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  • il y a 1 jour
À LA UNE / Canicule : l'école en surchauffe

Selon Météo-France, la France traverse un « épisode caniculaire d'intensité exceptionnelle » et ces fortes chaleurs perturbent fortement la vie scolaire. Depuis le déclenchement de la canicule mi-juin, les thermomètres dépassent régulièrement les 35 °C dans les salles de classe. Face à cette situation, le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a annoncé la fermeture, dès lundi 22 juin, de 1 352 écoles et collèges, tandis que 4 042 autres fonctionnent avec des horaires aménagés, sur les 60 000 établissements que compte le pays. Dans certains établissements encore ouverts, les parents d'élèves réagissent : ils installent des couvertures de survie sur les fenêtres et achètent des ventilateurs en urgence. Les syndicats dénoncent un manque d'anticipation de l'État et réclament la mise en place d'un cadre national de protection. Alors que les épreuves du brevet du vendredi 26 juin ont été maintenues, les mesures prises par le gouvernement sont-elles à la hauteur des enjeux sanitaires posés par cette canicule exceptionnelle ?

Invités :
- Carole Zerbib, proviseure du lycée Vauquelin à Paris, membre du SNPDEN-UNSA,
- Emma Ferrand, journaliste au « Figaro »,
- Quentin Ghesquière, co-fondateur du think tank « Adapt ».

Chroniques :
« Les off de Lou » : Macron/Meloni, un sommet pour se réconcilier ? par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : Lincoln Memorial : Trump en eaux troubles par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Mariage : pas pour tous ?

Un an après avoir échoué, l'UDR d'Éric Ciotti défendra à nouveau, jeudi 25 juin, sa proposition de loi visant à « renforcer le pouvoir des maires dans la lutte contre les mariages de personnes en situation irrégulière ». Déjà adopté en 2025 au Sénat, le texte discuté dans le cadre de la niche parlementaire du parti, prévoit d'ajouter au code civil un article selon lequel « le mariage ne peut être contracté par une personne séjournant de manière irrégulière sur le territoire national ». Robert Ménard, le maire de Béziers, poursuivi pour avoir refusé en 2023 de marier un Algérien sous OQTF, espère que la proposition de loi sera adoptée. De leur côté, SOS Racisme dénonce un texte qui s'inscrit dans une logique de suspicion généralisée à l'égard des personnes étrangères et de rejet des mariages dits « mixtes ». Peut-on restreindre le droit au mariage ?

Invités :
- Paul Chistophle, député socialiste de la Drôme,
- Alexandre Allegret-Pilot, député « Union des Droites pour la République » du Gard.

« Bourbon express » par Marco Paumier.

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News
Transcription
00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale.
00:00:32Avec pour m'accompagner ce soir, Lou Frittel, journaliste à Paris Match.
00:00:35Bonsoir Lou.
00:00:36Bonsoir.
00:00:36Et Olivier Ravanello.
00:00:37Bonsoir Olivier.
00:00:38Merci à tous les deux d'être là.
00:00:39A la une ce soir, alors que la France vit une quatrième journée consécutive de vigilance rouge canicule,
00:00:45alors que cette journée vient à nouveau d'être la plus chaude de notre histoire,
00:00:49la grande débrouille à l'école.
00:00:52Ventilateur acheté à la hâte, couverture de survie aux fenêtres,
00:00:56classe dans les couloirs.
00:00:57L'école essaye de rester ouverte, mais elle tient avec du système des illustrations criantes
00:01:03de notre inadaptation au réchauffement.
00:01:06Et nous en parlons ce soir avec vous, Carole Zerbib.
00:01:09Bonsoir.
00:01:10Bonsoir.
00:01:10Vous êtes proviseur de lycée à Paris, membre du syndicat SNPDEN-UNSA,
00:01:14le syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale.
00:01:17Merci d'être là.
00:01:18Bonsoir Emma Ferrand.
00:01:19Bonsoir.
00:01:20Journaliste au Figaro, spécialiste des questions d'éducation.
00:01:22Merci de votre présence.
00:01:23Et bonsoir Quentin Gaiquière.
00:01:25Bonsoir.
00:01:25Vous êtes urbaniste spécialisé dans l'adaptation des villes au changement climatique.
00:01:29Vous avez cofondé le réseau ADAPTE il y a quelques semaines.
00:01:32Et vous publiez S'adapter ou mourir aux éditions Rue de l'Échiquier.
00:01:37Merci également d'être là ce soir.
00:01:40Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ?
00:01:42Une histoire de piscine, la Reflecting Pool qui est au centre de Washington
00:01:48est recouverte d'algues vertes et Trump ne sait plus comment s'en débarrasser.
00:01:54Lou, vous vous intéressez-vous ce soir à la visite de Georgia Meloni demain en France ?
00:01:59Et tout à fait, assistons-nous au grand rapprochement de la France et de l'Italie.
00:02:03Emmanuel Macron recevra son homologue italienne à Antibes demain
00:02:07pour un sommet entre les deux pays.
00:02:09C'est une première depuis 2022.
00:02:10Dans la deuxième partie de chaque voie compte, place à la question qui fâche.
00:02:13Qui a le droit de se marier en France ?
00:02:15Le groupe UDR défendra demain matin une proposition de loi
00:02:19pour interédire les mariages aux étrangers en situation irrégulière en France.
00:02:24Et nous en débattrons tout à l'heure avec Alexandre Allégret-Pilot
00:02:26qui est député UDR du Gard
00:02:28et avec Paul Christophe Locke qui est député PS de la Drôme.
00:02:32Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
00:02:36Vous cliquez ici, vous flashez le QR code qui est là.
00:02:39Et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet vos questions en direct en plateau.
00:02:42Et puis Bourbon Express tout à l'heure, le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pommier.
00:02:47Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:49Installez-vous confortablement et au frais, je l'espère.
00:02:52Chaque voix compte, c'est parti.
00:03:0145 000 écoles, 5 500 collèges, 3 500 lycées et autant d'équipes pédagogiques
00:03:07qui scrutent le thermomètre dans leur classe depuis une semaine.
00:03:116 000 établissements scolaires étaient fermés ou aménagés ce mercredi.
00:03:15Des élèves et des enseignants suffoquent en classe.
00:03:18Des euros du bac ont été décalés le matin et le brevet des collèges est finalement maintenu.
00:03:23Mais il sera aménagé vendredi.
00:03:25Bref, l'école organise sa survie par 40 degrés avec partout la même question.
00:03:31Fermez ou gardez les enfants ?
00:03:33Dario Borgogno.
00:03:39Record de température à l'extérieur mais aussi à l'intérieur.
00:03:4310 heures et il fait 38 degrés à l'intérieur de la classe.
00:03:47Des salles d'école surchauffées, obligées de s'adapter.
00:03:50On fait ce qu'on peut pour mettre les enfants dehors quand il fait un petit peu plus frais dehors
00:03:53ou au contraire tout fermer quand les chaleurs deviennent insupportables.
00:03:58Plus de 5 000 écoles avec des horaires aménagés aujourd'hui.
00:04:01788 entièrement fermés, principalement faute de bâtis capables de rafraîchir les enfants.
00:04:06Il ne faudrait que des écoles toutes neuves avec un système de flux qui permet d'avoir de la fraîcheur
00:04:11pour pouvoir accueillir fondamentalement, sauf que ce n'est pas la réalité.
00:04:14Les élèves souffrent, les enseignants suent et les parents s'agacent.
00:04:18Colère reliée cet après-midi dans l'hémicycle.
00:04:21On bricole, on fait comme on peut, mais on parle d'enfants là, d'être particulièrement vulnérables.
00:04:28Les vagues de chaleur se succèdent et s'intensifient, on le sait.
00:04:32Ce dôme de chaleur en particulier, on l'a vu arriver.
00:04:36Et puis quoi ? Pas une réponse claire.
00:04:39L'Etat s'en défend, les 60 000 établissements scolaires sont avant tout les propriétés des collectivités locales.
00:04:45J'ai déjà fait faire un recensement des principales zones à risque.
00:04:49Il y a 2300 établissements que nous avons identifiés comme étant particulièrement à risque
00:04:52et donc comme devant recevoir des compagnons particuliers.
00:04:55Mais à la fin, le ministère ne pourra pas déclencher les travaux à la place des collectivités, c'est sûr.
00:05:01Par contre, l'éducation nationale promet de réfléchir à un nouveau rythme uniquement matinal pour les examens nationaux.
00:05:07L'épreuve de français de ce vendredi du brevet des collèges est ainsi maintenue,
00:05:11mais soumise à plusieurs aménagements comme la multiplication de pauses pour sa aérie.
00:05:15Moins de chance pour certains candidats au bac de cette semaine.
00:05:1810 300 d'entre eux ont vu leurs euros censés se dérouler l'après-midi être décalés.
00:05:25Carole Zerbib, comment ça va ?
00:05:27Ça va ?
00:05:27Ça va ?
00:05:28On survit.
00:05:296000 écoles fermées ou aménagées en France, précisément 788 fermées aujourd'hui.
00:05:34Est-ce qu'on avait déjà vu ça ?
00:05:36Non, à ce point-là, on n'avait, je crois, de mémoire, jamais vu ça.
00:05:41Mais ça témoigne de la difficulté, là, aujourd'hui, avec le phénomène d'extrême chaleur que nous vivons,
00:05:50de l'inadaptation du bâti scolaire au phénomène climatique, notamment de forte chaleur.
00:06:00Que vous disent les directeurs d'établissements qui vous appellent au SNPDEN cette semaine ?
00:06:05Comment vont les enseignants ? Comment vont les élèves ? Est-ce que vous avez des remontées sanitaires du terrain
00:06:09?
00:06:09Alors, oui, les remontées qu'on a, c'est qu'il fait extrêmement chaud dans les salles de classe, plus
00:06:15de 30 degrés.
00:06:16Et les préconisations sanitaires disent qu'au-delà de 30 degrés, il y a un risque pour la santé, que
00:06:23ce soit pour les personnels ou pour les élèves.
00:06:25Et dans les salles de classe, on est en moyenne autour de 34-35 degrés.
00:06:29Même si on a mis en place des ventilateurs, des points d'eau à proximité, on arrive à maintenir la
00:06:37température, mais on n'a pas réussi à rafraîchir véritablement.
00:06:41Donc, les conditions d'enseignement et d'examen et de correction, parce qu'il n'y a pas que des
00:06:46examens, il y a aussi les corrections d'examen sur place,
00:06:48parce que toutes les corrections ne se font pas de façon numérisée, notamment pour le bac professionnel.
00:06:54Eh bien, tout cela s'est fait dans des conditions extrêmement difficiles.
00:06:59Et il va falloir maintenant, on est en période de crise, donc on agit, on réagit et on bricole, comme
00:07:05ça a été dit dans le reportage.
00:07:07On bricole tous, mais il y a un moment, il va falloir qu'on s'assieds autour d'une table
00:07:10et qu'on réfléchisse et qu'on ne se laisse plus malmener par la situation
00:07:16et qu'on ne se retrouve plus dans une telle situation de crise.
00:07:19Emma Ferrand, vous vous occupez des questions d'éducation au Figaro, je le rappelle.
00:07:23Vous avez des exemples de bidouillages dont parle Carole Zerbib dans les écoles, les collèges, les lycées ?
00:07:29Ça va être tout simplement baisser les volets, laisser les fenêtres ouvertes le matin à la fraîche et avec des
00:07:35stores, des bribes de stores, si j'ose dire.
00:07:38J'ai vu certaines écoles dans Paris où franchement ce sont des bouts de stores.
00:07:43Ça va être aussi justement faire appel aux parents pour éventuellement avoir des ventilateurs, des climatiseurs d'appoint.
00:07:50Voilà, ça va être ce genre de choses, mais rien de très révolutionnaire.
00:07:54Les couvertures de survie aussi.
00:07:55Oui, les couvertures de survie aux fenêtres.
00:07:57Il y a des choses qui vous ont mis en colère cette semaine, Carole Zerbib, ou qui ont mis les
00:08:00profs en colère, justement dans ce bidouillage ?
00:08:02Mais oui, parce que vous voyez par exemple, il n'y a pas de rideau aux fenêtres.
00:08:05Souvent les rideaux, ils sont déchirés et faire l'acquisition de rideaux, ça coûte extrêmement cher.
00:08:10Moi j'avais fait cet hiver un devis, comme il faut des rideaux spéciaux, inuffigés, enfin voilà, il y a
00:08:15des règles à respecter.
00:08:17Équiper une salle de classe, ça coûte 2500 euros.
00:08:19Donc quand vous avez plusieurs salles de classe, vous voyez un peu la facture.
00:08:23On n'a pas de store, en fait on n'a pas les équipements qu'il faut.
00:08:27Et pourtant, en plus moi, il y a les remontées des collègues, mais il y a aussi, moi, ce que
00:08:32je vis dans mon établissement,
00:08:33qui est un établissement des années 70, donc l'hiver on chauffe la rue, et l'été c'est la
00:08:39rue qui nous chauffe.
00:08:40Donc j'ai alerté les collectivités.
00:08:41De donnant, donnant.
00:08:42Voilà.
00:08:43Et donc j'ai alerté, on n'a pas de store, on n'a pas de volet, ou alors quand
00:08:47on en a, ils sont à moitié cassés, voilà.
00:08:49Donc j'ai alerté la collectivité territoriale à plusieurs reprises, qui sait qu'il y a des travaux à faire.
00:08:54Sauf qu'il y a énormément de travaux à faire dans énormément d'établissements.
00:08:59Donc oui, ça a un coût énorme.
00:09:01Peut-être qu'à un moment, les collectivités territoriales ne pouvant peut-être pas faire face seules,
00:09:06est-ce que l'État ne va pas devoir aussi peut-être mettre la main à la poche ?
00:09:11Un enfant ne peut évidemment pas exercer son droit de retrait.
00:09:14Un enseignant, si.
00:09:15Est-ce que vous avez eu des cas déjà ?
00:09:17Oui, alors pas des enseignants qui ont fait un droit de retrait, mais en tout cas des enseignants qui ont
00:09:22exprimé leur incapacité,
00:09:24pour des raisons de santé, à faire face et à rester dans une salle de classe.
00:09:29Oui, oui.
00:09:30Ou alors des enseignants qui ont fait des malaises et qu'on a renvoyés chez eux ou à l'hôpital.
