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  • il y a 4 mois
L'Argentine s'est imposée sans forcer contre l'Autriche, et a validé sa qualification en 16e de finale de la Coupe du monde 2026. Un succès acquis grâce aux 2 buts de Lionel Messi, qui devient le meilleur buteur de l'histoire de la compétition, désormais devant Miroslav Klose. L'Albiceleste n'a pas forcé, mais impressionne par sa maîtrise. Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Flo Gautreau et Georges Quirino débriefent la rencontre.

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Transcription
00:00L'Argentine, parce que là quand même on a un moment d'histoire, ça y est Messi est devenu le
00:04meilleur buteur de l'histoire en Coupe du Monde,
00:07il a dépassé Closeux, donc désormais il était à égalité avec Closeux après son triplé du premier match,
00:13là il a désormais 18 buts à la Coupe du Monde, il est le premier, et puis alors ça tombe
00:17pile 40 ans après le match Argentine-Angleterre,
00:21la fameuse main de Dieu, c'était il y a pile 40 ans, rappelez-vous ce match, donc voilà, l
00:29'Argentine est en feu,
00:30et Georges Quirino va nous rejoindre d'ailleurs dans quelques instants pour nous en parler, il est là Georges, bonsoir
00:35Georges !
00:36Salut les amis, bonsoir à tous !
00:39Alors avant que tu donnes ton avis et que tu nous expliques ce qu'il se dit en Argentine, Daniel
00:43Florent,
00:44bon ben 5 buts Argentins, 5 buts de Messi, et puis alors t'as l'impression qu'en fait tout
00:48le monde le cherche,
00:49donc si t'as d'autres joueurs démarqués, non non, on attend que Messi arrive, il faut lui donner le
00:54ballon.
00:54Écoute, ça fonctionne, moi il n'y a rien qui me plaît plus que ce que je vois là depuis
01:00le début de la Coupe du Monde,
01:01il n'y a rien qui m'a plus intéressé que Messi et l'Argentine depuis le début de cette
01:05Coupe du Monde,
01:05parce que j'aime cette équipe, j'aime comment elle est construite, j'aime comment elle joue,
01:10sans avoir l'air de faire un énorme match, ils ont largement dominé l'Autriche,
01:14qui n'a même pas 0-5 d'Igge dans ce match, alors qu'elle est dirigée par Rangnick,
01:18et que moi le principe de jeu de Rangnick c'est pressing contre pressing, c'est de mettre de l
01:23'intensité,
01:24visiblement ils n'y arrivent pas, ils ont été en dessous dans tous les compartiments,
01:29l'Argentine se retrouve avec un nombre d'occasions assez important par rapport aux efforts qu'il donne l'impression
01:36de fournir,
01:37après moi qui le cherche Messi, qui ne le cherche pas, ils peuvent faire ce qu'ils veulent,
01:40il a mis 5 buts, il est en régalade complet, à chaque fois qu'il touche le ballon, son rôle
01:46on le connaît,
01:47effectivement il y a à peine 3 replacements dans le match, mais en fait cette équipe elle respire la quintessence
01:53du foot de sélection,
01:54de ce qu'il faut faire dans une grande compétition, à quel moment tu cours, à quel moment tu te
01:59donnes vraiment la gestion du match,
02:01la star qui te fait gagner le match, les autres qui forment un bloc collectif très puissant,
02:07en plus c'est une équipe qui est assez technique, enfin c'est même très technique, pardon je me suis
02:11trompé de mot,
02:12très technique, toutes leurs verticalisations font très mal, moi j'adore cette équipe, je la trouve excellente,
02:18pour moi c'est la meilleure depuis le début de la compétition dans ce que j'ai vu.
02:23Florent, individuellement en fait ce qui est fabuleux c'est que Messi ne fait pas un énorme match si tu
02:27regardes vraiment
02:28toutes ses stats et toutes ses interventions, mais effectivement le fait qu'offensivement on le cherche immédiatement,
02:33qu'il ait quand même aussi le sens et du jeu parce qu'il se retrouve dans les trois quarts
02:38des tirs cadrés de son équipe,
02:39c'est lui qui en est à la conclusion, donc il est évident que d'abord quand même, un il
02:45est en forme malgré tout,
02:46deux, son pied et tout, c'est un génie, il est très en forme physiquement, mais néanmoins ce qui est
02:51assez marrant
02:52c'est qu'il y a eu parfois, il a même provoqué un contrôle autrichien parce qu'il a fait
02:55une mauvaise passe,
02:55un mauvais contrôle, un truc, mais c'est pas grave, il fait la diff, il est le patron.
