- il y a 2 jours
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:00Et nous sommes de retour sur le plateau de LCP pour revenir sur les temps forts de la séance des
00:04questions au gouvernement
00:05avec deux députés, Anne Jeunet pour le groupe Ensemble pour la République, Thomas Ménager du Rassemblement National
00:11et comme chaque mardi on a le plaisir d'accueillir des citoyens sur ce plateau, aujourd'hui Ryan, Nina, Fatia
00:19et Valentine.
00:21Dario, vous étiez dans les tribunes de la presse lors de la séance des questions au gouvernement,
00:26vous retenez évidemment un échange particulièrement tendu, c'était une question de la présidente du groupe des écologistes.
00:33Exactement, si la température est un petit peu redescendue dehors, elle est très vite remontée dans l'hémicycle aujourd'hui
00:38avec cet échange autour de la canicule entre Cyril Châtelain et Sébastien Lecornu.
00:42Alors que le Premier ministre a commencé par répondre aux accusations de Cyril Châtelain,
00:47il a été accueilli par plusieurs invectives du côté des rangs de la gauche.
00:51Vous êtes le responsable, vous n'avez aucune humilité ou encore vous êtes d'une médiocrité absolue du côté des
00:57insoumis.
00:57C'est tout ce que j'ai pu entendre du haut des tribunes de presse.
01:00Le Premier ministre qui a été vivement applaudi, soutenu par le Bloc central qui s'est levé pour le soutenir.
01:06Plusieurs députés écologistes ont alors pointé du doigt ces députés qui étaient debout en disant
01:10vous êtes tous coupables.
01:13Ces échanges ont continué très énervés dans l'hémicycle.
01:15Cyril Châtelain a notamment été très énervée et elle est partie après de l'hémicycle pour annoncer que le groupe
01:20écologiste
01:21allait déposer une motion de censure suite à cet échange.
01:25Merci Dario Borgogno pour ce compte-rendu justement.
01:28Je vous propose d'écouter Cyril Châtelain, président du groupe écologiste et social
01:32et la réponse de Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
01:35Tous nous endurons la chaleur, mais il y a ceux qui en souffrent et il y a ceux qui en
01:39meurent.
01:40Et cela encore c'est votre responsabilité.
01:4233 000 décès entre 2014 et 2022 dus à la chaleur et vous n'avez rien anticipé.
01:48Sous votre gouvernement, la canicule s'est transformée en violence politique.
01:52De notre habitude de question au gouvernement, c'est la première fois que je sors de mes gonds
01:56parce que mon dernier argument est celui-ci.
02:00D'où sortez-vous ce bilan de 10 000 morts ?
02:03Sur lesquels vous et les vôtres, votre collègue président Gontard au Sénat,
02:08madame la députée Rousseau, un certain nombre sont allés sur les plateaux de télévision
02:12depuis maintenant plus de trois jours en établissant un bilan humain qui est faux.
02:17C'est scandaleux, c'est indigne.
02:19Un peu de dignité et de responsabilité.
02:25On a senti, Anne Juneter, un Premier ministre très virulent dans sa réponse.
02:31Le gouvernement doit-il rendre des comptes sur la gestion de cette canicule ?
02:35Mais d'une manière générale, le gouvernement rend des comptes
02:37et c'est justement l'objet des questions au gouvernement.
02:39C'est exactement pour cet exercice-là que nous sommes amenés à nous rencontrer
02:43tous les mardis de 15h à 16h20.
02:47Et je crois que la colère du Premier ministre, c'était une colère saine, nécessaire,
02:52qui permet de replacer les choses dans leur contexte
02:55et de rappeler des choses importantes, qui est qu'on peut, il l'a dit d'ailleurs,
02:58on peut trouver que les enjeux de lutte contre le réchauffement climatique,
03:02les enjeux de sensibilisation au sujet fondamental qu'est l'environnement
03:06et la protection de l'environnement sont absolument primordiaux.
03:09Pour autant, on ne peut pas dire que rien n'a été fait.
03:12C'est ça qui l'a profondément mis en colère
03:14et notamment rappeler le comportement des écologistes
03:16qui est tout à fait complètement incohérent
03:17puisque d'un côté, ils trouvent qu'on ne va pas assez vite
03:19et d'un autre, très souvent, la plupart des textes
03:22qui soutiennent la lutte contre l'échauffement climatique
03:24et les enjeux environnementaux, ils votent contre.
03:27C'est même pas qu'ils s'abstiennent, ils votent contre.
03:28Thomas Ménager, est-ce que vous, vous considérez,
03:31vous pourriez dire, comme Cyril Châtelain,
03:33que le gouvernement porte une forme de responsabilité ?
03:36On voit qu'il y a un débat sur le bilan humain,
03:38mais en disant, oui, le gouvernement doit se justifier aussi
03:41sur ce qu'il a fait, ce qu'il n'a pas fait.
03:43Le gouvernement est dans tout cas responsable devant le Parlement.
03:45Après, il faut aussi modérer ses propos
03:47et ne pas faire croire que, dans tous les cas,
03:50c'est le gouvernement Locornu
03:51qu'on combat frontalement au Rassemblement National
03:53qui est responsable de 20, 30, 40 années
03:56d'absence de décision, à la fois dans la lutte
03:58contre le réchauffement, c'est-à-dire dans la lutte
04:00contre les émissions de gaz à effet de serre
04:02et en matière d'adaptation.
04:03C'est-à-dire qu'ils sont là depuis quelques mois,
04:07mais il y a quand même une responsabilité globale
04:09aussi des macronistes maintenant depuis 10 ans,
04:10mais la lutte contre le réchauffement climatique,
04:13la délocalisation qui fait qu'aujourd'hui,
04:1550% de nos gaz à effet de serre sont liés aux importations,
04:17les errements qu'il y a pu y avoir sur l'énergie,
04:19on a fermé Fessenheim, on a reculé sur le nucléaire
04:21pour revenir, le développement des énergies renouvelables,
04:25intermittentes, qui ne sont pas forcément
04:26les plus verteuses en matière environnementale
04:29puisqu'elles sont fabriquées au bout de la planète.
04:30Il y a une responsabilité globale,
04:32mais par contre, aller traverser des chiffres,
04:35donner des données qui sont pour faire peur
04:37ou pour accentuer un problème qui est là,
04:39qui est une réalité, c'est quand même pas forcément à la hauteur.
04:41Et là, Mme Chatelain, qui est en partie responsable
04:43quand elle a développé, ou avec les écologistes,
04:46une ligne qui est celle de l'Allemagne,
04:47qui aujourd'hui produit plus de gaz à effet de serre
04:49que la France en matière énergétique,
04:51tout ça, globalement, chacun doit regarder aussi devant sa porte.
04:53Anne Jeunetel, là, on s'est accusé mutuellement
04:56de récupérer un peu politiquement les choses,
04:58mais il y a des Français qui ont vécu cette canicule
05:00avec des parents dans un EHPAD surchauffé,
05:03des enfants à l'école où les températures dépassaient
05:06les 35 degrés, par exemple,
05:08qu'ont vu parfois des gens au travail
05:11sous des conditions climatiques très, très compliquées.
05:13Peut-être qu'une partie des Français partagent aussi
05:16le procès en impréparation et inadaptation du gouvernement ?
05:21Je crois que d'abord, c'est indigne de faire de la politique
05:23sur les difficultés que les gens rencontrent
05:25à travers cette canicule.
05:26La canicule qui n'est pas une première.
05:28Je rappelle qu'en 2003, notamment là où nous étions
05:30en effet fort mal préparés,
05:32c'est de cette canicule de 2003
05:34qu'il avait été décidé que chaque EHPAD,
05:36et c'est le cas aujourd'hui,
05:36il dispose d'une pièce, au minimum une pièce climatisée,
05:39certains en ont beaucoup plus dans la totalité.
05:41Une pièce fraîcheur, hein ?
05:42Une pièce fraîcheur.
05:42Tout le monde ne peut pas y aller forcément,
05:44on ne peut pas y dormir la nuit.
05:45Non, absolument.
05:46L'idée, c'est au moins d'avoir une pièce
05:47où quelqu'un, sur le plan physiologique,
05:49je parle là en tant que médecin,
05:50la température corporelle peut redescendre.
05:52Ça, c'est une première chose.
05:53D'autre part, rappeler s'agissant des écoles,
05:55que la responsabilité du bâti
05:58revient aux collectivités territoriales,
06:00les communes, les départements,
06:01les régions selon le niveau scolaire.
06:03Et là, je vais donner quand même quelques exemples
06:04qui sont un peu signifiants.