00:09:35Et alors à Paris, le rectorat offre la possibilité aux enseignants vulnérables de se faire dispenser de travail sans certificat
00:09:40médical.
00:09:40Ça s'appelle des autorisations spéciales d'absence, ASA.
00:09:45Les premières ont été délivrées cette semaine.
00:09:47Vous comprenez que ça puisse choquer certains parents ?
00:09:50Oui, mais à partir du moment où un enseignant n'est pas en capacité de faire classe pour des raisons
00:09:54de santé...
00:09:56Dans ces cas-là, il a un arrêt de travail de son médecin, non ?
00:09:59Oui, mais la justification du rectorat, c'était de ne pas surcharger les médecins et les urgences qui l'étaient
00:10:03déjà.
00:10:04C'était une mesure de bon sens, je trouve.
00:10:06Un mot des examens, puisque Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, a annoncé ce matin que 10 000 élèves
00:10:10de terminale avaient vu leur oral du bac décalé au matin.
00:10:14Et puis les épreuves du brevet qui vont être maintenues vendredi, parce qu'elles ont lieu le matin, ce vendredi.
00:10:19Vous comprenez cette décision ?
00:10:21Oui, alors c'est extrêmement compliqué de modifier un calendrier national.
00:10:26On l'a fait en 2019.
00:10:27Les épreuves nationales, oui, oui.
00:10:28Après, je pense que si le ministre a pris la décision, c'est qu'il s'est aussi assuré que
00:10:32les personnels de direction en qui il fait enterrement confiance
00:10:35étaient en capacité d'organiser ces épreuves dans de bonnes conditions.
00:10:41Il y a plein de choses qu'on peut mettre en place.
00:10:43Réduire le nombre d'élèves par classe, c'est-à-dire réorganiser la façon dont se passent les examens.
00:10:49Permettre aux élèves de faire davantage de pauses, ça aussi, c'est peut-être...
00:10:53Et aller se rafraîchir, voilà.
00:10:54Ça, c'est des mesures qui peuvent aider les élèves, même si, effectivement, ils vont quand même passer le brevet
00:10:59dans des conditions difficiles.
00:11:00Oui, Emma Ferrand, c'est prévu, d'ailleurs.
00:11:02Le ministre a annoncé ce matin ses aménagements pour ce brevet.
00:11:05Les collégiens de 3e auront le droit de faire quoi, qu'ils n'avaient pas le droit de faire avant
00:11:08?
00:11:09En fait, si vous voulez, pendant la première épreuve du brevet, c'est l'épreuve de français et elle est
00:11:13divisée en trois temps.
00:11:14Et en fait, là, pour la première fois, d'habitude, ce n'est pas le cas.
00:11:17Entre les trois épreuves, les trois petites épreuves, les collégiens auront la possibilité, en fait, justement, de quitter la salle,
00:11:23d'aller éventuellement aux toilettes, se rafraîchir.
00:11:25Aux fraîcheurs, comme au football.
00:11:26Oui, c'est un peu ça. Mais voilà, l'idée, c'est qu'il y a une première partie de
00:11:30l'épreuve qui dure une heure et demie, me semble-t-il, et ensuite, 20 minutes et le temps restant.
00:11:37Et je lis que les collégiens auront aussi le droit d'aller aux toilettes la première heure, ce qui n
00:11:40'est pas le cas normalement.
00:11:41Oui, ce qui est à dire, on n'a pas le droit de sortir une heure après la distribution des
00:11:45sujets.
00:11:46Quentin Guéquierre, que révèle cette vague de chaleur de l'état de notre école ?
00:11:50Demain, 60 millions de Français seront en vigilance rouge, ce qui signifie vigilance absolue.
00:11:56Et pourtant, des enfants vont aller à l'école, des collégiens vont plancher sur une épreuve de français vendredi matin.
00:12:03En fait, ça révèle un épisode climatique.
00:12:06Il révèle l'ensemble des tensions et des vulnérabilités des sous-investissements qui ont été faits au fil des décennies.
00:12:11Et au fait qu'on n'a pas assez anticipé le fait que le climat dans lequel nous sommes aujourd
00:12:16'hui
00:12:17est complètement différent de celui dans lequel on a vécu, dans lequel se sont bâties la majorité des établissements scolaires.
00:12:24Et qu'on n'a pas assez anticipé ce phénomène.
00:12:26Si bien qu'on arrive dans une situation de tension qui était finalement attendue.
00:12:30Que oui, on a battu un record encore une fois aujourd'hui de vagues de chaleur.
00:12:33Mais c'est ce que prévoient la plupart des chercheurs, des climatologues depuis maintenant plusieurs décennies.
00:12:38Au moins depuis 2001, le rapport du GIEC le mentionnait très bien.
00:12:41En particulier pour l'Europe et donc la France.
00:12:43Que les vagues de chaleur entraîneraient forcément une menace pour les personnels les plus vulnérables.
00:12:48Et les enfants d'ailleurs n'ont pas assez été identifiés à l'époque.
00:12:51Si la vague de chaleur de 2003 a assez bien identifié les personnes âgées.
00:12:55Pour lesquelles ont été ensuite mis en place des plans sanitaires.
00:12:57Pour les autres personnes vulnérables, les femmes enceintes, les travailleuses en extérieur.
00:13:02Et les enfants en particulier.
00:13:04Ce n'a pas été effectivement suffisamment fait.
00:13:06Comment on assure l'égalité des chances quand certains vont passer des examens dans une salle qui est à 28.
00:13:10Et d'autres à 35.
00:13:12Ça pose aussi cette question-là, Carole Zerbib.
00:13:15Vous avez raison de la poser, bien sûr.
00:13:16Les examinateurs, ils vont tenir compte de réchauffement dans leur notation ?
00:13:21Je ne sais pas quelles seront les consignes du ministre à ce sujet.
00:13:25En l'état, il n'y en a pas.
00:13:26Non, en l'état, il n'y en a pas, mais effectivement.
00:13:28Alors, vous voyez, ça aussi, monsieur le disait très justement, tout ça, ça s'organise.
00:13:32Un calendrier des examens, ça s'organise.
00:13:34On sait que les examens ont lieu en mai, juin.
00:13:37Et à un moment, il va falloir qu'on anticipe ce calendrier et qu'on fasse en sorte que les
00:13:42épreuves n'aient lieu que le matin.
00:13:43Ça a été fait pour le bac général et technologique.
00:13:46Ça n'a pas été fait pour le bac professionnel, ni pour le CAP, ni pour le DNB.
00:13:49Et si vous n'avez plus d'épreuves l'après-midi, vos épreuves du bac, ils durent jusqu'en août,
00:13:53non ?
00:13:54Non, c'est tout à fait gérable.
00:13:56C'est gérable ?
00:13:56Bien sûr.
00:13:57D'annuler toutes les épreuves qui ont lieu l'après-midi pour les matrimatins ?
00:14:00Mais il n'y en a pas tant que ça.
00:14:00Il y a énormément d'épreuves qui sont quand on le continue.
00:14:02Vous voyez, en bac professionnel, il y a trois ou quatre épreuves.
00:14:05Eh bien, on fait ça sur quatre demi-journées.
00:14:08Quentin Guéquierre, pardon, s'adapter, c'est fermer les écoles ?
00:14:12Pas nécessairement.
00:14:12Parce que si vous fermez une école, vous pouvez mettre l'enfant dans une situation aussi défavorable dans le logement
00:14:17dans lequel il se trouve.
00:14:18En revanche, on peut réenvisager la manière dont on fait classe dans ces temps-là.
00:14:22Avec ADAPT, on vient sortir d'ailleurs un rapport, dix recommandations, à destination des nouvelles municipalités,
00:14:27afin qu'elles puissent arbitrer les décisions qu'elles doivent faire dans l'urgence pour encaisser les vagues de chaleur.
00:14:32Et parmi elles, il y a par exemple faire classe dans des lieux qui sont naturellement rafraîchis.
00:14:36Maintenant, il n'y a pas une commune dans laquelle il n'y a pas une église, dans laquelle il
00:14:39fait naturellement plus froid.
00:14:40Il y a des musées qui sont climatisés, il y a des cinémas qui le sont aussi.
00:14:43On peut faire classe autrement et garantir le droit à l'éducation autrement.
00:14:46Est-ce qu'on va aussi chercher des exemples à l'étranger ?
00:14:49Vous allez en Grèce, en Italie, en Espagne, à Athènes, Rome, Palerme, Madrid,
00:14:55vivent très longtemps avec des températures très hautes.
00:14:58Est-ce qu'on s'interroge sur, sinon les bidouilles, les solutions qui sont trouvées dans ces villes-là, ces
00:15:03capitales comparables ?
00:15:05Oui, effectivement, on peut complètement s'inspirer de ces pays.
00:15:08Il y a d'ailleurs un cadre européen de résilience qui est en train d'être mis en place,
00:15:11qui va être proposé par la Commission européenne en décembre prochain.
00:15:14On peut tout à fait envisager une coopération internationale pour faire émerger les solutions.
00:15:18C'est aussi la raison d'être de notre association.
00:15:20C'est de montrer que maintenant que le climat a changé, comment on fait ?
00:15:23Et comment on tire exemple de personnes qui vivent dans ce climat depuis plusieurs décennies maintenant ?
00:15:26Carole Zerbib ?
00:15:28Dans ce plan qu'il faudrait mettre en place, parce que là, on est en crise,
00:15:31mais il va falloir qu'on réfléchisse à des choses,
00:15:32on sait bien que le bâti scolaire ne va pas être entièrement rénové dès l'année prochaine.
00:15:37Mais peut-être qu'on pourrait réfléchir à ce que dans tous les établissements,
00:15:40il y ait au moins une pièce qui soit climatisée ou rafraîchie.
00:15:44Alors, on va venir justement aux adaptations à la fois à court terme,
00:15:48parce qu'il y a une urgence, l'année scolaire n'est pas encore finie,
00:15:51et puis à long terme également.
00:15:53Mais Emma Ferrand, je voudrais qu'on parle des parents aussi,
00:15:55parce qu'au milieu de tout ça, eux, ils se retrouvent aussi coincés
00:15:58entre le marteau de la fermeture de l'école
00:16:00ou l'enclume de la garde des enfants à domicile.
00:16:03Ils comprennent ce qui se passe en ce moment dans les décisions qui sont prises,
00:16:07qui peuvent être différentes d'un quartier à l'autre ?
00:16:09Oui et non, en fait.
00:16:10J'ai l'impression que chacun s'adapte un petit peu au jour le jour.
00:16:13Donc évidemment, il y a des parents qui sont dans l'incompréhension
00:16:15de se dire déjà que les règles ne sont pas les mêmes partout,
00:16:18et puis de se dire aussi que les règles arrivent tardivement.
00:16:21En fait, ça va nécessiter aussi pour certains parents de s'organiser un peu à la hâte,
00:16:26alors qu'on aurait pu imaginer qu'ils puissent s'organiser un peu plus en amont.
00:16:30Donc il y a un peu des deux.
00:16:31Il y a à la fois beaucoup de compréhension,
00:16:33parce que ça reste un événement météo,
00:16:35et donc on ne peut pas toujours le prévoir,
00:16:37mais on se doute que ces dernières années, quand même,
00:16:40il y a des vagues de chaleur à répétition.
00:16:42Dans votre lycée, Carole Zimbib,
00:16:43vous recevez beaucoup de coups de fil à la vie scolaire de parents pas contents ?
00:16:47Non, pas du tout, mais je pense qu'on a pris les bonnes décisions.
00:16:49On a déplacé des cours qui avaient lieu l'après-midi et le matin.
00:16:53On a pris des mesures de bon sens que les parents ont tout à fait comprises.
00:16:57Et moi, mon objectif, c'était aussi d'assurer la continuité du service public
00:17:04et accueillir le plus possible les élèves tant que c'était possible.
00:17:08C'est vrai qu'on a fermé une heure plus tôt que d'ordinaire.
00:17:11En tout cas, nous, les parents qu'on a rencontrés ce matin devant des écoles de Paris et de Venve
00:17:15commençaient à avoir beaucoup de mal à cacher leur exaspération.
00:17:17Regardez ce reportage de Nicolas Fleury et Eva Billon.
00:17:23Des couvertures de survie posées à la hâte en guise de store.
00:17:27Le bricolage ne suffit pas.
00:17:29Dans cette école parisienne, le thermomètre atteint 38 degrés dans certaines classes.
00:17:34Peu d'ombre, pas de rideau, des journées intenables pour les élèves et pour leur santé.
00:17:39On a eu des malaises, on a dû faire appel malheureusement au SAMU, on a eu des vomissements, des nausées,
00:17:47donc très compliqué.
00:17:48Depuis la dernière vague de chaleur, les parents ont pris l'habitude de consigner les soucis de santé dus aux
00:17:53températures.
00:17:54Ils dénoncent un manque de moyens.
00:17:56La direction de l'établissement fait ce qu'elle peut et fait bien les choses.
00:18:00Elle arrose la cour pour essayer d'humidifier un peu pour que les choses soient plus tolérables.
00:18:05Mais on voit bien que c'est du système D et du bricolage et ça ne peut pas suffire et
00:18:09ça met quand même en danger nos enfants.
00:18:13Cette semaine, la ville de Paris a annoncé en urgence l'installation d'un climatiseur par école.
00:18:19D'autres communes ont préféré fermer leurs établissements.
00:18:23A Venve, avec 34 degrés dans ces salles, les élèves n'arrivaient plus vraiment à suivre les cours.
00:18:29Ils resteront chez eux jusqu'à lundi.
00:18:31Pour les parents, c'est toute une organisation.
00:18:33Je suis en déplacement professionnel, mais j'ai la chance que mon mari puisse les garder.
00:18:38Lui-même, il est prof et donc en ce moment, il est aussi confronté à des situations d'école fermée.
00:18:43Donc il peut garder les enfants.
00:18:45Cynthia Chouzier, elle, a posé des congés pour s'occuper de ses deux enfants.
00:18:50Dans leur école, feuilles A4 et draps tendus servent de rideau.
00:18:53Pour elle, la fermeture ne résout rien.
00:18:56Ça resterait compliqué dans les appartements.
00:18:58Il fait tout aussi chaud, voire plus qu'à l'école.
