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Un an après le début de son examen, les députés continuent l'examen d'une proposition de loi pour lutter contre les mariages simulés ou arrangés, à l'occasion de la niche parlementaire du groupe UDR. Le 26 juin 2025, les députés avaient déjà longuement planché sur ce texte à l'occasion de la journée d'initiative parlementaire du groupe mais faute de temps, son examen n'était pas arrivé à son terme. Ce 25 juin, l'examen se poursuit. Le texte, adopté par les sénateurs en février 2025, prévoit notamment de permettre à l'officier d'état civil de requérir tout élément lui permettant d'apprécier la situation des futurs époux étrangers concernant leur situation de séjour sur le territoire. Suivez les temps forts de l'examen du texte.
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00:00:08Bonjour et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Jeudi 25 juin, les députés examinent une proposition de loi pour lutter contre les mariages forcés ou arrangés.
00:00:16Le texte est à l'ordre du jour de la niche parlementaire du groupe UDR, Union des droites pour la
00:00:21République.
00:00:22C'était déjà le cas il y a un an, le 26 juin 2025.
00:00:25Faute de temps, les députés n'étaient pas arrivés au bout de l'examen.
00:00:28Ils reprennent donc là où ils s'étaient arrêtés. Regardez.
00:00:33Merci. La séance est ouverte. Bonjour à tous.
00:00:37L'ordre du jour appelle la suite de la discussion de la proposition de loi adoptée par le Sénat
00:00:43visant à renforcer la prérogative des officiers de l'état civil et du ministère public
00:00:47pour lutter contre les mariages assimulés ou arrangés.
00:00:51Le jeudi 26 juin 2025, l'Assemblée a poursuivi l'examen des articles s'arrêtant à l'amendement 40
00:00:57portant article additionnel après l'article 1er.
00:01:00Cet amendement ainsi que le 1er sous-amendement portant le numéro 134 ont été présentés.
00:01:05Nous en venons donc au sous-amendement numéro 251 qui lui est identique.
00:01:12Et cet amendement 251, j'ai vu son auteur, M. Christophe, à qui je donne la parole.
00:01:20Merci beaucoup, M. le Président.
00:01:22Nous allons donc reprendre aujourd'hui l'étude de cette proposition de loi que nous avions interrompue l'an dernier
00:01:32et presque à la même date, d'ailleurs, à la suite du départ de l'hémicycle du groupe et du
00:01:38rapporteur
00:01:39qui en sont à l'origine.
00:01:42Peut-être faut-il revenir sur les tenants et aboutissants du texte en ce début de matinée.
00:01:50C'est un texte qui vise tout simplement à interdire à des personnes qui s'aiment,
00:01:58qui sont consentantes à s'aimer, à ne pas avoir accès à une liberté fondamentale,
00:02:05à un droit fondamental reconnu, et on y reviendra, par notre ordre juridique,
00:02:11notre bloc de constitutionnalité, et donc de ne pas pouvoir se marier.
00:02:22Ce texte, c'est un texte qui propose une vision rance de notre République,
00:02:31qui propose un retour en arrière de toutes les valeurs, de tous les principes qui fondent notre République.
00:02:44Et nous allons vous le rappeler toute la matinée et peut-être même toute la journée.
00:02:48Il est contraire à nos conventions internationales.
00:02:51Il est contraire à nos principes fondamentaux, à nos principes constitutionnels.
00:02:58Je crois qu'il n'en reste pas grand-chose, d'ailleurs, parce qu'il me semble que nous avons
00:03:02supprimé le premier article.
00:03:05Et vous avez persisté à vouloir nous faire étudier deux articles supplémentaires qui étendent les pouvoirs des maires,
00:03:12qui les forcent à prendre une responsabilité dont ils ne veulent pas,
00:03:17contrairement à ce que vous essayez de nous faire croire,
00:03:18en nous expliquant que ce serait la demande de 36 000 maires de France de pouvoir s'opposer...
00:03:25Merci, M. le député.
00:03:27Merci, M. le président. J'y reviendrai.
00:03:29Merci.
00:03:30Le sous-amendement suivant, c'est le sous-amendement 260.
00:03:35M. Eskenazi n'est pas là, il n'est pas défendu.
00:03:38Le 315. Mme Katala.
00:03:43Merci, M. le président.
00:03:46Après la niche RN, la niche LR, aujourd'hui, nous avons la niche UDR.
00:03:52C'est donc la troisième niche RN de l'année.
00:03:54Et je trouve que ça fait beaucoup.
00:03:57Et on voit d'ailleurs quelles sont vos priorités pour les Français,
00:04:01alors que 50 millions de nos compatriotes subissent la canicule aujourd'hui,
00:04:05alors que les Français souffrent du manque de pouvoir d'achat,
00:04:10alors que les 1 800 écoles sont encore fermées à cause de la canicule.
00:04:14Voilà vos priorités.
00:04:16Chers collègues, stop, chers collègues, on commence gentiment.
00:04:19Lutter contre les mariages simulés ou arrangés,
00:04:22alors que le contenu de la proposition de loi est, au fond,
00:04:25la volonté d'interdire le mariage avec les personnes en situation irrégulière.
00:04:32Et là où c'est complètement stupide et inconstitutionnel,
00:04:37c'est que le Conseil constitutionnel a déjà statué en 2003
00:04:41que la liberté du mariage faisait partie de la liberté personnelle
00:04:46et que le fait d'être en situation irrégulière
00:04:49n'empêchait pas à une personne de se marier
00:04:53avec une personne de nationalité française.
00:04:54Et vous faites ça, pourquoi ?
00:04:56Pour que votre ami M. Ménard et vos copains
00:05:01qui refusent de marier des personnes de nationalité française
00:05:04avec des étrangers,
00:05:06évitent, puissent ne pas être poursuivis par la justice.
00:05:12Et comme je crois que nous méritons autre chose
00:05:16en tant que parlementaires que passer nos journées
00:05:18à discuter, ou encore pire,
00:05:21voter des dispositions qui sont inconstitutionnelles,
00:05:24nous avons, avec les collègues,
00:05:27déposé plus de 320 amendements et sous-amendements
00:05:30parce que nous ne laisserons jamais ce texte passer.
00:05:33Et comme le 26 juin dernier,
00:05:35vous terminerez votre journée humiliée en quittant cet hémicycle.
00:05:40Alors, chers collègues, je vous invite à commencer la journée dans le calme.
00:05:46L'amendement suivant, c'est donc l'amendement numéro 398.
00:05:53J'invite tous les collègues à rester calmes.
00:05:55Et c'est M. Picmal qui le présente.
00:06:02– Mais vous n'êtes pas co-signataire, M. Picmal, sur le 398.
00:06:07Donc, vous passez votre tour.
00:06:09Et je ne vois pas de co-signataire.
00:06:13Il n'est... M. Coulombe, si, vous avez raison.
00:06:17– Merci, M. le Président.
00:06:19Alors, oui, je partage avec ma collègue Gabriel Catala
00:06:24le désespoir de se dire que, finalement,
00:06:26un parti qui se dit républicain,
00:06:28qu'il l'a mis même dans son nom,
00:06:31simule lui-même la République, vous voyez.
00:06:34Et donc, les mariages simulés ou arrangés,
00:06:37quand un parti comme le vôtre simule la République,
00:06:41simule les valeurs qui sont les nôtres,
00:06:43la liberté, l'égalité, la fraternité,
00:06:46pour aller... Eh oui, simule...
00:06:48Pour aller donner corps au racisme
00:06:51que, là, par contre, vous ne simulez pas dans ce texte
00:06:54et que vous assumez pleinement.
00:06:56Eh bien, je me dis que cette journée
00:06:58commence de façon bien pourrie
00:06:59avec, en plus de la canicule,
00:07:02le mauvais esprit, la haine
00:07:04qui caractérise votre groupe politique
00:07:07et qui se déverse contre nos amis
00:07:12et qui vivent ici dans notre pays
00:07:14et qui ne demandent qu'à pouvoir s'aimer
00:07:16en toute liberté.
00:07:18Eh bien, oui, vous êtes non seulement
00:07:20des ennemis du droit,
00:07:22mais vous êtes aussi,
00:07:24et ça se lit sur vos visages haineux,
00:07:26et qui fait que vous avez choisi
00:07:28ce premier texte pour marquer,
00:07:30en quelque sorte,
00:07:31l'orientation politique qui est la vôtre.
00:07:34On se dit que nous allons passer
00:07:35décidément une bien mauvaise journée
00:07:37et que vous n'avez pas d'autre priorité
00:07:40que, finalement, d'aller nuire aux autres,
00:07:44d'aller pourchasser celles et ceux
00:07:46qui, simplement, veulent s'aimer
00:07:49devant nos institutions,
00:07:51puisque ceci est un droit conquis
00:07:53de haute lutte,
00:07:54y compris pendant la Révolution.
00:07:56Et donc, nous ne laisserons,
00:07:58et bien évidemment, pas ces idées rances
00:08:00pour lesquelles vous avez certainement
00:08:02des accointances avec le parti ami,
00:08:04qui est votre voisin
00:08:06et qui clament dans toutes les communes de France
00:08:10que les Arabes doivent finir à l'abattoir.
00:08:13On comprend que, pour vous aussi,
00:08:15l'amour doit finir à l'abattoir.
00:08:17C'est vraiment très moche.
00:08:19Le 432.
00:08:21Madame Ferrer, peut-être ?
00:08:25Non ?
00:08:26Défendu ?
00:08:28Défendu ?
00:08:29Défendu.
00:08:30Le 436.
00:08:34Alors là, je ne vois pas les auteurs.
00:08:38Il n'est donc pas défendu.
00:08:40Le 492.
00:08:43Madame Nozbé, peut-être ?
00:08:51Merci, monsieur le président.
00:08:52Eh bien, écoutez, c'est un peu dur, en fait,
00:08:54de commencer une journée
00:08:57en parlant de...
00:08:59de débattre sur un texte
00:09:00qui est anti-amour.
00:09:02Voilà, anti-amour.
00:09:04Alors moi, je voudrais vous lire ici.
00:09:06C'est un communiqué de presse
00:09:07de l'Association nationale des villes et territoires accueillants.
00:09:10Puisque vous prétendez que votre texte
00:09:12est plébiscité par beaucoup de gens dans ce pays,
00:09:17eh bien, sachez qu'il y a près de 90 collectivités territoriales
00:09:20qui sont contre votre texte.
00:09:23Alors nous, maires de l'Association nationale des villes et territoires accueillants,
00:09:28habilités à célébrer les mariages,
00:09:29refusons cette mesure xénophobe
00:09:31et contraire à notre état de droit.
00:09:33Parce que cette proposition
00:09:35viole notre Constitution,
00:09:36assurant à l'individu et à la famille
00:09:38les conditions nécessaires à son développement.
00:09:40Parce qu'elle viole le droit au mariage
00:09:42de l'article 12 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme
00:09:44et des libertés de la CEDH.
00:09:46Parce qu'elle atteint les libertés fondamentales
00:09:48des personnes sans titre de séjour
00:09:50et nombreuses le sont
00:09:52à cause de saturation des préfectures,
00:09:56empêchant d'avoir des rendez-vous
00:09:57et des réponses dans les délais
00:09:59ou à cause d'une politique du chiffre des OQTF délétères.
00:10:02Je suis sûre que vous n'êtes pas sans le savoir.
00:10:04Parce qu'elle atteint aussi les libertés fondamentales
00:10:07de tout citoyen né en France,
00:10:09empêchant d'épouser la personne de son choix.
00:10:11Parce qu'elle est discriminante,
00:10:13tout droit issu de l'agenda politique historique
00:10:16de l'extrême droite en France,
00:10:19instrumentalisant les personnes étrangères
00:10:20comme responsables de tous nos maux.
00:10:22Nous le dénonçons et regrettons
00:10:24que ces idées se diffusent au sein
00:10:25d'autres partis politiques.
00:10:27Nous l'affirmons haut et fort.
00:10:29Cette proposition de loi est anticonstitutionnelle.
00:10:32Elle doit être rejetée
00:10:33et nous la rejetterons.
00:10:36Le 496 n'est pas défendu.
00:10:40Le 554, pas davantage.
00:10:44Nous avons donc ensuite d'autres sous-amendements identiques.
00:10:47Le 294, M. Christophe.
00:10:53Oui, je propose de revenir peut-être à l'événement
00:10:59ou bien au premier exemple
00:11:01qui a dû déclencher chez vous
00:11:03cette envie de déposer cette proposition de loi
00:11:06et qui est le refus par Robert Ménard
00:11:08de marier deux personnes,
00:11:10dont un étranger en situation irrégulière.
00:11:20Monsieur Ménard sera présenté devant un tribunal
00:11:24en septembre pour avoir
00:11:26pas respecté la loi
00:11:29et j'espère qu'il sera condamné.
00:11:34Je vais vous parler de la situation
00:11:36des deux époux qui se sont...
00:11:38Enfin, deux époux, ils ne se sont pas pu s'épouser,
00:11:40mais des deux personnes
00:11:41qui se sont présentées en mairie de Béziers
00:11:43en 2023 devant lui.
00:11:46Ils sont arrivés la veille.
00:11:48La veille de leur mariage,
00:11:49ils avaient appelé le service d'état civil
00:11:51qui leur avait dit à la mairie
00:11:52pas de problème,
00:11:54vous pouvez vous présenter demain,
00:11:55vous serez mariés.
00:11:57Ils arrivent,
00:11:58elle en robe de mariée,
00:11:59lui, avec son costume bleu.
00:12:02Et qu'est-ce qu'il trouve ?
00:12:04Qu'est-ce qu'il trouve
00:12:05devant l'hôtel de ville ?
00:12:07Des gens qui l'aient eus,
00:12:08des gens qui leur crient dessus.
00:12:10Et le maire,
00:12:11avec des caméras,
00:12:12des photographes,
00:12:13toute la presse réunie,
00:12:14qui vient pour instrumentaliser
00:12:16ce moment
00:12:16qui aurait dû être un moment
00:12:17de bonheur et d'union pour eux.
00:12:19Et qui vient pour...
00:12:23Et qui vient...
00:12:25Madame...
00:12:25Monsieur Christophe, poursuivez.
00:12:27Je vais gérer.
00:12:27Je vais gérer le reste.
00:12:28Merci.
00:12:29Monsieur le Président,
00:12:30parce qu'évidemment,
00:12:30tout se tumulte.
00:12:32Non, non, non, non.
00:12:34Poursuivez,
00:12:34Monsieur Christophe.
00:12:36En fait, pas trop.
00:12:39J'étais en train de vous dire
00:12:41qu'ils se présentent en mairie
00:12:43prêts à s'unir
00:12:44et que,
00:12:45par une instrumentalisation politique,
00:12:47on leur refuse ce droit
00:12:48qui est un droit fondamental.
00:12:50Et c'est à ça
00:12:51que vous voulez donner droit aujourd'hui.
00:12:52C'est cette loi
00:12:53que vous voulez changer.
00:12:54C'est ça que vous voulez
00:12:56rendre possible
00:12:57dans toutes les mairies de France.
00:12:58C'est...
00:12:58Merci.
00:13:01295.
00:13:01Je ne vois pas
00:13:02son auteur,
00:13:03n'est pas défendu.
00:13:05296.
00:13:05Pareillement,
00:13:06313.
00:13:07Monsieur Picmal.
00:13:13Oui,
00:13:14Monsieur le Président,
00:13:15nous sommes le 25 juin
00:13:172026.
00:13:2330 ans après
00:13:25les premières alertes climatiques,
00:13:27tout le pays
00:13:28ressent ce que c'est
00:13:30le dérèglement
00:13:31et le réchauffement climatique
00:13:33avec une canicule
00:13:34sans pareil.
00:13:35et mes premiers mots
00:13:36iront à nos agents
00:13:38des services publics
00:13:39qui, sous des conditions délétères,
00:13:42assurent l'essentiel
00:13:43aux concitoyennes
00:13:44et concitoyens
00:13:45de notre pays.
00:13:46Mais quelle est la priorité
00:13:48de l'UDR aujourd'hui ?
00:13:50Une loi d'urgence climatique ?
00:13:52La mise à l'abri
00:13:54de celles et ceux
00:13:54qui sont à la rue
00:13:55dont deux personnes
00:13:57sont mortes hier
00:13:57à Argenteuil ?
