00:00François Clémenceau sur l'autre front de la guerre.
00:03L'accord cadre qui a été signé vendredi pour, je cite, une paix durable,
00:06est déjà menacé.
00:08Le chef du Parlement allié au Hezbollah affirme que l'accord avec Israël ne sera pas adopté.
00:13C'est très grave parce que vous savez qu'au Liban,
00:18les accords de Taïf prévoient que le président est chrétien,
00:21le chef du gouvernement sunnite et le chef du Parlement chiite.
00:24Et c'est ce président du Parlement, Nami Berry, 88 ans, en poste depuis 34 ans,
00:32qui a vu passer 5 présidents et qui est allié du Hezbollah au sens politique du terme
00:38et qui dit, puisque le Hezbollah n'a pas été signataire ou en tout cas consulté
00:43dans les négociations entre le Liban et Israël,
00:47cet accord est nul et non avenu comme le dit le Hezbollah.
00:50C'est un accord qui ne sera pas mis en œuvre, dit le chef du Parlement.
00:55Il dit qu'il y a dans cet accord des germes de guerre civile
00:59parce qu'une partie du pays est exclue, puisqu'il n'a pas été consulté ni signataire.
01:04Et donc, il met en garde le Liban devant le risque d'une sédition.
01:11Et donc, évidemment que ça fait partie du langage de la menace,
01:14ça fait longtemps que Nami Berry essaye de jouer un rôle comme il peut dans ce conflit.
01:19Mais on voit bien à quel point il est coincé entre la puissance tutélaire,
01:24l'Iran qui veut garder la main sur le Liban, en tout cas le contrôle,
01:29via le Hezbollah et via la population chiite que représente aussi M. Nami Berry.
01:34Et donc, il est coincé également par le fait qu'il appartient aux institutions libanaises.
01:38Les institutions fonctionnent, elles ont repris un peu de vigueur
01:42avec un nouveau président, avec un nouveau chef de gouvernement, avec des réformes.
01:47C'est tout cela qui menace de s'effondrer,
01:50si effectivement ce bras de fer avec l'Iran perdure.
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