00:19:01Il aurait peut-être fallu en amont se préparer à ça et qu'on ne se retrouve pas dans ce
00:19:05genre de situation.
00:19:06Pas de store, pas de rideau, pas de ventilateur.
00:19:09Le réchauffement climatique, ce n'est pas nouveau.
00:19:11On en parle depuis longtemps au conseil de classe.
00:19:13Rien n'a été fait.
00:19:14Ils auraient pu faire mieux.
00:19:16Ici, le périscolaire accueillera les enfants sans solution de garde jusqu'à la réouverture des écoles.
00:19:24Carole Zerbib, c'est le rôle des parents d'apporter des ventilateurs à l'école ?
00:19:27Non.
00:19:28Et pourtant ?
00:19:28C'est ce qui se passe dans des tas d'écoles en ce moment.
00:19:31Mais ça montre bien l'impréparation dans laquelle nous sommes.
00:19:35On a entendu Edouard Jeffrey renvoyer un peu la patate chaude aux collectivités locales.
00:19:42À qui la faute ?
00:19:44Mais quand des parents apportent des ventilateurs, s'appellent entre eux pour se dire
00:19:48« t'en apportes combien demain ? Parce que moi j'en ai deux, je peux en apporter un ?
00:19:51»
00:19:53C'est vrai que ce sont les collectivités locales, ça a été rappelé dans votre reportage,
00:19:57qui sont chargées de l'entretien des collèges, des lycées et des écoles primaires.
00:20:03Donc l'équipement, c'est à eux d'y pourvoir.
00:20:07Là, la région Île-de-France, puisqu'on a dû tous acheter des ventilateurs,
00:20:11donc la région Île-de-France a proposé de rembourser les ventilateurs qu'on avait achetés.
00:20:15Mais là maintenant, il y a une rupture de stock, on ne peut même plus en acheter d'autres.
00:20:19Il n'y a pas de stock de ventilateurs à l'éducation nationale, ni à la région Île-de-France,
00:20:23puisque c'est la région qui s'occupe des lycées.
00:20:24Et ça montre bien, encore une fois, l'impréparation et le manque d'anticipation, ce que vous avez souligné.
00:20:30Oui, mais il faut qu'on tire les leçons de cette crise,
00:20:33et que l'année prochaine, on se retrouve moins pris au dépourvu que cette année.
00:20:38Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que là, parce que le risque, c'est quand même qu'on
00:20:42en parle maintenant,
00:20:43parce qu'on est en plein pic de chaleur, qu'on en souffre tous,
00:20:47et puis la semaine prochaine, quand le thermomètre va redescendre à 24 degrés,
00:20:50c'est aussi ça, Quentin Guéquerre, non ? Le risque ?
00:20:52Ah oui, complètement.
00:20:53Mais en fait, on ne peut pas apprendre à gérer un incendie
00:20:56en faisant l'exercice de sécurité incendie pendant l'incendie.
00:20:59On a besoin en amont...
00:21:00C'est ce qu'on fait en ce moment ?
00:21:01Oui, complètement.
00:21:02Et on a besoin en amont de dire, genre, on va revivre ces épisodes de chaleur.
00:21:05Comment on fait pour s'organiser ? À court, à moyen et long terme, vous l'avez très bien dit.
00:21:09Alors maintenant, sur la question de qui est responsable,
00:21:12il y a effectivement une part de responsabilité qui incombe à l'État
00:21:14de mettre en place des règles, des normes,
00:21:17puisque l'État a ratifié la Convention internationale des droits de l'enfant.
00:21:21Et donc, du coup, il a des obligations.
00:21:23Et il doit les respecter, effectivement.
00:21:25En revanche, je tiens vraiment à souligner ce point.
00:21:28Il y a quand même un FNAC, un Plan national d'adaptation au changement climatique,
00:21:31qui a été maintenant publié il y a plus d'un an,
00:21:34qui a le mérite de traiter la question de manière un peu exhaustive.
00:21:37Mais en revanche, évidemment, souffre d'un manque de moyens assez cruel.
00:21:42Et en plus de ce manque de moyens, parmi les aides qui existent,
00:21:45il y a le Fonds vert, effectivement.
00:21:47Il y a un soutien de dotation aux investissements locaux.
00:21:49Mais il y a aussi une prime qui s'appelle EduRénov,
00:21:52qui est aussi coordonnée par la Banque des Territoires.
00:21:55Malgré tout, en fait, ces aides ne sont pas suffisamment bien communiquées.
00:21:59La plupart des mairies qui nous suivent nous dénoncent un parcours du combattant
00:22:02pour y avoir aussi accès.
00:22:03Donc il y a besoin aussi de mise en place d'un vrai dialogue
00:22:06et d'aller plus vite encore.
00:22:07Parce que pour l'instant, ce FNAC n'est pas appliqué à 100%, à 80%.
00:22:10Et parmi ces mesures, en fait, comment on peut les mettre en place
00:22:14s'il n'y a pas de moyens in fine pour qu'elles soient effectives
00:22:16et pour qu'il y ait un contrôle de son efficacité ?
00:22:18On voit, du coup, le niveau d'impréparation
00:22:20et l'état de débrouille dans lequel on se situe aujourd'hui.
00:22:22Mais Emma Ferrand, vous avez mesuré cette semaine
00:22:24une forme de prise de conscience quand même du gouvernement
00:22:26et du ministère de l'Éducation nationale ?
00:22:29Oui, j'ai l'impression.
00:22:30Après, c'est vrai qu'on a changé de ministre de l'Éducation nationale
00:22:34pas mal de fois ces dernières années.
00:22:38Évidemment, chaque ministre a une façon d'aborder le sujet différente.
00:22:42Là, on a bien l'impression, effectivement,
00:22:44qu'Edouard Geffray s'est saisi du sujet.
00:22:47Maintenant, voilà, comme le disait madame,
00:22:50les ventilateurs, par exemple, il ne faut pas les acheter au mois de juin.
00:22:54Ça, c'est un rien.
00:22:55Et ça, je pense qu'on n'avait pas besoin d'attendre cette canicule
00:22:58pour en avoir conscience.
00:22:59C'est-à-dire qu'on avait besoin de ventilateurs.
00:23:00Et la clim, c'est une solution envisagée par le ministère ou pas ?
00:23:03Pas tellement, en fait, parce que, comme le disait ce matin Édouard Geffray,
00:23:08là encore, ça revient éventuellement aux collectivités
00:23:11d'engager des frais, en fait.
00:23:14Mais, par contre, lui, ce qu'il disait ce matin,
00:23:16c'était qu'en attendant les fameux travaux de rénovation,
00:23:20d'isolation qui sont promis par tant de collectivités,
00:23:24la solution d'appoint, justement, ça pourrait être de mettre
00:23:26des ventilateurs, des climatiseurs d'appoint.
00:23:30D'ailleurs, on a vu depuis ce matin des maires d'arrondissement de Paris
00:23:33se mettre en scène sur les réseaux sociaux en apportant
00:23:35des déclimatiseurs mobiles dans des écoles.
00:23:39Vous-même, Carole Zerbib, vous avez envisagé cette solution ?
00:23:42Vous avez envisagé de la demander à la région pour votre lycée, par exemple ?
00:23:45Oui, ce serait la solution la plus simple.
00:23:47En même temps, c'est aussi une solution qui ne vient pas arranger
00:23:53le réchauffement climatique, donc il faut aussi trouver des solutions
00:23:58qui soient en respect de l'environnement.
00:24:02Quentin Gaquer, il en a plein des solutions,
00:24:04avec son association ADAPTE, qu'il a fondée le mois dernier.
00:24:08Précisément, votre rôle, c'est de proposer des politiques publiques
00:24:10d'adaptation, et vous avez plein de propositions.
00:24:12Vous le disiez, vous avez envoyé d'ailleurs 10 mesures
00:24:14au nouveau maire, juste après les municipales,
00:24:16pour répondre à la crise tout de suite.
00:24:18C'est vraiment des mesures, même pour demain.
00:24:20Par exemple, vous demandez au maire, d'abord de commencer
00:24:23par identifier dès maintenant les écoles les plus exposées.
00:24:26Alors apparemment, Edouard Geffray l'a fait cette semaine,
00:24:28puisqu'il disait avoir identifié 2300 écoles particulièrement vulnérables.
00:24:32Est-ce que c'est une cartographie qui vous paraît cohérente ?
00:24:37Je ne suis malheureusement pas cartographe,
00:24:39et donc je ne connais pas l'ensemble du bâti scolaire en France,
00:24:41et donc je ne peux pas vous répondre par un oui ou par un non.
00:24:44En revanche, ce qui est nécessaire de faire, c'est effectivement,
00:24:46une école en tant que telle, elle dépend d'un écosystème,
00:24:49de son quartier, ce n'est pas la même chose si l'école est porte de bagnolet
00:24:52ou si elle est dans un lieu rural,
00:24:54s'il y a un tissu de solidarité bien ancré,
00:24:56avec une association de parents d'élèves très structurée,
00:24:58ou si au contraire, elle fonctionne plutôt de manière isolée,
00:25:02il y a besoin de mettre en place une cohérence.
00:25:04Et on voit d'ailleurs que les sociétés les plus résilientes,
00:25:06à l'échelle mondiale, mais aussi à l'échelon local,
00:25:09ce sont les sociétés dans lesquelles il y a justement ce tissu de solidarité,
00:25:13dans lesquelles il peut justement, en cas de crise, avoir cette entraide.
00:25:16Mais ça doit être organisé, ça doit être institutionnalisé.
00:25:18On ne peut pas le faire comme ça sur le tas,
00:25:20comme c'est fait là en mode système D,
00:25:22par les parents d'élèves qui du coup demandent des pétitions
00:25:25pour qu'il y ait plus de moyens qui soient faits.
00:25:26C'est très bien que ce soit fait, puisqu'il faut effectivement,
00:25:28à un moment donné, qu'on tape du poing sur la table
00:25:30pour montrer l'impréparation.
00:25:32En revanche, oui, effectivement, vous l'avez dit,
00:25:34moi j'aimerais bien voir des élus qui, la semaine prochaine,
00:25:36après cette vague de chaleur, se disent,
00:25:38bon, clairement, voilà les solutions qu'on peut mettre en place
00:25:41pour la prochaine canicule,
00:25:42qui aura certainement lieu encore cet été,
00:25:43et voilà à moyen terme ce qu'on peut faire.
00:25:45Il y a un besoin de rénovation du bâti scolaire.
00:25:48Voici les obstacles normatifs pour le faire.
00:25:50Comment on se mobilise là à la rentrée ?
00:25:51Je signale aussi qu'il y a une élection présidentielle l'année prochaine.
00:25:54Et ça peut être aussi un sujet,
00:25:56puisqu'on le voit maintenant,
00:25:57la crise climatique n'est pas un sujet climatique.
00:25:59C'est une situation de sanitaire, de santé publique.
00:26:01C'est une question de sécurité nationale.
00:26:03C'est dans les missions d'un président
00:26:05ou d'une présidente de la République
00:26:06de le garantir et d'investir pour traiter au mieux ces questions.
00:26:11Dans les solutions que vous proposez,
00:26:13et vous en parliez déjà tout à l'heure,
00:26:15vous proposez aux diocèses et aux responsables des lieux de culte
00:26:17d'accepter l'usage des églises et des bâtiments encore frais
00:26:20comme refuge climatique de proximité.
00:26:23Oui, effectivement, ça peut être...
00:26:24Ça va poser d'autres problèmes.
00:26:25Ça va poser d'autres problèmes, Carole Zerbib.
00:26:26Justement, il y a des obstacles sociaux,
00:26:28effectivement, à la mise en place de certaines mesures,
00:26:30mais elles n'ont rien d'insurmontable.
00:26:32Et il suffit juste de mettre en place un dialogue au niveau local,
00:26:35puisque, je le rappelle, la plupart des bâtiments catholiques
00:26:39ou des bâtiments religieux appartiennent en général à la commune.
00:26:42Et donc, il faut mettre en place, effectivement,
00:26:44à l'échelle local, cette mesure.
00:26:45Et alors, autre solution assez originale,
00:26:47vous demandez aux entreprises qui disposent de bureaux climatisés
00:26:50d'ouvrir leurs portes lorsque c'est possible
00:26:52pour organiser l'accueil des enfants de leurs salariés
00:26:55dans des espaces adaptés.
00:26:56Et ça va marcher, ça ?
00:26:57En tout cas, c'est une mesure qu'on propose.
00:26:59Et encore une fois, je pense que ce n'est qu'une question
00:27:01de mise en place d'un dialogue entre des personnes
00:27:02qui ne se parlent pas ou très peu.
00:27:04Il y a une question téléspectateur, Olivier ?
00:27:06Oui, il y a une question qui est posée par Anne,
00:27:09qui se demande si, dans les collèges, dans les lycées,
00:27:14en cas de canicule, est-ce qu'il ne faut pas dispenser
00:27:17certaines matières au profit de temps plus récréatifs,
00:27:22de faire, en gros, de moins solliciter
00:27:25la concentration des élèves parce qu'il fait très chaud
00:27:27et d'en profiter pour faire autre chose d'un peu plus léger ?
00:27:29Est-ce que c'est fait ? Est-ce que c'est souhaitable ?
00:27:31Bien sûr, il faut s'adapter.
00:27:34Bien sûr, mais je pense que c'est ce que les enseignants font.
00:27:38Ils essayent de proposer des activités qui soient un peu plus récréatives.
00:27:41C'est souvent en juin, à la fin de l'école, quand on joue aux cartes dans la cour, non
00:27:44?
00:27:46Je crois qu'il n'y en a pas trop changé.
00:27:48Non, non, il y a quand même un programme.
00:27:51Je ne suis pas pour des activités qui soient complètement ludiques.
00:27:54Il faut qu'il y ait toujours une visée pédagogique.
00:27:57Les enseignants se plaignent qu'ils n'ont jamais assez d'heures de cours.
00:27:59Je pense que toutes les ordres d'enseignement doivent être utilisées.
00:28:03Évidemment, on peut essayer de varier les modes d'enseignement
00:28:07et d'essayer de faire des choses qui ne soient pas descendantes
00:28:09et qui soient un peu plus récréatives
00:28:12et qui, en même temps, permettent aux élèves d'acquérir des compétences
00:28:18ou de faire des révisions.
