00:01Magide, rassure-moi, t'es pas schizophrène ?
00:02Non, du tout. Pourquoi je l'ai appelé schizophrénie ?
00:04Je parle de schizophrénie identitaire.
00:05En France, on n'est pas français. Au Maroc, on n'est pas forcément marocain.
00:08Je parle de toutes ces problématiques.
00:11Et toi, tu te sens plus marocain, français ?
00:14T'es entre les deux ?
00:14Non, j'ai les deux chaises. On te demande toujours de choisir.
00:17Pourquoi ce sujet touche autant de gens ?
00:19Écoute, on verra au débat.
00:21Je sais pas, quand t'as parlé des régions antiques, c'est un rigoler.
00:24Ça n'a pas beaucoup changé, les régions antiques.
00:27Ça n'a pas changé.
00:29Mais je trouve qu'il y a du mieux, surtout quand
00:32on te pose des questions. Est-ce que tu bois ? Est-ce que tu manges ?
00:34Je demande, etc.
00:35Moi, sur ça, je trouve qu'il y a du changement.
00:37Pourquoi c'était important pour toi de faire participer le public ?
00:39Parce qu'en fait, c'est vraiment le théâtre
00:43spectacle vivant. C'est recréer du lien.
00:44Parce qu'aujourd'hui, on est à l'heure
00:46du swipe up. Regardez ce qui nous intéresse
00:48sur TikTok ou Instagram.
00:50Il y a plus cet échange humain.
00:51On essaie de recréer du lien avec les gens.
00:54Du coup, c'est un peu
00:55une thérapie collective, ton spectacle ?
00:57Moi, c'est une thérapie déjà personnelle.
00:59Est-ce qu'au final, on est obligé de choisir
01:01une identité ?
01:02Non, pas qu'une.
01:03Si on en a plusieurs, c'est ça le...
01:04C'est ce que je dis, en fait.
01:05On n'est pas obligé d'avoir le cul entre deux chaises.
01:07On peut être un soir sur plusieurs chaises.
01:09Donc, il est pour qui exactement, ce spectacle ?
01:11Pour nous tous, ce que je disais, surtout pour nos parents,
01:13pour nos mamans silencieuses,
01:15parce qu'elles ne parlent jamais.
01:16Nos pères épuisés, je dis nos frères tombés,
01:19parce que personne n'en parle.
01:20Et nos sœurs oubliés, parce que personne ne parle
01:21de nos sœurs non plus.
01:22Ce spectacle est pour nous tous,
01:24ceux qui ne se sentent jamais à leur place.
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