02:59La seule chose pour revenir sur ce que tu dis, puisque c'est un peu notre débat depuis le début
03:03de la compète,
03:03on est d'accord là-dessus pour dire qu'un foot de sélection sur huit matchs, tu construis une équipe,
03:08pourquoi pas autour d'un joueur, c'est plus simple quand tu n'as qu'un joueur, qu'une star,
03:12parce que parfois tu en as un peu plusieurs, la preuve chez nous, on a des débats qui demandent la
03:16répartition des rôles,
03:17là au moins, oui mais c'est plus simple.
03:18Et c'est la clarté qui rend le foot plus simple.
03:21C'est plus simple et c'est vrai qu'autour, on l'a déjà dit, il a beaucoup de soldats,
03:25il a beaucoup de joueurs effectivement à son service
03:29et sur la dernière occasion, enfin sur le dernier but, on a vu effectivement, c'était absolument génial,
03:33à la fois lui sur son physique et sa hargne pour aller terminer cette action,
03:36mais à la fois effectivement les autres qui le cherchent systématiquement pour aller lui donner le ballon.
03:41Au passage, il a mis une passe qui aurait pu être décisive magnifique pour Alvarez.
03:44C'est un but, Alvarez rate, c'est lui qui termine, mais la page est incroyable.
03:48Sur le premier but, tu as Lotharo Martinez totalement démarqué, et on peut lui donner à Lotharo Martinez,
03:54et là tu vois clairement qu'ils attendent que Messi arrive, Georges, t'as vu la même chose que moi
03:57?
03:58Non mais le truc surtout Gilbert, c'est qu'ils savent que Messi dans ces situations,
04:03il va toujours être dans la demi-lune, dans l'entrée de la surface, c'est sa position préférentielle,
04:07c'est comme ça qu'il a marqué face à l'Algérie, ils savent très bien qu'il est là,
04:11c'est pour ça qu'Almada d'ailleurs laisse passer le ballon, alors qu'il n'a même pas regardé
04:15derrière lui,
04:16il sait que Messi est là en fait.
04:17Passe D en laissant passer d'ailleurs.
04:18Passe D, oui c'est ça.
04:19Exactement, un peu à l'image de ce qu'avait fait Pirlo pour Marquizio en 2014 contre l'Angleterre.
04:25Non mais tout comme effectivement sur la volonté de faire marquer Messi.
04:31Non mais sur le deuxième but, il y a aussi Paredes qui peut faire 30 fois.
04:34C'est pour ça qu'il est de mauvais poils depuis la Coupe du Monde en fait, non je comprends.
04:37Pas du tout, je ne suis pas du tout de mauvais poils, je suis très heureux de voir des bons
04:39matchs, quand il y en a.
04:41Pardon Georges, t'es coupé.
04:43Non mais voilà, vous voyez, même Paredes il peut frapper avant le deuxième but de Messi,
04:47alors qu'il a le but devant lui, il décide de la passer au numéro 10,
04:51qui a parlé il y a quelques instants à la télévision argentine,
04:53ils sont en train de tous venir, il était tellement épuisé Messi qu'il n'arrivait même pas à parler,
04:57pour vous dire, parce que là il a terminé, il a joué toute la rencontre,
05:00à la différence de la première où il a joué seulement 10 minutes,
05:02alors qu'il y avait de grosses interrogations au début de la compétition sur sa faculté.
05:05Il y a quand même des moments dans le match où on l'a moins vu, Georges.
05:07Ou des moments où tu vois Messi qui marche, comme on a l'habitude de le voir, parfois qui marche.
05:12Pourquoi ça changerait ça ? Ça ne va pas changer.
05:14Oui mais là les gars, même en Argentine, on est tout à fait lucide là-dessus,
05:18moi j'écoutais le match à la radio et à la télévision,
05:22ils étaient tous d'accord pour dire que Messi ne faisait pas forcément un très grand match
05:26dans l'intégralité de la rencontre.
05:27Même en marchant dans d'autres matchs, il a fait des meilleurs matchs que ça.
05:33C'est ça qui est intéressant dans ce match et qui est vraiment typique de ce qui se passe en
05:37ce moment.
05:37Je ne sais pas si on peut lui demander plus en fait.
05:39Si, si, si, parce qu'il y a des choses toutes bêtes, qu'est-ce que tu veux faire en
05:41fait ?
05:41Je ne parle pas de courir, moi je te parle le moment où carrément lui-même,
05:44sur un contrôle, une remise, il s'est fait prendre par ses adversaires.
05:50Après il y a un autre truc...
05:51Et n'oubliez pas qu'il loupe un pénalty.
05:53Il met quelques minutes à 100 mètres.
