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  • il y a 2 jours
Lors de cette séance de questions au gouvernement, les députés ont interrogé à deux reprises l'exécutif sur les conséquences de la canicule, sur les hôpitaux et sur l'agriculture. Annie Genevard a assuré à la députée socialiste Mélanie Thomin, qui lui demandait "à quoi servez-vous ?", que les élevages seront bien protégés lors de la prochaine vague de chaleur qui est déjà à redouter. La ministre de la Santé a, elle, accusé la France Insoumise "d'utiliser l'hôpital à des fins politiques".

Le président du groupe LIOT, Christophe Naegelen, a choisi de questionner le Premier ministre sur "l'administocratie" française qui "complexifie la vie des entreprises françaises". Sébastien Lecornu lui a assuré un financement prochain pour la numérisation d'un certain nombre de services et l'arrivée de plusieurs lois pour remédier à ce problème.

Autres thèmes abordés ce mercredi : choix du nom historique de "régime de Vichy", droits de douane sur les petits colis ou encore syndrome de l'enfant oublié (dans une voiture).

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Transcription
00:00L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par madame Mélanie Thomas pour le
00:05groupe socialiste.
00:12Merci madame la présidente, madame la ministre de l'agriculture.
00:15Hier, des collègues ont évoqué dans cet hémicycle les conséquences dramatiques de la canicule sur l'agriculture.
00:21A mon tour, je veux apporter tout notre soutien aux éleveurs confrontés à une catastrophe d'un traumatisme inouï,
00:27particulièrement en Bretagne et dans le Finistère, où des centaines de milliers d'animaux sont morts, près de 6600 tonnes,
00:33sous l'effet de la chaleur.
00:34Tous les modes de production sont sinistrés, les conventionnels, les plein air, en bio, en label rouge.
00:40Je veux aussi saluer les services de l'Etat, mobilisés dans l'urgence, qui font ce qu'ils peuvent, avec
00:45les moyens dont ils disposent.
00:47Mais la réalité est là. Les élevages suffoquent, les cultures brûlent, les vergers souffrent, les forêts, les landes s'embrasent,
00:53les océans se réchauffent, la biodiversité recule.
00:56Les rendements agricoles s'annoncent critiques et derrière eux, ce sont des exploitations déjà fragilisées qui risquent de subir de
01:03nouvelles pertes économiques majeures.
01:05Nous ne sommes que le 1er juillet. Et alors que l'été vient à peine de démarrer, l'eau manque
01:10déjà.
01:11Les sols sont dans un état critique. Cet épisode climatique n'est pas une parenthèse. Il est appelé à se
01:16répéter.
01:17Depuis des années, les scientifiques nous alertent. C'est une réalité que chacun ressent désormais.
01:23Madame la ministre, hier, vous avez concédé que lorsque des volailles meurent à plus de 40 degrés, la politique n
01:29'y peut rien.
01:30Mais à quoi servez-vous ? La gestion permanente des crises ne peut pas être la finalité de votre ministère.
01:37Votre gouvernement gère l'urgence, intervient toujours post-catastrophe, après les animaux morts, après les pertes de production, après les
01:45sinistres.
01:45Il constate quand il faudrait planifier, il indemnise quand il faudrait adapter et supprime le fond vert aux collectivités.
01:52Je veux l'affirmer ici. Votre projet de loi agricole ne répond en rien à l'urgence climatique.
01:58Pire, il enterrine des régressions majeures. Sur l'élevage, alors qu'un vaste plan de modernisation des bâtiments est indispensable.
02:05Sur l'eau, alors que la ressource se raréfie et que la sobriété devrait être la règle au service de
02:09tous les usagers.
02:10Madame la ministre, ma question est donc simple.
02:13Quand votre gouvernement passera-t-il du mode gestion de crise à une véritable politique pour anticiper le réchauffement climatique
02:20?
02:20L'agriculture française a besoin de vision, pas de régression.
02:24Merci Madame la députée. La parole est à Madame Annie Gennevar.
02:28Ministre en charge de l'agriculture.
02:32Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Ménali Thomas.
02:38Vous venez de Bretagne, vous êtes particulièrement sensible à la situation de cette belle région agricole et d'élevage.
02:45Et je partage en tout point votre constat.
02:48Je voudrais vous dire plusieurs choses.
02:50D'abord, quand l'agriculture traverse une crise, il faut répondre à la crise.
02:54Il faut répondre à la crise. On ne peut pas dire sacrifier aujourd'hui à demain, pas plus qu'il
02:59ne faut sacrifier demain à aujourd'hui.
03:01Donc d'abord, nous répondons à la crise.
03:04Et l'État a été là dès les premières minutes.
03:06Le Premier ministre a réuni régulièrement la cellule interministérielle de crise.
03:10Nous avons déployé tout un tas de mesures.
03:12Je vais vous en donner quelques exemples.
03:14D'abord, j'ai mobilisé tout le réseau de soutien psychologique parce qu'il ne faut pas laisser les agriculteurs
03:20seuls dans ce moment très difficile.
03:22Nous avons trouvé des solutions pour les caressages, pour l'enfouissement des cadavres d'animaux.
03:29Nous répondons aussi en préparant la prochaine calicule car nous en aurons fatalement une autre dont on ne connaît pas
03:36l'intensité.
03:37Le Premier ministre a souhaité que l'on débloque des prêts de trésorerie pour équiper les bâtiments d'élevage de
03:43systèmes de brumisation et de ventilation.
03:46Donc nous sommes déjà dans l'anticipation des prochaines difficultés.
03:51Je réunis ce jour même les assureurs pour que le système d'animisation soit rapide et fonctionne à plein.
03:58Le ministre de l'Intérieur aura l'occasion de dire ce qui relève des catastrophes naturelles ou pas.
04:03Bref, nous avons à la fois des réponses immédiates car il le faut.
04:08On ne peut pas laisser les agriculteurs tout seuls dans ce moment si difficile.
04:11Vous évoquez les cultures végétales.
04:14Il y a des réponses à différents niveaux.
04:15D'abord, des réponses budgétaires.
04:18Vous avez vu ce que nous avons obtenu de l'Europe pour les engrais parce qu'il faut préparer la
04:22prochaine saison de culture.
04:24Plus de 100 millions seront dédiés aux grandes cultures pour acheter des engrais pour la prochaine saison.
04:30Il faudra faire fonctionner évidemment le système assurantiel.
04:34Et puis il y a des réponses à plus long terme.
04:36Il faut conserver l'eau dans les sols.
04:38Il faut de nouvelles techniques génomiques pour rendre mieux résistantes les souches végétales.
04:44Voilà, le déploiement est complet pour aujourd'hui et pour demain.
04:48Madame la députée, soyez-en persuadés.
04:50Merci beaucoup Madame la Ministre.
04:52La parole est à présent à Monsieur Nicolas Rey pour le groupe droite républicaine.
04:57Merci Madame la Présidente.
04:59Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'Education nationale.
05:03Sous la forme d'un développement construit, présentez les caractéristiques du régime de Vichy.
05:08Pour vous aider, vous pouvez utiliser un ou plusieurs mots suivants.
05:12Antidémocratique, antisémitisme, collaboration.
05:15Tel était l'énoncé de l'épreuve d'histoire-géographie du brevet sur lesquels ont planché ce lundi près de
05:20800 000 collégiens.
05:21Un énoncé qui a naturellement choqué les Vichysois, mais surtout un énoncé qui ne correspond pas à la réalité historique.
05:30En effet, les mots ont un sens.
05:32Et ce régime avait un nom précis et officiel, l'État français.
05:37Ce nom n'était pas un simple choix de vocabulaire.
05:39Ce fut un choix politique qui a consisté à faire disparaître volontairement le nom de République française.
05:47Régime de Vichy désigne un lieu.
05:49État français incarne une idéologie et une rupture avec nos valeurs républicaines.
05:54Derrière ma question, Monsieur le ministre ne voyait pas un caprice local, mais plutôt une exigence nationale.
06:01Ce n'est pas la première fois que des élus mènent ce combat.
06:04Les énateurs sous ton et d'assaut dès 1947, mais également mon prédécesseur, le député Gérard Charas, en 2003, l
06:11'avait mené avant moi.
06:13Or, plus de 80 ans après, Vichy demeure le nom commode d'un fardeau qui appartient à l'histoire de
06:18toute une nation.
06:19Parler de régime de Vichy est une facilité qui permet à l'État d'effacer sa responsabilité.
06:24Car c'est bien l'État français qui a engagé une politique de collaboration et qui a commis l'irréparable.
06:28Je ne méconnais pas que cette expression appartient à l'historiographie, mais son utilisation brutale dans un sujet d'examen
06:35face à des collégiens de 14 ans est aussi dangereuse que regrettable.
06:39Au contraire, nommer ce régime État français permet de mieux faire comprendre aux jeunes que nos valeurs sont fragiles et
06:45que la République n'est jamais définitivement acquise.
