
00:09:01stockage de l'eau,
00:09:04en explorant
00:09:05toutes les possibilités.
00:09:07Merci, Madame la ministre.
00:09:08Et je peux vous dire
00:09:09que l'acétamipride,
00:09:10puisque vous l'évoquez,
00:09:12a été...
00:09:12Merci.
00:09:15Merci beaucoup,
00:09:16Madame la ministre.
00:09:19La parole est à présent
00:09:21à monsieur Eric Poget
00:09:23pour le groupe droite républicaine.
00:09:28Merci, Madame la présidente.
00:09:30Monsieur le ministre de l'Intérieur,
00:09:31hier encore,
00:09:32dans les Alpes-Maritimes,
00:09:34un énième refus
00:09:35d'obtempérer
00:09:36a illustré
00:09:37l'extrême violence
00:09:37à laquelle nos forces de l'ordre
00:09:38sont confrontées au quotidien.
00:09:41Plusieurs policiers
00:09:41de la BAC
00:09:42à qui je veux rendre hommage
00:09:43ont été blessés
00:09:44lors de cette intervention.
00:09:45Une fois de plus,
00:09:46ceux qui portent l'uniforme
00:09:47ont payé le prix
00:09:48de leur engagement.
00:09:50Aujourd'hui,
00:09:51les syndicats de policiers
00:09:52se mobilisent devant Bercy,
00:09:53vous le savez.
00:09:54Ils ne demandent pas des paroles,
00:09:56ils exigent des actes.
00:09:57Au nom du groupe
00:09:58de la droite républicaine,
00:09:59je veux redire
00:10:00notre total soutien
00:10:01à nos policiers,
00:10:03nos gendarmes
00:10:04et à toutes les forces de l'ordre.
00:10:07Le nœud du problème
00:10:08est connu,
00:10:09monsieur le ministre.
00:10:10Une justice
00:10:10qui ne fonctionne plus
00:10:11et qui ne sanctionne plus.
00:10:13Quatre condamnés
00:10:14à de la prison ferme
00:10:15sur dix
00:10:15n'y mettent jamais les pieds.
00:10:16Il faut des peines
00:10:17de prison minimales
00:10:18dès le premier acte
00:10:20et la construction
00:10:20en urgence
00:10:21de places de prison supplémentaires.
00:10:24Aujourd'hui,
00:10:24monsieur le ministre,
00:10:25notre pays a besoin
00:10:26d'un choc de sécurité
00:10:27et d'un choc d'autorité.
00:10:29Le soutien
00:10:30et les paroles
00:10:31ne suffisent plus.
00:10:32Nos forces de l'ordre
00:10:32sont à bout.
00:10:33Elles ont besoin
00:10:34de reconnaissance,
00:10:35des moyens humains,
00:10:36des moyens matériels,
00:10:37des moyens financiers
00:10:38et des outils juridiques
00:10:40pour agir efficacement.
00:10:42C'est le sens
00:10:42du projet de loi
00:10:43Riposte que vous portez
00:10:44comme du futur texte
00:10:45sur les polices municipales
00:10:46que nous espérons voir
00:10:48rapidement inscrit
00:10:49à l'ordre du jour.
00:10:50C'est aussi le sens
00:10:51de la proposition de loi
00:10:52qu'avec Laurent Wauquiez
00:10:53et mes collègues
00:10:54du groupe
00:10:54de la droite républicaine
00:10:55nous portons
00:10:56qu'au moment d'intervenir,
00:10:59aucun policier,
00:11:00aucun gendarme
00:11:01ne soit retenu
00:11:02par la crainte
00:11:03d'être injustement
00:11:04mis en cause
00:11:05pour avoir simplement
00:11:06accompli son devoir
00:11:07et risqué sa vie
00:11:08pour nous protéger.
00:11:10Alors, monsieur le ministre,
00:11:11êtes-vous prêt
00:11:11à donner enfin
00:11:12à nos policiers
00:11:14la protection,
00:11:15les moyens
00:11:16et la reconnaissance
00:11:17qu'ils attendent
00:11:17depuis trop longtemps?
00:11:18Je vous remercie.
00:11:20Merci beaucoup,
00:11:21monsieur le député.
00:11:22La parole est à monsieur
00:11:23Laurent Nunez,
00:11:24ministre de l'Intérieur.
00:11:25Merci, madame la présidente,
00:11:26mesdames et messieurs les députés.
00:11:27Monsieur le député Eric Poget,
00:11:29merci d'abord du soutien
00:11:30que vous avez exprimé
00:11:31pour les forces
00:11:32de sécurité intérieure.
00:11:33Vous avez raison de rappeler
00:11:33qu'il y a eu un refus
00:11:35d'obtempérer ce week-end,
00:11:36c'était au Canet.
00:11:37Il y en avait eu un autre
00:11:38à Monceau
00:11:39et puis encore un autre
00:11:39à Rony-sous-Bois
00:11:40où des policiers
00:11:41ont été blessés systématiquement
00:11:43et certains ont dû même faire
00:11:43usage de leur arme administrative.
00:11:46Oui, nous serons extrêmement vigilants
00:11:47à renforcer encore, encore
00:11:49les moyens des policiers,
00:11:50les moyens juridiques
00:11:51avec le texte Riposte
00:11:52qui passe ici.
00:11:53Je compte évidemment
00:11:54sur la mobilisation
00:11:55de tous les groupes
00:11:55pour le faire adopter
00:11:56car il y a une opposition
00:11:57qui s'oppose
00:11:58à ce que nous durcissions
00:12:00les sanctions pénales
00:12:01pour ceux qui portent
00:12:02atteinte aux policiers
00:12:03et notamment par l'usage
00:12:03de mortiers.
00:12:05Dans cet hémicycle,
00:12:05il y a des personnes
00:12:06qui s'opposent à l'usage
00:12:07à ce que nous réprimions
00:12:08l'usage des mortiers
00:12:09contre les policiers.
00:12:10Ce texte viendra en séance
00:12:11la semaine prochaine.
00:12:12Et puis, il y aura effectivement
00:12:13le texte que je vous remercie
00:12:15d'avoir porté
00:12:15avec le groupe des Républicains
00:12:17qui va donner
00:12:19une présomption
00:12:20d'usage légitime
00:12:22de l'arme
00:12:22pour les forces
00:12:23de sécurité intérieure,
00:12:24nos policiers,
00:12:24nos gendarmes
00:12:25et c'est une bonne chose
00:12:25et ce texte a le soutien
00:12:27du gouvernement
00:12:27et je serai évidemment en séance
00:12:29pour à vos côtés
00:12:30défendre ce texte.
00:12:31Le texte sur les polices municipales,
00:12:32il viendra lui
00:12:33pour ce qui le concerne
00:12:34en discussion
00:12:35au mois de septembre
00:12:36mais évidemment, il sera également adopté.
00:12:38Et puis, il y a les moyens.
00:12:39Vous avez raison de parler des moyens,
00:12:40monsieur le député.
00:12:41C'est important.
00:12:42On va poursuivre évidemment
00:12:43les recrutements.
00:12:44C'est le cas, vous le savez,
00:12:45dans la filière judiciaire
00:12:46cette année
00:12:48avec 700 emplois.
00:12:49On va poursuivre ces efforts
00:12:50et surtout,
00:12:51au moment où
00:12:52les organisations syndicales
00:12:53manifestent devant Bercy
00:12:54en ce moment même,
00:12:55vous l'avez cité,
00:12:56je puis vous dire
00:12:57que nous allons tout faire
00:12:58pour terminer,
00:13:01terminer
00:13:01ou en tout cas essayer
00:13:02de terminer,
00:13:03prendre le maximum de mesures
00:13:04du protocole qui a été signé
00:13:06en 2022.
00:13:07Ça aussi, c'était quelque chose
00:13:08d'important
00:13:09qui a été mis en place
00:13:09par Gérald Darmanin
00:13:10et qui est venu aussi
00:13:11renforcer les conditions
00:13:13matérielles d'exercice
00:13:14des forces de sécurité intérieure.
00:13:16En tout cas,
00:13:16merci pour votre soutien,
00:13:17merci pour le soutien
00:13:18de votre groupe
00:13:19aux projets que nous portons
00:13:21et aux autres groupes
00:13:22évidemment qui nous soutiennent
00:13:23et vous pouvez compter
00:13:24sur ma détermination
00:13:24pour mener à bout
00:13:25chacun de ces projets.
00:13:27Merci beaucoup,
00:13:28monsieur le ministre.
00:13:29Monsieur le député.
00:13:32Merci, monsieur le ministre.
00:13:33Vous le savez,
00:13:34la sécurité et la justice
00:13:36ne peuvent pas être des options
00:13:38au sein d'un État
00:13:39comme le nôtre.
00:13:41Lorsque ces piliers
00:13:42de l'État républicain
00:13:43sont affaiblis,
00:13:44c'est toute la République
00:13:45qui vacille
00:13:46et ce sont les plus fragiles
00:13:47et les plus faibles
00:13:48qui en subissent les conséquences.
00:13:49Je vous remercie,
00:13:50monsieur le député.
00:13:51La parole est à présent
00:13:52à madame Cyrielle Châtelain,
00:13:54présidente du groupe
00:13:55Écologiste et Social.
00:13:57Monsieur le Premier ministre,
00:13:59la canicule de 2026
00:14:00est la plus intense
00:14:01et la plus précoce
00:14:02jamais mesurée
00:14:03et elle est le fruit
00:14:04de votre politique.
00:14:05Installation du terminal
00:14:07métanier perpétue
00:14:08en notre dépendance au gaz,
00:14:09baisse de 70%
00:14:10du tronc vert,
00:14:11soutien en projet autoroutier
00:14:12et démantèlement
00:14:13de notre industrie photovoltaïque.
00:14:15La France contribue,
00:14:16certes moins,
00:14:17mais elle contribue
00:14:18à aggraver le réchauffement climatique
00:14:20et à provoquer
00:14:20ces vagues de chaleur.
00:14:21En 2023,
00:14:22le Conseil d'État
00:14:23a constaté
00:14:24l'insuffisance
00:14:25des politiques climatiques.
00:14:26En 2024,
00:14:27le Haut Conseil pour le climat
00:14:28appelait un sursaut collectif.
00:14:30En mars de cette année,
00:14:31il alertait
00:14:31sur le manque
00:14:32de crédibilité
00:14:33des moyens alloués
00:14:34pour respecter
00:14:35nos objectifs climatiques.
00:14:36Alors,
00:14:37pourquoi
00:14:37cette obstination
00:14:39a tous
00:14:39nous emmené dans le mur ?
00:14:40Parce que certains pensent
00:14:41que l'argent les protège,
00:14:43qu'ils peuvent se créer
00:14:43une bulle de confort.
00:14:44depuis 10 jours,
00:14:46cette bulle
00:14:46elle éclate.
00:14:47Tous,
00:14:47nous endurons la chaleur.
00:14:49Mais il y a ceux
00:14:49qui en souffrent
00:14:50et il y a ceux
00:14:51qui en meurent.
00:14:52Et cela encore,
00:14:52c'est votre responsabilité.
00:14:5433 000 décès
00:14:55entre 2014 et 2022
00:14:57dû à la chaleur
00:14:58et vous n'avez rien anticipé.
00:15:00Pire,
00:15:00votre politique
00:15:01a affaibli
00:15:02nos défenses collectives
00:15:03et a tout empiré.
00:15:04Ce sont des classes
00:15:05où il y a 33 élèves
00:15:06qui s'entassent
00:15:07alors qu'il fait 36 degrés.
00:15:08Des hôpitaux saturés,
00:15:10surchauffés
00:15:10ou des nouveaux-nés convulsent.
00:15:12Des funérariums
00:15:13qui refusent des corps,
00:15:15des personnes âgées,
00:15:16des malades en psychiatrie
00:15:17qui aujourd'hui meurent
00:15:18de déshydratation
00:15:19et de solitude.
00:15:20Des familles entières
00:15:21entassées dans des bouilloires thermiques
00:15:23où parfois
00:15:23il fait plus de 40 degrés.
00:15:25Sous votre gouvernement,
00:15:27la canicule
00:15:27s'est transformée
00:15:28en violence politique.
00:15:29Monsieur le gouvernement,
00:15:30quand allez-vous cesser
00:15:32de nier votre responsabilité
00:15:33dans ce qui arrive aujourd'hui ?
00:15:35Merci beaucoup
00:15:36Madame la Présidente Châtelain.
00:15:38La parole est à Monsieur
00:15:39le Premier ministre.
00:15:41Merci beaucoup
00:15:42Madame la Présidente
00:15:43de l'Assemblée nationale.
00:15:44Mesdames et Messieurs les députés,
00:15:46Madame la Présidente Châtelain,
00:15:47avant toute chose
00:15:48et avant de vous répondre,
00:15:50j'aimerais avoir une parole
00:15:52au nom du gouvernement
00:15:53et redire notre émotion
00:15:55pour l'ensemble des victimes,
00:15:57des familles,
00:15:58de leurs proches
00:15:59et aussi parce que
00:16:00vous ne l'avez pas fait,
00:16:01saluer l'engagement
00:16:02remarquable,
00:16:03des services de l'État,
00:16:05des soignants
00:16:06qui font tenir l'hôpitaux,
00:16:08des pompiers,
00:16:09du corps préfectoral,
00:16:10des policiers,
00:16:11des gendarmes.
00:16:12On peut critiquer
00:16:14le gouvernement,
00:16:15mais je vous entends
00:16:16dans les médias
00:16:16depuis plusieurs jours
00:16:17semer le doute
00:16:18sur l'action de l'État
00:16:19et l'État,
00:16:20il tient face
00:16:21à chaque crise.
00:16:26La deuxième des choses,
00:16:31Madame la Présidente,
00:16:33je ne souhaite pas polémiquer.
00:16:35C'est votre question
00:16:37qui a introduit cette polémique.
00:16:39Et je vais vous dire,
00:16:40je pense que vous vous tirez
00:16:41une balle dans le pied
00:16:42en cherchant une polémique
00:16:44purement politicienne
00:16:45sur cette question
00:16:46particulièrement grave.
00:16:47La première des choses,
00:16:49en bon républicain,
00:16:51j'ai la faiblesse
00:16:51et l'humilité
00:16:52qui ne m'a pas semblé
00:16:56transpirer de votre propos.
00:16:57L'humilité de considérer
00:16:59que tous les gouvernements
00:17:00et singulièrement
00:17:01les gouvernements
00:17:02depuis le Président Chirac
00:17:03ont chacun,
00:17:04à leur mesure,
00:17:05fait quelque chose
00:17:06contre le réchauffement climatique.
00:17:08On ne peut pas le nier
00:17:09et le nier,
00:17:10c'est abîmer
00:17:10le consensus républicain
00:17:12derrière tout ça.
00:17:13Vous-même,
00:17:14votre famille politique,
00:17:15vous avez eu des ministres
00:17:16dans le quinquennat
00:17:17du Président de la République,
00:17:18François Hollande.
00:17:19Vous ne pouvez pas
00:17:19de vous-même dire
00:17:20que rien n'a été fait
00:17:21ces dernières années.
00:17:22Là aussi,
00:17:23ce qui se joue derrière,
00:17:24notamment entre républicains,
00:17:26c'est le consensus
00:17:27pour l'avenir
00:17:28sur cette question.
00:17:29Ensuite,
00:17:30pour avancer,
00:17:30vous ne pouvez pas dire
00:17:32que rien n'existe.
00:17:32Les planifications
00:17:34ont été élaborées.
00:17:35La première d'ailleurs
00:17:36en 2011,
00:17:37la deuxième en 2018,
00:17:39la troisième en 2015.