00:13:59Non !
00:13:59Faire la chasse
00:14:01au mariage blanc.
00:14:02Le mariage blanc.
00:14:03Il est vrai que,
00:14:05Monsieur Ciotti,
00:14:06en termes de mariage blanc,
00:14:08votre alliance
00:14:08avec le Rassemblement national
00:14:09a quelques expériences
00:14:11en la matière.
00:14:12Après avoir été
00:14:13le forcené
00:14:15des locaux,
00:14:16des républicains,
00:14:17vous avez fait
00:14:18un mariage honteux
00:14:20qui vous amène
00:14:20à pourchasser
00:14:21ce fantasme.
00:14:23Alors,
00:14:23est-ce que c'est
00:14:24une préoccupation ?
00:14:25Moi, vous savez,
00:14:26c'est vrai.
00:14:27Tous les jours,
00:14:28les Françaises
00:14:29et les Français
00:14:29me disent,
00:14:29vous savez,
00:14:30notre priorité,
00:14:31c'est les mariages blancs.
00:14:33Il y a trop
00:14:34de mariages blancs
00:14:35dans ce pays.
00:14:36Le SMIC,
00:14:36on s'en fout.
00:14:37Les revenus,
00:14:38le pouvoir d'achat,
00:14:39c'est pas grave.
00:14:40Le prix de l'énergie,
00:14:41on s'en fiche.
00:14:42Par contre,
00:14:42le mariage blanc.
00:14:44Et c'est vrai,
00:14:44si on regarde les chiffres,
00:14:46c'est grave.
00:14:49241 710 mariages
00:14:50en 2022
00:14:51pour 406 mariages blancs.
00:14:540,16%.
00:14:55Ah,
00:14:56si seulement
00:14:57vous mettiez
00:14:57autant d'énergie
00:14:58à courir après
00:15:00les 0,1%
00:15:01d'ultra-riches
00:15:02qui nous ont amenés
00:15:03au dérèglement climatique
00:15:05et à la catastrophe
00:15:06qu'on vit aujourd'hui.
00:15:07Vous,
00:15:08les irresponsables climatiques
00:15:09qui avez voté
00:15:10la division par 4
00:15:12du fond vert
00:15:13alors que dans les classes,
00:15:14nos pichoules étouffent
00:15:15parce qu'il n'y a pas
00:15:16de climatisation.
00:15:17Merci,
00:15:17Monsieur le député.
00:15:20Le 343,
00:15:21Monsieur Lucas Lundi,
00:15:22on ne passera pas la journée,
00:15:24je ne vais pas passer la journée
00:15:25à vous demander
00:15:25de ne pas interrompre le débat
00:15:28par des vociférations
00:15:29diverses et variées.
00:15:30Si vous souhaitez prendre la parole,
00:15:31vous la demandez
00:15:32et vous l'aurez,
00:15:33mais pas la journée comme ça.
00:15:36343,
00:15:37Madame Catala.
00:15:40Merci,
00:15:41Monsieur le Président.
00:15:43Cela a été évoqué
00:15:44par mon collègue
00:15:45Monsieur Picmal.
00:15:46Les préoccupations
00:15:47des Français,
00:15:49c'est l'état
00:15:51du système de santé,
00:15:52le pouvoir d'achat,
00:15:54l'inflation,
00:15:55le système scolaire,
00:15:58l'urgence climatique,
00:16:00la sûreté
00:16:00et ce n'est pas
00:16:02la lutte
00:16:03contre les mariages blancs
00:16:05ou l'interdiction
00:16:06de se marier
00:16:07avec des étrangers.
00:16:10Et je trouve ça
00:16:12scandaleux,
00:16:13le message
00:16:14qui est envoyé
00:16:15à nos compatriotes,
00:16:16c'est-à-dire
00:16:17que votre priorité,
00:16:18parce que quand on regarde
00:16:19tous les textes
00:16:21de votre niche,
00:16:22il n'y a que des textes
00:16:23pro-business,
00:16:24là nous avons
00:16:25un texte xénophobe,
00:16:26nous aurons ensuite
00:16:27un texte
00:16:28qui ramène les femmes
00:16:29à leur rôle,
00:16:31selon vous,
00:16:31c'est-à-dire se reproduire,
00:16:33parce que vous avez présenté
00:16:34une PPR
00:16:35sur la natalité,
00:16:37tous ces textes
00:16:38sont à rebours
00:16:39de toutes les préoccupations
00:16:40des Français
00:16:41et alors qu'ils souffrent
00:16:43aujourd'hui
00:16:43dans leur bouilloire thermique,
00:16:44alors qu'ils ne peuvent pas
00:16:45amener leurs enfants
00:16:46à l'école,
00:16:47alors que des gens souffrent
00:16:48sur des chantiers,
00:16:49alors que des infirmières
00:16:50à l'hôpital
00:16:50n'ont même pas la clim,
00:16:52et bien vous,
00:16:52vous êtes là,
00:16:53dans la climatisation
00:16:54de cet hémicycle,
00:16:55avec vos costards
00:16:56qui coûtent un smic
00:16:57à proposer
00:16:58pour seul avenir
00:16:59pour les Français
00:17:00de ce genre
00:17:01de proposition de loi
00:17:03xénophobe
00:17:04qui ne servent
00:17:05strictement à rien
00:17:06et qui seraient,
00:17:06qui non seulement
00:17:07nous font perdre du temps
00:17:08pour ensuite être intégralement
00:17:09censurés par le Conseil
00:17:10constitutionnel,
00:17:11mais qui en plus
00:17:13montrent une fois de plus
00:17:14à nos compatriotes
00:17:15que malgré que vous vous
00:17:16présentiez comme des défenseurs
00:17:18des classes populaires,
00:17:19vous n'avez strictement
00:17:20rien à faire
00:17:22de leurs conditions
00:17:22parce qu'il n'y a rien
00:17:23pour leurs retraites,
00:17:25il n'y a rien
00:17:25pour leurs conditions de travail,
00:17:26il n'y a rien
00:17:27pour leurs pouvoirs d'achat
00:17:28dans ce texte.
00:17:29Et on comprend
00:17:30pourquoi il n'y a rien
00:17:31sur les retraites
00:17:31par exemple,
00:17:32parce que c'est un petit peu
00:17:33le flou chez vous
00:17:34sur le sujet en ce moment,
00:17:36entre M. Bardella
00:17:38et Mme Le Pen
00:17:39qui ne savent même plus
00:17:40s'ils sont pour la retraite
00:17:41à 64, 66 ou 67 ans,
00:17:45entre M. Ciotti
00:17:46qui est favorable à 399.
00:17:49M. Cadalin.
00:17:53Merci M. le Président.
00:17:54Je pense que pour éclairer
00:17:57les débats à cette heure matinale,
00:18:00il est important de rappeler
00:18:02que ce texte est effectivement
00:18:04inscrit aujourd'hui
00:18:05par l'extrême droite
00:18:06à l'ordre du jour
00:18:08de l'Assemblée,
00:18:09mais qu'il nous vient également
00:18:10d'un sénateur centriste.
00:18:13Et il faut donc éclairer
00:18:15ce texte sous le jour
00:18:17sous lequel il se présente,
00:18:18à savoir la convergence
00:18:19xénophobe préoccupante
00:18:21pour notre République
00:18:22entre un certain nombre
00:18:24de membres du bloc
00:18:25d'ecentral et l'extrême droite.
00:18:27Parce qu'il faut bien le dire,
00:18:28et mes collègues l'ont mentionné,
00:18:31vous avez un drôle
00:18:32de sens des priorités.
00:18:33drôle de sens des priorités
00:18:35au moment où les inégalités
00:18:36se creusent,
00:18:37au moment où le changement climatique
00:18:39frappe si fort le pays,
00:18:40au moment où la canicule
00:18:42nous accable.
00:18:43Vous, vous voulez interdire
00:18:45à des gens de se marier,
00:18:46vous voulez interdire
00:18:47à des gens de s'aimer,
00:18:48c'est absolument insupportable.
00:18:52Et tout cela nous mène peut-être,
00:18:55puisque le texte nous vient du Sénat,
00:18:56une réflexion institutionnelle
00:18:58sur la VIème République,
00:18:59parce que pour produire
00:19:00un texte pareil,
00:19:01on pourrait penser
00:19:02que les sénateurs
00:19:03s'ennuient considérablement
00:19:06et qu'il n'est pas nécessaire
00:19:08que cette institution
00:19:09persiste dans la VIème République.
00:19:14Alors, honnêtement,
00:19:15en commençant ce matin,
00:19:16on vous voit applaudir,
00:19:18applaudir quoi ?
00:19:20Le fait que Robert Ménard
00:19:21s'est placé hors la loi.
00:19:23Hors la loi,
00:19:24et vous, vous vous en réjouissez.
00:19:26Vous vous en réjouissez
00:19:27parce qu'il s'est placé
00:19:28hors la loi
00:19:28pour le malheur des personnes
00:19:29qu'il a à ce moment-là
00:19:30frappé par sa brutalité.
00:19:33Eh bien, nous,
00:19:33nous refuserons toujours
00:19:35ce genre de petite passion triste,
00:19:38absolument minable,
00:19:40médiocre,
00:19:40et que vous étalez
00:19:42ainsi devant le pays,
00:19:43montrant finalement
00:19:44la nature
00:19:45que vous avez toujours eue,
00:19:47celle de l'extrême droite,
00:19:48celle de la passion
00:19:49pour l'inégalité,
00:19:50celle de la passion
00:19:50pour la brutalité.
00:19:52Et vous nous rappelez une chose,
00:19:54si la loi...
00:19:54Merci, monsieur le député.
00:19:57Le 433.
00:20:00Madame Ferrer,
00:20:02défendu, pas défendu,
00:20:05il y a quelque chose.
00:20:08Bon.
00:20:09Le 435,
00:20:12je ne vois pas
00:20:13ses auteurs,
00:20:14si, pardon,
00:20:15je ne voyais pas
00:20:15Madame Nozbé.
00:20:18Non, je crois que vous n'êtes
00:20:19pas co-signataire,
00:20:19Madame Nozbé,
00:20:20dans le 435.
00:20:21Je le vérifie, mais vous n'êtes pas co-signataire. Le 493. En revanche, vous l'êtes.
00:20:33Merci, M. le Président. Écoutez, moi, je voudrais revenir sur le couple, ce fameux couple qui a été malheureusement médiatisé
00:20:42à l'heure insue,
00:20:43qui voulait juste se marier et que le maire de Béziers, dans ses voulants, les utiliser, les instrumentaliser, leur couple
00:20:53à des fins politiques,
00:20:55puisqu'il voulait répondre à une obsession de l'extrême droite, qui est de penser que parce que des mariages
00:21:03binationaux et des personnes de nationalité différente se marient,
00:21:07donc c'est forcément suspect. Alors, c'est l'histoire de Moustapha et Eva. Je vous cite.
00:21:14C'est Eva. Le plus beau jour de notre vie, on nous a reçus comme des criminels. C'est la
00:21:20violence qu'ont vécu Eva Marti et Moustapha Belkacem un jour de juillet 2023.
00:21:25Eux qui rêvaient tout simplement de se marier. Mais à la mairie, le rêve devient cauchemar. On leur refuse l
00:21:31'entrée, une alarme est déclenchée.
00:21:33Le maire de la ville, votre ami, Robert Ménard, décrète que c'est un mariage blanc, parce que Moustapha est
00:21:39algérien de 23 ans et qu'Eva est une française de 29 ans.
00:21:42La jeune femme est sur le choc. Il a même mentionné le fait que j'avais 6 ans de plus
00:21:47que Moustapha et 3 enfants d'un premier mariage,
00:21:49comme si ça faisait de moi une suspecte. À presque 30 ans, on n'a plus le droit de se
00:21:54marier ?
00:21:56Moustapha est sonné. Moi, je voulais juste dire oui, embrasser ma femme et aller manger.
00:22:01Mais ce maire d'extrême droite décide d'utiliser leur histoire d'amour pour servir son narratif raciste contre tous
00:22:08les couples binationaux, forcément suspects.
00:22:11Moustapha est au QTF, donc présenté comme un criminel dangereux par le maire, qu'il ne peut pas ignorer, comme
00:22:18nous le savons tous,
00:22:19car la défaillance des services de la préfecture dans le traitement des demandes de titres de séjour est une fabrique
00:22:23d'au QTF.
00:22:25Moustapha est arrivé en France à l'âge de 15 ans, avec un visa, a rejoint son père, est allé
00:22:30au lycée maritime pour devenir matelot,
00:22:32ce qu'il est devenu aujourd'hui, mais pas en France.
00:22:35Merci, madame la députée.
00:22:37Le 495 n'est pas défendu, le 555 n'est pas davantage. Nous passons à une autre série de sous
00:22:47-amendements identiques, le 335.
00:22:49Madame Catala.
00:22:52Oui, merci, monsieur le Président. Vous voulez interdire les mariages avec des personnes en situation irrégulière, avec le soutien du
00:23:03gouvernement,
00:23:03d'ailleurs, parce que depuis tout à l'heure, on parle du RN, du groupe UDR et du groupe LR,
00:23:08mais monsieur Darmanin soutient cette mesure.
00:23:11Pourtant, il y avait renoncé dans la réimmigration avant de donner, si mes souvenirs sont bons, un avis favorable à
00:23:18ce texte au Sénat.
00:23:20C'est donc avec le soutien du gouvernement et des bancs vides du bloc central complètement disloqués que ce texte
00:23:26sera adopté, s'il l'est tout à l'heure.
00:23:29Il y a d'autres mariages, moi, que je trouve très intéressants. Par exemple, le mariage qui a eu lieu
00:23:33le week-end dernier,
00:23:34entre l'attaché parlementaire, un attaché parlementaire du RN à l'Assemblée nationale, où, dans les invités, on trouvait des
00:23:43membres du GUD,
00:23:43des proches de Sarah Knafo et toute la frange néofasciste et identitaire que compte l'extrême droite.
00:23:51C'était le mariage de l'attaché de presse de Madame Le Pen, qui s'est transformé en un véritable
00:23:58rassemblement de l'extrême droite française.
00:24:00Au premier rang des invités, le célèbre Gabriel Lousteau, figure du GUD, groupuscule d'ultra-droite, condamné pour des violences
00:24:07et menaces.
00:24:08A ses côtés, le marié, angueurant, militant identitaire, mais aussi une délégation de reconquête,
00:24:13avec Stanislas Rigaud, son successeur, Hilaire Boyer, et Mathieu Louvre, proche de Sarah Knafo.
00:24:18Mais la liste ne s'arrête pas là. Les photos consultées par Libération dévoilent une assistance truffée de militants radicaux,
00:24:25des membres des natifs connus pour le harcèlement d'Aya Nakamura, des nationalistes liés au hooligan René,
00:24:31et des néofascistes d'Escu de Bordeaux, anciennement la Baptiste Bordelaise,
00:24:35dont l'ancien leader Yanis Iva a été condamné pour une descente raciste, sexiste, accompagnée de salu nazi.
00:24:43Alors, moi j'aimerais que ce soit plutôt ce genre de mariage qui soit interdit,
00:24:48plutôt que des mariages avec des personnes étrangères qui ne demandent rien,
00:24:53si ce n'est vivre tranquillement et librement.
00:24:55Merci, madame la députée.
00:24:56Le 362, monsieur Picmal.
00:25:03Oui, monsieur le Président, monsieur le Ministre, l'ironie de l'histoire,
00:25:08c'est que cette proposition de loi pourrait se retourner même contre certains des membres idéologiques de la famille qu
00:25:14'il propose.
00:25:15Ainsi, on a dans l'article 1A, le maire se voit fournir tout élément lui permettant d'apprécier la situation
00:25:21au regard du séjour des deux mariés.
00:25:23Bon, mais ça veut tout et rien dire.
00:25:25Quel élément, plus qu'un autre, pourrait être jugé pertinent, pour juger de la bonne foi de la personne, sur
00:25:30le territoire et de la communauté de vie ?
00:25:32Je vais vous prendre un exemple que tout le monde connaît, de deux jeunes gens qui semblent s'aimer sincèrement.
00:25:37Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon.
00:25:40Cette dernière est italienne, elle est donc étrangère.