06:48Ma question est donc simple. Comme s'y était engagé votre lointain prédécesseur, M. Neiglène, en 1947, allez-vous faire
06:55évoluer les programmes pour qu'enfin l'Éducation nationale n'utilise plus l'expression de régime de Vichy,
07:01mais enseigne cette période avec les mots justes et précis de l'histoire ?
07:06Merci beaucoup, M. le député. La parole est à M. Édouard Geoffrey, ministre de l'Éducation nationale.
07:13Merci, Mme la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, M. le député Nicolas Array.
07:20Le sujet que vous évoquez est évidemment un sujet qui est par définition sensible et sur lequel, par conséquent, je
07:24vous réponds avec la prudence et le respect des sensibilités nécessaires.
07:29Le régime de Vichy, effectivement, est qualifié comme tel par les historiens, d'ailleurs à l'époque aussi par le
07:36général de Gaulle qui parle de gouvernement de Vichy,
07:38donc on n'est pas sur une nomenclature, si je puis dire, nouvelle, et ça fait des décennies que, effectivement,
07:45à côté de l'expression « État français »,
07:47à côté de l'expression parfois « régime de Pétain », apparaît les termes, entre guillemets, consacrés « régime de
07:54Vichy ».
07:54C'est une convention historique assez banale, une convention d'historien assez banale que d'associer un lieu géographique, un
08:01événement qui s'y est passé ou un endroit d'où l'a été administré.
08:05Si on parle de la bataille d'Azincourt, Azincourt est aujourd'hui une charmante commune, c'est la plus grande
08:09défaite de l'histoire française,
08:11de mémoire, qui a eu lieu le 25 octobre 1415 et où la chevalier française a été décimée par les
08:16archers anglais.
08:17Quand on parle de la défaite de Sedan, on ne parle pas de la défaite de Napoléon III, on parle
08:20de la défaite de Sedan.
08:23Tout à fait, monsieur le député.
08:25Quand on parle de la bataille de Verdun ou de la bataille de Dunkerque, on n'assimile pas Dunkerque et
08:29Verdun à ces seules batailles.
08:31Et donc, je crois que nous avons, et à l'étranger, pardon, si on prend cet exemple aussi,
08:36quand on parle des accords de Munich ou des lois de Nuremberg, et après les procès de Nuremberg,
08:41on n'assimile pas non plus la ville de Nuremberg à ces événements historiques effrayants.
08:46Et donc, pour les premiers et réparateurs, pour les seconds en l'occurrence.
08:50Et donc, la terminologie qui est utilisée par les historiens, aussi bien par le CNRS que par les archives nationales,
08:55que par la plupart des historiens qui travaillent sur le sujet, n'a pas vocation à être modifiée par les
09:00seuls programmes de l'éducation nationale.
09:01En revanche, et ça pour le coup, ça a toujours été le cas, et ce sera toujours le cas,
09:05il est bien clair que le régime de l'État français, ou le régime de Vichy,
09:10était bien une trahison nationale et collective,
09:14et que rien ne saurait évidemment réduire, comment dire, cette période de trahison,
09:19ni à la seule ville de Vichy, ni à fortiori, à ce qu'il y a aujourd'hui. Je vous
09:23remercie.
09:23Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
09:25La parole est à présent à Madame Dominique Voinet pour le groupe écologiste et social.
09:30Merci, Madame la Présidente.
09:31Monsieur le Premier ministre, j'ai écouté avec attention votre intervention en amont de VivaTech,
09:37consacrée à l'intelligence artificielle.
09:39Vous y dites des choses sensées.
09:41L'IA bouleverse et bouleversera plus encore demain notre manière de produire,
09:45d'apprendre, de nous informer et même de penser.
09:48D'un ton martial, vous affirmez veiller à ce que cette révolution technologique
09:52profite aux Français, à ce qu'elle ne menace pas notre souveraineté,
09:56car, je vous cite, ce qui se joue, c'est la protection de nos valeurs démocratiques.
10:01Faut-il écouter les discours ou regarder les actes ?
10:03La question est posée quand quelques députés du groupe Renaissance
10:07déposent 110 amendements sur l'article unique d'une proposition de loi,
10:11votés à l'unanimité au Sénat, inscrits dans la niche GDR,
10:14pour empêcher l'adoption d'une présomption d'utilisation des contenus culturels
10:18par les fournisseurs d'IA.
10:20Je m'interroge, monsieur le Premier ministre,
10:22sur cette complaisance extraordinaire envers les ticounes français de l'IA,
10:26pour lesquelles toute régulation bride l'innovation,
10:29et sur l'indifférence du gouvernement face aux impacts sociaux
10:32et environnementaux de l'IA dans la presse, par exemple.
10:36Propriété du Crédit Mutuel, Ebra est le premier groupe de la presse quotidienne régionale en France.
10:41L'Est républicain, le Progrès, le Bien public, les DNA.
10:44Au Moyen-Âge, en novembre 2023, le groupe a souhaité expérimenter l'IA dans le travail des rédactions.
10:50Moins de trois ans plus tard, un plan social de 400 personnes,
10:54dont la moitié dans les équipes de rédaction, a été annoncé au cours d'une réunion extraordinaire du CSE du
11:00groupe.
11:01La raison, qui peut s'agir aussi d'un prétexte, comme le suggère une note de la Direction générale du
11:06Trésor,
11:07c'est la volonté de généraliser le recours à l'IA,
11:09et dans le même mouvement, celui des grands modèles de langage et de l'IA générative.
11:13Faut-il accepter que les tâches d'édition, de relecture, de vérification de données,
11:18de hiérarchisation de l'info dont témoigne dans tout journal digne de ce nom,
11:22le montage des pages sont désormais assurées par l'IA ?
11:25Faut-il accepter que les journalistes entraînent les IA qui supprimeront leurs emplois ?
11:29Faut-il se résigner à des journaux sans journaliste ?
11:34Merci beaucoup, Madame la députée.
11:36La parole est à Madame Catherine Pégard, ministre de la Culture.
11:42Madame la Présidente, Madame la Ministre,
11:46les plans de transformation annoncés ces dernières semaines
11:49dans les groupes Centre France ou Ebra
11:52sont le symptôme des difficultés du secteur de la presse.
11:55Je pense d'abord cet après-midi aux salariés de ces entreprises
11:59qui vont être touchés par ces mesures.
12:02Ces difficultés sont liées, vous le savez, à la captation croissante de la valeur par les plateformes
12:06qui bénéficient du trafic créé par les contenus de presse,
12:10sans pour autant contribuer suffisamment au financement de l'information.
12:15Elles sont aussi liées à l'évolution des usages, notamment chez les jeunes.
12:18Dans ce contexte, le développement de l'IA peut fournir de nouveaux outils,
12:23mais son développement suscite à juste raison beaucoup d'inquiétudes,
12:28notamment, vous l'avez dit, chez les journalistes,
12:30l'IA ne vaut dans ce domaine que si elle est maîtrisée.
12:34C'est pourquoi le gouvernement s'emploie d'abord à conforter le modèle économique de la presse.
12:40Il a soutenu la proposition de loi d'Hervan Balanant
12:43visant à renforcer le droit voisin des éditeurs de presse adoptée à l'unanimité par le Parlement
12:49après engagement de la procédure accélérée par le Premier ministre.
12:53Cette proposition de loi a été d'ailleurs notifiée à la Commission européenne
12:58en vue de son adoption définitive à l'automne.
13:02D'autres pistes sont instruites pour faciliter la transformation du secteur,
13:06pour accélérer sa numérisation.
13:09Il est impératif que le marché publicitaire bénéficie davantage au secteur.
13:14S'agissant particulièrement de l'IA, j'y reviens,
13:17il va de soi que nos outils de soutien ne puissent pas bénéficier
13:21à des publications qui seraient exclusivement issues de l'IA.
13:26La Commission paritaire des publications et agences de presse
13:28a récemment rendu une décision en ce sens.
13:32En la matière, le respect du droit d'auteur et des droits voisins
13:35doit rester notre principe intangible.
13:37Le socle de notre modèle.
13:39Protéger ces droits, c'est aussi sécuriser l'innovation.
13:43En matière de presse, des accords existent déjà.
13:46J'invite à nouveau les développeurs d'IA
13:49à rencontrer les titulaires de droits
13:51et notamment ceux de la presse
13:52pour trouver ensemble des solutions concrètes
13:55afin que création et innovation puissent grandir ensemble.
13:59Je vous remercie.
14:00Merci beaucoup, Madame la Ministre.
14:02La parole est à présent à Monsieur Christophe Blanchet
14:04pour le groupe démocrate.
14:06Merci, Madame la Présidente.
14:09600, c'est le nombre d'avions gros porteurs chinois
14:11qui décollent chaque nuit à destination du marché européen.
14:1425, c'est le nombre de petits colis
14:17qui entrent en France chaque seconde,
14:18soit plus de 800 millions de colis par an.
14:21Et sur ces colis, je l'ai vu à Roissy,
14:22plus de la moitié relève de la contrefaçon
14:24ou ne respectent pas les règles de sécurité européenne.
