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  • il y a 1 jour
Chez lui, la politique est une histoire de famille qui prend ses racines au Chili. Fils de réfugiés politiques chilien, Rodrigo Arenas s'est d'abord fait connaître comme parent d'élève, avant d'être élu député sous les couleurs de la France insoumise.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Chez lui, la politique est une histoire de famille qui prend ses racines au Chili.
00:04Mon invité s'est d'abord fait connaître comme parent d'élèves,
00:06avant d'être élu député sous les couleurs de la France insoumise.
00:23Bonjour Rodrigo Arenas.
00:24Bonjour.
00:25Beaucoup de vos interventions à l'Assemblée sont consacrées à la défense de l'école publique.
00:28On va en revoir une qui date de janvier 2024.
00:32A l'époque, c'est Amélie Oudea-Castera qui était la ministre de l'Éducation nationale.
00:35Elle était critiquée, attaquée, parce qu'elle avait expliqué qu'elle avait inscrit ses enfants dans le privé,
00:41parce qu'il y avait trop de profs absents qui n'étaient pas remplacés dans le public.
00:44On va revoir un extrait de votre question en image.
00:49Madame la Présidente, bonjour, chers collègues.
00:51Ma question s'adresse à Madame la ministre de l'Enseignement privé.
00:58J'ai bataillé durant des années pour que l'école publique et laïque donne à nos enfants,
01:04à tous nos enfants, le meilleur de ce que la République peut leur offrir.
01:08Mes combats, je les ai menés aux côtés des milliers d'autres parents que vous avez méprisés, insultés en quelques
01:14déclarations.
01:15Donc ma question, Madame la ministre de l'Enseignement privé, est simple.
01:19Quand allez-vous clore ce chapitre ? Quand démissionnerez-vous ?
01:22– Alors la ministre a finalement démissionné quelques jours plus tard.
01:25On sent vraiment un attachement viscéral chez vous à l'école publique.
01:29Vous êtes fils de réfugié politique chilien, vous êtes arrivé en France à l'âge de 4 ans.
01:34– Oui.
01:34– Et donc c'est l'école de la République aussi qui vous a un peu…
01:37– C'est l'école de la République, c'est une école qui ne fait pas le tri entre les
01:40élèves,
01:41c'est l'école qui accueille tout le monde.
01:42Vous savez, moi j'ai été vérier de la crèche à un an.
01:44– Parce que mes parents étaient de gauche, exactement.
01:46C'est-à-dire que quand la dictature arrive, mes parents étant de gauche,
01:50étant des militants, mon père en particulier impliqué,
01:52eh bien on me vire pour ces raisons-là.
01:56Donc quand vous avez une République, un État qui protège les enfants
01:59en leur offrant finalement une instruction, l'éducation nécessaire,
02:03quand les parents peuvent faillir parfois,
02:05ou quand on leur apprend par exemple qu'être raciste c'est une valeur à promouvoir dans la famille,
02:10eh bien il n'y a qu'à l'école qu'on apprend que cela est illégal et que ça
02:13ne doit pas se faire,
02:13et que vivre ensemble, ce n'est pas de cette façon-là qu'on va réussir.
02:17Donc oui, comme beaucoup, je dois tout à l'école,
02:18et donc je la protège du mieux que je peux.
02:20– Vous le disiez, vos parents ont dû fuir le Chili parce qu'ils étaient engagés à gauche
02:24et que du coup il y avait cette dictature mise en place par Pinochet
02:28qui a persécuté toutes les personnes engagées à gauche.
02:31Arrivé en France, ils ont dû repartir de zéro ?
02:34– Alors on repart de zéro, oui.
02:36D'abord parce que les diplômes de mes parents n'étaient pas reconnus,
02:39donc ils ont eu…
02:40– Mon père est sociologue, c'est ça ?