00:28:20Je trouve intéressant ce que vous proposez sur d'autres lieux.
00:28:23Sur les lieux religieux, ça va poser d'autres problèmes
00:28:25qui pourraient être atteints au principe de laïcité.
00:28:29Mais peut-être, ce que vous disiez, faire cours à l'extérieur,
00:28:33dans des endroits ombragés, encore faudrait-il que dans les établissements scolaires,
00:28:37parce qu'on a de la place, on a des cours,
00:28:39mais souvent, on a des cours qui ne sont pas végétalisés.
00:28:41Donc, on pourrait peut-être aussi commencer par ça,
00:28:44enlever le béton, végétaliser, planter des arbres,
00:28:46même si planter un arbre, ça prend du temps
00:28:48avant que ça puisse vraiment faire de l'ombre.
00:28:50Mais voilà, c'est peut-être aussi des solutions qu'on pourrait explorer.
00:28:54Justement, puisque vous parlez des solutions de plus long terme,
00:28:56je voudrais que vous écoutiez ce que disait ce matin
00:28:58le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray,
00:28:59pour expliquer pourquoi la plupart des écoles
00:29:02sont particulièrement vulnérables.
00:29:04Et écoutez aussi la ministre de la Transition,
00:29:06Monique Barbu, à sa suite.
00:29:07Regardez.
00:29:08Ce qu'on appelle l'école Ferry,
00:29:09c'est-à-dire l'école type qui a été faite jusqu'au milieu du XXe siècle,
00:29:12c'était une école dont les classes étaient systématiquement exposées,
00:29:15plein sud, avec des grandes baies vitrées,
00:29:16parce qu'on savait mal chauffer l'hiver.
00:29:18Aujourd'hui, on est sur logique exactement inverse.
00:29:20Donc vous voyez bien qu'en fait, la transformation du bâti,
00:29:22ce n'est pas seulement une question d'isolation,
00:29:23c'est une question de transformation du bâti, dans bien des cas,
00:29:25qui effectivement va représenter des investissements assez substantiels
00:29:28au cours des prochaines années.
00:29:28Il va falloir accélérer un certain nombre de choses.
00:29:31Et très clairement, il faut bien se dire
00:29:35qu'on a un mur d'investissement devant nous.
00:29:38Un mur d'investissement.
00:29:40Et comme vous le savez très bien,
00:29:41le mur d'investissement,
00:29:42eh bien, il doit aussi se voter au Parlement.
00:29:47Alors, pardon, je me tourne vers l'urbanisme du plateau.
00:29:50Quentin Guéquier,
00:29:51je n'avais pas vu venir l'explication de l'école Jules Ferry
00:29:54qui a été construite orientée plein sud
00:29:56pour avoir de la lumière et du chaud en hiver.
00:29:59La plupart des écoles de France sont construites exposées plein sud ?
00:30:02Alors, je ne suis pas urbaniste, malheureusement.
00:30:05Mais en revanche, ce que je peux dire là-dessus,
00:30:07c'est effectivement, encore une fois,
00:30:09c'est une illustration de politique publique
00:30:12dont on a hérité par défaut
00:30:13et qu'on a pris comme ça, comme telle
00:30:15et dans lesquelles on a accepté de vivre.
00:30:17En revanche, du coup,
00:30:17si ce sont des politiques publiques
00:30:18qui nous ont rendu vulnérables au changement climatique,
00:30:21ce sont aussi les mêmes politiques publiques
00:30:22qui peuvent nous débaisser cette vulnérabilité.
00:30:25Oui, il y a un mur d'investissement à faire,
00:30:26mais en fait, on n'a pas le choix de le faire.
00:30:29Alors, est-ce que, du coup,
00:30:30ça me demande des financements pluriannuels ?
00:30:32Et c'est d'ailleurs un des obstacles de ces collectivités.
00:30:34C'est que, pour l'instant,
00:30:35ça repose sur des initiatives locales.
00:30:37Et en revanche, aller chercher ensuite les aides
00:30:39qui existent déjà auprès de l'État,
00:30:41c'est, du coup, un parcours assez difficile pour elles.
00:30:43En revanche, si l'État fixe un cadre pluriannuel
00:30:46de financement, un programme stable
00:30:48qui ne dépend pas nécessairement d'un mandat municipal,
00:30:51là, effectivement, on peut voir un changement.
00:30:52On peut effectivement voir une société,
00:30:54en tout cas à l'échelon local,
00:30:56un territoire changer du tout au tout.
00:30:58Sauf que, juste une chose,
00:30:59là, le gouvernement est déjà en train de plancher
00:31:01sur le futur projet de loi des finances publiques.
00:31:05Et en l'occurrence, on est toujours dans un risque de déficit
00:31:11sans flamand et sans marge de manœuvre.
00:31:13Donc, comment on fait ?
00:31:14Parce que là, on parle de l'école.
00:31:16Il y a deux semaines, on parlait de la justice.
00:31:19Moi, ça me fait beaucoup penser aussi à la période Covid.
00:31:21C'est-à-dire que c'était le moment où les hôpitaux,
00:31:23justement, se mettaient en grève
00:31:24contre des situations catastrophiques.
00:31:26Et on s'est retrouvés avec cette crise
00:31:28et à devoir trouver du matériel en catastrophe.
00:31:31Donc, comment on fait dans les situations financières
00:31:35dans lesquelles on est pour pouvoir régler ce problème ?
00:31:37Il faut fixer les priorités.
00:31:39Mais quand tout devient prioritaire,
00:31:40rien ne l'est.
00:31:42C'est ce qu'on disait pour la justice aussi.
00:31:43Il faut hiérarchiser et trouver des priorités.
00:31:45Mais est-ce que tout est une question d'argent ?
00:31:47Parce que ça fait...
00:31:48On en parle quasiment tous les soirs.
00:31:50Hier, on entendait un super conseil
00:31:51qui était de dire
00:31:52les volets, c'est vachement efficace.
00:31:54Sauf que vous voyez des constructions aujourd'hui.
00:31:56Il n'y a plus de volets.
00:31:57Vous êtes en train de nous dire
00:31:59les arbres dans une cour d'école,
00:32:01ça apporte de la fraîcheur.
00:32:02Ben oui, on a tous été dans des cours d'école
00:32:03avec des arbres.
00:32:04Sauf qu'il y en a de moins en moins.
00:32:07Orienter une école et la mettre au nord
00:32:09pour qu'elle soit moins exposée.
00:32:10Enfin, ça, ça ne coûte rien.
00:32:12C'est une façon de penser la ville,
00:32:14de penser la construction.
00:32:15Il y a aussi une dimension architecturale,
00:32:19urbanistique à impliquer
00:32:20dont on parle assez peu, en fait,
00:32:22dans tous les débats.
00:32:23Chaque fois, on envoie la balle du côté des élus.
00:32:25Mettez de l'argent, mettez de l'argent.
00:32:26Oui, mais est-ce qu'il n'y a pas aussi
00:32:27une autre façon de faire ?
00:32:30Ça a été dit, là, dans le reportage.
00:32:31Il y a quand même énormément d'établissements
00:32:33qui n'ont pas d'isolation.
00:32:34Et là, isoler des bâtiments,
00:32:36ça coûte des centaines de milliers d'euros.
00:32:39Donc, si, il va y avoir un coût.
00:32:40Alors, je pense qu'on peut rénover
00:32:43le bâti scolaire déjà existant
00:32:45sans forcément détruire les écoles
00:32:47et en refaire.
00:32:48Donc, ça, ça va quand même diminuer le coût
00:32:50d'être que sur des rénovations
00:32:51et pas sur des reconstructions.
00:32:53Mais il va quand même y avoir un coût.
00:32:54À un moment, il va bien falloir
00:32:55isoler ces bâtiments qui ne le sont pas.
00:32:57Parce que ça, c'est une des solutions.
00:32:59Équiper avec des volets,
00:33:00ça, c'est aussi une solution.
00:33:01Et oui, qui a un coût.
00:33:05D'autant que le ministre
00:33:06le rappelait aussi ce matin,
00:33:07il y a aussi toute la question
00:33:08pendant les travaux,
00:33:09les élèves, on les met où ?
00:33:11En général, ils vont rester sur site.
00:33:15Une rénovation thermique,
00:33:16c'est au moins 4 ans.
00:33:17Et voilà.
00:33:18Donc, est-ce qu'on les déplace ?
00:33:20Si oui, ça va coûter de l'argent.
00:33:25Est-ce qu'on les garde ?
00:33:26Et dans ces cas-là,
00:33:27comment on aménage aussi
00:33:28les travaux avec eux à l'intérieur ?
00:33:30C'est sous la question.
00:33:32C'est ça, le risque,
00:33:33Quentin Guéquier.
00:33:33C'est le côté...
00:33:36Bon, on va laisser tomber.
00:33:37Il y a un côté où...
00:33:39Effectivement, vous l'avez très bien dit,
00:33:40la question du financement
00:33:40peut être un piège.
00:33:41On peut dire genre
00:33:43« Ah oui, c'est un coût, c'est un coût ».
00:33:45En vérité, on peut le voir aussi
00:33:46d'une autre manière,
00:33:46ça peut être aussi un investissement.
00:33:48Puisque ces bâtiments
00:33:49que l'on doit reconstruire,
00:33:51en fait, ils vont continuer à exister
00:33:52en 2050, 2060.
00:33:53Ils vont accueillir
00:33:54plusieurs dizaines de générations
00:33:55dans le futur.
00:33:57Et en revanche,
00:33:58les coûts de l'inadaptation,
00:33:59ils sont bien plus élevés en réalité.
00:34:02Le gouvernement sort régulièrement le chiffre
00:34:04genre 1 euro investi dans l'adaptation,
00:34:06c'est 7 euros de coût évité in fine.
00:34:08Donc en fait, il y a un besoin...
00:34:09Même à l'école ?
00:34:10De mettre...
00:34:10Évidemment à l'école.
00:34:11Puisque les enfants
00:34:12qui sont confrontés à des températures,
00:34:14ils ne peuvent pas bien apprendre.
00:34:14On ne peut pas bien apprendre à 35 degrés.
00:34:16Enfin, je ne sais pas si c'est OK pour vous
00:34:18d'être...
00:34:18C'est pas OK.
00:34:19En tout cas, pour moi, ça ne l'est pas du tout.
00:34:21Il y a une augmentation des maladies chroniques
00:34:22liées aux canicules,
00:34:23une augmentation des états de dépression
00:34:25et un impact sur la santé psychologique
00:34:28qui se répercute in fine
00:34:29sur les dépenses de sécurité sociale.
00:34:31Et tout ça,
00:34:32sans compter d'autres coûts
00:34:34pour l'urbanisme de manière générale.
00:34:37D'ailleurs, il y a tout un pan
00:34:38de la recherche
00:34:40et au sein du ministère
00:34:42de la Transition écologique
00:34:43et de l'ADEME
00:34:44pour plancher sur l'urbanisme
00:34:46favorable à la santé
00:34:47qui offrent toute une gamme de solutions
00:34:48plus ou moins coûteux
00:34:50qui offrent des bénéfices directs
00:34:52sur la santé des personnes,
00:34:53aussi bien physique que psychologique.
00:34:55Ça fait partie, effectivement,
00:34:56des solutions de prévention
00:34:57qu'il faut mettre en place
00:34:58et qui sont directement applicables
00:34:59pour les enfants
00:35:00qui sont, effectivement,
00:35:00particulièrement vulnérables à la chaleur.
00:35:02Il y a peut-être une adaptation ultime aussi.
00:35:04C'est la modification du calendrier scolaire.
00:35:06Est-ce que c'est dans les têtes ?
00:35:08Est-ce que c'est dans les tuyaux ?
00:35:10Est-ce que continuer à envoyer
00:35:12des candidats composés
00:35:13au mois de juin
00:35:15alors qu'on nous prédit
00:35:1650 degrés d'ici 10 ans
00:35:18au début de l'été ?
00:35:20Est-ce qu'il faut remettre à plat
00:35:21le sacre au sein
00:35:23juin-septembre ?
00:35:25Septembre-juin, pardon.
00:35:27Peut-être qu'on y sera obligés.
00:35:30Parce que là, on l'a bien vu,
00:35:31cet épisode de chaleur,
00:35:32il y en a eu un premier au mois de mai
00:35:33qui était quand même assez tôt dans l'année.
00:35:35Là, on en a un nouveau
00:35:37juste avant l'été.
00:35:39Donc peut-être qu'à un moment,
00:35:40il faudra aussi réfléchir.
00:35:41Si les conditions climatiques
00:35:43ne permettent plus
00:35:44de faire en sorte
00:35:45que les élèves composent en juin,
00:35:47peut-être qu'il va falloir
00:35:49réorganiser tout ça.
00:35:50Mais là, on est sur du long terme.
00:35:52Mais ça peut faire partie aussi
00:35:54des fameuses discussions
00:35:54qu'il faudra avoir
00:35:55une fois que la crise sera passée.
00:35:57Comme vous dites,
00:35:57se mettre autour d'une table.
00:35:58C'est compliqué.
00:35:59Vous voyez, en bac professionnel,
00:36:00on avait mis les examens
00:36:01au mois d'avril.
00:36:02Ça n'allait pas
00:36:02parce que les élèves
00:36:03n'avaient plus suffisamment
00:36:04de temps d'apprentissage
00:36:06avant l'examen.
00:36:07Vous vous rappelez
00:36:07quand il y a eu la réforme
00:36:08du bac professionnel.
00:36:10Donc voilà, ça pose aussi,
00:36:11oui,
00:36:13réorganiser l'année scolaire.
00:36:15Ça veut dire aussi,
00:36:16ça touche à beaucoup de choses.
00:36:18Ça, c'est du temps.
00:36:19Peut-être organiser aussi le rythme,
00:36:20c'est-à-dire faire travailler
00:36:21les élèves le matin
00:36:22et l'après-midi,
00:36:23peut-être leur donner
00:36:24du coup un temps calme
00:36:25et ensuite des activités autres.
00:36:27Mais du coup,
00:36:28aussi raboter sur les vacances,
00:36:30être plus sur un modèle à l'italienne.
00:36:32Emma Ferrand,
00:36:33c'est en projet,
00:36:34une réflexion
00:36:34sur le calendrier scolaire ?