14:28D'ailleurs, c'est une réalité simple,
14:29une concurrence qui n'est pas à armes égales
14:32avec des règles sociales, fiscales et environnementales
14:34qui ne sont pas les mêmes dans tous les pays.
14:37C'est aussi pour répondre à cela
14:39que la France a instauré le 1er mars
14:40une taxe de 2 euros par colis.
14:42L'objectif était clair.
14:44Derrière les 400 millions d'euros de recettes espérées,
14:46c'était surtout une logique de patriotisme économique
14:49et écologique assumée
14:50pour arrêter de laisser inonder notre marché
14:53par des pays qui ne respectent en rien les accords de Paris
14:55alors que nos entreprises perdent des parts de marché.
14:58Il y a aujourd'hui un contournement massif du dispositif
15:01avec des flux réorientés via d'autres Etats membres,
15:04notamment la Belgique et les Pays-Bas,
15:06avant de revenir sur notre marché.
15:08Autrement dit, la règle existe,
15:10mais elle ne nous protège pas dans les faits,
15:12car nous sommes seuls dans une Europe
15:13attaquée à vouloir agir vite et fort.
15:16Le gouvernement a choisi de suspendre la taxe nationale
15:19pour passer aux dispositifs européens
15:21à 3 euros dès aujourd'hui
15:23puis à 5 euros en novembre.
15:25Cette évolution est compréhensible,
15:27car face à des plateformes mondiales,
15:29la bonne réponse est européenne.
15:31Mais cette réponse ne sera crédible
15:32que si l'Europe assume enfin sa puissance.
15:35Avec près de 450 millions de consommateurs,
15:38elle est le premier marché économique mondial.
15:40C'est une force considérable.
15:42A nous d'en faire un levier de souveraineté économique et écologique.
15:46Ceux qui veulent vendre en Europe
15:48doivent respecter nos règles,
15:49nos normes et nos exigences commerciales
15:51et environnementales.
15:53Monsieur le ministre,
15:55à quand une réelle protection de nos frontières européennes
15:57face à des compétiteurs qui, chaque jour,
16:00nous affaiblissent économiquement
16:01et condamnent notre planète ?
16:05Je vous remercie, monsieur le député.
16:07La parole est à monsieur Serge Papin,
16:09ministre en charge des petites et moyennes entreprises
16:12du commerce de l'artisanat.
16:15Merci, madame la présidente.
16:17Mesdames, messieurs les députés,
16:19monsieur le vice-président Blanchet,
16:21d'abord, permettez-moi de saluer
16:22le travail que vous faites à la tête
16:23du comité anti-contrefaçon.
16:28Et donc, vous avez...
16:29Je partage votre diagnostic.
16:31Cette guerre, c'est une guerre de mouvement.
16:33Il faut être déterminé.
16:34Il faut être agile.
16:36Je dirais même, c'est un combat de société.
16:39Alors, qu'est-ce que nous faisons ?
16:40Vous l'avez signalé,
16:41on a une taxe douanière qui rentre en vigueur
16:44aujourd'hui au niveau de l'Europe,
16:45donc de 3 euros.
16:47À partir du mois de novembre,
16:49et pour toute l'Europe,
16:50nous aurons les 2 euros de taxes
16:52dites de gestion.
16:53Ces deux taxes, c'est grâce à la France.
16:55C'est parce qu'on a été déterminés
17:00sur ce sujet-là.
17:01Nous mettons en place la loi ultra-fast fashion
17:03que vous avez votée à l'unanimité
17:06et nous allons être les seuls en Europe
17:08et on est regardés pour ça.
17:10Donc, les décrets d'application
17:11sont en train d'être écrits.
17:13Il y a un travail aussi qui est porté
17:14par les députés Esquenazi et Velmoren-Marques
17:17pour renforcer le pouvoir de l'administration.
17:21Nous y travaillons avec eux.
17:22Juste à titre d'exemple,
17:24l'Europe a quand même pris 200 millions de sanctions,
17:28a donné 200 millions de sanctions à TUMU
17:30il n'y a pas très longtemps.
17:31Et pour les plateformes au niveau de la France,
17:34au niveau de l'administration,
17:35c'est 200 millions d'euros aussi de sanctions
17:37qui ont été portées depuis le mois de juillet dernier.
17:41On vient d'envoyer,
17:42je viens d'envoyer une note
17:44pour ouvrir des lignes directrices au DSA
17:46pour mieux contrôler les plateformes
17:49et leurs responsabilités.
17:50Donc, la note est envoyée.
17:52Donc, vous voyez, on fait feu de tout bois
17:55avec comme objectif de protéger.
17:58Vous avez raison, il faut protéger les consommateurs,
18:01il faut protéger les commerçants,
18:02il faut protéger les entreprises.
18:04Donc, voilà, on agit vraiment
18:06et il faut beaucoup de détermination.
18:09Et c'est le moment de le dire,
18:10il faut être sur le ballon sur ce sujet-là.
18:12Merci beaucoup, monsieur le ministre.
18:15La parole est à présent à monsieur Christophe Neiglène,
18:18président du groupe Libertés indépendantes Outre-mer et Territoires.
18:22Merci, madame la présidente.
18:23Monsieur le Premier ministre,
18:25l'inflation normative se poursuit
18:27avec plus de 367 000 articles ou règlements en vigueur.
18:33Et même si le règlement,
18:35le Parlement doit aussi porter toute sa responsabilité sur le sujet,
18:38les deux tiers sont du domaine réglementaire,
18:42donc issu de vos ministères et de leur administration.
18:46Notre pays bascule de plus en plus
18:48dans une véritable administocratie
18:50qui crée leur propre travail
18:53au détriment souvent de celui des autres.
18:56De plus, cela a des conséquences désastreuses.
18:59Avec un coût évalué à 3% du PIB,
19:01soit entre 60 et 80 milliards d'euros par an,
19:04cela a un impact direct sur notre capacité
19:06à créer de la valeur et de l'emploi
19:08et plus globalement,
19:09est catastrophique pour nos entreprises.
19:12Quelques exemples rapides.
19:14Une multinationale du médicament
19:16veut produire en France.
19:17Après un combat administratif,
19:20elle demande à avoir une stabilité
19:22sur le prix pendant 5 ans.
19:24Aucune réponse de l'administration.
19:26L'entreprise s'implante dans un autre pays.
19:29On demande des normes folles
19:31aux entreprises textiles françaises,
19:33notamment dans les Vosges, à Gérard-Mais,
19:35mais on autorise l'importation de textiles étrangers
19:38produits sans ces normes,
19:40en les exonérant en plus de droits de douane
19:43suivant leur pays d'origine,
19:44je pense notamment au Pakistan.
19:46On demande à une syrivogienne
19:48de la vallée de la Moselle,
19:50qui fait environ 2 millions d'euros de chiffre d'affaires,
19:52900 000 euros d'investissement,
19:55uniquement pour anticiper
19:57un supposé futur possible problème,
19:59qui ne pourrait sans doute jamais avoir lieu.
20:03On a besoin de plus en plus d'œufs à consommer
20:06et on complexifie l'installation de poulaillers.
20:10Ce sont des exemples parmi d'autres.
20:12Bref, monsieur le Premier ministre,
20:13à quand un véritable travail de fourmi
20:15aura-t-il lieu pour nettoyer les normes
20:17qui tuent nos entreprises
20:18et génèrent la compréhension de nos concitoyens,
20:20et quand le politique reprendra-t-il
20:23enfin le pas sur nos administrations ?
20:25Merci beaucoup, monsieur le Président de groupe.
20:27La parole est à monsieur le Premier ministre.
20:29Merci beaucoup, madame la Présidente de l'Assemblée nationale.
20:31Mesdames et messieurs les députés,
20:34monsieur le Président Neiglène,
20:36travail de fourmi, avez-vous dit,
20:37reprise en main du politique sur l'administration.
20:40Ça amène déjà à quelques commentaires
20:42purement politiques.
20:43La première chose, déjà,
20:45c'est qu'on voit bien que la complexité,
20:48la simplification, par définition,
20:50c'est la réponse à ce qui est complexe.
20:51Ce qui est complexe aussi,
20:53c'est parfois ce qui n'est pas intelligible,
20:55pas compréhensible.
20:56Et donc déjà, nous avons collectivement,
20:58avant même la question du nombre de normes,
21:00un enjeu de qualité de la rédaction de la norme.
21:03Le travail important a été fait,
21:05mais on le voit bien,
21:06parfois, y compris même dans cet hémicycle,
21:08lorsque nous sommes tous ensemble,
21:09on ne se soucie pas de l'utilisateur final,
21:12le chef d'entreprise,
21:14mais également le fonctionnaire
21:15qui va devoir appliquer la loi
21:17ou le juge qui va devoir l'interpréter.
21:19La deuxième des choses,
21:21c'est qu'il faut donner plus de prévisibilité,
21:23justement, sur l'interprétation de ces normes.
21:25On essaie de le faire en répondant
21:27à vos questions écrites,
21:28pour donner un cadre de doctrine aussi,
21:30pour permettre aux agents de l'État
21:32de répondre et d'être capables
21:34de comprendre, au fond,
21:35comment il faut interpréter
21:37la loi de la République
21:38telle qu'elle a été votée par le Parlement.