00:17:40Des outils existent.
00:17:42Le fonds vert
00:17:42a été créé
00:17:43par notre gouvernement.
00:17:45merci de venir
00:17:47célébrer notre action.
00:17:48Vous avez le droit
00:17:49de critiquer
00:17:49des choix budgétaires
00:17:50annuels,
00:17:51mais il n'y a pas
00:17:52un monde
00:17:53avant le fonds vert
00:17:54dans lequel il n'y avait rien
00:17:55et des ministres écologistes
00:17:56et un monde
00:17:57dans lequel le fonds vert
00:17:58aurait tout réglé.
00:17:59Donc,
00:17:59faire du fonds vert
00:18:01le référendum
00:18:02de l'inaction
00:18:03du gouvernement
00:18:04alors que nous l'avons créé
00:18:05a quelque chose
00:18:06d'absolument absurde
00:18:08sur le terrain politique,
00:18:09madame la présidente Châtelain.
00:18:10Et puisqu'on continue,
00:18:13je pense 4,5 milliards d'euros,
00:18:1525 000 projets,
00:18:16tout ça c'est concret.
00:18:18Je crois comprendre ce matin
00:18:2018 milliards d'euros
00:18:21consacrés à l'adaptation
00:18:22contre le changement climatique
00:18:24en 2021,
00:18:2628 milliards d'euros
00:18:27aujourd'hui en 2025.
00:18:29On peut toujours considérer
00:18:30que ce n'est pas suffisant.
00:18:31Mais d'un côté,
00:18:31il faut bien qu'on explique
00:18:32aussi aux Françaises
00:18:33et aux Français
00:18:33pourquoi on a un déficit public.
00:18:35Si on a un déficit public,
00:18:36c'est précisément
00:18:36parce qu'il y a des choix
00:18:37politiques de faits
00:18:38de mettre plus d'argent.
00:18:39Donc pourquoi caricaturer
00:18:41et pourquoi traverser
00:18:43la réalité et la vérité ?
00:18:46Je crois comprendre ce matin
00:18:47qu'en sortie de votre réunion de groupe,
00:18:49vous avez demandé
00:18:50une commission d'enquête parlementaire
00:18:52sur les politiques publiques
00:18:54sur ou contre plutôt
00:18:56le réchauffement climatique
00:18:57et l'adaptation du pays.
00:18:58Je vais vous surprendre,
00:18:58j'y suis favorable.
00:18:59J'y suis favorable
00:19:00pour une simple et bonne raison.
00:19:01C'est que ça va permettre
00:19:02enfin d'objectiver
00:19:04le rôle de chacun.
00:19:05Et quelque chose me dit
00:19:06que cette commission d'enquête
00:19:08vous reviendra en boomerang,
00:19:09Madame la Présidente.
00:19:10Tout simplement
00:19:11parce que ça sera l'occasion
00:19:13d'établir factuellement,
00:19:15calmement les faits.
00:19:16On en arrivera à la conclusion
00:19:18qu'il n'y a pas d'inaction
00:19:19mais il y a un besoin
00:19:19évident d'accélération.
00:19:22Globalement, je pense
00:19:22qu'on peut construire
00:19:23un consensus
00:19:24sur ce besoin d'accélération.
00:19:25Mais la commission d'enquête
00:19:26ne s'arrêtera pas là.
00:19:27En tout cas,
00:19:28j'en forme le vœu.
00:19:29Elle doit aussi permettre
00:19:30de regarder l'action
00:19:31dans les mairies,
00:19:32y compris les grandes villes
00:19:33dans lesquelles vous présidez
00:19:34à cette destinée
00:19:35parfois depuis 2014
00:19:37dans lesquelles
00:19:37on ne peut pas dire
00:19:38que le bilan
00:19:39soit à ce point édifiant
00:19:40qu'il serve de modèle.
00:19:42D'ailleurs,
00:19:42les électeurs
00:19:43vous ont plutôt battu
00:19:45dans certaines de ces mairies,
00:19:47je le crois.
00:19:47Donc l'humilité,
00:19:48là aussi,
00:19:49peut être contagieuse
00:19:50entre nous
00:19:50en considérant que,
00:19:51là aussi,
00:19:52il nous faut plutôt
00:19:53construire du compromis
00:19:54et du consensus.
00:19:55Et la commission d'enquête
00:19:56parlementaire,
00:19:57Mesdames et Messieurs les députés,
00:19:58nous permettra aussi,
00:20:00peut-être,
00:20:00Madame la Présidente,
00:20:01de savoir pourquoi
00:20:03à chaque fois
00:20:03qu'il y a une action
00:20:05à prendre,
00:20:05vous nous faites défaut.
00:20:08Programmation pluriannuelle
00:20:09pour l'énergie,
00:20:10motion de censure
00:20:11de la part de votre groupe
00:20:12alors que l'extrême droite
00:20:14attaquait le gouvernement
00:20:15sur la décarbonation,
00:20:16le plan électrification
00:20:18sur lequel nous n'avons pas entendu
00:20:19un mot de votre groupe
00:20:21sur ce sujet.
00:20:22Et c'est tout le problème
00:20:22entre l'écologie politique
00:20:24et l'instrumentalisation
00:20:25de l'écologie
00:20:26à des fins politiques.
00:20:27Enfin,
00:20:28dernier point,
00:20:29Madame la Présidente,
00:20:30et de notre habitude
00:20:32de question au gouvernement,
00:20:33c'est la première fois
00:20:34que je sors de mes gonds
00:20:35parce que mon dernier argument
00:20:36est celui-ci.
00:20:39D'où sortez-vous
00:20:40ce bilan de 10 000 morts
00:20:42sur lesquels
00:20:43vous et les vôtres,
00:20:44votre collègue
00:20:45président Gontard
00:20:46au Sénat,
00:20:47Madame la députée Rousseau,
00:20:48un certain nombre
00:20:49sont allés
00:20:50sur les plateaux
00:20:50de télévision
00:20:51depuis maintenant
00:20:51plus de trois jours
00:20:52en établissant
00:20:54un bilan humain
00:20:55qui est faux.
00:20:56C'est scandaleux,
00:20:57c'est indigne.
00:20:58Un mort est un mort
00:21:00de trop.
00:21:00Mais de grâce,
00:21:01si votre formation politique,
00:21:03qui est un parti de gouvernement,
00:21:04ne fait pas confiance
00:21:05à Santé publique France,
00:21:06ne fait pas confiance
00:21:07à l'administration sanitaire
00:21:08du pays,
00:21:09comment voulez-vous
00:21:10qu'on s'en sorte ?
00:21:10Donc de grâce,
00:21:11Madame la Présidente,
00:21:12un peu de dignité
00:21:13et de responsabilité.
00:21:28La parole est à Madame la Présidente,
00:21:30Châtelain,
00:21:31pour vous répondre.
00:21:32Monsieur le Premier ministre,
00:21:33je ne fais pas le débat
00:21:34sur les plateaux de télé,
00:21:35je n'y vais pas.
00:21:35Vous avez un temps de parole
00:21:36bien plus important
00:21:37que le mois.
00:21:38Allons débattre
00:21:39justement sur un plateau,
00:21:40vous et moi,
00:21:41à égalité de temps de parole,
00:21:42pour démonter
00:21:42l'ensemble de vos manchances.
00:21:44La canicule est politique,
00:21:45la canicule est politique,
00:21:46vous devrez en répondre.
00:21:48Nos maires,
00:21:48quand ils ont été battus,
00:21:49ils ont respecté les urnes.
00:21:51Vous avez été battus
00:21:52et vous êtes toujours là.
00:21:53Il y aura une commission d'enquête
00:21:54et il y aura une censure.
00:21:55Vous n'êtes pas à votre place.
00:21:56Les morts,
00:21:57vous les avez sur la conscience.
00:21:59La politique que vous donnez
00:22:00est une politique inégalitaire,
00:22:02est une politique
00:22:02qui a mis à la récession
00:22:03climatique.
00:22:04Merci beaucoup Madame la Présidente,
00:22:06Châtelain.
00:22:08Monsieur le Premier ministre.
00:22:11Madame la Présidente,
00:22:13si ce gouvernement est ici,
00:22:14c'est parce que le président
00:22:15de la République l'a nommé
00:22:16et qu'une majorité relative
00:22:17de députés le soutient.
00:22:19Vous censurez à chaque fois
00:22:20le gouvernement.
00:22:20Si le gouvernement n'est pas tombé,
00:22:22c'est parce qu'il y a
00:22:22une majorité de députés
00:22:24non pas pour le soutenir,
00:22:25mais pour lui permettre d'agir.
00:22:26Deuxième chose,
00:22:27Madame la Présidente,
00:22:28je ne suis pas là pour débattre
00:22:30ou communiquer
00:22:31ou bavarder.
00:22:32Je suis là pour agir.
00:22:33La seule chose que je vous demande,
00:22:35Madame la Présidente,
00:22:36c'est lorsque le gouvernement
00:22:37prend une bonne décision
00:22:38pour le pays,
00:22:39pour l'intérêt général,
00:22:40pour l'écologie,
00:22:41que vous préfériez l'intérêt général
00:22:43à vos alliances électorales
00:22:44avec la France insoumise.
00:22:47Merci beaucoup,
00:22:48Monsieur le Premier ministre.
00:23:14Madame la Présidente,
00:23:16mes chers collègues,
00:23:17ma question s'adressera à Monsieur le Premier ministre.
00:23:20Pierre Mendes France disait
00:23:21que gouverner,
00:23:22c'est choisir.
00:23:24Votre garde des Sceaux
00:23:25a décidé de ne pas choisir
00:23:26et ce choix-là a un nom,
00:23:28l'abandon.
00:23:29Il y a un peu plus d'un an,
00:23:31le législateur
00:23:32adoptait une disposition
00:23:33permettant
00:23:34la détention provisoire
00:23:35des mineurs
00:23:36de 16 à 18 ans.
00:23:37Le Conseil constitutionnel
00:23:39l'a censuré.
00:23:40Mais conscient des effets
00:23:41disproportionnés
00:23:42d'une censure immédiate,
00:23:43il a différé son effet
00:23:45d'un an
00:23:45jusqu'au 1er juillet 2026.
00:23:47Un an,
00:23:49Monsieur le Premier ministre,
00:23:50pour que le gouvernement légifère
00:23:52et corrige le tir.
00:23:54Or,
00:23:54qu'avez-vous fait
00:23:55de cette année ?
00:23:56Rien.
00:23:57Aucun texte
00:23:58n'a été présenté.
00:23:59A compter de demain,
00:24:00des mineurs
00:24:00accusés de crime
00:24:01et actuellement
00:24:02placés en détention provisoire
00:24:04pourraient être remis
00:24:05en liberté,
00:24:06faute de base légale.
00:24:08Vos services
00:24:09n'ont découvert l'urgence
00:24:10que hier soir,
00:24:10le 29 juin,
00:24:11en demandant
00:24:12au parquet
00:24:13d'évaluer en catastrophe
00:24:14le nombre
00:24:14de dossiers concernés.
00:24:16Pendant que
00:24:17votre garde des Sceaux
00:24:18consacrait 15 heures
00:24:19de son temps,
00:24:20jeudi dernier,
00:24:21a laissé la France insoumise
00:24:23transformer l'examen
00:24:24d'une proposition de loi
00:24:25pour la protection
00:24:26des maires
00:24:27qui refusent
00:24:27de marier des OQTF
00:24:28en véritable
00:24:30cours de jeu
00:24:31parlementaire.
00:24:3215 heures
00:24:33à écouter
00:24:34des chansons,
00:24:35à écouter
00:24:36des poèmes,
00:24:37des sous-amendements
00:24:37les plus lofoques
00:24:38les uns que les autres.
00:24:3915 heures
00:24:40qu'il aurait mieux fait
00:24:41d'occuper
00:24:42à traiter
00:24:42les problématiques
00:24:43des mineurs délinquants
00:24:44qui, demain,
00:24:45pourraient sortir
00:24:46de détention.
00:24:47Ma question est donc simple,
00:24:49monsieur le Premier ministre.
00:24:50Après l'affaire Liana,
00:24:52après l'affaire
00:24:53du jeune Louis,
00:24:53après la trahison
00:24:54des maires
00:24:55de jeudi dernier
00:24:55ou encore
00:24:56dans le cadre
00:24:57de ce nouvel échec,
00:24:59quand allez-vous
00:24:59mettre fin
00:25:00à la longue agonie politique
00:25:02de votre garde des Sceaux ?
00:25:04Merci, monsieur le député.
00:25:06La parole est à
00:25:07monsieur le garde des Sceaux,
00:25:08ministre de la Justice,
00:25:09Gérald Darmanin.
00:25:12Merci,
00:25:12mesdames et messieurs les députés.
00:25:13Mesdames et messieurs
00:25:14le...
00:25:16Monsieur le député,
00:25:18d'abord,
00:25:18la loi portée
00:25:20par monsieur Demi
00:25:21et le président Marseille
00:25:22au Sénat,
00:25:23que votre groupe,
00:25:24le groupe UDR,
00:25:25pardon,
00:25:25a repris,
00:25:26n'est pas l'interdiction
00:25:27du mariage,
00:25:28contrairement à ce que vous dites,
00:25:29avec une personne EQTF,
00:25:31puisque c'est un article
00:25:32premier,
00:25:33celle-ci,
00:25:33qui a été supprimée
00:25:34par votre Assemblée
00:25:35et que vous n'avez pas souhaité
00:25:36le restaurer.
00:25:37Donc,
00:25:38si vous me permettez,
00:25:38ne disons pas
00:25:40à nos concitoyens
00:25:41que nous refusons un texte
00:25:42que vous-même
00:25:43ne portez pas.
00:25:44Il s'agit de renforcer
00:25:45le pouvoir des maires
00:25:46et des procureurs
00:25:47de la République
00:25:47pour vérifier,
00:25:48ce qui paraît tout à fait légitime
00:25:49et c'est pour ça
00:25:50que le gouvernement soutient
00:25:51la PPL,
00:25:52le monsieur Demi
00:25:53et du président Marseille,
00:25:54de renforcer
00:25:55les pouvoirs
00:25:55des procureurs
00:25:55de la République
00:25:56et des maires
00:25:57pour vérifier
00:25:58que ces mariages
00:25:59sont en effet
00:26:00des mariages
00:26:01qui sont faits
00:26:01en libre consentement
00:26:03conforme
00:26:03au Code civil.
00:26:05Je me suis déjà dit
00:26:06à plusieurs reprises,
00:26:07monsieur le député,
00:26:08que j'étais favorable
00:26:09à ce texte.
00:26:10Il sera réinscrit
00:26:12à l'ordre du jour
00:26:14du Parlement
00:26:15à la rentrée parlementaire
00:26:17au mois de septembre.
00:26:18Ce qui nous permettra
00:26:21collectivement
00:26:21d'adopter ce texte
00:26:22de cette proposition
00:26:23centriste.
00:26:23En ce qui concerne,
00:26:25monsieur le député,
00:26:26la disposition
00:26:27qui vient
00:26:27d'une QPC
00:26:28qui a censuré
00:26:29une disposition
00:26:30il y a très lointaine
00:26:32du Code général
00:26:33et mineur.
00:26:33Le Sénat
00:26:34a refusé
00:26:35la disposition.
00:26:36Le garde-sceau
00:26:36et ses services
00:26:37n'ont pas rien fait
00:26:38et n'ont pas découvert
00:26:39la mesure hier soir.
00:26:40Mais vous ne m'écoutez
00:26:41plus, monsieur le député,
00:26:42sans doute que vous
00:26:42n'écoutiez pas
00:26:43la question en fait.