00:36:35En fait,
00:36:36il y a eu une convention citoyenne
00:36:38il y a quand même quelques mois
00:36:39sur le sujet,
00:36:40sur les rythmes de l'enfant,
00:36:41sur les temps de l'enfant.
00:36:43In fine,
00:36:43il y a eu pas mal
00:36:44de propositions.
00:36:45In fine,
00:36:45on n'en retient rien,
00:36:47soyons honnêtes.
00:36:49Sur la question,
00:36:50effectivement,
00:36:51des examens,
00:36:52il y a l'éventualité,
00:36:54effectivement,
00:36:54de mettre
00:36:55toutes les épreuves
00:36:56désormais le matin.
00:36:58ça peut s'envisager.
00:37:00Vous parliez du bac professionnel,
00:37:01mais aussi quand il y a eu
00:37:02la réforme de Jean-Michel Blanquer,
00:37:04la réforme du bac.
00:37:05Il y a eu au début,
00:37:06on l'oublie,
00:37:06mais les épreuves de spécialité
00:37:07étaient au mois de mars.
00:37:09Au final,
00:37:09on s'est rendu compte
00:37:10que ce n'était pas non plus
00:37:10une bonne solution
00:37:11parce que sur le même constat,
00:37:13les élèves étaient relâchés
00:37:14très tôt dans la nature.
00:37:16Avant la fin de l'année,
00:37:17il n'y avait plus tellement
00:37:17de motivation.
00:37:18Donc effectivement,
00:37:19il y a plein de questions,
00:37:20il y a aussi plein de débats.
00:37:21Et in fine,
00:37:22on n'en retient souvent
00:37:23pas grand-chose.
00:37:25Et tout ce qui nous reste à faire,
00:37:26c'est de souhaiter bon courage
00:37:27aux enseignants et aux élèves
00:37:28parce que l'école,
00:37:28ce n'est pas fini.
00:37:29Officiellement,
00:37:29les vacances,
00:37:30c'est le 3 juillet.
00:37:32Merci en tout cas
00:37:33à tous les trois
00:37:33d'être venus ce soir
00:37:34en parler sur le plateau
00:37:35de chaque voix compte.
00:37:36Dans un instant,
00:37:37on va parler des mariages
00:37:39avec des sans-papiers.
00:37:40C'est la proposition de loi
00:37:41que défend le groupe UDR
00:37:42demain matin
00:37:42à l'Assemblée nationale.
00:37:44Interdire ces mariages,
00:37:45c'est la question qui fâche
00:37:46et c'est dans quelques minutes.
00:37:47Avant cela,
00:37:58Vous voulez nous emmener
00:38:00dans une piscine ce soir,
00:38:02Olivier,
00:38:02mais alors,
00:38:03on ne va pas se baigner en fait.
00:38:04C'est la piscine de Washington,
00:38:07c'est la piscine de Donald Trump
00:38:08qui décidément accumule
00:38:10les déboires en ce moment
00:38:11entre les négociations
00:38:12avec l'Iran qui patinent,
00:38:13entre les célébrations
00:38:14du 250e anniversaire
00:38:16de l'indépendance le 4 juillet.
00:38:17Donald Trump,
00:38:18il aurait voulu un beau bassin
00:38:19à Washington
00:38:20dans le Lincoln Memorial.
00:38:22Le problème,
00:38:23c'est que l'eau,
00:38:23elle est devenue verte.
00:38:24Et oui,
00:38:24et ce soir,
00:38:25je dis aux Français
00:38:26qui nous regardent
00:38:26et qui ont des problèmes
00:38:27avec leur piscine,
00:38:29avec l'eau de leur piscine
00:38:30qui tourne,
00:38:30qui passent leur temps
00:38:31à la choquer,
00:38:32à la filtrer,
00:38:33à la vider,
00:38:34à la re-remplir,
00:38:35qui s'épuisent
00:38:35avec leurs épuisettes
00:38:36ou qui floculent.
00:38:37A tous ces Français-là,
00:38:39je dis,
00:38:39sentez-vous moins seuls
00:38:40puisque Trump,
00:38:41lui aussi,
00:38:42a les mêmes problèmes que vous.
00:38:44Sa piscine est sûrement
00:38:45plus grande que la vôtre
00:38:46puisque c'est celle
00:38:47que l'on appelle
00:38:48la Reflecting Pool
00:38:49du Memorial Lincoln
00:38:51soit 620 mètres de long,
00:38:5350 mètres de large.
00:38:54Il y aurait de quoi faire
00:38:55des longueurs
00:38:56si elle était
00:38:56un tout petit peu
00:38:57plus profonde.
00:38:58C'est un monument emblématique
00:38:59de la vie politique américaine.
00:39:01Vous l'avez vu
00:39:01quantité de fois
00:39:02dans des films,
00:39:03dans les news,
00:39:05évidemment,
00:39:05où les grandes manifestations
00:39:06à un moment donné
00:39:07tournent autour
00:39:08de cette pièce d'eau.
00:39:10Trump voulait en faire
00:39:11un endroit central
00:39:13des célébrations
00:39:14du 250e anniversaire
00:39:16de l'indépendance
00:39:16des États-Unis.
00:39:17Et pour ça,
00:39:18il avait demandé
00:39:18qu'on change
00:39:19un peu la couleur,
00:39:20qu'on la repeigne
00:39:21dans un bleu
00:39:22plus profond
00:39:23qui rappellerait
00:39:25le bleu
00:39:26du drapeau
00:39:26des États-Unis.
00:39:27A l'origine,
00:39:28ça devait être
00:39:28un petit chantier
00:39:29de 2 millions de dollars
00:39:30qui est en train
00:39:31de prendre des proportions
00:39:32absolument dingues.
00:39:33La peinture
00:39:33qui a été mise,
00:39:34elle craquait.
00:39:35On voit qu'il y a
00:39:36même des bouts
00:39:36qui flottent.
00:39:37Et puis des algues
00:39:38sont venues
00:39:39envahir le bassin.
00:39:40Des employés s'échinent
00:39:41avec des épuisettes
00:39:42pour essayer
00:39:43de nettoyer tout ça.
00:39:44Ils n'y arrivent pas.
00:39:44Ils ont même balancé
00:39:46du péroxyde d'hydrogène.
00:39:48C'est un produit abrasif
00:39:49qu'on utilise
00:39:50pour blanchir le papier
00:39:51ou même pour faire
00:39:52des décolorations
00:39:52de cheveux.
00:39:53C'est quand même
00:39:54assez brutal.
00:39:55Rien n'y fait.
00:39:55Et pour cause d'ailleurs,
00:39:56puisqu'il y a une revue
00:39:57qui a fait un prélèvement
00:39:59pour analyser
00:39:59l'eau de ce bassin.
00:40:00Et puis on s'est rendu compte
00:40:01que ce produit chimique
00:40:04qui avait été mis
00:40:04avait un effet contraire
00:40:06et qu'il avait fait apparaître
00:40:07une nouvelle algue
00:40:08encore plus virulente
00:40:09et encore plus agressive.
00:40:11On en est à 16 millions de dollars
00:40:13dépensés pour repeindre
00:40:15le fond de la piscine.
00:40:16L'eau est toujours verte.
00:40:18On est passé du bleu américain
00:40:19au vert canard.
00:40:20Mais à qui la faute ?
00:40:22À Donald Trump
00:40:23et à ses caprices,
00:40:24bien sûr.
00:40:24Non, évidemment.
00:40:25C'est jamais la faute de Donald Trump.
00:40:27Non, les responsables.
00:40:29Tiens, par exemple,
00:40:31un des responsables,
00:40:31ce serait Barack Obama.
00:40:32Enfin, Barack Hussein Obama,
00:40:34comme l'a dit Donald Trump.
00:40:37Ce n'est pas sympa
00:40:37parce que le même Barack
00:40:38avait eu des problèmes
00:40:39avec des algues, lui aussi,
00:40:41sur cette même pièce d'eau.
00:40:44C'est lui qui avait fait installer
00:40:45une filtration.
00:40:46Ça n'avait pas été
00:40:47complètement probant.
00:40:48Ça avait quand même coûté
00:40:4934 millions de dollars en 2012.
00:40:52Donc on ne peut plus faire jouer
00:40:53la garantie décennale.
00:40:55C'est trop vieux.
00:40:56Et donc Trump dit
00:40:56que c'est parce que sa filtration
00:40:58est complètement nulle
00:40:59et qu'elle ne marche pas.
00:41:00Et puis à d'autres moments,
00:41:01il nous dit que c'est à cause
00:41:01des journalistes
00:41:02qui sont toujours en train
00:41:03de lui chercher des noises,
00:41:04qui viennent mettre les mains
00:41:06dans le...
00:41:06Ah, il pollue.
00:41:07Ben oui, il pollue, évidemment.
00:41:09Et puis, il y a eu
00:41:10cet extraordinaire sportif
00:41:12qui s'appelle David Hearn.
00:41:14Il est champion de kayak.
00:41:15Il a porté les couleurs
00:41:16des Etats-Unis
00:41:17à plusieurs fois
00:41:19aux choses olympiques.
00:41:20Il se baladait en vélo.
00:41:21Il a 63 ans.
00:41:22Puis il a vu
00:41:22un petit bout de peinture flotter.
00:41:24Alors il a voulu l'enlever.
00:41:25Paf, on lui a passé les menottes.
00:41:27Il sera jugé pour vandalisme
00:41:28le 9 juillet.
00:41:30Voilà.
00:41:30C'est lui le fautif, bien sûr.
00:41:32C'est sans doute lui.
00:41:33Et puis il y en a d'autres.
00:41:34Ben d'autres,
00:41:34c'est les gauchistes.
00:41:35Il y en a partout
00:41:36des gauchistes.
00:41:37Ils sont là,
00:41:37tapis dans les buissons
00:41:38pour essayer de faire tourner l'eau.
00:41:40Ça, c'est pas moi
00:41:41qui l'invente.
00:41:42C'est Trump qui le dit.
00:41:43Il leur promet même
00:41:4410 ans de prison
00:41:45s'il leur met la main dessus.
00:41:46Écoutez-les,
00:41:47je fais ça maraud en ce moment.
00:41:49Il y a eu du vandalisme.
00:41:51Des vandales.
00:41:52Vous savez, nous avons, je crois,
00:41:53une entaille de 90 ou 100 mètres
00:41:55en plein milieu.
00:41:58Probablement faites avec un cutter
00:41:59ou un couteau.
00:42:01On a aussi eu des gens
00:42:03qui en soulevaient des morceaux.
00:42:05Ce n'est pas un gros dégât,
00:42:06mais il faudra probablement
00:42:08vider l'eau et réparer.
00:42:10Ils y sont allés avec un couteau.
00:42:13On a commencé à vidanger.
00:42:16On vide le bassin
00:42:17pour le remplir
00:42:18avec de l'eau propre.
00:42:19Comme tous ceux
00:42:20qui nous regardent
00:42:21et qui ont une piscine
00:42:21ont fini par trouver
00:42:22la solution à leurs algues,
00:42:24ce que je leur propose,
00:42:25c'est de faire une petite vidéo
00:42:26sur Instagram.
00:42:27Vous taggez la Maison Blanche
00:42:29en apportant la solution
00:42:30que vous avez trouvée.
00:42:31Vous verrez, peut-être
00:42:32que ça va les aider.
00:42:33C'est vrai, c'est moins glorieux
00:42:35que la Fayette,
00:42:36mais quand même,
00:42:37ça peut donner un coup de main à Trump.
00:42:38250 ans plus tard.
00:42:39Merci, Olivier Ravanello.
00:42:41On passe au off de l'eau
00:42:42tout de suite.
00:42:47Bon.
00:42:48On tourne la page Donald Trump
00:42:49pour ouvrir la page
00:42:50Giorgia Meloni
00:42:51que Emmanuel Macron
00:42:52reçoit demain
00:42:53à Antibes,
00:42:55à Cannes et au Cannet.
00:42:55Voilà, c'est un sommet
00:42:56en trois lieux.
00:42:58Objectif,
00:42:59revenir aux fondamentaux
00:43:01de la relation franco-italienne.
00:43:03Oui, et ce n'est pas moi
00:43:04qui vous le fais dire.
00:43:05C'est l'Elysée
00:43:06qui reste toutefois
00:43:07assez obscure
00:43:08quant à la définition
00:43:09de ces fondamentaux.
00:43:11se contentant
00:43:11d'évoquer
00:43:12une relation
00:43:13d'évidence
00:43:14entre deux très grands
00:43:15partenaires
00:43:16de l'Union européenne
00:43:17de la zone euro
00:43:18avec des intérêts économiques
00:43:19et politiques croisés.
00:43:20Néanmoins,
00:43:21il est d'ores et déjà
00:43:22annoncé
00:43:23qu'une série d'accords
00:43:24de coopération
00:43:25en matière de défense,
00:43:26de culture,
00:43:27d'enseignement,
00:43:28de recherche,
00:43:28de transport
00:43:29ou encore d'agriculture
00:43:30sera signée.
00:43:30l'entourage d'Emmanuel Macron
00:43:32rappelle au passage
00:43:33les quelques 100 milliards
00:43:34d'euros d'échanges
00:43:35de biens
00:43:36entre la France
00:43:36et l'Italie
00:43:37rien que pour l'année 2025.
00:43:40Donc c'est un dispositif
00:43:41exceptionnel
00:43:42qui a comme été mis en place
00:43:43et il y aura
00:43:44la présence
00:43:45donc d'Emmanuel Macron
00:43:46de la première
00:43:47ministre italienne
00:43:48mais aussi
00:43:49celle de
00:43:50huit ministres
00:43:51de part et d'autre
00:43:51pour les affaires étrangères,
00:43:53la défense,
00:43:54l'économie,
00:43:55l'énergie,
00:43:56l'intérieur,
00:43:57les transports
00:43:57ou encore l'agriculture.
00:43:59Bref,
00:43:59l'événement revêt
00:44:00un caractère essentiel
00:44:02pour notre coopération
00:44:03mais aussi,
00:44:05et ça c'est plus étonnant,
00:44:06un caractère inédit.
00:44:07Parce que c'est le premier sommet
00:44:09en fait
00:44:09depuis l'arrivée au pouvoir
00:44:10de Georgia Meloni
00:44:11il y a maintenant 4 ans.
00:44:12Très justement Adeline.