06:06J'étais en contact avec une commune
06:07des responsables de l'opposition,
06:08des élus d'opposition d'une commune du Tarn-et-Garonne,
06:10et le maire a décidé, il est allé sortir,
06:12il est allé affirmer
06:13que la loi interdit de mettre la climatisation
06:15dans les écoles.
06:16Évidemment, c'est faux.
06:17Prenons la ville de Nîmes,
06:18l'une des plus chaudes de France,
06:19c'est une ville dans laquelle le maire,
06:20la mairie précédente,
06:21avait décidé de construire
06:22un grand palais des congrès
06:23sans du tout faire quoi que ce soit
06:25dans les écoles.
06:26On peut aussi s'interroger
06:27sur les choix parfois
06:28qui sont faits par les collectivités territoriales.
06:30Thomas Ménager,
06:31puisqu'on a parlé des écologistes
06:33qui ne sont pas présents sur ce plateau,
06:34même si on a attendu la présidente,
06:36ce qu'on dit aussi du Rassemblement national,
06:38et vous avez dû personnellement
06:39vous justifier sur ces questions,
06:41c'est que vous avez longtemps
06:43minimisé aussi les rapports du GIEC
06:45en disant qu'ils étaient finalement
06:46trop alarmistes.
06:48Est-ce que maintenant,
06:49dire qu'il aurait fallu s'adapter plus tôt,
06:51bah oui,
06:52mais est-ce qu'il ne fallait pas
06:53écouter les savants du GIEC
06:54un peu plus tôt ?
06:55On n'a jamais minimisé.
06:56On a toujours dit que globalement,
06:58il y avait certains experts du GIEC
06:59qui faisaient de la politique.
07:00Et on voit bien que même au sein du GIEC,
07:02certains experts parfois sont contre,
07:04c'est le cas de la climatisation,
07:05et qu'il y a des fois des débats
07:07qui peuvent exister.
07:09Après, collectivement,
07:10on aurait pu prendre,
07:11et je pense qu'il y a
07:12une réaction naturelle de l'être humain,
07:14c'est que tant que le mur n'arrive pas,
07:16il y a des priorités,
07:17il y a d'autres choses,
07:17il y a des gens qui crèvent la dalle,
07:18qui n'arrivent pas à s'en sortir,
07:20et donc on se pose des questions.
07:21Mais c'est vrai que Mme Châtelain,
07:22elle est assez drôle
07:22de vouloir faire porter
07:24la responsabilité totale
07:25des morts sur le gouvernement,
07:27quand elle est dans un mouvement politique
07:28qui a été contre la climatisation.
07:30Alors que la climatisation,
07:32on sait,
07:32surtout dans un pays comme nous,
07:34en France,
07:34qui est décarboné,
07:35ça sauve des vies.
07:36Après, malgré tout,
07:38il y a eu depuis 2003,
07:39comme le disait ma collègue,
07:40des évolutions,
07:40mais il y a eu 2 à 3 milliards d'euros
07:42des poches des entreprises
07:44et des Français
07:45dans cette journée de solidarité.
07:46On aurait pu aller
07:47beaucoup plus loin
07:48que seulement climatiser une pièce
07:50parce que,
07:50oui, c'est déjà mieux,
07:51ça a permis de limiter la casse,
07:53mais quand vous rentrez
07:54dans des bouilloires
07:55dans votre chambre,
07:56quand vous êtes résident d'un EHPAD
07:57à 35, 36, 37 degrés,
08:00on se rend bien compte
08:00qu'il y a encore des progrès à faire
08:02et qu'il va falloir aller
08:02vers plus de climatisation
08:04dès lors qu'on peut,
08:05je le répète,
08:05le faire en France
08:06parce qu'en France,
08:07la climatisation
08:07n'accentue pas le problème
08:09contrairement à d'autres pays
08:10qui en fait produisent
08:11de l'électricité carbonée
08:12issue du fioul,
08:13du gaz
08:13pour utiliser,
08:14pour faire fonctionner
08:15cette climatisation.
08:17Anne Jentel,
08:18les écologistes vont certainement
08:19déposer une motion de censure,
08:20ça vous inquiète ?
08:22Je crois qu'il faut prendre
08:23les choses comme elles viennent
08:24et rappeler quand même
08:24qu'aujourd'hui,
08:25les Français aspirent plutôt
08:26à de la stabilité politique
08:27plutôt qu'à de l'instabilité
08:28et que si en tout cas,
08:29on veut répondre
08:29à des situations de crise
08:31telles que la canicule
08:32nous l'a révélée
08:33ces derniers jours,
08:34je ne crois pas
08:34que ce soit l'instabilité politique
08:35qui puisse en quoi
08:35que ce soit nous y aider.
08:36Et on va voir
08:37parce qu'on devrait vivre
08:38aussi des journées
08:39très chaudes
08:39la semaine prochaine.
08:41Je propose à présent
08:42à nos téléspectateurs
08:43de passer à la séance citoyenne.
08:51Anne Jeunet,
08:52Tom Aménager,
08:52vous avez l'habitude
08:53de poser des questions
08:54aux ministres,
08:55ce sont nos citoyens
08:56aujourd'hui
08:57qui vont vous interpeller.
08:58On va commencer
08:59avec vous,
09:00Fatiha,
09:00Fatiha Arabi.
09:01Vous avez 41 ans,
09:03on va vous donner
09:03le micro tout de suite.
09:04Vous êtes agente de sécurité
09:06à la RATP,
09:07vous venez d'Alfortville
09:07dans le Val-de-Marne.
09:09Parlez-nous de votre question,
09:10Fatiha.
09:12J'ai plusieurs questions,
09:13mais d'abord,
09:13on parle du sujet
09:14de la canicule.
09:16Moi, ça me fait peur
09:17parce qu'effectivement,
09:19on parle, c'est vrai,
09:20des EHPAD, etc.
09:21Mais les personnes
09:21qui sont en situation
09:22de précarité
09:23ou qui vivent
09:24dans les logements sociaux,
09:26comme moi,
09:27en l'occurrence,
09:28je suis au rez-de-chaussée
09:29avec une petite fille,
09:30on se retrouve
09:31avec nos enfants,
09:31donc on déplace le problème
09:33puisque les enfants
09:33ne sont plus à l'école,
09:35mais ils sont à la maison,
09:36on ne peut pas les emmener
09:37au centre,
09:37on ne peut pas les faire sortir
09:38parce qu'à l'extérieur,
09:39il faisait très très chaud.
09:41Les factures d'énergie,
09:44personne n'en parle.
09:45Moi, j'avais un petit ventilateur,
09:47je n'ai pas les moyens
09:48de me prendre une climatisation.
09:50Je sais que dans certaines villes,
09:51ils ont offert
09:52ou dépanné des ventilateurs,
09:54mais nous,
09:54dans notre vie,
09:55il n'y avait strictement rien du tout.
09:56Et on voit qu'il y a encore
09:57beaucoup de questions
09:57sur votre thème,
09:58Fatia, justement.
09:59Bien sûr.
10:00Alors, sur mon thème,
10:01moi, je suis agent de sûreté
10:03à la RATP
10:04et j'étais victime
10:05de violences sexuelles
10:06au sein de mon service,
10:09sachant que c'est quand même
10:10une entreprise
10:11qui prône la sécurité
10:13des personnes et des biens,
10:14des formations
10:15sur les agissements sexuels
10:17et sexistes
10:17dans les transports en commun.
10:19Mais quand il s'agit
10:20des agents de sûreté,
10:21le problème,
10:22il est complètement différent
10:23puisqu'on est obligé,
10:24finalement,
10:25de devoir raconter
10:26notre histoire
10:27à plusieurs reprises.
10:28On est sanctionné
10:29parce qu'on a dénoncé
10:30les faits
10:30et après,
10:31c'est,
10:33comment dire,
10:34on est en arrêt maladie,
10:35on est en dépression,
10:36etc.
10:37Et on est obligé,
10:38nous-mêmes,
10:38nous,
10:38en tant qu'agent salarié,
10:41de pouvoir prouver
10:42notre innocence
10:43pendant que l'agent,
10:45enfin l'auteur en question,
10:46est toujours en poste
10:47et il n'y a pas de mesure
10:48prise,
10:49en tout cas,
10:50pour protéger réellement
10:51les victimes
10:52dans l'entreprise.
10:53Fatia,
10:53vous travaillez en ce moment
10:55toujours ?
10:56Je suis en accident de travail.