00:25:45Imaginons qu'il décide de se marier et qu'il le fasse en France, par exemple à Nice, avec M.
00:25:51Ciotti comme maire.
00:25:52S'il tombe sur un maire comme M. Ciotti, qui est plutôt proche de Marine Le Pen que de Jordan
00:25:58Bardella,
00:26:00et qui se moque un petit peu de ce mariage en disant « c'est un coup de com' »
00:26:03comme on a pu l'entendre.
00:26:04Alors celui-ci pourra trouver des prétextes pour mettre en doute la présence de Mme de Bourbon sur le sol
00:26:10national.
00:26:11En effet, sur quoi va-t-il s'appuyer pour justifier leur communauté de vie ?
00:26:15Sur la participation au tournoi de tennis de Monte Carlo ?
00:26:19Leur venue au Grand Palais pour une soirée du Figaro ?
00:26:22Leur présence au Grand Prix Automobile de Monaco ?
00:26:26Dès lors, un maire mal intentionné pourrait décider que ces éléments ne sont pas suffisants et dénoncer un mariage blanc.
00:26:33Voilà. Même pour votre jet-setter, il pourrait être sanctionné par votre propre xénophobie.
00:26:39Et je le dis, nous, vous le savez, nous n'avons rien en commun avec les idées xénophobes de M.
00:26:43Bardella.
00:26:44Aucun goût pour la jet-setter, mais nous lui souhaitons de pouvoir se marier avec qui il souhaite,
00:26:49sans que sa future épouse se voie stigmatisée comme vous voulez le faire,
00:26:53et son union mise en doute par les xénophobes de sa coalition.
00:26:59389, M. Cadalin.
00:27:03En réalité, ce que nous voyons, c'est que cette loi que vous proposez,
00:27:07elle est placée sous le signe d'une valeur que vous imposez à tout le monde,
00:27:14et surtout, et toujours aux plus faibles, la suspicion généralisée.
00:27:19Parce qu'imaginez, si jamais elle venait à être adoptée, ce que cette loi finirait par produire.
00:27:26Eh bien, toute personne étrangère se mariant deviendrait potentiellement suspecte,
00:27:32et les maires seraient en droit de leur demander de produire tel ou tel papier pour justifier de leur situation
00:27:37administrative.
00:27:39Réfléchissez à cela concrètement.
00:27:42Trouvez-vous cela normal ?
00:27:44Trouvez-vous que cela corresponde au principe d'égalité,
00:27:48qui est fondateur de notre République, dont nous savons pour autant que vous l'avez toujours combattu ?
00:27:54Cette suspicion généralisée.
00:27:57Oui, mais, attendez, j'entends des citoyens.
00:28:00Mais les personnes qui sont sous obligation de quitter le territoire français ne sont pas des sous-hommes.
00:28:06Ils sont des êtres humains, ils sont à égalité.
00:28:10Arrêtez de vouloir trier les gens entre eux.
00:28:12Et quant à ce qu'il y a de la suspicion, elle peut avoir des effets extrêmement concrets.
00:28:17Je pense à ce jeune Hondurien qui s'appelait Ruben Torres,
00:28:21et qui, parce qu'il n'a pas été cru et qu'il disait qu'il était là-bas poursuivi
00:28:25par des gangs,
00:28:26eh bien, sous OQTF, est revenu, quelques jours plus tard, a été tué par balle dans son pays.
00:28:33Voici le genre de poids que votre suspicion fait peser sur des vies humaines concrètes.
00:28:37Rendez-vous compte de votre brutalité, de votre manque total d'humanité.
00:28:43Et si nous résistons à ce jour, c'est parce que nous en avons le mandat confié par le peuple
00:28:48français,
00:28:48qui a refusé de vous donner le pouvoir aux dernières élections législatives.
00:28:54Il l'a refusé en 2024, il refusera en 2027,
00:28:58parce qu'il élira Jean-Luc Mélenchon au président de la République,
00:29:01pour votre plus grand des plaisirs.
00:29:04Merci.
00:29:05Le 423.
00:29:10Non, pas défendu.
00:29:12Le 445, Mme Lebrot, peut-être ?
00:29:17Non, n'est pas défendu.
00:29:19Le 483, Mme Nozbé.
00:29:28Oui, merci, M. le Président.
00:29:29Donc, je voulais reprendre mon histoire de tout à l'heure,
00:29:31puisque ce n'est pas une histoire, ce n'est pas un conte.
00:29:33De fait, c'est une réalité,
00:29:34puisque M. le maire de Béziers-Ménard
00:29:39a utilisé l'histoire de Moustapha et d'Eva.
00:29:42J'aimerais poursuivre,
00:29:44puisque M. Ménard disait que Moustapha était sous l'OQTF,
00:29:47donc forcément, il était un criminel.
00:29:49Alors que Moustapha est arrivé en France à l'âge de 15 ans,
00:29:52avec un visa, a rejoint son père,
00:29:54est allé au lycée maritime pour devenir matelot,
00:29:56ce qu'il est devenu aujourd'hui, mais pas en France.
00:29:58Pourquoi ?
00:29:59Parce qu'en 2022, il y a eu un contrôle d'identité
00:30:01qui a été jugé irrégulier par un juge des libertés
00:30:04et de la détention,
00:30:05et il est passé au QTF et est expulsé.
00:30:08Mais c'est une de ces nombreuses histoires,
00:30:10nombreuses décisions administratives
00:30:11qui ruinent une vie entière en un rien de temps.
00:30:15Pourtant, selon la loi,
00:30:17Moustapha et Eva auraient dû pouvoir se marier.
00:30:20Pourtant, dans cette histoire,
00:30:22c'est le maire de Béziers qui est hors la loi.
00:30:25Aujourd'hui, Moustapha et Eva ne peuvent toujours pas se marier.
00:30:29Le jeune homme est en Algérie,
00:30:30la jeune femme va le voir régulièrement.
00:30:34Le maire raciste a brisé leur vie,
00:30:36leur rêve en tout cas,
00:30:38mais pas leur vie ni leur amour.
00:30:40Vous n'aimez pas l'amour.
00:30:42Chez vous, tout est sombre.
00:30:44Tout est sombre.
00:30:45Il y a suspicion de mariage arrangé
00:30:49ou de mariage simulé
00:30:50parce qu'il y a un couple de nationalités différentes.
00:30:56Mais en tant que législateur,
00:30:59lorsqu'on s'engage en politique,
00:31:02en tout cas, c'est mon cas et c'est notre cas ici,
00:31:04on se dit qu'on veut améliorer la vie des gens.
00:31:06Vous, vous ne pensez qu'à faire avancer
00:31:08votre idéologie raciste et vos obsessions xénophobes.
00:31:12C'est une honte.
00:31:16506.
00:31:18Je ne vois pas d'auteur.
00:31:23545.
00:31:24Pas d'avantage.
00:31:26Nous avons des sous-amendements identiques.
00:31:28Vous savez,
00:31:29on va passer beaucoup de temps ensemble.
00:31:33337.
00:31:34Madame Catala.
00:31:36Merci, monsieur le président.
00:31:38Nous l'avons rappelé précédemment.
00:31:41Cette proposition de loi
00:31:43est inspirée de ce qui a pu se produire à Béziers,
00:31:48puisqu'en faisant cela,
00:31:49vous voulez au fond rendre service à monsieur Ménard,
00:31:52c'est-à-dire un maire
00:31:54qui a voulu empêcher deux personnes,
00:31:57dont les prénoms étaient Moustapha et Eva,
00:31:59de se marier.
00:32:01Et je vais vous relire l'humiliation
00:32:04que monsieur Ménard a fait subir à ces personnes,
00:32:07parce que c'est ce que voulait faire subir
00:32:09à toutes les personnes qui s'aiment et qui souhaitent se marier.
00:32:14Elle n'avait jamais vécu une telle humiliation.
00:32:17Elle, en robe de mariée,
00:32:19apprêtée et accompagnée de ses trois enfants,
00:32:21son conjoint Moustapha,
00:32:23en costume bleu marine,
00:32:24et pour comité d'accueil,
00:32:25des caméras,
00:32:26des gens qui les eus,
00:32:27les insultent.
00:32:28À l'hôtel de ville de Béziers,
00:32:30elle revoit le maire,
00:32:31Robert Ménard,
00:32:32écharpe tricolore en bandoulière,
00:32:34mettant en scène devant les médias
00:32:35son refus d'unir la secrétaire et le matelot,
00:32:37alors que la veille, au téléphone,
00:32:39le service de l'état civil de la municipalité
00:32:41avait confirmé le rendez-vous sans hésiter.
00:32:44C'était le 7 juillet 2023.
00:32:47Treize jours plus tard,
00:32:48Moustapha,
00:32:49qui faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire,
00:32:51est expulsée vers l'Algérie.
00:32:53Depuis, la vie d'Eva,
00:32:5432 ans, est en suspens.
00:32:56On est des marionnettes de politiciens,
00:32:58dit-elle.
00:32:58Pour s'être dérobée à ses obligations
00:33:00et avoir fait échec à l'exécution de la loi
00:33:02en refusant de marier Eva et Moustapha,
00:33:04au motif de la situation irrégulière du conjoint,
00:33:07Robert Ménard comparaîtra
00:33:08le 30 septembre devant le tribunal judiciaire de Montpellier.
00:33:11Il encourt 5 ans de prison
00:33:12et 75 000 euros d'amende,
00:33:14un procès sans précédent.
00:33:16C'est donc, comme nous l'avons dit,
00:33:17un maire qui s'est mis hors la loi,
00:33:19alors que tous les maires doivent respecter
00:33:21les lois de la République.
00:33:25Mais, encore pire,
00:33:27en réalité,
00:33:28si la régularité de la situation d'un étranger
00:33:30ne peut conditionner son mariage,
00:33:32un maire qui soupçonne une union
00:33:33sans intention matrimoniale
00:33:34peut déjà auditionner les futurs époux
00:33:36et sursoir à la célébration
00:33:38en chaisissant le parquet
00:33:39qui est alors 15 jours pour autoriser l'union.
00:33:40M. Picmal sur le 364.
00:33:45M. le Président,
00:33:51j'ai menti tout à l'heure
00:33:52et je m'en excuse.
00:33:56J'ai dit que dans ma circonscription,
00:33:59dans ma ville de Toulouse,
00:34:00personne ne me parlait de mariage blanc.
00:34:02C'est faux.
00:34:03Il y a un mariage blanc
00:34:05qui est resté dans les mémoires à Toulouse.
00:34:08Je vais vous raconter lequel
00:34:09parce qu'il est assez éclairant
00:34:11sur votre philosophie.
00:34:13C'est celui de Jeanne et Guillaume.
00:34:15L'histoire est la suivante.
00:34:17On est en 1768
00:34:19et depuis quelque temps maintenant,
00:34:20le roi Louis XV est éperdument
00:34:22tombé amoureux de Jeanne-Bélin.
00:34:24Une jeune femme qui est devenue
00:34:26sa maîtresse après l'avoir rencontrée
00:34:28par l'entremise d'un proche à elle,
00:34:30Jean-Baptiste Dubarry.
00:34:32Le roi est amoureux de Jeanne
00:34:34mais il a deux problèmes.
00:34:35Un, il est marié
00:34:36et dans ces temps que certains
00:34:38à mon extrême droite regrettent,
00:34:40divorcer c'est très compliqué.
00:34:42Deuxièmement, Jeanne est une roturière,
00:34:44une fille du peuple
00:34:45et pour qu'elle puisse rester à la cour,
00:34:47il lui faut un titre de noblesse.
00:34:49Le roi a alors une idée.
00:34:51Il demande à Jean-Baptiste
00:34:52de l'épouser
00:34:53pour qu'elle obtienne son titre de noblesse
00:34:54et qu'il puisse vivre leur idylle
00:34:56ainsi de manière indirecte à la cour.
00:34:58Mais Jean-Baptiste est déjà marié lui-même.
00:35:00C'est alors qu'il demande à son frère,
00:35:02Guillaume,
00:35:03d'épouser Jeanne.
00:35:04A vrai dire,
00:35:05la demande venant du roi,
00:35:06il n'a pas trop le choix.
00:35:08Et c'est ainsi que le 1er septembre 1768,
00:35:11Jeanne et Guillaume se marient
00:35:13dans ce qui est un vrai mariage blanc.
00:35:16Alors, vous allez me dire,
00:35:18quel lien avec Toulouse ?
00:35:19Eh bien, le roi, en échange de ce service rendu,
00:35:21donne un joli pactole à Guillaume
00:35:23qui fait construire un château
00:35:24dans ce qui est aujourd'hui
00:35:25le parc de la Reinerie au Mirail,
00:35:27où on se remémore
00:35:29ce célèbre mariage blanc.
00:35:31La morale de cette histoire,
00:35:32c'est que le mariage blanc existait
00:35:34dans les siècles monarchiques
00:35:36dont vous avez la nostalgie.
00:35:37Et c'est grâce à la République
00:35:39et à la Révolution française
00:35:40qu'il a introduit le droit au divorce,
00:35:43un droit qui sera d'ailleurs retiré en 1816
00:35:45par la monarchie,
00:35:46puis réintroduit en 1884,
00:35:48qu'il y a désormais la possibilité
00:35:50de choisir son mariage
00:35:51et de le quitter quand on le souhaite.
00:35:56Le 391.
00:35:58Monsieur Cadalin ?
00:35:59Non, Coulombe.
00:36:00Monsieur Coulombe.
00:36:02Alors, je suppose que,
00:36:04comme tous les députés
00:36:05et toutes les députées ici,
00:36:06vous avez une permanence
00:36:08dans laquelle vous accueillez le public,
00:36:12vous accueillez vos concitoyennes
00:36:15et concitoyens
00:36:15et qui viennent vous apporter
00:36:18en quelque sorte leur doléance
00:36:19ou viennent témoigner
00:36:21de leur quotidien,
00:36:23de leur difficulté à vivre.
00:36:25Eh bien, c'est le cas en tout cas
00:36:26pour nous tous ici de la France insoumise.
00:36:29Nous accueillons bien volontiers
00:36:31chaque semaine dans nos permanences
00:36:33des gens qui viennent témoigner
00:36:35de ce qu'ils rencontrent,
00:36:37des misères qu'ils endurent
00:36:38grâce à vos gouvernements successifs
00:36:41avec la maltraitance
00:36:43à laquelle ils sont soumis
00:36:44par l'acharnement
00:36:47de l'administration
00:36:49à leur égard
00:36:50avec des situations
00:36:52où la moindre régularisation
00:36:54de situations
00:36:55devient un cauchemar
00:36:57administratif
00:36:58pour des gens
00:36:58qui vont ensuite
00:36:59devoir passer des heures
00:37:00et des heures
00:37:01sur des sites internet
00:37:03pour régulariser
00:37:04des situations
00:37:05et donc,
00:37:06en dernier ressort,
00:37:08ils viennent nous voir
00:37:08comme je ne peux pas douter
00:37:10un seul instant
00:37:10qu'ils ne viennent pas
00:37:11vous voir à vous aussi.
00:37:13Et ils nous témoignent
00:37:14du cauchemar
00:37:15qui est devenu leur quotidien
00:37:17à devoir lutter
00:37:17contre l'acharnement administratif,
00:37:20justement celui
00:37:20que vous voulez instaurer
00:37:22grâce à un texte.
00:37:25Et oui,
00:37:25ce n'est pas de la simplification,
00:37:27c'est de l'acharnement institutionnel
00:37:29à l'encontre
00:37:30des gens
00:37:31qui veulent tout simplement
00:37:32s'aimer.
00:37:33Et moi,
00:37:34je reçois dans cette permanence
00:37:35à Chambéry
00:37:36des gens qui viennent raconter
00:37:38que ça fait des années
00:37:39et des années
00:37:39que pourtant,
00:37:40parfois,
00:37:41en couple,
00:37:41qui s'aiment
00:37:42et qui ont des enfants
00:37:43nés en France,
00:37:44qui sont français,
00:37:45parce que le couple
00:37:46n'est pas de nationalité équivalente,
00:37:47eh bien,
00:37:49ils passent des heures
00:37:50à devoir faire des démarches
00:37:52pour pouvoir régulariser
00:37:54une situation
00:37:54dans laquelle
00:37:55monsieur ou madame
00:37:56est sous le coup
00:37:57ou le risque,
00:37:58en tout cas,
00:37:59d'une obligation
00:38:00de quitter le territoire français.