00:44:14Et pourtant,
00:44:15nos deux pays
00:44:15avaient topé en 2021.
00:44:17Souvenez-vous,
00:44:18c'était le traité du Courrinal
00:44:21qui mettait en place
00:44:22notamment la tenue
00:44:24de ces sommets
00:44:25chaque année.
00:44:26Ah oui,
00:44:264 ans c'est raté.
00:44:27Ah bah oui,
00:44:28mais il s'est passé
00:44:29quelque chose entre temps.
00:44:30A l'époque,
00:44:30c'était Mario Draghi
00:44:31qui était président
00:44:32du Conseil italien
00:44:32et ce traité
00:44:34avait été signé
00:44:34sous l'égide
00:44:35du président
00:44:35de la République italienne
00:44:36Sergio Mattarella
00:44:37tous deux proches
00:44:38d'Emmanuel Macron.
00:44:39Avec Meloni,
00:44:41nationaliste,
00:44:41héritière du fascisme,
00:44:43arrivée en 2022
00:44:44à la présidence du Conseil,
00:44:45c'est pas tout à fait
00:44:46la même limonade.
00:44:47Elle est atlantiste,
00:44:49elle est conservatrice,
00:44:53elle affichait jusqu'à peu
00:44:54ses liens
00:44:55avec Vitor Ban
00:44:56et Donald Trump.
00:44:57Emmanuel Macron,
00:44:58lui,
00:44:58c'est un mondialiste
00:44:59avec une tendance libérale
00:45:01sur le plan sociétal
00:45:01assumée.
00:45:02Forcément,
00:45:03entre les deux,
00:45:04ça fait quelques étincelles.
00:45:05Il y a surtout eu
00:45:06une étincelle en particulier.
00:45:08Tout à fait,
00:45:09c'était 2022
00:45:10quand elle est arrivée
00:45:11au pouvoir
00:45:11et que Laurence Boun,
00:45:13qui était à l'époque
00:45:14ministre des Affaires
00:45:15européennes françaises,
00:45:17affirmait
00:45:18dans la Repubblica
00:45:19que la France
00:45:20veillerait
00:45:21au respect
00:45:22des valeurs
00:45:22et des règles
00:45:23de l'État droit
00:45:23en Italie.
00:45:24Autant vous dire
00:45:25que l'épisode
00:45:25n'est pas du tout
00:45:26passé auprès
00:45:28des Italiens
00:45:28et depuis,
00:45:29Georgia Meloni,
00:45:30elle ne cache pas
00:45:31son agacement
00:45:32vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
00:45:34Rappelez-vous
00:45:34cette image
00:45:35du G7
00:45:36de l'an dernier
00:45:37où elle semble
00:45:38lever les yeux
00:45:39au ciel
00:45:39après une de ses
00:45:40remarques,
00:45:41toujours très expressives,
00:45:43Georgia Meloni.
00:45:44Lui,
00:45:44il lui rend bien
00:45:46lorsqu'il lui répondait
00:45:47par exemple,
00:45:48après qu'elle-même
00:45:49a évoqué
00:45:49un événement profondément
00:45:50choquant et bouleversant
00:45:51à la suite
00:45:51de la mort
00:45:52de ce jeune nationaliste
00:45:53Quentin Déranque
00:45:54tué par des antifas
00:45:56à Lyon.
00:45:57Écoutez Emmanuel Macron.
00:45:59Je suis toujours frappé
00:46:00de voir que les gens
00:46:00qui sont nationalistes,
00:46:01qui ne veulent pas
00:46:02qu'on les embête
00:46:02chez eux,
00:46:03sont toujours les premiers
00:46:03à commenter
00:46:04ce qui se passe
00:46:04chez les autres.
00:46:05Que chacun reste chez soi
00:46:06et les moutons
00:46:07seront bien gardés.
00:46:08Que chacun reste chez soi,
00:46:09demain ce ne sera pas le cas
00:46:10puisqu'elle vient chez nous.
00:46:12Il faut s'attendre
00:46:13à des tensions pareilles
00:46:14ou tout est pardonné ?
00:46:16Ça c'était avant.
00:46:17Les choses se sont apaisées
00:46:19depuis.
00:46:19Il y a eu quelques événements
00:46:21et en l'occurrence
00:46:23ce dernier en date
00:46:24c'est quand même
00:46:24la brouille entre
00:46:25Georgia Meloni
00:46:25et Donald Trump.
00:46:26Donald Trump
00:46:27qui s'est moqué
00:46:28de Georgia Meloni
00:46:28à l'issue du G7
00:46:29qui était évident
00:46:30la semaine dernière.
00:46:31Un peu comme
00:46:32il se moque aujourd'hui
00:46:33d'un certain Emmanuel Macron
00:46:34alors que les deux hommes
00:46:35ont été assez proches
00:46:36à un moment donné.
00:46:37Et puis il y a autre chose.
00:46:39Ils se sont rapprochés
00:46:40à la faveur
00:46:41du soutien commun
00:46:42à l'Ukraine
00:46:43dans le cadre
00:46:44de la guerre
00:46:44face à la Russie.
00:46:46Et comme on dit
00:46:47en diplomatie,
00:46:48l'ennemi de mon ennemi
00:46:50c'est mon ami.
00:46:52Merci beaucoup Lou.
00:46:53On passe à la question
00:46:54qui fâche.
00:47:02Oui parce que demain
00:47:03il n'y a pas que
00:47:04Georgia Meloni en France
00:47:05il y a aussi
00:47:05la niche parlementaire
00:47:06UDR.
00:47:07Et à cette occasion
00:47:08le groupe d'Éric Ciotti
00:47:10va défendre
00:47:11enfin le parti d'Éric Ciotti
00:47:12va défendre
00:47:12une proposition de loi
00:47:13qui vise à interdire
00:47:14le mariage entre un Français
00:47:15et un étranger
00:47:16en situation irrégulière.
00:47:17L'an dernier
00:47:17l'UDR avait échoué
00:47:19à faire adopter ce texte.
00:47:20Il revient donc
00:47:21à la charge demain matin
00:47:22et on est en débat
00:47:23ce soir avec vous
00:47:24Alexandre Alegre-Pillot.
00:47:25Bonsoir.
00:47:25Bonsoir.
00:47:26Vous êtes député UDR
00:47:27du Gard.
00:47:28Merci d'être là
00:47:28aux côtés de Paul Christophe.
00:47:30Le bonsoir.
00:47:30Bonsoir.
00:47:31Député PS
00:47:31de la Drôme.
00:47:33C'est Maïté Frémont
00:47:33qui vous pose
00:47:34la question qui fâche.
00:47:37Dans la question qui fâche
00:47:38le retour d'un texte
00:47:39à l'Assemblée
00:47:40quasiment un an
00:47:41jour pour jour
00:47:42après son premier passage
00:47:43dans l'hémicycle.
00:47:44S'il vous plaît.
00:47:45C'était le 26 juin dernier.
00:47:48La journée est consacrée
00:47:49aux lois proposées
00:47:50par l'UDR,
00:47:51le groupe d'Éric Ciotti.
00:47:53Le trop nouveau maire
00:47:53sont en effet
00:47:54contraints de célébrer
00:47:55des mariages
00:47:56qui savent
00:47:57pertinemment
00:47:58frauduleux.
00:47:59Les alliés
00:48:00du Rassemblement National
00:48:01portent un texte
00:48:02à l'origine
00:48:03venu du Sénat
00:48:04où il a été défendu
00:48:06par la droite
00:48:07et les centristes.
00:48:08La lutte
00:48:09contre les mariages
00:48:10simulés
00:48:10ou arrangés.
00:48:11Qu'est-ce qui pourrait
00:48:12sauver l'amour
00:48:13chantait Daniel Balavoine ?
00:48:15Eh bien
00:48:15certainement pas
00:48:16les groupes
00:48:17de M. Ciotti
00:48:17et de Mme Le Pen.
00:48:19Les débats s'éternisent
00:48:21la gauche
00:48:21joue la montre.
00:48:22Cette journée de niche
00:48:23a été
00:48:24une des plus épouvantables
00:48:26que nous ayons connue.
00:48:27Et une demi-heure
00:48:27avant la fin
00:48:28coup de théâtre
00:48:29les troupes d'Éric Ciotti
00:48:31quittent l'hémicycle
00:48:32en plein débat
00:48:33sur leur propre
00:48:34proposition de loi.
00:48:36Il n'y a plus
00:48:37de rapporteur.
00:48:37M. Ciotti
00:48:38qui a manifestement
00:48:39perdu ses nerfs
00:48:40a manifestement
00:48:41essayé
00:48:42par une manœuvre
00:48:43pas très habile
00:48:45de montrer
00:48:45que nous serions
00:48:46opposés à ce texte
00:48:47que nous avons pourtant
00:48:48soutenu.
00:48:48Ce soir-là
00:48:49deux articles
00:48:50sont adoptés.
00:48:51Les futurs époux
00:48:52de nationalité étrangère
00:48:54doivent fournir
00:48:54à l'officier
00:48:55de l'état civil
00:48:56au moment du mariage
00:48:57tout élément
00:48:58lui permettant
00:48:59d'apprécier
00:48:59leur situation
00:49:00au regard du séjour
00:49:01et le renforcement
00:49:03des prérogatives
00:49:04du procureur
00:49:05de la République
00:49:05notamment en portant
00:49:07d'un à deux mois
00:49:08le délai de l'enquête
00:49:10pour prouver
00:49:11l'absence
00:49:11d'intention
00:49:12matrimoniale
00:49:13des époux.
00:49:14Nous avons indiqué
00:49:15que nous serions
00:49:15favorables
00:49:16à l'article 1er A
00:49:17à l'article 1er B
00:49:18à la suppression
00:49:19de l'article 1er
00:49:19et ainsi
00:49:20l'adoption
00:49:21de cette proposition
00:49:21de loi
00:49:22modifiée.
00:49:23L'article phare
00:49:24lui a été rejeté.
00:49:25Il prévoyait
00:49:26l'interdiction
00:49:27pure et simple
00:49:28de se marier
00:49:29pour une personne
00:49:29séjournant
00:49:30de manière irrégulière
00:49:32sur le territoire
00:49:33national.
00:49:34Demain,
00:49:35le texte sera repris
00:49:36là où il s'était arrêté
00:49:38et cette question
00:49:39faut-il
00:49:40ou non
00:49:41interdire les mariages
00:49:42pour les étrangers
00:49:43en situation irrégulière.
00:49:46Alexandre Allégret-Pilot,
00:49:47vous l'avez placé
00:49:48en première position
00:49:49de votre niche
00:49:50donc ce sera demain matin.
00:49:51Pourquoi est-ce qu'il faut
00:49:52changer la loi
00:49:52alors qu'elle punit
00:49:53déjà les mariages frauduleux ?
00:49:55Alors,
00:49:55c'est une demande
00:49:56qui vient des maires
00:49:57et qui vient
00:49:58de nos concitoyens.
00:49:59L'Association des maires
00:50:00de France
00:50:01nous a expressément
00:50:01demandé de porter ce texte.
00:50:03des sénateurs centristes
00:50:04et de droite
00:50:05l'ont porté
00:50:06donc on a
00:50:07une incompréhension
00:50:08vous voyez
00:50:08rien qu'aujourd'hui
00:50:09la maire du Chaisy
00:50:12a été condamnée
00:50:13à verser 6 000 euros
00:50:15à un clandestin
00:50:15pour avoir refusé
00:50:17de prononcer son mariage
00:50:18et à l'UDR
00:50:19on considère
00:50:19que les maires
00:50:20ne sont pas
00:50:21des chambres d'enregistrement
00:50:22mais doivent effectivement
00:50:23vérifier certains éléments
00:50:24et s'opposer
00:50:26à des mages
00:50:26qui ont pour but manifeste
00:50:28de détourner cette institution
00:50:29et en réalité
00:50:30de faire un premier pas
00:50:31vers une naturalisation.
00:50:34Ce que vous dites
00:50:34avec ce texte
00:50:35c'est qu'un étranger
00:50:36qui n'a pas le droit
00:50:37d'être en France
00:50:37ne doit pas avoir
00:50:38le droit de s'y marier
00:50:39en fait, c'est ça ?
00:50:40Absolument.
00:50:41Vous considérez
00:50:41que le mariage
00:50:42c'est devenu un moyen
00:50:42de contourner
00:50:43les règles d'immigration ?
00:50:44Alors ce n'est pas
00:50:45une considération
00:50:45c'est un fait
00:50:46puisque le mariage
00:50:47offre la possibilité
00:50:48de bénéficier
00:50:49d'un titre de séjour
00:50:51vie privée et familiale
00:50:52puis après un titre
00:50:54pluriannuel
00:50:55enfin une carte de résident
00:50:56et au bout de 4 ans
00:50:58la naturalisation
00:50:59par déclaration.
00:51:01Donc effectivement
00:51:01c'est disons
00:51:03une première faille
00:51:04qui est largement
00:51:05exploité aujourd'hui.
00:51:06Paul Christophe
00:51:08le Conseil constitutionnel
00:51:09et la jurisprudence
00:51:10protègent pour le moment
00:51:11la liberté du mariage
00:51:14donc en l'état
00:51:15est-ce que le texte
00:51:16du groupe UDR
00:51:17est inconstitutionnel ?
00:51:19Oui
00:51:19c'est probablement le cas
00:51:20et on verra
00:51:21au moment de la signe
00:51:22du Conseil constitutionnel
00:51:23si ce texte
00:51:23je rappelle qu'il est
00:51:24en première lecture
00:51:25à l'Assemblée nationale
00:51:25il va falloir ensuite
00:51:26il a été adopté par le Sénat
00:51:28mais donc il faudra ensuite
00:51:28qu'il soit réadopté
00:51:29par les deux chambres
00:51:29dans les mêmes termes
00:51:30et on l'a modifié
00:51:31donc son chemin
00:51:32est encore long
00:51:33mais il y aura une étude
00:51:33par le Conseil constitutionnel
00:51:34et il sera probablement censuré.
00:51:36Pourquoi ?
00:51:36Parce qu'en fait
00:51:37le mariage
00:51:37c'est une institution
00:51:39qui permet à deux personnes
00:51:40qui s'aiment
00:51:42de l'officialiser.
00:51:43Voilà.