10:57Alors,
10:58sur cette question,
10:58évidemment,
10:59Fatia,
10:59vous comprenez bien
11:00que les députés
11:00ne vont pas s'exprimer
11:01forcément sur votre cas personnel
11:03mais sur ces situations
11:04de salariés
11:04qui dénoncent des faits
11:05et on a l'impression
11:06qu'à la fin,
11:07on le paye personnellement
11:09à une jeune taille.
11:10C'est une situation
11:11qu'on rencontre souvent.
11:12D'abord,
11:12on vous remercie déjà
11:12pour le travail que vous faites
11:13au sein de la RATP
11:14parce que les agents de sortie
11:15on en a sacrément besoin.
11:17Ce que vous dénoncez
11:18au-delà du sujet
11:18de la RATP,
11:19d'une manière générale,
11:20ça concerne l'ensemble
11:21des entreprises publiques
11:23et privées
11:23qui doivent toutes
11:23être exemplaires
11:24et je voudrais quand même
11:25rappeler que sur ce sujet
11:26des violences sexuelles
11:27et sexistes,
11:28on a quand même mis en place
11:29un certain nombre
11:29de dispositifs
11:30avec des obligations
11:31qu'a l'employeur
11:32et ce que vous racontez
11:33moi m'interpelle beaucoup
11:34parce que ça signifie
11:35donc que votre employeur,
11:37la RATP,
11:38n'aurait donc pas mis
11:39à votre disposition
11:40les référents harcèlement
11:42auprès desquels
11:43vous avez la confiance
11:44nécessaire pour pouvoir parler,
11:46n'a pas mis en place
11:47tout le dispositif
11:48qui vous permet
11:49de parler en toute sécurité
11:50qui vous évite
11:51d'avoir à raconter
11:513-4 fois votre histoire
11:53ce qui est,
11:53je me parlais en plus
11:54en tant que médecin,
11:55c'est absolument,
11:56on sait que c'est très mauvais
11:57de raconter plusieurs fois
11:57une histoire,
11:58il faut pouvoir la raconter
11:59une fois unique
11:59donc moi je m'inquiète
12:01du fait que ce dispositif
12:02qui existe,
12:03pardon,
12:04qui est obligatoire
12:05pour l'employeur
12:05ne soit pas mis en place
12:07dans votre entreprise.
12:08Ça, ça m'interpelle beaucoup.
12:09On a également
12:10d'autres mesures
12:11avec le défenseur des droits
12:12et la loi est derrière vous,
12:13elle vous soutient
12:14donc ça m'attriste profondément
12:17de savoir que vous n'avez pas pu
12:18vous exprimer convenablement
12:19et donc aujourd'hui
12:20votre employeur,
12:21si je résume votre propos,
12:22ne vous protège pas
12:23et c'est pourtant son double.
12:24Et je vais vous donner la parole
12:25Thomas Ménager
12:26mais Fatia
12:26pour qu'on comprenne bien
12:27qu'est-ce qu'on vous dit ?
12:28On vous dit
12:28c'est pas vrai ?
12:29On vous dit pour l'instant
12:30on peut rien faire ?
12:31Quel est l'argument
12:32qu'on vous donne ?
12:33Alors moi,
12:34c'est que je m'adapte
12:35à un monde d'hommes
12:36parce que lors de l'enquête
12:37l'auteur en question
12:38a bien avoué
12:39qui l'utilisait
12:40ces pratiques-là
12:41dans le cadre du travail
12:42pour essayer de protéger
12:44et moi la phrase
12:45qu'on m'a dite
12:46c'est mon ressenti,
12:47mon interprétation
12:48il fallait que je m'adapte
12:49à un monde d'hommes
12:49et par la suite
12:50j'étais sanctionnée.
12:51Thomas Ménager
12:53En complément
12:53ce qu'a dit ma collègue
12:54c'est vrai qu'il y a
12:55des obligations de sécurité
12:55de l'employeur
12:56et donc ça pose la question
12:57aussi des moyens
12:59de l'inspection du travail
12:59c'est-à-dire aujourd'hui
13:00on voit que l'inspection du travail
13:01c'est un peu comme la justice
13:03est sous dotée
13:03pour aller vérifier
13:05la situation réelle
13:08c'est pas indiscret
13:09vous avez eu aussi
13:10un volet judiciaire
13:11vous avez porté plainte
13:11parce que souvent
13:12ce qui se passe aussi
13:13au-delà même
13:13ce qui se passe en entreprise
13:15c'est tout ce qu'on peut entendre
13:16aujourd'hui
13:16sur les violences sexuelles
13:18et sexistes
13:18c'est-à-dire il y a eu
13:19des évolutions
13:19encore un gros travail à faire
13:21pour écouter la victime
13:22faire confiance à la victime
13:23éviter que le parcours
13:24soit un parcours violent
13:26avec des répétitions etc
13:27mais souvent il y a aussi
13:28un problème
13:29c'est le suivi
13:31au niveau judiciaire
13:32est-ce que vous avez porté plainte
13:33si je peux me poser la question
13:35parce que c'est souvent
13:35sur ce point-là
13:36ou aussi parfois
13:37il n'y a pas les moyens
13:38il n'y a pas les magistrats
13:39et ça dure aussi très longtemps
13:41Mathia, est-ce que vous avez...
13:42Non, je n'ai pas porté plainte de suite
13:43Vous êtes restée au début
13:45dans l'environnement professionnel
13:46pour dénoncer
13:47C'est pas toujours simple
13:47donc je vous dis une question
13:48Non, non, je n'ai pas porté plainte de suite
13:50parce que ma priorité
13:51c'était de conserver mon travail
13:52et puis surtout me défendre
13:53face à des accusations
13:54et des représailles
13:55donc c'est vrai qu'on n'a pas forcément
13:56tous les atouts
13:57pour se dire
13:57j'ai porté plainte de suite
13:59non, en fait on a confiance
14:00en notre entreprise
14:00j'avais confiance en eux
14:01j'ai donné des éléments
14:02et en fait finalement
14:03ça c'est au retour des contre-moi
14:04parce que tout simplement
14:05je ne suis pas ancienne dans l'entreprise
14:07Il y a un changement de paradigme
14:08c'est-à-dire d'être du côté de la victime
14:09plutôt que...
14:10Voilà, mais globalement
14:11dans toute la société
14:12et l'entreprise ne fait pas défaut
14:15Après, c'est vrai qu'il faut aussi
14:16aller souvent sur le terrain judiciaire
14:17quand l'entreprise ne respecte pas
14:19ses obligations
14:20et voilà, je suis vraiment désolé
14:21d'entendre ce que vous nous dites
14:22c'est vrai que de voir des cas concrets
14:23quand on est des législateurs
14:25ça nous rappelle les difficultés
14:26aussi d'un certain nombre
14:27de dispositifs de loi
14:28qu'on peut mettre en place
14:28et après la pratique
14:30avec certains employeurs
14:31qui ne sont pas assez...