05:56Il met quelques minutes à 100 mètres et on le sent.
05:57Mais quand il marque, on sent la libération, le soulagement, effectivement, le premier but.
06:01Mais après il y a un autre truc sur le deuxième but, à mon avis symptomatique,
06:04évident, comme dans toutes les foot du monde, les équipes du monde,
06:07quand il y a une star et un très fort joueur en face,
06:10c'est la déférence des adversaires.
06:12Parce que sur le dernier but, je suis désolé,
06:14même s'il y va fort pour aller tacler son marqué sur le dernier tir,
06:19le joueur qui défend sur lui, ne défend pas à la mort non plus.
06:23Donc en fait, ils sont tellement obnubilés par le fait de savoir
06:26qu'à un moment ou un autre, Messi ayant la balle,
06:27il peut y avoir but et que sa frappe peut être létale.
06:29Mais l'ascendance psychologique, c'est le fait partie du sport aussi.
06:32Ils défendent moins, on va dire, de manière moins hargneuse
06:35que lui n'attaque de façon hargneuse.
06:38Ce qui est anormal étant donné les âges respectifs.
06:41Donc voilà, Messi de toute façon, à partir du moment où les mecs le voient dans le tunnel,
06:47ça constitue déjà un énorme problème, un énorme souci pour l'adversaire.
06:52Donc déjà, tu as une partie, tu as 20% du match qui est déjà entamé.
06:55Et puis ce qui provoque chez ses coéquipiers, Messi,
06:58il y a Lissandro Martinez qui est venu au micro juste après la rencontre.
07:00On lui a demandé de parler un petit peu de la nouvelle performance de Messi.
07:03Il était ému presque aux larmes, Lissandro Martinez en disant,
07:06on a vraiment la chance d'être avec lui, on profite.
07:09Il est désormais le seul tout là-haut au sommet.
07:11On est tellement content qu'il soit argentin.
07:14Mais regardez aussi, il y a un joueur peut-être qu'on ne mettra pas trop en avant
07:17parce qu'il n'a pas les statistiques qu'il faut en Coupe du Monde.
07:19C'est Lautaro Martinez.
07:21Lautaro Martinez, l'heure de jeu qu'il fait, il joue pour trois joueurs.
07:25C'est-à-dire qu'il va récupérer les ballons.
07:26C'est lui qui provoque le pénalty.
07:27C'est lui qui arrive à s'effacer parfois pour permettre à Messi d'avoir plus d'espace.
07:33Donc, il n'a pas forcément les buts qui du sont en sélection, mais il crée les espaces.
07:38Mais tu sais pourquoi ce que tu dis est très important et il faut le souligner encore plus
07:42parce que Lautaro Martinez, il joue dans un club où c'est la star, où c'est le capitaine.
07:47C'est le patron.
07:47Où c'est le patron.
07:48Lautaro Martinez à l'Inter, c'est vraiment en Italie, c'est un joueur star.
07:54Et là, il arrive en Argentine et il fait tout ce que Georges vient de dire.
07:58Et ça, moi, je trouve que c'est fantastique, c'est unique, c'est cette sélection,
08:02c'est l'histoire de cette sélection.
08:04Alors, je ne sais pas, il y a quatre ans, l'histoire qu'ils étaient en train d'écrire
08:08me séduisait parce qu'elle avait un côté un peu irrationnel.
08:12Là, je ne sais pas comment vivre cette aventure parce que je me dis que c'est presque trop gros
08:16pour que ça tienne parce qu'en plus, il y a quatre ans, ils avaient démarré par une défaite
08:21et on ne savait pas trop.
08:22Là, déjà qu'au début, on se demandait dans quel état.
08:25On va marcher sur tout le monde tout le temps.
08:26Voilà, c'est ça, tu te dis, mais ça ne peut pas durer comme ça.
08:28Mais s'il ne peut pas être, il est déjà à cinq buts, parce qu'il avait mis un petit
08:31peu de temps à démarrer il y a quatre ans.
08:34Il avait marché entre le Mexique au deuxième match.
08:36Voilà, et le deuxième match contre le Mexique, c'était déjà un but très important
08:39pour remettre l'équipe à l'endroit dans la compétition.
08:42Là, il démarre par cinq buts là.
08:44Je ne sais pas si on mesure, c'est presque trop gros, trop énorme en fait, ce qui est en
08:48train de se passer.
08:49Ça revient un peu à ce que tu disais hier.
08:51Je crois qu'il y a beaucoup de stats et beaucoup d'impressions qui sont faussées par cette Coupe du
08:54Monde à 48.