00:38:02Voilà la République
00:38:03que vous promettez
00:38:04à nos concitoyennes,
00:38:06et à nos concitoyens.
00:38:06le 425.
00:38:12Pas défendu.
00:38:14Le 443.
00:38:18Pas de nouvelles.
00:38:20Le 485.
00:38:23Madame Nosbet.
00:38:32Merci, monsieur le président.
00:38:34Donc, moi,
00:38:35j'aimerais apporter
00:38:36quelques témoignages
00:38:37de mariages
00:38:39binationaux,
00:38:40puisque, ici,
00:38:41sur ces bancs,
00:38:41nous savons que ça existe
00:38:42et nous savons que
00:38:43ces personnes
00:38:44se marient
00:38:45par amour,
00:38:46mais visiblement,
00:38:47en face,
00:38:48vous êtes tellement
00:38:49aveuglés
00:38:50par votre obsession
00:38:51raciste
00:38:52des mariages blancs
00:38:52que vous n'êtes pas
00:38:53réceptifs à cet amour.
00:38:55Alors, Virginie,
00:38:56française,
00:38:57Ablaï, malien.
00:38:58Nous, mariés,
00:38:59en 2021,
00:38:59au Mali,
00:39:00avec 5 ans de bataille
00:39:01et en tout,
00:39:02à distance,
00:39:03et quand je me déplaçais
00:39:04au Mali,
00:39:05l'impossibilité de sortir
00:39:06de Mamako pour moi,
00:39:07parce que française.
00:39:08La justice nous a donné
00:39:09raison pour ordonner
00:39:10la délivrance du visa
00:39:12et une entrée en France
00:39:13en 2023.
00:39:14Le ministère de l'Intérieur
00:39:15a fait appel
00:39:16et l'a perdu.
00:39:17Laissez-nous vivre
00:39:18en paix et en amour
00:39:19avec nos deux pays
00:39:20de cœur.
00:39:22Un deuxième.
00:39:24Française,
00:39:25Mauritanie,
00:39:26France-Mauritanie.
00:39:26Nous, mariés depuis 2012,
00:39:28vivons heureux,
00:39:29entourés de nos deux enfants,
00:39:30nés de cet amour
00:39:31et de nos familles,
00:39:32vivant de nos yeux
00:39:33dans nos deux pays de cœur.
00:39:35Ce mélange culturel
00:39:36est une grande force
00:39:37dans notre couple.
00:39:38Nous n'aurions pas
00:39:39pu le faire grandir
00:39:40si cette loi avait été
00:39:42à l'époque votée.
00:39:45Alors, voyez-vous,
00:39:46vous êtes tellement aveuglés
00:39:48par votre racisme
00:39:49qu'il ne vous semble pas
00:39:51possible qu'il y ait des gens
00:39:52qui puissent juste s'aimer,
00:39:54juste s'aimer par amour
00:39:56et se marier par amour.
00:39:58Parce que, voyez-vous,
00:40:01dans votre monde,
00:40:03dans votre monde,
00:40:04ça n'existe pas.
00:40:05Un Malien,
00:40:05une Française.
00:40:06Un Algérien,
00:40:07une Française.
00:40:08Parce que pour vous,
00:40:09ce sont forcément
00:40:10des criminels.
00:40:11Votre cœur est tellement sec
00:40:13et tellement sec
00:40:14que vous n'êtes pas capable
00:40:15de voir
00:40:16que c'est juste de l'amour.
00:40:17Vous êtes sombre et triste.
00:40:19Vous êtes sombre et triste.
00:40:21Et votre premier texte,
00:40:23ça ne concerne même pas
00:40:25ce qui préoccupe
00:40:26nos citoyens.
00:40:28C'est juste
00:40:29une obsession raciste.
00:40:31Et nous rejetterons ce texte
00:40:32parce que ce texte,
00:40:33il est horrible.
00:40:34Merci,
00:40:35Madame la députée.
00:40:36Le 504.
00:40:40Monsieur Porte.
00:40:42Merci,
00:40:43Monsieur le Président.
00:40:44J'aimerais très sincèrement
00:40:46venir ici ce matin
00:40:48débattre
00:40:48au regard des urgences
00:40:50de pays
00:40:50sur un texte
00:40:52raciste
00:40:53et xénophobe.
00:40:54Mais vous savez,
00:40:55je préfère être habillé
00:40:55en t-shirt
00:40:56qu'avoir des cravates
00:40:56et être un raciste.
00:40:58Voilà.
00:40:58Ça, c'est la réalité.
00:41:01Et vous nous faites
00:41:02des leçons
00:41:02sur les mariages simulés
00:41:03ou arrangés.
00:41:04Mais quand le chef
00:41:05de votre parti
00:41:06fait un mariage d'argent
00:41:07avec une membre
00:41:09de la bourgeoisie,
00:41:10ça ne vous dérange
00:41:11absolument pas.
00:41:12Vous applaudissez
00:41:12dès demain.
00:41:13ce mariage-là
00:41:14qui est un mariage
00:41:15arrangé et d'argent.
00:41:16Donc ne venez pas
00:41:17nous faire des leçons ici.
00:41:18Ce texte
00:41:19est un texte
00:41:19raciste,
00:41:20xénophobe
00:41:21qui répond à un agenda,
00:41:23votre agenda de haine.
00:41:24Et nous ferons tout
00:41:25pour que ce texte
00:41:25n'arrive jamais au bout,
00:41:27ne soit jamais adopté.
00:41:28Vous faites honte
00:41:29à la République
00:41:29avec de tels textes.
00:41:31Nous avons des gens
00:41:31qui aujourd'hui
00:41:32meurent à la rue
00:41:33de la canicule
00:41:33et vous venez
00:41:34défendre ici
00:41:35un texte raciste.
00:41:37547.
00:41:42On passe au suivant,
00:41:43sous-amendement identique,
00:41:45suivant,
00:41:45332.
00:41:47Mme Katala.
00:41:49Merci,
00:41:50M. le Président.
00:41:51Je poursuis
00:41:52ce que je disais
00:41:53juste avant
00:41:54puisque
00:41:56dans l'affaire
00:41:57de Béziers,
00:42:00les deux personnes
00:42:01qui souhaitaient
00:42:02se marier,
00:42:02Eva et Moustapha,
00:42:04avaient déjà été
00:42:05auditionnées
00:42:06en mairie
00:42:06et le parquet
00:42:08avait été saisi
00:42:09mais sans qu'ils ne
00:42:10trouvent matière
00:42:10à empêcher leur mariage.
00:42:12et ensuite,
00:42:13une enquête
00:42:13avait été ouverte
00:42:14occasionnant
00:42:15de nouvelles auditions
00:42:16et donc de nouvelles
00:42:17humiliations
00:42:18par la police
00:42:19aux frontières
00:42:19avant d'être
00:42:20finalement classée.
00:42:22Il y avait donc,
00:42:23en vertu de la loi
00:42:25en vigueur,
00:42:26aucune matière
00:42:27à s'opposer
00:42:28à ce mariage
00:42:29qui était
00:42:29un mariage d'amour
00:42:31et pas un mariage blanc
00:42:32et c'est par conséquent
00:42:33uniquement
00:42:34pour des motifs
00:42:35complètement
00:42:36xénophobes
00:42:37et électoralistes
00:42:39que M.
00:42:40Robert Ménard
00:42:41Abézier
00:42:42a souhaité
00:42:43faire son buzz
00:42:44sur le sujet
00:42:45s'y opposer
00:42:47pour ensuite
00:42:48être poursuivi
00:42:49par la justice française
00:42:50puisqu'il se plaçait
00:42:51hors de la loi.
00:42:57Et nous l'avons...
00:43:01Doucement, collègues,
00:43:02Poursuivez, Mme Catala.
00:43:06C'est cette loi...
00:43:08En fait,
00:43:09je ne comprends pas
00:43:10pourquoi vous persistez
00:43:11à faire perdre du temps
00:43:13à cette Assemblée nationale
00:43:14et à lui faire perdre
00:43:16autant de temps
00:43:16avec des lois inconstitutionnelles.
00:43:19Entre la loi immigration,
00:43:21la loi Rodwell,
00:43:23la loi Riposte
00:43:24que nous avons
00:43:25complètement balayée
00:43:26hier en commission,
00:43:27bientôt la loi justice criminelle,
00:43:30puis ensuite
00:43:31toutes les secondes lectures
00:43:32de vos lois
00:43:34sécuritaires,
00:43:35xénophobes, racistes
00:43:36qui reviendront.
00:43:37nous allons perdre
00:43:38ici dans cet hémicycle
00:43:39des dizaines
00:43:39et des centaines d'heures
00:43:41sur des sujets
00:43:43complètement inutiles
00:43:44pour les Français.
00:43:45Et pendant ce temps,
00:43:47par exemple,
00:43:48alors qu'il faudrait
00:43:49légiférer sur les bouilloires
00:43:50thermiques,
00:43:51alors qu'il faudrait faire
00:43:52un projet de loi
00:43:52de finances rectificatif
00:43:54pour augmenter le fonds vert.
00:43:56Alors,
00:43:57j'ai une demande
00:43:57de rappel au règlement,
00:43:58M. Lucas Lundi,
00:43:59sur la base.
00:44:02Merci, M. le Président.
00:44:03Sur la base
00:44:03de l'article 70
00:44:04à l'inéa 3
00:44:05pour mise en cause personnelle,
00:44:06il y a eu deux remarques
00:44:07qui viennent de se produire,
00:44:08je ne serai pas long du tout.
00:44:10Une visant
00:44:11notre collègue Thomas Porte,
00:44:12une me visant,
00:44:13les deux parlant
00:44:14de nos tenues vestimentaires,
00:44:16notre physique,
00:44:16que sais-je encore.
00:44:17M. le Président,
00:44:18je demande
00:44:19qu'il soit remis
00:44:19un peu d'ordre
00:44:19dans cette séance
00:44:20sans prendre au physique
00:44:21des gens
00:44:22à la façon...
00:44:23M. Lucas Lundi,
00:44:24je vais coup de suite
00:44:25couper court
00:44:26puisque je vous ai entendu
00:44:27vous-même
00:44:27faire une remarque
00:44:28sur un physique
00:44:29d'une personnalité
00:44:30qui est absente.
00:44:31Donc, merci,
00:44:32on poursuit.
00:44:34359,
00:44:35M. Picmal.
00:44:36C'est bon,
00:44:37vous n'avez pas le droit,
00:44:37vous n'avez pas le droit.
00:44:38M. Picmal.
00:44:40M. Picmal.
00:44:42Je n'ai pas osé répéter
00:44:44ce que vous avez dit,
00:44:44M. Lucas Lundi.
00:44:46Je n'ose pas répéter.
00:44:46M. le Président,
00:44:49mon collègue
00:44:50n'a pas fait
00:44:50une remarque sur le physique
00:44:51mais sur l'idée
00:44:52qu'inspire une personnalité politique
00:44:54et en aucun cas
00:44:55il l'a critiqué physiquement.
00:44:56Donc,
00:44:56ce que vous dites
00:44:57est inexact là-dessus.
00:44:59Par ailleurs,
00:45:00je trouve...
00:45:01M. Lucas Lundi,
00:45:21selon les lois nationales
00:45:23régissant l'exercice
00:45:24de ce droit.
00:45:25Eh bien,
00:45:26c'est la Convention européenne
00:45:27des droits de l'homme
00:45:28que votre proposition de loi
00:45:29s'apprête aujourd'hui
00:45:31à bafouer.
00:45:32Et je pense que c'est un signal
00:45:34pas seulement
00:45:35pour celles et ceux
00:45:36de nos concitoyennes
00:45:37et concitoyens
00:45:38qui comptent se marier
00:45:39avec une personne étrangère
00:45:41calamiteux
00:45:41mais aussi à l'international
00:45:43d'une France rabougrie
00:45:45qui se rétrécit,
00:45:47qui a peur de l'autre
00:45:48et qui nie sa réelle identité,
00:45:50une France multiculturelle,
00:45:52que ça vous déplaise ou non.
00:45:53Car derrière cette proposition de loi,
00:45:55n'y allons pas par quatre chemins.
00:45:57Ce qu'il y a de sous-jacent,
00:45:58c'est une idée xénophobe
00:46:00de la France,
00:46:01une idée rétrécie,
00:46:03une idée petite,
00:46:04une idée peureuse.
00:46:05Vous êtes des peureux,
00:46:06mais c'est que vous n'êtes pas
00:46:07à la hauteur de l'idéal républicain,
00:46:09liberté, égalité, fraternité, sororité.
00:46:12Changez de pays,
00:46:13mais ici, c'est la France,
00:46:15un pays multiculturel
00:46:16et fier de l'être.
00:46:20Le 386,
00:46:21M. Kadam.
00:46:26Je pense que
00:46:28vous devez compter vos soutiens
00:46:30dans le pays.
00:46:31Il n'y en a pas beaucoup
00:46:32sur cette idée,
00:46:33des collègues l'ont dit,
00:46:34puisque tout le monde s'en fiche.
00:46:35Personne n'en a rien à faire
00:46:37de cette histoire
00:46:38de soi-disant mariage blanc,
00:46:40de soi-disant...
00:46:42Alors ça,
00:46:43c'est un argument
00:46:44absolument splendide.
00:46:45Vous dites,
00:46:46puisque Robert Ménard
00:46:47s'est placé lui-même
00:46:48hors la loi,
00:46:50vous dites,
00:46:50il faut garantir
00:46:51la sécurité des élus.
00:46:53C'est-à-dire,
00:46:54quand vous choisissez
00:46:55d'enfreindre la loi,
00:46:56vous dites,
00:46:56attention,
00:46:57nous nous sommes mis
00:46:58nous-mêmes en danger,
00:46:59mais vous rendez-vous compte
00:47:00du pathétique absolu
00:47:01de la situation ?
00:47:03Vous rendez-vous compte
00:47:04d'une certaine façon
00:47:05de ce que vous donnez
00:47:06à voir au pays
00:47:07de votre irrespect profond
00:47:09et total
00:47:10de nos institutions
00:47:11et de nos principes de droit ?
00:47:14Vous ne vous en rendez pas compte,
00:47:15comme d'habitude.
00:47:16Et d'ailleurs,
00:47:17l'un de vos soutiens
00:47:18les plus précieux,
00:47:20les plus joints
00:47:22à vos perspectives idéologiques,
00:47:25il s'appelle Bruno Retailleau.
00:47:27Il a dit
00:47:27qu'il était en faveur
00:47:28de cette loi
00:47:30parce que,
00:47:30disait-il précisément,
00:47:32lorsque Robert Ménard
00:47:34a été mis en cause
00:47:34pour ce mariage,
00:47:36parce que,
00:47:36précisément,
00:47:37disait-il,
00:47:37l'état de droit
00:47:38n'est ni intangible
00:47:40ni sacré.
00:47:41Eh bien,
00:47:41à Bruno Retailleau
00:47:42et à vous,
00:47:43nous disons que si
00:47:45l'état de droit
00:47:46a un caractère sacré,
00:47:47ça s'appelle
00:47:47les libertés publiques,
00:47:48ça s'appelle
00:47:49l'égalité humaine,
00:47:50ça s'appelle,
00:47:51en somme,
00:47:51un mot que vous avez
00:47:52toujours détesté
00:47:53de ce côté-là
00:47:54de l'hémicycle,
00:47:55regardez les comptes rendus
00:47:56du XIXe,
00:47:57ça vous cultivera un peu.
00:47:58Eh bien,
00:47:59toujours,
00:47:59vous avez haï la République
00:48:00et aujourd'hui,
00:48:02de nouveau,
00:48:02vous nous le montrez
00:48:03avec une certaine
00:48:05forme de morgue
00:48:06qui est totalement
00:48:08insupportable
00:48:08parce que,
00:48:09ce qui est sacré,
00:48:09Bruno Retailleau,
00:48:11ce qui est sacré,
00:48:12Eric Ciotti,
00:48:13c'est l'amour !
00:48:16Merci.
00:48:17Le 420.
00:48:19Madame Ferrer.