14:31Et ça rappelle à une jeuneté
14:33qu'on encourage beaucoup les femmes
14:34parce que c'est les femmes
14:35qui sont souvent victimes
14:36à parler, à dénoncer
14:38et qu'en fait parfois
14:39elles s'aperçoivent que
14:40ça ne marche pas
14:41Alors, oui, je voulais insister
14:42sur l'aspect culturel
14:44qui est quand même désolant
14:44parce qu'on avoue en effet
14:45mettre en place des dispositifs
14:47législatifs pour permettre
14:48de demander aux entreprises
14:50de répondre à certaines obligations
14:51pour vous protéger
14:52Au bout du compte
14:53on est bien là pour vous protéger
14:54et finalement il persiste
14:55et c'est ce dont vous témoignez aujourd'hui
14:57il y a des comportements
14:58en l'occurrence masculins
14:59qui sont inacceptables
15:00et tout ceci dans un contexte
15:01je dois quand même le souligner
15:02on a des discours masculinistes
15:04qui prospèrent
15:04où la femme est un bel objet
15:06dont on peut se servir
15:07et disposer comme on veut
15:08que l'on peut dominer
15:09comme on veut
15:10et qui rend, j'imagine
15:11encore plus difficile
15:12dans certaines situations
15:12de pouvoir se défendre
15:14et j'en appelle vraiment
15:15à la conscience citoyenne
15:16de chacun
15:16on ne peut pas tolérer
15:18le moindre dérapage
15:19par rapport à ces discours
15:20la femme n'est pas un objet
15:22absolument pas
15:23et on ne peut pas
15:23en disposer comme on en veut
15:24on ne peut pas la dominer
15:25comme on veut
15:26il faut vraiment je crois
15:26c'est triste de devoir le dire
15:28aujourd'hui en 2026
15:29mais peut-être que plus que jamais
15:30il faut le répéter et insister
15:31et puis rappeler
15:32les employeurs privés ou publics
15:34à leur devoir d'exemplarité
15:36dans la protection des victimes
15:37je crois que
15:38ce qui nous est arrivé récemment
15:40les drames qu'on a eu récemment
15:41sur les enfants
15:42doivent nous rappeler
15:43que de la même manière
15:44sur toutes victimes
15:46femmes, enfants
15:46quels qu'elles soient
15:47ou peut-être hommes
15:48ça peut aussi arriver malgré tout
15:50l'écouter et faire confiance
15:51à ce qu'elles disent
15:52on ne peut pas parler
15:54sans avoir un fondement
15:55de raison pour laquelle
15:56on parle derrière
15:57il faut l'entendre ça
15:58avant de remettre en question
16:00et de dire
16:00débrouillez-vous
16:01c'est votre ressenti
16:02c'est un propos
16:03qui n'est pas recevable
16:04et on espère Fathia
16:05que vous trouverez
16:06des solutions
16:08effectivement
16:08on va passer à Nina
16:10et c'est un peu dans le prolongement
16:11puisque Fathia
16:11vous avez été accompagnée
16:12par une association
16:13l'AVFT
16:15c'est l'association
16:17contre les violences
16:18faites aux femmes
16:19au travail
16:20Nina Bonhomme
16:21vous faites partie
16:22de cette association
16:23vous avez 25 ans
16:24vous venez de Paris
16:25et c'est un peu
16:26dans le prolongement
16:27disait Fathia
16:28les associations
16:28aident beaucoup
16:30et il n'y a pas toujours
16:31les moyens
16:31ou l'argent en face
16:32précisément
16:33l'AVFT
16:34on existe depuis 40 ans
16:35on est à l'origine
16:36des textes
16:36pour réprimer
16:37le harcèlement sexuel
16:38l'AVFT
16:39on accompagne
16:40des victimes
16:40depuis 40 ans
16:42ce qui nous a permis
16:42de développer
16:43une expertise
16:44en la matière
16:44une expertise
16:45sur le travail
16:46sur ce qu'il produit
16:47sur les violences
16:48sur ce que produisent
16:49les violences
16:50non pas seulement
16:50sur les victimes
16:51mais aussi
16:51sur les collectifs
16:52de travail
16:53les conséquences sociales
16:54des violences
16:55et nous
16:56depuis ces 40 ans
16:57de lutte
16:58la question qu'on se pose
16:59c'est très bien
16:59aujourd'hui
17:00on a un discours
17:02politique
17:02public
17:03qui dit aux femmes
17:03dénoncer
17:04saisissez-vous
17:05de vos droits
17:06informez-vous
17:07sur vos droits
17:07allez en justice
17:08soyez rétablies
17:09dans vos droits
17:10et à côté
17:11nous les structures
17:13qui justement
17:13sommes au coeur
17:14de cet accompagnement là
17:15qui avons l'expertise
17:17exactement au bon endroit
17:18pour accompagner les femmes
17:20à être rétablies
17:20dans ces droits là
17:21on dénonce depuis des années
17:23le manque de moyens
17:24mais qui est
17:25absolument catastrophique
17:27mais pas juste
17:27le manque de moyens
17:28le manque de moyens
17:29à hauteur
17:30de nos besoins
17:32et comment est-ce
17:33qu'on fait tenir
17:34en cohérence
17:35ce discours public
17:36et cette réalité
17:37des moyens matériels
17:39Thomas Ménager
17:39votre réponse
17:40alors ça serait facile
17:42de vous dire
17:42il faut augmenter
17:42les moyens
17:43des associations
17:44et voilà
17:45aujourd'hui
17:46au vu de la situation
17:46du pays
17:47c'est vrai qu'il y a
17:48une adéquation
17:49en fait entre
17:49les besoins
17:50la demande
17:51qui augmente
17:52et l'état
17:52qui n'est pas là
17:53ni pour apporter
17:54les moyens
17:54ni pour régler le problème
17:55parce qu'en fait
17:55ça veut dire
17:56que si vos besoins
17:56augmentent
17:57c'est à dire
17:57que la situation
17:58se dégrade
17:58en la matière
17:59que la situation
18:00d'un état d'esprit
18:01du pays
18:02la situation judiciaire
18:03et qu'il y a un sentiment
18:04d'abandon
18:05je pense qu'il faut
18:05qu'on essaie
18:06de retravailler
18:07parce qu'on voit
18:07qu'il y a eu
18:08une baisse progressive
18:09des aides aux associations
18:10parce qu'il y a
18:11des choix budgétaires
18:12qui sont faits
18:13voilà moi
18:13j'ai pas voté de budget
18:14depuis que je suis arrivé
18:16ici
18:16parce qu'il y a eu
18:17des 49-3 etc
18:18donc voilà
18:19c'est toujours très compliqué
18:20question budgétaire
18:21je sais qu'il y a aussi
18:22un certain nombre de choix
18:23qu'il faudra faire
18:23entre certaines associations
18:24des associations
18:25qui ont un apport réel
18:26pour l'intérêt général
18:27et d'autres peut-être
18:28qui ont moins d'intérêt
18:30que celles que vous faites
18:31qui accompagnent les femmes
18:32qui sont là
18:33pour apporter en fait
18:35un service public
18:36c'est à dire
18:36que vous faites du service public
18:37ce qui devrait être
18:38le service de l'état
18:39vous apportez un service
18:40et donc
18:41certaines associations
18:42il y a eu
18:42certains cas
18:43d'abus
18:44de dépenses somptuaires
18:45dans certaines associations
18:46il va falloir essayer
18:47de contrôler la fraude
18:48pour pouvoir faire en sorte
18:49que les bonnes associations
18:50entre guillemets
18:51pas de bonnes et de mauvaises
18:52mais du moins
18:52il y a celles qui gèrent bien
18:53et celles qui ont mal géré
18:55pour pouvoir redonner l'argent
18:56j'aurais préféré
18:58vous donner une réponse
18:59de
18:59on va augmenter les crédits
19:01mais il faut aussi
19:02être sincère
19:02aujourd'hui
19:03au vu de la situation
19:04peut-être que sur certains cas
19:05comme des associations
19:06comme les vôtres
19:06qui ont des moyens
19:07et des besoins
19:08et des moyens supplémentaires
19:09à obtenir
19:10parce que les besoins
19:11ont augmenté
19:11il y aura possibilité
19:12d'augmenter
19:13après vous êtes surtout
19:14financés aussi
19:14par la mairie de Paris
19:15je suppose
19:16en partie par la mairie de Paris
19:17qui a baissé aussi
19:18ou qui a gardé
19:19ces subventions
19:19ces dernières années
19:20qui a maintenu
19:21ces subventions
19:22donc c'est juste
19:22qu'en fait
19:23les subventions
19:23sont stabilisées
19:24mais la demande
19:25est de plus en plus forte
19:26et donc le sentiment
19:27de manquer de moyens
19:28pour faire votre travail
19:29est de plus en plus important
19:30c'est ça ?