08:55C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire que ce sont des petites équipes, Algérie-Autriche,
08:58mais je veux dire par là que les stats, le nombre de buts, on disait un but meilleur buteur,
09:02Leinecker a fini meilleur buteur de la Coupe du Monde à six buts, je crois que Sikilachi aussi.
09:06Il y a beaucoup de buteurs qui s'étaient arrêtés à beaucoup moins de buts que cela.
09:10Maintenant, on va avoir plus de matchs, on va avoir plus d'écarts parfois dans les matchs.
09:13On l'a vu avec le 7-1 de l'Allemagne.
09:15Et donc, moi, les stats, les cinq buts là du début, ils sont dingues par rapport à l'âge et
09:19à l'histoire.
09:19C'est fabuleux, c'est exceptionnel, moi j'adore ça.
09:22Mais je reviens à ce que tu dis, et je te rejoins sur le fait que ça augure pas forcément
09:26de la suite de la compète,
09:27dans le sens où, un, c'est très long, et où je te dis, ce truc est un peu déséquilibré,
09:31déséquilibrant.
09:31Le système rend le truc bizarre, c'est-à-dire que tu l'as dit,
09:34jamais on avait vu un mec à cinq buts aussi vite, à part peut-être Salenko.
09:37Oui, mais il les avait mis dans un match, il les avait mis dans un match de poules.
09:40De poules, donc c'était particulier.
09:42Mais justement, je pense qu'il faut quand même modérer et moduler tout cela.
09:47Non pas sur l'histoire du foot.
09:48Sur l'histoire du foot, ce que lui réalise était exceptionnel.
09:51Mais sur la, juste l'analyse ponctuelle et on va dire conjoncturelle de cette Coupe du Monde là,
09:57attention, il va y avoir beaucoup de buts, il va y avoir beaucoup d'écarts.
10:00Et Messi, oui, va mettre plus de buts qu'en 2022, Bappé en mettra aussi.
10:04Mais ce n'est pas tout à fait pour moi les mêmes conditions.
10:06Georges ?
10:07Mais au-delà des stats, effectivement, je suis d'accord, c'est difficile de déterminer aujourd'hui
10:11qu'est-ce qui est vraiment pertinent d'analyser ou pas.
10:14Il y a deux choses pour moi avec l'Argentine.
10:16Un truc hyper important que tu as dit, Daniel, au tout début,
10:18et d'ailleurs je vous en parlais il y a quatre ans, je me rappelle, avant la finale de la
10:21Coupe du Monde,
10:21c'est que cette équipe, elle est restée une équipe de potes.
10:24C'est une équipe d'amis, c'est un club d'amis, ce n'est pas du tout une sélection.
10:28Ce sont des gars qui sont contents de se retrouver, qui passent du temps ensemble.
10:31Il y a des photos, on voit toute la semaine à chaque fois avec cette sélection,
10:33on les voit partager le maté ensemble.
10:35Ça semble être des trucs comme ça, on dit, parfois on tire un peu de manière anodine,
10:39le groupe vit bien.
10:40Pour l'Argentine, c'est une réalité.
10:41C'est une réalité.
10:42Un peu comme l'Aster à New York.
10:45Exactement.
10:45Et ils sont contents de jouer ensemble.
10:47Il y a une deuxième chose, moi, c'est que le match d'aujourd'hui,
10:49je l'ai vu 500 fois depuis quatre ans.
10:52C'est l'éloge de la patience de l'Argentine.
10:55Plein de matchs comme ça, on a l'impression qu'ils marchent en trottinant,
10:59ils ralentissent un petit peu le jeu.
11:00Mais à chaque fois, ce sont des matchs quand même contrôlés.
11:03Ils ne paniquent pas.
11:04Ils sont sûrs de leur force.
11:06Mais ils sont sûrs de leur force et on a l'impression même que Scaloni voit le match avant.
11:09Parce qu'hier, en conférence de presse, il disait,
11:11on sait très bien que l'Autriche va vouloir le ballon comme nous,
11:13ça va être un match difficile.
11:14Il va falloir qu'on fasse des choses qu'on a l'habitude de faire.
11:16C'est-à-dire, il y a des moments où il va falloir souffrir.
11:18On sait souffrir.
11:18Il va falloir tenir à la distance et faire la différence quand il faudra faire la différence.
11:22C'est exactement ce qui s'est passé.
11:23En fait, c'est une équipe qui sait jouer de manière différente.
11:27Ils aiment jouer avec le ballon, évidemment.
11:28C'est une équipe avec plein de joueurs qui adorent toucher le ballon.
11:31Les McAllister, même l'Israël Martinez derrière.
11:31Oui, d'ailleurs, il ne faut pas réduire.