00:48:22Merci,
00:48:23Monsieur le Président.
00:48:24Donc,
00:48:25je reprends,
00:48:26en fait,
00:48:27les propos
00:48:27de mes collègues
00:48:29concernant...
00:48:30Vous êtes,
00:48:31en fait,
00:48:32terrorisés,
00:48:33vous avez une peur
00:48:34d'un fantasme
00:48:35de submersion migratoire
00:48:38qui n'existe absolument pas.
00:48:40La proportion
00:48:41de personnes
00:48:42en situation irrégulière,
00:48:44elle est infime
00:48:45dans notre pays.
00:48:46Et si l'on se base
00:48:47sur le nombre
00:48:48de personnes
00:48:48bénéficiant
00:48:49de l'aide médicale
00:48:50d'État
00:48:50que vous avez combattu
00:48:52pour,
00:48:53en fait,
00:48:54la supprimer,
00:48:55alors que là aussi,
00:48:57c'est un dispositif
00:49:00qui est très important
00:49:01dans notre pays
00:49:02car il permet,
00:49:04justement,
00:49:04de protéger
00:49:05la population française
00:49:07de situations sanitaires
00:49:08et on l'a vu,
00:49:09notamment,
00:49:10en Espagne
00:49:10où ils avaient supprimé
00:49:13l'aide médicale
00:49:13d'État
00:49:14et ils sont revenus,
00:49:15ils l'ont remise
00:49:16en 2018
00:49:17parce que,
00:49:17justement,
00:49:18c'était une très
00:49:20fausse bonne idée
00:49:23puisque ça a coûté
00:49:24plus cher,
00:49:24en fait,
00:49:25à la collectivité
00:49:25et sur le plan humain,
00:49:27c'est totalement désastreux.
00:49:28Donc,
00:49:28je reviens
00:49:29sur le dispositif
00:49:32de situation irrégulière.
00:49:33Ce sont,
00:49:34en fait,
00:49:350,68%
00:49:36de la population totale.
00:49:38Donc,
00:49:38ça montre,
00:49:39en fait,
00:49:40que c'est totalement
00:49:42de l'ordre du fantasme
00:49:43chez vous,
00:49:44de cette peur,
00:49:45en fait,
00:49:46de migratoires
00:49:47et des immigrés.
00:49:48Donc,
00:49:48vous n'avez pas trouvé
00:49:50autre chose,
00:49:50en fait,
00:49:51de plus utile
00:49:51alors que,
00:49:53justement,
00:49:54des textes
00:49:54auraient été
00:49:55nettement plus profitables
00:49:57à la population
00:49:58et notamment la ruralité
00:50:00puisque vous défendez
00:50:00la ruralité
00:50:01en termes de mobilité.
00:50:03Aujourd'hui,
00:50:04on est dans des situations
00:50:05très difficiles
00:50:06en termes de mobilité,
00:50:07le train,
00:50:08etc.
00:50:09Et vous,
00:50:09vous venez avec
00:50:10quelque chose
00:50:11qui représente,
00:50:12voilà,
00:50:120,68%
00:50:14de la population
00:50:15et vous empêchez
00:50:16les personnes
00:50:17de se marier.
00:50:18C'est scandaleux.
00:50:21448.
00:50:22Madame Leboucher.
00:50:25Oui,
00:50:26merci,
00:50:26merci,
00:50:27monsieur,
00:50:28monsieur le président.
00:50:29Alors,
00:50:30je vous avoue
00:50:30que je suis un peu
00:50:32étonnée,
00:50:32après,
00:50:33pas vraiment étonnée
00:50:34parce qu'on connaît
00:50:34votre programme
00:50:35xénophobe,
00:50:36mais c'est ça le projet
00:50:37que vous avez
00:50:38pour la France.
00:50:39Du coup,
00:50:40vous pensez vraiment
00:50:40que ce genre de texte
00:50:42va améliorer
00:50:42le quotidien
00:50:43de nos concitoyennes
00:50:44et concitoyens ?
00:50:46D'accord.
00:50:47Ça va faire
00:50:47que des médecins
00:50:48vont venir
00:50:48dans les hôpitaux
00:50:49et dans les zones rurales
00:50:50pour lutter
00:50:50contre les déserts médicaux.
00:50:53Vous pensez
00:50:53que ça va permettre
00:50:54que les entreprises
00:50:55ne ferment pas
00:50:56et ne localisent pas
00:50:58à l'étranger ?
00:51:00Vous pensez vraiment
00:51:01que ce genre de texte
00:51:02va faire ce genre de choses ?
00:51:03Vous pensez
00:51:04que ce texte
00:51:05va permettre
00:51:06qu'il y ait
00:51:06des professeurs
00:51:07et des instituteurs
00:51:08devant chaque classe,
00:51:09devant chaque élève
00:51:10dans toutes les écoles
00:51:11de la France ?
00:51:12Vous pensez
00:51:13que ce texte
00:51:14va améliorer
00:51:14les conditions de vie
00:51:15de nos concitoyens
00:51:16dans les Outre-mer ?
00:51:18Et vous êtes vraiment
00:51:18convaincus de ça ?
00:51:20Mais franchement,
00:51:21c'est juste
00:51:22hallucinant !
00:51:23Alors je sais
00:51:23que c'est la canicule
00:51:24en ce moment
00:51:24et que ça peut
00:51:25un peu brouiller le cerveau,
00:51:26mais vraiment,
00:51:27vous êtes vraiment
00:51:27à côté de la plaque,
00:51:28vous êtes même ridicule
00:51:29et je pense
00:51:30que les Françaises
00:51:30et les Français
00:51:31le voient.
00:51:35Le 480.
00:51:36Madame Nozbé.
00:51:44Merci, M. le Président.
00:51:46Donc effectivement,
00:51:47je rebondis
00:51:48sur ce qu'ont dit
00:51:49mes collègues
00:51:51puisqu'il y a un sondage
00:51:52qui est sorti
00:51:53en février 2026
00:51:54et qui nous montre
00:51:55que la préoccupation première
00:51:56de nos concitoyens
00:51:58et concitoyennes,
00:51:59c'est le pouvoir d'achat.
00:52:00Et pourtant,
00:52:00dans votre niche,
00:52:01aucun texte,
00:52:02aucun texte
00:52:03d'abord de cette préoccupation,
00:52:05rien sur les blocages
00:52:07des prix
00:52:07puisqu'actuellement,
00:52:08nos concitoyens
00:52:09et concitoyennes
00:52:10souffrent de la hausse
00:52:11des prix du carburant
00:52:12ou rien.
00:52:13Voilà,
00:52:13c'est le mariage blanc.
00:52:15Aucun texte
00:52:16sur l'encadrement des loyers
00:52:17puisque c'est quand même
00:52:17le poste principal,
00:52:19une des dépenses principales
00:52:21des ménages
00:52:22et qui devrait être encadré,
00:52:24voire même encadré à la baisse,
00:52:25mais rien sur cette thématique
00:52:28dans votre niche.
00:52:30Par contre,
00:52:31voilà,
00:52:31le mariage blanc.
00:52:32Pour vous,
00:52:33les mariages binationaux,
00:52:34c'est forcément des mariages simulés,
00:52:37c'est forcément un mariage arrangé.
00:52:38Donc voilà,
00:52:39encore un petit témoignage
00:52:40puisque vous ne voulez pas voir la réalité,
00:52:42j'apporte la réalité ici
00:52:44dans l'hémicycle.
00:52:45Virginie est française,
00:52:46Zied et Tunisien.
00:52:47Nous, amoureux depuis début 2017,
00:52:50mariés le 31 décembre 2018,
00:52:52un refus de visa,
00:52:53séparés deux ans,
00:52:54avec une maison
00:52:55et des travaux
00:52:56dans l'attente
00:52:56que la famille s'agrandisse,
00:52:58des boulots
00:52:58qui nous passionnent,
00:52:59des familles aimantes
00:53:00et des amis
00:53:01dans nos deux pays
00:53:02de cœur.
00:53:03Non, évidemment non,
00:53:04à cette loi
00:53:05parce que cette loi
00:53:06est anti-amour,
00:53:07cette loi est contre,
00:53:08contre juste,
00:53:10et en fait,
00:53:11elle est là
00:53:11pour pourrir la vie des gens.
00:53:12Vous êtes,
00:53:13en fait,
00:53:13vous ne servez à rien,
00:53:14vous ne servez qu'à
00:53:16pourrir la vie des gens.
00:53:20509.
00:53:22Monsieur Kerbrat.
00:53:25Monsieur Porte.
00:53:26Merci, monsieur le Président.
00:53:29Donc, vous venez ici
00:53:29légiférer sur une loi
00:53:31qui, on considère,
00:53:33selon les chiffres,
00:53:33que ça concerne
00:53:34moins de 400 situations
00:53:35dans le pays
00:53:35sur 227 000 mariages par an.
00:53:39Voilà votre objectif
00:53:40pour légiférer.
00:53:41Ça me fait penser
00:53:42à la proposition,
00:53:43déjà,
00:53:44à l'époque raciste
00:53:44de Gabriel Attal
00:53:45qui avait ciblé la baïa
00:53:46qui concernait 70 personnes
00:53:47sur 12 millions
00:53:48d'élèves dans le pays.
00:53:50Mais au final,
00:53:51cette loi,
00:53:51elle porte un terme
00:53:52qui s'appelle simulé.
00:53:53Il y a une chose
00:53:54que vous ne simulez pas,
00:53:55c'est votre racisme
00:53:56et votre xénophobie.
00:53:58Et les mariages simulés
00:53:59ou arrangés vous dérangent.
00:54:00En revanche,
00:54:01les mariages sur vos bancs
00:54:02avec des militants néo-nazis,
00:54:04ça ne vous dérange pas.
00:54:05Vous avez une députée ici
00:54:06qui est mariée
00:54:07avec un hooligan néo-nazi.
00:54:08L'attaché de presse
00:54:09de votre groupe
00:54:10s'est marié
00:54:11avec un militant néo-nazi
00:54:12qui a été attaqué
00:54:13à la conférence
00:54:14de députés
00:54:14de la France insoubise.
00:54:15Donc, les unions
00:54:16de la honte
00:54:17y sont en vos rangs.
00:54:18C'est des unions
00:54:19de parlementaires
00:54:20et de collaborateurs
00:54:21avec des militants néo-nazis.
00:54:23Voilà votre vrai visage.
00:54:24Et cette loi,
00:54:25c'est une loi raciste,
00:54:26une loi de haine.
00:54:29Merci.
00:54:30542,
00:54:31M. Vannier.
00:54:34Merci,
00:54:35M. le Président.
00:54:36Je vous propose
00:54:36pour revenir
00:54:37au fond de l'enjeu
00:54:38de poser un cas,
00:54:40un cas type,
00:54:41un cas fictif
00:54:42mais qui va nous permettre
00:54:42d'apprécier la problématique.
00:54:44Imaginons un homme,
00:54:45appelons-le Jordan de Monaco.
00:54:48Imaginons qu'il tombe amoureux
00:54:50d'une princesse.
00:54:52Et imaginons que Jordan de Monaco
00:54:55et cette princesse
00:54:55c'est le projet
00:54:57de se marier.
00:54:58Imaginons que,
00:54:59dans le même temps,
00:55:00nous serions témoins
00:55:01de cette idylle naissante
00:55:03sur les feuilles
00:55:04en papier glacé
00:55:05des journaux
00:55:06Paris Match,
00:55:07Gala,
00:55:08les voyants
00:55:09cheminer sur un chemin corse,
00:55:11les voyants
00:55:12dans de luxueux
00:55:13restaurants parisiens,
00:55:14Gigi.
00:55:15Imaginons à 50 euros
00:55:17le plat de pâtes.
00:55:18Imaginons
00:55:19les assistés
00:55:21à cette idylle
00:55:22au loge
00:55:23VIP
00:55:24du Grand Prix
00:55:25de Formule 1
00:55:26de Monaco
00:55:27où les coupes
00:55:28de champagne
00:55:29virevolteraient
00:55:29autour des deux
00:55:30futurs époux.
00:55:32Eh bien,
00:55:32dans ce cas fictif,
00:55:34cet amour
00:55:35naissant entre
00:55:36ce Jordan de Monaco
00:55:37et cette princesse,
00:55:39pourrions-nous imaginer
00:55:40qu'elles soient
00:55:40des deux Siciles ?
00:55:42Peut-être nous poserions-nous
00:55:43des questions
00:55:44sur la sincérité
00:55:45de cet amour.
00:55:46Peut-être nous dirions-nous
00:55:48qu'il y a quelque chose
00:55:49là d'arrangé
00:55:50qui viserait peut-être
00:55:51à servir une opération
00:55:52très politique,
00:55:53très politicienne.
00:55:54Par exemple,
00:55:55celle d'un candidat
00:55:56à l'élection présidentielle.
00:55:58Eh bien, moi,
00:55:58je veux dire,
00:55:59je veux l'affirmer
00:56:00devant la représentation nationale,
00:56:02qui compris
00:56:02dans cette circonstance.
00:56:04Je considère
00:56:05que l'amour
00:56:06doit l'emporter,
00:56:07qu'il est sincère
00:56:08et qu'il éclate
00:56:09dans cette circonstance
00:56:11et que le mariage
00:56:12doit être reconnu,
00:56:13y compris à Jordan de Monaco
00:56:14et à sa princesse.
00:56:17Nous avons d'autres
00:56:18sous-amendements.
00:56:19Le 333.
00:56:21Madame Catala.
00:56:23Merci,
00:56:24Monsieur le Président.
00:56:28Décidément,
00:56:29collègues
00:56:30d'extrême droite,
00:56:32vous ne servez
00:56:32strictement à rien.
00:56:35Nous l'avons dit.
00:56:37Dehors,
00:56:37vous, c'est facile,
00:56:38vous êtes dans la clim
00:56:39avec vos petits costards.
00:56:41Dehors,
00:56:42il va faire plus de 40 degrés
00:56:43aujourd'hui à Paris
00:56:44et dans de nombreuses
00:56:46villes de France.
00:56:47Hier a été battu
00:56:48le record.
00:56:50Hier a été la journée
00:56:51la plus chaude
00:56:52de l'histoire
00:56:53en France.
00:56:5450 millions
00:56:55de nos compatriotes
00:56:56subissent la canicule.
00:56:571800 écoles
00:56:58sont fermées aujourd'hui.
00:57:00Les examens
00:57:00sont perturbés.
00:57:01Dans mon département,
00:57:02le Val-d'Oise,
00:57:03une vingtaine
00:57:04de villes
00:57:04ont des restrictions
00:57:05d'eau.
00:57:06Et vous,
00:57:06voilà ce que je vous propose
00:57:07est interdire
00:57:08les mariages
00:57:09avec les étrangers.
00:57:11Et nous le savons
00:57:13que vous ne servez à rien
00:57:13par exemple
00:57:14quand nous regardons
00:57:14aussi le bilan
00:57:15de vos municipalités.
00:57:17Parce que
00:57:17quand les municipalités
00:57:19insoumises
00:57:20pour faire face
00:57:22à cette canicule
00:57:22mettent en place
00:57:23la piscine gratuite
00:57:25ou la piscine
00:57:26moins chère,
00:57:27quand elles étendent
00:57:28les horaires des parcs,
00:57:29lorsqu'elles rendent
00:57:30les musées et les cinémas
00:57:31gratuits,
00:57:32lorsqu'elles mettent
00:57:33en place des lieux
00:57:34climatisés
00:57:34pour que les personnes
00:57:35puissent se réfugier,
00:57:37lorsqu'elles mettent
00:57:37en place des abris
00:57:38pour que les personnes
00:57:39qui vivent à la rue
00:57:40ne meurent pas de chaleur,
00:57:42eh bien vous,
00:57:43pendant ce temps,
00:57:43que faites-vous ?