19:30c'est ça
19:31et par ailleurs
19:32les subventions
19:32n'ont jamais été suffisantes
19:34pour absorber
19:34la quantité de demandes
19:36et moi je vous parle de ça
19:37mais ça fait des années
19:38c'est à dire qu'il y a eu
19:39une première augmentation
19:40et explosion depuis MeToo
19:41évidemment
19:42on a parlé de MeToo Hôpital
19:43MeToo Armée
19:44MeToo Culture
19:45MeToo Cinéma
19:46ce sont des MeToo du travail
19:47la VFT
19:48on est l'une des seules
19:50associations spécifiques
19:51qui luttent spécifiquement
19:52contre les violences au travail
19:53en France
19:54ça arrive chez nous
19:56notre accueil téléphonique
19:58il est saturé
19:59et c'est du coup
20:00des dossiers
20:01que vous ne pouvez pas
20:01prendre en charge
20:02ou vous devez repousser
20:04Anne Jeunetais
20:05sur cette question
20:06parce que
20:06c'est un peu aussi
20:07dans le prolongement
20:08de ce que nous dit Fatia
20:09on dit aux femmes
20:10allez parler
20:10et en fait
20:11après on va dire
20:12mais vous êtes un petit peu
20:13trop nombreuses
20:14finalement on ne peut pas
20:15s'occuper de vous correctement
20:16est-ce qu'il faut donner
20:18de l'argent
20:18à ces associations
20:19et est-ce qu'il faut
20:20que ce soit une priorité
20:21alors salut aussi
20:2340 ans
20:2340 ans ça m'attrapelle
20:25parce que c'est exactement
20:25la durée de ma vie professionnelle
20:26personnelle
20:27pour moi ce qui me concerne
20:28donc je suis consternée
20:30de voir qu'au bout de 40 ans
20:31même si le nombre de femmes
20:33sur le marché du travail
20:34n'a fait qu'augmenter
20:35pour autant
20:35que vous soyez
20:36toujours autant présentes
20:38et merci pour votre travail
20:38là aussi
20:39parce que
20:39je veux souligner
20:40que vous incarnez très bien
20:41ce type d'association
20:42dont la mission
20:44il n'y a que vous
20:45qui pouvez la remplir
20:46parce que vous avez
20:47une proximité
20:48avec les victimes
20:49avec le monde du travail
20:50que l'État lui
20:51ne pourra pas avoir
20:52vous avez une agilité
20:53que l'État ne pourra pas avoir
20:54vous avez une compréhension
20:55une confiance des acteurs
20:56que l'État ne pourra pas
20:57réussir à avoir
20:58donc vous êtes absolument
20:59indispensable
21:00c'est pour ça que
21:01vous êtes financés
21:02en partie par l'État
21:03et heureusement
21:04je m'interroge aussi
21:05sur la partie des dons privés
21:06que vous pouvez avoir
21:07parce qu'on sait bien
21:08que dans le monde associatif
21:08c'est un équilibre
21:09et en gros
21:10pour un euro
21:11de dons privés
21:12il y a en général
21:144 à 5 euros
21:15de dons
21:16de subventions publiques
21:17donc voir comment
21:17se maintient cet équilibre
21:19et moi je défends
21:20l'idée que
21:21ces associations
21:22qui ont un intérêt
21:23évident
21:24public évident
21:25dans la proximité
21:27le rôle que vous pouvez jouer
21:28encore une fois
21:28que l'État ne peut pas jouer
21:29il me semble indispensable
21:31que l'État soit à vos côtés
21:32de même qu'on l'a
21:32pour e-enfance
21:33e-enfance est aussi
21:34une association privée
21:35mais soutenue par l'État
21:36Nina vous avez beaucoup
21:37aussi de dons privés
21:38vous n'en avez pas suffisamment
21:40on a des dons de particuliers
21:41nous refusons
21:42toute forme de mécénat
21:43l'AVFT intervient
21:45auprès des victimes
21:45y compris devant
21:46les prud'hommes
21:46devant les tribunaux administratifs
21:48ça vous permet d'éviter
21:49les liens d'intérêt
21:50exactement
21:51et par ailleurs
21:52et je pense que c'est important
21:53que ça soit dit
21:54le fait que nos associations
21:55et j'apporte notre solidarité
21:57à toutes les associations
21:58je pense au planning
21:59je pense au CIDFF
22:00qui pour beaucoup
22:01signale le risque
22:01de fermeture d'antennes
22:02je pense aux maisons des femmes
22:04qui perdent leur subvention
22:05vraiment une sororité
22:06adressée à toutes
22:07les associations féministes
22:08qui souffrent des politiques
22:09d'austérité et réactionnaires
22:11le fait qu'on manque de moyens
22:12le fait qu'on ait
22:14des services publics
22:15comme la justice
22:16comme l'inspection du travail
22:16qui manque de moyens
22:18ça ce que ça crée
22:19c'est de l'impunité
22:20c'est que les employeurs
22:21n'ont plus à respecter
22:22leurs obligations
22:22parce qu'ils savent
22:23qu'il n'y aura pas de contrôle
22:24les auteurs savent
22:25qu'ils peuvent commettre
22:26des violences
22:26parce qu'en fait
22:27les femmes n'iront pas
22:27devant la justice
22:28parce qu'elles n'ont pas
22:29les moyens
22:29et c'est cette impunité là
22:31qui fonde
22:32avant et tout
22:33les violences
22:34Fatia
22:35vous
22:35ça a été
22:36l'accompagnement
22:37a été très important
22:38pour vous
22:38Nina
22:39ça a été vraiment fondamental
22:41pour vous accompagner
22:42sinon vous
22:44auriez été toute seule
22:45j'aurais abandonné
22:46puisque la première fois
22:47que j'ai eu
22:48Catherine
22:48qui est aussi une juriste
22:49qui travaille aussi
22:50à la VFT
22:52elle m'a dit
22:53je vous crois
22:53c'est la phrase
22:54qu'elle m'a dit
22:54je vous crois
22:54à partir de ce moment là
22:56je pense que
22:57j'ai pleuré
22:58et ils m'ont aidé
22:59tout au long
22:59de la phase
23:00où j'avais des moments
23:01de solitude
23:02Valérie Représa
23:03et jusqu'à l'accompagnement
23:04au Prud'homme
23:04et qui m'ont aussi
23:06présenté une avocate
23:07qui est spécialisée aussi
23:08qui travaille à la VFT
23:08c'est important
23:11et bien écoutez
23:12en tout cas
23:12on a vraiment reçu
23:13votre message
23:14à toutes les deux
23:15merci beaucoup
23:16on va passer à Valentine
23:17sur un autre sujet
23:18vous vouliez nous parler
23:19Valentine
23:20Valentine Pressard
23:2118 ans
23:22étudiante en histoire
23:23et sciences politiques
23:23à Paris
23:24de l'encadrement
23:25des loyers
23:26dites nous
23:27bonjour
23:28madame et monsieur
23:29les députés
23:30oui
23:30j'ai décidé
23:31de parler
23:31des logements
23:32parce qu'aujourd'hui
23:33c'est une source
23:35majeure de précarité
23:36pour beaucoup de ménages
23:37et en particulier
23:38pour les étudiants
23:39et les jeunes actifs
23:41et donc
23:42à ce titre
23:42moi je voulais parler
23:44de la loi expérimentale
23:46Elan de 2019
23:47je ne sais pas
23:48si on me prononce
23:49comme ça
23:49mais
23:50il est prévu
23:51qu'elle prenne fin
23:53en novembre 2026
23:54elle a déjà été prolongée
23:55quelques fois
23:56et donc je voulais
23:57premièrement savoir
23:57votre avis
23:58sur le fait
24:00que cette loi
24:01se termine
24:02est-ce que vous souhaitez
24:03la remplacer
24:05est-ce que vous voyez
24:06autre chose
24:07à la place
24:07enfin votre avis
24:08sur la question
24:09et potentiellement
24:10les effets
24:11que ça aurait
24:11potentiellement pu apporter
24:13voilà
24:14pour vous Valentin
24:15c'est une bonne chose
24:15l'encadrement des loyers
24:16pour qu'on comprenne
24:17très bonne chose
24:18on pourra parler après
24:19il y a un rapport
24:19qui a été fait justement
24:20sur les effets
24:22apportés
24:23par cette mesure
24:24expérimentale
24:24voilà
24:25est-ce qu'on maintient
24:26ou pas
24:27l'encadrement
24:27des loyers
24:28loyers
24:28alors je pense
24:30qu'il faut revenir
24:30aux sources du problème
24:32qui est que d'abord
24:33en France
24:33on n'a pas assez de logements
24:34on n'a pas assez construit
24:36depuis fort longtemps
24:36s'ajoute à ça
24:37une évolution de la société
24:39qui fait qu'on a
24:39de plus en plus
24:40de personnes
24:41qui vivent seules
24:42plutôt qu'en couple
24:42donc on avait moins
24:43on a besoin
24:44de beaucoup plus de logements
24:45donc ça on a une pénurie
24:46de logements
24:46évidemment quand on est
24:47en pénurie
24:47ça fait monter les loyers
24:49d'où la réflexion à mener
24:50faut-il encadrer les loyers
24:51la loi Elance
24:52elle était expérimentale
24:53parce qu'elle a permis
24:54de se poser la question
24:55dans un premier temps
24:55est-ce que ça marche
24:56ou est-ce que ça marche pas
24:57il y avait un doute
24:58et on voit bien
24:58que dans les zones très tendues
25:00ça a fonctionné
25:01ça a fonctionné
25:02mais pour autant
25:03ça n'a pas suffi
25:04parce que ça n'a pas permis
25:05de créer des logements
25:05ça n'a pas fait construire