11:33Ce n'était pas le but de Flo, mais juste préciser,
11:35quand on dit Messi et des soldats, ça peut sembler un peu péjoratif.
11:39Ça a été vrai, par exemple, en 90 à l'époque de Maradona,
11:42oui, c'était beaucoup des soldats.
11:44Là, attention, ce sont des bons joueurs.
11:46Évidemment, ce sont des soldats, mais c'est des joueurs techniques quand même.
11:51C'est que des joueurs techniques.
11:52C'est des très bons joueurs de foot.
11:54C'est comme ça qu'eux-mêmes, et même Scaloni définit son équipe.
11:57On est une équipe qui aime avoir le ballon, qui aime le récupérer.
12:00Une équipe surtout de bon pied, avec un bon pied.
12:03Avec cette capacité technique, avec des défenseurs qui savent sortir proprement,
12:07avec des milieux de terrain qui sont tous techniques.
12:09Deux pôles avec ses passes laser parfois pour avancer.
12:12McAllister également.
12:13Enzo Fernandes, je n'en parle pas, qui également a été déterminant aujourd'hui
12:16et qui est de plus en plus d'ailleurs dans cette sélection
12:18et qui est vraiment le maître du jeu et du tempo.
12:20Donc cette équipe, elle a pour l'instant, sur cette Coupe du Monde,
12:24ce qu'on a vu dans les moments importants de la qualification et de la dernière Coupe Américain.
12:28Si tu es là, c'est parce qu'évidemment, tu es notre spécialiste de l'Argentine.
12:31Tu as vécu sur place pendant des années.
12:32Et surtout, tu parles un espagnol absolument parfait.
12:35Ça veut dire quoi ?
12:36Donc, on va pouvoir nous traduire la réac de Lissandro Martinez
12:39il y a quelques instants à la fin du match.
12:41Tu es prêt, Georges ?
12:43Ouais, vas-y.
12:43Ouais, c'est parti.
12:46C'est un match excellent, je pense.
12:50C'est beau le foot, non ?
12:51Quand les deux équipes proposent quelque chose.
12:55Je pense qu'on a été très intelligents.
12:58Quand il fallait bouger le ballon, on l'a fait.
12:59Quand il fallait souffrir, on l'a fait.
13:02Je pense qu'on est les vainqueurs justes aujourd'hui.
13:05Qu'est-ce que tu peux dire de ce que fait le numéro 10 ?
13:08Il est le meilleur buteur de l'histoire des mondiaux.
13:10Je n'ai pas de mots.
13:11Il faut juste profiter.
13:15Il ne faut pas comparer parce qu'il est tout seul.
13:18Tout seul au sommet, tout là-haut.
13:19Il faut juste profiter.
13:22C'est...
13:23Je n'ai pas de mots.
13:24Les mots ne me sortent pas.
13:25C'est une émotion énorme.
13:27De l'avoir tous les jours avec nous et qu'il soit argentin.
13:32On sent aussi que vous êtes unis, que vous avez la même faim.
13:34C'est toujours, toujours pareil.
13:37Au-delà de tout ce qu'on a gagné,
13:40il faut toujours regarder matchs les uns après les autres.
13:42Garder l'humilité.
13:44Il faut continuer de la même manière.
13:46Et ce mot, les amis, humilité, c'est le mot de Scaloni,
13:50qui n'est quand même pas un mot à la base qui définit les Argentins.
13:52L'humilité, qui sont un peu les Français d'Amérique du Sud.
13:56Mais c'est un mot que Scaloni aime mettre en avant à chaque fois même
14:00dans toutes ses conférences de presse quand ça s'enflamme.
14:02C'est une équipe qui est dans l'humilité.
14:03Et Emiliano Martinez, lui aussi,
14:05alors même si on a l'impression qu'il est toujours un peu fou,
14:08tous les cadres le répètent.
14:09Donc cette équipe a les pieds sur terre.
14:10Il y a beaucoup de Martinez dans cette équipe.
14:13Il y en a trois.
14:15Lissandro, Lautaro et Emiliano.
14:16Là, on a entendu Lissandro de Manchester.
14:18Juste un truc, parce qu'il le dit,
14:19Lissandro Martinez à juste titre.
14:21Moi, je n'ai pas trouvé l'Autriche mauvaise.
14:22Alors évidemment, je l'ai trouvé incapable de tirer
14:24et d'aller au bout de l'action.
14:25Mais jusqu'à la surface de réparation,
14:27dans les schémas de jeu,
14:28moi, je n'ai pas trouvé ça mal.
14:29Donc effectivement, je comprends ce que disait Scaloni hier.
14:31Et je vois, et c'était même frustrant.