21:39Puis enfin, il y a une question politique
21:41plus redoutable,
21:42et celle-ci, elle n'est pas consensuelle,
21:43et c'est normal,
21:44parce qu'elle est ancienne.
21:46Quelle est la part entre le degré
21:47de liberté que l'on donne
21:48et le degré de protection ?
21:50Quelle est la part de liberté
21:51que l'on donne et d'égalité,
21:53puisque, on le voit bien,
21:54il y a aussi une volonté
21:55d'égalité territoriale
21:56qui est très très forte
21:57et qui crée une volonté de normer.
22:00Alors, la plupart des décrets
22:01sont pris sur la base des lois,
22:03mais la plupart des décrets
22:04sont pris aussi sur la base
22:05de demandes politiques
22:06dans lesquelles il existe
22:07un fait divers,
22:08il existe une difficulté environnementale
22:11de protection du patrimoine,
22:12et donc il y a une demande de normer.
22:14Et ça, c'est un nœud politique
22:15qu'il faudra évidemment trancher à l'avenir.
22:17Si j'avance,
22:18pour être opérationnel
22:19dans la question que vous avez posée,
22:21la première des choses,
22:22et c'est le fil conducteur
22:23de la plupart des textes
22:24qu'on vous a proposés
22:25depuis maintenant plusieurs mois,
22:26qui est toujours un chapitre
22:28de simplification,
22:29fort du retour du terrain.
22:31C'est vrai, évidemment,
22:32en matière de simplification économique,
22:34vous en savez quelque chose
22:35puisque vous êtes un des papas du texte,
22:36on a enfin arrivé
22:37à débloquer la navette parlementaire,
22:39à faire en sorte
22:40que la loi soit promulguée
22:41au journal officiel.
22:42Les premiers décrets vont être pris
22:43dans l'été
22:44pour rendre évidemment
22:45les choses opérationnelles.
22:46C'est vrai du texte
22:48que porte la ministre Gattel
22:49de simplification
22:50sur les collectivités territoriales
22:52parce que les collectivités,
22:53elles aussi,
22:53dans la relation avec le monde économique,
22:55ont un rôle important,
22:56et pas que pour la commande publique,
22:57pour l'urbanisme,
22:58pour la manière
22:58où l'administration locale
22:59fonctionne avec eux.
23:01Le texte a été voté
23:02par le Sénat.
23:03Il faudra qu'il arrive
23:04le plus vite possible
23:05avec le calendrier budgétaire
23:06ici dans cet hémicycle.
23:08La loi de programmation militaire
23:09elle-même
23:09emporte des mesures
23:10de simplification
23:11pour les industriels
23:12de défense.
23:13C'est vrai aussi évidemment
23:14du texte en matière
23:14d'agriculture,
23:15de logement.
23:16La PPL dite Uvart
23:18issue et portée
23:18par votre groupe
23:19sur les questions
23:20d'urbanisme.
23:21C'est vrai du nouveau nucléaire
23:23avec un certain nombre
23:24de mesures aussi
23:24qui pourraient trouver le jour
23:26ou même le texte
23:27État local
23:28puisque dedans
23:28vous avez la fin
23:29des recommandations
23:31du rapport Vigourou
23:32sur la responsabilité pénale
23:33parce que vous n'avez pas eu
23:34le temps d'en parler
23:35dans vos deux minutes
23:36mais enfin on le sait
23:36très bien aussi
23:37la simplification va de pair
23:39avec la protection pénale
23:41du décideur local.
23:43Tout ça est un ensemble.
23:45Donc plutôt que de faire
23:45un grotesque
23:46on a multiplié justement
23:48des morceaux de simplification
23:49dans l'ensemble
23:50des textes de loi.
23:51C'est vrai aussi du réglementaire
23:52vous savez que je m'étais engagé
23:53devant le Congrès des maires
23:54à ce qu'un premier méga décret
23:55soit pris de simplification
23:56ça a été fait au février dernier
23:58un deuxième méga décret
23:59de simplification
24:00sortira au mois de juillet
24:01un troisième à l'automne
24:03jamais des mesures spectaculaires
24:05mais pour celles et ceux
24:06qui sont concernés localement
24:07ça l'est
24:08et notamment pour les communes rurales
24:10il y en a beaucoup
24:10dans votre département des Vosges
24:11qui viennent justement s'adapter
24:13qui ne sont pas sans lien
24:13avec les PME
24:14parce qu'on est aussi
24:15dans la vie locale
24:16et la simplification
24:17de cette vie locale
24:18évidemment est très importante.
24:19Je ne reviens pas
24:20sur le décret tertiaire
24:21et sur les différentes mesures
24:23telles qu'on a pu les prendre.
24:24Enfin
24:25il y a un enjeu majeur
24:27de révolution numérique
24:30et de l'utilisation
24:31de l'intelligence artificielle
24:32ça a été dit par la ministre
24:33Voinet dans sa question
24:34au gouvernement tout à l'heure
24:35le garde des Sceaux
24:36est y revenu pour la justice
24:37être capable de juger vite
24:40est un des moyens aussi
24:40de simplifier la vie
24:41des porteurs de projets
24:42pas tellement d'ailleurs
24:43sur la juridiction
24:44l'autorité judiciaire
24:45mais sur la juridiction administrative.
24:47J'ai donc décidé
24:48de débloquer 6 millions d'euros
24:49en urgence
24:50monsieur le président Neiglène
24:51à la demande de Marc Guillaume
24:53le vice-président du conseil d'Etat
24:54pour une accélération
24:56des procédures numériques
24:57conseil d'Etat
24:58cours administratif d'appel
25:00tribunaux administratifs
25:00parce que les temps
25:01de traitement des dossiers
25:02dans les TA
25:03sont beaucoup trop longs
25:04et ça c'est un des nœuds
25:05de ralentissement
25:06de la plupart des projets
25:06qui sont portés
25:07par bon nombre d'acteurs
25:08et ça c'est très concret
25:09parce que le numérique
25:10sans changer les normes
25:11peut venir considérablement
25:13réduire les délais
25:14de procédure
25:15et les délais de réponse
25:17à ces demandes.
25:19Ensuite on continuera
25:20d'avancer avec vous
25:21en marge des constructions budgétaires
25:23je pense que
25:24pour l'administration fiscale
25:26on n'est pas au bout
25:26de ce que nous pouvons faire
25:28en matière de rescrit
25:29en matière de silence
25:30vos accords
25:31et on aura l'occasion
25:32d'y revenir prochainement.
25:33Je vous remercie.
25:33Merci beaucoup
25:34Monsieur le Premier Ministre
25:36la parole est à présent
25:37à Madame Béatrice Piron
25:38pour l'Europe Horizon
25:38et Indépendant.