25:06des logements supplémentaires
25:08pour autant
25:08et ça n'a pas non plus résolu
25:09ce que vous avez souligné
25:10au début de votre propos
25:11qui est le problème
25:12de pouvoir d'achat
25:13aujourd'hui pouvoir se loger
25:14que ce soit en location
25:15ou à l'achat
25:15est inaccessible
25:16pour beaucoup trop
25:17de nos concitoyens
25:18donc c'est là
25:19qu'il faut aussi réfléchir
25:20à quelle mesure
25:20on peut prendre
25:21pour redonner
25:22la possibilité
25:23aux citoyens
25:24de pouvoir accéder
25:25à un logement digne
25:26et seul
25:27parce que parfois
25:27ils sont aussi
25:27en logement partagé
25:28même à des âges
25:29ou des carrières
25:30très avancés
25:31parce qu'ils n'ont pas
25:31d'autres solutions
25:32plutôt que de se loger
25:33ça peut être subi
25:33ou choisi
25:33Thomas Ménager
25:34sur l'encadrement des loyers
25:36je vais partager un peu
25:36le constat de ma collègue
25:38comme quoi vous voyez
25:39ici à l'Assemblée nationale
25:40même quand on est sur
25:40des bancs différents
25:41on peut avoir le même constat
25:42moi j'avoue
25:43j'ai pas encore lu
25:43toutes les études
25:44et j'ai vu parfois
25:45des éléments contradictoires
25:45parce que le vrai sujet
25:46c'est que ça part
25:47d'une bonne intention
25:47on est d'accord
25:48c'est de pouvoir faire
25:49que ces loyers
25:50soient à un prix acceptable
25:51pour les étudiants
25:53pour ceux qui ont
25:53le plus de difficultés
25:54à se loger
25:56mais il y avait
25:56une inquiétude
25:57de savoir
25:57si elle n'est pas
25:57créée une contraction
26:00du secteur
26:00parce que ce qui vient
26:01d'être dit
26:01et je partage
26:02la question c'est
26:03vous savez
26:03c'est une politique
26:03d'offrir et de demande
26:05moins il y a de logements
26:06plus les prix vont augmenter
26:07parce qu'il y en a moins
26:08sur le secteur
26:09c'est de savoir
26:10quel va être à la part
26:11avant de le prolonger
26:12de logements
26:13qui n'ont plus été loués
26:14c'est-à-dire que
26:15certains se sont dit
26:15si c'est encadré
26:16je ne loue plus
26:17combien ont détourné
26:19un peu le système
26:21ont trouvé des subterfuges
26:22en la matière
26:23mais il est certain
26:25que la ligne
26:25elle est claire
26:26c'est que plus
26:27on va construire de logements
26:28et ça pose la question
26:29de quelque chose
26:29qui a fait débat
26:30et sur lequel
26:31notamment avec ce qui se passe
26:32et quand je vois
26:32des logements
26:33comme ceux que vous montrez
26:34à l'image
26:35c'est-à-dire
26:35des chambres
26:37au dernier étage
26:38sous les toits
26:38de ceux qui ont
26:39un DPE
26:40F et G
26:40qui ne sont plus en location
26:42un diagnostic
26:43de performance énergétique
26:45c'est-à-dire se dire
26:45ceux qui sont mal isolés
26:46on ne va plus les louer
26:47le problème qu'il y a
26:48c'est que ça part
26:48d'une bonne intention
26:50mais derrière
26:51ça a enlevé
26:52des logements
26:52sur le marché
26:54donc ça a créé
26:54encore plus de pénurie
26:55encore plus de difficultés
26:56à se loger
26:57et encore une augmentation
26:58des loyers
26:58donc là
26:59ce qu'il va falloir faire
26:59c'est remettre en location
27:00ces logements
27:01mais pas les remettre
27:01en disant
27:02on accepte d'avoir
27:02des passoires
27:03et des bouilloires thermiques
27:03quand on voit
27:04l'enfer que c'est
27:05mais en trouvant
27:06des mécanismes
27:06nous on en propose un
27:07qui s'appelle
27:07100% Réno
27:08au Rassemblement National
27:09mais des mécanismes
27:09quels qu'ils soient
27:10peu importe
27:10je ne suis pas là
27:11pour faire la pub
27:11pour qu'ils rénovent
27:12et qu'ils mettent en location
27:13parce qu'on ne peut pas
27:14laisser des mètres carrés
27:15non loués
27:16et des gens à la rue
27:17des gens qui n'arrivent pas
27:18à se loger
27:18Valentin
27:19parce que c'est vrai
27:19que c'est un argument
27:20qu'on entend
27:20le côté le propriétaire
27:22parfois qui n'est pas
27:23forcément multimilliardaire
27:25il investit aussi
27:26dans un logement
27:26et s'il voit
27:27qu'il y a trop de contraintes
27:28encadrement des loyers
27:29ou autre
27:30bon il va vendre
27:31ou en tout cas
27:32il ne va pas louer
27:33est-ce que vous vous entendez
27:34dans les études
27:34que vous avez regardées
27:35est-ce que c'est aussi
27:36des inquiétudes
27:37qui ressortent ?
27:38globalement
27:39dans les études
27:40que j'ai lues
27:40c'est un rapport d'évaluation
27:42qui a été remis
27:43au gouvernement
27:43par les économistes
27:45Gabriel Fack
27:46et Guillaume Chapelle
27:47donc ils montrent
27:48que oui
27:48les effets sont contrastés
27:50mais comme vous l'avez dit
27:51dans les zones
27:51vraiment tendues
27:52comme à Paris
27:53il y a quand même
27:53des effets qui sont
27:55vraiment positifs
27:55pour soulager les ménages
27:57ça économise un loyer
27:58ça peut aller jusqu'à
27:59100, 200 euros d'économie
28:01comme ça
28:01ça peut paraître négligeable
28:03mais en fait non
28:03c'est pas négligeable
28:05et surtout pour des étudiants
28:06qui habitent justement
28:07c'est surtout sur les studios
28:08que ça a bien marché
28:09un studio c'est minuscule
28:11c'est très compliqué
28:12de se nourrir
28:13en payant en même temps
28:14un loyer
28:14qui n'est pas encadré
28:17donc c'est pour ça
28:17que j'ai voulu aborder
28:18cette question
28:20parce que je parle surtout
28:21c'est vrai des étudiants
28:22après les bouillards thermiques
28:23je suis d'accord
28:23que là pour le coup
28:25la question n'est pas résolue
28:27à travers cette mesure
28:28je suis d'accord
28:28et c'est vrai que
28:29comme vous le disiez
28:30Valentin
28:30on voit notamment
28:31à chaque rentrée
28:32des annonces
28:33sur des logements
28:34qui font à peine
28:369 mètres carrés
28:36à des prix
28:37alors je parle de Paris
28:38mais je ne veux pas être
28:39accusée de parisianisme
28:41mais dans des grandes villes
28:43c'est impossible
28:44à des prix
28:45on se demande quand même
28:46effectivement
28:46on ne veut pas cibler
28:48tous les propriétaires
28:48mais il y a quand même
28:49clairement des abus
28:50il y a des abus
28:51et dans toutes les villes
28:52il n'y a pas qu'à Paris
28:53dès que vous avez une ville
28:53notamment sur les logements
28:55de petite taille
28:55pour les étudiants
28:56dès que vous avez une ville étudiante
28:57moi je connais bien
28:58par exemple la ville de Lille
28:59le logement étudiant
29:00il est particulièrement cher
29:01on n'est pas à Paris
29:02et avec parfois
29:03des logements
29:04à la limite de la salubrité
29:05il faut le dire aussi
29:06avec un contexte
29:07je voudrais juste
29:08vous dire un tout petit ainsi
29:09sur le diagnostic
29:10de performance énergétique
29:11qui a été fait
29:12pour s'assurer
29:12que la chaleur
29:14qu'on a à l'intérieur
29:14ne sorte pas d'un logement
29:16mais ça n'a pas été fait
29:18pour s'assurer
29:18que la chaleur de l'extérieur
29:20ne rentre pas
29:21dans le logement
29:21c'est un autre mécanisme
29:23il faut d'autres éléments
29:24il faudra sans doute
29:25compléter ce diagnostic
29:26de performance énergétique
29:27pour pouvoir prendre en compte
29:29les logements
29:29qu'on voyait sous les toits
29:30tout à l'heure
29:30qui sont mal isolés
29:31on peut avoir un logement
29:32qui est super bien isolé
29:33en hiver
29:34et qui en fait
29:34conserve tellement bien
29:35la chaleur
29:36et qui conserve aussi
29:36la chaleur de l'été
29:37Valentine
29:38avant de donner la parole
29:39à Thomas Ménager
29:40oui mais du coup
29:41plus concrètement
29:42comme en novembre 2026
29:43cette mesure expérimentale
29:45prend fin
29:46qu'est-ce que vous
29:47réellement
29:47parce qu'on a beaucoup
29:49intergiversé
29:50avec les bouillards thermiques
29:50qu'est-ce que vous
29:51réellement
29:52vous pensez être bon
29:53pour permettre aux gens
29:54de vivre dignement
29:56je suis d'accord
29:56que les bouillards thermiques
29:57évidemment font partie du débat
29:58mais rien que
29:59juste pouvoir se loger
30:00en fait à un prix décent
30:01avec tous les appartements vacants
30:03qu'il peut y avoir aussi également
30:03rapidement l'un et l'autre
30:06par rapport à l'expérimentation
30:08en cours
30:08je crois qu'elle va pouvoir
30:09nous permettre
30:09de voir précisément
30:10là où ça a bien fonctionné