14:34Parce que ce n'est pas seulement dû
14:36à l'inefficacité de l'Autriche,
14:38c'est dû à la façon de défendre.
14:39C'est-à-dire que les Autrichiens acceptent,
14:41les Argentins acceptent presque
14:42de laisser par moment les Autrichiens combiner.
14:45Et puis derrière, ils attendent
14:46et ils sont sûrs de leur force derrière.
14:48Et au moment de la frappe,
14:49il n'y a pas de position de frappe.
14:50Ils contrent.
14:51Ils ont un bon gardien,
14:52parce qu'ils font un arrêt.
14:53Ils ont joué les deux matchs très, très bas.
14:56Sur le coup franc de Fabi Dezer.
14:57C'est ça, sur le coup franc.
14:58Exactement.
14:59Dans les deux matchs, d'ailleurs, Daniel.
15:00Pour les matchs barrés.
15:01Mais c'est frustrant, je voulais juste le dire,
15:02parce que là, on n'est pas dans le cadre
15:04d'une équipe qui a en face
15:05totalement raté son match.
15:06Ils n'ont pas réussi à frapper
15:07pour des raisons aussi liées à la défense argentine.
15:10Même s'ils ont été aussi parfois un peu maladroits
15:12et ils n'ont pas, à mon avis,
15:13assez tiré quand même au but.
15:15Mais derrière, tout leur schéma était pas mal.
15:17Et effectivement, la patience dont parle Georges,
15:19je trouve qu'elle est symbolique,
15:21parce qu'elle avait en face des schémas de jeu,
15:23des joueurs intéressants,
15:24qui arrivaient jusqu'à la surface
15:26relativement facilement parfois
15:27et même avec un jeu de passe intéressant.
15:29Mais derrière, l'Argentine,
15:30sûre de sa force, était sûre que derrière...
15:31D'ailleurs, en transition,
15:33ils sont redoutables sur la première passe,
15:34les Argentes.
15:35Il va y avoir sans doute des phases...
15:36Ils ne sont pas très rapides en contre,
15:38mais sur la première passe, ils sont rouges.
15:39Sur la première passe, des passes qui cassent deux lignes
15:41et il faudra suivre ça
15:42parce qu'évidemment,
15:43ils ont quand même aussi des attaquants.
15:45Il y a aussi le truc qu'on n'a pas vu encore
15:46puisque Messi a mangé tous les buts.
15:48Le fait que la concentration
15:51comme Messi va forcément laisser aussi
15:53des espaces et des situations
15:55à d'autres attaquants à côté.
15:57Par contre, Messi ne sort pas.
15:58Il fait les matchs du début à la fin.
15:59Je pense qu'il fait comme il veut
16:00s'il a envie de sortir, il sort.
16:02Sinon, non.
16:02De toute façon, ce qu'Aloni avait dit
16:03parce que la question lui a été beaucoup posée
16:04évidemment avant la Coupe du Monde,
16:07il a dit, de toute façon, avec Messi,
16:09on en discutera ensemble en direct.
16:10Il n'y a rien qui est décidé
16:11sur le temps de jeu.
16:13Mais là, le dernier match, évidemment,
16:15ils vont le gérer, on imagine.
16:16Top, Léo Messi en direct !
16:17Georges, on compte sur toi.
16:18Je suis très content.
16:23Ça a été une victoire.
16:25Super important, très dur, disputé.
16:29Ça nous donne de la tranquillité
16:30pour ce qui arrive maintenant.
16:33C'est le mondial.
16:34Il n'y a pas de match facile.
16:35Il n'y a que des matchs disputés.
16:36Intenses.
16:39On est vraiment content d'avoir 6 points.
16:42Et bon, la qualification, les deux.
16:4518 buts, on compte du monde,
16:46t'en as un favori.
16:48Franchement, là, je ne sais pas,
16:51je suis fatigué.
16:54C'est difficile de réfléchir.
16:57Je veux juste profiter.
17:01Cinq goles pour commencer la Coupe du Monde.
17:07C'est dur de faire mieux, non ?
17:10Franchement, c'est spectaculaire quand je commence.
17:14Un jour, on a pu marquer le penalty
17:16et augmenter mon compteur.
17:19Mais bon.
17:20On ne sait jamais.
17:21Je suis content pour le résultat.
17:25Il va participer à tout ça
17:26et le travail de l'équipe.
17:28Bon, je crois que les gars,
17:29en 20 ans d'after,
17:31c'est la première fois qu'on est allé au Messi
17:32en direct dans l'after.
17:33Je pense que là, c'est historique.
17:36C'est l'effet Georges Quirino.
17:38Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
17:39C'est ça, les nuits de l'after.
17:41Messi en direct dans l'after.