25:40Merci Madame la Présidente
25:41Ma question s'adresse
25:43à Monsieur le Ministre
25:44chargé des Transports
25:45Ce dimanche 28 juin
25:46à Marseille
25:47un enfant de 2 ans
25:48est resté seul
25:49plusieurs minutes
25:50dans une voiture
25:50en plein épisode de chaleur
25:52une passante
25:53a alerté les secours
25:54et brisé la vitre
25:55pour le sortir
25:55évitant encore un drame
25:57Cette situation
25:58n'est malheureusement
25:59pas isolée
25:59un autre enfant
26:00est mort sur le parking
26:01de la faculté d'Aix-Marseille
26:03et un autre dans le Val-d'Oise
26:04Je salue le réflexe
26:06de cette passante
26:06et j'ai une pensée
26:07pour les familles
26:08confrontées à ce type de drame
26:10Chaque année en France
26:11et dans le monde
26:12des enfants meurent
26:13après avoir été oubliés
26:14dans un véhicule
26:16exposé à la chaleur
26:17Dans la majorité des cas
26:19il ne s'agit pas
26:19de négligence volontaire
26:21mais d'un phénomène
26:22documenté par la recherche
26:23le syndrome de l'enfant oublié
26:25fatigue, stress, surcharge mentale
26:29peuvent provoquer une défaillance
26:30de la mémoire prospective
26:32aux conséquences irréversibles
26:34Avec le réchauffement climatique
26:35et la multiplication
26:36des fortes chaleurs
26:37ces situations deviennent
26:39plus dangereuses
26:40plus fréquentes
26:41et appellent une prévention
26:42renforcée
26:42En France
26:43ces drames ne font pas l'objet
26:45d'aucun recensement
26:46contrairement aux Etats-Unis
26:47où l'on dénombre en moyenne
26:4937 décès d'enfants par an
26:50dû à une hypertermine
26:52dans un véhicule
26:52Pourtant
26:53il existe des dispositifs
26:55intégrés au siège auto
26:56ou ajoutés
26:58à un siège existant
26:59qui se connecte
27:00à une application mobile
27:01pour prévenir
27:01ces oublis
27:02En Italie
27:03ces systèmes d'alerte
27:04sont obligatoires
27:05depuis plusieurs années
27:06En France
27:08aucune obligation existe
27:09et les campagnes d'information
27:10sur ces solutions
27:11restent trop limitées
27:13Monsieur le ministre
27:14face à la répétition
27:15de ces situations
27:16et alors que les canicules
27:18se multiplient
27:18quelles actions
27:19le gouvernement
27:20entend-il mettre en oeuvre
27:21pour renforcer
27:22la sensibilisation
27:23des parents
27:23encourager le déploiement
27:25des dispositifs
27:25d'alerte anti-oubli
27:26et envisager une évolution
27:28de notre réglementation
27:30afin de mieux protéger
27:31nos enfants
27:32Je vous remercie
27:32Merci beaucoup
27:33Madame la députée
27:34La parole est à
27:35Madame Stéphanie Ries
27:36ministre de la Santé
27:37Merci Madame la Présidente
27:39Madame la députée
27:40Piron
27:41Je vais excuser
27:41notre collègue
27:43Tabarro
27:44absent ce jour
27:46Vous l'avez dit
27:47Le syndrome du bébé oublié
27:49est un syndrome
27:50qui scientifiquement
27:52est expliqué
27:55par soit du stress
27:56soit par de la fatigue
27:58et évidemment
27:58avec les fortes chaleurs
28:00cette fatigue est amplifiée
28:03comme on a déjà pu le dire
28:05et je voudrais ici
28:06bien sûr dire
28:07qu'à chaque fois
28:08que ce drame arrive
28:10nous sommes profondément tristes
28:13et notre pensée va évidemment
28:14à ces familles
28:15Face à ces situations
28:17notre responsabilité
28:19est double
28:20d'une part je vais dire
28:20ne pas stigmatiser
28:21et d'autre part
28:22rappeler les gestes
28:24qui peuvent sauver
28:25les réflexes
28:26qu'il faut apprendre
28:28et notamment
28:28quand les températures
28:31deviennent comme
28:31elles ont été
28:32La température
28:34vous le savez
28:35dans une voiture
28:35peut atteindre 60 degrés
28:37en quelques minutes
28:39en moins d'une heure
28:40et évidemment
28:41un danger mortel
28:42pour les enfants
28:43pour aussi
28:44les animaux
28:45de compagnie
28:46Quelques réflexes
28:47s'imposent alors
28:48il faut
28:49quand il fait
28:50très chaud
28:51avoir le réflexe
28:52de regarder
28:53derrière
28:54dans la voiture
28:55ne jamais laisser
28:55un enfant seul
28:56même quelques minutes
28:58en cas de
28:59forte chaleur
29:00je voudrais le rappeler ici
29:01puisque les pédiatres
29:02me l'ont remonté
29:03il faut aussi
29:05redire aux familles
29:06que quand vous avez
29:06des bébés
29:07qui ont chaud
29:08avec la canicule
29:09d'éviter de les mettre
29:10dans un
29:11bain glacé
29:12il faut
29:13descendre
29:13un tout petit peu
29:14la température
29:15par rapport
29:15à la température
29:16du corps
29:16mais ne pas faire
29:17un choc
29:18oui mais j'en profite
29:19pour rappeler
29:20dans les mesures
29:20de prévention
29:22le gouvernement
29:23renforce donc
29:24les messages
29:25de prévention
29:26via les réseaux sociaux
29:27les professionnels
29:28de santé
29:29et les lieux
29:30publics
29:31et notre objectif
29:32est de protéger
29:33les enfants
29:34mais en soutenant
29:35aussi les parents
29:36je vous remercie
29:37merci beaucoup
29:38madame la ministre
29:39madame la députée
29:41madame la ministre
29:41trop de parents
29:42ne savent pas
29:43qu'il est possible
29:44d'acheter un dispositif
29:45anti-oubli
29:45qui coûte moins de 50 euros
29:47et qu'il faut vraiment
29:48communiquer à ce sujet là
29:49cela peut arriver
29:50à n'importe qui
29:51et nous pouvons sauver
29:52des enfants
29:52je vous remercie
29:53merci madame la députée
29:55la parole est à monsieur
29:56Yannick Monnet
29:56pour le groupe gauche
29:57démocrate et républicaine
29:59merci madame la présidente
30:00madame la ministre
30:01de la santé
30:02depuis le 1er mars dernier
30:03le gouvernement
30:04a par voie d'arrêter
30:05augmenter les forfaits hospitaliers
30:07ces parts de la dépense
30:08de santé
30:09qui ne sont pas remboursées
30:10par la sécurité sociale
30:11concrètement
30:12à chaque passage
30:13à l'hôpital
30:13les patients
30:14ont un reste à charge
30:15plus important
30:16le forfait journalier
30:18hospitalier
30:18est ainsi passé
30:19de 20 à 23 euros
30:20et de 15 à 17 euros
30:22en psychiatrie
30:22le forfait patient urgence
30:24désormais à 23 euros
30:25a augmenté
30:26de près de 4 euros
30:27très concrètement
30:28sur ma circonscription
30:30je suis alerté
30:31sur une augmentation
30:32de 90 à 93 euros
30:34par mois
30:34sur la redevance
30:35des personnes
30:36en situation de handicap
30:37à la maison d'accueil
30:38spécialisée 10 heures
30:39le 18 juin dernier
30:41vous avez également
30:42informé les organismes
30:43complémentaires
30:43de votre intention
30:45de poursuivre dans cette voie
30:46en procédant au relèvement
30:47des tickets modérateurs
30:48sur les actes médicaux
30:50dès cet été
30:50à hauteur de 1,5 à 2 milliards d'euros
30:53vous prétendez
30:54que ces mesures
30:55sont indolores
30:56pour la plupart des assurés
30:58c'est totalement faux
30:59même si les mutuelles
31:00prennent généralement en charge
31:02le coût de ces forfaits
31:03vous ne pouvez ignorer
31:05que 4% des français
31:06soit 2,5 millions de personnes
31:07ne disposent pas de mutuelles
31:09que les mutuelles
31:10répercuteront mécaniquement
31:11ces transferts de charges
31:13sur le prix de leur contrat
31:14comme elles le font
31:15sans discontinuer
31:16depuis 2022
31:17au bout du bout
31:18ce sont bien
31:18les assurés sociaux
31:19qui vont directement supporter
31:21ces hausses de forfaits
31:22et de tickets modérateurs
31:23avec comme conséquence directe
31:25un plus grand renoncement
31:26aux soins
31:27Madame la Ministre
31:29si vous voulez améliorer
31:30l'accès aux soins pour tous
31:31ne rendez pas les soins
31:33inaccessibles
31:34si vous voulez sauvegarder
31:35notre modèle
31:36de sécurité sociale
31:37ayez avec nous
31:39parlementaires
31:39le débat
31:40sur la sécurité sociale
31:42intégrale
31:42en octobre prochain
31:44si vous n'êtes pas
31:45dans l'idée
31:45de confisquer
31:46les débats budgétaires
31:47à venir
31:47abandonnez
31:48votre bien mauvaise idée
31:50d'augmenter
31:50les tickets modérateurs
31:53Merci beaucoup
31:53Monsieur le député
31:54la parole est à
31:55Madame Stéphanie Riste
31:56ministre de la Santé
31:58Merci Madame la Présidente
32:00Monsieur le député
32:02Mounet
32:02Mounet
32:03pardon
32:03je souhaite d'abord
32:04rappeler que notre modèle
32:06social
32:07repose aujourd'hui
32:08sur un financement
32:09partagé
32:09des dépenses de santé
32:10entre assurance maladie