30:11je pense notamment à Paris
30:12et là probablement
30:13qu'il faudra la reconduire
30:14enfin en tout cas
30:15je suis plutôt favorable
30:15à la reconduire
30:16sachant que ça marche bien
30:17pour les changements de logement
30:18mais ceux qui sont établis
30:20mais ils restent chez eux
30:21et certains ne bougent plus
30:22justement par peur
30:22de ne pas pouvoir retrouver
30:24et ensuite là où ça n'a pas fonctionné
30:26peut-être rechercher
30:26d'autres mécanismes
30:27pour encore une fois
30:28rendre le logement accessible
30:30je sais que notamment
30:30dans l'achat à la propriété
30:31je pourrais être développée
30:32mais je n'ai pas le temps maintenant
30:33il y a des mécanismes
30:34qui permettent d'abaisser
30:35considérablement le prix
30:36d'accès à la propriété
30:37quand on est jeune professionnel
30:39par exemple
30:39en séparant
30:40c'est un petit peu compliqué
30:41le bâti du foncier
30:42on paye juste le bâti
30:43on garde le foncier
30:44en location à la commune
30:45et ça permet d'accéder
30:46à un logement
30:46on m'a ménagé rapidement
30:48avant de passer au thème de rayon
30:49et de ces rapports
30:50c'est de regarder
30:50ce qui marche
30:51ce qui ne marche pas
30:52essayer de réévaluer
30:52essayer de réajuster
30:54essayer de continuer
30:54là où ça marche
30:55et faire évoluer ailleurs
30:57mais ça pose d'autres questions
30:58c'est un plan global
30:59qu'il faut avoir
30:59c'est la question
31:00des logements crous
31:01il n'y en a pas assez
31:02ils sont mal situés
31:03ils sont aussi en mauvais état
31:04souvent
31:04c'est un autre débat
31:05il y a la question globalement
31:07de la précarité étudiante
31:08c'est-à-dire
31:08combien il y a
31:09à la fin du mois
31:10c'est-à-dire
31:11il y a des mesures
31:11qui peuvent être mises en place
31:12comme nous on propose
31:13de mettre à 0%
31:15100 produits de première nécessité
31:16pour au moins
31:16pour manger
31:17essayer de réduire
31:18le coût de l'alimentation
31:18c'est-à-dire
31:19il faut donner
31:20un peu plus
31:21de possibilités
31:22aux étudiants
31:22et ça passe par un plan global
31:24logement
31:24et accès à l'alimentation
31:26et je crois qu'on va y venir
31:26Alors ça va nous permettre
31:28de poursuivre
31:28notre dernier thème
31:29avec vous Ryan Collin
31:30vous avez 17 ans
31:31étudiant en bac pro commerce
31:32vous venez de Bagneux
31:34et vous vouliez parler
31:34de cette question
31:35de la précarité étudiante
31:36notamment sur le thème
31:37de l'alimentation
31:38on vous écoute Ryan
31:40Déjà bonjour
31:41effectivement
31:42j'ai voulu parler
31:43de ce sujet
31:43car je constate
31:46pardon
31:46que ça commence
31:47à devenir un réel problème
31:48surtout au niveau
31:49de la santé
31:50et donc du coup
31:51je voulais vous demander
31:52comment vous expliquez
31:54aussi la montée progressive
31:55de la restauration rapide
31:57en France
31:58mais surtout
31:59dans les quartiers populaires
32:00et est-ce que vous pensez
32:02que dans certaines années
32:04des mesures seront prises
32:05pour pouvoir lutter
32:06contre ça
32:08Anne Genetet
32:09pour commencer
32:10Alors
32:10deux choses
32:11la première
32:12c'est que la précarité
32:13alimentaire
32:14la difficulté
32:14à s'alimenter
32:15c'est pas que les étudiants
32:16hélas
32:16c'est beaucoup de femmes
32:17beaucoup d'hommes
32:18beaucoup d'enfants
32:18beaucoup de personnes âgées
32:19qui sont concernées
32:20par le sujet
32:21s'agissant de la restauration rapide
32:23elle monte
32:23enfin c'est pas nouveau
32:24qu'elle monte
32:25moi j'ai vu apparaître
32:26à l'âge que j'ai
32:26l'apparition des premiers McDo
32:28voilà
32:28c'est pas une nouveauté
32:29il faut reconnaître
32:30que cette nourriture
32:31transformée
32:31hautement transformée
32:32alors là je vais parler
32:33comme médecin
32:33elle est particulièrement
32:35préjudiciable à la santé
32:36il n'y a aucun doute
32:37et on est là du coup
32:37sur un sujet d'éducation
32:39et de la santé
32:39le plus tôt possible
32:40pour savoir ce qu'on doit manger
32:41ou pas manger
32:41enfin moi il y a une chose
32:42qui m'interpelle
32:43il est quand même très étonnant
32:45on va dans un supermarché
32:46même dans un supermarché
32:47pas forcément très cher
32:48où on voit que la salade repas
32:50pour midi
32:51est plus chère
32:51que le sandwich qui est à côté
32:52plein de mayonnaise
32:53et de je ne sais pas quoi
32:54que dans une boulangerie
32:55la salade de fruits ou de yaourt
32:57est plus chère que le croissant
32:59comment peut-on manger correctement
33:00j'ai déjà une question de prix
33:02dès le départ
33:02alors là le gouvernement
33:03il n'y peut rien
33:05mais quand même
33:05ça doit nous interroger
33:06parce que le coût de la salade de fruits
33:08plus cher que le croissant
33:08j'ai encore du mal à comprendre
33:09mais Yann
33:10juste sans forcément citer de marque
33:12c'est à dire qu'en fait
33:13quand on est étudiant
33:13et quand on veut manger
33:14pour pas cher
33:15c'est forcément
33:16de la restauration rapide
33:17on a beaucoup parlé
33:18d'enseignes de poulet
33:19aussi frits
33:20de pas très bonne qualité
33:20c'est ça
33:21c'est la seule solution
33:22qui s'offre à nous
33:23entre guillemets
33:24effectivement
33:25quand par exemple
33:26on a un lycéen
33:28par exemple à Paris
33:29et qu'on a faim
33:31la première chose
33:32qui s'offre à nous
33:32c'est la restauration rapide
33:34et le repas à 1€
33:36vous l'avez quand même
33:37non
33:38enfin oui
33:38effectivement on l'a
33:39mais pas pour tout le monde
33:41pourquoi
33:41parce que les lycéens
33:42par exemple
33:43en bac pro commerce
33:43ceux qui mangent pas
33:44à la cantine
33:45ils sont au lycée
33:46donc ils sont au lycée
33:47donc ils n'ont pas accès aux crous
33:48là c'est peut-être une chose
33:49qu'on doit pouvoir corriger
33:49quand même
33:50voilà c'est ça
33:51Thomas Ménager
33:52sur cette question
33:52et après Ryan
33:53parce que vous vouliez aussi
33:54cibler la question de la publicité
33:56Thomas Ménager
33:57sur ce constat
33:58non mais je partage
33:59c'est à dire que
34:00par contre je vais m'inscrire
34:01un peu en faux
34:02c'est à dire qu'on a là aussi
34:02la possibilité
34:05vous n'avez peut-être pas
34:06de domicile
34:06vous n'avez peut-être pas
34:07la capacité de cuisiner
34:08chez vous
34:08mais pour les étudiants
34:09il y a aussi une éducation
34:10à l'alimentation
34:11c'est que souvent
34:13d'acheter des légumes
34:15d'acheter des pommes de terre
34:16d'acheter voilà
34:16ça coûtera parfois
34:18pas forcément plus cher
34:19que d'aller payer
34:20un McDo
34:21à 12-13 euros
34:22je suis désolé
34:23quand on voit
34:23le prix de l'augmentation
34:25du prix de la restauration rapide
34:26aussi
34:27alors je peux comprendre
34:28qu'une fois de temps en temps
34:28ça soit aussi un repas plaisir
34:30c'est vrai que pour les étudiants
34:31alors à l'exception des lycéens
34:32il y a quand même
34:33aujourd'hui cette possibilité
34:34quand même de manger
34:35peu cher au Crous
34:36maintenant même depuis
34:37quelques temps à 1 euro
34:39mais je pense qu'il y a quand même
34:40aussi une question d'éducation
34:42d'une génération
34:43et je fais partie
34:44de cette début de la génération
34:45où on a quand même
34:46moins prêt à cuisiner
34:47je vois moi
34:48il y a des communes
34:48sur mon territoire
34:49qui ont des chefs
34:50qui viennent dès 5, 6, 8 ans, 10 ans
34:53apprendre à cuisiner
34:54apprendre à transformer des produits
34:57plutôt qu'acheter des produits transformés
34:58mais ce qui est certain
34:59vous avez raison
35:00c'est qu'en fait
35:01il y a une vraie rupture
35:02entre les riches et les pauvres
35:03c'est-à-dire que les pauvres
35:04les produits vont avoir
35:06il y a une vraie rupture
35:08c'est-à-dire qu'ils vont manger de la merde
35:09c'est ce que dit souvent
35:10notre collègue Richard Ramos
35:11des produits traités
35:12transformés
35:12avec des nitrites
35:13il y a aussi la nécessité
35:15d'interdire
35:15dans un certain nombre de cas
35:17certains produits
35:18Ryan, différentes choses
35:19vous, vous avez 17 ans
35:20est-ce qu'à l'école par exemple
35:21à la cantine
35:22on vous a aussi dit
35:24enfin bien parlé du fait
35:25qu'il fallait manger des légumes
35:26etc.