02:41– Mon père était sociologue, ma mère était, on va dire, directrice de cash
02:44pour donner un peu les équivalences, même si ça s'appelle autrement,
02:48et ils ont dû reprendre leurs études à zéro,
02:50donc ils ont été à l'Institut des autres études d'Amérique latine en face de Sciences Po
02:55et ils ont étudié à tour de rôle.
02:56C'est-à-dire que mon père a commencé une année,
02:58pendant que ma mère travaillait,
03:00l'année d'après c'était ma mère qui travaillait et mon père travaillait.
03:02Un parcours d'immigré assez classique en fait,
03:04avec par exemple, avec en plus cette douleur et cette souffrance
03:09d'être arraché à son pays, pas parce qu'on le souhaite,
03:11parce que c'est une question de vie ou de mort.
03:13– L'engagement politique, il a coûté cher à vos parents, à votre famille,
03:17pourtant ça ne vous a pas vacciné, vous, contre la politique ?
03:21– Non, au contraire, moi j'ai une tante,
03:24j'en parle très peu parce que c'est la famille,
03:26elle a été torturée, ma tante, la soeur cadette de mon frère,
03:29de mon père, pardon,
03:31on a des déclassements aussi qui ont lieu,
03:33c'est-à-dire que quand vous avez un stint social,
03:36la dictature vous effondre,
03:37c'est ça que ça veut dire aussi l'extrême droite
03:39quand elle vient au pouvoir, en tout cas au Chili,
03:41et donc, non, ça ne me vaccine pas,
03:44ça me fait au contraire reprendre, entre guillemets, le flambeau,
03:48parce qu'on est éduqué dans ce milieu-là,
03:50la communauté chilienne se réunissait tous les dimanches,
03:54les parents apprenaient les nouvelles, parfois tristes, du pays,
03:59nous, les enfants, on apprenait la langue,
04:01parce que je suis bilingue pour cette raison-là,
04:04je parle aussi bien le français que l'espagnol,
04:06l'espagnol avec un accent français quand même,
04:08et donc, tout ça fait que c'est un chemin assez naturel, en fait.
04:11Donc, ce chemin, dès le lycée, je crois,
04:13vous vous êtes engagé au Parti communiste.
04:14Jeunesse communiste.
04:15Jeunesse communiste.
04:16Puis après, vous avez un peu laissé tomber,
04:18et vous êtes revenu à la politique plus tard,
04:21avec Europe Ecologie, vers 2010, je crois.
04:25Pourquoi vous êtes tourné vers ce parti-là ?
04:28D'abord, j'ai quitté le Parti communiste
04:31parce que c'était l'avènement de l'alter-mondialisme,
04:33vous savez, tout Porto Alegre,
04:34tout ce qui se passait en Amérique latine,
04:35le sous-commandant Marcos aussi,
04:38qui expliquait dans ses livres et dans ses interventions
04:41un autre chemin que celui du XXe siècle, en fait,
04:44et qu'on voit advenir aujourd'hui de façon beaucoup plus importante.
04:47Et donc, je vais à Europe Ecologie Les Verts,
04:50d'abord parce que je rencontre le maire de Sevran,
04:51qui s'appelle Stéphane Gatignon,
04:53et on trouvait qu'à l'époque,
04:55quelque chose qui allait d'Annie Cohn-Bendit
04:58jusqu'à José Bové en passant par Eva Joly,
05:00ça racontait quelque chose d'important
05:02de rassembler, entre guillemets, des contraires.
05:04Et je pense que la politique, c'est aussi ça.
05:06C'est rassembler des contraires, c'est aussi le dialogue,
05:08c'est l'école.
05:09C'est l'école où nos camarades de classe,
05:11on ne sait pas où ils vont aller à la fin,
05:12mais en tout cas, on apprend à vivre ensemble
05:14et c'est aussi ce qu'on a après dans le milieu professionnel.
05:16On travaille avec des gens dont les opinions sont différentes,
05:18on essaie de construire quelque chose ensemble.
05:19Et je trouvais que c'était cette promesse-là.