32:12complémentaire de santé
32:13et assuré
32:14il faut
32:15il faut redire ici
32:16que ce modèle
32:17permet
32:17un accès aux soins
32:19de qualité
32:19pour tous nos concitoyens
32:21avec un reste à charge
32:22qui est le
32:23parmi les plus faibles
32:24des pays développés
32:25je rappelle qu'il est
32:26à 8%
32:27ce modèle
32:28protège nos concitoyens
32:30les plus fragiles
32:31en exonérant
32:32le ticket modérateur
32:33par exemple
32:34les personnes
32:35en infection
32:35de longue durée
32:36notamment
32:37vous avez parlé
32:38du forfait
32:38pour les urgents
32:40je rappelle que
32:40c'est un débat
32:41que nous avons eu
32:41dans le PLFSS
32:43qui avait été voté
32:44et c'est un suivi
32:45de ce PLFSS
32:46cependant
32:47notre modèle
32:48est aussi soumis
32:49à des dynamiques
32:50qui font peser
32:51sur l'assurance maladie
32:52une charge
32:52de plus en plus
32:53importante
32:54la contribution
32:55des organismes
32:56complémentaires
32:57au financement
32:57des soins
32:58a diminué
32:59depuis 15 ans
33:01puisque l'assurance maladie
33:03finance une part croissante
33:04des dépenses de santé
33:05en lien avec le vieillissement
33:07de la population
33:07et donc de l'augmentation
33:09des pathologies chroniques
33:11en ALD
33:12notamment
33:12aujourd'hui
33:1380% des dépenses
33:15de santé
33:16sont prises en charge
33:17par l'assurance maladie
33:18dans ce contexte
33:19les enjeux de financement
33:21de notre modèle
33:21imposent d'interroger
33:22cette répartition
33:23de l'effort
33:24de financement
33:25c'est la mission
33:26que j'ai pu confier
33:27à 4 personnalités
33:29qualifiées
33:29sur le sujet
33:30qui devraient rendre
33:31ces conclusions
33:33en début d'année
33:35je tiens clairement
33:36à dire
33:37contrairement
33:38à ce que vous dites
33:39qu'il n'y a pas
33:39de décision
33:40prise à ce stade
33:42cela ne doit pas
33:43nous empêcher
33:43de travailler
33:45et de réfléchir
33:46aux moyens
33:46permettant
33:47de garantir
33:48la qualité
33:48et la pérennité
33:50de notre modèle
33:50social
33:51et en fait
33:52donc de sa soutenabilité
33:53merci beaucoup
33:55madame la ministre
33:56monsieur le député
33:57merci
33:58madame la ministre
34:00si vous voulez défendre
34:02et respecter
34:02les principes
34:03de la sécu
34:03il ne devrait pas
34:04y avoir
34:04de reste à charge
34:06la sécurité sociale
34:07s'ouvre
34:08d'une crise
34:08de recettes
34:10je vous remercie
34:11monsieur le député
34:12la parole
34:13est à présent
34:14monsieur Olivier Fessa
34:15pour le groupe UDR
34:18merci
34:19madame la présidente
34:20ma question
34:21s'adresse
34:22à monsieur le ministre
34:23de l'Europe
34:23et des affaires étrangères
34:24monsieur le ministre
34:26le 17 juin dernier
34:27le parlement européen
34:29a approuvé
34:29un règlement
34:30dit retour
34:31qui permettra
34:32pour la première fois
34:33aux pays membres
34:34de l'union européenne
34:35d'externaliser
34:36le traitement
34:37des demandes
34:37d'asile
34:38c'est un nouvel outil
34:40extrêmement utile
34:41et attendu
34:41pour faire face
34:43à des flux migratoires
34:44en constante augmentation
34:45vers les pays
34:45de l'union européenne
34:46depuis les années 2000
34:48et dont nous savons
34:49qu'ils continueront
34:50d'augmenter fortement
34:52en 2025
34:53le taux de retour
34:53effectif
34:54dans leur pays d'origine
34:55des personnes expulsées
34:56de l'union européenne
34:57était de 27%
34:59personne ne peut donc dire
35:00qu'il n'y a pas de problème
35:01et que la gestion actuelle
35:02est efficace
35:04pourtant dans un nouvel exercice
35:05de grand justicier
35:07le président de la république
35:08pourtant habituellement
35:09s'y prompte
35:10à défendre
35:11la politique de l'Europe
35:12et dont le mandat
35:13se termine heureusement
35:14dans moins d'un an
35:14a cru bon de dire
35:16que la France
35:16n'aurait pas recours
35:17à cet outil
35:19nous sommes ainsi
35:20le seul pays
35:20avec l'Espagne
35:21de Pedro Sanchez
35:22qui régularise
35:23à tour de bras
35:24des centaines de milliers
35:25de clandestins
35:26à ne pas vouloir utiliser
35:28les moyens prévus
35:29par ce règlement
35:31Monsieur le ministre
35:31ma question est donc
35:32la suivante
35:33après s'être distingué
35:35comme le plus mauvais élève
35:36de l'Europe
35:36en matière de gestion
35:37de ses finances publiques
35:39faisant peser
35:40un risque systémique
35:41sur la zone euro
35:42la France
35:43compte-t-elle aussi
35:44emporter le titre
35:44de champion d'Europe
35:45de l'inefficacité
35:46dans la lutte
35:47contre l'immigration
35:48clandestine
35:48je vous remercie
35:51merci beaucoup
35:52monsieur le député
35:53la parole est à monsieur
35:54Laurent Nunez
35:55ministre de l'Intérieur
35:57merci beaucoup
35:58madame la présidente
35:59mesdames et messieurs
36:00les députés
36:00monsieur le député
36:01Olivier Fessa
36:02je vous confirme
36:03d'abord que
36:04la France est très favorable
36:05à la mise en oeuvre
36:06du règlement retour
36:07dans certaines de ses dispositions
36:08qu'elle a poussé
36:09notamment la suppression
36:10du délai de retour
36:12volontaire
36:12comme principe
36:13comme étant un principe
36:14la possibilité
36:15d'aller regarder
36:17ce qui se passe
36:17dans les téléphones portables
36:18de manière à mieux pouvoir
36:20lutter contre l'immigration
36:20illégale
36:21à mieux pouvoir
36:21reconduire les personnes
36:22donc nous sommes évidemment
36:23très favorables
36:24à l'ensemble
36:25de ces dispositions
36:26qui vont s'articuler
36:26avec celle du pacte
36:27asile-migration
36:29en revanche
36:30je vous confirme
36:31qu'effectivement
36:31la France
36:32ne mettra pas en oeuvre
36:34de centre de retour
36:35je crois que je l'ai déjà dit
36:36au Sénat
36:36à l'occasion
36:37de réponse
36:38à des questions
36:38d'actualité
36:39et en revanche
36:41d'autres états membres
36:42pourra le faire
36:42avec des pays tiers
36:44sans passer d'ailleurs
36:45par le truchement
36:45des institutions européennes
36:46ou par le truchement
36:48de financement européen
36:49pour autant
36:50ça ne veut pas dire
36:50que nous sommes inefficaces
36:52monsieur le député
36:53vous avez cité
36:53un chiffre de reconduite
36:54global pour l'ensemble
36:56de l'Union Européenne
36:56et vous savez que la France
36:57est très directement
36:58avec l'Allemagne
36:59dans le peloton de tête
36:59des reconduites
37:00que le nombre
37:02d'entrées irrégulières
37:03dans l'Union Européenne
37:04est encore en train
37:05de baisser cette année
37:06comme il a baissé
37:06l'année dernière
37:07et donc cela ne nous empêche pas
37:08de continuer à travailler
37:09de manière bilatérale
37:11nous poursuivons
37:12les signatures
37:12d'accords de réadmission
37:13ça a encore été le cas
37:15récemment avec le Rouen-Dois
37:16il y a des négociations
37:17en cours avec l'Egypte
37:18j'ai rencontré mon homologue
37:19italien pour mieux travailler
37:20en Libye
37:21pour favoriser le retour
37:22volontaire
37:23voilà nous avons plein d'actions
37:24que nous menons
37:25pour limiter
37:26les entrées irrégulières
37:27dans l'Union Européenne
37:28et ce n'est pas parce que
37:30la France ne prend pas la voie
37:31des centres de retour
37:33que nous ne serions pas
37:35efficaces sur ces sujets
37:36merci beaucoup
37:37monsieur le ministre
37:38monsieur le député
37:39oui merci madame la présidente
37:41c'est quand même dommage
37:42de ne pas utiliser
37:43toutes les prérogatives
37:44pour une fois que le Parlement
37:46européen nous ouvre
37:46une petite porte
37:47supplémentaire
37:48pour lutter contre
37:49l'immigration clandestine
37:50c'est dommage
37:51de se priver
37:52des centres de retour
37:53mais je vous remercie
37:54pour votre réponse
37:54merci beaucoup
37:56monsieur le député
37:57la parole est à présent
37:59à monsieur Christian Girard
38:00pour le Rassemblement National
38:02merci madame la présidente
38:04chers collègues
38:05ma question s'adresse
38:06au ministère de l'économie
38:08monsieur le ministre
38:09pendant que la France
38:11s'enterre dans un enfer
38:12fiscal et normatif
38:13qui la conduira à sa perte
38:15les chefs de nos petites
38:16et moyennes entreprises
38:17eux craquent
38:18dans un silence assourdissant
38:20les chiffres sont accablants
38:21selon une étude récente
38:23de la fondation MMA