00:26:45Monsieur le député,
00:26:46cette disposition
00:26:46a été refusée
00:26:48au Sénat.
00:26:50Elle sera présentée
00:26:51demain
00:26:52en séance parlementaire
00:26:53et j'en suis sûr
00:26:54que vous la voterez
00:26:55afin de sécuriser
00:26:55le travail admirable
00:26:57que font nos magistrats.
00:26:59Merci beaucoup,
00:27:00monsieur le garde-sceau.
00:27:01Monsieur le député.
00:27:03Je constate
00:27:04qu'après un an
00:27:05d'inaction,
00:27:05vous êtes capable
00:27:06de faire passer
00:27:07un texte
00:27:07en quelques heures
00:27:08pour solutionner
00:27:09les problématiques
00:27:10de votre ministère,
00:27:11ce que vous n'avez pas
00:27:11été capable de faire
00:27:12pour protéger
00:27:13jeudi dernier
00:27:14les 35 000 maires de France.
00:27:16Merci, monsieur le député.
00:27:17Monsieur le garde-sceau.
00:27:20Il est dommage,
00:27:20monsieur le député,
00:27:21de chercher la polémique
00:27:22en tout.
00:27:22Un, le texte
00:27:24sera adopté
00:27:25au mois de septembre.
00:27:26Deux,
00:27:26les mineurs
00:27:27ne seront pas libérés
00:27:28des tensions provisoires.
00:27:29Vous auriez pu dire,
00:27:30monsieur le garde-sceau,
00:27:31je me suis trompé,
00:27:32excusez-moi,
00:27:32je n'aurais pas dû lire
00:27:33le journal comme ça.
00:27:34Merci.
00:27:35La parole est à présent
00:27:37à madame Nicole Lepay
00:27:38pour le groupe
00:27:38Ensemble pour la République.
00:27:40Merci, madame la présidente,
00:27:41madame la ministre.
00:27:42La canicule
00:27:43qui vient de s'achever
00:27:44a rappelé avec force
00:27:45combien notre agriculture
00:27:46est vulnérable
00:27:47aux épisodes climatiques extrêmes.
00:27:50En Bretagne,
00:27:51comme dans d'autres régions,
00:27:52des centaines de milliers
00:27:53d'animaux d'élevage
00:27:54ont péri en quelques jours
00:27:55sous l'effet de la chaleur.
00:27:57Cette mortalité exceptionnelle
00:27:59a saturé les capacités
00:28:00de la filière d'écarissage
00:28:02et conduit les pouvoirs publics
00:28:04à prendre des mesures d'urgence.
00:28:07Je tiens d'ailleurs
00:28:07à saluer la mobilisation
00:28:08des services de l'Etat
00:28:09dans nos territoires,
00:28:10des collectivités territoriales
00:28:12et des services vétérinaires
00:28:13mobilisés sans relâche
00:28:15sept jours sur sept
00:28:16pour accompagner les éleveurs
00:28:18dans cette épreuve.
00:28:19Cette crise nous rappelle une chose,
00:28:21nous ne pouvons plus
00:28:22nous contenter de gérer l'urgence.
00:28:23Nous devons désormais l'anticiper.
00:28:25Il en va de la résilience
00:28:27de nos élevages
00:28:28et de l'avenir
00:28:29de notre agriculture.
00:28:30La législation européenne
00:28:31et nationale permet déjà,
00:28:33dans des circonstances exceptionnelles,
00:28:35de déroger aux règles habituelles
00:28:37lorsque les capacités
00:28:38de la filière d'écarissage
00:28:39sont dépassées.
00:28:40En revanche,
00:28:41aucun dispositif
00:28:43n'organise aujourd'hui
00:28:44la préparation de cette dérogation.
00:28:46A chaque crise,
00:28:48les services de l'Etat
00:28:49doivent rechercher
00:28:49dans l'urgence
00:28:50des terrains adaptés,
00:28:52réaliser des études
00:28:53hydro-géologiques nécessaires,
00:28:55puis prendre des autorisations
00:28:56préfectorales.
00:28:58Autant de démarches indispensables
00:28:59qui pourraient être préparées
00:29:00en amont.
00:29:01Nous ne pourrions-nous pas
00:29:02engager dès maintenant
00:29:03avec des différents acteurs
00:29:05l'élaboration
00:29:06d'un véritable plan
00:29:07de gestion
00:29:08des mortalités animales
00:29:10exceptionnelles
00:29:11déclinées dans chaque département.
00:29:13Ce plan permettrait
00:29:14d'identifier à l'avance
00:29:15les parcelles cadastrales
00:29:17susceptibles
00:29:18d'être mobilisées
00:29:20en temps de crise,
00:29:20de prévoir
00:29:21les procédures
00:29:22d'autorisation.
00:29:23Autrement dit,
00:29:24passer d'une gestion
00:29:25de l'urgence
00:29:25à une véritable culture
00:29:27de l'anticipation.
00:29:28Madame la ministre,
00:29:29vous savez que ces épisodes
00:29:31vont se reproduire.
00:29:32Êtes-vous prête
00:29:32à engager ce travail
00:29:33avec les territoires
00:29:34afin de donner
00:29:35et de doter
00:29:36notre pays
00:29:37d'un véritable plan
00:29:38national
00:29:39de gestion
00:29:40des mortalités animales
00:29:41exceptionnelles
00:29:42et à renforcer
00:29:43le soutien
00:29:44aux investissements
00:29:44permettant d'adapter
00:29:46nos élevages
00:29:46aux changements climatiques.
00:29:48Je vous remercie.
00:29:48Merci beaucoup
00:29:49Madame la députée.
00:29:50La parole est à
00:29:51Madame Maude Bréjean,
00:29:52ministre chargée
00:29:54de l'énergie.
00:29:55Merci Madame la présidente.
00:29:56Madame la députée Lepé,
00:29:58permettez-moi d'excuser
00:29:59ma collègue Annie Gennevard
00:30:00qui s'est rendue au Sénat
00:30:01pour le projet
00:30:01de loi agricole
00:30:02avant de répondre
00:30:03précisément à votre question.
00:30:05Je voulais vous dire
00:30:06que la ministre
00:30:06de l'Agriculture
00:30:07recevra demain
00:30:08avec les services
00:30:09de Bercy
00:30:09et les compagnies
00:30:10d'assurance
00:30:10pour être aux côtés
00:30:12de l'ensemble
00:30:12des agriculteurs
00:30:13qui sont touchés
00:30:13et spécifiquement
00:30:14de la filière d'élevage
00:30:15qui est durement
00:30:16touchée en Bretagne.
00:30:17Dès lors par ailleurs
00:30:18que les préfets
00:30:19auront déclaré
00:30:19la situation
00:30:20de calamité agricole,
00:30:21nous pourrons utiliser
00:30:22l'indemnité
00:30:23de solidarité nationale
00:30:25là encore
00:30:25pour être à leur côté.
00:30:27Plus précisément
00:30:28sur la question
00:30:29qui est la vôtre.
00:30:30D'abord,
00:30:30il y a les leçons
00:30:30qui ont été tirées
00:30:31de 2003
00:30:32et notamment
00:30:33le plan de continuité
00:30:34pour l'écarissage
00:30:35en cas de saturation
00:30:36des sites.
00:30:37Vous le savez,
00:30:38il y a l'enfouissement
00:30:39qui peut être réalisé
00:30:40à la ferme
00:30:41bien sûr
00:30:42avec l'ensemble
00:30:42des contrôles nécessaires
00:30:44et je pense spécifiquement
00:30:45à la protection
00:30:46des captages d'eau
00:30:47dans un certain seuil.
00:30:49C'est déjà le cas chez vous.
00:30:50Pour les volumes
00:30:51plus importants,
00:30:52il y a des installations
00:30:52de stockage
00:30:53de déchets
00:30:54non dangereux
00:30:55et je vous annonce
00:30:55que la ministre
00:30:56de l'Agriculture
00:30:57Anne-Genevar
00:30:57a d'ores et déjà
00:30:58pris contact
00:30:59avec l'ensemble
00:31:00des régions
00:31:00de telle sorte
00:31:01qu'on puisse anticiper
00:31:02de nouvelles vagues
00:31:03de chaleur
00:31:03et donc repérer
00:31:05des zones de stockage
00:31:06qui n'auraient pas
00:31:07été utilisées
00:31:08par le passé
00:31:09dans les jours
00:31:10et les semaines passées
00:31:11et qui pourraient
00:31:11l'être à l'avenir
00:31:12et plus globalement
00:31:14pour accompagner
00:31:15les semaines
00:31:16et les mois à venir
00:31:17en cas de nouvelles
00:31:18situations difficiles.
00:31:19Il y a indéniablement
00:31:20un travail d'adaptation
00:31:21qui doit continuer
00:31:22à être mené,
00:31:23d'un compagnement
00:31:24qui sera mené
00:31:25et vous avez la parole
00:31:26du gouvernement
00:31:27et nous sommes évidemment
00:31:28prêts à avancer
00:31:28dans la démarche
00:31:29qui est la vôtre.
00:31:30Je vous remercie.
00:31:30Merci beaucoup
00:31:31Madame la Ministre.
00:31:34La parole est à présent
00:31:35à Monsieur José Borin
00:31:37pour le groupe
00:31:37Rassemblement National.
00:31:40Merci Madame la Présidente,
00:31:41mes chers collègues.
00:31:43Ma question s'adresse
00:31:44à Madame la Ministre
00:31:45de la Santé.
00:31:47Madame la Ministre,
00:31:48dans ma circonscription
00:31:49dans l'Aisne,
00:31:50à Chôny,
00:31:51l'hôpital,
00:31:52on est arrivé
00:31:53à faire appel
00:31:53à la générosité
00:31:54des habitants
00:31:55pour obtenir
00:31:56des climatiseurs
00:31:57ou des ventilateurs
00:31:58face à la chaleur.
00:31:59Cet épisode
00:32:00met en exergue
00:32:02les difficultés
00:32:02que nous connaissons
00:32:03déjà bien
00:32:03depuis longtemps,
00:32:05les conditions
00:32:05de travail des soignants,
00:32:07au manque de personnel
00:32:08et de moyens
00:32:09mis à l'hôpital
00:32:10s'ajoutent désormais
00:32:11des températures
00:32:11excessives
00:32:12appelées à se reproduire
00:32:14malheureusement
00:32:14de plus en plus fréquemment.
00:32:16Et oui,
00:32:17en France,
00:32:17septième puissance
00:32:18économique mondiale,
00:32:20certains établissements
00:32:21hospitaliers
00:32:22dépendent aujourd'hui
00:32:23de la générosité
00:32:23des citoyens
00:32:24pour protéger
00:32:25leurs patients
00:32:26des fortes chaleurs.
00:32:27Voilà la réalité.
00:32:29nos malades,
00:32:30nos aînés
00:32:30suffoquent parfois
00:32:31dans des chambres
00:32:32à plus de 35 degrés
00:32:33malgré le dévouement
00:32:34du personnel soignant.
00:32:36La climatisation
00:32:37dans un hôpital
00:32:38ou un EHPAD,
00:32:39Madame la Ministre,
00:32:40n'est ni un confort
00:32:41ni un luxe.
00:32:43Madame la Ministre,
00:32:44les Français
00:32:45ne partagent pas
00:32:46de la vision
00:32:46hérodiologique
00:32:47de votre collègue
00:32:48Madame Barbu.
00:32:49C'est la chaleur
00:32:50qu'ils redoutent,
00:32:51pas la clim.
00:32:51Ce n'est pas
00:32:52la climatisation
00:32:53qui est responsable
00:32:54de la mort
00:32:54de milliers de personnes
00:32:55en France,
00:32:56notre pays.
00:32:57La climatisation
00:32:58ne tue pas
00:32:58la chaleur,
00:32:59elle, si.
00:33:01Depuis des années,
00:33:02au Rassemblement National,
00:33:03nous réclamons
00:33:04un grand plan
00:33:04de climatisation
00:33:05pour les hôpitaux,
00:33:07les EHPAD,
00:33:08les écoles.
00:33:09Alors,
00:33:09ma question est simple.
00:33:10Pouvez-vous dire
00:33:11aux Français
00:33:11combien de temps encore
00:33:13ils devront souffrir
00:33:14de la chaleur
00:33:15avant que nous soyons
00:33:16enfin entendus ?
00:33:19Je vous remercie,
00:33:20Monsieur le député.
00:33:21La parole est à
00:33:22Madame Stéphanie Riste,
00:33:23ministre de la Santé.
00:33:27Merci, Madame la Présidente.
00:33:29Monsieur le député,
00:33:31merci pour votre question.
00:33:34Permettez-moi de commencer
00:33:35par saluer,
00:33:36parce qu'aujourd'hui,
00:33:37encore,
00:33:38la tension
00:33:39dans les systèmes
00:33:40hospitaliers
00:33:40est persistante,
00:33:41puisque vous le savez,
00:33:42il y a un effet retardé
00:33:44de la canicule
00:33:45sur le corps humain
00:33:47et donc je voudrais saluer
00:33:49ici tous nos soignants
00:33:50qui,
00:33:50parfois dans des conditions
00:33:52compliquées,
00:33:52comme vous l'avez dit,
00:33:53puisque certains
00:33:53de nos établissements
00:33:55ne sont pas climatisés
00:33:57et ou rafraîchis
00:33:58et donc eux aussi
00:34:00ont des conditions
00:34:00de travail compliquées.
00:34:02Je voudrais d'abord
00:34:04rappeler ce qui a été fait
00:34:05parce que rien n'a pas été fait.
00:34:083 milliards ont été mobilisés
00:34:09dans la période 2021-2030.
00:34:11Ça, c'est pour les EHPAD
00:34:12et pour pouvoir
00:34:13climatiser,
00:34:15rafraîchir,
00:34:15adapter au changement
00:34:16climatique
00:34:16nos EHPAD.
00:34:17Je rappelle aussi
00:34:18que tous ces EHPAD
00:34:19depuis 2003
00:34:20ont l'obligation
00:34:21d'avoir une pièce
00:34:22rafraîchie
00:34:23ou climatisée.
00:34:24Pour les hôpitaux,
00:34:25nous avons reconstruit
00:34:27ou réhabilité
00:34:2840% des hôpitaux
00:34:31avec à chaque fois
00:34:32évidemment
00:34:32une prise en compte
00:34:34de l'adaptation climatique,
00:34:36que ce soit
00:34:36de la climatisation,
00:34:38notamment dans les services
00:34:39les plus sensibles
00:34:40comme les blocs opératoires,
00:34:42les salles de réanimation
00:34:44ou rafraîchies
00:34:46dans les autres bâtiments.
00:34:49Depuis 2020
00:34:50et le Ségur
00:34:51de la santé,
00:34:52je rappelle que
00:34:52c'est 19 milliards
00:34:53d'investissements
00:34:54dans nos établissements
00:34:56par comparaison
00:34:57le mandat de 2012
00:34:58à 2017,
00:35:00c'était 4 milliards.
00:35:01Donc il y a eu
00:35:02du financement
00:35:02pour justement
00:35:03reconstruire nos hôpitaux.
00:35:05Je le dis encore une fois,
00:35:0619 milliards
00:35:07dans le cadre
00:35:08du Ségur
00:35:08de la santé
00:35:09et 6 milliards
00:35:10que j'ai pu annoncer
00:35:11ces dernières semaines
00:35:12pour les 10 prochaines années.
00:35:14Dans ces 6 milliards,
00:35:15il y a une enveloppe prévue
00:35:16à l'intérieur
00:35:17de ces 6 milliards
00:35:17qui concerne
00:35:18l'adaptation
00:35:19au changement climatique
00:35:20que nous doublons
00:35:21puisque comme l'a dit
00:35:22le Premier ministre,
00:35:23nous devons accélérer.