35:27est-ce que vous pensez
35:27que cette éducation existe
35:28et vous dénonciez aussi
35:30la publicité
35:30vous pensez qu'il faudrait
35:32interdire ces publicités
35:33très ciblées
35:34sur les jeunes
35:34sur la malbouffe
35:35il faudra aller jusque-là
35:36d'après vous Ryan ?
35:38Alors déjà oui
35:38à la cantine
35:39on nous dit
35:40de beaucoup faire attention
35:41à notre alimentation
35:42de manger des fruits
35:44des légumes chaque jour
35:45et pour la question
35:47des publicités
35:49effectivement
35:51quand on voit ça
35:52on est poussé à consommer
35:53on va dire
35:53surtout pour les plus jeunes
35:54les plus petits
35:55car il y a des couleurs
35:57après aussi
35:58c'est en relation
35:59avec ce qui se passe
36:00actuellement
36:01on va dire par exemple
36:02là il y a la coupe du monde
36:03ça veut dire
36:04ils organisent un peu
36:05des entre guillemets
36:06box
36:06Ah bah on a tous vu
36:09le verre
36:10pour les enfants
36:13il y a aussi
36:13sur l'alimentation
36:14de plus en plus
36:15de Nutri-Score
36:16est-ce que vous
36:17vous diriez
36:18qu'il faudrait même
36:18sur les enseignes
36:19avoir ces Nutri-Score
36:20des avertissements
36:22en disant
36:23attention ce produit
36:23il est quand même
36:24un peu gras
36:24un peu sucré
36:25est-ce que ça
36:25ça permettrait
36:26de détourner les jeunes
36:27de ce genre d'alimentation
36:28Ayann ?
36:28Alors pour moi
36:29oui
36:30on devrait plutôt faire ça
36:31parce que quand moi
36:32par exemple
36:33je vais au champ
36:33faire des courses
36:34ma soeur elle aime
36:35beaucoup faire
36:36des gâteaux au chocolat
36:37et donc du coup
36:38quand j'achète du chocolat
36:38je vois qu'il y a du
36:39il y a marqué
36:40Nutri-Score E
36:41pardon dessus
36:41bah je trouve ça
36:42un peu désolant
36:43on va dire
36:44oui
36:45c'est vrai que c'est
36:47compliqué de faire mieux
36:47mais c'est
36:50voilà c'est pas
36:51forcément
36:52la bonne chose
36:53à faire
36:53on va dire
36:53mais il y a souvent
36:54ces débats
36:54de savoir
36:55est-ce qu'il faut
36:56taxer les produits
36:57s'il y a trop de sucre
36:58trop de gras
36:58mettre comme un Nutri-Score
37:01etc
37:01est-ce qu'il faut
37:02alerter
37:03sur certains produits
37:04très transformés
37:05Anne-Jean Kay ?
37:05La même chose que je voudrais dire
37:06pour avoir beaucoup travaillé
37:07auprès de populations
37:08en grande difficulté sociale
37:10en France et à l'étranger
37:11je vais résumer ma phrase
37:12très simplement
37:13ça coûte cher d'être pauvre
37:15les aliments
37:15les aliments coûtent cher
37:17quand on veut les transformer
37:18ça coûte cher d'être pauvre
37:19il faut vraiment
37:20l'avoir en tête
37:21ensuite sur l'information
37:22à délivrer
37:23moi je suis plus
37:24sur l'information
37:25et la pédagogie
37:26que sur la sanction
37:27l'information par le Nutri-Score
37:28me paraît utile
37:29parfois en revanche
37:30avoir des limites
37:31à ne pas dépasser
37:32en termes de matière grasse
37:33de sucre peut-être
37:34mais faisons attention
37:35parce que je crois
37:36je fais beaucoup confiance
37:37à l'intelligence humaine
37:38être capable de comprendre
37:39quel que soit
37:40notre parcours académique
37:42on est tous capables
37:42de comprendre
37:43l'équilibre en sucre
37:44en gras
37:44en protéines
37:45est-ce qu'il faut parfois
37:46aller plus loin
37:46que juste l'information ?
37:48je partage la fiscalité
37:49comportementale globalement
37:49excepté appauvrir
37:50en demandant plus d'argent
37:51pour le même produit
37:52aux personnes
37:53qui iront encore
37:54aller l'acheter
37:54ça va juste augmenter
37:55le prix
37:55ça ne va pas marcher
37:57je pense plus à l'information
37:58mais l'information
37:59ne suffit pas non plus
38:00tout le monde sait
38:00quand il va à McDonald's
38:01ou à Burger King
38:02j'en cite deux
38:02comme ça on est réglo
38:04que c'est pas bon
38:05mais les gens y vont quand même
38:06donc je pense que c'est
38:07la responsabilisation
38:08c'est de donner les moyens
38:09encore une fois
38:10aux étudiants
38:11d'apprendre
38:12d'avoir les moyens
38:14aussi matériels
38:14un logement
38:15où on a envie de cuisiner
38:16c'est tout un écosystème
38:17qu'il faut remettre en place
38:18et ça passe par l'éducation
38:20vraiment
38:21et le problème qu'il y a
38:21c'est qu'on est en train
38:22de sauter une génération
38:23parce qu'on a une première génération
38:24qui ont des enfants
38:25qui eux-mêmes
38:26ne cuisinent pas
38:27cuisinent peu
38:28et puis ça change
38:28ça compte aussi
38:29nos modes de vie
38:30c'est-à-dire qu'on a un mode de vie
38:31tellement speed
38:31tellement compliqué
38:32qu'on n'a plus le temps
38:33aussi de cuisiner
38:33Merci beaucoup
38:34Ryan, Nina, Fathia
38:36et Valentin
38:37merci Anne Jeunet
38:38et Thomas Ménager
38:39le QR code s'affiche
38:41prochaine séance citoyenne
38:42à la rentrée
38:43on reste ensemble
38:44jusqu'à la fin
38:44de la session extraordinaire
38:45évidemment pour les questions
38:47au gouvernement
38:47un grand merci
38:49à celles sans qui
38:50vous ne seriez pas forcément
38:51sur ce plateau
38:52Estelle Casado
38:53qui a eu le talent
38:55pour nous
38:55de choisir des citoyens
38:57de les accompagner
38:59de leur faire visiter
39:00merci Estelle
39:00pour ta gentillesse
39:02ton enthousiasme
39:03et ton talent
39:04merci à vous
39:04on se retrouve à 13h55
39:06demain
39:07pour la prochaine séance
39:08de questions
39:08au gouvernement
39:24Merci à vous
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