38:24et de BPI France
38:2682% des dirigeants
38:28de TPE, PME
38:30souffrent aujourd'hui
38:31de troubles physiques
38:32ou psychologiques
38:33un dirigeant sur trois
38:35renonce à consulter
38:36un médecin faute de temps
38:38parce qu'il doit maintenir
38:39son entreprise à flot
38:40plus inquiétant encore
38:42près d'un quart présent
38:43à une consommation
38:44à risque d'alcool
38:45de tabac
38:46ou d'anxiolithique
38:47derrière ces statistiques
38:49il y a des femmes
38:50et des hommes
38:51qui portent notre économie
38:52à bout de bras
38:53qui créent des emplois
38:54qui font vivre
38:55nos centres-villes
38:56nos villages
38:57et nos territoires
38:58pourtant
38:59ils sont abandonnés
39:01par un état
39:02qui les accabe
39:03de charges
39:03de normes
39:04de paperasse
39:05et d'incertitudes
39:06dernière retrouvaille
39:07en date
39:08la facturation électronique
39:09par exemple
39:10à force de considérer
39:12les entrepreneurs
39:12comme de simples
39:13contributeurs fiscaux
39:14votre politique
39:16les épuise
39:16moralement
39:17autant qu'économiquement
39:18cette détresse
39:20n'est pas seulement
39:21un drame humain
39:22c'est aussi
39:23une menace directe
39:24pour notre tissu
39:25économique
39:26et pour l'emploi
39:27des français
39:27monsieur le ministre
39:29quand le gouvernement
39:31cessera-t-il
39:32de fragiliser
39:33ceux qui créent
39:34les richesses
39:34de notre pays
39:35quelles mesures
39:36concrètes
39:37comptez-vous
39:37prendre
39:38pour prévenir
39:39cette véritable crise
39:40de santé
39:40mentale
39:41qui frappe
39:42les dirigeants
39:43de TPE-PME
39:43avant que de nouvelles
39:45entreprises
39:45ne disparaissent
39:46et que de nouveaux
39:47entrepreneurs
39:48ne sombrent
39:51merci beaucoup
39:52monsieur le député
39:53la parole est à monsieur
39:54Sébastien Martin
39:55ministre en charge
39:55de l'industrie
39:58merci madame la présidente
39:59mesdames et messieurs
40:00les députés
40:01monsieur le député
40:02Christian Girard
40:03je vous remercie
40:04de rappeler que derrière
40:05chaque entreprise
40:06il y a un chef d'entreprise
40:07il y a des femmes
40:08et des hommes
40:08qui tous les jours
40:10se lèvent
40:11font vivre
40:12des salariés
40:13signent des fiches
40:14de paye
40:15et pour cela
40:16méritent notre reconnaissance
40:18et à chaque fois
40:19qu'une entreprise
40:20se ferme
40:20bien sûr
40:21c'est un problème
40:22économique
40:22mais c'est avant tout
40:23un drame humain
40:25et vous l'avez souligné
40:26dans votre question
40:29vous avez parlé
40:30de la facturation électronique
40:31j'en dis un mot
40:32extrêmement rapide
40:33parce que la facturation
40:34électronique
40:35considérons qu'elle
40:36s'est mise en place
40:37dans d'autres pays
40:38qu'elle se mettra en place
40:39à partir du 1er septembre
40:40que des dispositifs
40:41pour accompagner
40:42nos TPE
40:43et nos PME
40:43pour sa mise en place
40:45sont proposés aujourd'hui
40:46et que
40:47comme d'autres réformes
40:48après leur mise en place
40:50nous verrons
40:51bien évidemment
40:51ces bienfaits
40:52mais vous avez indiqué
40:53qu'il était nécessaire
40:55d'accompagner
40:56les chefs d'entreprise
40:57face à ses difficultés
40:58je voudrais vous rappeler
40:59qu'il existe
41:00dans pratiquement
41:01chacune de nos juridictions
41:03le dispositif
41:04APESA
41:05d'aide psychologique
41:06pour les entrepreneurs
41:07en souffrance aiguë
41:08qui permet de leur apporter
41:09un soutien psychologique
41:11des détections
41:12d'une difficulté
41:12dans les 24 heures
41:15après ces détections
41:17des cellules de prévention
41:18de tribunaux
41:19des affaires économiques
41:20existent également
41:22des centres d'information
41:23sur la prévention
41:24des difficultés
41:24des entreprises
41:25des cellules d'écoute
41:26de certains réseaux consulaires
41:29comme les CCI
41:30ou comme les organisations
41:31professionnelles
41:32sont bien évidemment
41:33proposées
41:34je ne dis pas
41:35que tout cela
41:37est sans doute suffisant
41:38face à la défresse
41:39de celui ou celle
41:40qui est forcé
41:41de mettre
41:42la clé sous la porte
41:43face aux difficultés
41:44qu'ils rencontrent
41:45bien évidemment
41:46mais ces dispositifs
41:47existent
41:48et le mieux
41:48est aussi
41:49de pouvoir
41:50assimiler
41:51et de voir
41:52les situations
41:52le plus en amont
41:53possible
41:54à travers notre réseau
41:55des CRP
41:56qui distingue
41:58les signaux faibles
41:59et qui peuvent
41:59accompagner
42:00les chefs d'entreprise
42:01il ne faut pas attendre
42:02d'arriver en difficulté
42:03pour faire appel
42:03aux services
42:04qui peuvent aider
42:05les chefs d'entreprise
42:06merci beaucoup
42:07monsieur le ministre
42:07monsieur le député
42:09il semble que vous
42:10soyez les seuls
42:10à être aveugles
42:11sur l'état économique
42:12du pays
42:13retrouvons la vue
42:14dès 2027
42:15avec Marine Le Pen
42:16et Jordan Bardella
42:18merci beaucoup
42:19monsieur le député
42:20la parole est à monsieur
42:21Bertrand Sors
42:22pour le groupe
42:23Ensemble pour la République
42:26merci madame la présidente
42:27ma question s'adresse
42:28à madame la ministre
42:28de la Culture
42:30joyeux de notre patrimoine
42:31national
42:31le Mont-Saint-Michel
42:32est l'un des sites
42:33les plus emblématiques
42:34de notre pays
42:34situé dans ma circonscription
42:36du département de la Manche
42:37il est une source de fierté
42:39pour tous les normands
42:40son abbaye mondialement connue
42:41accueille chaque année
42:42des millions de visiteurs
42:43et contribue au rayonnement
42:45culturel
42:45touristique
42:46et économique
42:47de la France
42:47afin d'assurer la préservation
42:49et le développement
42:50de ce site exceptionnel
42:51l'état a créé en 2019
42:53l'établissement public
42:54du Mont-Saint-Michel
42:55dans le prolongement
42:56des grands travaux
42:57de rétablissement
42:58de son caractère maritime
42:59achevé en 2015
43:00l'ambition était claire
43:02doter le Mont-Saint-Michel
43:03d'une gouvernance efficace
43:04capable de concilier
43:06protection patrimoniale
43:07attractivité touristique
43:09et développement
43:09du territoire
43:10pourtant le rapport
43:11de la Cour des comptes
43:12publié le 18 juillet 2025
43:14a mis en lumière
43:15des difficultés persistantes
43:16dans la gestion
43:17partagée du site
43:18il pointait notamment
43:19des déséquilibres structurels
43:21en particulier financiers
43:23entre le centre
43:24des monuments nationaux
43:25et l'établissement
43:26public national
43:26cette situation
43:28était préoccupante
43:29alors que des investissements
43:30majeurs
43:30devaient être engagés
43:31et devront être engagés
43:33dans les prochaines années
43:33l'évolution de la gestion
43:35du Mont-Saint-Michel
43:36annoncée il y a quelques jours
43:37par le Premier ministre
43:38Sébastien Lecornu
43:39est donc particulièrement attendue
43:41elle permettra de clarifier
43:43la gouvernance du site
43:44grâce à une gestion unifiée
43:46et plus efficiente
43:47en consolidant l'action
43:49de l'EPIC
43:49et en lui donnant
43:50les moyens
43:50notamment financiers
43:51d'assumer pleinement
43:52ses missions
43:53cette réforme
43:54devra également
43:55préserver le rôle
43:55essentiel du CMN
43:57qui accomplit
43:57un travail remarquable
43:58au service
43:59de la conservation
44:00et de la valorisation
44:01de notre patrimoine
44:02elle devra aussi
44:03s'accompagner
44:04d'une attention particulière
44:05portée aux salariés
44:06concernés
44:07aussi
44:08Madame la Ministre
44:09pouvez-vous nous préciser
44:10le calendrier
44:11et les modalités
44:12de cette gouvernance unifiée
44:13quelles garanties
44:14pouvez-vous apporter
44:15au centre
44:16des monuments nationaux
44:17et à ses agents
44:18et surtout
44:19quelle ambition
44:20le gouvernement
44:20porte-t-il
44:21pour l'avenir
44:22du Mont-Saint-Michel
44:22afin qu'il demeure
44:24l'un des plus grands
44:24symboles
44:25du patrimoine français
44:26je vous remercie
44:27Merci beaucoup
44:28Monsieur le député
44:29la parole est à
44:30Madame Catherine Pégard
44:31Ministre de la Culture
44:33Madame la Présidente
44:34Mesdames et Messieurs
44:35les députés
44:36Monsieur le député Sors
44:37dans la suite
44:39du rapport
44:39de la Cour des Comptes
44:40nous devons en effet
44:41désormais