00:35:25pour répondre
00:35:26à très court terme,
00:35:27vous savez que j'ai développé
00:35:28une enveloppe urgente
00:35:29qui permettra
00:35:30dès la fin de semaine
00:35:31d'avoir
00:35:32dans nos hôpitaux
00:35:33et les EHPAD
00:35:34des climatiseurs
00:35:35qui vont arriver
00:35:36dans les jours qui viennent
00:35:37et les semaines qui arrivent.
00:35:39Merci beaucoup
00:35:39Madame la Ministre.
00:35:41Monsieur le député.
00:35:42Merci Madame la Ministre.
00:35:44J'entends bien
00:35:44ce que vous dites.
00:35:44Effectivement,
00:35:45depuis 9 ans,
00:35:46ce gouvernement nous explique
00:35:47qu'ils ont tout fait bien.
00:35:48Prévoir,
00:35:49gouverner, c'est prévoir.
00:35:50Pourtant,
00:35:51vous reconnaissez
00:35:52avoir agi dans l'urgence.
00:35:54Maintenant,
00:35:54je croise les doigts
00:35:55Madame la Ministre
00:35:56pour que effectivement
00:35:57dans les jours qui viennent,
00:35:59ces climatiseurs
00:35:59arrivent dans nos EHPAD
00:36:00et dans nos hôpitaux
00:36:01parce que
00:36:02Madame la Ministre,
00:36:03ça urge.
00:36:04Merci beaucoup
00:36:05Monsieur le député.
00:36:08La parole est à présent
00:36:09à Madame Sophie Mett
00:36:10pour le groupe Démocrate.
00:36:12Merci Madame la Présidente.
00:36:14Monsieur le ministre,
00:36:16avec près de 17,5 millions
00:36:18d'hectares en métropole
00:36:19et 26 millions
00:36:20dans les Outre-mer,
00:36:21la forêt française
00:36:22est à la fois
00:36:22un patrimoine naturel
00:36:24exceptionnel
00:36:24et une filière économique
00:36:26essentielle.
00:36:27Mais le réchauffement climatique,
00:36:29la multiplication
00:36:29des épisodes de sécheresse
00:36:31et des vagues de chaleur
00:36:32mettent cet équilibre
00:36:33en péril.
00:36:35Chacun garde en mémoire
00:36:36les incendies de 2022
00:36:37en Gironde.
00:36:38L'année dernière,
00:36:39notre pays a connu
00:36:40près de 15 000 départs de feu
00:36:42et dès cette fin
00:36:43de mois de juin,
00:36:44les premiers incendies
00:36:45se déclarent déjà.
00:36:46Beaucoup déjà
00:36:47a été fait
00:36:48et les moyens
00:36:48de la sécurité civile
00:36:50ont été renforcés.
00:36:51La flotte aérienne
00:36:52est en cours
00:36:52de renouvellement
00:36:53pour atteindre
00:36:54à terme
00:36:5416 avions bombardiers d'eau
00:36:56et la coopération européenne
00:36:58s'est développée.
00:36:59Néanmoins,
00:37:00face à un risque
00:37:01devenu structurel,
00:37:02il nous faut désormais
00:37:03inscrire cet effort
00:37:04dans une véritable culture
00:37:06de la résilience.
00:37:07Nous avons également
00:37:08adopté en 2023
00:37:09une loi renforçant
00:37:10la prévention
00:37:11et la lutte
00:37:11contre le risque incendie,
00:37:12notamment en matière
00:37:14d'obligations légales
00:37:14de débroussaillement.
00:37:15Mais une difficulté demeure.
00:37:18Les travaux forestiers
00:37:19indispensables
00:37:20à l'entretien
00:37:20et à l'adaptation
00:37:21restent trop souvent
00:37:23ralentis
00:37:23par des procédures
00:37:24ou des obligations
00:37:25qui se contredisent.
00:37:26Enfin,
00:37:27le président de la République
00:37:28a fixé l'objectif
00:37:28de planter
00:37:29un milliard d'arbres
00:37:30en dix ans.
00:37:31Cet engagement
00:37:32a été renforcé
00:37:32par Marc Fénaud
00:37:33lorsqu'il était
00:37:34ministre de l'Agriculture
00:37:35puis par les crédits
00:37:36maintenus
00:37:36dans la loi de finances
00:37:37pour 2026
00:37:38à la demande
00:37:39notamment du groupe
00:37:40Les Démocrates.
00:37:41Mais les forestiers
00:37:42ont besoin de visibilité.
00:37:44Les annonces successives
00:37:44de fermeture
00:37:45puis de réouverture
00:37:47des guichets.
00:37:47Les évolutions fréquentes
00:37:48des règles
00:37:49ou les incertitudes
00:37:50sur les financements
00:37:51fragilisent les projets
00:37:52à long terme.
00:37:53Monsieur le ministre,
00:37:55protéger, gérer,
00:37:56renouveler,
00:37:56tels sont les défis.
00:37:58La forêt a besoin
00:37:59qu'on s'occupe d'elle,
00:38:00pas qu'on l'abandonne
00:38:01au dogmatisme
00:38:01ou au dérèglement climatique.
00:38:03Et la forêt d'aujourd'hui
00:38:04ne sera pas celle de demain.
00:38:06Quelle est donc
00:38:07la stratégie du gouvernement
00:38:08pour adapter durablement
00:38:09la forêt française
00:38:10au changement climatique,
00:38:11soutenir une gestion
00:38:12forestière résiliente
00:38:13et donner aux acteurs
00:38:15de la filière
00:38:15la visibilité
00:38:16dont ils ont besoin
00:38:17pour investir dans l'avenir.
00:38:18Je vous remercie.
00:38:19Merci beaucoup,
00:38:20Madame la députée.
00:38:21La parole est à Monsieur
00:38:22Mathieu Lefebvre,
00:38:23ministre en charge
00:38:24de la transition écologique.
00:38:26Merci,
00:38:27Madame la Présidente,
00:38:27Mesdames et Messieurs
00:38:28les députés.
00:38:28Madame la députée,
00:38:29chère Sophie Mett,
00:38:30vous avez raison de le rappeler,
00:38:32les forêts sont évidemment
00:38:33en première ligne
00:38:34face au dérèglement climatique
00:38:36avec les épisodes
00:38:37de sécheresse
00:38:38et de canicule
00:38:39qui les ont considérablement
00:38:40appauvris ces dernières années.
00:38:42Face à cela,
00:38:43l'État a agi
00:38:45puisque depuis 2021,
00:38:46ce sont 438 millions d'euros
00:38:47qui ont été investis
00:38:49dans le renouvellement forestier.
00:38:50C'est 90 000 hectares
00:38:52qui ont été replantés.
00:38:54Et vous avez évidemment
00:38:56raison de rappeler
00:38:56qu'il s'agit à la fois
00:38:58d'un enjeu
00:38:59de transition écologique,
00:39:01d'adaptation
00:39:01au changement climatique
00:39:02et un enjeu économique
00:39:04puisque derrière la forêt,
00:39:06il y a aussi la filière bois
00:39:07qui est une filière d'excellence
00:39:09et qui a besoin
00:39:10de continuer
00:39:11à s'industrialiser.
00:39:12Face à cela,
00:39:13la ministre Monique Barbu
00:39:14a tenu lundi
00:39:15un comité
00:39:16avec l'ensemble
00:39:17des représentants
00:39:18de la filière bois
00:39:19pour concilier
00:39:20l'ensemble
00:39:21de ces impératifs.
00:39:22D'abord,
00:39:23vous avez raison,
00:39:23donner un cadre réglementaire
00:39:25stable aux acteurs forestiers
00:39:28pour répondre aux problématiques
00:39:29du dérèglement climatique
00:39:30avec évidemment
00:39:31les enjeux
00:39:32de diversification
00:39:33des essences
00:39:34et les enjeux
00:39:35de lutte
00:39:35contre les peuplements pauvres
00:39:37et puis pour soutenir
00:39:38économiquement la filière.
00:39:40C'est un travail
00:39:40qui va aboutir
00:39:41et qui va se poursuivre
00:39:42dans les mois à venir.
00:39:44Et puis,
00:39:44vous avez évoqué
00:39:45évidemment la lutte
00:39:46contre les feux de forêt.
00:39:47Vous avez raison
00:39:48de le rappeler
00:39:49en rappelant d'abord
00:39:50le travail
00:39:50qui a été effectué
00:39:51par le président Fénault
00:39:53s'agissant notamment
00:39:54du plan A
00:39:55et des obligations légales
00:39:56de débroussaillement
00:39:57qui permettent
00:39:58d'éviter
00:39:58un certain nombre
00:40:00d'incendies
00:40:00si elles sont respectées.
00:40:03Je rappelle au passage,
00:40:04Madame la députée,
00:40:04que 9 feux de forêt
00:40:05sur 10
00:40:06sont d'origine humaine
00:40:07et donc par conséquent
00:40:08que la plus grande
00:40:09vigilance
00:40:10est de mise.
00:40:11Je rappelle également
00:40:12que le gouvernement
00:40:13a agi
00:40:13en matière de prévention
00:40:14puisque depuis 2020,
00:40:16ce sont 250 millions d'euros
00:40:17qui ont été investis
00:40:19dans le renouvellement forestier
00:40:21ainsi qu'à l'appui
00:40:21des dispositions
00:40:22relatives à la sécurité civile
00:40:24comme l'a mentionné
00:40:25le ministre Laurent Nouniez.
00:40:26Donc le gouvernement
00:40:27agit et fait face.
00:40:29Merci de votre soutien.
00:40:30Merci beaucoup,
00:40:31Monsieur le ministre.
00:40:32La parole est à présent
00:40:33à Monsieur Guillaume Garraud
00:40:34pour le groupe socialiste.
00:40:35Merci, Madame la présidente.
00:40:38Monsieur le Premier ministre,
00:40:40vous nous disiez à l'instant
00:40:41sortir de vos gonds.
00:40:43Moi, je veux
00:40:43vous poser une question
00:40:45de façon très tranquille.
00:40:47Qu'avez-vous fait
00:40:48depuis 10 ans?
00:40:50Qu'avez-vous fait
00:40:51depuis 10 ans
00:40:52pour adapter
00:40:53notre pays
00:40:54au réchauffement climatique
00:40:55et le préparer
00:40:57aux canicules?
00:40:58Alors, votre gouvernement
00:40:59nous dit
00:40:59ma prime rénov'
00:41:01sauf que
00:41:02la prime rénov'
00:41:04elle a changé
00:41:0516 fois
00:41:07de mode d'emploi
00:41:08depuis sa création.
00:41:11Les propriétaires
00:41:12et les artisans
00:41:13s'arrachent les cheveux
00:41:14et se découragent.
00:41:16Votre gouvernement
00:41:17nous dit
00:41:17le fond vert
00:41:18pour aider les communes
00:41:19à rénover
00:41:20les écoles
00:41:21par exemple.
00:41:22Mais les crédits
00:41:23ont été divisés
00:41:24par trois
00:41:25depuis 2024.
00:41:27Et aujourd'hui,
00:41:28ce sont les Français
00:41:29qui en payent le prix.
00:41:31Ce prix,
00:41:32il est lourd
00:41:33en particulier
00:41:34à l'hôpital
00:41:35et pour nos aînés
00:41:36isolés.
00:41:38Les soignants
00:41:39sont déjà
00:41:39exténués
00:41:40tant ils ont été
00:41:42sollicités
00:41:43depuis le mois
00:41:44de mai.
00:41:45Les patients
00:41:46souffrent
00:41:47de l'absence
00:41:48de climatisation.
00:41:49Alors,
00:41:50vous l'avez dit aussi,
00:41:52rien n'est simple
00:41:53avec des comptes
00:41:54publics dégradés
00:41:55et une dette
00:41:56colossale.
00:41:57Mais,
00:41:58notre pays
00:41:59devra faire des choix
00:42:00urgents
00:42:00pour ne pas revivre
00:42:02ce qui s'est passé
00:42:03avec ces deux
00:42:04canicules successives
00:42:05où l'Agence nationale
00:42:07de santé publique,
00:42:08monsieur le Premier ministre,
00:42:10nous annonce
00:42:101000 morts supplémentaires
00:42:12par rapport
00:42:13au mois précédent,
00:42:14très probablement
00:42:16liées à la chaleur.
00:42:181000 morts.
00:42:19Mais,
00:42:19deux ans après
00:42:20la loi
00:42:21bien vieillir,
00:42:23toujours pas de décret
00:42:23pour partager
00:42:24l'information
00:42:25entre les communes
00:42:26et les départements
00:42:26pour mieux aller
00:42:28vers les personnes
00:42:29les plus vulnérables.
00:42:31Monsieur le Premier ministre,
00:42:33nos hôpitaux
00:42:33sont prêts
00:42:34de craquer.
00:42:35Des milliers
00:42:36de personnes isolées
00:42:37sont menacées.
00:42:38Comment comptez-vous
00:42:39rattraper
00:42:40le temps perdu ?
00:42:41Merci beaucoup,
00:42:42monsieur le député.
00:42:44La parole est
00:42:45à madame Stéphanie Riste,
00:42:47ministre de la Santé.
00:42:50Merci,
00:42:51merci madame la présidente.
00:42:52Monsieur le député Garot,
00:42:54merci pour votre question.
00:42:55J'ai pu en partie
00:42:56répondre précisément
00:42:58sur la climatisation
00:42:59des établissements.
00:43:00Je rappelle quand même,
00:43:01monsieur Garot,
00:43:01vous appartenez
00:43:02à un parti
00:43:03qui a mis 4 milliards
00:43:04en 5 ans
00:43:06dans l'investissement hospitalier.
00:43:07Si je considère,
00:43:09depuis que je suis arrivée
00:43:10comme député en 2017,
00:43:12c'est 19 milliards
00:43:13qui ont été mis
00:43:14dans l'investissement.
00:43:15Ça s'appelle
00:43:15le Ségur de la Santé
00:43:16et chaque hôpital
00:43:18reconstruit
00:43:18ou EHPAD reconstruit
00:43:20est adapté climatiquement.
00:43:22C'est 3 milliards
00:43:22pour les EHPAD
00:43:23et 16 milliards
00:43:25pour les établissements
00:43:26de santé.
00:43:26Je voudrais le dire ici
00:43:27parce que,
00:43:28comme si la France
00:43:30et le gouvernement
00:43:31étaient responsables
00:43:32des températures élevées,
00:43:33oui,
00:43:34on a le droit
00:43:34d'être critiqué
00:43:35sur le fait éventuellement
00:43:36de ne pas avoir assez fait,
00:43:37mais je voudrais dire aussi
00:43:39regardons autour de nous
00:43:40actuellement
00:43:41cet épisode
00:43:42de canicule
00:43:43de la semaine dernière
00:43:43a atteint
00:43:44les pays voisins.
00:43:46En Allemagne,
00:43:47ils ont des sujets
00:43:47graves d'électricité.
00:43:49En Angleterre,
00:43:51des sujets graves
00:43:51d'électricité.
00:43:52En Allemagne,
00:43:53des sujets
00:43:54qui sont les mêmes
00:43:55que les nôtres,
00:43:56finalement.
00:43:57On est tous
00:43:58à devoir s'adapter
00:44:00et à accélérer.
00:44:01Et enfin,
00:44:02vous avez parlé
00:44:02des mille morts.
00:44:03Merci de retenir
00:44:05le chiffre
00:44:06qui a été diffusé,
00:44:08publié par
00:44:09Santé publique France
00:44:10dont je rappelle
00:44:10l'indépendance scientifique.