17:43Il y a un truc qu'il ne va pas changer,
17:44c'est que Messi tirera le prochain penalty,
17:47même s'il a raté sur l'heure.
17:48Il y a un truc qu'il dit.
17:48Maintenant, s'il pouvait arrêter
17:49ces courses saccadées
17:51que je ne supporte pas.
17:52C'est qu'il a raté 3 pénaltys
17:54en Coupe du Monde sur 7
17:55avec l'Argentine.
17:56Donc, il n'a pas une grande ration.
17:58Pénalty, pénalty, pénalty.
18:00Quand le journaliste lui dit
18:02lequel tu préfères et tout,
18:03j'ai bien compris,
18:04il me dit « No, mais Recuerda ».
18:05Je ne sais rien.
18:08Le mec, il est fatigué du match.
18:09Il faut qu'il se souvienne
18:10de ses 18 buts à la Coupe du Monde.
18:12Mais qu'est-ce qu'il va dire ?
18:13Ouais, en 2006, je me rappelle.
18:15Georges, j'ai une question difficile pour toi.
18:18Ouais.
18:18Imagine que Messi ne puisse pas jouer.
18:21C'est qui son remplaçant, en fait ?
18:24Eh bien, il y a la possibilité
18:26de voir Nicopas,
18:27le milieu de terrain de Côme,
18:29qui est encore jeune quand même.
18:30Donc, c'est difficile
18:31de l'imaginer être titulaire.
18:32Sinon, il y a la possibilité
18:34de voir, on l'a peu vu,
18:35mais on l'a vu quand même
18:36lors des qualifications,
18:38Lautaro Martinez et Rulian Alvarez ensemble.
18:40Mais on se calonnait quand même
18:41à répéter plusieurs fois
18:42qu'il n'était pas particulièrement fan de ça.
18:46Sinon, tu mets Rulian...
18:48Tu mets Ruliano Simeone en droite.
18:51Excellente question de Jimmy Brown.
18:53Ils jouent maintenant leur dernier match
18:54contre la Jordanie.
18:55Ils sont qualifiés.
18:56Qu'est-ce que tu fais de Messi ?
18:57Il n'a pas joué.
18:57Qu'est-ce que tu fais de Messi contre la Jordanie ?
18:59C'est lui qui décidera
19:00parce qu'il veut mettre des buts.
19:02Il jouera.
19:02Il veut mettre un ou deux buts quand même.
19:03Non, il s'en fout.
19:04Daniel, tu sais qu'il s'en fout.
19:05De Paul, l'autre jour,
19:06est venu en conférence de presse.
19:07On lui a posé la question
19:08sur les records.
19:09Il dit, mais vous savez,
19:10en fait, on a l'habitude
19:10avec Léo, avec plusieurs joueurs,
19:12de prendre le maté
19:14dans sa chambre avant les matchs.
19:15Il dit, tu sais que tu es à un but
19:16ou deux buts du record ?
19:17Il dit, mais vous n'allez pas me croire.
19:18Mais en fait, il n'en sait rien du tout.
19:19C'est juste nous qui le piquons sur ça.
19:21Allez, vas-y, marque un but,
19:22deux buts en plus.
19:23Mais apparemment, lui,
19:24il n'est pas du tout à bloc
19:26sur ce truc-là.
19:27C'est plus l'environnement
19:27qui lui rappelle en permanence.
19:28Après, il ne sait pas
19:30qu'Emmappé va mettre un quadruplé
19:31tout à l'heure
19:32et qu'il va le rejoindre.
19:35Ça va piquer à Emmappé,
19:36en tout cas, le doublé.
19:38Deux trucs, peut-être, les gars.
19:40Un truc important
19:41et qui est déjà commenté en Argentine,
19:42c'est que Koutinho Romero,
19:44le défenseur central,
19:44est sorti.
19:45Il se touchait un peu au genou
19:47et c'est quand même
19:47une blessure qu'il avait
19:48depuis mai avec Tottenham.
19:50Donc, ils ont peur
19:51qu'il soit peut-être indisponible
19:52pour les prochains matchs.
19:53Malgré tout, c'est quand même
19:53assez important
19:54parce qu'ils n'ont pas 50 joueurs
19:55en défense centrale.
19:56Romero.
19:56Voilà, exactement.
19:58Et Otamendi,
19:59Lissandro Martinez,
20:00ce n'est pas très grand
20:00quand même en charnière centrale.
20:01Donc, sur les coups de piraté,
20:02tu risques de te faire avoir
20:03assez rapidement.