00:51:45Et la réalité
00:51:46c'est qu'aujourd'hui
00:51:47si on a un doute
00:51:48sur le consentement
00:51:48si le maire considère
00:51:50que c'est pas vraiment
00:51:51deux personnes qui s'aiment
00:51:52ou qu'elle détourne
00:51:52l'institution du mariage
00:51:54s'il a un doute
00:51:54sur la sincérité
00:51:55de l'union
00:51:56c'est ça ?
00:51:56Exactement
00:51:57du consentement
00:51:57et bien dans ce cas
00:51:58il peut saisir
00:51:59le procureur de la République
00:52:00qui va demander une enquête
00:52:01les policiers
00:52:02les gendarmes
00:52:02vont aller au domicile
00:52:03vont vérifier
00:52:04s'il y a bien une vie commune
00:52:05s'il y a bien un consentement
00:52:06si c'est bien
00:52:06une volonté libre
00:52:08et éclairée
00:52:09des deux époux
00:52:10et ça fonctionne très bien
00:52:12est-ce que vous savez
00:52:13combien de mariages
00:52:15frauduleux
00:52:16sont comme ça
00:52:17interdits chaque année
00:52:18sur les 200 000 mariages ?
00:52:19C'est précisément
00:52:20la question que j'avais écrite
00:52:21pour Alexandre Allégret-Pilot
00:52:22combien de mariages frauduleux
00:52:23justifient aujourd'hui
00:52:24de modifier la loi ?
00:52:25Alors déjà
00:52:26la question n'est pas
00:52:27celle forcément du nom
00:52:28mais celle du principe
00:52:29en tant que tel
00:52:29c'est ce que nous demandent
00:52:30nos mères
00:52:30et puis c'est 2%
00:52:32des mariages
00:52:32entre étrangers et français
00:52:34700
00:52:34c'est 2%
00:52:35et ça c'est ceux
00:52:36qui sont détectés
00:52:37en réalité
00:52:37et c'est ce qui est
00:52:38omis volontairement
00:52:39on fait tout
00:52:40pour ne pas pouvoir
00:52:41les détecter
00:52:41vous savez combien
00:52:42il y a de procureurs
00:52:43en France
00:52:43en première instance
00:52:44je vous pose aussi
00:52:45une question de chiffre
00:52:45vous voyez
00:52:461500
00:52:47vous avez dit
00:52:48240 000 mariages
00:52:4935 000 mariages
00:52:50entre étrangers et français
00:52:51vous pensez vraiment
00:52:52que nos procureurs
00:52:53dans le cadre des affaires
00:52:54qu'on voit aujourd'hui
00:52:55qui défraient la chronique
00:52:55ont le temps
00:52:56d'instruire des dossiers
00:52:57sur un mois
00:52:58alors que les mères
00:53:00actuellement
00:53:00n'ont pas le droit
00:53:01de demander
00:53:01de titre de séjour
00:53:02aux personnes qui veulent se marier
00:53:04donc n'ont pas le droit
00:53:04d'avoir les indices
00:53:05qu'ils doivent eux-mêmes
00:53:06fournir aux procureurs
00:53:07en fait on est dans une situation
00:53:08où on ne veut pas voir la réalité
00:53:10c'est flagrant
00:53:12sur ces 700 mariages
00:53:13il y en a un très grand nombre
00:53:14qui ont lieu entre français
00:53:15parce qu'il n'y a pas
00:53:16que les français
00:53:16et les étrangers
00:53:17qui peuvent commettre
00:53:18des mariages frauduleux
00:53:19les français peuvent commettre
00:53:20des mariages frauduleux
00:53:21entre eux
00:53:21il y a beaucoup de cas
00:53:22pour des questions
00:53:24par exemple
00:53:24d'optimisation fiscale
00:53:26ou pour obtenir
00:53:27une mutation professionnelle
00:53:28deux personnes vont se marier
00:53:29et sur les 700
00:53:32entre 400 et 700
00:53:33mais peu importe
00:53:34c'est un tout petit chiffre
00:53:35par rapport aux 200 mariages
00:53:36qui sont célébrés chaque année
00:53:37il y a beaucoup de mariages
00:53:39qui sont entre français
00:53:40et sur lesquels
00:53:41le maire va avoir un doute
00:53:42c'est sur le procureur
00:53:43qui va dire
00:53:43effectivement vous avez raison
00:53:44ce mariage n'est pas
00:53:46pour reconnaître
00:53:48une vie de couple
00:53:50etc.
00:53:51il est en fait organisé
00:53:52pour permettre
00:53:53la mutation professionnelle
00:53:54de l'un des deux époux
00:53:55il y a quelque chose
00:53:55que je ne comprends pas
00:53:56dans votre raisonnement
00:53:57vous êtes sûr
00:53:58en gros
00:53:59est-ce que ces gens
00:54:00se marient parce qu'ils s'aiment
00:54:01vous avez un doute là-dessus
00:54:02mais ce dont on parle
00:54:04en l'occurrence
00:54:05c'est est-ce que des gens
00:54:06qui ne sont pas en règle
00:54:08c'est-à-dire
00:54:09qui normalement
00:54:13sont sinon poursuivis
00:54:14du moins que l'État
00:54:17fait en sorte
00:54:18de ne pas laisser
00:54:19sur le territoire
00:54:20comment est-ce que
00:54:21la République
00:54:21peut se mettre en branle
00:54:23et se mobiliser
00:54:24pour leur donner
00:54:25un certificat
00:54:26quel que soit le certificat
00:54:27de mariage
00:54:27ou autre chose
00:54:28c'est quand même étrange
00:54:29puisque le présupposé
00:54:31c'est qu'on considère
00:54:33qu'ils ne doivent pas
00:54:34être sur le territoire
00:54:34il y a plusieurs points
00:54:35à souligner
00:54:37premièrement
00:54:37moi je reconnais
00:54:38qu'un Français
00:54:39peut aimer
00:54:40un étranger
00:54:41y compris s'il est
00:54:42en situation irrégulière
00:54:43et donc il faut
00:54:43que
00:54:44je ne vous parle pas d'amour
00:54:44je ne vous parle pas
00:54:45d'être pas civile
00:54:46Olivier Ravanello
00:54:47il ne fait pas dans les sentiments
00:54:48il faut lui être reconnu
00:54:49en tel droit
00:54:50alors qu'il n'a lui-même
00:54:51pas le droit
00:54:51d'être là
00:54:52c'est juste ça
00:54:53en fait la question
00:54:54je pense que c'est
00:54:55qui viole la loi
00:54:55est-ce que c'est le maire
00:54:56qui refuse de célébrer l'Union
00:54:57ou l'étranger frappé
00:54:59d'une obligation
00:54:59de quitter le territoire
00:55:00qui est toujours là
00:55:01aujourd'hui c'est le maire
00:55:02et c'est ce qu'on trouve
00:55:03et c'est ce que le président
00:55:04de la République socialiste
00:55:05Emmanuel Macron
00:55:06a trouvé
00:55:07vous m'en avez
00:55:08vous faites dire
00:55:09à Paul Christophe là
00:55:11mais j'ai essayé
00:55:12de vous répondre
00:55:13par ailleurs
00:55:14vous savez que
00:55:15les étrangers
00:55:15en situation irrégulière
00:55:16ce ne sont pas
00:55:16que des criminels
00:55:18ni des délinquants
00:55:18qui sont arrivés
00:55:19en situation irrégulière
00:55:22je vous dis quelque chose
00:55:24c'est quelqu'un
00:55:24qui est arrivé
00:55:25en situation irrégulière
00:55:26qui travaille
00:55:26et qui perd
00:55:28sa situation de régularité
00:55:29du fait du non-renouvellement
00:55:30de son titre de séjour
00:55:31par retard de la préfecture
00:55:32donc c'est une personne
00:55:33voilà
00:55:33j'essaie de relativiser
00:55:35les catégories
00:55:35et ensuite
00:55:36le fait de se marier
00:55:37n'apporte aucun droit
00:55:38supplémentaire
00:55:39à la personne
00:55:40ça ne lui permet pas
00:55:41d'être régularisé
00:55:41vous pouvez très bien
00:55:42avoir une OQTF
00:55:43contre quelqu'un
00:55:44qui est marié à un Français
00:55:44puisque ça annule le OQTF
00:55:45puisqu'au bout de 6 mois
00:55:46de vie commune
00:55:47c'est facile à démontrer
00:55:48ou à falsifier
00:55:49au bout de 6 mois
00:55:49vous avez le droit
00:55:50au titre de séjour
00:55:50pour vie familiale et privée
00:55:51et au droit au travail
00:55:53donc vous le dites vous-même
00:55:53donc moi je connais
00:55:54des clandestins
00:55:55qui ont utilisé cela
00:55:56pour se marier
00:55:57par ailleurs avec une étrangère
00:55:58en France
00:55:59et qui ont aujourd'hui
00:56:00un titre de séjour
00:56:01sans aucun problème
00:56:02donc pendant 6 mois
00:56:03ils sont restés
00:56:03en situation irrégulière
00:56:04puisque vous venez de dire
00:56:05qu'il faut attendre
00:56:056 mois de mariage
00:56:06pour avoir un titre de séjour
00:56:07souvent ça fait 10 ans
00:56:08qu'ils sont déjà
00:56:08sur le territoire
00:56:08dans une situation irrégulière
00:56:09et qu'ils fraudent
00:56:10donc ils ne sont plus à ça près
00:56:11Moi ce que je vous propose
00:56:12c'est que tous les étrangers
00:56:13qui sont en situation irrégulière
00:56:14ils puissent travailler
00:56:15et comme ça au moins
00:56:16ça va vous régler un problème
00:56:18ils arrêteront de frauder
00:56:19ils auront des cotisations sociales
00:56:21ils paieront leurs impôts
00:56:22et on arrêtera de considérer
00:56:23que ce sont des gens
00:56:24qui sont une charge pour la France
00:56:25A l'usère on est
00:56:26comme l'était le parti socialiste
00:56:27dans les années 90
00:56:28on est contre la prime à la fraude
00:56:29et c'est Elisabeth Guigou
00:56:30du parti socialiste
00:56:31qui voulait renforcer
00:56:32au contraire
00:56:33le cadre juridique
00:56:35qui luttait
00:56:36contre les marges de complaisance
00:56:38à l'UDR on écoute
00:56:40les français, les maires
00:56:4275% des français
00:56:44sont opposés au mariage
00:56:45entre clandestins et français
00:56:47qui décide dans ce pays
00:56:48je pense que ce doit être les français
00:56:50en tout cas c'est précisément
00:56:50l'intitulé du sondage
00:56:51que j'ai consulté aujourd'hui
00:56:51c'est 73% des français
00:56:53sont favorables
00:56:53à l'interdiction de ces mariages
00:56:55donc qui doit décider en France
00:56:58je pense que ce sont les français
00:56:59je peux me tromper
00:57:00qu'est-ce que vous leur dites
00:57:01à ces 73% de français
00:57:02qui sont favorables
00:57:03à l'interdiction de ces mariages
00:57:04je pense qu'on peut leur expliquer
00:57:05les choses exactement
00:57:05comme j'essayais de le faire ce soir
00:57:07premièrement
00:57:08donc je rappelle
00:57:09on est en train de se parler
00:57:10peut-être de 300, 400 cas par an
00:57:12donc on va passer une deuxième journée
00:57:13parce qu'on a déjà passé une journée
00:57:14l'an dernier
00:57:15sur ce sujet
00:57:15vraiment fondamental
00:57:17pour l'avenir du pays
00:57:17de savoir si ces 300 personnes
00:57:19doivent se marier ou non
00:57:20puisque vous voulez nous parler
00:57:22de l'affaire Liana tout à l'heure
00:57:23j'ai compris que vous avez une allusion
00:57:24je vous propose qu'on s'occupe
00:57:25des 70 000 plaintes
00:57:27pour violences sur les femmes
00:57:29et les enfants
00:57:29libérer le travail des procureurs
00:57:30laisser les maires filtrées
00:57:32nous avons 35 000 mères
00:57:33vous trouvez normal
00:57:34de laisser donc aux maires
00:57:35la responsabilité de décider
00:57:37ils demandent
00:57:38aujourd'hui les maires
00:57:39ils sont exposés en fait
00:57:40à leur responsabilité
00:57:41c'est 15 000 euros
00:57:42ils ne demandent pas être condamné
00:57:43ils ne demandent pas être responsable
00:57:44ils ne demandent pas être condamné
00:57:45c'est pas pareil
00:57:45c'est 15 000 euros d'amende
00:57:465 ans d'emprisonnement
00:57:47une inéligibilité aujourd'hui
00:57:48pour un maire qui refuserait
00:57:49de célébrer un mariage
00:57:51parce que de façon flagrante
00:57:52on a quelqu'un qui est clandestin
00:57:53quelqu'un qui n'est pas
00:57:54et qu'on a une magouille
00:57:55je vous donne un exemple tout simple
00:57:56parce que là vous parlez par exemple
00:57:57du cas de Robert Ménard à Béziers
00:57:58qui va être jugé en septembre
00:58:00ce qu'il risque vous venez de le dire
00:58:02le ministre de l'Intérieur
00:58:03Laurent Nunez
00:58:05lui a donné tort au maire de Béziers
00:58:06il y a quelques jours
00:58:07il a estimé qu'il aurait dû respecter la loi
00:58:08parce qu'aujourd'hui
00:58:09les textes ne permettent pas
00:58:10à un maire de s'opposer
00:58:11à un mariage
00:58:12dans ce genre de situation
00:58:13c'est l'état de...