00:44:13Et donc,
00:44:13Santé publique France
00:44:14a pu dimanche
00:44:16communiquer
00:44:16avec des chiffres
00:44:17qu'il faut prendre
00:44:18avec précaution
00:44:19puisque vous savez
00:44:19que les certificats
00:44:20de décès
00:44:21sont faits
00:44:22de façon électronique
00:44:24pour 60%
00:44:24à peu près
00:44:25et 40%
00:44:26de façon papier.
00:44:28Donc,
00:44:28les premières données
00:44:29qui sont,
00:44:30ce sont les remontées
00:44:30des certificats
00:44:31de décès
00:44:32électroniques.
00:44:33sur ces remontées,
00:44:35Santé publique France
00:44:36a donc publié
00:44:38un chiffre
00:44:38qui est donc
00:44:38forcément sous-estimé
00:44:40mais qui correspond
00:44:42à 1 000,
00:44:44un petit peu plus,
00:44:441 200 décès.
00:44:46Nous n'avons pas
00:44:47les chiffres
00:44:49et Santé publique France
00:44:50publiera,
00:44:51je l'espère,
00:44:52dans les jours
00:44:52qui viennent,
00:44:53une évolution
00:44:54pour les chiffres
00:44:56de cette surmortalité.
00:44:57Mais je le dois dire
00:44:58que ces chiffres
00:44:59sont loin
00:45:00de la canicule de 2003,
00:45:02ce qui montre aussi
00:45:03qu'on a fait évoluer.
00:45:05Merci Madame la Ministre.
00:45:07La parole est à présent.
00:45:08Vous n'avez plus de temps,
00:45:09Monsieur le député.
00:45:11La parole est à présent
00:45:12à Madame Elisa Martin
00:45:13pour la France insoumise.
00:45:20Merci Madame la Présidente.
00:45:22Monsieur le ministre
00:45:23de la Justice,
00:45:24hier,
00:45:24les avocats
00:45:25et magistrats
00:45:26étaient mobilisés
00:45:26dans tout le pays
00:45:27contre le manque chronique
00:45:29de moyens
00:45:29et leurs conséquences.
00:45:30votre solution,
00:45:32démagogique constante,
00:45:34juger plus vite
00:45:35et moins bien.
00:45:36Malgré le retrait
00:45:37du plaidé coupable
00:45:38criminel
00:45:39de votre texte,
00:45:40rien à faire,
00:45:41vous restez mis en cause.
00:45:43Coupable d'une justice
00:45:44au rabais,
00:45:45celle que vous suscitez,
00:45:47réforme après réforme.
00:45:48Vos procédures pénales
00:45:50n'ont qu'un seul objectif,
00:45:51non pas rendre
00:45:52une meilleure justice,
00:45:53mais gérer des stocks
00:45:54et des flux
00:45:55qui s'aggravent
00:45:56malgré tout.
00:45:57Coupable de sacrifier
00:45:59les droits de la défense,
00:46:00autant que la considération
00:46:02pour les victimes
00:46:03à l'aune
00:46:04de vos coups de com'
00:46:04chiffrés.
00:46:06Coupable de pérenniser
00:46:07un système de justice
00:46:09expéditive,
00:46:10y compris pour les crimes
00:46:11sexuels,
00:46:12dans des cours criminels
00:46:13départementales
00:46:14pour des projets
00:46:15raccourcis.
00:46:16Coupable de renforcer
00:46:17une justice criminelle
00:46:19sans jurer
00:46:19tirer au sort.
00:46:21La justice rendue
00:46:22par le peuple
00:46:22vous fait peur,
00:46:23si ce n'est
00:46:24le peuple lui-même.
00:46:26coupable de lâcheté
00:46:27en faisant porter
00:46:29le chapeau
00:46:29aux magistrats
00:46:30dans le terrible
00:46:32échec
00:46:32de l'affaire Liana,
00:46:33magistrats
00:46:34qui ont déjà
00:46:35la tête sous l'eau.
00:46:36Vous étiez déjà
00:46:37coupable
00:46:37avec votre réforme
00:46:39de la police judiciaire
00:46:40en tant que ministre
00:46:41de l'Intérieur
00:46:42de désorganiser
00:46:43la filière enquêteur.
00:46:45Coupable,
00:46:46enfin,
00:46:46de soustraction
00:46:48de preuve
00:46:48de votre responsabilité
00:46:50pourtant éclatante
00:46:51dans le pré-rapport
00:46:52que vous avez commandé
00:46:54et qui révèle
00:46:55le manque de moyens
00:46:55et la surcharge
00:46:57de travail
00:46:57qui ont conduit
00:46:58à cette catastrophe.
00:47:01A défaut
00:47:01de plaider coupable
00:47:02en démissionnant,
00:47:04je requière
00:47:05contre vous
00:47:05à tout le moins
00:47:06le retrait
00:47:07de l'intégralité
00:47:08de la loi sûre
00:47:09rejetée en commission
00:47:11symptomatique
00:47:12de l'ensemble
00:47:13de votre oeuvre.
00:47:14Le peuple
00:47:14prononcera sa sentence
00:47:16en 2027.
00:47:19Merci madame la députée.
00:47:21La parole est à
00:47:22monsieur Gérald Darmanin,
00:47:23garde des Sceaux,
00:47:24ministre de la Justice.
00:47:29Merci madame la présidente,
00:47:30mesdames et messieurs
00:47:31les députés.
00:47:33Madame Martin,
00:47:34merci pour votre question
00:47:35pleine de modération
00:47:36qui fait avancer
00:47:37le débat pour la justice.
00:47:39Peut-être d'abord
00:47:40quelques chiffres.
00:47:43En 2012,
00:47:468442 magistrats.
00:47:48En 2017,
00:47:49à l'arrivée
00:47:50du président de la République,
00:47:518342,
00:47:52c'est-à-dire
00:47:52moins 100 magistrats.
00:47:55En 5 ans,
00:47:56moins 100 magistrats.
00:47:58En 2017,
00:48:008342,
00:48:01le président de la République
00:48:01arrive au pouvoir.
00:48:02Aujourd'hui,
00:48:03au moment où nous parlons,
00:48:049826
00:48:05plus 1500 magistrats.
00:48:11J'imagine que cette question
00:48:13n'était pas posée
00:48:14au gouvernement.
00:48:16Deuxième réponse,
00:48:17madame la députée,
00:48:18avouez que c'est quand même
00:48:19un peu particulier.
00:48:20Vous dites,
00:48:21il n'y a pas assez de moyens,
00:48:22vous devez augmenter
00:48:24le nombre de magistrats
00:48:25et vous devez augmenter
00:48:26les moyens de la justice.
00:48:27Et vous déposez
00:48:27deux motions de rejet
00:48:28sur un texte
00:48:29qui, dans quelques minutes,
00:48:30va créer 60 cours criminels
00:48:33supplémentaires.
00:48:34Vous déposez
00:48:35une motion de rejet,
00:48:35vous qui dites,
00:48:36préférez les victimes,
00:48:37alors que nous mettons
00:48:38l'aide judérectionnelle
00:48:39pour les femmes
00:48:40qui viennent déposer
00:48:41plainte lorsqu'elles sont
00:48:42victimes de violences sexuelles.
00:48:44Et vous déposez
00:48:45une motion de rejet,
00:48:46madame la députée,
00:48:48alors que nous obligeons
00:48:48désormais tous les magistrats
00:48:50à subir leur formation
00:48:52de cinq jours,
00:48:53sinon ils ne peuvent pas
00:48:54siéger dans les tribunaux.
00:48:55Demande faite
00:48:56depuis 40 ans
00:48:57par la station de victime.
00:48:58Peut-être êtes-vous
00:48:59légèrement politicienne.
00:49:02Merci, monsieur le ministre.
00:49:04Madame la députée.
00:49:09Votre défense
00:49:10est bien faible,
00:49:11monsieur le ministre.
00:49:12Démissionnez.
00:49:14Monsieur le ministre.
00:49:22Je veux dire ce que je dis,
00:49:23madame la députée,
00:49:24vous n'êtes pas peut-être
00:49:25politicienne,
00:49:25vous êtes complètement
00:49:26politicienne.
00:49:29Merci beaucoup.
00:49:30La parole est à présent.
00:49:32S'il vous plaît.
00:49:34La parole est à présent
00:49:35à monsieur Damien Girard
00:49:36pour le groupe écologiste
00:49:37et social.
00:49:38Merci, madame la présidente.
00:49:40Monsieur le premier ministre,
00:49:41alors que cette deuxième canicule
00:49:43s'estompe timidement,
00:49:44je veux vous emmener
00:49:45chez moi, en Bretagne.
00:49:46Vous la voyez,
00:49:47la carte postale,
00:49:48les paysages,
00:49:49les plages,
00:49:50le prétendu refuge climatique ?
00:49:52Eh bien,
00:49:53je veux vous parler
00:49:54de l'envers du décor.
00:49:55Dans le Morbihan,
00:49:55il a fait plus de 40 degrés.
00:49:57Mais ce qui nous fait transpirer,
00:49:58ce n'est pas seulement
00:50:00les températures
00:50:00et l'impréparation
00:50:01du gouvernement,
00:50:02c'est de voir cette canicule
00:50:04accélérer encore
00:50:05la prolifération
00:50:06des algues vertes.
00:50:07Sur les vasières du Morbihan,
00:50:08elle gagne du terrain
00:50:09chaque année.
00:50:11Avec la chaleur,
00:50:11leur croissance s'emballe
00:50:12toujours plus tôt.
00:50:13Le changement climatique
00:50:15accélère un phénomène
00:50:16que vous refusez toujours
00:50:17de traiter à la racine.
00:50:19Ce qui, par contre,
00:50:20nous glace le sang,
00:50:22c'est l'odeur de la mort
00:50:23dans nos campagnes.
00:50:24Pendant cette canicule,
00:50:25dans le Morbihan,
00:50:26plus de 1000 tonnes
00:50:27de cadavres d'animaux
00:50:28par jour ont été entassées
00:50:29dans les cours des fermes.
00:50:31Tous les élevages ont souffert,
00:50:32mais les pertes les plus massives
00:50:33ont frappé
00:50:34les élevages hors sol,
00:50:35les plus industrialisés,
00:50:36des millions de volailles,
00:50:38des milliers de ports,
00:50:38des services d'écarissage
00:50:39totalement débordés.
00:50:41Vous avez autorisé
00:50:42les éleveurs
00:50:42à enfouir par 3 tonnes
00:50:44leur carcasse
00:50:44dans leur exploitation.
00:50:46Cette décision d'urgence
00:50:47fait aujourd'hui peser
00:50:48un risque sanitaire majeur.
00:50:51Je veux saluer
00:50:52le travail
00:50:52des agents de l'Etat,
00:50:53des sociétés d'écarissage,
00:50:55des services vétérinaires
00:50:57et adresser tout mon soutien
00:50:58aux éleveuses
00:50:58et aux éleveurs.
00:51:00Je suis fils
00:51:01d'éleveur de volailles.
00:51:02Je sais ce que ça représente
00:51:04le ramassage
00:51:05une parue
00:51:06des bêtes mortes.
00:51:07Imaginez de les sortir
00:51:08par tonnes.
00:51:09Aucun éleveur
00:51:09ne devrait avoir
00:51:10à vivre
00:51:11ce que beaucoup
00:51:11ont vécu
00:51:12ces derniers jours.
00:51:13Votre modèle agricole
00:51:14est pensé
00:51:15pour la performance.
00:51:15Le nouveau régime climatique
00:51:17exige
00:51:17de la robustesse.
00:51:19Pourtant,
00:51:20vous défendez
00:51:20une loi d'urgence agricole
00:51:21qui accélère encore
00:51:22son industrialisation.
00:51:24Combien de canicules,
00:51:26combien de millions
00:51:26d'animaux morts
00:51:27et combien d'hectares
00:51:28d'algues vertes
00:51:29faudra-t-il encore
00:51:30avant que vous renonciez
00:51:32à ce modèle agricole
00:51:34devenu aussi fragile
00:51:35que le climat
00:51:36est devenu brutal ?
00:51:39Merci beaucoup,
00:51:40monsieur le député.
00:51:41La parole est à madame
00:51:42Maud Bréjon,
00:51:43ministre en charge
00:51:44de l'Inde,
00:51:44de l'énergie.
00:51:45Merci, madame la présidente.
00:51:48Le député Girard,
00:51:49je vous prie de nous
00:51:49d'excuser ma collègue
00:51:50Annie Gennevard
00:51:51qui est actuellement au Sénat
00:51:52pour défendre
00:51:52le projet de loi agriculture.
00:51:55Je vais vous redire
00:51:55ce que j'ai déjà dit
00:51:56à la députée Le P.
00:51:57D'abord, bien sûr,
00:51:57l'État et le gouvernement
00:51:59nous seront aux côtés
00:52:00des agriculteurs,
00:52:01des agriculteurs les plus touchés
00:52:02et je pense bien sûr
00:52:03à la filière d'élevage
00:52:04dans votre département.
00:52:05Il y aura une réunion
00:52:06qui se tiendra demain
00:52:07avec les compagnies d'assurance.
00:52:08Là encore, je l'ai dit,
00:52:09pour s'assurer
00:52:11que chacun joue
00:52:12pleinement son rôle,
00:52:13que personne ne soit oublié,
00:52:14que personne ne soit laissé de côté
00:52:15et qu'on puisse être
00:52:17avec les agriculteurs touchés,
00:52:19y compris financièrement.
00:52:20Ensuite, il y a les dispositifs
00:52:21pour les carissages
00:52:22qui ont été mis en oeuvre
00:52:23depuis plusieurs semaines.
00:52:25Maintenant, la ministre de l'Agriculture
00:52:26s'est de nouveau tournée
00:52:27les jours précédents
00:52:28vers les régions,
00:52:29et y compris les régions
00:52:30non touchées
00:52:31pour qu'on puisse anticiper
00:52:32d'éventuelles nouvelles vagues
00:52:34de chaleur
00:52:35et de nouvelles zones
00:52:36de stockage
00:52:37actuellement non utilisées
00:52:39sont en train
00:52:39d'être identifiées,
00:52:40là encore,
00:52:41pour anticiper les choses
00:52:42et pouvoir faire face
00:52:44si jamais une nouvelle vague
00:52:45de chaleur venait.
00:52:46Ensuite, sur le fond
00:52:48de votre question
00:52:48et la question de la lutte
00:52:49contre le réchauffement climatique,
00:52:51vous vous êtes,
00:52:52vous vous êtes,
00:52:53pardonnez-moi,
00:52:54vous avez mentionné les deux
00:52:55et il conviendrait d'abord
00:52:56de ne pas opposer
00:52:57comme vous l'avez fait,
00:52:58adaptation au réchauffement climatique
00:53:00et freinage du réchauffement climatique.
00:53:03Vous vous êtes opposé méthodiquement,
00:53:05comme l'a rappelé le Premier ministre,
00:53:08à toutes les mesures
00:53:09qui ont été prises
00:53:10et notamment en matière d'énergie
00:53:12pour baisser les émissions de gaz
00:53:14à effet de serre.
00:53:15Je vous remercie.
00:53:16Merci beaucoup,
00:53:17Madame la Ministre.
00:53:21La parole est à présent
00:53:23à Monsieur Emmanuel Morel
00:53:24pour le groupe GDR.
00:53:26Merci, Madame la Présidente.
00:53:27C'est un paradoxe bien cruel
00:53:29d'être le pays de la COP21
00:53:30et de compter toujours davantage
00:53:32de morts à chaque épisode
00:53:34d'extrême chaleur.