05:21– Après Europe Écologie, vous avez fait une pause politique.
05:24– Oui.
05:24– Et alors vous êtes consacré un autre engagement.
05:26– Parce que la promesse n'a pas été rendue.
05:27– Parce que la promesse n'a pas été à la hauteur de vos espoirs.
05:29– De mon point de vue en tout cas.
05:30– Et vous êtes consacré un autre engagement,
05:32la FCPE, la Fédération des parents d'élèves de l'école publique,
05:35jusqu'à en prendre la présidence de 2018 à 2021.
05:38Comment est-ce que vous vous êtes retrouvé engagé dans cette aventure ?
05:41– D'abord parce que je suis papa, j'ai quatre enfants.
05:44Et donc, vous l'avez dit,
05:46je pense que l'école, c'est quelque chose de très central.
05:50en France.
05:52Et quand on a des enfants, on veut le meilleur.
05:53Simplement, la FCPE m'offre une vision de l'école aussi.
05:57Un projet éducatif, une vision de ce que doit être la République française,
06:02son école, sa laïcité.
06:03Et ça a été un vrai sujet pendant ma présidence.
06:06Et donc, à ce titre-là, j'y étais parce que je pense que
06:10quand on s'occupe de tous les enfants, on s'occupe aussi des siens.
06:14Et c'est ce qu'apporte cette fédération.
06:16C'est-à-dire de rompre avec cet individualisme
06:18et le fait de s'occuper d'abord de ses enfants
06:20et après on voit les autres.
06:21Moi, je pense que la dynamique est contraire.
06:22Et du coup, je fais à la FCPE ce que je prenais aussi politiquement.
06:26Sauf que la politique ne me l'apportait plus.
06:28Alors, votre présidence de la FCPE, elle a été marquée par quelques polémiques.
06:32Il y a d'abord eu une affiche pour défendre les mamans
06:35qui portent le foulard pendant les sorties scolaires.
06:38Jean-Michel Blanquer, qui était le ministre de l'époque,
06:40vous a reproché de flatter les logiques communautaristes.
06:44Vous comprenez sa réaction ?
06:46On comprend d'autant plus qu'il a ouvert le champ
06:49à tout ce que nous y voulons aujourd'hui.
06:50Est-ce que c'est être communautariste que de dire
06:53que les mamans qui portent un foulard en France
06:55ont le droit de faire des sorties scolaires,
06:57c'est-à-dire appliquer la loi ?
06:58Je suis dans mon droit et dans mon devoir
07:00en tant que président national de le faire.
07:02L'autre polémique durant votre présidence de la FCPE,
07:05elle est liée à l'assassinat de Samuel Paty.
07:07Parce que la FCPE a été alertée quelques jours avant
07:11par des parents de cette vidéo haineuse
07:14dans laquelle un parent d'élève s'en prenait à Samuel Paty.
07:17On a reproché à la FCPE, a posteriori,
07:20d'avoir mal géré cette affaire.
07:22Qu'est-ce que vous avez fait exactement
07:24quand la FCPE a reçu cette vidéo ?
07:26D'abord, moi j'ai été alerté par les parents d'élèves du collège.
07:31C'est vous personnellement ?
07:32J'ai été alerté, je suis président national,
07:34on m'a l'air de cette situation.
07:36Je commence à recevoir des messages de partout
07:38de cette vidéo et pas seulement de Confluence Saint-Honorine.
07:41Et il s'avère que je connaissais une élue,
07:43donc j'ai prévu le maire.
07:44J'ai prévu le maire de Confluence Saint-Honorine
07:46en tant que président national pour lui dire
07:47que ce qui se passait là dépassait
07:48en fait les signaux faibles qu'on pouvait avoir
07:51sur ce qu'aujourd'hui on appelle l'islamisme radical
07:54et son antrisme dans l'école pour certains parents.
07:57C'est une réalité, mais on la combat
08:00de la façon dont on peut.