00:57:44Vous supprimez
00:57:45les subventions
00:57:46à la LDH,
00:57:47vous supprimez
00:57:48les subventions
00:57:49au planning familial,
00:57:50vous interdisez
00:57:51des commémorations,
00:57:52vous les supprimez
00:57:53comme celle
00:57:54sur la commémoration
00:57:56de l'esclavage
00:57:57que vous avez supprimée
00:57:58au prétexte
00:57:58parce qu'il n'y avait pas
00:57:59assez de monde
00:57:59comme celle
00:58:00que vous avez supprimée
00:58:01pour les mineurs
00:58:02morts par accident
00:58:04du travail
00:58:05et que dire
00:58:07du reste
00:58:08de vos bilans,
00:58:09soit les arrêtés
00:58:11anti-mandicités,
00:58:12le fait de couper l'eau
00:58:13à des gens du voyage,
00:58:15là aussi,
00:58:15en pleine canicule,
00:58:17vous êtes donc
00:58:18un danger
00:58:19pour le pays
00:58:20et nous ne laisserons
00:58:21jamais ce texte passer.
00:58:24Merci,
00:58:25360,
00:58:26M. Taché.
00:58:28Merci,
00:58:29M. le Président.
00:58:29Oui,
00:58:30cher collègue,
00:58:30ça a été dit,
00:58:31le premier texte
00:58:32que vous avez choisi
00:58:32pour cette niche
00:58:33est donc un texte
00:58:34qui ne va pas servir
00:58:35ni à améliorer
00:58:36le pouvoir d'achat
00:58:36des Français,
00:58:37ni à les protéger
00:58:38contre la terrible
00:58:39canicule que nous vivons,
00:58:41ni même à améliorer
00:58:42leur sécurité des thèmes
00:58:43que vous mettez
00:58:44sans cesse en avant
00:58:44sans apporter
00:58:45aucune solution concrète.
00:58:46Non,
00:58:46le premier texte
00:58:47que vous proposez
00:58:48dans votre niche,
00:58:48la priorité des priorités
00:58:50pour vous,
00:58:51c'est de restreindre
00:58:52les libertés des Français
00:58:53parce que c'est d'abord
00:58:54aux Français
00:58:54que vous vous en prenez
00:58:55en leur empêchant
00:58:56effectivement de se marier
00:58:57avec la personne
00:58:58de leur choix,
00:58:59en leur disant
00:58:59qui ils doivent aimer,
00:59:01en leur disant
00:59:01si, oui ou non,
00:59:02ils ont regardé
00:59:03si la personne
00:59:03dont ils étaient tombés amoureux
00:59:05avait sur lui des papiers.
00:59:07Vous privez
00:59:08ces Français de liberté
00:59:09et vous demandez
00:59:10à nos mères
00:59:10qui ont tellement
00:59:11d'autres choses à faire
00:59:11dans le moment,
00:59:12qui ont tellement
00:59:13d'autres choses à faire
00:59:13dans le moment
00:59:14de devenir finalement
00:59:15des gardes frontières.
00:59:17Alors non,
00:59:17nous ne laisserons pas
00:59:18ce texte passer.
00:59:19Oui,
00:59:19nous voyons tous les jours
00:59:21les dégâts que pourrait causer
00:59:22finalement ce texte
00:59:23puisque M. Ménard
00:59:24a fait des émules
00:59:25évidemment quand il s'est
00:59:26mis en avant
00:59:26pour avoir refusé
00:59:27de célébrer ce mariage
00:59:28sur lequel nous sommes revenus
00:59:29ce matin
00:59:30et sur lequel nous continuons
00:59:31de revenir
00:59:31puisque cette histoire
00:59:32est absolument scandaleuse.
00:59:34Eh bien,
00:59:34on peut retrouver des mères
00:59:35qui essayent,
00:59:36comme M. Ménard,
00:59:37de faire du zèle.
00:59:37J'ai eu par exemple
00:59:38il y a peu un témoignage
00:59:39dans ma circonscription
00:59:40à Boissy-Lairie
00:59:41d'une dame
00:59:42qui voulait se marier
00:59:42avec son conjoint sénégalais
00:59:44qui en a été empêchée
00:59:45puisque M. Ménard,
00:59:46encore une fois,
00:59:51véritablement les empêcher
00:59:52de se marier
00:59:52avec la personne de leur choix
00:59:53transformer nos mères
00:59:55en gardes frontières
00:59:55leur demander
00:59:56de finalement
00:59:58surveiller
00:59:59la situation administrative
01:00:00de leurs concitoyens
01:00:01quand ils ont tant à faire
01:00:02pour les protéger
01:00:02est vraiment la priorité
01:00:03des priorités.
01:00:05Je vous annonce un scoop
01:00:06je ne le crois pas
01:00:07et je crois véritablement
01:00:08qu'ils sont heureux
01:00:09de voir ce texte rejeté.
01:00:10Merci.
01:00:12387, M. Coulombe.
01:00:15Merci, M. le Président.
01:00:16Alors, nous sommes tout de même
01:00:18très surpris
01:00:19pour un groupe politique
01:00:22comme le vôtre
01:00:22extrêmement réactionnaire
01:00:24mais pour le moins conservateur
01:00:25et donc attaché au mariage
01:00:28que finalement
01:00:28vous cherchiez à stigmatiser
01:00:30une proportion de mariage
01:00:32absolument insignifiante
01:00:33puisqu'on vous l'a dit
01:00:34tout à l'heure
01:00:35il n'y en a guère
01:00:35que 400 parents à peu près
01:00:38dont on pourrait soupçonner
01:00:40qu'ils puissent avoir été arrangés
01:00:42mais pour votre groupe politique
01:00:44qui ne cesse de se plaindre
01:00:45de la baisse de natalité
01:00:46dans notre pays
01:00:47et bien nous nous considérons
01:00:49que le mariage
01:00:50est peut-être un prémice
01:00:51à faire des enfants
01:00:53tout simplement
01:00:54et repeupler ce pays
01:00:55dont vous désespérez
01:00:56d'ailleurs
01:00:57ces habitants
01:00:58de faire des enfants
01:00:59tellement vos politiques
01:01:00minables
01:01:01finalement nous dissuadent
01:01:03de nous reproduire
01:01:04tout simplement
01:01:04et bien vous voyez
01:01:06vous avez créé
01:01:07de la désespérance
01:01:08dans les esprits
01:01:09dans les cœurs
01:01:10pendant toutes les années
01:01:11où vous étiez au pouvoir
01:01:12aujourd'hui vous n'êtes plus
01:01:13qu'un petit bataillon
01:01:14qui subsiste sur ces bancs
01:01:17et finalement
01:01:17vous êtes appelé
01:01:18à disparaître
01:01:19en 2027
01:01:20définitivement
01:01:20et ce sera pour le plus grand bonheur
01:01:22de toute la population
01:01:23de ce pays
01:01:24mais alors que des gens
01:01:26ont la gentillesse
01:01:27de bien vouloir
01:01:28se marier
01:01:29pour reproduire
01:01:30et renouveler
01:01:31les générations
01:01:32et bien vous
01:01:33vous voulez les stigmatiser
01:01:34vous voulez les en dissuader
01:01:36vous êtes complètement
01:01:37incohérent
01:01:38finalement
01:01:38avec la politique
01:01:39nataliste
01:01:40ce fameux réarmement
01:01:43démographique
01:01:43pour lequel
01:01:44vous êtes en ligne
01:01:46avec le président
01:01:47Macron
01:01:47et donc nous
01:01:48nous sommes
01:01:49pour que les gens
01:01:50se marient
01:01:50pour que de l'amour
01:01:51se manifeste
01:01:52dans notre pays
01:01:53parce que c'est celui-là
01:01:54qui permettra
01:01:55le renouvellement
01:01:55des générations
01:01:59merci
01:01:59le 421
01:02:03madame Ferrer
01:02:09pardon
01:02:09madame la présidente
01:02:10gâté
01:02:10merci monsieur le président
01:02:13alors je viens d'arriver
01:02:15mes collègues
01:02:15vous ont donné déjà
01:02:16un certain nombre
01:02:17d'arguments
01:02:18en réalité
01:02:19cette journée
01:02:20est quand même
01:02:20extrêmement intéressante
01:02:21idéologiquement
01:02:22parce que
01:02:23vous dévoilez vous-même
01:02:25à l'extrême droite
01:02:26vos petites obsessions
01:02:27racistes
01:02:28je dis bien obsession
01:02:30parce que
01:02:31l'ordre du jour même
01:02:32de cette journée
01:02:33montre à quel point
01:02:35vous êtes incohérent
01:02:36le premier texte
01:02:37vise donc à lutter
01:02:37contre les mariages
01:02:39dissimulés
01:02:40ou arrangés
01:02:40il y a un collectif
01:02:42celui des amoureux
01:02:43au banc public
01:02:44qui a montré
01:02:45que moins de 400
01:02:47mariages par an
01:02:49étaient annulés
01:02:50ou suspectés
01:02:51d'un tel motif
01:02:52plus tard dans votre journée
01:02:54il me semble
01:02:55que vous avez
01:02:56une proposition
01:02:57de loi
01:02:58pour renforcer
01:02:59la natalité
01:03:00dans notre pays
01:03:01voilà qui démontre
01:03:02toute votre incohérence
01:03:04c'est à dire
01:03:04que vous reprochez
01:03:05à la fois
01:03:06aux mêmes personnes
01:03:06de ne jamais suffisamment
01:03:08s'intégrer
01:03:08dans notre pays
01:03:09de vouloir en profiter
01:03:11des avantages
01:03:12mais de ne pas vouloir
01:03:13y établir leur existence
01:03:14et comme premier texte
01:03:15vous les empêchez
01:03:16tout simplement
01:03:17de s'aimer
01:03:17et administrativement
01:03:19de le dire
01:03:20au monde
01:03:21et à notre pays
01:03:22et à notre république
01:03:23et puis plus tard
01:03:24dans la journée
01:03:25vous dites
01:03:26mais les gens en France
01:03:27ne font pas assez d'enfants
01:03:28alors même que vous aurez
01:03:29commencé la journée
01:03:30par mettre des bâtons
01:03:31dans les roues
01:03:32dans celles et ceux
01:03:32qui veulent faire leur vie
01:03:33dans notre pays
01:03:34se marier
01:03:35y fonder une famille
01:03:36mettre leurs enfants
01:03:37dans l'école de la république
01:03:39et tout simplement
01:03:39participer à la citoyenneté
01:03:41d'aujourd'hui
01:03:42et je vous le dis
01:03:43en réalité
01:03:44vous faites de la peine
01:03:45parce que c'est une bataille
01:03:46que vous avez déjà perdue
01:03:47vous avez perdu
01:03:48la bataille
01:03:50idéologique
01:03:51raciste
01:03:51aujourd'hui
01:03:53un français sur trois
01:03:55est déjà lié
01:03:56à l'immigration
01:03:57donc remballez
01:03:58vos dernières propositions
01:04:00de loi de survie
01:04:02pour essayer
01:04:02de préserver
01:04:03des français
01:04:04dits de souche
01:04:05en réalité
01:04:05des français blancs
01:04:07puisque voilà
01:04:07là où est votre problème
01:04:09vous ne supportez pas
01:04:10les personnes
01:04:11qui viennent de l'immigration
01:04:13et vous déroulez
01:04:14à longueur de temps
01:04:16vos obsessions racistes
01:04:17ces textes
01:04:18aujourd'hui le prouvent
01:04:20447
01:04:22monsieur porte
01:04:24non
01:04:24vous n'êtes pas
01:04:25que le signateur
01:04:26sur celui-ci
01:04:28non
01:04:30monsieur l'aîné
01:04:37merci monsieur le président
01:04:39je voulais signaler
01:04:40qu'à travers ce texte
01:04:41il y a quand même
01:04:42une double faute
01:04:43qui est à la fois
01:04:43morale et politique
01:04:45et je voulais m'adresser
01:04:46au ministre au banc
01:04:47monsieur Darmanin
01:04:48qui soutient ce texte
01:04:49c'est d'abord
01:04:50une faute morale
01:04:51parce qu'on va redire
01:04:52que c'est votre gouvernement
01:04:54qui fabrique
01:04:55en permanence
01:04:56des sans-papiers
01:04:56des personnes
01:04:57en situation irrégulière
01:04:58on en voit venir
01:04:59régulièrement
01:05:00dans nos permanences
01:05:01des gens qui sont là
01:05:02depuis 10 ans
01:05:03en situation régulière
01:05:04parce qu'ils avaient
01:05:05un titre de séjour
01:05:06qui travaillent
01:05:07qui payent leurs impôts
01:05:08qui cotisent
01:05:08qui sèment
01:05:09qui élèvent leurs enfants
01:05:11et à qui on pourrit la vie
01:05:12parce qu'on les empêche
01:05:13de pouvoir renouveler
01:05:14leur titre de séjour
01:05:14donc c'est vous qui fabriquez
01:05:16des sans-papiers
01:05:17et du coup là
01:05:19vous avez trouvé
01:05:20un nouveau prétexte
01:05:22pour leur pourrir
01:05:22pour leur pourrir la vie
01:05:24mais c'est aussi
01:05:25une faute politique
01:05:26et je vais vous rafraîchir
01:05:27la mémoire
01:05:27vous avez fait voter
01:05:28en janvier 2024
01:05:30la funeste loi
01:05:31asile-immigration
01:05:32avec l'extrême droite
01:05:34évidemment
01:05:34qui vous a applaudi
01:05:35puisque c'était
01:05:36leur programme
01:05:36déjà à l'époque
01:05:38vous disiez
01:05:38oui bon
01:05:39il y a des dispositions
01:05:41anticonstitutionnelles
01:05:41mais allons-y
01:05:42votons
01:05:42et puis on verra bien
01:05:43le conseil se prononcera
01:05:45mais quatre mois plus tard
01:05:47après avoir fait adopter
01:05:48cette loi
01:05:49asile-immigration
01:05:50vous avez pris
01:05:51les macronistes
01:05:52une roust
01:05:53aux élections européennes
01:05:54parce que
01:05:55quand vous allez
01:05:56sur le terrain
01:05:56de l'extrême droite
01:05:57et bien vous validez
01:05:58non seulement
01:05:59leurs questions
01:06:00mais vous validez
01:06:01leurs réponses
01:06:02et comme on dit
01:06:03les gens préfèrent toujours
01:06:04l'original
01:06:05à la copie
01:06:05donc c'est vous
01:06:06qui servez de marche-pied
01:06:08à une éventuelle victoire
01:06:09de Marine Le Pen
01:06:10et de Bardella
01:06:11en 2027
01:06:11et c'est nous
01:06:12qui les combattons
01:06:13ici
01:06:14et jusqu'à l'année prochaine
01:06:18le 481
01:06:19Madame Nozbé
01:06:26Merci Monsieur le Président
01:06:28donc moi je voudrais revenir
01:06:30effectivement
01:06:31sur cette niche
01:06:32sur l'ordre du jour
01:06:32de cette niche parlementaire
01:06:33puisque
01:06:34puisque
01:06:36puisque
01:06:37puisque
01:06:38l'extrême droite
01:06:40qui se dit attachée
01:06:41à l'intérêt
01:06:44de nos concitoyens
01:06:45et concitoyennes
01:06:46attachée
01:06:47donc soucieux
01:06:48de répondre
01:06:49à leurs préoccupations
01:06:51ben rien
01:06:52dans cet ordre du jour
01:06:53ne va dans ce sens
01:06:55alors voyez-vous
01:06:56en France
01:06:56aujourd'hui
01:06:5753 milliardaires
01:06:58possèdent plus de richesse
01:06:59que 32 millions de personnes
01:07:01soit près de la moitié
01:07:02pendant ce temps-là
01:07:03donc ça quand même
01:07:04ça relève quand même
01:07:06d'un problème
01:07:07de partage des richesses
01:07:09qui est plutôt flagrant
01:07:10mais rien là-dessus
01:07:12vous ne proposez rien
01:07:12vous l'extrême droite
01:07:13pour venir
01:07:16équilibrer
01:07:16cette inégalité
01:07:18le taux de pauvreté
01:07:19n'a jamais été aussi élevé
01:07:20dans notre pays
01:07:22mais encore là
01:07:23là aussi
01:07:24vous ne proposez rien
01:07:24comme je le disais