00:53:36Je suis un peu gêné
00:53:37dans cette séance
00:53:38parce que je trouve
00:53:40des membres du gouvernement
00:53:40qui versent trop souvent
00:53:42dans l'autosatisfaction
00:53:43et franchement,
00:53:44moi, j'ai le sentiment
00:53:45que nous ne faisons pas assez.
00:53:47J'ai lu que le Président
00:53:48se targuait d'avoir fait
00:53:49un gros travail.
00:53:51Convenez que les choses
00:53:52n'ont pas tant changé que ça.
00:53:53Il y a des millions de Français
00:53:55à commencer par
00:53:56des patients dans les hôpitaux,
00:53:58des enfants dans les écoles,
00:53:59des usagers dans les transports collectifs
00:54:01qui suffoquent
00:54:02dans des établissements
00:54:04qui sont mal isolés,
00:54:05dans des établissements
00:54:07qui sont mal climatisés
00:54:08et ça, c'est la réalité.
00:54:10Alors, le Premier ministre dit
00:54:11qu'on fait beaucoup
00:54:13et d'ailleurs,
00:54:13il sort des chiffres,
00:54:14j'aimerais qu'on vérifie.
00:54:15Mais la vérité quand même,
00:54:17c'est que quand on regarde
00:54:18les priorités budgétaires
00:54:19de la nation,
00:54:21eh bien oui,
00:54:21depuis plusieurs années,
00:54:23on a sacrifié,
00:54:24au nom du déficit,
00:54:25des politiques d'investissement,
00:54:27des politiques écologiques,
00:54:29des politiques en direction
00:54:30des collectivités locales.
00:54:32Et je sais bien que ça gêne,
00:54:33mais oui,
00:54:34le fonds vert a été divisé.
00:54:35Oui,
00:54:36ma prime rénov'
00:54:37ça a été restreint.
00:54:39Oui,
00:54:39le soutien au développement
00:54:41local et territorial
00:54:42pour l'environnement
00:54:44a été baissé
00:54:45d'un demi milliard.
00:54:46Oui,
00:54:47les hôpitaux ne peuvent pas faire face.
00:54:49Et oui,
00:54:49il y a un sous-investissement chronique
00:54:51en matière d'investissement
00:54:53dans le matériel roulant
00:54:54dans les trains.
00:54:55Donc,
00:54:55le Premier ministre a dit
00:54:57qu'il faut savoir
00:54:57hiérarchiser les priorités.
00:54:59Qu'est-ce qui est prioritaire ?
00:55:01L'investissement
00:55:02dans la transition écologique
00:55:03ou alors continuer à dépenser
00:55:06des dizaines de milliards
00:55:07d'exonérations de cotisations sociales,
00:55:09de privilèges fiscaux
00:55:11pour les plus riches
00:55:11qui en plus creusent le déficit ?
00:55:14Alors,
00:55:14on a un rendez-vous
00:55:15dès le 7 juillet.
00:55:17Il y a le comité des finances publiques.
00:55:18Est-ce que vous vous engagez
00:55:20à cette occasion
00:55:21et dans le cadre
00:55:21de la préparation du budget
00:55:23à investir vraiment
00:55:24dans l'urgence sociale
00:55:26et environnementale ?
00:55:28Merci beaucoup,
00:55:29monsieur le député.
00:55:31La parole est à Mathieu Lefebvre,
00:55:33ministre en charge
00:55:34de la transition écologique.
00:55:35Merci, madame la présidente.
00:55:37Mesdames et messieurs les députés,
00:55:38monsieur le député Morel,
00:55:40je vois dans votre question
00:55:42une forme d'aveu,
00:55:43une forme de regret
00:55:44de ne pas avoir voté,
00:55:45d'avoir combattu
00:55:46l'ensemble des budgets
00:55:47en hausse
00:55:48ces dernières années,
00:55:49de ne pas avoir augmenté
00:55:51de 50%
00:55:52les moyens dédiés
00:55:53à l'adaptation
00:55:54au changement climatique
00:55:54entre 2021 et 2025.
00:55:57Vous parlez de 2016,
00:55:59monsieur le député.
00:55:59En 2016,
00:56:00le budget de l'écologie
00:56:01était de 11 milliards d'euros,
00:56:02il est de 22 milliards d'euros.
00:56:04Aujourd'hui,
00:56:05vous avez combattu
00:56:06l'ensemble des budgets successifs.
00:56:08Vous évoquez le fonds vert,
00:56:10monsieur Morel.
00:56:11Le fonds vert n'existait pas
00:56:12avant que le président
00:56:14de la République
00:56:14et la première ministre
00:56:15de l'époque
00:56:16ne le créent.
00:56:17Dans des budgets
00:56:18que vous avez vous-même
00:56:19contribué à combattre
00:56:21et à censurer.
00:56:22Je pourrais continuer
00:56:23en évoquant
00:56:23les 475 millions d'euros
00:56:25en plus en faveur
00:56:27de l'eau
00:56:27dans le grand plan
00:56:28présenté par le président
00:56:29de la République
00:56:29en 2023.
00:56:31Je pourrais évoquer
00:56:32les investissements
00:56:33pour Météo France,
00:56:34le fonds chaleur,
00:56:35le fonds barnier,
00:56:36maintenu à leur plus haut
00:56:36niveau historique.
00:56:37Je ne continuerai pas
00:56:38parce que,
00:56:39monsieur Morel,
00:56:40dans la vie,
00:56:41tout n'est pas budgétaire.
00:56:42Tout n'est pas budgétaire
00:56:43dans la vie.
00:56:44Vous avez également combattu
00:56:45la programmation pluriannuelle
00:56:46de l'énergie
00:56:47du Premier ministre
00:56:48qui nous rend plus autonomes,
00:56:49plus souverains,
00:56:50qui nous permet
00:56:51d'avoir une énergie décarbonée
00:56:52à 95%.
00:56:53Vous avez également combattu
00:56:56le président de la République
00:56:57dans sa grande politique
00:56:58de décarbonation
00:56:59de l'industrie
00:56:59qui nous permet
00:57:00de retrouver des chaînes
00:57:01de valeur
00:57:01sur le territoire national
00:57:02de l'emploi local
00:57:03et de la croissance.
00:57:05Je vous rappelle
00:57:05qu'un emploi sur deux
00:57:07aujourd'hui provient
00:57:08de l'industrie verte.
00:57:09Vous avez combattu
00:57:10cette politique publique.
00:57:12Et puis,
00:57:12tout n'est pas budgétaire,
00:57:14monsieur Morel,
00:57:15et c'est d'ailleurs
00:57:15le sens de ce qu'a demandé
00:57:17le Premier ministre
00:57:17au gouvernement
00:57:18en matière de retour
00:57:19d'expérience
00:57:19sur cette canicule.
00:57:21Il y a aussi des enjeux
00:57:22d'organisation
00:57:23qui sont extrêmement importants
00:57:26en matière d'éducation,
00:57:27c'est ce que fait
00:57:28Édouard Geffray
00:57:28en matière de transport,
00:57:29c'est ce que fait
00:57:29Philippe Tabarro
00:57:31en matière de droit du travail,
00:57:33c'est ce que fait
00:57:33Jean-Pierre Farandou.
00:57:35Donc,
00:57:35de grâce,
00:57:36monsieur Morel,
00:57:37essayons d'avoir
00:57:38un débat apaisé
00:57:38sur cette question
00:57:39fondée sur des éléments
00:57:40de rationalité.
00:57:42Merci beaucoup,
00:57:43monsieur le ministre.
00:57:44La parole est à présent
00:57:46à monsieur Stéphane Viry
00:57:47pour le groupe Piotte.
00:57:51Merci.
00:57:53Merci,
00:57:54madame la présidente.
00:57:55Monsieur le Premier ministre,
00:57:57il m'a été rapporté
00:57:58qu'à l'issue
00:57:59du 23 décembre
00:58:002026,
00:58:01l'expérimentation
00:58:02ouverte depuis 2018,
00:58:04c'est-à-dire 8 ans,
00:58:05d'accès à l'emploi
00:58:06par l'EITI
00:58:07cesserait
00:58:07par décision du gouvernement.
00:58:09Mes chers collègues,
00:58:10l'entreprise d'insertion
00:58:11par le travail indépendant
00:58:12permet à des personnes
00:58:13durablement éloignées
00:58:14de l'emploi,
00:58:15pour certains
00:58:15en situation de handicap,
00:58:17de retrouver
00:58:18une activité
00:58:18sous statut indépendant
00:58:20accompagnée socialement
00:58:21et économiquement
00:58:22par des structures
00:58:23comme l'U dans la rue
00:58:24par exemple.
00:58:25C'est en somme
00:58:26le statut d'indépendant
00:58:27comme moyen
00:58:28pour lutter
00:58:29contre l'isolement social
00:58:31imposé par le chômage
00:58:32de longue durée.
00:58:33C'est une façon
00:58:34de travailler.
00:58:35Cette expérimentation,
00:58:36mes chers collègues,
00:58:37monsieur le Premier ministre,
00:58:38a fait ses preuves.
00:58:39D'ailleurs,
00:58:39le rapport commandé
00:58:40par votre gouvernement
00:58:41comme celui de l'IGAS
00:58:42le confirme
00:58:44et les témoignages
00:58:45ne laissent guère
00:58:46du doute
00:58:46sur le changement
00:58:47de vie
00:58:48qu'a permis
00:58:49les EITI.
00:58:504 000 bénéficiaires
00:58:51ont retrouvé ainsi
00:58:52le chemin vers l'activité
00:58:53et plus de 300 salariés
00:58:56font vivre
00:58:56cette solution
00:58:57au quotidien
00:58:58née ici
00:58:59à l'Assemblée nationale.
00:59:01Et tout cela
00:59:02pour 0,1%
00:59:04du budget
00:59:05de la mission de travail,
00:59:060,1%
00:59:07des crédits
00:59:08pour permettre
00:59:09à des femmes
00:59:10et à des hommes
00:59:11de retrouver
00:59:11le chemin du travail.
00:59:12Or,
00:59:14cette expérimentation
00:59:15pourrait s'achever
00:59:16en décembre
00:59:172026.
00:59:18En France,
00:59:19où le chômage
00:59:20repart à la hausse,
00:59:21chaque solution
00:59:22qui fonctionne
00:59:23devient précieuse
00:59:23et l'échéance
00:59:25approche
00:59:25de décembre
00:59:26sans perspective claire.
00:59:28Monsieur le Premier ministre,
00:59:29ma question est simple.
00:59:30Quelle suite
00:59:30votre gouvernement
00:59:31entend-il donner
00:59:32à cette expérimentation ?
00:59:34Que deviendront
00:59:35après décembre 2026
00:59:36ces 4 000 bénéficiaires
00:59:38qui ont fait
00:59:38le choix du travail
00:59:39pour se reconstruire
00:59:40et les salariés
00:59:41qui, chaque jour,
00:59:42font vivre
00:59:43cette solution ?
00:59:44Quel avenir
00:59:45leur réservez-vous ?
00:59:46Merci beaucoup,
00:59:47Monsieur le député.
00:59:48La parole est
00:59:49à Monsieur Jean-Pierre
00:59:50Farandou,
00:59:50ministre du Travail
00:59:51et des Solidarités.
00:59:53Merci,
00:59:54Madame la Présidente
00:59:54de l'Assemblée nationale,
00:59:55Mesdames et Messieurs
00:59:56les Sénateurs,
00:59:57Monsieur le député Viry.
00:59:59Effectivement,
00:59:59la loi du 5 septembre 2018
01:00:01pour la liberté
01:00:02de choisir
01:00:02son avenir professionnel
01:00:03a créé
01:00:04à titre expérimental
01:00:06les entreprises
01:00:06d'insertion
01:00:07par le travail indépendant.
01:00:08Ce dispositif
01:00:09visait
01:00:10à permettre
01:00:10à des personnes éloignées
01:00:11de l'emploi
01:00:12de développer
01:00:13une activité indépendante
01:00:14avec un accompagnement social
01:00:16et une mise en relation
01:00:17avec des clients.
01:00:19Nous n'avons pas
01:00:19la même lecture
01:00:20du rapport d'évaluation,
01:00:21donc je vais vous donner
01:00:21la mienne.
01:00:23En ce qui me concerne,
01:00:24je pense que
01:00:24ce rapport d'évaluation
01:00:26qui a été remis
01:00:26au printemps
01:00:28a été présenté
01:00:29d'abord dans un métier
01:00:30de transparence
01:00:30et de concertation
01:00:31à toutes les parties
01:00:32prenantes
01:00:33dans le séminaire de travail
01:00:34organisé dans mon ministère
01:00:35en avril dernier.
01:00:36Cette évaluation
01:00:37met en évidence
01:00:38les limites
01:00:39de l'expérimentation.
01:00:40En effet,
01:00:40dans 80% des cas,
01:00:42le chiffre d'affaires
01:00:43dégagé par les bénéficiaires
01:00:44de l'EITI
01:00:45ne leur permet pas
01:00:46de vivre
01:00:46de leur activité.
01:00:48Ce dispositif
01:00:48montre donc sa cible
01:00:49dans une très grande
01:00:50majorité des cas.
01:00:52La responsabilité
01:00:53du gouvernement
01:00:53est bien
01:00:55de continuer
01:00:55d'accompagner
01:00:56les publics
01:00:56les plus éloignés
01:00:57de l'emploi
01:00:57dans une logique
01:00:58de responsabilité
01:00:59et d'efficience.
01:01:00Nous assumons
01:01:01d'orienter en priorité
01:01:02les moyens
01:01:03vers les publics
01:01:04éloignés de l'emploi
01:01:05mais vers des dispositifs
01:01:06qui fonctionnent
01:01:07le mieux.
01:01:08Vous le savez,
01:01:09de nombreux secteurs
01:01:10comme les industries
01:01:11de défense,
01:01:11l'énergie,
01:01:11l'agriculture,
01:01:12le soin
01:01:13recrutent
01:01:13à tout niveau
01:01:14de qualification.
01:01:15Avec l'appui
01:01:16de France Travail
01:01:16et les parcours
01:01:17d'insertion
01:01:17d'activité économique,
01:01:19ces entreprises
01:01:19sont prêtes
01:01:20à accueillir
01:01:20et à accompagner
01:01:21les personnes
01:01:22éloignées de l'emploi.
01:01:23Notre responsabilité
01:01:24collective
01:01:25est d'apporter
01:01:25de la visibilité
01:01:26aux associations
01:01:27porteuses
01:01:27et aux bénéficiaires.
01:01:28Je proposerai donc
01:01:29de mettre à profit
01:01:30les six prochains mois
01:01:31pour organiser ensemble
01:01:32la sortie
01:01:33en bon ordre
01:01:34de cette expérimentation
01:01:35avec l'objectif
01:01:36de trouver une solution
01:01:37pour chaque bénéficiaire
01:01:38de ce dispositif
01:01:39expérimental.
01:01:40Je vous remercie.
01:01:41Merci beaucoup
01:01:42Monsieur le Ministre,
01:01:43Monsieur le Député.
01:01:44Monsieur le Ministre,
01:01:46nous ne sommes pas d'accord.
01:01:47Nous ne sommes pas d'accord.
01:01:48Le gouvernement
01:01:48fait le choix
01:01:49d'arrêter
01:01:49et de renoncer
01:01:51à une solution
01:01:51pour l'emploi.
01:01:52Le Parlement se battra
01:01:53pour le maintien
01:01:54de cette solution.
01:01:56Merci beaucoup
01:01:57Monsieur le Député.
01:01:58La parole est à présent
01:01:59à Marie-Agnès Poussier-Vinzbach
01:02:01pour le groupe
01:02:01Horizon et Indépendant.