08:02Et donc moi j'appelle les services de l'État à travers le maire.
08:05Vous ne tournez pas vers le ministère de l'Éducation nationale ?
08:08Le ministère de l'Éducation nationale était au courant déjà,
08:10et ma connaissance, et on prévient aussi les renseignements généraux,
08:14on prévient la police, parce que c'est une affaire de police,
08:16ce n'est pas une affaire éducative dont nous sommes là.
08:18Et donc il a été reproché notamment aux parents,
08:22notamment la présidente de cette section,
08:24d'avoir conseillé au père de porter plainte contre Samuel Paty,
08:27ce n'est pas le cas.
08:28En fait ce qui se passe c'est que nous,
08:29les parents d'élèves qui sont tous bénévoles,
08:32on essaye d'accompagner les parents,
08:33et d'ailleurs cette maman d'élève a expliqué
08:36que ce n'était pas de notre ressort de l'accompagner
08:40dans quelque chose que nous ne partageons pas.
08:42La présidente de la FCPA de Confluence-Saint-Honorin à cette époque
08:44n'était pas d'accord avec ce que disait ce papa,
08:46et donc comme lui, il était en mode on continue,
08:50et il ne voulait pas en démordre,
08:51on lui a dit, écoutez dans ce cas-là,
08:52ce n'est pas avec nous qu'il faut voir,
08:53c'est avec les services de l'État,
08:55en l'occurrence à les porter plainte.
08:56Mais à aucun moment, contrairement à ce qui s'est dit,
08:58et j'en veux beaucoup à ces manipulateurs de l'information,
09:00parce que les parents sont bénévoles,
09:02et ils sont formés justement pour essayer de faire au mieux,
09:04nous avons conseillé au papa de porter plainte
09:06contre Samuel Paty avec notre onction.
09:09Ça a été loin d'être le cas,
09:10et d'ailleurs c'est quelque chose qui est compliqué,
09:13parce qu'on s'appelle souvent avec cette maman,
09:16parce qu'on se dit tout le temps,
09:18qu'est-ce qu'on n'a pas fait,
09:20ou qu'est-ce qu'on a mal fait,
09:21qui a conduit à l'horreur,
09:23qu'évidemment on ne peut pas nous reprocher,
09:25ceux qui ne nous reprochent pas sont vraiment indécents,
09:26et on a fait ce qu'on a pu
09:28dans la mesure d'une organisation de parents bénévoles.
09:31Alors vous avez quitté la présence de la FCPA en 2021,
09:34et quelques mois après vous avez apporté votre soutien à Jean-Luc Mélenchon,
09:36puis vous avez été élu dans la foulée député de la France Insoumise.
09:40Pourquoi ce retour à la politique,
09:42et puis pourquoi LFI ?
09:44Alors en fait d'abord LFI parce que ceux qui m'ont proposé,
09:46et après j'étais assez ok avec le Parlement de l'Union Populaire,
09:50c'était ça à la base, c'est-à-dire c'était un Parlement...
09:51Dans cette idée de rassembler...
09:53Toujours des gens, d'ailleurs j'ai rencontré des gens du monde associatif
09:55que je côtoyais,
09:56qui venaient participer à un programme dans un premier temps,
09:58dans un deuxième temps on propose d'avoir une circonscription,
10:03de candidater, et j'ai accepté.
10:05J'ai accepté d'aller dans celle où je suis maintenant le député,
10:08d'abord parce que c'était la circonscription d'une députée
10:10qui s'appelle Anne-Christine Lang,
10:12et qui était pour moi la porte-parole de Jean-Michel Blanquer
10:14à l'Assemblée nationale.
10:15Donc c'était aussi une façon de continuer
10:17les combats qu'on avait menés avec les parents d'élèves.
10:19Vous avez accepté cette circonscription
10:21parce que vous-même vous êtes plutôt de la banlieue parisienne
10:23et là vous êtes maintenant élu de Paris.
10:25Je suis élu de Paris, absolument.