01:07:26tout à l'heure
01:07:26et je voudrais aussi
01:07:27je voudrais le répéter
01:07:28parce que c'est vraiment flagrant
01:07:30rien sur le blocage des prix
01:07:32rien sur l'encadrement des loyers
01:07:35la misère progresse
01:07:37de manière donc scandaleuse
01:07:39alors que les riches
01:07:40sont de plus en plus riches
01:07:42vous ce que vous proposez
01:07:43c'est de lutter
01:07:44contre les mariages simulés
01:07:46ou arrangés
01:07:47mais en fait ce texte
01:07:48vous l'avez fait sur mesure
01:07:50pour votre ami Ménard
01:07:51puisqu'il va être présenté
01:07:53devant le tribunal
01:07:54au mois de septembre
01:07:55donc en fait vous faites
01:07:56des petits textes
01:07:57des textes
01:07:59pour sur mesure
01:08:00pour vos copains
01:08:01à aucun moment
01:08:02vous pensez en fait
01:08:04à répondre
01:08:05aux préoccupations
01:08:06de la population
01:08:07vous êtes d'une hypocrisie
01:08:09en fait voilà
01:08:10les masques tombent
01:08:12vous êtes hypocrite
01:08:14vous n'êtes certainement pas
01:08:16vous ne répondez certainement pas
01:08:17aux principes républicains
01:08:18parce qu'ici vous êtes sur ces bancs
01:08:20pour venir répondre
01:08:22aux intérêts
01:08:23de vos petits copains
01:08:24à aucun moment
01:08:25vous pensez aux intérêts
01:08:26de la population
01:08:26donc lutter contre les mariages simulés
01:08:28ça ne sert à rien
01:08:30ça ne va pas améliorer
01:08:31la vie des gens
01:08:33j'ai une demande de rappel
01:08:34au règlement
01:08:34monsieur de l'épinot
01:08:36sur
01:08:40sur quel article s'il vous plaît
01:08:42merci monsieur le président
01:08:43sur le fondement
01:08:43de l'article 54
01:08:45sixièmement
01:08:45de notre règlement intérieur
01:08:47l'orateur ne va pas
01:08:48s'écarter de la question
01:08:50donc pourriez-vous
01:08:51s'il vous plaît
01:08:51monsieur le président
01:08:52rappeler aux auteurs
01:08:53des amendements
01:08:53sous-amendements
01:08:54qu'ils soutiennent
01:08:55leurs amendements
01:08:56et ne sont pas là
01:08:57dans une AG
01:08:58de l'UNEF
01:08:59ou d'autres syndicats gauchistes
01:09:01premièrement
01:09:02et deuxième chose
01:09:03rappeler que le texte
01:09:05porte sur la problématique
01:09:07du mariage
01:09:08des étrangers
01:09:09en situation irrégulière
01:09:11et entre autres
01:09:11madame Catala
01:09:12a fait un amalgame
01:09:13détestable
01:09:14en indiquant
01:09:15qu'il s'agirait
01:09:16en fait
01:09:17de tous les étrangers
01:09:18quelle que soit
01:09:18leur situation juridique
01:09:20c'est totalement faux
01:09:21donc il faut revenir
01:09:22je crois
01:09:22à la lettre du texte
01:09:23merci
01:09:25merci
01:09:25monsieur le président
01:09:26pour un rappel au règlement
01:09:29merci monsieur le président
01:09:31fondant l'article 54
01:09:32également
01:09:32et l'article 70
01:09:34alinéa 3
01:09:34de notre
01:09:36règlement
01:09:36d'abord
01:09:37il est évident
01:09:38monsieur le président
01:09:38que
01:09:39nous avons besoin
01:09:40pour nous prononcer
01:09:41sur les sous-amendements
01:09:42de comprendre le contexte
01:09:43dans lequel ils sont écrits
01:09:44et proposés
01:09:44de ce point de vue là
01:09:45chaque intervention des collègues
01:09:46a été pertinente
01:09:47utile
01:09:47au débat
01:09:48et à éclairer cette assemblée
01:09:49et enfin je voudrais
01:09:49c'est l'article 70
01:09:50alinéa 3
01:09:52on voit bien
01:09:53derrière l'intervention
01:09:54de monsieur de l'épinot
01:09:54la haine
01:09:55des corps intermédiaires
01:09:56des syndicats
01:09:56et notamment
01:09:57de ceux qui défendent
01:09:57les droits des étudiantes
01:09:58et des étudiants
01:09:59je veux ici les défendre
01:10:00et nous sommes fiers
01:10:00pour un stand d'entre nous
01:10:01d'avoir milité
01:10:02dans notre jeunesse
01:10:03et pas seulement d'ailleurs
01:10:04pour les droits
01:10:04de celles et ceux
01:10:05qui auraient beaucoup
01:10:08508
01:10:10monsieur Porte
01:10:14merci
01:10:15monsieur le président
01:10:17sur l'amendement
01:10:18puisqu'on parle
01:10:18des questions
01:10:19de mariage simulé
01:10:20ou arrangé
01:10:21on vient quand même
01:10:22d'avoir un rappel
01:10:22au règlement
01:10:23d'un maire
01:10:24qui dans sa commune
01:10:25diffuse
01:10:25maréchal nous voilà
01:10:26ça donne quand même
01:10:26une tonalité
01:10:27du débat politique
01:10:28dans lequel
01:10:29on se situe
01:10:30mais tout à l'heure
01:10:32tout à l'heure
01:10:33je parlais des mariages
01:10:34notamment des mariages
01:10:35avec des militants
01:10:36néonazis
01:10:36il y a une députée
01:10:37sur vos bancs
01:10:38qui n'est pas là
01:10:38qui s'appelle
01:10:38Tiffany Joncourt
01:10:39dont le mari
01:10:40est Maxime Gaucher
01:10:41condamnée pour
01:10:42violence en réunion
01:10:44pour des attaques
01:10:44sur des journalistes
01:10:45en 2012
01:10:46ici la mosquée
01:10:48de Poitiers
01:10:48en 2013
01:10:50il tabasse
01:10:50un photographe
01:10:51en 2014
01:10:53il mène des opérations
01:10:54dans les quartiers
01:10:55de Lyon
01:10:55avec Damien Rieux
01:10:56lors de la coupe du monde
01:10:58votre attachée
01:10:59de presse
01:10:59Élise Leplace
01:11:01qui se marie
01:11:01avec Ingarant
01:11:02Antiaviani
01:11:03à côté d'Agen
01:11:05était présent
01:11:06Hilaire Bouillet
01:11:07chef de Génération Zemmour
01:11:08Gabriel Lousteau
01:11:10multicondamnée
01:11:11pour des propos racistes
01:11:12à appel à la haine
01:11:13il y avait
01:11:14François-Xavier Canot
01:11:16soutien de Loïc Le Priol
01:11:17un de vos amis
01:11:18qui a assassiné
01:11:19Martine Arambourou
01:11:21Quentin
01:11:21néo-nazi
01:11:22qui avait fait une croix
01:11:23celtique
01:11:24sur des tracts
01:11:24quand il était candidat
01:11:25pour vous
01:11:25il y avait
01:11:26Yanis Iva
01:11:27candidat du RN
01:11:28et je veux ici
01:11:29terminer en disant
01:11:30qu'une des personnes
01:11:31qui a eu des paroles
01:11:32les plus justes
01:11:33à votre égard
01:11:34c'est la petite fille
01:11:35de Marc Bloch
01:11:35qui a rappelé
01:11:36que malgré toutes les cravates
01:11:37et toutes les chemises
01:11:38vous êtes des héritiers
01:11:39des Waffen SS
01:11:40et jamais vous ne serez
01:11:41les bienvenus ici
01:11:44Alors je vous informe
01:11:45que sur le vote
01:11:46des sous-amendements
01:11:48334 est identique
01:11:49ainsi que 328 est identique
01:11:50je suis saisi
01:11:50par le groupe
01:11:51de la France Insoumise
01:11:52d'une demande
01:11:52de scrutin public
01:11:53annoncée dans l'enceinte
01:11:54de l'Assemblée nationale
01:11:55le 543
01:11:56M. Vanier
01:11:58Merci M. le Président
01:12:00je voudrais revenir
01:12:01au fond du débat
01:12:01tout à l'heure
01:12:02j'ai interpellé
01:12:03les collègues
01:12:04sur ce cas fictif
01:12:06cet amour naissant
01:12:07ce projet de mariage
01:12:08entre Jordan de Monaco
01:12:10et une princesse étrangère
01:12:11bon
01:12:11alors chers collègues
01:12:13dans la diversité
01:12:14de vos adhésions
01:12:18le pénis
01:12:19bardéliste
01:12:19sciotiste
01:12:20je souhaite que
01:12:20vous vous prononciez
01:12:21sur ce cas type
01:12:23que pensez-vous
01:12:24de la possibilité
01:12:25pour ce Jordan de Monaco
01:12:27de pouvoir se marier
01:12:28avec une étrangère
01:12:29fut-elle princesse
01:12:31nous savons
01:12:32qu'il y a des débats
01:12:33qui vous traversent
01:12:34par exemple
01:12:35sur la question
01:12:36des retraites
01:12:36il y a un débat
01:12:38très vif chez vous
01:12:38sur l'âge de départ
01:12:41sur la durée
01:12:41de cotisation
01:12:43les bardélistes
01:12:44par exemple
01:12:44défendent la retraite
01:12:45à 66 ans
01:12:46les sciotistes
01:12:48à 67
01:12:4968
01:12:4969 peut-être
01:12:50les lepénistes
01:12:52nous ne savons plus
01:12:52exactement
01:12:53il y a un débat
01:12:54chez vous
01:12:55sur
01:12:55au fond
01:12:56la tradition
01:12:57dans laquelle
01:12:57vous vous inscrivez
01:12:59le collègue
01:13:00qui a pris la parole
01:13:00il y a quelque temps
01:13:01dans la commune
01:13:02dont il est le maire
01:13:03rappelé
01:13:04la filiation
01:13:05vichiste
01:13:06pétainiste
01:13:07de l'extrême droite
01:13:08peut-être que
01:13:09certains d'entre vous
01:13:11revendiquent
01:13:11d'autres origines
01:13:12celles par exemple
01:13:13des Waffen SS
01:13:14qui sont les fondateurs
01:13:15de votre organisation politique
01:13:17et donc
01:13:18collègue
01:13:19sciotiste
01:13:20lepéniste
01:13:21bardéliste
01:13:22encore une fois
01:13:22dans la diversité
01:13:23de vos opinions
01:13:24et ayons le débat
01:13:25nous sommes le parlement
01:13:26nous sommes là
01:13:27pour confronter
01:13:28des points de vue
01:13:28que pensez-vous
01:13:30de ce projet
01:13:31d'union
01:13:31entre Jordan de Monaco
01:13:33et une princesse étrangère
01:13:35nous nous le disons ici
01:13:36nous disons oui
01:13:37à l'amour
01:13:38entre Jordan de Monaco
01:13:40et une princesse
01:13:41fut-elle des deux Siciles
01:13:43nous avons d'autres
01:13:44sous-amendements
01:13:45le 334
01:13:47madame Catala
01:13:49pardon
01:13:50je viens de donner
01:13:51la parole
01:13:52à madame Catala
01:13:52vous préférez
01:13:53que je prenne
01:13:53votre demande
01:13:54de rappel
01:13:54de règlement
01:13:55allez-y
01:13:55monsieur le président
01:13:58oui monsieur le président
01:13:59je souhaite une suspension
01:14:00de 5 minutes
01:14:01donc nous sommes sur
01:14:02des sous-amendements
01:14:03identiques
01:14:03le 334
01:14:05madame Catala
01:14:14merci monsieur le président
01:14:17le 26 juin dernier
01:14:18nous vous avions lu
01:14:20un certain nombre
01:14:21de courriers
01:14:21que nous recevons
01:14:22en circonscription
01:14:23pour illustrer
01:14:25à quel point
01:14:26les circulaires
01:14:27de monsieur Retailleau
01:14:28et ce type de texte
01:14:29rendent la vie
01:14:31des gens
01:14:31impossible
01:14:32depuis évidemment
01:14:33nous en avons reçu
01:14:34de nouveau
01:14:35car nous ces personnes
01:14:36nous écrivent
01:14:37à la différence de vous
01:14:38j'imagine
01:14:38puisque vous les signaleriez
01:14:40directement à la police
01:14:43je vous lis
01:14:44à un des courriers
01:14:45que j'ai adressé récemment
01:14:46au préfet du Val-d'Oise
01:14:47je souhaite attirer
01:14:48votre attention
01:14:49sur la situation
01:14:49de monsieur X
01:14:51numéro étranger Y
01:14:52habitant
01:14:52dans la commune Z
01:14:54qui s'est vu débouté
01:14:56de sa demande
01:14:57de titre de séjour
01:14:57exceptionnel
01:14:58le 5 septembre 2025
01:14:59décision notifiée
01:15:00le 12 septembre 2025
01:15:02monsieur est arrivé
01:15:03sur le territoire national
01:15:04en octobre 2019
01:15:05il a depuis lors
01:15:06montré tous les signes
01:15:07d'une intégration réussie
01:15:08obtenant un diplôme
01:15:09de cariste
01:15:10et travaillant
01:15:10depuis octobre 2021
01:15:11sur le territoire
01:15:12il dispose actuellement
01:15:14d'un CDI
01:15:14en tant que chauffeur
01:15:15déménageur
01:15:16lui assurant
01:15:17des revues stables
01:15:17monsieur a montré
01:15:19une rigueur
01:15:20et un sérieux
01:15:21dans ses démarches
01:15:21de régularisation
01:15:22déposées en janvier 2024
01:15:23témoignant de sa bonne volonté
01:15:25et de sa patience
01:15:26dans l'attente d'une décision
01:15:27après l'obtention
01:15:28de six récépissés
01:15:29délivrés sur rendez-vous
01:15:30à l'expiration
01:15:31de son sixième récépissé
01:15:32il s'est vu indiquer
01:15:33le refus de sa demande
01:15:34et a reçu une OQTF
01:15:35aujourd'hui l'objet
01:15:36d'un recours
01:15:37devant le tribunal
01:15:37administratif
01:15:38de Sergi Pontoise
01:15:39entre le moment
01:15:40où il a déposé
01:15:41sa demande
01:15:41et la notification
01:15:42de l'OQTF
01:15:43les conditions de vie
01:15:44de monsieur ont évolué
01:15:45puisqu'il s'est marié
01:15:46le 13 septembre 2025
01:15:48après un concubinage
01:15:49de plus de deux ans
01:15:50à la suite d'une rencontre
01:15:50sur le territoire français
01:15:52malgré la transmission
01:15:53du rejet de mariage
01:15:54en rendez-vous
01:15:55pour les récépissés
01:15:55qui ne semblent pas
01:15:56avoir été pris en compte
01:15:57la concomitance
01:15:59entre la notification
01:15:59de l'OQTF
01:16:00et la célébration
01:16:01de son mariage
01:16:01intervenue le lendemain
01:16:02illustre la difficulté
01:16:04humaine de la situation
01:16:05ayant toujours contribué
01:16:07à la solidarité nationale
01:16:08par le paiement
01:16:08de ses impôts
01:16:09depuis le début
01:16:10de son activité professionnelle
01:16:11et projetant de construire
01:16:12sa vie avec son épouse
01:16:13madame Y
01:16:14elle-même titulaire
01:16:15d'une carte de résident
01:16:15et parfaitement intégrée
01:16:16en qualité d'ingénieur d'études
01:16:18la situation administrative
01:16:19de la réception
01:16:21361
01:16:21monsieur Picmal
01:16:27oui monsieur le président
01:16:29je suis inquiet
01:16:31parce que
01:16:31nos collègues
01:16:32du rassemblement national
01:16:34et de l'IDR
01:16:35ont déserté
01:16:37les bancs
01:16:38de leur propre niche
01:16:38parlementaire
01:16:41donc
01:16:42est-ce que
01:16:42ils sont allés
01:16:44à la cérémonie surprise
01:16:45du mariage
01:16:46entre Jordan
01:16:47de Monaco
01:16:48et Maria Carolina
01:16:50de Bourbon
01:16:51des deux Siciles
01:16:52en tout cas
01:16:53on aurait bien aimé
01:16:54avoir des cartons
01:16:54d'invitations
01:16:55et alerter
01:16:57sur la dangerosité
01:16:58que leur proposition