20:04Et la deuxième chose,
20:05Gilbert, je t'ai entendu
20:06ouvrir la transmission
20:07en disant qu'il avait marqué
20:09deux buts 40 ans
20:09après les deux buts
20:10de Maradona en 1986.
20:11Il était beaucoup question
20:12de Maradona aujourd'hui
20:13puisqu'il marque
20:14les mêmes jours
20:15que le but du siècle
20:16et la main de Dieu.
20:17Mais il a également marqué
20:18Messi à Dallas,
20:20là où Maradona
20:21avait été exclu
20:22de la Coupe du Monde
20:23et où il a joué
20:23son dernier match
20:24face au Nigeria.
20:26Exactement.
20:28Argentine-Nigéria
20:29où il est sorti
20:29en tenant avec une infirmière
20:30qui lui tient la main
20:31et qui est la compagne d'or
20:32et il salue tout le monde
20:32comme ça,
20:33c'est la dernière image
20:33de Diego avec la sélection.
20:35Et c'est là où il avait dit
20:36derrière dans une interview
20:37« On m'a coupé les jambes,
20:38me cortaron las piernas ».
20:39Donc à l'endroit
20:40où on a coupé les jambes
20:40de Maradona,
20:41Lionel Messi en a retrouvé.
20:43Je peux vous assurer
20:44que toute la semaine
20:45il a été question de ça.
20:46Toute la semaine
20:46il a été question de ça.
20:47Il y a même des journalistes
20:47qui sont allés dans la chambre
20:48où Maradona avait été exclu
20:49à Dallas il y a 32 ans.
20:52Eh bien sûr,
20:53on a retrouvé l'endroit
20:54à regarder,
20:54c'est là que Maradona a pleuré.
20:55Ils lui ont coupé les jambes.
20:57Ils lui ont coupé les jambes.
20:58Ah non,
20:58mais la personne va dire
20:59qu'il était dopé.
21:00Le seul problème
21:00c'est que Barco n'est pas rentré.
21:03Ça c'est quand même un problème.
21:04Ça va bien qu'il rentre
21:05à un moment
21:05si tu peux faire quelque chose.
21:06Et un autre truc aussi,
21:08Jiber,
21:08c'est que toute la semaine,
21:11je n'en ai pas beaucoup parlé
21:12en France,
21:12mais l'actualité en Argentine
21:14a été dominée
21:14par la fausse information
21:16qui avait été donnée
21:16à la télévision argentine
21:18comme quoi le père
21:18de Lionel Messi était mort.
21:20Une fausse information
21:21qui a fait un scandale d'État.
21:23En plus,
21:23c'est qu'elle a été donnée
21:24par une personne,
21:24une actrice
21:25qui est l'équivalent
21:26de Virginie Efira,
21:27donc hyper populaire
21:29en Argentine.
21:30Et ça a perturbé
21:32toute l'Argentine
21:32toute la semaine.
21:33C'est pour ça
21:33que la famille Messi
21:34a à un moment donné
21:34envoyé un communiqué
21:35pour dire
21:35qu'il est malade,
21:37juste.
21:37Mais voilà,
21:38toute l'Argentine
21:38était inquiète
21:39pour l'état mental aussi
21:41de Messi
21:41parce que son papa
21:42est à l'hôpital.
21:43Et donc,
21:43il y avait encore plus
21:44de soutien pour Messi.
21:45Et finalement,
21:46ses deux buts aujourd'hui,
21:46c'est aussi une réponse à ça.
21:47On sait que Scaloni
21:48hier en conférence de presse
21:49était très agacé
21:49que la première question
21:50soit là-dessus,
21:51sur à quel point
21:51la fake news
21:52avait perturbé l'équipe.
21:54Et il a juste répondu
21:55que toute l'équipe
21:55était plus que jamais
21:56autour de Messi.
21:57Donc,
21:57cette séquence
21:58renforce encore plus,
21:59j'ai envie de dire,
21:59l'équipe autour de Messi
22:00et l'Argentine
22:01autour de son héros
22:02et en plus,
22:02à l'endroit pour venger
22:03Maradona.
22:04Donc là,
22:04c'est bon.
22:05La mystique,
22:06comme on dit,
22:06réunie.
22:07Un truc dans la semaine.
22:08Ça marche,
22:08on s'arrête.
22:09Merci, Georges.
22:09Vu qu'ils sont dans un club
22:11fermé d'amis,
22:12comme disait Georges,
22:13c'est l'anniversaire
22:14de Lionel Messi
22:15dans deux jours.
22:1639 ans.
22:17C'est ça.
22:17Les 39 ans vont être atteints.
22:18Ça va valoir un bon Asado, ça.
22:20Oui, oui.
22:20Le bon Asado.
22:21On va faire l'Asado.
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