00:58:15on propose justement
00:58:16on propose de régler ça en cinq minutes
00:58:17si le PS et ses collègues
00:58:19ne font pas de l'obstruction
00:58:20comme ils l'ont fait la dernière fois
00:58:21en nous bloquant toute la journée
00:58:22l'affaire sera réglée
00:58:24moi ce que je vous propose
00:58:25c'est que le Robert Ménard
00:58:26et tous les maires de France
00:58:27respectent simplement le droit actuel
00:58:28tel qu'il est
00:58:29c'est-à-dire que s'ils ont un doute
00:58:30ils saisissent le procureur
00:58:31qui leur dira
00:58:32oui je suis d'accord avec vous
00:58:33il ne faut pas célébrer ce mariage
00:58:34et comme ça ils seront dans les clous
00:58:35il n'y a pas de problème
00:58:361500 procureurs
00:58:38les OQTF ont été doublés
00:58:39en moins de 10 ans
00:58:40vous allez me dire que nos OQTF
00:58:42que nos concurs ont le temps pour ça
00:58:43arrêtons la blague
00:58:45peut-être que le problème en fait
00:58:46ça vient des OQTF aussi
00:58:48et donc on ne va pas forcer des maires
00:58:49à célébrer des mariages
00:58:50pour des personnes
00:58:51qui refusent de respecter la loi
00:58:52la République ne va pas donner un brevet
00:58:54à des personnes
00:58:54qui n'ont rien à faire
00:58:55parce que l'an dernier
00:58:56quand vous aviez déjà présenté
00:58:58cette mesure
00:58:58dans votre niche parlementaire
00:58:59Gérald Darmanin
00:59:00qui soutenait le texte
00:59:02vous avez quand même dit
00:59:02enfin oui
00:59:03Medzovoche on va dire
00:59:05bon il avait quand même
00:59:06mis un doute
00:59:07sur la constitutionnalité
00:59:09des articles
00:59:10et notamment
00:59:11eu égard à l'article 16
00:59:12de la déclaration des droits de l'homme
00:59:13à partir de l'âge nubile
00:59:15l'homme et la femme
00:59:16sans aucune restriction
00:59:17quant à la race
00:59:18la nationalité
00:59:18ou la religion
00:59:19ont le droit de se marier
00:59:20ils ont des droits égaux
00:59:21au regard du mariage
00:59:22durant le mariage
00:59:23et lors de la dissolution
00:59:23c'est la déclaration
00:59:24des droits de l'homme
00:59:25premièrement
00:59:26la nationalité
00:59:27n'a rien à voir
00:59:28avec le fait d'être en règle
00:59:29sur le territoire français
00:59:31la déclaration des droits de l'homme
00:59:32ne tient pas compte
00:59:33par exemple
00:59:33des mariages au sein d'une famille
00:59:34pourtant c'est interdit
00:59:35dans notre pays
00:59:36ne tient pas compte
00:59:36de la polygamie
00:59:37pourtant c'est interdit
00:59:38dans notre pays
00:59:38donc je veux bien
00:59:39qu'on brandisse
00:59:39la déclaration des droits de l'homme
00:59:40quand ça arrange
00:59:40mais je pense qu'il faut être cohérent
00:59:41ces mariages-là
00:59:42sont interdits au Danemark
00:59:43sont interdits au Royaume-Uni
00:59:44sont interdits en Suisse
00:59:45je pense que ce ne sont pas
00:59:46des affreux jojos
00:59:47juste ils sont logiques
00:59:49voilà
00:59:50rendez-vous demain matin
00:59:51donc pour la niche parlementaire EDR
00:59:53on se les doigts
00:59:54Paul Christophe
00:59:54on sera bien là
00:59:55merci à tous les deux
00:59:57et le débat
00:59:58le vote
00:59:59seront à suivre évidemment
01:00:01en direct sur LCP
01:00:02demain matin
01:00:02tout de suite
01:00:03c'est Bourbon Express
01:00:04c'est le journal
01:00:04de l'Assemblée Nationale
01:00:05c'est Marco Pommier
01:00:11bonsoir Marco
01:00:12bonsoir Adeline
01:00:13c'est le début des soldes
01:00:14aujourd'hui
01:00:14je ne dis pas ça pour vous
01:00:15parce que c'était aussi
01:00:16le jour où les députés
01:00:17ont adopté définitivement
01:00:19une loi
01:00:19contre la mode ultra jetable
01:00:21l'ultra fast fashion
01:00:22oui après un accord
01:00:23trouvé la semaine dernière
01:00:24entre députés et sénateurs
01:00:25le texte a été adopté
01:00:27cet après-midi
01:00:27à l'Assemblée
01:00:28à l'unanimité
01:00:29même si toute la gauche
01:00:30s'est abstenue
01:00:31lancée il y a deux ans
01:00:32la proposition de loi
01:00:33de la députée Horizon
01:00:34Anne-Cécile Violant
01:00:35entend freiner
01:00:36les importations
01:00:37des géants asiatiques
01:00:38comme Chine ou Temu
01:00:39la députée
01:00:40s'est félicitée
01:00:41d'une avancée historique
01:00:42ce vote montre
01:00:44vraiment la volonté
01:00:45historique de la France
01:00:46de légiférer
01:00:47sur ce sujet
01:00:48de l'ultra fast fashion
01:00:49la France est pionnière
01:00:51grâce à vous aujourd'hui
01:00:52et ce n'est qu'une
01:00:53première étape
01:00:54puisque nous irons
01:00:55plus loin
01:00:55sur les différents enjeux
01:00:58de cette ultra fast fashion
01:00:59et de pouvoir
01:01:00élargir le périmètre
01:01:01merci infiniment
01:01:02à tous et à toutes
01:01:03élargir le périmètre
01:01:05dit Anne-Cécile Violant
01:01:06car si la gauche
01:01:06s'est abstenue
01:01:07c'est parce qu'elle considère
01:01:08que les critères retenus
01:01:10pour définir
01:01:10l'ultra fast fashion
01:01:12restent trop complexes
01:01:13et pourraient être
01:01:14facilement contournés
01:01:15le texte prévoit aussi
01:01:17l'interdiction
01:01:17de la publicité
01:01:18pour ces plateformes
01:01:19et la mise en place
01:01:20d'un malus
01:01:21sur 7 trains
01:01:21vêtements importés
01:01:23ce qui pourrait faire
01:01:23grimper leur prix
01:01:24dernière étape
01:01:25désormais
01:01:26un vote définitif
01:01:27au Sénat
01:01:27prévu lundi prochain
01:01:28et juste avant
01:01:29l'adoption de ce texte
01:01:30sur la fast fashion
01:01:31il y avait la séance
01:01:31de questions
01:01:32au gouvernement
01:01:32du mercredi
01:01:33la France insoumise
01:01:34a visé le rassemblement
01:01:35national
01:01:36après des propos racistes
01:01:37tenus par un groupe
01:01:38d'individus
01:01:38dans une discothèque
01:01:39de l'Aveyron
01:01:40des propos qui ont fait
01:01:41l'objet d'une vidéo
01:01:42diffusée sur les réseaux sociaux
01:01:43les faits se sont produits
01:01:45jeudi dernier
01:01:45dans une discothèque
01:01:46à Rodez
01:01:47avec des individus
01:01:48qui mentionnaient
01:01:49Marine Le Pen
01:01:58Depuis une enquête
01:01:59a été ouverte
01:02:01pour provocation
01:02:02à la haine
01:02:02mais ces derniers jours
01:02:04les insoumis
01:02:05dénonçaient
01:02:05une omerta
01:02:06médiatique
01:02:07et politique
01:02:07sur cette affaire
01:02:08ils ont donc
01:02:09interpellé le gouvernement
01:02:10sur ce sujet
01:02:11cet après-midi
01:02:12Le silence du RN
01:02:14est assourdissant
01:02:15Vos sympathisants
01:02:16traduisent sans filtre
01:02:18votre programme
01:02:18de préférence nationale
01:02:19en voulant envoyer
01:02:21les Arabes
01:02:21comme ils disent
01:02:22à l'abattoir
01:02:23Madame la Ministre
01:02:24notre pays
01:02:25se meurt du racisme
01:02:26il est plus que temps
01:02:28de ne plus rien
01:02:29laisser passer
01:02:30Monsieur le député
01:02:31nous ne laissons rien passer
01:02:32et nous ne laisserons rien passer
01:02:34d'ailleurs
01:02:34sur les propos
01:02:35que vous avez mentionnés
01:02:36j'ai demandé évidemment
01:02:37aussi qu'un signalement
01:02:38procureur de la République
01:02:38soit fait
01:02:39chacun doit prendre sa part
01:02:40et quand je dis chacun
01:02:41je m'adresse à vos bancs
01:02:43en particulier
01:02:43parce que les propos
01:02:44qui ont été tenus
01:02:45sont des propos
01:02:46que vous devriez être
01:02:47les premiers à condamner
01:02:48à partir du moment
01:02:49où ils se réclament
01:02:49de votre candidate
01:02:50à l'élection présidentielle
01:02:52La Ministre
01:02:53qui s'adressait
01:02:54au banc du Rassemblement
01:02:55National
01:02:55justement Marine Le Pen
01:02:56a réagi ce matin
01:02:57elle a jugé
01:02:58ses propos insupportables
01:03:00en ajoutant
01:03:01j'espère que la justice
01:03:02les condamnera
01:03:03je n'ai strictement
01:03:04rien à voir
01:03:05avec tout cela
01:03:05je cite
01:03:06Cet après-midi
01:03:07les députés
01:03:07ont aussi poursuivi
01:03:08l'examen
01:03:09de la proposition
01:03:09de loi fin de vie
01:03:10on en est à la troisième lecture
01:03:12à l'Assemblée
01:03:12hier soir
01:03:13un vote surprise
01:03:14est venu bousculer
01:03:16l'équilibre du texte
01:03:17Oui c'était vers 21h30
01:03:18à la reprise des débats
01:03:19de nombreux députés
01:03:21partisans d'un droit
01:03:22à l'aide à mourir
01:03:22n'étaient pas encore revenus
01:03:23dans l'hémicycle
01:03:24Résultat
01:03:25le RN opposé au texte
01:03:27en grande partie
01:03:27a réussi à faire adopter
01:03:28un amendement
01:03:29concernant
01:03:30l'administration
01:03:31de la substance létale
01:03:32pour bien comprendre
01:03:33dans la version actuelle
01:03:34du texte
01:03:35le principe
01:03:36est celui
01:03:36de l'auto-administration
01:03:37mais lorsqu'un patient
01:03:38n'a plus la capacité
01:03:39d'accomplir lui-même
01:03:40le geste
01:03:41il peut demander
01:03:42l'intervention
01:03:43d'un médecin
01:03:43ou d'un infirmier
01:03:44l'amendement voté
01:03:46supprime la possibilité
01:03:47de recourir au médecin
01:03:49le rapporteur
01:03:50de la proposition de loi
01:03:51a parlé d'un texte
01:03:52déchiqueté
01:03:53Je pense que
01:03:54lorsqu'on nous y faire
01:03:55permettrait de vous dire cela
01:03:57on ne le fait pas
01:03:58pour faire des coups
01:03:58mais on essaie de voir
01:03:59comment on peut
01:04:00améliorer la loi
01:04:01ce que vous avez fait là
01:04:02n'est pas
01:04:03me semble-t-il
01:04:04un beau service
01:04:05courant
01:04:06à tous les soignants
01:04:07et rappelez-vous
01:04:08les malades dont nous parlons
01:04:09ce sont ceux
01:04:10qui sont dans un processus
01:04:11irréversif
01:04:12j'appelle simplement
01:04:13chacun à réfléchir
01:04:14Je ne provoquerai jamais
01:04:17délibérément la mort
01:04:18ça c'est le serment
01:04:19d'Hippocrate
01:04:20l'amendement qui a été adopté
01:04:22évoquait le serment
01:04:23d'Hippocrate
01:04:23parce que nous on y croit
01:04:24parce que les médecins
01:04:25ils le demandent
01:04:25non monsieur le rapporteur général
01:04:27on ne fait pas un coup
01:04:27on a fait un vote
01:04:28et on l'a gagné
01:04:29et oui aujourd'hui
01:04:30le texte ne prévoit plus
01:04:31que les médecins puissent
01:04:33administrer la mort
01:04:33et oui c'est le vote
01:04:35et c'est la démocratie
01:04:36précisément
01:04:38Résultat Philippe Vivier
01:04:39va demander une seconde
01:04:40délibération
01:04:40sur ce point précis
01:04:42avant le vote solennel
01:04:43prévu sur l'ensemble
01:04:45du texte
01:04:45mardi prochain
01:04:46mardi 30 juin
01:04:47On termine avec
01:04:48un point canicule
01:04:49du Palais Bourbon
01:04:50Marco
01:04:50on en parle déjà hier
01:04:52il faisait très très chaud
01:04:53bon aujourd'hui
01:04:54il faisait très très très très
01:04:55très très chaud
01:04:56On est revenu
01:04:57dans la salle
01:04:57des quatre colonnes
01:04:58et regardez
01:04:58le résultat
01:04:59il est à peu près
01:05:00le même qu'hier
01:05:01près de 30 degrés
01:05:02comme hier
01:05:03et puis on est aussi allé
01:05:05dans la cour d'honneur
01:05:06alors ça on le voit
01:05:06sur l'image
01:05:07près de 30 degrés
01:05:08dans la salle
01:05:09des quatre colonnes
01:05:09et puis dans la cour d'honneur
01:05:11de l'assemblée
01:05:12le mercure
01:05:13il a dépassé
01:05:14les 51 degrés
01:05:15autant vous dire
01:05:16qu'à cette température
01:05:16on ne croise pas grand monde
01:05:17sauf effectivement
01:05:18ces bidons
01:05:19toutes ces bonbonnes d'eau
01:05:21qui ont été consommées
01:05:23Elles sont vides
01:05:23ce n'est pas de l'eau
01:05:24qui est stockée
01:05:24en plein soleil
01:05:26Voilà on boit de l'eau
01:05:28et on reste au frais
01:05:28Merci Marco
01:05:29merci d'être venu ce soir
01:05:31sur le plateau
01:05:31de Chaque Voix Compte
01:05:32Merci Lou
01:05:32On vous lit demain
01:05:33dans Paris Match
01:05:34avec Alain
01:05:34cette semaine
01:05:35vivre sous 40 degrés
01:05:38canicule historique
01:05:39en France
01:05:40Merci Olivier
01:05:40Et nouveau logo
01:05:42Nouveau logo de Paris Match
01:05:43on l'a vu passer
01:05:43en effet
01:05:44Merci Olivier
01:05:45à demain
01:05:46A vous aussi
01:05:46je vous dis à demain
01:05:4719h30
01:05:48pour Chaque Voix Compte
01:05:49en direct
01:05:50mais d'ici là
01:05:51vous pouvez revoir
01:05:51cette émission
01:05:52tout à l'heure
01:05:52à 23h30
01:05:53et à tout moment
01:05:54sur lcp.fr
01:05:55Passez une excellente soirée
01:05:56A demain
01:05:58Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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