01:16:59de loi
01:17:00fait peser
01:17:00sur cette union
01:17:01puisque
01:17:02un maire
01:17:03comme monsieur
01:17:04Delépineau
01:17:04par exemple
01:17:05à Carpentras
01:17:06ou monsieur Ciotti
01:17:07à Nice
01:17:07pourra dénoncer
01:17:09sur des faits
01:17:10qu'ils jugent douteux
01:17:12de la sincérité
01:17:13de cette union
01:17:14alors je ne sais pas
01:17:15s'ils sont tous
01:17:16partis
01:17:16en jet
01:17:18à Monaco
01:17:19pour célébrer
01:17:20cette union
01:17:21mais je m'étonne
01:17:22vraiment
01:17:23de cette désertion
01:17:24et c'est tout à fait
01:17:26regrettable
01:17:27néanmoins
01:17:27nous allons continuer
01:17:28le débat
01:17:28même s'il n'y a pas
01:17:29beaucoup de répondants
01:17:31depuis tout à l'heure
01:17:34et protéger
01:17:35le fait
01:17:36qu'on puisse
01:17:37en France
01:17:37et oui
01:17:37se marier
01:17:38avec la personne
01:17:40de son choix
01:17:41que nos concitoyens
01:17:42nos concitoyennes
01:17:43puissent se marier
01:17:44avec quelqu'un
01:17:44qui n'a pas
01:17:45la nationalité française
01:17:46parce que l'amour
01:17:47n'a pas de frontière
01:17:48monsieur le président
01:17:49contrairement
01:17:50à l'esprit borné
01:17:51de monsieur Ciotti
01:17:53et du groupe UDR
01:17:55Merci
01:17:56le 388
01:17:58monsieur Cadalin
01:18:01Merci
01:18:01monsieur le président
01:18:03Daniel Balavoine
01:18:05déjà
01:18:05nous a interrogé
01:18:07il demandait
01:18:07qu'est-ce qui pourrait
01:18:09sauver l'amour
01:18:10on a la réponse
01:18:10aujourd'hui
01:18:11certainement pas
01:18:12l'extrême droite
01:18:13eux ne sont bons
01:18:14qu'à une chose
01:18:15d'une certaine façon
01:18:16encore que là
01:18:17effectivement
01:18:18compte tenu
01:18:19du vide abyssal
01:18:20devant nous
01:18:21on se demande
01:18:21à quoi ils sont bons
01:18:22mais ils ne sont bons
01:18:23qu'à une chose
01:18:24de façon générale
01:18:26c'est pour chasser
01:18:28le fruit
01:18:29de leurs obsessions
01:18:30permanentes
01:18:30et en général
01:18:31et en l'espèce
01:18:32les personnes étrangères
01:18:34que leur ont-elles fait
01:18:36à la fin
01:18:37que leur ont-elles fait
01:18:38comment pouvez-vous
01:18:40imaginer
01:18:40qu'une telle loi
01:18:41d'une violence
01:18:42en réalité totale
01:18:43pour les personnes étrangères
01:18:45qui toutes se verront
01:18:46suspectées
01:18:47qui toutes pourront être
01:18:49eh bien
01:18:50convoquées
01:18:51pour présenter
01:18:51tel ou tel papier
01:18:52alors que la seule chose
01:18:53qu'elles veulent
01:18:54c'est vivre
01:18:54avec la personne
01:18:55qu'elles aiment
01:18:56eh bien
01:18:57comment cette situation
01:18:59peut-elle
01:19:01ne pas présenter
01:19:02pour eux
01:19:03comme elle le présente
01:19:05pour nous
01:19:05comme humanistes
01:19:06que nous sommes
01:19:07le caractère scandaleux
01:19:09qu'elle revêt
01:19:09en effet
01:19:10il y a
01:19:11un problème
01:19:12décisif
01:19:13c'est celui
01:19:15de la volonté
01:19:16de s'opposer
01:19:17à la liberté
01:19:17du mariage
01:19:19la liberté
01:19:20du mariage
01:19:20et cette suspicion
01:19:21généralisée
01:19:22sur les personnes étrangères
01:19:24est vraiment inadmissible
01:19:26comment peut-on
01:19:27un seul instant
01:19:28l'accepter
01:19:29peut-être
01:19:30c'est d'ailleurs
01:19:30parce qu'ils se sont
01:19:31rendus compte
01:19:31du caractère scandaleux
01:19:33de leur propre loi
01:19:34qu'ils l'ont déserté
01:19:35et qu'ils ont déserté
01:19:35cet hémicycle
01:19:39monsieur
01:19:39Lucanadi
01:19:40pour un rappel
01:19:41au règlement
01:19:49merci
01:19:50monsieur le président
01:19:51je ne prétends pas
01:19:52sauver l'amour
01:19:52comme nous a cité
01:19:53un collègue
01:19:53mais sur le fondement
01:19:54de l'article
01:19:5495
01:19:56100
01:19:56et 101
01:19:57signaler quand même
01:19:58monsieur le président
01:19:58un fait tout à fait
01:19:59incongru
01:20:00je crois que c'est un précédent
01:20:01c'est la première fois
01:20:01dans une journée
01:20:02de réserver
01:20:03un groupe parlementaire
01:20:04que le groupe en question
01:20:04et son allié
01:20:05d'extrême droite
01:20:05ne sont pas là
01:20:06ce qui veut dire
01:20:07que nous débattons
01:20:07d'un texte
01:20:08sans le groupe
01:20:09qui le soutient
01:20:10ça relève
01:20:11d'un mépris profond
01:20:12pour le parlement
01:20:12pour nos travaux
01:20:13pour nos débats
01:20:14et je crois
01:20:15que ça mériterait
01:20:15monsieur le président
01:20:16que vous suspendiez
01:20:17la séance
01:20:17et qu'on attende
01:20:19qu'il revienne
01:20:19de la buvette
01:20:20ou peut-être
01:20:20sidratil aura peut-être
01:20:21sont-ils à la tête
01:20:22alors
01:20:23d'abord
01:20:25je vais gérer ça
01:20:27très bien
01:20:27vous inquiétez pas
01:20:28mais il y a la présence
01:20:28vous l'oubliez
01:20:29de monsieur Michou
01:20:30qui est le rapporteur
01:20:31et qui est le représentant
01:20:32du groupe UDR
01:20:33voilà
01:20:35merci
01:20:37422
01:20:39422
01:20:40422
01:20:42monsieur Boyard
01:20:44merci beaucoup
01:20:45monsieur le président
01:20:45je suis de très
01:20:47mauvaise humeur
01:20:48parce que je viens
01:20:49de me faire
01:20:5040 minutes
01:20:51bloquée dans le RERD
01:20:52bondée
01:20:53avec une chaleur immense
01:20:54j'arrive à l'Assemblée nationale
01:20:56et au moment
01:20:57de cette canicule
01:20:58de quoi parle-t-on
01:20:59encore une fois
01:21:00nous parlons
01:21:01d'immigration
01:21:02bien sûr
01:21:03actuellement
01:21:04la priorité
01:21:05dans le pays
01:21:05c'est de contrôler
01:21:06davantage les étrangers
01:21:07qui veulent se marier
01:21:09alors écoutez
01:21:10si jamais vous voulez
01:21:11vraiment vous interroger
01:21:12sur la question
01:21:13des étrangers
01:21:14peut-être interrogez-vous
01:21:15sur les médecins étrangers
01:21:16qui actuellement
01:21:17sont en train
01:21:18de tenir l'hôpital public
01:21:19face aux milliers
01:21:20de personnes
01:21:21qui sont à l'hôpital
01:21:22pour gérer la canicule
01:21:23peut-être interrogez-vous
01:21:25sur les personnes étrangères
01:21:26qui actuellement
01:21:28sont sur des chantiers
01:21:29à 40 degrés
01:21:30et qui ne devraient pas
01:21:31travailler
01:21:31parce que ça met
01:21:32leur vie en danger
01:21:33si vous voulez
01:21:33vous intéresser
01:21:34aux étrangers
01:21:35intéressez-vous
01:21:36aux jeunes
01:21:37qui sont actuellement
01:21:37en train de passer
01:21:38le bac
01:21:38sous 40 degrés
01:21:39et en faisant ça
01:21:40vous parlerez aussi
01:21:41des français
01:21:42nous sommes en train
01:21:43de vivre
01:21:44le réchauffement climatique
01:21:45qui a déjà commencé
01:21:46si on parlait
01:21:47davantage de réchauffement
01:21:48de climatique
01:21:49et moins d'immigration
01:21:50et d'islam
01:21:51croyez-moi
01:21:51dans ce pays
01:21:52ça irait un peu mieux
01:21:54aucun de nos problèmes
01:21:55n'est dû à l'immigration
01:21:56nos problèmes sont dus
01:21:57aux milliardaires
01:21:58qui possèdent
01:21:5990% des médias
01:22:00et qui utilisent
01:22:01leurs obsessions identitaires
01:22:02pour ne pas parler
01:22:03de leurs responsabilités
01:22:04dans les bas salaires
01:22:05et dans le dérèglement climatique
01:22:07je suis de très mauvaise humeur
01:22:08mais en 2027
01:22:10il y aura une élection présidentielle
01:22:11et quand on aura
01:22:12la victoire de Jean-Luc Mélenchon
01:22:13et qu'on parlera
01:22:14enfin des vrais sujets
01:22:15le peuple français
01:22:16sera de bien meilleure humeur
01:22:20Merci
01:22:21Nous continuons
01:22:22dans la bonne humeur
01:22:23Le 446
01:22:25Madame Legrain
01:22:26Oui chers collègues
01:22:27Alors aujourd'hui
01:22:28mes collègues l'ont bien montré
01:22:30on a une nouvelle démonstration
01:22:31de cette sinistre alliance
01:22:33entre la Macronie
01:22:34et l'extrême droite
01:22:35autour de ce texte
01:22:36qui est censé être un texte
01:22:39pour empêcher
01:22:41les mariages blancs
01:22:42les faux mariages
01:22:43mais donc tout le monde comprend ici
01:22:44qu'il est un texte
01:22:45pour rendre toujours plus difficile
01:22:47à des étrangers
01:22:49d'épousés
01:22:50des français
01:22:50et des françaises
01:22:52Je voulais signaler
01:22:54quelque chose en particulier
01:22:55qui n'a pas encore été abordé
01:22:56Chers collectiotistes
01:22:58Alors je dis chers collectiotistes
01:22:59mais il n'y en a aucun devant moi
01:23:00ils ont tous déserté
01:23:01c'est assez flagrant
01:23:02et assez pathétique
01:23:04Au départ
01:23:05vous aviez prévu
01:23:06pour cette journée
01:23:07qui est la vôtre
01:23:08de commencer la journée
01:23:09par un texte
01:23:10sur la natalité
01:23:11Alors moi
01:23:12j'avais prévu d'expliquer
01:23:13comment votre texte
01:23:14sur la natalité
01:23:15qui est une nouvelle façon
01:23:16de faire alliance
01:23:16avec la Macronie
01:23:17puisque vous appuyez
01:23:18sur le réarmement démographique
01:23:19voulu par Macron
01:23:21j'avais prévu
01:23:22de démontrer
01:23:23comment votre texte
01:23:24sur la natalité
01:23:25était encore une façon
01:23:26non pas d'aimer les femmes
01:23:28et les familles
01:23:28et les enfants
01:23:29mais bien une façon
01:23:30de contrôler le corps des femmes
01:23:31une façon de vouloir
01:23:32exploiter le corps des femmes
01:23:34notamment françaises
01:23:35parce que vous avez
01:23:36une peur panique
01:23:37et complètement fantasmée
01:23:38d'une fécondité fantasmée
01:23:40des femmes étrangères
01:23:41Voilà
01:23:41Je voulais apporter cette démonstration
01:23:42et puis finalement
01:23:43vous l'avez fait vous-même
01:23:44parce que vous avez décidé
01:23:47de remplacer ce texte
01:23:48sur la natalité
01:23:49par un texte
01:23:49qui veut empêcher
01:23:51des mariages mixtes
01:23:52donc je pense que tout le monde
01:23:52aura bien compris ici
01:23:54que votre intention
01:23:55n'est certainement pas
01:23:56d'aider les familles
01:23:56d'ailleurs plus loin
01:23:57vous avez un texte
01:23:58qui favorise les expulsions
01:23:59donc je crois que ce sera clair
01:24:00pour tout le monde
01:24:01que surtout en cette période
01:24:02de canicule
01:24:02que de proposer aux familles
01:24:04de faciliter leur expulsion
01:24:05c'est pas tellement
01:24:06leur faciliter la vie
01:24:07et donner envie
01:24:07d'avoir des enfants
01:24:08dans ce pays
01:24:09mais très clairement
01:24:10voilà
01:24:10par ce texte
01:24:11vous a apporté
01:24:12la démonstration
01:24:14de
01:24:15que vous allez encore plus loin
01:24:16que ce qu'on savait
01:24:17on savait que
01:24:18vous n'aimiez pas
01:24:19finalement
01:24:19les étrangers
01:24:20on savait que vous n'aimiez pas
01:24:22particulièrement
01:24:22les droits des femmes
01:24:23mais maintenant
01:24:24on en est au point
01:24:25de comprendre
01:24:26que vous haïssez même
01:24:27l'amour
01:24:28tout simplement
01:24:28l'amour
01:24:29par angoisse
01:24:30des enfants non blancs
01:24:33482
01:24:35Monsieur Léomand
01:24:46Bonjour Monsieur le Président
01:24:48Monsieur le Ministre
01:24:49Bonjour Monsieur Léomand
01:24:52On est encore
01:24:53une nouvelle fois
01:24:54dans cet hémicycle
01:24:55avec un texte
01:24:56qui concerne
01:24:57l'immigration
01:24:58alors qu'il y a
01:24:59en ce moment
01:25:00des sujets
01:25:00qui me semblent
01:25:01de plus grand intérêt
01:25:02notamment
01:25:03la lutte contre la canicule
01:25:05le fait que
01:25:05des travailleuses
01:25:06des travailleurs
01:25:07sont en ce moment
01:25:08sous des températures
01:25:09insoutenables
01:25:10et
01:25:11pour porter ce débat
01:25:13sur l'immigration
01:25:13il y avait normalement
01:25:15une série de députés
01:25:16Rassemblement National
01:25:17UDR
01:25:18l'hémicycle est vide
01:25:19en face de nous
01:25:20je tiens à le signaler
01:25:21à celles et ceux
01:25:23qui nous regardent
01:25:23à l'extérieur
01:25:24l'hémicycle est vide
01:25:25alors que l'hémicycle
01:25:26est climatisé
01:25:27et
01:25:28alors que des travailleuses
01:25:29des travailleurs
01:25:30endurent des températures
01:25:31insoutenables
01:25:32et bien les députés
01:25:33du Rassemblement National
01:25:34et de l'UDR
01:25:35ont décidé de vider
01:25:36l'hémicycle
01:25:37et je veux parler
01:25:39justement des travailleuses
01:25:40et des travailleurs
01:25:41des travailleuses
01:25:42et des travailleurs
01:25:42immigrés
01:25:43qui endurent souvent
01:25:44les travaux
01:25:45les plus pénibles
01:25:46les plus dangereux
01:25:47sous ces températures
01:25:49caniculaires
01:25:50exploitées
01:25:51par des patrons
01:25:52voyous
01:25:52qui souvent
01:25:53utilisent leur précarité
01:25:55et vous
01:25:56de quoi nous parlez-vous
01:25:57aujourd'hui
01:25:58de quoi nous parlez-vous
01:26:00d'empêcher le mariage
01:26:01des gens qui s'aiment
01:26:02mais enfin
01:26:03vous prétendez défendre
01:26:04la famille
01:26:04enfin je dis vous
01:26:05mais il n'y a personne
01:26:06en face
01:26:07vous prétendez défendre
01:26:08la famille
01:26:09mais où êtes-vous
01:26:10lorsqu'il s'agit
01:26:11de l'amour
01:26:12pensez-vous
01:26:13qu'à un instant
01:26:14quelconque
01:26:15un maire
01:26:16voudrait empêcher
01:26:18les gens de s'aimer
01:26:19il faut vraiment
01:26:20avoir des idées
01:26:21très sombres
01:26:22pour pouvoir se dire
01:26:23qu'on va empêcher
01:26:24des gens de se marier
01:26:25quand ils s'aiment
01:26:26c'est la fin de cet épisode
01:26:28à bientôt
01:26:28sur LCP
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