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  • il y a 2 jours

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Transcription
00:00Vous avez pu observer qu'on a, me semble-t-il, consolidé l'écriture, qui était l'écriture première de
00:07ce texte,
00:07où l'auto-administration était l'administration de base, qui correspondait d'ailleurs à la vraie volonté du malade,
00:14qui est au centre de ce texte, de sa capacité à dire oui à tout moment ou de dire non
00:19à tout moment,
00:20et qu'après, dans les conditions où il ne pouvait plus réaliser cet acte, parce qu'il avait eu une
00:25incapacité
00:26sur laquelle on avait pu convenir qu'il n'avait pas la possibilité de le faire lui-même,
00:31c'était un professionnel de santé avec une règle, jamais bafoué ici, respecté par tout le monde,
00:38que je pense, que je sache, c'est que le professionnel de santé avait sa clause de conscience
00:43et qu'il pouvait à tout moment refuser cet acte. Et là, certains ont imaginé comment couper le texte
00:54et dire non, non, les médecins, qui pourtant, quelque part, sont les piliers du système de santé,
01:01seraient écartés de ce système et on préserverait les infirmiers.
01:04Je pense que ça n'est pas bien, d'abord, au sein des professions,
01:09quand on sait le fonctionnement quotidien des uns et des autres,
01:12où c'est une chaîne de santé, une sorte de continuum permanent,
01:16lorsqu'on les voit fonctionner dans tous les services d'urgence,
01:19dans les services de soins palliatifs, dans les services de carcérologie.
01:23Et là, vous imaginez, on se dit, on a fait une très belle opération ce soir,
01:27en privant les médecins de réaliser cet acte. Non, donc en suivant en cohérence.
01:32Je vous le dis avec beaucoup de gravité, mes chers collègues.
01:34Je respecte une fois de plus votre position pour une partie d'entre vous.
01:38Et sachez aussi que nous portons la voix des malades qui nous écoutent,
01:42qui nous regardent, qui nous attendent.
01:45Quelle image auront-ils de parlementaires, de ceux qui légifèrent,
01:49de ceux qui sont en responsabilité d'écrire la loi,
01:52et de dire, mais Mme Gruet, Mme Gruet,
01:57je ne vous interromps pas quand vous parlez,
01:59je vous demande juste d'avoir la même délicatesse et la même élégance.
02:03Ayez cette élégance, et je la conserverai toujours vis-à-vis de vous.
02:08Mais l'élégance, elle se vit, elle se vit au long d'un texte.
02:13Et je vous dis simplement que ce que vous avez fait tout à l'heure,
02:16en participant à une forme d'opération, en écartant les médecins,
02:20je ne vous dis pas, vous qui voulez protéger les soignants,
02:22on voit bien que ceux qui veulent vraiment les protéger, c'est bien nous.
02:25Et surtout, en coupant la profession médicale en deux,
02:28en mettant les infirmières d'un côté et en mettant les médecins de l'autre.
02:31Eh bien, j'espère, Mme la ministre, qu'on remettra de la cohérence.
02:34En tout cas, je reprendrai la parole avant la fin de la soirée
02:36pour dire que nous ne pouvons pas, décemment,
02:40laisser un texte aussi déchiqueté tel qu'il vient de l'être,
02:45en coupant les soignants de l'autre.
02:46Vous auriez supprimé toute personne, j'aurais pu le comprendre.
02:49C'est votre opinion, vous le savez.
02:50J'ai mis au pause depuis le début, et nous y opposons largement.
02:53Mais ce que vous avez fait là, n'est pas, me semble-t-il,
02:57un beau service qu'auront à tous les soignants,
02:59et à ceux dont la charge quotidienne est d'accompagner les malades.
03:03Et rappelez-vous les malades dont nous parlons,
03:05ce sont ceux qui sont dans un processus irréversif.
03:08J'appelle simplement chacun à réfléchir.
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