44:42mettre en oeuvre
44:43le nouveau mode
44:43de gestion
44:44du Mont-Saint-Michel
44:45qui reposera
44:46sur trois piliers
44:47l'unicité de gestion
44:49par le seul
44:49établissement public
44:50du Mont-Saint-Michel
44:51qui sera chargé
44:52de mettre en oeuvre
44:54le contrat d'objectif
44:55pluriannuel
44:55avec l'Etat
44:56tout en valorisant
44:58l'expertise
44:58du Centre
44:59des Monuments Nationaux
45:00en matière
45:01de maîtrise
45:02d'ouvrage
45:02et de restauration
45:03patrimoniale
45:04l'objectif
45:06est d'aller vers
45:06un autofinancement
45:07du site
45:08tout en garantissant
45:09au CMN
45:10une contribution
45:11égale aux recettes
45:12nettes
45:12qu'il perçoit
45:13aujourd'hui
45:14cette préservation
45:15de la péréquation
45:16nationale
45:17permet
45:17je le rappelle
45:18au CMN
45:19de faire vivre
45:20une centaine
45:21de monuments
45:21nationaux
45:22elle est fondamentale
45:23car ces sites
45:24tissent le maillage
45:25culturel
45:26de notre territoire
45:27les collectivités locales
45:29qui souhaitaient
45:30à juste titre
45:31pleinement participer
45:32aux décisions
45:32devront s'engager
45:34pleinement
45:35aux côtés de l'Etat
45:36notamment
45:36dans son financement
45:38toutes bénéficient
45:39de l'attractivité
45:41exceptionnelle
45:41je le rappelle
45:42du Mont-Saint-Michel
45:43pour ce qui concerne
45:44les salariés
45:45cette évolution
45:46institutionnelle
45:47s'accompagnera
45:48de fortes garanties
45:49pour les agents
45:49il n'y aura pas
45:51de suppression
45:51de postes
45:52ni de mobilité
45:53géographique imposée
45:54les missions
45:55seront maintenues
45:56tout comme
45:57les rémunérations
45:58Monsieur le député
45:59le Mont-Saint-Michel
46:00reste
46:01et restera
46:02évidemment
46:02une propriété
46:04de l'Etat
46:04c'est une nouvelle période
46:06de sa longue histoire
46:07qui va s'ouvrir
46:08dans l'année
46:08depuis 1874
46:10où l'abbaye
46:11a été classée
46:11monument historique
46:12l'Etat
46:13n'a jamais cessé
46:14de valoriser
46:15ce site
46:15avec une gouvernance
46:17plus lisible
46:17plus cohérente
46:18le Mont-Saint-Michel
46:20s'imposera demain
46:20mieux encore je crois
46:22comme l'un des plus
46:23précisieux emblèmes
46:24de notre territoire
46:25je vous remercie
46:26merci beaucoup
46:26merci beaucoup
46:27madame la ministre
46:28la parole est à présent
46:29monsieur Damien Maudet
46:31pour le groupe
46:32La France Insoumise
46:36merci madame la présidente
46:38ma question s'adresse
46:39à madame la ministre
46:40de la santé
46:41pour la première fois
46:42on a des morts
46:43dans des chambres d'hôpital
46:44à cause des températures
46:45extrêmes
46:46voilà ce que nous dit
46:47le vice-président
46:47de Samu Urgence de France
46:49à Rennes
46:50trois soignantes
46:51ont dû être perfusées
46:52car victimes d'hyperthermie
46:53à Limoges
46:54en EHPAD
46:54des centenaires souffrent
46:55dans des chambres
46:56à plus de 30 degrés
46:57à Paris
46:5740 degrés en pédiatrie
46:59des bébés convuls
47:00en France
47:01la canicule
47:02a déjà tué
47:031000 personnes
47:03en seulement 4 jours
47:05aux 4 coins du pays
47:06dans nos hôpitaux
47:07patients comme soignants
47:08étouffent
47:08et sont mis en danger
47:09ce bilan
47:10c'est le vôtre
47:11cette situation
47:12vous en êtes responsable
47:14car 20 ans
47:15après la canicule
47:16de 2003
47:17rien n'a changé
47:18les bâtiments ne sont pas adaptés
47:1960% des établissements
47:21de santé sont vétustes
47:22des milliers de chambres
47:23se transforment en étuves
47:24car 6 ans après le Covid
47:26rien n'a changé
47:27les soignants
47:28ne sont toujours pas respectés
47:29nous sommes passés
47:30de soignants héroïques
47:31sans masque
47:31qui se couvraient
47:32de sacs poubelles
47:33faute de blouse
47:33à des soignants
47:34dans des services
47:35sans climatiseur
47:36obligés d'installer
47:37des couvertures
47:37de survie aux fenêtres
47:38faute d'isolation
47:41patience et soignants
47:42sont mis en danger
47:43par les pics de chaleur
47:44mais surtout
47:45par votre politique de malheur
47:46en quelques années
47:47vous avez asphyxié financièrement
47:49l'hôpital public
47:50en quelques années
47:51nous sommes passés
47:51du meilleur système
47:52au monde
47:53à des services d'urgence
47:54qui ferment
47:55des couloirs saturés
47:56de brancards
47:56des malades
47:57qui décèdent
47:57faute de prise en charge
47:59alors quand la canicule frappe
48:00sur des hôpitaux
48:02passoires thermiques
48:03avec des milliers
48:04de lits fermés
48:04et des soignants débordés
48:06les français
48:06payent vos choix politiques
48:08au prix de leur vie
48:09madame la ministre
48:10ce bilan
48:11c'est le vôtre
48:12cette situation
48:13vous en êtes responsable
48:15dites nous combien de personnes
48:16sont décédées
48:17du fait de la canicule
48:18et la semaine prochaine
48:19cela va se répéter
48:21et combien faudra-t-il de crise
48:22combien faudra-t-il de drame
48:23pour que vous arrêtiez
48:24de sacrifier notre santé
48:25et l'hôpital
48:26et madame la ministre
48:27si vous êtes incapable
48:28d'agir pour les patients
48:29et les soignants
48:29et bien nous le ferons
48:30dès 2027
48:32merci monsieur le député
48:33la parole est à madame
48:34Stéphanie Ries
48:35ministre de la santé
48:39madame la présidente
48:40monsieur le député
48:42on est habitué avec vous
48:44vous utilisez l'hôpital
48:46et les soignants
48:47à des fins politiques
48:48je le regrette
48:49je le regrette
48:52parce que
48:54ces derniers mois
48:55ces dernières semaines
48:57les soignants
48:58se sont mobilisés
48:59se sont mobilisés
49:01au travers de plans blancs
49:02avec des renforts
49:04de personnel
49:05en adaptant leur planning
49:06en renforçant les urgences
49:09en déploiement
49:10des mesures
49:10de rafraîchissement
49:11pour que
49:12faire
49:14pour qu'ils puissent
49:15continuer
49:15à faire ce qu'ils font
49:17c'est à dire
49:17s'occuper des malades
49:19l'état
49:21le gouvernement
49:22était en responsabilité
49:25nous avons anticipé
49:27dès le mois de mai
49:29les premières chaleurs
49:30avec un niveau
49:31du plan
49:32Orsan 1
49:33qui a été
49:34déclenché
49:35jusqu'au niveau 3
49:36qui ont permis
49:38en fait aussi
49:38aux professionnels
49:39du privé
49:40du public
49:41de travailler ensemble
49:42de fluidifier
49:43les lits d'aval
49:44donc de l'anticipation
49:46vous pouvez dire
49:46blablabla
49:48mais en tout cas
49:48moi je vous ai écouté
49:51ensuite
49:51le gouvernement
49:52était encore
49:53au rendez-vous
49:54au moment
49:54en interministériel
49:57parce que
49:57vous l'avez dit
49:58il y a malheureusement
49:59des décès
50:00avec ces chaleurs
50:01extrêmes
50:02ces décès
50:03sont en majorité
50:04à domicile
50:05et donc
50:07le gouvernement
50:09était là
50:09en rendez-vous
50:10pour mobiliser
50:11on a pu échanger
50:12avec les maires
50:14avec les associations
50:15pour essayer
50:15de mettre le point
50:17sur ces décès
50:19qui est d'ailleurs
50:20aussi une responsabilité
50:22collective
50:22de notre société
50:24je le crois
50:25ensuite
50:26nous avons été
50:27au rendez-vous
50:28avec des financements
50:29puisque
50:29une enveloppe d'urgence
50:32une enveloppe d'urgence
50:33une enveloppe d'urgence
50:35a pu être débloquée
50:36qui permettra
50:39qui permettra
50:40d'amener des climatiseurs
50:42pour que les soignants
50:43si des nouvelles vagues
50:44de chaleur
50:44devaient arriver
50:45soient protégées
50:46et je le redis
50:47vous utilisez
50:48les soignants
50:49nous faisons
50:49avec eux
50:51je rappelle
50:5140 milliards de plus
50:52par an
50:53pour l'hôpital public
50:5411 milliards
50:55pour la revalorisation
50:56des soignants
50:57où est votre responsabilité
50:59monsieur Modère
51:00merci madame la ministre
51:01monsieur le député
51:02madame la ministre
51:04en effet
51:04les soignants sont mobilisés
51:05rappelés sur leurs jours
51:06de repos
51:06dans une situation
51:07déjà tendue
51:08en revanche
51:08le gouvernement
51:09lui est toujours absent
51:10et cherchera toujours
51:11à faire des économies
51:12sur l'hôpital
51:12mais cela va cesser
51:13nous soutiendrons enfin
51:15merci beaucoup
51:16la séance de questions
51:17au gouvernement
51:18est terminée
51:18la séance est suspendue
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