01:02:02Merci Madame la Présidente.
01:02:05Chers collègues,
01:02:05la souveraineté industrielle
01:02:07décarbonée
01:02:08est un objectif
01:02:09que nous partageons tous.
01:02:10Mais pour y parvenir,
01:02:12nous devons faire face
01:02:13à deux obstacles concrets
01:02:14qui freinent
01:02:15notre trajectoire.
01:02:17Le premier,
01:02:18c'est la fragilité climatique
01:02:19de notre production électrique.
01:02:21Le nucléaire assure aujourd'hui
01:02:22environ 66%
01:02:24de notre production nationale,
01:02:25c'est une force.
01:02:26Mais cette force
01:02:27est dépendante
01:02:28de l'eau
01:02:29et donc du climat.
01:02:31Lors des périodes
01:02:32de canicule
01:02:32qui se multiplient,
01:02:33les réacteurs
01:02:34sont parfois contraints
01:02:35à l'arrêt
01:02:35faute de pouvoir
01:02:36refroidir leur cœur.
01:02:39Ainsi,
01:02:39nous ne pouvons pas
01:02:43miser sur une production
01:02:44100% nucléaire.
01:02:45La réalité impose
01:02:47un mix énergétique
01:02:48et l'industrie,
01:02:49premier consommateur
01:02:50d'électricité de France,
01:02:52en dépend directement.
01:02:53Sans production souveraine
01:02:55et constante,
01:02:56pas de souveraineté industrielle.
01:02:58Madame la ministre,
01:02:59le gouvernement
01:03:00travaille-t-il
01:03:00à accompagner
01:03:01EDF
01:03:02ou d'autres énergéticiens
01:03:03dans le déploiement
01:03:04de dispositifs
01:03:04de stockage d'électricité
01:03:06qui pourraient compenser
01:03:07ces pics ?
01:03:08Le second obstacle,
01:03:09et n'en déplaise
01:03:09cette fois-ci
01:03:10à nos collègues écologistes,
01:03:12c'est le maquis normatif
01:03:14qui ralentit
01:03:14voire empêche
01:03:15l'installation
01:03:16de nouveaux sites industriels
01:03:18décarbonés
01:03:18sur notre territoire.
01:03:20ZAN,
01:03:21certification environnementale
01:03:22en cascade,
01:03:23procédure CNFDP,
01:03:25friches sous-exploitées
01:03:26malgré des milliers
01:03:27d'hectares disponibles.
01:03:29Les porteurs de projets
01:03:31font face à un mur.
01:03:32La méthode Notre-Dame
01:03:33a montré
01:03:34qu'on pouvait faire autrement
01:03:35quand la volonté politique
01:03:37est là.
01:03:38Mais il faut aller plus loin
01:03:39et plus vite.
01:03:40Madame la ministre,
01:03:41quelles mesures
01:03:42le gouvernement envisage-t-il
01:03:43pour lever durablement
01:03:45ces freins,
01:03:46en particulier pour les projets
01:03:47industriels certifiés
01:03:49décarbonés
01:03:50qui méritent
01:03:51un traitement accéléré.
01:03:52Je vous remercie.
01:03:53Merci beaucoup,
01:03:54Madame la députée.
01:03:56La parole est à
01:03:57Madame Maude Bréjon,
01:03:58ministre en charge
01:03:59de l'énergie.
01:04:00Merci, Madame la présidente.
01:04:01Madame la députée,
01:04:02Marie-Agnès Poussier-Venisbach.
01:04:03D'abord, un point
01:04:04sur l'état
01:04:04de la situation
01:04:05du parc nucléaire
01:04:06qui a largement tenu
01:04:08et qui a répondu présent
01:04:10depuis plusieurs jours.
01:04:11Malgré la canicule,
01:04:12on a trois réacteurs
01:04:13qui se sont arrêtés
01:04:16pour des raisons
01:04:16de protection environnementale.
01:04:18Golfech, Buget
01:04:19et Nogeant,
01:04:20pour autant,
01:04:21le nucléaire,
01:04:22encore une fois,
01:04:22a été présent.
01:04:23Nous sommes restés
01:04:24exportateurs nets
01:04:25pendant l'ensemble
01:04:26de la crise.
01:04:27Nous avons même
01:04:27produit davantage
01:04:29pour pouvoir permettre
01:04:30à nos voisins
01:04:31de bénéficier
01:04:32des prix bas
01:04:32de l'électricité
01:04:33en France,
01:04:34je pense notamment
01:04:35à l'Allemagne.
01:04:35Le réseau électrique
01:04:37dans sa globalité
01:04:38a également tenu,
01:04:39j'en profite pour remercier
01:04:40l'ensemble des services
01:04:41de Enedis,
01:04:42notamment,
01:04:42qui ont fait un travail
01:04:43extraordinaire
01:04:43pour intervenir
01:04:44là où c'était nécessaire
01:04:45dans les plus brefs délais.
01:04:47Sur la question
01:04:48des batteries,
01:04:49il y a un besoin
01:04:50de flexibilité
01:04:51qui est évident.
01:04:52D'abord,
01:04:53ça existe déjà.
01:04:54Il y a des installations
01:04:55qui se multiplient
01:04:57partout en France
01:04:58sans soutien public.
01:05:00Et c'est extrêmement important
01:05:01parce qu'on a un modèle
01:05:02qui fonctionne économiquement.
01:05:04Il y a besoin
01:05:05de déployer ces batteries
01:05:06plus rapidement.
01:05:06On est en train
01:05:07de travailler
01:05:08sur un arrêté
01:05:09qui précisera
01:05:10le cadre réglementaire
01:05:11et qui doit être publié
01:05:12d'ici à la fin de l'année.
01:05:13Et puis ensuite,
01:05:14on travaille sur les systèmes
01:05:16duals,
01:05:16si je puis dire,
01:05:17c'est-à-dire du photovoltaïque
01:05:19qui associe de la batterie
01:05:20pour permettre
01:05:21de faire ce travail
01:05:22de stockage,
01:05:23de régulation
01:05:23et de flexibilité.
01:05:24Et on va faciliter
01:05:26dans les prochains appels
01:05:27d'offres qu'on s'est engagés
01:05:28à prendre dans la troisième
01:05:28programmation pluriannuelle
01:05:30de l'énergie,
01:05:31la candidature
01:05:32de dispositifs
01:05:33qui intègrent également
01:05:34des batteries.
01:05:35Donc ça va vraiment
01:05:36encore une fois
01:05:37dans le sens
01:05:38qui est le vôtre.
01:05:39Et je vous remercie
01:05:39pour votre question.
01:05:41Merci beaucoup,
01:05:42madame la ministre.
01:05:43La parole est à présent
01:05:44à monsieur Sacha Houllier
01:05:45pour le groupe socialiste.
01:05:47Madame la présidente,
01:05:49ma question s'adresse
01:05:49à monsieur le ministre
01:05:50de l'Enseignement supérieur
01:05:51et de la Recherche.
01:05:52Des vitrines commerciales
01:05:53trompeuses,
01:05:54des lacunes pédagogiques
01:05:55majeures,
01:05:56des promesses
01:05:56d'insertion non tenues,
01:05:57l'aliénation
01:05:58de la vie étudiante,
01:05:59voilà ce qui guette
01:06:00400 000 étudiants
01:06:01de l'enseignement supérieur
01:06:02privé.
01:06:04Ces constatations
01:06:04résultent d'un rapport
01:06:05de vos propres services,
01:06:06l'inspection générale
01:06:07de l'éducation,
01:06:08du sport,
01:06:08de la recherche
01:06:09et de l'action sociale.
01:06:10Ils succèdent
01:06:11aux travaux parlementaires
01:06:11et aux scandales
01:06:12consécutifs
01:06:13à la fermeture brutale
01:06:14de la Digital School
01:06:15détenue par le Galileo
01:06:16Global Education,
01:06:17déjà largement dénoncée
01:06:18par un livre-enquête
01:06:19qui décrit les dérives
01:06:19inadmissibles de ce secteur
01:06:21dopé aux subventions publiques.
01:06:23En plus de les frais
01:06:24scolarités exorbitants
01:06:25arrachés aux étudiants
01:06:26rendus anxieux
01:06:27par la machine
01:06:27à trier Parcoursup,
01:06:29ces groupes privés
01:06:31à la morale douteuse
01:06:33et 70% de leur chiffre d'affaires
01:06:34grâce à ces subsides de l'Etat.
01:06:36Les premières victimes étudiantes
01:06:37de ces escroqueries
01:06:38évoquent auprès des rapporteurs
01:06:39leur dégoût du monde du savoir,
01:06:40leur défiance
01:06:41à l'égard du monde du travail.
01:06:42Vous avez vous-même reconnu
01:06:43le caractère intolérable
01:06:44de cette situation.
01:06:46Cela ne suffit pas,
01:06:46il faut agir,
01:06:47ce que le gouvernement ne fait pas.
01:06:49Voilà un an
01:06:50que vous nous promotez
01:06:50un projet de loi
01:06:51toujours pas inscrit
01:06:52à l'Assemblée nationale.
01:06:54Une régulation de ce secteur
01:06:55s'impose
01:06:55et vous savez quoi faire.
01:06:56Renforcement des obligations
01:06:57déclaratives des CFA,
01:06:59vérification accrue
01:06:59des moyens pédagogiques
01:07:00et humains mobilisés,
01:07:02clarification des diplômes,
01:07:03conditionnalité de la reconnaissance
01:07:04de l'Etat
01:07:05à l'élaboration
01:07:05de maquettes pédagogiques,
01:07:06protection des étudiants
01:07:07et remboursement
01:07:08des frais indus.
01:07:09Une source d'économie
01:07:10de presque 8 000 euros
01:07:12par étudiant concerné.
01:07:14Entre-temps,
01:07:14par la loi Fraude,
01:07:15vous avez créé
01:07:16au bénéfice
01:07:16des organismes
01:07:17de la sécurité sociale
01:07:18des mesures d'enquête
01:07:19dignes des services
01:07:20de renseignement
01:07:20pour rechercher
01:07:21de maigres recouvrements
01:07:22auprès d'assurés sociaux
01:07:23souvent indigents.
01:07:24Entre-temps,
01:07:25vous avez retiré
01:07:26aux salariés jouissant
01:07:26d'un compte personnel
01:07:27de formation garni
01:07:28le droit de valider
01:07:29une formation aussi importante
01:07:31que le permis de conduire.
01:07:32Le gouvernement
01:07:32a-t-il à ce point
01:07:33pour priorité
01:07:34de blâmer les plus faibles
01:07:35et de protéger
01:07:36les plus puissants ?
01:07:37Au groupe socialiste
01:07:38et apparenté,
01:07:39nous estimons
01:07:39que cette situation
01:07:40est suffisamment alarmante
01:07:41et grave
01:07:42pour justifier l'inscription
01:07:43d'un texte sans délai.
01:07:44Si le vote n'est pas prêt,
01:07:45nous en disposons d'un.
01:07:46Monsieur le ministre,
01:07:47le scandale est là.
01:07:48Vous ne pouviez pas dire
01:07:48que vous ne le saviez pas.
01:07:49Que comptez-vous faire ?
01:07:51Merci beaucoup,
01:07:52monsieur le député.
01:07:53La parole est à monsieur
01:07:54Philippe Baptiste,
01:07:55ministre de la Recherche
01:07:56et de l'Enseignement supérieur.
01:07:57Madame la Présidente,
01:07:59Mesdames et Messieurs
01:07:59les députés,
01:08:00Monsieur le député Houllier,
01:08:01le rapport dont vous parlez
01:08:03confirme très largement
01:08:04ce qui est connu
01:08:05et qui est su
01:08:07depuis des années.
01:08:08Il faut réguler
01:08:09l'enseignement supérieur
01:08:10privé.
01:08:11C'est précisément
01:08:12le sens du projet de loi
01:08:14porté par le gouvernement,
01:08:16adopté au Sénat.
01:08:17Aujourd'hui,
01:08:19plus d'un étudiant sur quatre
01:08:20y est formé,
01:08:20donc privé,
01:08:21soit près de 800 000 étudiants.
01:08:23C'est une augmentation
01:08:24phénoménale
01:08:25en quelques années.
01:08:26Il ne s'agit pas
01:08:27de mener une bataille
01:08:28contre l'enseignement
01:08:29supérieur privé.
01:08:30Ce n'est absolument pas
01:08:31l'objet de ce projet de loi.
01:08:32Le but du jeu,
01:08:33ces établissements
01:08:34d'enseignement supérieur privé
01:08:36jouent un rôle,
01:08:37jouent un rôle important
01:08:38dans la formation.
01:08:39Ils proposent des formations
01:08:39qui sont la plupart du temps
01:08:41de qualité,
01:08:42mais il faut réguler
01:08:43ces établissements
01:08:44par la qualité.
01:08:45Notre objectif est simple,
01:08:47il faut protéger
01:08:48les étudiants,
01:08:50valoriser les établissements
01:08:51qui sont sérieux,
01:08:52écarter les autres.
01:08:53Je parle en particulier
01:08:55de quelques voyous
01:08:56en col blanc
01:08:56qui arnaquent purement
01:08:58et simplement
01:08:58les étudiants.
01:09:00Ça existe,
01:09:01ils décrédibilisent
01:09:02l'ensemble du secteur,
01:09:03il est urgent
01:09:04de se donner
01:09:05les moyens
01:09:05de pouvoir
01:09:06effectivement
01:09:07les sortir
01:09:08du système.
01:09:09C'est fondamental,
01:09:11les officines
01:09:12qui captent
01:09:12de l'argent public
01:09:14au travers
01:09:15de mécanismes
01:09:15divers et variés
01:09:16sans contrôle
01:09:17sont un danger
01:09:18pour les étudiants
01:09:19et pour l'enseignement
01:09:20supérieur privé
01:09:20lui-même.
01:09:21Face à ceux
01:09:22qui font du profit
01:09:23sur le dos des jeunes,
01:09:24il faut de la régulation.
01:09:26C'est le sens
01:09:27du projet de loi
01:09:28qui est porté aujourd'hui,
01:09:29une évaluation
01:09:30indépendante
01:09:31des établissements,
01:09:32des exigences accrues,
01:09:34des droits nouveaux
01:09:34pour les étudiants aussi
01:09:36et des contrôles
01:09:36renforcés.
01:09:38Tant que nous n'aurons
01:09:38pas tout cela,
01:09:39effectivement,
01:09:41tout cela,
01:09:41ce genre de scandale,
01:09:43vous en avez souligné
01:09:44un ou deux,
01:09:45vont se répéter.
01:09:46Je compte évidemment
01:09:47sur cette assemblée
01:09:48pour se saisir
01:09:48de ce texte,
01:09:49évidemment,
01:09:50et c'est le moyen,
01:09:51évidemment,
01:09:52de pouvoir,
01:09:53à un moment ou à un autre,
01:09:54réguler par la qualité.
01:09:56Je vous remercie,
01:09:57monsieur le député.
01:09:59Merci beaucoup,
01:10:00monsieur le ministre.
01:10:02La parole est à présent
01:10:03à monsieur Bastien Marchive
01:10:05pour le groupe
01:10:06Ensemble pour la République.
01:10:08Merci, madame la présidente.
01:10:09Ma question s'adresse
01:10:10au ministre
01:10:11de l'Éducation nationale,
01:10:12monsieur le ministre.
01:10:13Ces dernières semaines,
01:10:14les fermetures de classes
01:10:15se multiplient un peu partout
01:10:16en France,
01:10:1625 sont annoncés
01:10:17chez moi dans les Deux-Sèvres.
01:10:19C'est vrai que derrière ça,
01:10:20il y a une logique
01:10:20qui peut sembler implacable.