10:27À l'Assemblée, au lendemain des attentats du 7 octobre 2023,
10:31vous vous êtes démarqué du reste de la France Insoumise
10:33en envoyant une lettre à vos camarades de groupe,
10:37élus députés LFI,
10:40pour prendre un peu vos distances
10:41avec la position officielle de la France Insoumise.
10:44Qu'est-ce qui vous a dérangé en fait dans la réaction de LFI
10:46après les attentats du 7 octobre ?
10:47Je ne prends pas mes distances en fait,
10:49c'est simplement, vous savez...
10:51On sent que vous leur reprochez quelque chose quand même.
10:54Non, je ne reproche pas.
10:56La question était de savoir
10:57est-ce que le Hamas est un moment de résistance
11:01par rapport aux exactions d'Israël
11:03qui sont une réalité.
11:04Aujourd'hui, tout le monde le reconnaît.
11:05D'ailleurs, beaucoup des positions de la France Insoumise de l'époque
11:08qui ont été décriées,
11:09aujourd'hui, deviennent valides
11:11au regard de l'histoire et de la façon dont Israël gère
11:13cette situation-là.
11:13C'est la façon de qualifier le Hamas qui vous a gêné.
11:15C'est que oui, je considère qu'un mouvement,
11:17quand il planifie, qu'il organise et qu'il pense
11:19une action militaire avec des morts
11:21sur des civils qui sont sans défense,
11:24je ne considère pas que c'est une action
11:25de libération nationale.
11:27Et donc, je l'écris,
11:27mais c'est un débat qui existe au sein de la gauche
11:31révolutionnaire, entre guillemets,
11:32mais depuis très longtemps,
11:33mais il n'existe pas seulement à gauche,
11:34il existe aussi ailleurs.
11:35Vous auriez souhaité que LFI dise clairement
11:36que le Hamas était une organisation
11:38et est une organisation terroriste ?
11:40Alors, d'abord, beaucoup le disent
11:41et c'est ma position.
11:44On va conclure l'émission sur un ton plus léger
11:45avec le quiz de la politique et moi.
11:47Donc, je vais vous proposer des phrases,
11:48mais pas complètes,
11:50et c'est vous qui allez devoir les compléter.
11:52Si on enseignait la philosophie
11:54dès la maternelle ?
11:55C'est essentiel,
11:56avec une pédagogie adaptée,
11:59parce que la philosophie...
12:00C'est faisable, vraiment ?
12:00C'est absolument faisable,
12:02c'est fait dans beaucoup de pays,
12:02c'est une arme de combat,
12:04la philosophie.
12:05Avoir son potager et quelques poules ?
12:07Oui.
12:08Avoir un potager,
12:09c'est aussi mettre en lien
12:10ce qu'on apprend à l'école
12:11pour mes enfants,
12:12avec une réalité qui est de faire pousser
12:14ou de voir pousser des légumes,
12:16des fruits,
12:16et d'avoir des animaux aussi,
12:19parce qu'on apprend beaucoup aussi
12:20sur un de mes combats
12:22qui est de m'opposer
12:22à la souffrance animale.
12:23Enfin, les jolies colonies de vacances,
12:25oui.
12:26C'est-elles ont compté dans votre vie ?
12:27J'en ai fait beaucoup
12:28parce que je suis ce qu'on appelle
12:29un enfant du communisme municipal,
12:31j'ai grandi à Champigny-sur-Marne,
12:33et j'ai appris la France
12:34avec les colonies de vacances.
12:36Merci beaucoup,
12:36Rodrigo Arenas,
12:37d'être venu dans la politique de moi.
12:38Merci à vous.
12:51Sous-titrage Société Radio-Canada
12:53Sous-titrage Société Radio-Canada
12:57Sous-titrage Société Radio-Canada
12:59Sous-titrage Société Radio-Canada
13:00Sous-titrage Société Radio-Canada
13:01Merci à vous.
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