01:10:22Moins d'élèves,
01:10:23donc moins besoin d'enseignants.
01:10:24Et pourtant,
01:10:25quand on y regarde
01:10:25de plus près,
01:10:27ça ne semble pas forcément
01:10:28si évident.
01:10:29En effet,
01:10:30les enquêtes PISA sont claires.
01:10:31La France est parmi les pays
01:10:32qui ont chuté au classement
01:10:34et pire,
01:10:34nous sommes aussi l'un des pays
01:10:35où les origines sociales
01:10:36pèsent le plus
01:10:37sur les résultats scolaires.
01:10:39Vous en conviendrez,
01:10:40nous ne pouvons nous en satisfaire
01:10:41parce que l'école,
01:10:42c'est avant tout
01:10:43une promesse républicaine,
01:10:46l'égalité,
01:10:46celle de rendre possible
01:10:47l'ascenseur social,
01:10:49là où aujourd'hui,
01:10:50il peut parfois
01:10:50paraître en panne.
01:10:51Et parmi les facteurs
01:10:52qui permettent de l'expliquer,
01:10:54il y a le nombre moyen
01:10:55d'élèves par classe
01:10:56dans l'élémentaire
01:10:57puisque c'est bien
01:10:58dès le plus jeune âge
01:10:59que tout se joue
01:11:00et que malgré les progrès
01:11:01de ces dernières années,
01:11:02nos jeunes sont toujours
01:11:03plus nombreux dans leur classe
01:11:04aujourd'hui en France
01:11:05qu'en comparaison
01:11:07de la moyenne de l'OCDE.
01:11:09Or,
01:11:09l'expérience du dédoublement
01:11:11des classes dans les REP
01:11:12l'a démontré,
01:11:13la diminution des effectifs
01:11:14permet d'avoir,
01:11:15je cite,
01:11:16des résultats significativement
01:11:18supérieurs,
01:11:18ce n'est pas moi qui le dit,
01:11:19c'est issu d'un rapport
01:11:20de votre ministère
01:11:22de février dernier.
01:11:23Alors,
01:11:23devant ce constat,
01:11:24deux choix s'offrent à nous,
01:11:26renoncer et profiter
01:11:27de la baisse de la natalité
01:11:28pour faire des économies
01:11:28ou au contraire,
01:11:30faire de l'école une priorité
01:11:31et retrouver le chemin
01:11:32de la réussite
01:11:33en se fixant pour objectif
01:11:34d'avoir au maximum
01:11:3520 élèves par classe,
01:11:37à savoir la moyenne
01:11:37de l'OCDE.
01:11:39Cette ambition proposée
01:11:40par Gabriel Attal
01:11:41et portée par notre groupe
01:11:42est aussi un levier essentiel
01:11:43si nous voulons réussir
01:11:44l'école inclusive
01:11:44pour qu'il y ait plus
01:11:45d'AESH par élève,
01:11:46plus de place dans nos IME
01:11:48et plus de place dans les EREA.
01:11:50Investir pour l'école,
01:11:51pour nos jeunes,
01:11:52c'est croire dans notre avenir.
01:11:54Alors,
01:11:54ma question est simple,
01:11:55monsieur le ministre,
01:11:56ferons-nous de la baisse démographique
01:11:57une chance pour nos élèves ?
01:11:59Soyons en tous les cas assurés
01:12:00que nous serons à vos côtés
01:12:01lors du prochain budget
01:12:02en particulier
01:12:03pour y contribuer.
01:12:04Je vous remercie.
01:12:05Merci beaucoup,
01:12:06monsieur le député.
01:12:07La parole est à Édouard Jeffrey,
01:12:08ministre de l'Education nationale.
01:12:11Merci,
01:12:11madame la présidente,
01:12:12mesdames et messieurs les députés,
01:12:13monsieur le député Marchive.
01:12:16Je ne vais pas revenir
01:12:17sur le paysage démographique
01:12:18que vous connaissez par cœur.
01:12:20J'ai eu l'occasion
01:12:20de l'exposer plusieurs fois
01:12:21dans cet hémicycle.
01:12:22Si on regarde en particulier
01:12:23dans les Deux-Sèvres,
01:12:25vous avez perdu 18% d'élèves
01:12:27depuis 2017.
01:12:29La rentrée prochaine,
01:12:29vous en perdez 800 de plus.
01:12:32Et effectivement,
01:12:32il y a une baisse de moyens
01:12:33qui ne suit absolument pas
01:12:34cette baisse démographique
01:12:35pour la rentrée prochaine
01:12:36puisqu'il y a 28 postes
01:12:37qui sont retirés
01:12:38à l'échelle du département
01:12:39et de Deux-Sèvres.
01:12:40Et d'ailleurs,
01:12:41lors du prochain CDEN
01:12:42au mois de juin,
01:12:42on aura l'occasion
01:12:43d'annoncer
01:12:46le renoncement
01:12:47à des fermetures de classes
01:12:48qui étaient envisagées.
01:12:48Il y aura 5 classes supplémentaires
01:12:50qui seront ouvertes en solde.
01:12:52Donc, on fait attention,
01:12:53on fait ce travail.
01:12:54Mais au-delà de ça,
01:12:55la question que vous posez,
01:12:55elle est effectivement fondamentale,
01:12:57c'est que fait-on
01:12:58entre guillemets
01:12:58de cette triste aubaine démographique ?
01:13:01Depuis le début,
01:13:03je propose une ligne
01:13:04que je crois rationnelle
01:13:05et surtout qui a vocation
01:13:06à être durable,
01:13:08consistant à dire
01:13:08qu'il ne faut pas suivre
01:13:09la démographie,
01:13:10c'est-à-dire qu'il ne faut pas
01:13:12retirer des moyens d'enseignement
01:13:13à due proportion
01:13:14de la baisse du nombre d'élèves,
01:13:16mais qu'il faut à la fois
01:13:18accepter dans certains endroits
01:13:19cette baisse démographique,
01:13:20là où il n'y a plus d'enfants,
01:13:20malheureusement,
01:13:21on est obligé d'en tenir compte,
01:13:24et dégager en même temps
01:13:25sur cette baisse démographique
01:13:26des marges pour redéployer
01:13:28et en réalité baisser
01:13:29le nombre d'élèves par classe.
01:13:29On a déjà baissé
01:13:31le nombre d'élèves par classe,
01:13:31on était à plus de 23 élèves
01:13:32par classe en 2017,
01:13:33on sera à 21 à la rentrée prochaine,
01:13:35on va baisser encore par la suite.
01:13:37Si nous nous en tenons
01:13:38à cette ligne-là,
01:13:39nous serons d'ici 5 ans
01:13:40effectivement un peu moins
01:13:41de 20 élèves par classe,
01:13:42tout en ayant dégagé par ailleurs
01:13:43des marges de manœuvre
01:13:44pour notamment repenser
01:13:46l'offre scolaire.
01:13:47Et j'insiste là-dessus,
01:13:48on a deux enjeux,
01:13:49on a un enjeu de carte
01:13:50stricto sensu,
01:13:51combien d'écoles,
01:13:52combien de classes, etc.
01:13:53On a aussi pour moi
01:13:55un enjeu d'accès finalement
01:13:57au choix,
01:13:57d'accès à l'offre scolaire
01:13:58et des dispositifs
01:13:59comme des classes en réaménager,
01:14:00sections internationales, etc.
01:14:02qui pour le coup
01:14:02sont très mal réparties
01:14:03sur le territoire.
01:14:04Et l'expérimentation
01:14:05que j'ai lancée
01:14:05dans les 18 départements
01:14:06ne porte pas seulement
01:14:07sur la carte
01:14:08mais bien sur l'offre
01:14:09pour que nos élèves,
01:14:10où qu'ils soient,
01:14:11aient bien les mêmes chances
01:14:11d'accéder à des dispositifs
01:14:13qui leur correspondent.
01:14:13Je vous remercie.
01:14:14Merci beaucoup,
01:14:15Monsieur le Ministre.
01:14:16La parole est à présent
01:14:18à Madame Anchia Bamana
01:14:19pour le Rassemblement National.
01:14:24Merci Madame la Présidente.
01:14:26Ma question s'adresse
01:14:27au Premier ministre,
01:14:28chef du gouvernement.
01:14:30A Mayotte,
01:14:31la situation migratoire
01:14:32est devenue insoutenable.
01:14:34A Tsun Tzu,
01:14:35le gouvernement a prétendu
01:14:36démanteler un campement illégal.
01:14:39Aujourd'hui,
01:14:39la situation est catastrophique.
01:14:42Les clandestins se déplacent,
01:14:44se réinstallent ailleurs
01:14:45parce que les décisions
01:14:46d'éloignement
01:14:47ne sont pas exécutées.
01:14:48Face à cet échec manifeste,
01:14:51le gouvernement cherche un terrain
01:14:53pour créer un dispositif
01:14:55d'accueil collectif
01:14:56des migrants officiels.
01:14:58Cette réponse est une réelle provocation
01:15:01pour les Français de Mayotte.
01:15:03Le 26 mai dernier,
01:15:05l'Assemblée de Mayotte
01:15:06s'est opposée à l'unanimité
01:15:08à tout dispositif
01:15:10d'accueil collectif de migrants
01:15:12à travers cette mention,
01:15:14Monsieur le Premier ministre,
01:15:15que vous avez reçue.
01:15:16Monsieur le Premier ministre,
01:15:19allez-vous enfin respecter
01:15:20la volonté unanime
01:15:22des élus maorais
01:15:23qui vous demandent
01:15:24instantanément
01:15:25de démanteler
01:15:26le camp de Tsun Tzu ?
01:15:27Vous pratiquez la politique
01:15:29pour obtenir
01:15:30la pire des solutions ?
01:15:32Qu'espérez-vous ?
01:15:33Poussez les maorais à bout
01:15:35au point de déclencher
01:15:37une révolte à l'irlandaise ?
01:15:39Je vous remercie.
01:15:41Merci beaucoup,
01:15:42Madame la députée.
01:15:43La parole est à Monsieur Laurent Nunez,
01:15:45ministre de l'Intérieur.
01:15:51Merci beaucoup,
01:15:52Madame la Présidente,
01:15:53Mesdames et Messieurs les députés,
01:15:54Madame la députée.
01:15:55D'abord,
01:15:56vous dire évidemment
01:15:57que le gouvernement
01:15:58et le ministre de l'Intérieur
01:15:59a parfaitement conscience
01:16:00de la pression migratoire
01:16:01exceptionnelle
01:16:02que subit Mayotte
01:16:03qui n'a aucun équivalent
01:16:05ailleurs sur le territoire national.
01:16:07Ensuite,
01:16:07que nous mobilisons
01:16:08et nous allons continuer
01:16:09à le faire,
01:16:10énormément d'effectifs
01:16:11sur ce territoire.
01:16:13Ce sont les 5 escadrons mobiles,
01:16:15les 1 200 policiers
01:16:16qui veillent à sécuriser
01:16:19les territoires
01:16:19mais aussi à reconduire
01:16:22effectivement les étrangers
01:16:23qui sont interpellés.
01:16:24D'abord,
01:16:25intercepter en mer
01:16:26ceux qui viennent
01:16:26et notre taux d'interception
01:16:29en mer a augmenté
01:16:30de 100% en 2025.
01:16:32Il augmente encore
01:16:33de 100% en 2026
01:16:34et il s'agit d'abord
01:16:35d'empêcher des arrivées.
01:16:37Ensuite,
01:16:37de reconduire,
01:16:38nous sommes à plus
01:16:39de 10 000 reconduites
01:16:40effectives.
01:16:41Vous disiez que les reconduites
01:16:42n'étaient pas effectives.
01:16:43Nous sommes à plus de 10 000
01:16:44depuis le début de l'année
01:16:45et vous savez
01:16:46que nous avons mené
01:16:46une grande opération,
01:16:47l'opération Kinjia
01:16:48qui a été menée
01:16:49de début avril
01:16:50au 1er juin
01:16:52et qui a permis
01:16:53de réaliser énormément
01:16:54d'interpellations,
01:16:55de lutter contre
01:16:56l'immigration illégale,
01:16:57l'économie illégale,
01:16:58l'habitat illégal
01:16:59et rien que dans ce cadre-là,
01:17:01il y a eu
01:17:013 900 reconduites
01:17:03effectives.
01:17:04Je veux quand même
01:17:04le rappeler
01:17:05et saluer le travail
01:17:06qui est mené
01:17:07par M. le préfet
01:17:07Frédéric Poiseau
01:17:08et l'ensemble
01:17:09des équipes
01:17:10des forces de sécurité
01:17:11intérieure,
01:17:11des forces armées.
01:17:12Il y a la situation
01:17:13du camp de Sun Tzu.
01:17:15J'ai bien entendu
01:17:16votre message.
01:17:17J'ai eu des contacts
01:17:18en visioconférence
01:17:19avec le président
01:17:19de la collectivité.
01:17:20Nous avons eu l'occasion
01:17:21d'en discuter.
01:17:22J'ai bien pris note
01:17:23de ce que disent
01:17:24les élus
01:17:25et de leur souhait
01:17:25que ce camp
01:17:26ne soit pas réimplanté.
01:17:28Nous travaillons
01:17:28actuellement
01:17:29à le sécuriser
01:17:30et nous travaillons
01:17:31avec les états
01:17:31de provenance
01:17:32des migrants
01:17:33qui y sont
01:17:34et qui,
01:17:35comme vous le savez,
01:17:36proviennent essentiellement
01:17:37des pays de la corne
01:17:38de l'Afrique
01:17:38ou des pays
01:17:39des grands lacs.
01:17:39Nous travaillons
01:17:40à des dispositifs
01:17:41de reconduite forcée
01:17:42et le cas échéant
01:17:43même à des dispositifs
01:17:44de reconduite volontaire
01:17:46en mobilisant
01:17:46l'aide au retour volontaire.
01:17:48Croyez bien
01:17:49que nous avons bien entendu
01:17:50le message des élus
01:17:50que nous restons au contact
01:17:51en concertation
01:17:52et j'ai bien entendu
01:17:53madame la députée
01:17:54votre message.
01:17:55Merci beaucoup
01:17:56monsieur le ministre.
01:17:57Madame la députée.
01:17:58Les maorais n'en peuvent plus
01:17:59de vos discours
01:18:00sans lendemain.
01:18:01Mesdames et messieurs
01:18:02les députés,
01:18:03j'ai visité le camp
01:18:04de migrants de Sun Tzu
01:18:05situé dans une mangrove.
01:18:07Ce que j'ai vu
01:18:08n'est pas digne
01:18:09de notre France
01:18:10pays des droits de l'homme.
01:18:12Alors monsieur le ministre,
01:18:13quand allez-vous considérer
01:18:15Mayotte
01:18:15comme un territoire français
01:18:17où règne la loi
01:18:18et non un dépotoir
01:18:20réceptacle
01:18:20des lâchetés successives
01:18:23du gouvernement.
01:18:23Dans cette catastrophe
01:18:25humaine,
01:18:25sanitaire
01:18:26et environnementale
01:18:28insupportable
01:18:29qui touche
01:18:30hommes,
01:18:31femmes
01:18:32et enfants,
01:18:33je vous demande
01:18:34d'arrêter les discours
01:18:35et de passer
01:18:36enfin
01:18:37à l'action.
01:18:39Merci beaucoup
01:18:40Madame la députée.
01:18:42La séance
01:18:42des questions
01:18:42au gouvernement
01:18:43est terminée.
01:18:44La séance
01:18:45est suspendue
01:18:46pour une dizaine
01:18:47de minutes.
01:18:47Merci à tous.
01:18:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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